Les années fastes de la Tech semblent révolues

À la fin de l’année 2021, la Tech affichait une croissance remarquable. Les acteurs dans le domaine enregistraient alors des capitalisations boursières record et enchaînaient les recrutements. À quelques jours de la clôture de l’exercice 2022, une tout autre réalité se dessine. Le secteur subit en ce moment une crise due à des facteurs variés qui engendrent sa décadence.

Le cours des actions boursières de la filière technologique s’est énormément affaibli en une année, rapporte CNBC. D’après le média américain, il a diminué de 7 400 milliards de dollars entre fin 2021 et fin 2022. Une conséquence de l’écroulement du Nasdaq.

Cet indice, constitué significativement de firmes technologiques, est en train de chuter endessous du S&P 500. Une première depuis pratiquement deux décennies. La dernière fois qu’un tel phénomène s’est vu, le Nasdaq se trouvait au bout d’un long déclin en 2006. Beaucoup pensent ainsi qu’il faut se questionner sur l’étendue de cette contre-performance du secteur de la Tech. Un effondrement que la situation de Meta représente si bien.

Les introductions en bourse ont vu leur nombre baisser en 2022

L’année 2022 était en effet annoncée comme celle de la maison mère de WhatsApp, Instagram, Facebook, etc. Son PDG, Mark Zuckerberg, voit toutefois le futur d’une manière différente de celle de ses actionnaires. Son projet d’investir des milliards de dollars annuels dans le métavers a troublé la bourse de New York. Cette dernière veut seulement que la firme se ressaisisse sur le marché de l’e-publicité. La multinationale a décidé de se séparer dans les prochains mois de 11 000 collaborateurs.

L’exercice en cours a aussi été celui de l’amoindrissement des introductions en bourse (IPO) après deux années de prospérité. Les sociétés étaient parvenues en 2020 et 2021 à résister à la crise sanitaire et avaient pu tirer avantage :

  • De la multitude de fonds appuyés par les États ;
  • De nouveaux marchés relatifs au travail à distance.

Moins d’un an après cette période favorable, les valeurs des leaders de la Tech ont chuté. Rivian, a vu sa valeur se tasser de 80 %. Le constructeur d’automobiles électriques avait pourtant accompli en 2021 la plus importante IPO depuis sept ans. Les consultants IT, qui ont profité de la période faste, doivent également se préparer à affronter une situation plus complexe.

Les leaders du secteur cumulent des pertes colossales

Sur le millésime 2022, les 15 sociétés américaines de la Tech à plus fortes valeurs ont toutes dégagé un rendement négatif. L’action du géant de Menlo Park s’est érodée de quelques 70 %. Ce qui correspond à près de 600 milliards de dollars de déficit. Sa valeur a ainsi reculé à 295 milliards de dollars à la fin du mois passé. En novembre 2021, la capitalisation boursière de Meta atteignait encore 922 milliards de dollars. Celle de Microsoft a régressé pour sa part de 700 milliards de dollars. Elle s’est repliée à 1 800 milliards de dollars, contre 2 500 milliards de dollars en 2021.

Plusieurs facteurs expliquent ces déroutes :

  • L’affaiblissement des entreprises à cause de l’inflation galopante ;
  • Le durcissement de l’accès aux capitaux faciles en raison des envolées des taux de crédit.

Parallèlement aux actions des actifs cryptographiques, celles des fournisseurs de Cloud ont chuté. À présent, les acteurs de la technologie sont contraints de :

  • Clairsemer substantiellement leurs rangs ;
  • Suspendre les nouveaux recrutements ;
  • Couper dans leurs dépenses.

Plusieurs collaborateurs qu’ils ont embauchés entre 2020-2021 ont été payés pour une grande proportion de leur salaire en stock-options. Ils ont ainsi été confrontés à une immense déception.

Des dispositions légales françaises bientôt alignées sur le droit européen en matière de congé parental

Le conseil des ministres a discuté un projet de loi ayant pour objectif d’harmoniser le droit national avec certaines dispositions européennes. Ceci concerne plusieurs volets dont l’agriculture, le transport, la santé, l’économie, mais surtout le travail. Sur ce dernier volet, le texte apporte notamment des modifications en matière de congé à la naissance ou l’adoption d’un enfant.

L’Exécutif français a élaboré un projet de loi transposant certaines dispositions du droit de l’Union européenne dans celui de la France. Le 23 novembre dernier, le texte a été dévoilé en Conseil des ministres. Il mettra entre autres la législation tricolore en adéquation avec la directive européenne du 20 juin 2019. Un acte normatif qui touche à la partition entre vie privée et professionnelle des aidants et des parents.

Le dispositif, en son article 14, révisera de ce fait certains points du cadre légal français. Des changements sont notamment prévus sur le plan du congé du proche aidant. Le congé parental et le congé de paternité seront aussi modifiés.

L’éligibilité au congé parental d’éducation sera étendue

Le congé parental d’éducation sera ainsi dorénavant proposé aux parents inactifs à l’adoption ou à la naissance d’un enfant. Ils devront seulement avoir totalisé 12 mois d’ancienneté au moins. Cette évolution découle de l’arrêt C-129/20, du 25 février 2021, de la Cour de justice de l’Union européenne. La juridiction avait jugé que l’attribution du congé parental ne pouvait dépendre du statut de l’employé. Pour l’instant, le droit en France, à travers le Code du travail (article L.1125-47), prévoit cette condition.

Ce recueil de textes dispose jusqu’à présent que :

La durée du congé parental d’éducation est prise en compte pour moitié pour la détermination des droits que le salarié tient de son ancienneté.

Un mécanisme qui est également appliqué pour l’indemnité légale de licenciement. Pour prévenir toute erreur, le projet de loi amende l’article L.1225-54 du dispositif. La durée du congé parental est en conséquence :

  • Qualifiée de période de travail effectif pour l’appréciation des droits relatifs à l’ancienneté lorsqu’il est pris à temps partiel ;
  • Considérée pour moitié pour le calcul de ces droits quand il est pris à temps plein.

Le Code du travail devrait alors subir des réaménagements. Il stipulera prochainement que le travailleur en congé parental d’éducation gardera les avantages obtenus avant le premier jour de congé. Pour un salarié porté, les avantages d’une mutuelle en portage salarial seront donc conservés.

L’estimation de l’ancienneté sera réformée pour le congé de paternité

L’article 14, 1°, complète dans le même temps le Code du travail avec une nouvelle disposition. Elle prévoit d’associer les congés d’accueil de l’enfant et de paternité à une période de travail effectif. Ceci pour l’évaluation des droits résultant de l’ancienneté. La même règle concernant l’indemnité légale de licenciement est donc prise en compte.

Jusqu’à maintenant, la détermination du congé de maternité était uniquement réalisée à partir de l’ancienneté. Seuls un usage ou des clauses conventionnelles plus bénéfiques permettaient de déroger à ce système.

Le projet de loi garantira aussi le maintien des privilèges acquis par le salarié avant son départ en congé. Sont ainsi conservés :

  • Les droits à la retraite ;
  • Le droit à une mutuelle d’entreprise ;
  • Les congés rémunérés.

Le texte accordera en outre le congé de proche aidant et celui de solidarité familiale à un public plus large. Ceux qui pourront bientôt y prétendre sont les assistants maternels soumis au droit privé et les particuliers employeurs.

Cette législation est analysée en procédure accélérée et sera étudiée par le sénat dans un premier temps. Le début des discussions en séances publiques a été fixé au 13 décembre prochain.

L’inflation qui perdure met à l’épreuve la politique Dovish adoptée par la Banque du Japon

Malgré la hausse générale du prix, la Banque du Japon (BJ) a choisi de maintenir un taux directeur négatif. L’application de cette politique ne lui donne pas moins de difficultés. D’autant que l’inflation persiste. Cela se traduit par une pression sur le yen. L’évolution de la situation dépendra des changements sur le marché des plus grandes économies mondiales.

La Banque du Japon et la Réserve fédérale américaine ont pris des voies opposées pour faire face à l’inflation. Au Japon, la Banque centrale a opté pour le maintien d’un taux directeur négatif.

Cette politique n’est pourtant pas sans conséquence. Elle met le yen dans une position délicate. Les difficultés sont accentuées par une inflation qui se poursuit à l’échelle mondiale. Les États-Unis ont constaté un ralentissement ces derniers mois, mais ce repli risque de ne pas continuer sur la durée. La réunion qui sera organisée le 19 et 20 décembre 2022 par la BoJ sera déterminante pour le Japon. Le responsable de la politique monétaire donnera les nouvelles orientations à suivre.

Un taux directeur à – 0,1 %

La possibilité d’un resserrement monétaire n’est pas écartée au Japon pour l’année 2023. Le taux directeur, qui s’établit à – 0,1 % actuellement, peut alors passer à 0 %. La dernière fois que le Japon a enregistré un tel niveau remonte à 2016.

L’augmentation du taux directeur pourrait réduire l’écart entre le yen et les autres devises. Elle contribuera également à faire progresser le pouvoir d’achat. Tout ceci reste néanmoins une éventualité. La situation sera fonction de l’évolution de la tendance générale sur le marché. Cela demande aux traders, aux investisseurs ainsi qu’aux indépendants en portage salarial de rester vigilants. Il s’avère nécessaire de suivre l’évolution des indicateurs de la Banque du Japon.

En effet, les paramètres qui déterminent la valeur du yen risquent de changer à tout moment. Il s’agit entre autres de la hausse des prix si celle-ci se produit les deux derniers mois de 2022. Aux États-Unis, le taux d’inflation a diminué en octobre 2022. Le gouverneur de la Réserve fédérale américaine préfère toutefois rester prudent.

Une inflation record au Japon

Pour Christopher Waller, gouverneur de la Réserve fédérale américaine, les évolutions constatées ne permettent pas de prévoir la tendance générale. De plus, le prix continue de grimper dans les pays partenaires des États-Unis. C’est le cas au Royaume-Uni et dans les États membres de l’Union européenne. Les produits provenant de ces localités continuent ainsi de subir la hausse des prix.

En cas de baisse de l’inflation, le taux directeur pourrait augmenter, mais la hausse sera modérée. Le gouverneur de la Réserve fédérale américaine prévoit une progression de 0,5 % dans ces conditions. Cela dit, la hausse du taux d’intérêt prendra des mois avant de se répercuter sur l’économie.

Au Japon, la plus forte augmentation des prix a été enregistrée en octobre 2022. Le pays est parvenu à un niveau qu’il n’avait jamais affiché depuis 1982. Cette forte montée des prix y est vécue comme une toute nouvelle situation. Le Japon a connu des années de déflation ou parfois une faible inflation. Les prix ont commencé à augmenter après la pandémie du Covid-19.

Une politique de resserrement monétaire dans les plus grandes puissances économiques aiderait le Japon à revaloriser sa monnaie. Cependant, ce scénario est peu probable face à la persistance de l’inflation.

Les règles de versement de l’allocation chômage changeront bientôt

Le nouveau mécanisme d’assurance chômage vient d’être dévoilé par le ministre du Travail. Il s’adaptera désormais en fonction de l’état du marché de l’emploi. La durée d’indemnisation diminuera ainsi sur la base d’un coefficient réducteur à partir de l’année prochaine. Les organisations syndicales considèrent cet ajustement qui affectera principalement les seniors, d’après elles, comme inadmissible.

Le Parlement a validé le projet de loi autorisant la refonte de l’allocation chômage le 17 novembre dernier. Dès le lendemain, le ministre du Travail, Olivier Dussopt a détaillé le plan de l’Exécutif en la matière. Ceci aux partenaires sociaux, puis au cours d’un point presse. Il a précisé que les règles d’indemnisation seront dorénavant basées sur la conjoncture du marché de l’emploi. Le nouveau système reposera concrètement sur le principe de « contracyclicité », a annoncé le responsable politique.

Dès le départ, tout abaissement du montant du revenu de remplacement a été exclu. Le changement sera en conséquence opéré sur la durée au cours de laquelle il est attribué.

Certains chômeurs échappent au nouveau dispositif

Le délai durant lequel le chômeur touche l’allocation équivaut pour l’instant au nombre de jours de son dernier contrat :

  • Dans les deux ans avant l’ouverture des droits jusqu’à 53 ans ;
  • Dans les trois ans avant, une fois cet âge dépassé.

À compter du début février 2023, il décroîtra d’un quart avec un seuil minimal de 6 mois. Un demandeur d’emploi profitant actuellement de la prestation durant 20 mois n’en recevra donc plus que pendant 15 mois. Il récupèrera les 5 mois retirés si la situation du marché de l’emploi s’est dégradée en fin de droit. Des exceptions sont toutefois prévues. Les territoires d’outre-mer sont épargnés par la réforme, tout comme certains corps de métiers :

  • Les travailleurs jouissant d’un CSP (contrat de sécurisation professionnelle) licenciés pour des raisons économiques;
  • Les pêcheurs embarqués ;
  • Les dockers ;
  • Les intermittents du spectacle.

Il est possible de cumuler portage salarial et chômage. Dans un tel cas, l’attribution des allocations s’effectuera selon les nouvelles règles.

L’autre paramètre clé du nouveau système porte sur l’indicateur servant à déterminer si la conjoncture du marché de l’emploi change. Ce qui permettra d’enclencher le coefficient réducteur ou de le désactiver. Sur ce volet, l’Exécutif en a sélectionné deux :

  • L’augmentation de 0,8 point de pourcentage du taux de chômage calculé par l’Insee. Ceci suivant la définition du Bureau international du Travail ;
  • Sa valeur absolue, avec un plafond fixé à 9 %.

Le gouvernement compte inciter au retour à l’emploi

Dès l’instant où l’un de ces deux indicateurs dépasse les limites respectives, le marché de l’emploi basculera en période rouge. À l’opposé, les deux indicateurs doivent se situer en deçà des seuils neuf mois d’affilé pour retourner dans le vert.

À ce jour, l’on se trouve en période verte, puisque le taux de chômage s’établit à 7,3 %. La contraction du délai d’indemnisation commencera donc à s’appliquer à partir du 1er février 2023. Au vu de la limite minimale de 6 mois, les premiers effets apparaîtront au début août 2023.

Le système actuel d’assurance chômage n’encourage pas suffisamment au retour à l’emploi dans un contexte favorable, estime l’Exécutif. C’est la raison pour laquelle il veut le moduler en fonction de la situation du marché. En outre, le taux de chômage reste actuellement important alors que les entreprises peinent à trouver des candidats.

Grâce aux futures règles d’indemnisation, Olivier Dussopt s’attend en 2023 à entre 100 000 – 150 000 réinsertions professionnelles en plus. Le ministre du Travail a garanti que l’État conservera un des mécanismes les plus généreux du Vieux Continent.

La réforme a en revanche provoqué la colère des syndicats. Le responsable emploi-chômage à la CGT, Denis Gravouil a prévenu qu’elle pénalisera surtout les personnes de 53 ans ou plus. Ils ne pourront plus prétendre qu’à 27 mois d’indemnisation, soit 9 mois de moins qu’auparavant. Le syndicaliste redoute ainsi que les seniors risquent de tomber dans le revenu de solidarité active (RSA). Du côté de Force Ouvrière, l’on a même crié au scandale. Son secrétaire confédéral s’est élevé contre la réduction des droits de tous les Français.

Un capital de 34 millions d’euros réunis par Fairmat pour développer ses activités de recyclage

Fairmat souhaite augmenter sa capacité et produire jusqu’à 3 000 tonnes de matériaux par an. Opérant actuellement à Nantes, l’entreprise projette également de multiplier ses sites de production. Une nouvelle levée de fonds a été organisée pour disposer du capital nécessaire à la réalisation de ces objectifs. Celle-ci a vu la participation des premiers investisseurs à l’instar de Temasek.

L’extension de ses activités représente l’une des priorités de Fairmat, entreprise spécialisée dans le recyclage. Cette structure travaille sur les matériaux les plus résistants pour lesquels les techniques de recyclage usuelles ne sont pas efficaces. C’est le cas de la fibre de carbone. Par ailleurs, Fairmat souhaite réduire davantage les déchets issus de ce matériau véhiculé en grande quantité en Europe.

L’entreprise vise aussi une présence à l’internationale. Les États-Unis constituent l’une de ses cibles en raison du volume de fibre de carbone produit dans le pays. Pour parvenir à ces objectifs, Fairmat a sollicité l’aide des investisseurs. Une collecte de fonds a été réalisée dans ce cadre.

De nouveaux sites de production aux États-Unis

L’Europe, l’Asie et les États-Unis ont en commun un important volume de fibre de carbone qu’ils véhiculent. Ils sont considérés aujourd’hui comme les endroits où résident les plus grands gisements de ce matériau. Le but avoué de Fairmat est que soit arrêté définitivement l’enterrement des déchets issus de ce composant. L’installation de nouveaux sites de production satellites aux États-Unis figure parmi ses projets pour y parvenir. Ces nouvelles usines devraient être opérationnelles d’ici 2024. L’entreprise travaille également sur l’ouverture d’un nouveau bureau en Allemagne après celui d’Espagne.

L’objectif en matière de production est d’atteindre 3 000 tonnes par an. Le site de Nantes enregistre actuellement une production annuelle de 200 tonnes. Les activités sont menées par 80 employés à ce jour. Fairmat envisage de recruter deux fois de plus de personnes dès que sa situation le permettra. À terme, l’entreprise devrait réunir jusqu’à 400 salariés. Certains postes pourront être occupés par des travailleurs indépendants affiliés à une entreprise de portage salarial.

Son deuxième tour des investisseurs a permis à Fairmat de collecter 34 millions d’euros. L’entreprise a réuni 8,6 millions d’euros avec la première opération. Temasek, un fonds d’investissement de Singapour, s’est chargé de l’organisation de la deuxième levée de fonds. Il a été épaulé par le groupe Compagnie nationale à Portefeuille (CNP) de Belgique.

Des technologies innovantes

Parmi les investisseurs dans le nouveau projet de Fairmat figurent :

  • Le fonds Singular, qui faisait déjà partie des investisseurs lors de la précédente levée de fonds ;
  • La branche londonienne de The Friedkin Group International. Il s’agit d’un consortium américain qui réunit des entreprises automobiles et hôtelières ;
  • Pictet Group, un groupe suisse spécialisé dans la gestion de fortunes et d’actifs.

Fairmat a mis au point de nouvelles technologies transformant les composants tels que la fibre de carbone en minuscules briques. Les matériaux obtenus de ce processus de recyclage peuvent servir à différentes utilisations, dont la fabrication d’éléments divers :

  • Mobiliers ;
  • Équipements électriques ;
  • Raquettes ou semelles pour chaussures de sport.

La technique exploitée par Fairmat repose sur l’utilisation de robots intelligents pour découper les matériaux. Une autre technologie conçue par l’entreprise permet de réunir les briques obtenues pour former un nouveau matériau.

L’entreprise recycle les fibres de carbone provenant de l’industrie aéronautique et éolienne. La structure a également relevé de nouvelles opportunités dans l’industrie hydrogène. Elle collabore avec des groupes européens et valorise 35 % des déchets en fibre de carbone en Europe.

Les techniques de recyclage classiques recourent à un produit chimique ou à la chaleur. Ils sont utilisés pour faire fondre le matériau. Ces méthodes ne sont pas adaptées pour traiter les matériaux avancés tels que le carbone.

Blizzard Entertainment pourrait bientôt mettre un terme à son activité dans l’Empire du Milieu

NetEase Games et Blizzard Entertainment, en désaccord depuis quelques mois, ont décidé d’arrêter une collaboration vieille d’une dizaine d’années. La firme américaine risque ainsi d’être obligée de quitter le marché chinois, notamment de retirer World of Warcraft d’ici 2023. Afin de continuer à y proposer ses jeux vidéo, elle devra trouver un nouvel associé siégeant dans l’Empire du Milieu.

Blizzard Entertainment a conclu en 2008 une coopération avec NetEase Games, un développeur de jeux vidéo basé à Hangzhou. Le studio américain voulait trouver un moyen de distribuer ses titres phares dans ce pays qui comporte beaucoup de gamers. Parmi les franchises commercialisées figurent Heroes of the Storm, Overwatch, Hearthstone, etc. sans oublier le fameux MMORPG World of Warcraft. Ces titres disparaîtront du marché de l’Empire du Milieu d’ici l’année prochaine.

Les deux éditeurs ont en effet annoncé la résiliation de leur coopération à compter du 23 janvier 2023. Par conséquent, les entreprises originaires des États-Unis désirant proposer leurs jeux en Chine doivent s’unir à une société locale du domaine.

La Chine représente un marché clé dans la stratégie du studio

Dans un communiqué, la multinationale américaine a affirmé que les deux parties n’ont pas trouvé d’arrangement permettant de :

[…] Renouveler ce partenariat de façon conforme aux principes d’exploitation et aux engagements de Blizzard envers les joueurs et les employés.

Les dirigeants de NetEase Games ont essayé de dédramatiser l’effet de cette rupture. L’année dernière, l’association avec Blizzard Entertainment pesait moins de 10 % de leurs bénéfices et de leurs facturations, ont-ils déclaré. Diablo Immortal, un des titres à succès de l’éditeur, demeurera de plus disponible sur le marché chinois. Il a bien été créé avec la firme américaine. Toutefois, le jeu était exclu des contrats qui liaient les deux studios.

Le développeur américain réalise de son côté seulement 3 % de ses ventes dans l’Empire du Milieu. Il considère cependant le marché comme décisif pour soutenir ses projets dans le jeu mobile et le sport électronique. Par ailleurs, son acquisition par Microsoft est centrée sur ce premier segment. Ceci bien que des régulateurs américains, britanniques et européens surveillent de près ce rachat. Si Blizzard veut se maintenir en Chine, un rapprochement avec une autre entreprise basée dans le pays, comme Tencent, s’impose.

Remarque : Dans le cadre d’un rapprochement d’une grande société française avec une entreprise étrangère, un consultant IT en portage salarial peut parfaitement remplir une mission à l’international. Il reste couvert par la société et conserve ses avantages.

Des désaccords ont nui à son partenariat avec NetEase Games

Bloomberg a révélé que la séparation entre les deux géants de la filière vidéoludique résultait de nombreuses mésententes financières. Selon les renseignements relayés par le média, des différends auraient également émergé à propos :

  • Des informations personnelles des gamers chinois, chiffrés à quelques millions ;
  • De la détention de la propriété intellectuelle.

En Europe, le marché du jeu vidéo est nettement encadré au profit des joueurs pour sécuriser leurs données. En Chine, la réalité est tout autre. Une loi portant sur la protection des données personnelles y a pris effet au début de ce mois-ci. Le texte vise essentiellement à restreindre le recours aux informations afin de développer de nouveaux produits et technologies.

En juillet dernier, quelques différends avaient éclaté lors de l’annulation de deux jeux mobiles fondés sur l’univers Warcraft. Depuis environ trois ans, plus de 100 collaborateurs de NetEase Games et de Blizzard Entertainment se concentraient sur leur production. À cette période, le gouvernement chinois avait instauré différentes interdictions depuis approximativement un an. Ces restrictions avaient empêché la commercialisation de jeux vidéo par les grands studios.

Le marché des jeux vidéo en Chine souffre des réglementations imposées par l’État

Après plusieurs années de croissance permanente, le marché chinois du jeu vidéo subira une chute cette année, selon une étude. Une conséquence de l’amoindrissement du nombre de joueurs dans le pays à cause des règles strictes instaurées ces dernières années. Cette baisse est portée par le segment des jeux mobiles, qui captent une grande partie des parts du marché.

Depuis trois ans, l’Empire du Milieu a édicté différentes réglementations et mesures autour du secteur des jeux vidéo. Dès 2019, la NPPA (National Press and Publication Administration) a limité leur pratique chez les mineurs. Les moins de 18 ans étaient désormais soumis à un plafond de 90 minutes par jour.

En juillet 2021, l’administration chinoise a ensuite durci ses règles. Le temps de jeu des mineurs a alors été ramené à 3 heures hebdomadaires. Un seuil réparti en tranche d’une heure, entre 20h et 21h, les vendredis, samedis et dimanches. Le gouvernement chinois a expliqué que l’adoption de cette mesure vise à enrayer l’addiction des jeunes face aux jeux vidéo.

Les revenus de l’industrie se tasseront pour la première fois depuis 20 ans

Des sociétés, à l’instar de Tencent, ont même été appelées à intervenir pour veiller à son respect. Elles devront utiliser leurs technologies de reconnaissance faciale afin de détecter les joueurs transgressant ces règles extrêmement sévères. L’Exécutif a en outre décidé de suspendre la publication de nouveaux jeux vidéo entre juillet 2021 et avril dernier. Ce qui a pesé lourdement sur le chiffre d’affaires de beaucoup de studios locaux. Des éditeurs auprès desquels les consultants IT en freelance peuvent prospecter pour trouver d’éventuelles missions.

En conséquence de ces diverses mesures, le secteur chinois du jeu vidéo enregistrera cette année un ralentissement, selon Niko Partners. Le cabinet d’études et de conseil a anticipé dans une enquête qu’il reculera de 2,5 % comparativement à 2021. Une première depuis le début des années 2000 alors que la Chine constituait l’un des plus lucratifs marchés du globe.

Ce phénomène s’explique par l’effondrement du nombre de joueurs dans l’Empire du Milieu. En janvier 2023, ce dernier recensera quelque 700 millions de joueurs toutes plateformes confondues. Pour la seconde fois d’affilée, la communauté de gamers s’affaiblit dans le pays. Il semblerait par ailleurs que 39 millions de personnes ont arrêté de jouer. À l’échelle du globe, le marché du jeu vidéo devrait pourtant peser pour la première fois 200 milliards de dollars.

Le segment des jeux vidéo PC et consoles voit ses recettes croître

L’entreprise a toutefois annoncé que le nombre de joueurs et les recettes du marché devraient remonter sur le long terme. Elle a souligné qu’ils estiment que d’ici quatre ans, l’industrie des jeux vidéo dans l’Empire du Milieu :

  • Dégagera quelque 53 milliards de revenus ;
  • Réunira plus de 750 millions de joueurs.

Dans les détails, Niko Partners a calculé le volume d’affaires anticipé du marché pour 2022 à 45,4 milliards de dollars. Cette régression résulte du repli dans la division des jeux vidéo dédiés aux terminaux mobiles. Une branche qui représente 66 % du secteur vidéoludique en Chine, contre 51 % dans le monde. Le cabinet de conseil a estimé que ce segment rapportera 30 milliards de dollars dans le pays en 2022. Cette somme traduit une diminution de 5,1 % à l’aune de l’année dernière.

Les jeux vidéo sur consoles et sur ordinateurs sont promis à un meilleur résultat. Cette année, leurs revenus devraient grimper de 2,1 %. Ce domaine totalisera ainsi approximativement 15 milliards de dollars.

Les travailleurs débutants dans le numérique sont mieux rémunérés que les autres actifs français

Dans l’IT, les travailleurs gagnent au commencement de leur carrière entre 35 000 et 38 000 euros par an. Une rémunération largement meilleure que la moyenne nationale. L’école spécialisée dans l’informatique Ironhack a pourtant découvert que 41 % des Français sous-estiment les salaires dans ce secteur. Les débutants ne perçoivent pas plus de 30 000 euros annuels, croient-ils.

Le secteur français de l’IT offre des rémunérations particulièrement élevées, d’après les études annuelles effectuées par différents cabinets de recrutement. Les résultats d’un sondage que Walter Peoples vient de publier en témoignent, par exemple. En 2023, montrent-ils, les profils techniques avec 0-5 ans d’expérience pourraient voir leurs salaires annuels dépasser 50 000 euros bruts. Robert Half enseigne pour sa part qu’un ingénieur en programmation débutant gagnera 40 000 euros. Ce montant peut même grimper jusqu’à 60 000 euros si le professionnel détient une expertise avancée.

L’école d’informatique Ironhack a toutefois remarqué des disparités persistantes de rémunération dans la branche du numérique.

L’avis des Français sur les rémunérations dans l’IT est décalé de la réalité

L’établissement a conclu au terme d’une enquête que les femmes perçoivent moins que les hommes. Ce constat a été établi par 49 % des travailleurs de l’IT. Un quart des Français exerçant d’autres métiers partagent cet avis. Il semble néanmoins qu’au lieu de leur inspirer de la crainte, la filière informatique convient à la réorientation professionnelle. Plus d’un sondé sur deux se disant tenté par une reconversion dans le domaine du numérique (54 %). L’on conseillera à ce propos de recourir au portage salarial pour contourner les inégalités salariales.

Ironhack a aussi découvert que l’idée des Français sur les grilles de salaire dans le numérique est erronée. 41 % des personnes interrogées estiment en effet qu’un premier salaire dans cette filière atteint au maximum 30 000 euros/an. 71 % des actifs de l’IT déclarent pourtant empocher entre 30 000 et 40 000 euros/an. L’école rappelle à titre comparatif que le salaire brut moyen des Français avoisine les 38 000 euros/an. Provenant des données de l’Insee en 2019, cette somme fait abstraction :

  • De l’année d’expérience ;
  • Du sexe ;
  • Des catégories professionnelles.

Cette étude indique que les profils techniques touchent des salaires largement plus conséquents. D’après Ironhack, les travailleurs juniors dans l’IT gagneraient en effet au moins entre 35 000 et 38 000 euros/an. Ce qui correspond à une fourchette de 5 000 à 8 000 euros de plus qu’à l’échelle nationale globale.

Les étudiants en informatique décrochent très vite de l’emploi

Environ 93 % des informaticiens déclarent même percevoir environ 30 000 euros brut annuels avec un peu plus d’expérience. Plus précisément, 6 % touchent plus de 60 000 euros bruts par an. Un sur dix d’entre eux affirme pour sa part empocher jusqu’à 60 000 euros. 32 % présentent de leur côté entre 40 000 et 50 000 euros sur leur bulletin de paie. Enfin, 45 % obtiennent entre 30 000 et 40 000 euros.

Une cadre dirigeante chez Ironhack, Manon Pellat, commente qu’une fois leur parcours achevé dans l’école, ils savent que :

[…] 90 % de nos diplômés parviennent à obtenir un emploi dans les nouvelles technologies en moins de 8 mois.

Elle a ajouté qu’une récente étude réalisée par l’établissement a permis de savoir que :

[…] Leur salaire moyen lors de cette première embauche est de 40 000€, soit plus que la moyenne nationale.

Lors de l’enquête susmentionnée, Ironhack a sondé 3 203 individus entre les 17 et 26 octobre derniers. Parmi ces personnes, 1 002 étaient des salariés dans l’IT. Cette étude a permis de comparer l’opinion de ces répondants sur les professions.

Les hackathons touchent des publics de plus en plus vastes

Dans les grandes écoles, l’influence des hackathons grandit continuellement. Cet anglicisme provient de l’association entre « hacker » et « marathon ». Il désigne des tournois d’innovation conduits par les entreprises, mais qui se développent aussi constamment sur les campus tricolores. Celles-ci séduisent un nombre croissant de jeunes. Tant elles permettent d’acquérir de l’expérience et proposent des récompenses extrêmement attractives.

Réservés initialement aux programmeurs, les hackathons s’élargissent maintenant à chaque profession d’une organisation. D’ordinaire organisés sous l’aspect d’un sprint par groupe, ils s’étendent ainsi à divers étudiants souhaitant y participer. Chez les jeunes, ces concours d’innovation sont parfois considérés en tant que simple effet de mode. Cependant, ils procurent en fait plusieurs avantages pour les participants et renferment différents intérêts concernant les entreprises.

Les hackathons constituent en effet une occasion pour ces dernières de traiter certains sujets tendances. Ils leur permettent également de parler de thèmes qu’elles ne peuvent pas aborder avec leur cœur de métier actuel. L’on citera notamment les hautes technologies, des thématiques relatives à l’innovation de rupture…

Ces concours représentent un moyen redoutable pour recruter des talents

Ces compétitions confèrent un instrument de communication fascinant (liée à leur modernité, leur engagement…) pour les entreprises. Elles se posent donc comme un outil parfait pour examiner des problématiques transversales. Le tout en préférant la production de plans agiles internes à ces structures et l’intrapreneuriat. Les gagnants sont généralement incités à amorcer une telle initiative et reçoivent une assistance pour faire développer leur projet.

Le sujet de l’emploi et l’embauche figure par ailleurs parmi les enjeux principaux des hackathons. Certains de ces tournois interviennent en tant qu’élément indispensable dans la stratégie de recrutement des sociétés. Ces dernières se servant de ces concours pour :

  • Faire connaître leur culture d’entreprise ;
  • Exposer leur politique d’embauche ;
  • Découvrir les exigences des participants en matière d’emploi.

Ce type d’événement constitue donc une solution intéressante pour remédier au déficit de compétences. Un problème observé aujourd’hui dans quelques branches d’expertise et plusieurs domaines d’activité. Les hackathons tiennent un rôle clé afin de :

  • Faire découvrir l’entreprise aux étudiants ;
  • Les initier à différents sujets ;
  • Séduire ensuite directement certains participants, pour aboutir à des offres d’emploi ou de stage entre autres.

Pour pallier le manque de talents, d’autres options sont envisageables. L’une d’entre elles réside dans le recours à une entreprise de portage salarial comme CEGELEM.

Les hackathons sont la plupart du temps organisés par les institutions, les écoles ou les entreprises. Ils sont axés autour d’un thème déterminé en amont. Le concours est ainsi concrètement destiné à regrouper des profils qui se complètent. Ceci pour produire des idées et élaborer une réponse à la problématique définie durant un délai souvent relativement limité.

Les profils non issus de la Tech peuvent à présent en profiter

Ces concours peuvent se tenir en présentiel ou en visioconférence. Cependant, peu importe leur mode d’organisation, leur particularité se situe d’abord dans leur durée. Ils s’étendent généralement sur 48 heures. Certains d’entre eux peuvent toutefois s’étaler sur des semaines, sans oublier l’esprit du sprint, pour les plus ambitieux. Dans cette optique, de nombreuses étapes reviennent toujours dans le pilotage de ces challenges. Outre l’accueil des participants, la présentation des enjeux et la formation des équipes, l’on distingue :

  • Le passage des équipes par un stade déterminant d’idéation, se manifestant généralement par du brainstorming ;
  • Une phase de test. Pendant celle-ci, les participants sont appelés à sélectionner le projet le plus approprié face à la problématique donnée ;
  • Une étape de prototypage agile, par récurrences, rythmé entre retours émanant des formateurs assistant à l’événement et phases d’invention ;
  • Le pitch, un exposé dynamique devant le jury avant la fermeture des hackathons par la distribution des récompenses.

Ces compétitions tournaient historiquement autour des problématiques du numérique d’aujourd’hui. Elles étaient ainsi ouvertes seulement aux profils techniques comme les développeurs. L’attrait de ce concept en a cependant fait un concours nettement plus large. L’événement aborde dorénavant d’autres sujets au-delà de la cybersécurité, du Cloud ou de l’IoT et s’adresse à tous les profils. Toute personne peut donc rejoindre l’aventure. Sur des plateformes comme DevPost, BeMyApp ou Agorize, l’on peut dénicher des hackathons accessibles gratuitement.

Les critères de placement d’un salarié vulnérable au covid-19 en activité partielle ont été déterminés

L’indemnité octroyée aux employés vulnérables à la Covid-19 passés en chômage partiel depuis début septembre 2022 est désormais connue. Ils percevront l’équivalent de 70 % de leur salaire brut par heure non travaillée, sans dépasser 4,5 SMIC horaire. Ceci pour les heures chômées depuis cette date. Les conditions d’affectation en activité partielle ont également été définies.

Un décret vient de fixer les critères donnant la possibilité de déclarer vulnérables au SARS-CoV-2 les employés pouvant basculer en activité partielle. Ceci au titre des heures chômées à compter du début septembre dernier jusqu’au 31 janvier prochain.

Comparées à celles du décret de septembre 2021, les conditions de passage en activité partielle n’ont pas été modifiées. Les critères de vulnérabilité demeurent également inchangés. Les employés vulnérables mis en chômage partiel doivent donc remplir les mêmes trois critères cumulatifs, jugés par un médecin. Ainsi, ils sont tenus d’être incapables de faire appel entièrement au télétravail et ne pas profiter des règles de protection affermie.

L’absence de dispositif de protection renforcée est requise

Les mesures de protection améliorées établies par l’entreprise portent sur :

  • La fourniture par l’employeur d’assez de masques chirurgicaux pour suffire aux trajets domicile-bureau. Ceci quand l’individu utilise les transports en commun ;
  • Un ajustement des horaires de départ et d’arrivée et des éventuels autres déplacements réalisés à titre professionnel. Cette modification s’opère selon les moyens de transport auxquels recourt l’intéressé pour éviter les heures de pointe ;
  • La désinfection et le nettoyage des surfaces en contact avec l’employé au moins en fin et en début de poste. Cette précaution s’impose également pour le poste de travail, surtout quand d’autres personnes l’occupent ;
  • La restriction ou la suppression du partage du poste de travail ;
  • L’observation des gestes barrières soutenus partout où passe l’individu dans le cadre de son emploi. Elle implique le port permanent d’un masque en milieu clos ou favorable à la promiscuité. Cet équipement doit être changé à chaque intervalle de quatre heures, voire moins en cas d’humidité ou de mouillure. Une hygiène renforcée des mains est également demandée ;
  • L’isolement du poste de travail afin de réduire au minimum le risque d’exposition. Cette mesure passe par l’installation d’une cloison de séparation, l’aménagement des horaires ou la mise à disposition d’un bureau individuel.

La sollicitation du médecin du travail est accordée au salarié si l’employeur n’institue pas ces dispositifs de protection prononcée. Ce spécialiste jauge si l’employé peut reprendre ou continuer à travailler en présentiel. L’équipe pluridisciplinaire de santé au travail l’assiste dans cette démarche. Dans l’attente de l’avis de l’expert, l’employé bascule en activité partielle. Dans ce dispositif, les salariés portés continueront d’être couverts par leur mutuelle en portage salarial.

La mise en chômage partiel dépend de la situation de l’employé

Les salariés vulnérables peuvent aussi être mis en chômage partiel dû au poste de travail qui leur a été assigné. Ce placement est autorisé lorsque celui-ci risque de les exposer à des densités virales élevées. Quand l’employeur pense le contraire, il a la possibilité de saisir le médecin du travail. Ce dernier évalue le respect de cette condition et contrôle l’application des règles de protection améliorée dont bénéficie l’employé. Le travailleur est affecté en activité partielle le temps que le médecin du travail donne son avis.

Le dernier critère permettant le recours à ce mécanisme suppose que l’employé se trouve dans l’un des cas suivants :

  • Se situer en 7e-9emois de grossesse ;
  • Avoir subi une ablation chirurgicale de la rate dans le passé ;
  • Souffrir d’une insuffisance rénale chronique évère ;
  • Avoir un diabète assorti de complications ou mal équilibré ;
  • Être âgé d’au moins 65 ans ;

Les employés souffrant d’immunodépression sévère sont également affectés en chômage partiel s’ils remplissent deux critères cumulatifs, sous expertise médicale. D’abord, ces personnes doivent être dans l’incapacité de faire pleinement appel au télétravail. Ensuite, elles sont tenues d’être dans l’une des situations ci-après :

  • Être dialysées à vie ;
  • Suivre un soin par des médicaments immunosuppresseurs forts, tels que les AntiCD20 et les antimétabolites ;

À celles-ci s’ajoute le fait notamment d’avoir subi une greffe de cellules souches hématopoïétiques ou d’organe.

La production nucléaire d’EDF pour cette année est promise à un amoindrissement

Un immense déficit se profile pour le géant de l’énergie EDF en raison d’un effondrement prévu de sa production nucléaire. La société a en effet été obligée de réduire ses estimations en la matière pour 2022. Cette modification a été opérée du fait du prolongement de l’arrêt de certains réacteurs, entre autres.

Dans le même contexte, le groupe connaît une nouvelle infortune. Il a ajusté ses prédictions de production nucléaire pour cette année. La société a déclaré qu’elle ne devrait plus produire qu’entre 275-285 TWh, contre 280-300 TWh jusqu’à présent.

Entre janvier et septembre 2022, la production nucléaire en France s’établissait à 209,2 TWh. Par rapport aux neuf premiers mois de 2021, une baisse de 59 TWh se dégage. Les projections pour les deux prochaines années sont pour leur part conservées. EDF a rappelé dans un communiqué du 3 novembre dernier qu’elles s’élèvent à 300-330 TWh en 2023. En 2024, la fourchette est comprise entre 315-345 TWh.

Le futur PDG du groupe devra régler certains dossiers

Une arrivée agitée se dessine de ce fait pour Luc Rémont, qui vient d’être nommé président-directeur général du groupe. Le nouveau dirigeant a dévoilé fin octobre 2022 ses idées pour résoudre la crise d’envergure à laquelle l’entreprise est confrontée. Il a dépeint une conjoncture critique à court terme, parlant d’une crise industrielle et technique.

Le futur PDG devra notamment améliorer la situation financière de l’électricien. Sa dette pourrait en effet grimper à 60 milliards d’euros au 31 décembre prochain. L’opérateur d’énergie a également divulgué fin octobre 2022 des revenus en augmentation de 78 % entre janvier et septembre 2022. Ses recettes sont montées à 101,5 milliards d’euros, soit 44,5 milliards d’euros de plus qu’à la même période en 2021. Cette hausse représente toutefois un impact de l’envolée des tarifs de l’électricité et du gaz sur les marchés.

Pratiquement un million de clients sont retournés chez EDF entre 2021-2022 à cause des difficultés des fournisseurs d’énergie alternatifs. Ce phénomène a cependant obligé l’entreprise à racheter sur les marchés à prix d’or une électricité dont elle est dépourvue. Cette année, elle a pourtant été contrainte de vendre plus d’électricité nucléaire à faible coût à ses rivaux. Ceci par le biais du dispositif de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh), créé par la législation de l’entreprise NOME.

La reprise du nucléaire constitue aussi une tâche que Luc Rémont devra réaliser. L’Exécutif souhaitant bâtir 6 nouveaux réacteurs EPR2, voire plus. Cependant, sa plus grande priorité sera d’assurer la relance d’un maximum de réacteurs durant l’hiver. Autrement, des coupures se produiront inévitablement lorsque les Français utiliseront leurs chauffages.

La réouverture de 4 réacteurs a été retardée

La production d’électricité d’EDF se trouve en ce moment à un niveau record de faiblesse. 27 réacteurs du parc nucléaire (près de 50 %) étant suspendus pour :

  • Des problèmes de corrosion confirmés ou pressentis ;
  • Des maintenances programmées.

Le mouvement social de l’automne 2022 dans les centrales a de surcroît provoqué :

  • Soit des ajournements de travaux pour certains réacteurs ;
  • Soit des chutes de production.

À la mi-octobre 2022, la direction avait reporté la réouverture de cinq réacteurs. Pour cause, certains sites ont subi une grève pour les salaires. Ceci avant qu’un accord ne soit conclu deux semaines après.

EDF a réduit ses prévisions de production nucléaire du fait de ces problèmes. En raison de problèmes de corrosion, le redémarrage a d’ailleurs été reporté pour 4 réacteurs :

  • Au 29 janvier 2023 pour Penly 2 et Chooz B1, contre respectivement les 23 et 13 novembre 2022 auparavant ;
  • Au 26 février 2023 pour Cattenom 1 et 3, contre les 17 novembre et 11 décembre 2022 jusqu’à maintenant.

Le groupe s’est abstenu de s’exprimer sur l’éventuel effet financier sur ses résultats. À la fin octobre 2022, il avait calculé que son EBITDA (excédent brut d’exploitation) s’affaiblirait de 32 milliards d’euros. Une conséquence du repli historique de sa production d’électricité.

Les revenus du secteur bancaire devraient grimper grâce à la flambée des taux d’emprunt en 2022

Le 3 novembre 2022, BNP Paribas a révélé des résultats financiers dépassant ses prévisions en juillet-septembre 2022. Une performance qui lui a permis de prendre la tête du SBF 120. Le lendemain, Société Générale a suivi l’exemple de l’établissement et est devenue la plus forte valeur du CAC 40. Ces phénomènes surviennent dans un contexte d’augmentation des taux de prêt.

L’envolée des taux d’intérêt engendre normalement une hausse des recettes des banques à travers les prêts accordés. S&P, une société spécialisée dans l’analyse financière, a enquêté sur le sujet auprès de 85 entreprises bancaires en Europe. Elle a conclu que les recettes nettes d’intérêts de la filière devraient croître de 18 % en moyenne en 2022.

Cette nouvelle conjoncture s’accompagne toutefois également d’impacts indésirables, surtout un alourdissement des coûts de refinancement. Elle s’assortit par ailleurs de l’inquiétude d’un nouveau ralentissement de l’économie, qui affecterait alors chaque profession bancaire. Ceci de la gestion d’actifs, dont les rentrées d’argent sont liées aux valorisations de marché, aux crédits.

Le compte de résultat de Société Générale devrait diminuer

Dans ce cadre, Société Générale a présenté des résultats plus robustes que prévu sur le trimestre achevé en septembre 2022. Son rapport, publié le 4 novembre 2022, dévoile également que son action s’est hissée au sommet du CAC 40. La banque rouge et noire a profité de l’excellente performance de ses activités de marché. Pour cette année, elle cible un coefficient d’exploitation plus faible que sa précédente estimation, comprise entre 64-66 %.

Concernant ses défis, l’établissement siégeant à La Défense annonce une projection de dividende de 1,44 euro pour 2022. Sous l’angle du taux de distribution, il s’attend à un pourcentage de 50 %. S’agissant de l’effet du conflit russo-ukrainien, la vente de la participation dans Rosbank devrait réduire le compte de résultat net. Après avoir chuté à -640 millions d’euros, ce dernier subira un impact de 3,2 milliards d’euros, prédisent les experts. Le ratio CET 1 se replierait en conséquence à 12,9 %. Société Générale se prépare aussi à l’accueil des actionnaires au nouveau DG, Slawomir Krupa. Ce dirigeant entrera en fonction en mai 2023. Enfin, la banque parisienne vise à atteindre 67 euros d’actif net par action, à comparer au cours boursier. Dans cette démarche, elle a la possibilité de se faire accompagner par des consultants financiers en portage salarial.

Société Générale montre un bilan solide

Fondée en 1864, Société Générale se présente comme l’un des premiers groupes de services financiers sur le Vieux Continent. Il affiche un bilan consistant en enregistrant à la fin du premier semestre dernier :

  • Une dette classée A grâce à un taux de 4,1 % sur le ratio de levier ;
  • 140 % de ratio de couverture de liquidités ;
  • 12,9 % de ratio CET 1 ;
  • Des capitaux propres de 64,6 milliards d’euros.

Son capital se distingue par l’existence des actionnaires salariés. Rassemblant 11,9 % des droits de vote, ces investisseurs disposent de 6,65 % des parts sociales de la société. Son conseil d’administration, présidé par Lorenzo Bini Smaghi, est composé de 16 personnes.

La banque se base sur un business model qui soutient des transformations positives innovatrices. Elle ambitionne de se poser comme un champion dans la compétition pour le leadership en Europe, mais aussi de :

  • Disposer d’architectures et de plateformes numériques ouvertes ;
  • Devenir une banque entièrement digitalisée.

Le produit net bancaire de Société Générale s’établit en 2022 à 25,8 milliards de dollars. Par ordre croissant, cette valeur ajoutée provient d’abord des solutions investisseurs et de la banque de grande clientèle. Viennent ensuite l’assurance et les services financiers, ainsi que la banque commerciale à l’étranger. La plus importante part est issue de la banque commerciale en France. Ceci à travers les marques Boursorama, Crédit du nord et Société Générale.

Volocopter espère parvenir bientôt à la certification du VoloCity

Volocopter vient de finaliser une nouvelle levée de fonds afin d’aboutir plus rapidement à la certification de son taxi aérien. La pépite allemande a effectué un millier de tests de ce véhicule depuis de longs mois. L’Agence européenne de la sécurité aérienne lui a déjà délivré les deux agréments prérequis pour décrocher ce sésame.

Volocopter, une entreprise spécialisée dans la conception et la construction d’eVTOL, expérimente depuis des mois le VoloCity, son taxi volant. Elle affirme avoir déjà accompli avec réussite 1 500 vols d’essai.

La licorne allemande doit se conformer aux conditions d’homologation de l’AESA (Agence européenne de la sécurité aérienne). Elle espère obtenir une certification de son véhicule d’ici l’année prochaine, au deuxième trimestre. Les premiers vols commerciaux sont prévus pour 2024. Peu de vols seront proposés, selon la responsable des relations publiques au sein de la société, Helena Treeck. Elle a précisé que ceux-ci parcourront des trajets déterminés au préalable avec des clients.

Le lancement commercial du taxi aérien pourrait commencer par Rome

La jeune pousse pourra définir de nouveaux circuits une fois toutes les autorisations requises en sa possession. De grandes villes à l’instar de Neom, Paris et Singapour figurent parmi les potentiels lieux où le VoloCity sera déployé. Cette dernière représente une ville intelligente sur le point d’être bâtie en Arabie Saoudite, dans la province de Tabuk. Située au nord de la mer Rouge, elle a scellé en décembre 2021 un accord d’envergure avec Volocopter. Cette coopération vise à y intégrer dans les systèmes de mobilité connectés le taxi aérien de l’entreprise et son VoloDrone. Un drone électrique en mesure de soulever des charges lourdes. Neom a déjà commandé 15 engins auprès de la pépite germanique.

Cependant, le premier choix de Volocopter semble se porter sur Rome. Au début novembre 2022, un premier vol expérimental public avec équipage du VoloCity est parti de l’aéroport Fiumicino. La société y a également réalisé la démonstration de VoloIQ, son interface digitale. Cette plateforme regroupe tout, des opérations de vol aux réservations des clients.

Dans le développement de cet outil, la start-up pourrait recruter des experts en informatique. L’on recommande ainsi aux indépendants affiliés à une entreprise de portage salarial comme CEGELEM de visiter régulièrement son site carrière.

Un tour de table a été organisé

L’AESA a octroyé jusqu’à maintenant deux agréments à Volocopter. La pépite de Bruchsal a reçu en 2019 une licence d’entreprise de conception d’eVTOL, la DOA (Design Organisation Approval). L’année dernière, elle s’était vu attribuer une accréditation d’établissement de fabrication. Ces deux autorisations sont nécessaires pour prétendre à la certification du VoloCity, et donc pour mettre le véhicule en service.

Le 1er novembre 2022, la jeune pousse a annoncé un tour de table de 182 millions de dollars. Cet argent devrait lui permettre de rapprocher ses taxis volants d’une certification par l’AESA. La firme songeant à l’utiliser pour :

  • Mettre en place l’écosystème de mobilité aérienne en milieu urbain ;
  • Se doter de nouvelles infrastructures consacrées à cet ensemble, entre autres.

Cette nouvelle collecte de fonds porte la valorisation globale de Volocopter à 1,87 milliard de dollars. Elle complète la ronde de financement en série E, datant de mars 2022, bouclée à 170 millions de dollars. L’opération a été réalisée auprès de la société de capital-investissement Gly Capital Management et de la ville futuriste Neom.

Le directeur commercial de la start-up s’en est félicité. Recevoir cette somme nonobstant la situation économique morne témoigne des avancées de Volocopter, d’après lui. Et d’ajouter que cette levée atteste également de la solidité de leur stratégie technologique. La jeune pousse soutient que sa démarche à travers un écosystème permet de joindre tous les acteurs déterminants du marché.

 

Les pirates d’OPERA1ER ont dérobé un énorme butin en quatre ans

Fondé en 2016, le cybergang OPERA1ER a subtilisé des dizaines de millions de dollars depuis 2019, selon une étude. La majorité de ses crimes a été identifiée grâce à son habitude d’utiliser les mêmes méthodes pour attaquer ses victimes. Présentes dans une quinzaine de pays, ces dernières appartiennent à trois catégories d’organismes.

Constitué de pirates francophones, le cybergang OPERA1ER a volé quelque 30 millions de dollars depuis 2019 à travers des cyberattaques. Les experts de Group-IB, une société de sécurité informatique, ont révélé ce chiffre dans un récent rapport. En quatre ans, le groupe a mené environ 30 hacks contre des entreprises de télécommunications et des banques, précisent-ils. Ces entreprises sont localisées en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

Les malfaiteurs ont voulu recueillir les données bancaires de professionnels ou particuliers clients d’une institution financière ou d’une banque. Ils semblent n’avoir jamais récupéré ces renseignements pour les revendre/dévoiler, contrairement aux rançongiciels. Le type d’attaque le plus répandu actuellement.

Les hackeurs piègent les employés des entreprises visées

Pour atteindre ses objectifs, OPERA1ER démarre ses offensives en expédiant des courriers électroniques ciblés aux collaborateurs d’une entreprise. Ces e-mails les appellent à lancer un malware en disant que celui-ci servirait à actualiser des fonctionnalités de sécurité. Dès l’exécution du programme malveillant, le salarié commence le téléchargement d’un outil d’enregistrement de frappe. Ce dispositif capture les mots saisis par un usager sur son clavier. Grâce à cette technique, les pirates arrivent à collecter les données de connexion des employés en toute furtivité.

Les experts de Group-IB soulignent que l’offensive était sans aucun doute programmée depuis longtemps, extrêmement coordonnée, organisée et sophistiquée. Ils indiquent qu’aucun logiciel malveillant surmesure n’a été conçu pour accomplir ces piratages. Le cybergang a été créé en 2016. Cependant, cette technique ne semble avoir été développée que depuis quatre ans. De nombreuses entreprises en ont été victimes à deux fois.

Afin d’effacer toute trace de leur acte, les escrocs ont recouru à des réseaux privés virtuels (VPN). Ces applications permettent de changer leur adresse IP pour se localiser virtuellement dans un pays différent de leur situation réelle.

Pour renforcer leur sécurité afin de prévenir les cyberattaques, les organisations peuvent faire appel à des consultants IT. On leur conseille à cet effet de mener leur recherche sur les plateformes spécialisées ou les réseaux sociaux, par exemple.

Le vol est effectué de manière progressive

Avec les informations de connexion subtilisées, les hackeurs se connectent sur les comptes des employés. Ils accèdent par la suite aux adresses électroniques des administrateurs du réseau interne de la société, qu’ils tentent de duper. Ceci en leur envoyant également un courrier électronique frauduleux. Les malfaiteurs s’infiltrent ainsi au réseau et obtiennent un accès à SWIFT. Le système utilisé par les institutions financières et les banques pour échanger avec leurs clients les détails de leurs transactions.

Pour maintenir la connexion au réseau le plus longtemps possible, les pirates se servent d’outils comme Metsploit ou Cobalt Strike. De cette manière, ils parviennent à la garder durant trois mois à une année entière. OPERA1ER exploite les données bancaires volées pour envoyer petit à petit de l’argent sur des comptes en sa possession. Il les retire ensuite en cash grâce à un distributeur automatique de billets. De cette façon, le cybergang garantit un minimum de discrétion.

Les entreprises de télécommunications, les institutions financières et les banques ciblées par le groupe couvrent 15 pays différents au minimum. Pour la région Afrique, ceux-ci concernent :

  • Le Togo ;
  • La Sierra Leone ;
  • Le Sénégal ;
  • L’Ouganda ;
  • Le Nigéria ;
  • Le Niger ;
  • Le Mali ;
  • Le Gabon ;
  • La Côte d’Ivoire ;
  • Le Cameroun ;
  • Le Burkina Faso ;
  • Le Bénin.

Du côté de l’Asie et de l’Amérique latine, ces entreprises sont présentes au Bangladesh, ainsi qu’au Paraguay et en Argentine.

Les dépenses d’Intel seront réduites en 2023

Les revenus d’Intel ont poursuivi leur baisse entre juillet et septembre derniers. Le groupe se retrouve alors obligé d’amoindrir ses dépenses de plusieurs milliards de dollars, entre autres en licenciant des employés. L’entreprise demeure toutefois vulnérable à la décrue des livraisons de PC malgré cette mesure, d’après les analystes financiers.

Intel prévoit de diminuer ses coûts de 3 milliards de dollars l’année prochaine. Le fondeur cherche à épargner entre 8-10 milliards de dollars par an d’ici le 31 décembre 2025. Le patron d’EIIRTrend & Pareekh Consulting, Pareekh Jain, a déclaré que cette décision servira à rehausser son cours boursier. Il ajoute que l’entreprise veut également augmenter son bénéfice par action (EPS) et sa marge.

Ces coupes budgétaires risquent de provoquer un immense impact sur l’emploi au sein de la firme. Bloomberg prévient dans un rapport que des milliers de postes pourraient être supprimés. Jusqu’à un cinquième de son effectif total serait menacé.

Atténuer la chute vertigineuse de ses revenus

Pat Gelsinger, le DG du fabricant de puces, a corroboré l’existence d’un plan de licenciement. Le dirigeant n’a en revanche pas communiqué davantage de précisions. Il a indiqué, lors d’une réunion téléphonique avec les analystes :

Parmi les mesures envisagées, certaines visent à optimiser nos effectifs. Ce sont des décisions difficiles qui affectent notre fidèle famille Intel.

Pour certains collaborateurs de la société, ces licenciements représentent l’occasion de commencer à se mettre à leur compte. L’on conseille à ceux qui souhaitent se lancer dans cette voie à adopter le statut d’indépendant en portage salarial. Ce dispositif leur permettra de profiter de l’autonomie et de la liberté des freelances. Le tout en conservant les privilèges des salariés : mutuelle d’entreprise, régime général de la protection sociale, congés payés…

Cet amoindrissement des dépenses est voué à amortir l’énorme écroulement des résultats financiers d’Intel au troisième trimestre 2022. Son profit a baissé à 1 milliard de dollars, soit -85 % par rapport à 2021. Ses recettes sont tombées quant à elles à 15,3 milliards de dollars (-20 %). En avril-juin 2022, les rentrées d’argent de la multinationale avaient accusé un repli de 22 %.

Pour la deuxième fois en 2022, Intel a par ailleurs affaibli ses prévisions de chiffres d’affaires annuels. Au départ, le géant américain a tablé sur 76 milliards de dollars, mais a ensuite réduit ses projections à :

  • Entre 65-68 milliards de dollars ;
  • 63 milliards de dollars.

Les revenus de la division PC ont diminué au troisième trimestre 2022

Les revenus du Client Computing Group du fondeur, qui comprend les puces pour ordinateur, s’est effondré de 17 %. Gartner révèle que les achats de PC ont décru d’environ 20 %. Ceci après quasiment deux ans de hausse considérable poussée par la crise sanitaire. Le tassement de la demande d’ordinateur a affecté Intel, mais aussi ses concurrents. L’entreprise de Santa Clara s’avère toutefois plus exposée aux variations de la demande sur le marché. Sa branche Client Computing Group a capté plus de 50 % de ses revenus trimestriels. Chez AMD, par exemple, moins de 20 % des recettes trimestrielles totales étaient issues de son segment Client.

Dans les puces avancées et les centres de données, divisions en développement rapide chez ses concurrents, Intel a également reculé. Pat Gelsinger a admis que dans le secteur des centres de données :

[…] Notre croissance a été plus lente que celle du marché.

Les revenus du département Datacenter et AI de la société ont atteint 4,21 milliards de dollars en juillet-septembre 2022. Ils ont régressé de 27 % en un an. Dans le segment des datacenters, son concurrent californien a profité d’une évolution de +45 % sur la même période. Nvidia a déclaré pour sa part avoir enregistré une progression de 61 %.

Intel a néanmoins connu des augmentations dans ses plus petites divisions. L’Accelerated Computing Systèmes and Graphics Group a vu ses revenus flamber de 8 % sur le troisième trimestre 2022. Ils ont atteint 185 millions de dollars. Le département Network and Edge, qui distribue des équipements réseau, a bénéficié d’une augmentation de 14 % de ses recettes. Son chiffre d’affaires s’est élevé à 2,27 milliards de dollars.

 

Cegid rachète une nouvelle entreprise pour s’améliorer dans l’ATS

Le groupe spécialisé dans la production de logiciels professionnels Cegid poursuit sa croissance externe. La société vient en effet de finaliser sa quatrième reprise depuis la deuxième moitié de l’année dernière, portant sur DigitalRecruiters. Une jeune pousse tricolore avec une grande capacité de développement, d’après le directeur de son unité commerciale HCM.

Cegid s’est approprié de la plateforme de recrutement dédiée aux organisations internationales, multimarques et multisites DigitalRecruiters le 19 octobre dernier. Il s’agit de la seconde reprise effectuée par la société lyonnaise cette année. Cinq mois plus tôt, elle s’est déjà emparée de Wittyfit, spécialisée dans le jaugeage de l’engagement des salariés.

Le directeur de la division HCM (gestion du capital humain) du groupe acquéreur, Marc Bruzzo, s’est exprimé sur cette opération. L’offre DigitalRecruiters étoffe leur proposition Cegid Talentsoft, qui détient son propre module de suivi des candidatures (ATS), a-t-il déclaré. Le responsable a ajouté qu’ils ne songent pas d’arrêter cette dernière puisqu’elle est utilisée par 500 entreprises françaises ou étrangères.

L’opération renforce une stratégie de Cegid

Marc Bruzzo a continué qu’avec DigitalRecruiters, ils vont graduellement prodiguer à tous leurs clients une nouvelle expérience de l’ATS. Il a détaillé qu’une extension de l’offre aux organisations de taille plus modeste est envisagée.

Le chemin que cette nouvelle filiale a traversé depuis cinq ans est notable, a affirmé le CEO de Cegid. Il a expliqué que 200 entreprises françaises recourent à ses applications disponibles en 7 langues et dans 36 pays. La plateforme est proposée pour donner une expérience utilisateur moderne. Ce qui simplifie considérablement son utilisation en reliant les managers, les postulants et les recruteurs. Marc Bruzzo a exposé que ce dispositif répond particulièrement aux enjeux de vision décentralisée de l’embauche pour les organisations :

  • Multimarques ;

Selon lui, le but est d’aller au-delà de l’approche de l’embauche centralisée et de s’ouvrir à sa délégation vers :

  • Les réseaux de boutiques ;
  • Les managers ;
  • Autres entités locales.

Pour Marc Bruzzo l’acquisition de DigitalRecruiters doit être replacée dans leur stratégie sur la partie HCM et HR (capital humain). Il a poursuivi que l’opération s’inscrit dans la continuité des acquisitions de Wittyfit, mais aussi de :

  • VisualTime, spécialisée dans la gestion des temps, détenue depuis décembre 2021 ;
  • Talentsoft, spécialisée dans la gestion des talents et du capital humain, rachetée en juillet 2021 ;
  • Meta4, spécialisée dans les solutions de paie et de ressources humaines, devenue filiale en août 2019.

Des sociétés auprès desquelles les consultants en portage salarial dans ces domaines peuvent prospecter.

Le recrutement revêt une importance décisive pour les organisations

Marc Bruzzo a indiqué que Cegid veut fournir à leurs directeurs des ressources humaines (DRH) clients le meilleur du marché. Ceci en matière de talent et de paie. Le but étant d’apporter une vraie suite RH. D’après lui, c’est dans cette situation que s’inscrit le rachat de DigitalRecruiters, afin d’offrir les meilleurs constituants pour l’ATS. Et de compléter que parmi les instruments de nouvelle génération pour l’embauche :

[…] DigitalRecruiters, est une pépite française qui dispose d’une capacité à de développement à l’international. […]

Le fondateur et patron de Digitalrecruiters, Hervé Solus, a aussi commenté la cession de la société à Cegid. Interrogé sur son opinion sur la transformation du marché de l’ATS, il a répondu que celui-ci demeure dynamique. Il a précisé que quand ils s’y sont lancés en 2015, le marché était déjà concurrentiel :

[…] Mais il intègre désormais beaucoup d’acteurs. […]

Le cadre a souligné que l’embauche constitue aujourd’hui un enjeu d’affaires. Attirer des talents rapidement est devenu décisif pour les organisations, a-t-il exposé. Maintenant, une facilitation de la communication entre les opérationnels et les RH, voire une favorisation des opérationnels, s’impose, selon lui.

Le dirigeant a indiqué que par l’intermédiaire de DigitalRecruiters, ils proposent deux briques complémentaires dans leur offre. D’une part se trouve la brique ATS, destinée aux recruteurs, aux RH généralistes et aux opérationnels. Elle a été créée pour rendre plus facile la collaboration entre ces derniers pour diminuer le cycle de l’embauche. D’autre part, on trouve la brique marque employeur. Elle permet à leurs clients d’établir rapidement des sites attrayants capables de projeter le postulant dans sa future fonction.

Bobbee a réalisé un tour de table pour développer son activité

La jeune pousse Bobbee, basée à Paris, a annoncé une ronde de financement effectuée auprès de business angels. La somme collectée sera investie dans différents projets, parmi lesquels la mise en adéquation de l’entreprise aux problématiques écologiques actuelles. L’argent devrait également lui permettre de concrétiser sa volonté de se lancer dans la gestion comptable des cryptomonnaies, entre autres.

Fondée en 2020, Bobbee vient de lever 1,1 million d’euros. Le bras droit du patron de l’entreprise, Nina Boussalem, a accordé un entretien à Business Cool pour l’occasion. Cette somme leur permettra, selon elle, de s’adapter aux enjeux écologiques d’aujourd’hui et de commercialiser de nouveaux services. La société prévoirait également de l’utiliser afin d’améliorer leur service client pour garantir une intégration fluide et sereine. Enfin, elle compterait s’en servir pour accélérer l’introduction de leur solution sur le marché.

Interrogée sur les raisons de ce tour de table, Nina Boussalem a expliqué qu’ils ont opté pour un développement durable. Un choix imposant une restriction de l’érosion des capitaux, d’après elle.

La jeune pousse continue de s’appuyer sur des experts en chiffre

Selon la cadre, ils ont estimé que même pour une start-up, le recours à une grande campagne de financement :

[…] N’est pas nécessaire pour suivre une stratégie de croissance soutenue. […]

Lors de sa dernière levée de fonds, Bobbee a décidé de faire participer des investisseurs providentiels à son capital. Nina Boussalem s’est exprimée sur les motifs de ce choix. Elle a souligné que la pépite française a, depuis sa création, cherché ses partenaires parmi les professionnels du chiffre. Pour comprendre les enjeux du métier, un expert-comptable se pose comme le mieux placé, selon la responsable communication et marketing. Elle a alors fait part de leur immense joie de l’entrée dans leur board d’André-Paul Bahuon, qui est :

  • Membre du Bureau de la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes ;
  • Le président du comité des groupements de cabinets indépendants (CGCI) ;
  • Le co-président de Jegard-Creatis ;
  • Le président de la compagnie des conseils et experts financiers (CCEF) ;
  • Un expert-comptable de renommée.

L’intégration d’une telle personnalité dans leur capital peut représenter un atout pour leur organisation et leurs clients, d’après la cadre.

Pour remarque, le métier susmentionné n’est pas compatible avec le portage salarial. Une forme d’emploi qui donne la possibilité d’allier salariat et entrepreneuriat, afin d’éviter notamment de devoir créer une structure juridique. Ce qui permet ainsi d’échapper aux formalités concernant les documents d’entreprise : pacte d’associés, statuts juridiques, bilan comptable, livre d’inventaire, etc.

La société veut devenir le meilleur outil digital du marché

Bobbee est spécialisé dans l’accompagnement des entreprises et des cabinets dans leur gestion financière et comptable quotidienne. Pour ce faire, la jeune pousse leur offre des instruments efficaces, récents et complets. Nina Boussalem précise que celle-ci se présente comme un outil logiciel en tant que service (SaaS) qui vise à :

[…] Offrir une interface commune et tout-en-un aux collaborateurs comptables et financiers, ainsi qu’à tous les profils en lien avec la prise de décision et la stratégie en entreprise. […]

Leur solution se décompose, d’après elle, en 4 modules accessibles à tous ses usagers et extrêmement fournis :

  • Actualités et ressources juridiques et fiscales ;
  • Gestion électronique des documents (GED) ;
  • Gestion interne ;
  • Comptabilité augmentée.

La pépite tricolore propose ses services aux cabinets ou entreprises désirant renforcer les performances globales de leur organisation en :

  • Supprimant les tâches qui prennent beaucoup de temps ;
  • Traitant automatiquement et simplement toutes les informations financières.

Sa responsable communication et marketing a indiqué qu’elle cherche à proposer un écosystème numérique tout-en-un complet, permettant de :

[…] Couvrir l’ensemble des besoins et de simplifier la vie des cabinets, comme des entreprises.

Business Cool a également questionné Nina Boussalem sur la vision de Bobbee pour les cinq ans à venir. La cadre a répondu que la jeune pousse compte devenir l’instrument numérique le plus abouti. L’objectif étant de conférer à ses usagers la possibilité de profiter des atouts de l’évolution et de permettre l’accès aux technologies les plus modernes.

Elon Musk devient officiellement le nouveau détenteur de Twitter

L’homme d’affaires derrière Tesla s’est approprié le réseau social Twitter avec un emprunt conséquent. Désormais, la société doit évoluer avec ce poids supplémentaire alors qu’elle souffre déjà de difficultés à générer suffisamment de revenus. Un problème à cause duquel le groupe a soldé seulement deux des dix dernières années avec des bénéfices.

Le 28 octobre dernier, Twitter a finalement été cédé au patron de SpaceX et de Tesla, Elon Musk. La transaction a coûté 44 milliards de dollars. Elle représente la plus importante acquisition par crédit d’une société technologique. Le milliardaire ayant conclu 13 milliards de dollars de prêt auprès de différentes banques d’investissement pour la réaliser. L’oiseau bleu doit désormais engranger assez de recettes pour que l’entrepreneur puisse rembourser cette dette dans une conjoncture économique délicate.

Pour agrandir la rentabilité du réseau social, son nouveau propriétaire devrait procéder à une diminution radicale de ses dépenses fixes. Chaque année, la multinationale débourserait par exemple 1,2 milliard de dollars en recherche et développement.

Une levée de fonds pourrait être lancée prochainement

Le département marketing et vente de Twitter supporte également un coût annuel de 1,2 milliard de dollars. Cependant, la majorité des dépenses se rapportent au personnel. Un investisseur avait affirmé avant l’acquisition qu’Elon Musk envisageait de réduire les effectifs du groupe, qui emploie 7 500 personnes. Celui-ci aurait songé à diminuer la masse salariale de 75 %. De passage dans les bureaux de la firme le 26 octobre dernier, le CEO de SpaceX a nié cette allégation. Des suppressions massives de postes se profileraient cependant. Des cadres auraient été appelés à établir des listes des travailleurs à remercier.

Pour certains collaborateurs éventuellement concernés, ces licenciements pourraient créer l’opportunité d’accomplir leur projet de devenir indépendant. Afin de faciliter leur recherche d’entreprise cliente dans ce dispositif, on leur conseille de se mettre en portage salarial.

Cette ruée vers la rentabilité risque d’engendrer un impact sur les investissements de Twitter. Ceci alors même qu’Elon Musk veut mener différents projets ambitieux, tels que :

  • La lutte contre les comptes automatisés ;
  • Transformer la plateforme en super app.

Puiser dans sa propre fortune évaluée à 200 milliards de dollars s’annonce compliqué pour l’homme d’affaires. Celle-ci se constitue surtout d’actions Tesla, dont la valeur s’est écroulée de 40 % en 2020. Le sujet de la dette de l’oiseau bleu pourrait nuire aux marges de manœuvre du patron du constructeur automobile. Il risque ainsi de le pousser à lancer bientôt une ronde de financement.

Twitter doit résoudre rapidement la question de sa dette

L’emprunt pourrait entraver considérablement la gestion de Twitter, qui est retombé dans le secteur privé. Depuis longtemps, le groupe peine à dégager des chiffres d’affaires suffisants. Depuis 2012, il a enregistré un déficit durant huit exercices.

Les intérêts annuels dont l’oiseau bleu s’acquitte étaient jusqu’ici plafonnés à 50 milliards de dollars, selon le Wall Street Journal. Avec la dette de 13 milliards de dollars signée par son nouveau propriétaire, ils atteindraient facilement le milliard de dollars annuels. L’année dernière, le bénéfice de la multinationale s’est établi à seulement 630 millions de dollars.

Le réseau social se présente comme une société à développement lent. Les banques pourraient alors ne pas traiter Elon Musk avec la même patience que sur d’autres projets (SpaceX ou Tesla). La firme ne possède, de surcroît, pas d’actifs à offrir en garantie. Les banques elles-mêmes réussiront par ailleurs difficilement à vendre la dette à des investisseurs en raison de la conjoncture économique.

La menace de l’inflation et du ralentissement de l’activité plane en outre sur les rentrées d’argent de Twitter. La préoccupation qui règne en ce moment suscite la prudence des annonceurs en matière de dépenses. Elle malmène en conséquence des valeurs technologiques dont les recettes sont essentiellement tirées de la publicité en ligne, comme :

  • Snapchat ;
  • Google ;
  • Meta ;

Le réseau social de San Francisco n’aura plus à se tourmenter de son cours boursier. 90 % de son chiffre d’affaires sont toutefois issus de la publicité. Les marques pourraient aussi réagir face à l’image d’Elon Musk et ses allocutions défendant une liberté d’expression sans retenue. Une suspension des coûts sur Twitter a déjà été décidée chez General Motors.

Les entreprises doivent faire preuve d’une certaine frugalité pour se développer en temps de crise

Après la crise sanitaire, les entreprises sont aujourd’hui confrontées à une fluctuation des marchés financiers. Dans ce contexte, des chefs d’entreprises se sont exprimés sur les bonnes pratiques à adopter dans la gestion d’entreprise en temps de crise. Lors de la dernière French Tech Fall Party, ils ont insisté sur la nécessité de la frugalité.

La French Tech Fall party s’est tenue à Paris le 6 octobre dernier. Coorganisée par French Tech Grand Paris, l’événement a eu lieu au Partech Shaker. Trois intervenants ont été rassemblés autour d’une table pour l’occasion. Il s’agit de Boris Golden, Partner Seed chez Partech, Anna Rossin, CEO de Hoggo, et Thomas Tuchscherer, CFO de TripActions. Ils ont discuté sur les bons comportements à adopter pour gérer une entreprise en période de crise.

Seulement 25,2 milliards de dollars de financement en capital-risque ont dans ce cadre été totalisés en août dernier. Ce total, enregistré à l’échelle planétaire, représente la plus basse somme mensuelle relevée par Crunchbase depuis 2020.

Les levées de fonds ralentissent

En plus de la pandémie de Covid-19, des instabilités s’observent maintenant sur les marchés financiers. Ce phénomène concerne surtout ceux des États-Unis, avec une baisse des valeurs Tech au Nasdaq. Cependant, il touche aussi l’Europe dans une plus faible mesure, avec une chute des levées des fonds.

Ce ralentissement des investissements est présenté comme une occasion d’aller attirer les compétences des entreprises en difficulté. Le Partner Seed chez Partech évoque le cas d’une start-up anglaise qui licenciera plusieurs collaborateurs du fait du contexte. Le marché du travail connaîtra en conséquence un afflux de talents éprouvés. La concurrence sur les salaires dans le domaine de la Tech reste pour cette raison toujours assez vive. Les experts disponibles sur le marché voient pourtant leur nombre augmenter, comme l’a bien remarqué Anna Rossin.

Bon à savoir : les salariés éventuellement victimes d’une compression de personnel peuvent devenir indépendants en portage salarial. Cette réorientation leur permettra de gagner en liberté tout en gardant les avantages de l’employé classique.

Dans cette circonstance, l’on peut par ailleurs s’interroger si les conditions de rentabilité entraîneront un tri. Ceci dans un marché de la Tech au bord de l’engorgement. À cette question, Boris Golden répond fermement qu’on ne produit pas des leaders avec de la profitabilité et que :

[…] Une boîte ambitieuse aura toujours besoin de lever des fonds.

Sur ce point, les tours de table s’amoindrissent, mais les start-ups émergentes de la Tech continuent d’attirer des fonds. Le baromètre EY du capital-risque en France, les pépites tricolores ont capté 8 milliards d’euros entre janvier et juin 2022. Ce montant traduit une hausse de 63 % en glissement annuel.

La frugalité s’impose même en l’absence de crise

Thomas Tuchscherer raconte que début 2020 :

[…] Alors que nous venions de finaliser le recrutement d’une centaine d’employés et en seulement trois semaines, notre chiffre d’affaires a enregistré une baisse de 95 %.

Deux ans après ce problème, TripActions semble cependant en être sortie indemne. La jeune pousse a réussi en octobre 2021 à terminer une nouvelle ronde de financement de 275 millions de dollars. Elle est en outre parvenue à réaliser 3 projets de rachats. Enfin, la start-up spécialisée principalement dans le voyage d’affaires est arrivée à lancer son installation en France depuis janvier dernier.

Elle a su résister aux confinements globalisés grâce à une ligne directrice. Il s’agit d’une attitude frugale, qui doit être constamment adoptée, même en dehors des temps troublés, selon Thomas Thuchscherer. Celle-ci vise à engendrer un filet de sécurité de trésorerie pour remédier à l’absence de recettes de ses clients. TripActions a adopté des mesures difficiles dès mars 2020 afin de diminuer ses dépenses. La société a d’abord réduit sa masse salariale de 25 %. Les cadres dirigeants ont ensuite consenti à une baisse d’environ un quart sur leur salaire. Les accords avec les fournisseurs ont par ailleurs été renégociés.

Hoggo, la nouvelle pépite de la gestion de contrats de prévoyance et de mutuelle, a également suivi cette approche. Anna Rossin affirme qu’ils ne disposaient pas d’une culture de flambeur. Ils ont en revanche été contraints de se débarrasser de ce qui n’était pas essentiel, a-t-elle souligné.

ID Logistics garde sa forte performance commerciale au troisième trimestre 2022

Le groupe international de logistique contractuelle ID Logistics vient de publier ses résultats commerciaux au cours du troisième trimestre 2022. Il en ressort que son chiffre d’affaires a affiché une nouvelle courbe haussière durant cette période. Pour le trimestre en cours, son président-directeur général se révèle confiant sur le maintien de la dynamique de l’entreprise.

ID Logistics s’applique pour conserver sa cadence de croissance commerciale. Le groupe a ainsi réalisé les synergies de développement relatives aux récents rachats d’entreprise. Il demeure en parallèle focalisé sur la maîtrise des 13 nouveaux sites lancés cette année. Sans oublier le gain de productivité des dossiers récents. La société observe en outre soigneusement les besoins d’accompagnement de ses consommateurs. Enfin, elle se montre prudente à l’égard de l’évolution de la conjoncture macro-économique.

L’entreprise révèlera son volume de ventes entre octobre et décembre 2022 le 24 janvier prochain, après fermeture des marchés. Concernant le trimestre précédent, son rapport vient d’être dévoilé.

La firme a connu une bonne croissance organique et externe

Les recettes d’ID Logistics entre juillet et septembre derniers ont à nouveau considérablement progressé, selon le document. Ce géant européen de la logistique contractuelle a concrètement accumulé pour 641,8 millions d’euros de facturations sur cette période. Ce chiffre d’affaires représente une hausse de 37,1 % en glissement annuel (+11,1 % à données comparables).

Le patron de la firme, Eric Hémar, s’est félicité de cette nouvelle performance commerciale dans ce laps de temps. Le groupe profite, d’après lui, en même temps de l’incorporation réussie des entreprises rachetées récemment et d’une excellente croissance organique. Le président-directeur général continue :

Le dernier trimestre, historiquement dynamique avec les périodes promotionnelles de fin d’année, devrait nous permettre de signer à nouveau un bel exercice.

Au total, les trois premiers trimestres de l’année se sont soldés chez ID Logistics par 1,82 milliard d’euros de revenus. Ce total traduit une crue de 33,9 % en une année (13,9 % à données comparables). Entre juillet et septembre derniers, la firme s’est dotée de 5 nouveaux sites. Ces démarrages s’inscrivent dans le plan de marche pour l’exercice en cours.

Remarque : les consultants indépendants rattachés à une entreprise de portage salarial comme CEGELEM peuvent prospecter auprès de ce groupe. Différents moyens s’ouvrent à eux dans cette démarche : par téléphone, par e-mail, etc.

Les ventes ont augmenté aussi bien en France qu’à l’international

En dehors de la France, le chiffre d’affaires d’ID Logistics a continué de flamber énormément entre juillet et septembre 2022. Il est monté à 425,9 millions d’euros, reflétant une envolée de 53,7 %. Cette hausse inclut les revenus des sociétés :

  • Kane Logistics, basée de l’autre côté de l’Atlantique, dont le groupe s’est emparé en mars 2022 ;
  • GVT, reprise au Benelux en décembre 2021.

À l’échelle nationale, les facturations ont grimpé à 215,9 millions d’euros au cours du troisième trimestre 2022. Ils affichent une augmentation de 13 % par rapport à la même période de l’année dernière. La croissance, retraitée de l’effet périmètre dû à la consolidation de Colisweb, reprise en janvier dernier a également progressé. Elle a évolué de +6,8 % dans le même intervalle.

Le nombre d’appels d’offres auxquels la firme orgonnaise est appelée à participer est également demeuré conséquent entre juillet-septembre 2022. Au Brésil, la marque leader de produits de nettoyage et d’hygiène Ypê a par exemple signé un contrat avec l’entreprise. Elle a engagé ID Logistics pour gérer son site localisé à Extrema City. Dans l’Hexagone, le groupe accompagne Kingfisher, une enseigne londonienne de bricolage dans son expansion en France. Il a alors établi un nouvel entrepôt à Nanteuil-le-Haudouin, pour gérer ses activités de distribution et de commerce en ligne.

L’Albert School a officiellement lancé sa première promotion

Le bâtiment historique du Manoir de Paris a connu de nombreuses transformations au fil des années. Se trouvant dans le 10e arrondissement de la Ville Lumière, il est aujourd’hui occupé par l’Albert School. Une école IT qui veut bousculer les habitudes dans l’enseignement. Ouvert depuis peu, cet établissement accueille depuis septembre dernier une trentaine d’élèves.

L’Albert School, orientée vers le business et la data, a été inaugurée le 20 octobre dernier. Quelque 200 personnes, constituées d’investisseurs, de partenaires, d’enseignants et d’élèves, ont assisté à l’événement. Parmi eux, l’investisseur de la première heure et fondateur d’Iliad, Xavier Niel. Il a félicité Grégoire Genest, Matthieu Heurtel et Mathieu Schimpl, les co-fondateurs de l’école, pour leur initiative.

D’après lui, toutes les entreprises sont à ce jour basées sur les données. L’entrepreneur a expliqué que l’instauration de cet établissement d’enseignement supérieur répond à un besoin réel de ces organisations. La contribution dans cette aventure est pour cette raison une fierté, a-t-il indiqué.

Le programme mêle cours et sessions professionnalisantes

Une première promotion de 10 enseignants et 33 élèves a intégré l’Albert School au début septembre 2022. Le directeur de l’école, Grégoire Genest, pense que les locaux auront la capacité de prendre en charge jusqu’à 500 élèves d’ici 2025. Ce total représenterait ainsi une centaine d’étudiants par promotion. À leur sortie, ceux-ci pourront entrer sur le marché de l’emploi avec le statut de consultant IT, entre autres.

Pour garantir le caractère professionnalisant de son parcours, l’Albert School s’est rapproché de quelque 60 entreprises collaboratrices. Ces partenaires ont conclu un accord pour :

  • Travailler et partager leur expérience avec les élèves ;
  • Recruter des alternants et stagiaires.

Parallèlement aux cours, des deep dives correspondant à des sessions de trois semaines, sont donc prodiguées au cours de chaque année. Elles seront assurées pour l’année 2022-2023 par huit entreprises (4 start-ups et 4 grandes sociétés). Grégoire Genest détaille que celles-ci :

[…] Viennent faire découvrir et partager leur travail, et leurs problématiques aux étudiants. Les professeurs s’appuient ensuite sur ces cas pratiques dans leurs cours.

Les débouchés de l’établissement ressemblent beaucoup à ceux d’une école de commerce. L’Albert School désire cependant se distinguer en dispensant des Masters spécialisés et en abordant les professions émergentes. Des métiers à la croisée des purs produits de l’école de commerce et des data scientist. L’institut se pose comme un lieu d’excellence associant data et business. Il ambitionne à ce titre de changer les codes de l’enseignement. Son objectif étant de fournir aux entreprises des collaborateurs aux doubles compétences, axés simultanément sur le business et l’informatique.

Produire des talents aptes à diriger des entreprises

Les étudiants suivent plus de 30 cours hebdomadaires, au matin. Une moitié des formations est centrée sur le business, comprenant des cours de marketing, d’économie, de stratégie et de finance. L’autre moitié est tournée vers la data et les mathématiques. Grégoire Genest vante qu’ils souhaitent former les meilleurs responsables de l’économie de demain.

Un but ambitieux et qui répond en même temps à un besoin pressant en talents stratégiques pour les entreprises. L’Albert School mobilise ainsi ses sociétés partenaires pour former les étudiants et les soumettre à des cas pratiques et concrets. L’objectif étant que ces élèves puissent assumer des fonctions clés dans ces entreprises au terme de leur cursus. Le directeur précise :

Il s’agit de comprendre la transformation de l’économie et de la data, savoir ce qu’est une API, d’entraîner à la programmation, mais aussi acculturer les étudiants, leur donner une culture d’entreprise.

Quant aux travaux, lancés en 2021, ils devraient s’achever dans quelques mois. L’école comporte maintenant quatre salles de classe et, à terme, devrait en compter le double. Chacune est équipée d’un système hybride et de la solution de tableau blanc collaboratif LiveBoard.

À l’issue d’une sélection parmi 700 candidats, 70 étudiants ont été retenus sur des critères très sévères. Ils ont obtenu une place au sein de l’Albert School, avec le choix d’un parcours :

  • De type Master ou Bachelor :
  • En 3 ou 5 ans.

Cependant, ce sont finalement 33 élèves, dont 8 filles, qui composeront la première promotion. Grégoire Genest souligne qu’ils visent la parité homme-femme, mais souffrent des préjugés sur le code, les mathématiques et la data.

Les mesures de la BCE et la Banque du Canada sur les taux d’intérêt influeraient sur la Bourse

Le taux directeur de la banque centrale canadienne a été rehaussé de 50 points de base le 26 octobre dernier. Ce redressement a été adopté alors que l’institution monétaire cherche à maîtriser l’inflation. Dans la même optique, la banque centrale européenne était tenue de se prononcer sur sa décision le 27 octobre 2022.

La Banque du Canada (BdC) et la Banque centrale européenne (BCE) subissent une pression pour contenir l’inflation. Au point que leurs mesures respectives de politique monétaire risquent de déboucher sur des impacts inattendus sur les marchés boursiers.

La BCE a connu en septembre dernier un taux d’inflation de 10 % dans l’Union européenne (UE). Dans la zone euro, celui-ci s’est élevé à 9,2 % en août 2022. Sur le plan du resserrement monétaire, l’institution basée à Francfort-sur-le-Main s’oriente en conséquence de plus en plus vers l’approche hawkish. Elle se méfie dans le même temps de la fragilité de l’économie de l’UE. Cette faiblesse résultant des risques relatifs au conflit russo-ukrainien.

La BdC a déjà pris sa décision

Le 27 octobre 2022, un rassemblement des dirigeants la BCE a été programmé. Son taux directeur devrait augmenter à 2 % (+75 points de base) à l’issue de cette réunion. Une éventualité à laquelle les professionnels en portage salarial dans la finance devraient se préparer.

Beaucoup s’interrogent sur quel argument se fondera l’institution :

  • La flambée des taux d’inflation dans l’UE ;
  • Sa circonspection du point de vue de la croissance économique.

La mission première de la BCE consiste à conserver la stabilité des tarifs. Elle pourrait cependant décider des redressements de taux d’intérêts plus forts dans les prochains mois après que :

  • Les prix aient augmenté partout en Europe ;
  • L’IPC (Indice des Prix à la Consommation) du mois passé ait grimpé à 10 %.

La banque centrale canadienne, elle, s’est réunie le 26 octobre dernier pour présenter sa décision sur les taux d’intérêt. Elle a ainsi annoncé un relèvement de son taux directeur à 3,75 %. Ce niveau rejoint la prévision du consensus du marché, qui tablait sur une hausse à 3,75-4 %. Le résultat n’a donc apporté aucune surprise en dépit de la dernière tendance à la progression de l’inflation.

La politique monétaire de la BdC pourrait bientôt changer

Le pire scénario imaginé par les analystes était que la BdC révise son taux directeur de 1 %. Ce qui pourrait faire diminuer les dépenses de consommation et nuire à la confiance des investisseurs. Cette possibilité comprenant des risques pour le développement de l’économie.

Le PIB (Produit Intérieur Brut) canadien a progressé durant quatre trimestres d’affilée jusqu’à fin juin 2022. L’économie a crû de 0,8 % à cette période. Pour les mois de juin à août derniers, l’évolution du PIB a atteint +0,1 % mensuel. La croissance économique du Canada se révèle positive comparativement aux États-Unis. Elle ne peut en revanche pas être considérée comme solide.

La BdC mène une politique monétaire à mi-chemin entre :

  • L’approche hawkish de la banque centrale des États-Unis ;
  • La politique dovish de la Banque du Japon.

Cette stratégie paraît cohérente compte tenu de la cadence relative de la montée des prix au Canada, comparativement :

  • Au Japon, où l’inflation avoisine les 3 % ;
  • À l’UE et aux États-Unis, où l’inflation s’établit entre 8 et 10 %.

 

La BdC pourrait sous peu revoir son attitude. Les chiffres de l’inflation de septembre 2022 ayant été plus importants que prévu. Ceci avec un taux de 6,9 %, alors que le consensus de marché s’attendait à 6,7 %.

Le gouvernement français compte faire adopter son projet de loi de finances 2023 par tous les moyens

La Première ministre a été invitée au 20H de TF1 le 16 octobre 2022. Elle a réaffirmé l’intention de l’Exécutif de brandir le 49.3 pour adopter son projet de budget pour l’année prochaine. L’on ignore en revanche quand cette arme constitutionnelle sera dégainée. La cheffe du gouvernement a également abordé le sujet de la grève chez TotalEnergies durant son interview.

Le 17 octobre 2022, l’Exécutif français s’est abstenu d’enclencher l’article 49.3 de la Constitution pour son projet de budget 2023. Pour rappel, le gouvernement est dépourvu de la majorité absolue à l’Assemblée nationale. Cette disposition lui donne la possibilité d’adopter un texte en l’absence de vote. Ceci excepté si les députés votent une motion de censure.

Elisabeth Borne, la Première ministre, s’est exprimée sur l’avis des parlementaires d’opposition sur le projet de loi de finances 2023. Elle a déclaré le 16 octobre dernier sur TF1 qu’ils avaient plus ou moins affirmé leur désapprobation. Pour cette raison, l’Exécutif sera certainement emmené à utiliser le 49.3, a-t-elle dit.

La pénurie de carburants devrait s’atténuer

Elisabeth Borne a cependant précisé que ce ne sera pas le 17 octobre 2022, contrairement à ce que beaucoup pensaient. Sur la date auquel Matignon songe, des observateurs ont émis quelques suppositions. Certains ont évoqué le 19 octobre 2022, jour auquel les discussions à l’Assemblée nationale prennent théoriquement fin. D’autres prédisent quant à eux une intervention plus tardive.

Pour indication, l’augmentation du nombre de fonctionnaires constitue une des principales mesures du projet de budget 2023. Concrètement, l’État et ses opérateurs recruteront 10 764 personnes supplémentaires d’ici l’année prochaine.

Remarque : les fonctionnaires peuvent exercer une activité complémentaire au leur si leur administration l’accepte. Pour prévenir toute complication, le portage salarial représente la meilleure solution permettant à ces travailleurs de réaliser le cumul d’activité. Ce dispositif offre par exemple l’avantage de les décharger de la gestion administrative de leur activité accessoire.

Lors de son passage sur TF1, la cheffe de gouvernement a également parlé de la pénurie de carburants en France. Elle a garanti que les tensions allaient se résorber cette semaine grâce à :

  • La fin de la grève chez Esso-ExxonMobil ;
  • De nouvelles réquisitions de personnels qui pourraient être décidées dans les raffineries de TotalEnergies. Ceci au cas où la situation se dégrade davantage.

Elisabeth Borne a demandé à la Confédération Générale du Travail (CGT) d’interrompre le mouvement pour l’heure planifié jusqu’au :

  • 18 octobre 2022 ;
  • 19 octobre 2022 sur certains sites.

La responsable politique a rappelé qu’un accord salarial majoritaire avait été conclu le 14 octobre 2022. Détaillant que des problèmes d’approvisionnement sur au moins un carburant s’observaient dans 25 % des stations, elle a indiqué :

Maintenant, il faut reprendre le travail.

La CFDT et la CFE-CGC ont scellé un accord avec TotalEnergies

En détail, un accord sur des redressements salariaux avait été signé avec deux syndicats majoritaires de TotalEnergies :

  • La Confédération française de l’encadrement – Confédération générale des cadres (CFE-CGC) ;
  • La Confédération française démocratique du travail (CFDT).

Il promet une enveloppe globale d’augmentation des salaires de 7 %, dont :

  • 3,5 % de hausse pour les cadres ;
  • 5 % de crue pour les ouvriers.

À celle-ci s’ajoute une part individuelle qui variera en fonction des employés. Cet accord prévoit par ailleurs une prime d’un mois de salaire de :

  • 3 000 euros au moins ;
  • 6 000 euros au maximum.

La CGT continue à demander 10 % liés à « l’inflation plus le partage » des bénéfices accumulés par TotalEnergies. Soit 5,7 milliards de dollars (5,8 milliards d’euros) pour la seule période entre avril et juin derniers. Eric Sellini, le coordinateur CGT pour l’entreprise pétrolière a affirmé le 17 octobre 2022 que la direction :

Ne semble pas prête à revenir à la table des négociations.

Dans ce contexte, la pénurie de carburant a toujours été constatée la veille. Les statistiques dévoilées dans la soirée du 16 octobre dernier ont même signalé une accentuation du problème. 30,1 % des stations-service étaient jugées en situation délicate à cette date. Cette proportion traduit une évolution de +2,8 points par rapport à celle relevée le 15 octobre 2022.

Les Bourses européennes gardent leur reprise

Dans les premiers échanges du 17 octobre 2022, le rebond des marchés boursiers en Europe s’est maintenu. L’énergie et les services aux collectivités représentent les secteurs qui en ont le plus profité. En parallèle à cette relance, l’on doit néanmoins noter que la volatilité reste importante. La récession risque donc toujours de se produire.

Le 17 octobre 2022, les principaux indices boursiers d’Europe ont affiché des valeurs positives à l’ouverture des marchés. Cette tendance s’explique en grande partie par le compartiment de l’énergie. Ceci en attendant une nouvelle vague de résultats d’entreprises et des déclarations budgétaires venant de l’autre côté de la Manche.

Le Stox 600 a gagné 0,38 %, le FTSEurofirst 300 0,49 % et l’EuroStoxx 50 0,22 %. À Francfort, le Dax a progressé de 0,27 %. Le FTSE 100 a, quant à lui, pris 0,38 % à la bourse londonienne. À Paris, une évolution de +0,26 % a été relevée sur le CAC 40.

Hermès et L’Oréal ont connu un sérieux repli

Dans les valeurs individuelles, la démission de Chris Hill, son directeur général, a fait chuter Hargreaves Lansdown de 7,681 %. En outre, la société de services financiers siégeant à Bristol était ciblée par une plainte relative au fonds Woodford. De l’autre côté du Jura, Credit Suisse s’est octroyé 0,82 %. L’établissement bancaire ayant accepté de payer 495 millions de dollars pour clore une investigation aux États-Unis. En France, LVMH a perdu 0,76 % et L’Oréal 0,72 %. Cependant, la baisse la plus nette a été constatée chez Hermès (-0,82 %). Les plus importantes progressions dans le CAC 40 ont en revanche été enregistrées chez :

  • Airbus : +1,20 % ;
  • Thales : +2,07 % ;
  • Safran : +1,85 %.

Des données qui pourraient intéresser certains consultants en portage salarial dans le secteur de la Bourse. Pour mémoire, cette forme d’emploi se définit comme un dispositif mélangeant freelancing et salariat. Elle confère aux travailleurs indépendants plusieurs avantages comme les congés payés, une assurance chômage… Cependant, ce système leur permet aussi d’éviter les contraintes administratives accompagnant la gestion d’entreprise. Toutes les formalités y afférentes sont confiées à l’établissement d’affiliation.

Parmi les principaux domaines de la cote en Europe, l’une des avancées les plus substantielles a été observée dans :

  • L’énergie : +0,75 % ;
  • Les services aux collectivités : +1,08 %.

Les préoccupations liées au ralentissement économique subsistent

Ces secteurs ont connu ces flambées dans l’attente d’une intensification de la demande de matières premières dans l’Empire du Milieu. Le 17 octobre dernier, la Banque populaire de Chine a renouvelé les prêts à moyen terme arrivant à échéance. Le tout en conservant leur taux d’intérêt au même niveau. Xi Jinping, le président chinois, ayant souligné que la politique économique du pays demeurerait accommodante.

Pour autant, la relance sur les marchés d’actions n’implique pas que les inquiétudes relatives à la récession se soient dissipées. La volatilité demeure en effet significative. L’indice Stoxx 600 a atteint 30,29 points après avoir grimpé de 1,78 %. Outre-Atlantique, le Chicago Board Options Exchange (CBOE) s’est également envolé au-dessus de 32 points. Bank of America a révélé ses résultats trimestriels le 17 octobre dernier, après Wells Fargo, Citigroup et JPMorgan. Johnson & Johnson, Netflix et Tesla devraient publier les leurs dans les prochains jours.

Les informations de Refinitiv prévoient que les gains des entreprises du S&P-500 devraient augmenter de 4,1 % entre juillet et septembre 2022. Une mince évolution comparativement aux 11,1 % affichés en avril-juin 2022. Cette plus faible progression s’explique essentiellement par l’impact de l’inflation.

Des responsables des grandes banques centrales ont souligné le week-end dernier que les taux d’intérêt doivent continuer leur envolée rapide. Cette dernière est nécessaire en dépit du risque de ralentissement de l’économie, ont-ils insisté.

Au Royaume-Uni, les rendements obligataires ont considérablement chuté et la livre sterling a de nouveau flambé le 17 octobre 2022. Ces tendances se sont produites avant la divulgation des mesures fiscales et budgétaires par le nouveau chancelier de l’Échiquier.

Le gouvernement français veut accélérer la refonte du système d’allocation chômage

L’Exécutif prépare une nouvelle réforme de l’indemnisation de l’assurance chômage trois ans après la dernière. Il a ainsi rédigé un document de travail de 25 pages pour révéler ses objectifs dans ce projet. Les idées auxquelles l’État songe pour atteindre ces buts y sont également présentées. Ce document sert de base à la concertation organisée avec les partenaires sociaux.

Les difficultés des entreprises à recruter continuent de s’amplifier en dépit d’un taux de chômage à 7,4 %. Ce problème s’observe dans au moins 59 % des sociétés de services. Dans le secteur de l’industrie manufacturière, cette proportion dépasse même les 67 %. Jamais enregistrés dans le passé, ces niveaux affectent parfois négativement l’activité.

Le gouvernement estime que les explications à ces difficultés résident en partie dans le système d’assurance chômage en France. Ce dernier ne remplirait pas entièrement son rôle. D’après Olivier Dussopt, le ministre du Travail, le modèle s’avère trop protecteur quand la conjoncture s’optimise. Il ne l’est en revanche pas assez quand cette dernière se détériore.

Le système actuel semble mal adapté à la réalité

Pour soutenir ses assertions, le locataire de l’Hôtel du Châtelet a évoqué des statistiques consistantes. En situation de dépression économique, a-t-il dévoilé, la part des chômeurs indemnisables s’élève à seulement 45 %. En période de création d’emplois, elle s’envole en revanche au-dessus des 60 %.

Pour résoudre ce paradoxe, comme le responsable politique qualifie ce dispositif, l’Exécutif prévoit de moduler les règles selon la conjoncture. Un ajustement que les consultants indépendants en portage salarial devraient noter. À rappeler que cette forme d’emploi leur permet de prétendre à une indemnisation en cas de chômage. Des cotisations étant prélevées sur leur rémunération mensuelle.

Un temps, une modulation en fonction des régions avait été suggérée. Cependant, cette idée semble maintenant écartée, sauf pour les territoires ultramarins. Le ministère du Travail souligne en tout cas les défauts de ce mécanisme. Il avance qu’un tel modèle se révèlerait compliqué sur le plan juridique, trop complexe, et :

[…] Risquerait de freiner la mobilité des demandeurs d’emploi.

Pour mener correctement son projet, le gouvernement a lancé une concertation autour de la réforme de l’allocation chômage. Le 17 octobre 2022, les travaux de réflexion ont franchi une étape décisive avec une réunion avec les partenaires sociaux. Deux autres seront programmées d’ici le mois prochain. L’objectif étant de faire appliquer les nouvelles règles dès le début de l’année prochaine, compte tenu de l’urgence du dossier.

Les conditions d’ouverture des droits pourraient évoluer

Pour moduler les règles selon la conjoncture, les discussions devront aborder deux problématiques. L’une d’entre elles concerne le moment auquel les règles s’affermissent. Un sujet dépendant des critères sur la base desquels on qualifiera le marché de porteur ou non. Sur ce plan, quelques propositions ont été avancées :

  • Tenir compte des indicateurs de tensions, tels que les difficultés d’embauche ;
  • Se référer au taux de chômage, qui comprend une part d’aléa, mais qui apparaît comme l’indicateur le plus lisible.

Selon le ministre du Travail, le taux de chômage ne constitue pas nécessairement le meilleur critère, vu sa volatilité. Il a déclaré lors d’une audition à l’Assemblée nationale :

Je crois davantage au ratio entre le nombre d’emplois disponibles et celui des demandeurs d’emploi, ou encore aux tensions sur les recrutements.

Cependant, la plus importante question repose sur la manière dont le gouvernement compte moduler les règles. Une possibilité a déjà été exclue. Alors qu’il veut améliorer le pouvoir d’achat, l’Exécutif écarte toute piste menant vers une diminution du montant des allocations. Il reste deux grandes options :

  • Soit modifier les conditions d’ouverture des droits ;
  • Soit changer la durée maximale d’indemnités, qui varie en fonction de l’âge.

Pour bénéficier de l’assurance chômage, les Français pourraient donc devoir travailler :

  • Soit 7-8 mois sur les deux dernières années ;
  • Soit 6 mois sur 18 mois.

Jusqu’à présent, les aides sont seulement accordées aux personnes ayant travaillé 6 mois sur les 24 derniers mois.

S’agissant de la durée maximale d’indemnités, elle pourrait être réduite à 24-30 mois pour les 55 ans et plus. Les limites dans cette tranche d’âge s’établissent pour l’instant à 24, 30 et 36 mois.

Les cours pétroliers sont repartis à la hausse après un léger reflux

En Europe, les principales places boursières ont ouvert le 17 octobre dernier avec des régressions en vue. Cette situation a notamment concerné l’indice EuroStoxx 50, le FTSE 100… Dans le même temps, le marché des changes a vu le dollar se déprécier face à certaines devises de référence. Enfin, les craintes d’une récession ont influé sur les cours du pétrole.

Sur les marchés financiers européens, les cours du pétrole ont baissé d’environ 6 % le 14 octobre 2022. Alors que l’Opep+ a annoncé une diminution significative de sa production, les inquiétudes d’un ralentissement de l’activité économique ont persisté. Néanmoins, les cours ont remonté le 17 octobre dernier. Le brut américain (WTI, pour West Texas Intermediate) a grimpé à 86,26 dollars (+0,76 %). Le Brent, lui, s’est envolé à 92,37 dollars (+0,81 %).

Concernant les devises, celle des États-Unis a chuté de 0,35 % face à quelques monnaies de référence. Le dollar est toutefois resté fort. Les investisseurs pensent que les taux d’intérêt américains pourraient atteindre un pic de 5 %.

La monnaie européenne gagne de la valeur face au dollar

Le yen s’est échangé à 0,0067 dollar le 17 octobre 2022. La monnaie japonaise a ainsi frôlé le seuil symbolique de 150 yens pour 1 dollar. Cette évolution pourrait pousser la Banque centrale japonaise à réaliser une nouvelle intervention.

La livre sterling s’est de son côté octroyé 0,97 % pour s’établir à 1,1286 dollar. Cette progression survient après deux séances d’affilée de baisse due aux différentes mesures présentées par Londres sur le mini-budget. Un projet de loi de finances dont une partie uniquement du volet fiscal a été invalidé.

L’euro s’est pour sa part apprécié de 0,28 % pour équivaloir à 0,9746 dollar. Tout comme celle des devises précédemment citées, cette augmentation est à retenir pour les consultants en finance en portage salarial.

Sur les taux, le rendement des obligations assimilables du Trésor (OAT) à 10 ans a diminué le 17 octobre dernier. Il est concrètement descendu à 2,913 % après une perte de quatre points. De l’autre côté du Rhin, le rendement du Bund à 10 ans a reculé d’approximativement 6 points, à 2,298 %. Le 14 octobre 2022, il a atteint 2,36 %. Quant à celui des bons du Trésor à 10 ans des États-Unis, il a fini aux environs de 4 %.

La Bourse de Paris a fait face à une prévision de hausse

En matière de Bourse, les principaux marchés d’Europe ont été attendus en repli le 17 octobre dernier, à l’ouverture. Ceci à l’exception de Paris et dans un contexte qui devait être animé une nouvelle fois par :

  • Les publications financières des entreprises après que les grandes banques américaines aient présenté leurs résultats la semaine dernière ;
  • L’évolution de la situation économique.

Les premières données disponibles ont indiqué que l’on avait prévu une baisse de 0,21 % sur l’indice EuroStoxx 50. À Londres, le FTSE 100 devait régresser de 0,23 % et à Francfort, le Dax devait perdre 0,20 %. Le CAC 40 parisien devait en revanche progresser de 0,19 %.

En Asie, le CSI 300 s’est affaibli de 0,07 % en Chine. Le SSE Composite de Shanghai a cédé 0,35 %. La place boursière de Tokyo, elle, a vu l’indice Topix diminuer à 1 879,56 points (-0,98 %). Le Nikkei, moins large, s’est de son côté écroulé à 26 775,79 points (-1,16 %).

À New York, la Bourse s’est clôturée le 14 octobre 2022, toujours inquiétée par le risque de ralentissement économique. Tant la Réserve fédérale américaine a resserré sa politique monétaire pour remédier à des poussées inflationnistes continues. L’indice Nasdaq Composite a fini à 10 321,388 points (-3,08 %). Le S&P-500 a reculé à 3 583,07 points (-2,37 %). Enfin, le Dow Jones, plus étroit, a dévissé à 29 634,83 points (-1,34 %).

Les essais des EATT et des contrats tremplin en CDD ont été prolongés

Les contrats à durée déterminée dits « tremplins » et les entreprises adaptées de travail temporaire ont été créés en 2018. Ils sont voués à accompagner les actifs en situation de handicap dans leur insertion professionnelle. La clôture de leur expérimentation, qui a été initialement fixée à la fin de cette année, vient d’être différée.

Le 5 septembre 2018, le Parlement adoptait la loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel ». Ce texte instaurait à titre d’expérimentation deux nouveaux systèmes en matière d’emploi. Sont alors nés les CDD (contrats à durée déterminée) « tremplin » et les EATT (entreprises adaptées de travail temporaire).

Présenté le 26 septembre 2022, le projet de loi de finances pour l’année prochaine reconduit ces dispositifs d’une année. Ils ne disparaîtront donc finalement qu’au 31 décembre 2023. Le gouvernement a pris cette décision à cause de la pandémie de Covid-19. Cette circonstance a engendré des effets nuisibles à l’activité économique et a compromis le pilotage des tests.

Améliorer la mobilité professionnelle des travailleurs handicapés

En 2018, dans le cadre d’un essai, les entreprises adaptées agrémentées peuvent, depuis le mois de novembre, faire appel au CDD tremplin. Ceci concerne les travailleurs en situation de handicap volontaires qui :

  • Courent le risque de perdre leur emploi ;
  • Sont éloignés du lieu de travail.

Le but de cette expérience est de soutenir la continuité de leur activité professionnelle en les redirigeant vers d’autres employeurs. Dans cette optique, une des solutions envisageables pour ces personnes consiste à devenir freelance en portage salarial. Ce statut leur permet de devenir indépendants tout en gardant les avantages du salariat.

Le CDD tremplin peut être conclu pour 4 à 24 mois, sauf cas exceptionnels disposés par le texte de  loi. Ainsi, l’État accorde à l’entreprise adaptée une participation salariale forfaitaire pour chaque recrutement dans ce dispositif. Celle-ci comprend, d’une part, un montant socle, défini annuellement par arrêté selon la revalorisation du salaire minimum de croissance (SMIC). D’autre part, elle comporte un montant modulé, de 0 % à 10 %. Celui-ci est fixé par le préfet de région sur la base de différents critères, dont :

  • Résultats observés au terme de la période de travail dans l’entreprise adaptée ;
  • Actions d’assistance déployées ;
  • Profils des travailleurs recrutés ;

Pour cette année, le montant socle s’élève à 11 082 euros par travailleur à temps plein accompagné. À Mayotte, il s’établit à 8 365 euros. Ce montant varie en fonction du temps de travail assimilé ou effectif.

L’entreprise adaptée peut obtenir une aide minorée si le travailleur handicapé est placé en arrêt de travail dû à :

  • Une maladie ;
  • Un accident.

Ce subside équivaut à 30 % du SMIC/heure. Son versement est conditionné par le maintien du salaire de l’employé

Favoriser l’acquisition d’expérience par les travailleurs handicapés

Les entreprises adaptées peuvent depuis le 26 avril 2019 devenir EATT dans le cadre d’un test. Cette structure sert à placer au cours de missions d’intérimaires des travailleurs qualifiés d’handicapés dans d’autres entreprises :

  • Ordinaires ou adaptées ;
  • Du secteur privé ou public.

Les collaborateurs intérimaires doivent être composés intégralement de travailleurs handicapés pour que l’entreprise soit reconnue comme EATT.

Cette dernière doit soutenir une insertion durable des travailleurs handicapés inactifs ou risquant de le devenir dans l’univers de l’emploi. Ceci se fera par le biais de l’institution d’un accompagnement professionnel et social :

  • En période d’intermission ;
  • Tout au long du contrat de mission.

Ces contrats serviront à aider le travailleur en situation de handicap à obtenir une expérience professionnelle. Ils doivent également lui permettre d’acquérir une qualification à l’issue d’un parcours d’accompagnement individualisé. Leur finalité est de favoriser l’accès de ces professionnels à un emploi à long terme.

Pour chaque recrutement, l’EATT se voit verser un subside de la part de l’État. Cette aide est révisée tous les ans selon le SMIC. Pour 2022, elle s’établit à 4 711 euros par poste de travail occupé à temps plein. À Mayotte, le montant baisse à 3 556 euros. Cette somme varie selon le temps de travail assimilé ou effectif.

Les CDD tremplin et les EATT ont été créés pour appuyer l’emploi des actifs handicapés. Ces personnes ont un taux de chômage de plus de deux fois celui des personnes valides.

Neeva ambitionne de changer la recherche en ligne

Amorcé par d’anciens salariés de Google, Neeva se présente comme une nouvelle alternative à ce moteur de recherche historique. Cette société offre aux internautes un abonnement payant. Ce dernier leur permet d’assurer que leurs informations personnelles restent confidentielles durant leur navigation en ligne. Ce service vient d’être lancé dans quelques pays européens.

En 2021, l’ancien vice-président de YouTube Monetization, Vivek Raghunathan, et Sridhar Ramaswamy, ancien vice-président chez Google Ads, ont inventé Neeva. Un moteur de recherche sans publicité et considéré comme plus respectueux de la vie privée de ses usagers.

D’après l’ancien cadre supérieur chez la firme de Mountain View, la navigation sur Google est davantage critiquée. Les utilisateurs déploreraient son encombrement et les suggestions démesurées qui constituaient en réalité des publicités payantes.

Sridhar Ramaswamy a également déclaré que l’entreprise américaine menait des pratiques anticoncurrentielles en matière de recherche. Elle aurait notamment menacé de quitter l’Australie en réaction aux nouvelles lois qui l’astreindraient à payer pour des extraits d’informations.

L’entreprise veut instaurer une nouvelle approche

L’ingénieur a par ailleurs souligné que l’Internet publicitaire a occasionné des incitations extrêmement mal organisées qui ont :

[…] Renforcé les monopoles des grandes entreprises technologiques et les annonceurs tout en exploitant la vie privée et les données personnelles des utilisateurs.

Il a ainsi annoncé que le moment est venu de générer une nouvelle vision de la recherche. Cette approche mettrait les usagers au centre de cette dernière, a précisé l’entrepreneur.

Dans ce cadre, un journaliste a effectué une recherche ciblant le mot clé « migraine » sur Neeva et Google. Il a alors remarqué que la première page des résultats s’avérait relativement similaire chez les deux opérateurs. Elle présente des liens vers des données factuelles et des articles d’actualité.

La dissemblance devient en revanche plus distincte avec une marque. Lorsque le journaliste a tenté de trouver « BMW », Neeva et Google avaient affiché :

  • L’entrée Wikipédia ;
  • Des liens vers le site Internet du fabricant automobile.

Le second ajoute ensuite des liens vers des concessionnaires de véhicules d’occasion, des flux de médias sociaux et une carte. Son homologue se limite, quant à lui, à des pages officielles du géant allemand. Google fournit incontestablement davantage de diversité, mais il incite aussi manifestement à s’offrir une voiture.

Pour voir plus de différences entre ces deux moteurs de recherche, viser d’autres motsclés pourrait être intéressant. L’on proposera par exemple de le découvrir lors de la recherche d’entreprise de portage salarial telle que CEGELEM.

Le moteur de recherche est déjà disponible en France

Dans la création de Neeva, Vivek Raghunathan et Sridhar Ramaswamy ont été assistés par :

  • L’ancien vice-président principal de Google Search, Bill Coughran ;
  • L’ancienne présidente de Google pour les États-Unis, Margo Georgiadis.

Cet opérateur propose concrètement de souscrire un abonnement payant pour se débarrasser des cookies trop désagréables. Les publicités sont, quant à elles, remplacées entièrement par des recommandations d’experts fondées sur l’activité de l’usager. Neeva promet par ailleurs de ne communiquer aucune information à d’autres sociétés.

Les clients de l’entreprise peuvent en outre personnaliser leurs configurations selon les sites. Ils ont également la possibilité de connecter leur compte Google, Github, Dropbox, Office et Slack à la plateforme. Ceci pour réaliser des recherches par leur intermédiaire. Ses dirigeants vantent que Neeva apporte un niveau élevé de personnalisation dans ses recherches, en supprimant les contenus publicitaires invasifs.

Pour les internautes intéressés par ce service, la firme américaine s’apprête à débarquer sur le Vieux Continent. Elle n’a pas encore déployé de quartier général européen officiel. Cependant, la société a ouvert le 6 octobre dernier ses bureaux en Allemagne, dans l’Hexagone et en Grande-Bretagne. L’Europe représente probablement une première phase évidente pour les projets d’expansion inauguraux de l’entreprise. Ceci à cause des nombreuses plaintes pour abus de position dominante visant Google. Les législateurs ciblant tout, de son emprise sur le marché de l’e-publicité au e-commerce en passant par Android.

Les États-Unis adoptent un décret relatif aux transits de données vers et depuis l’UE

La Maison Blanche a officialisé le 7 octobre 2022 l’adoption d’un décret protégeant l’échange d’informations entre l’Europe et les États-Unis. Ce texte pose un nouveau cadre consolidant les protections de la vie privée des citoyens des chaque côté de l’Atlantique. Il impose à la communauté américaine du renseignement de mettre ses procédures et politiques en adéquation avec les nouvelles règles.

Instaurer un nouveau cadre qui servira à améliorer la sécurisation des échanges de données transatlantiques. C’est l’objet d’un décret que Joe Biden, le président des États-Unis, a signé au début de ce mois. Ce texte réglementaire somme les organismes américains dédiés au renseignement d’actualiser leurs procédures et politiques. Il rend effectif le renforcement de la protection de la vie privée en instaurant un cadre juridique.

L’administration Biden s’adresse par ailleurs au Conseil de surveillance de la protection des libertés civiles et de la vie privée. Elle lui ordonne de vérifier ces mises à jour et d’effectuer un contrôle tous les ans.

Combler la lacune due à l’annulation du Privacy Shield

Ce nouveau décret concerne notamment les consultants IT français menant des missions pour des entreprises basées aux États-Unis. La secrétaire d’État américain au commerce, Gina Raimondo, explique que la finalité du texte est de :

[…] Renforcer les garanties en matière de vie privée et de libertés civiles, ce qui garantira la confidentialité des données personnelles des citoyens de l’Union européenne.

Le cadre établi par ce dispositif réglementaire vise à résoudre un manque notable dans la sécurisation des flux d’informations transatlantiques. La Cour de justice européenne (CJUE) avait en effet abrogé en 2020 le Privacy Shield, le traité régissant ces échanges. Cette décision avait provoqué un certain vide juridique pour les milliers d’entreprises, grandes ou petites, des deux continents. Ces acteurs économiques comptaient sur cet accord pour réglementer le partage d’informations commerciales.

Le secrétaire d’État américain au commerce d’alors, Wilbur Ross, avait exprimé à l’époque sa déception face à cette invalidation. Il avait déclaré que les États-Unis :

[…] Nous resterons en contact étroit avec la Commission européenne et le Conseil européen de protection des données sur cette question. […]

Un tribunal indépendant est créé pour statuer sur les éventuels litiges

Il avait ajouté qu’ils espéraient pouvoir modérer les répercussions négatives sur la coopération économique entre l’Union européenne et son pays. Et de poursuivre que cette relation, d’une valeur de 7 100 milliards de dollars, détient une importance vitale pour :

  • Les États américains et européens ;
  • Les entreprises et les citoyens des deux parties.

Le responsable politique avait conclu que les transferts de données sont indispensables aussi bien pour les entreprises technologiques que :

[…] Pour les entreprises de toutes tailles et de tous les secteurs.

Une première solution au problème semble avoir été trouvée début octobre 2022. Avec ce nouveau décret, les citoyens européens pourront concrètement réclamer une compensation auprès d’un tribunal indépendant en cas de préjudice. Cet organe de régulation sera formé de membres extérieurs à l’Exécutif américain. Le texte indique qu’il possèdera toute autorité pour trancher sur les différends et imposer des mesures correctives si besoin.

Une étape au niveau du bureau du directeur du renseignement national précède cependant le recours à cette option. L’officier de protection des libertés civiles au sein de cette instance dirigera d’abord une investigation initiale sur les requêtes déposées.

Les magasins d’applications mobiles renferment beaucoup de programmes malveillants

Depuis le début de cette année, un nombre important de personnes ont installé des applications malveillantes sur leur téléphone, selon Meta. Ces programmes, qui se répandent de plus en plus, ont été téléchargés depuis les magasins d’applications pour Android et iOS. Ils se font passer pour certains types de service pour échapper à la prudence du public.

L’App Store et le Google Play Store grouillent d’applications malveillantes. Le groupe Meta (anciennement Facebook) en a identifié 400 depuis janvier 2022, d’après son communiqué du 7 octobre dernier. La firme a exposé que ces programmes ont été conçus pour avoir accès aux logins de connexion Facebook de leurs usagers. Un million d’individus se seraient déjà fait piéger.

Les applications reconnues comme malveillantes ont déjà été supprimées des magasins d’applications d’iOS et d’Android. Le géant des réseaux sociaux, Meta, incite cependant chacun à faire preuve de vigilance en dépit de cette mesure. Il a ainsi livré quelques bonnes pratiques à observer afin de mieux assurer sa sécurité.

Certains réflexes sont à adopter pour diminuer les risques de piratages

Les usagers ayant communiqué leurs données personnelles avec ces programmes n’ont pas forcément été visés par une cyberattaque. Le directeur des équipes de cybersécurité de Meta, David Agranovich, le souligne. Néanmoins, le suivi de bons réflexes s’impose afin de réduire le plus possible les risques. La maison mère de Facebook et d’Instagram a notamment conseillé de changer régulièrement son mot de passe. Ce dernier ne doit de surcroît être utilisé qu’une seule fois, a-t-elle indiqué.

L’entreprise californienne a également déclaré que ses équipes s’évertuent à empêcher la distribution de ces applications malveillantes au grand public. Elle a en revanche affirmé que certaines d’entre elles :

[…] Échappent à [leur] surveillance et se retrouvent dans les magasins d’applications.

D’où la nécessité d’être en permanence sur ses gardes. Meta a ainsi émis quelques préconisations, qui concernent notamment les travailleurs en portage salarial, pour se protéger des tentatives d’hameçonnage. La méthode sur lequel les cybercriminels s’appuient pour voler des informations personnelles. Le groupe de Menlo Park évoque trois éléments permettant de détecter les programmes malveillants :

  • L’accès aux fonctionnalités proposées exclusivement en passant par la connexion à travers un réseau social ;
  • Les retours négatifs, généralement cachés sous de faux commentaires élogieux ;
  • L’impératif de saisir des logins d’un réseau social, peu importe lequel, pour se connecter.

Des applications créées pour voler le plus d’informations possible

David Agranovich a soutenu que ces applications indésirables visent carrément à recueillir le maximum de données sensibles possible. Il a ajouté que les programmeurs qui les ont créées voudraient récupérer plus que des logins Facebook. Selon ses propos, relayés par Le Monde, ceux-ci appliquent un ciblage plus ou moins indifférencié.

Concernant leur fonctionnement, ces applications malveillantes sont présentées sous la forme :

  • De mode de vie : 4,4 %
  • De Réseau privé virtuel (VPN) : 11,7 % d’entre elles ;
  • De Jeux : 11,7 % ;
  • D’utilitaire pour smartphone : 14,1 % ;
  • D’utilitaire commercial : 15,4 % ;
  • D’éditeurs de photos : 42,6 %.

Leurs éditeurs parviennent de cette manière à duper les propriétaires de smartphone. Selon Meta, les cybercriminels ont compris la popularité de ce type de programmes :

Ils utilisent ces thèmes pour tromper les gens et dérober leurs comptes et leurs informations.

Le programme, une fois installé, invite les usagers à se connecter avec leurs logins Facebook pour profiter des fonctionnalités proposées. David Agranovich a lancé que plusieurs applications n’accordent qu’un faible nombre ou pas de s avant la connexion, et :

[…] La plupart n’en offrent pas, non plus, après s’être connectées.

Il a en conséquence appelé les usagers à faire preuve de prudence face à un service promettant des fonctionnalités irréalisables. Pareil lorsqu’on se trouve devant une application qui requiert des identifiants sans motif valable.