C# gagne en popularité et pourra bientôt détrôner Java

Le classement des langages de programmation informatique, réalisé sur la base de l’index TIOBE, vient de sortir. Il met Python une nouvelle fois en tête, suivi de C et Java. Ce dernier tend toutefois à perdre sa notoriété alors que d’autres langages comme C# progressent. Si son évolution se poursuit, Java pourra être devancé par C++, ou même C#.

L’indice TIOBE est utilisé pour mesurer la popularité des langages de programmation informatique existants. Un classement est ensuite établi suivant le score obtenu par chacun d’eux. La dernière évaluation date de mai 2022 et confirme la forte notoriété dont bénéficie Python. Certains tendent en revanche à perdre progressivement leur réputation. C’est le cas de Java dont le score témoigne d’un recul. En parallèle, C# et C++ attirent davantage d’utilisateurs. Ces derniers deviennent ainsi les principaux concurrents de Java et peuvent prendre sa place s’ils continuent de se développer. Ce gain en popularité s’explique en partie par les améliorations réalisées, notamment pour C#.

Une progression de 1,98 % pour C#

Le classement TIOBE est obtenu en s’appuyant sur la popularité des langages de programmation informatique sur les moteurs de recherche. Plusieurs plateformes sont prises en compte à l’instar de Wikipédia, YouTube, Baidu, Bing, ou Google.

Un score est ensuite attribué à chacun d’eux en fonction des données recensées. Le classement ne prétend cependant pas donner une liste des meilleurs langages de programmation. Il s’intéresse uniquement à leur fréquence d’utilisation par les experts des technologies informatiques, consultant IT et développeur.

Suivant ce critère, Python arrive en tête et demeure à ce jour le langage le plus utilisé. Le Top 3 est complété par C et Java. Si Python progresse, ces deux derniers tendent toutefois à perdre leur notoriété. L’index TIOBE de mai 2022 fait part d’un recul de 1,80 % pour le premier et 0,74 % pour le second. En parallèle, C# et C++ séduisent de plus en plus de développeurs.

La progression est de 0,86 % pour Python au cours des douze derniers mois. Celui-ci affiche un score de 12,74 %. C++, qui arrive en quatrième position, gagne 1,01 %. Il obtient ainsi un score de 8,83 %. À la cinquième place se trouve C# avec 6,39 %. Ce dernier a réalisé une avancée notable, bénéficiant d’une augmentation de 1,98 % de son indice de popularité.

D’autres langages de plus en plus plébiscités

D’autres évolutions remarquables sont aussi mises en avant dans le classement. C’est le cas pour :

● Delphi/Object Pascal qui est passé de la 17ème à la 11ème place ;

● Swift ayant quitté sa 18ème place pour évoluer à la 12ème ;

● Objective C qui a atteint la 16ème place alors qu’il était à la 21ème auparavant ;

● Lua qui a échangé sa 31ème place contre la 18ème position.

Inversement, Ruby et MATLAB subissent une baisse de ses performances. Le premier a reculé à la 19ème place alors qu’il était à la 11ème avant. MATLAB est, pour sa part, 20ème du classement après avoir quitté sa 15ème place.

D’un point de vue général, le Top 10 se présente comme suit :

1. Python ;

2. C ;

3. Java ;

4. C++ ;

5. C# ;

6. Visual Basic ;

7. JavaScript ;

8. Assembly language ;

9. SQL ;

10. PHP.

C# affiche la meilleure augmentation de ce classement de mai 2022. Pour rappel, il indique une progression annuelle, de mai 2021 à mai 2022. D’après les informations avancées, C# fait aujourd’hui partie des langages les plus matures, s’intégrant à plusieurs solutions de programmation modernes. Son point faible résidait jusqu’alors dans le support Linux, mais des améliorations ont été réalisées au cours des dernières années.

 

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Mandataire immobilier : Définition et missions du métier

Le métier de mandataire immobilier se développe rapidement ces dernières années. S’il s’apparente souvent au métier d’agent immobilier, il s’en distingue par son statut.

Le mandataire immobilier désigne un professionnel apte à réaliser des ventes immobilières auprès des particuliers. Il peut exercer son activité de façon autonome de n’importe quel endroit.

Qu’est-ce qu’un mandataire immobilier ? Quel est son rôle et quelles sont ses missions ? Comment devenir mandataire immobilier indépendant ? Nous répondons à toutes ces questions dans cet article.

Mandataire immobilier et agent immobilier : comprendre les différences

Le mandataire immobilier n’est pas un agent immobilier. En effet, ces deux métiers sont très souvent confondus dans le langage courant mais il est important de comprendre qu’il existe des différences de conditions de travail pour chacun de ces métiers :

● L’agent immobilier : C’est une profession réglementée par la loi Hoguet du 2 juillet 1970.

L’agent immobilier est un professionnel qualifié qui détient une carte professionnelle nommée Carte T.

Il est amené à travailler seul ou à employer des négociateurs, salariés ou des agents commerciaux.

● Le mandataire immobilier : C’est un professionnel indépendant de la catégorie des agents commerciaux qui ne détient pas la carte professionnelle T.

Il est lié par un contrat de mandat à un agent immobilier qui est titulaire de la Carte T ou à un réseau d’agence immobilière.

Étant agent commercial, il est tenu de s’inscrire au RSAC (registre spécial des agents commerciaux).

Le cadre légal de l’activité de mandataire immobilier

Le Code de commerce prévoit les dispositions relatives au statut des agents commerciaux dont fait partie le mandataire immobilier (articles L. 134-1 à L. 134-17 et art. R. 134-1 à R. 134-17 Code de commerce).

En outre, la loi Alur prévoit les conditions obligatoires à l’exercice de l’activité du mandataire immobilier :

● Le mandataire immobilier ne doit pas recevoir et détenir les fonds des clients tels que les sommes d’argent déposées au moment de la conclusion du compromis de vente.

● Le mandataire immobilier doit suivre une formation continue portant sur différents domaines du métier de mandataire immobilier (formation loi Alur obligatoire depuis le 1er janvier 2021).

● Le mandataire immobilier n’est pas autorisé à donner des consultations juridiques ou rédiger des actes sous seing privé à l’exception de mandats conclus au profit du titulaire de la carte T.

● Le mandataire immobilier à l’obligation de souscrire à une assurance de responsabilité civile.

● Le mandataire immobilier ne peut pas assurer la direction d’un établissement, d’une succursale, d’une agence ou d’un bureau pour le compte du mandant.

● Le mandataire immobilier doit s’inscrire au registre spécial des agents commerciaux (RSAC). Le mandataire immobilier qui exerce sous le statut d’auto-entrepreneur doit également s’inscrire auprès du CFE (Centre de formalités des entreprises) dont il dépend.

● Les mandataires immobiliers collaborateurs d’agent immobilier, administrateur ou syndic, ont l’obligation de demander une carte “Attestation de collaborateur immobilier ” à la Chambre de Commerce et d’industrie sur attestation délivrée par le titulaire de la carte professionnelle T.

Quelles sont les spécificités d’un mandataire immobilier indépendant ?

Un mandataire immobilier est un agent commercial indépendant. Il est l’intermédiaire entre le vendeur et l’acquéreur.

Il peut exercer son activité sous 2 statuts juridiques différents :

1. Le régime de la micro-entreprise :

il s’agit d’un régime juridique simplifiant la sociale et fiscale de l’auto-entrepreneur. Le mandataire immobilier doit s’inscrire au greffe du Tribunal de commerce afin d’obtenir un numéro d’immatriculation au RSAC (Registre Spécial des Agents Commerciaux).

2. Le mandataire immobilier a un statut d’auto-entrepreneur :

Le mandataire indépendant peut exercer son activité dans le cadre d’une EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limités) ou bien d’une SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle).

Dans ce cas, le mandataire immobilier doit effectuer les démarches afin d’immatriculer la société au RCS (Registre du Commerce et des Sociétés). L’avantage de ces structures réside notamment dans le fait que le mandataire immobilier n’est pas limité en chiffre d’affaires.

Focus sur le rôle et les missions du mandataire immobilier

Le rôle du mandataire immobilier est le même que celui d’une agence immobilière. Il est au cœur de la mise en relation entre le vendeur et l’acquéreur. Il négocie et conclut les transactions immobilières de biens individuels ou en copropriété.

Concrètement, il utilise différents canaux afin de faciliter la mise en relation entre le vendeur et l’acquéreur.

Il exploite différents supports tels que :

● Les réseaux sociaux

● Les publications / annonces dans la presse

● Les publications / annonces sur internet.

En outre, le mandataire immobilier est chargé de suivre les dossiers des acquéreurs et rédiger des documents administratifs comme le bail ou le bon de visite.

Parmi les nombreuses missions qu’il réalise, le mandataire immobilier doit :

● Proposer les biens mis en vente aux acquéreurs ;

● Faire les visites immobilières ;

● Participer aux négociations entre les parties ;

● Réaliser les formalités administratives et commerciales propres à la vente ;

● Apporter son conseil et son expertise aux parties pour la transaction ;

● Rechercher de nouveaux mandats ;

● Réaliser des estimations de biens ;

● Réaliser le descriptif technique des biens et le dossier commercial pour la mise en vente ;

● Accompagner et coordonner la signature du compromis de vente et de l’acte authentique.

En revanche, le mandataire immobilier n’est pas habilité à :

● rédiger les compromis de vente ;

● rédiger tout autre documents réservés aux notaires ;

● rédiger les documents réservés aux titulaire de la carte T ;

Les atouts d’un mandataire immobilier

Faire appel à un mandataire immobilier dans le cadre d’un achat immobilier au lieu d’un agent immobilier peut avoir plusieurs avantages. Dans un premier temps, les frais et les commissions peuvent être réduits lorsque le mandataire exerce son activité sous le statut d’auto-entrepreneur.

Ensuite, un mandataire immobilier peut avoir un portefeuille de biens immobiliers plus large à proposer aux acquéreurs car un agent immobilier est limité par le portefeuille de son agence.

Par ailleurs, le mandataire immobilier dispose le plus souvent d’un vaste réseau professionnel lui permettant de faire intervenir différents spécialistes et experts au service des attentes des acquéreurs.

Enfin, le mandataire immobilier apporte une visibilité bienvenue au parties du compromis de vente car il est l’unique interlocuteur durant tout le processus de vente.

Le secteur de la restauration souffre d’une pénurie de main-d’œuvre en France

Le pizzaiolo du restaurant Le Prose à La Grande Motte a quitté son poste le 17 mai 2022. Pour préparer son départ, le patron de l’établissement et sa femme ont alors publié une annonce d’emploi sur différentes plateformes. Cependant, pour trouver un remplaçant à leur actuel salarié, ils ont dû émettre une nouvelle offre sur les réseaux sociaux.

La crise liée au Covid-19 a provoqué une insécurité dans le secteur de la restauration. Un phénomène qui pèse sur beaucoup d’entreprises, dont celle du Prose localisé dans l’Hérault, à La Grande Motte. Le propriétaire de ce restaurant, Joris Bauchais, avance qu’en conséquence, la filière a été désertée par la main-d’œuvre.

Étant à la recherche de pizzaiolo, il n’a reçu aucune candidature durant trois semaines, dévoile France 3 Occitanie. Pourtant, une offre d’emploi a été publiée sur la plateforme Indeed et sur les médias sociaux. Il lui a fallu rehausser la rémunération proposée, de 20 %, pour recevoir 400 réponses.

Les employés deviennent de plus en plus exigeants

Après cette étude des dossiers, quatre cuisiniers chevronnés ont passé un test. Joris Bauchais et sa femme n’auront alors plus qu’à sélectionner le postulant qui leur convient le plus. Ceci avant le 17 mai prochain, date à laquelle leur ancien pizzaiolo quittera Le Prose.

Toutefois, la revalorisation salariale ne constitue pas l’unique problème, souligne le propriétaire du restaurant. Il met également l’accent sur les nouvelles exigences des employés. Les conditions de travail ont en effet subi une transformation, tant ces derniers veulent profiter du :

Plaisir d’être chez soi le soir en famille.

Détenant un deuxième restaurant moins grand, le responsable compte 24 employés au Prose, qui sert en moyenne :

● 80 couverts le soir ;

● 50 le midi.

Par ailleurs, il doit aussi gérer l’attente des consommateurs. D’après lui, ceux-ci demandent toujours la qualité, mais ne veulent pas recevoir une note salée pour mieux rémunérer les employés. Relativement à ces derniers, il est possible pour certains d’entre eux de devenir salarié porté et d’obtenir une meilleure rétribution. Pour estimer leur paye avec ce statut, il est conseillé de procéder à une simulation portage salarial.

Le Prose a failli arrêter de proposer de la pizza durant l’été 2022

En outre, Joris Bauchais déplore le problème de :

Mise en relation entre ceux qui cherchent un travail et ceux qui en proposent.

Sur Facebook et Instagram, il déclarait avant la postulation des 400 pizzaiolos susmentionnés :

Bon et bien cet été, nous n’aurons visiblement pas de pizzas… Même un CDI à 2.400 € net mensuel + l’intégralité des heures réglées, 2 jours de repos + logement. Nous n’avons même pas une candidature sérieuse, c’est décourageant.

Son offre était partagée au moins 5 300 sur Facebook en trois jours. Pour lui, les nombreuses candidatures reçues ont donc surpris. Le patron restaurateur affirme à France 3 Occitanie qu’il n’aurait jamais pensé arriver à ce revirement. Étonnés, lui et sa femme ne sont même pas parvenus à répondre à chacun des appels par téléphone, raconte Joris Bauchais.

La crise sanitaire a augmenté l’envie des Français de changer de métier

C’est une étude réalisée par les plateformes HelloWork et MaFormation qui ont effectué ce constat. La majorité des personnes interrogées indiquent vouloir entamer une reconversion professionnelle, poussées par la crise sanitaire. Les métiers de l’informatique ou des ressources humaines sont plébiscités dans ce cadre. La plupart de ceux qui se sont lancés se sont appuyés sur une formation en rapport avec leur future activité.

Les raisons d’une reconversion professionnelle sont multiples. Certains Français ont changé de métier car ils avaient des difficultés à trouver un poste adapté à leur formation. Pour d’autres, ce choix a été fait parce qu’ils ne s’épanouissaient pas dans leur travail. Cette envie de changer de vie, et notamment de métier, a d’ailleurs été alimenté par la crise sanitaire. La quasi-totalité des personnes interrogées par HelloWork et MaFormation a ainsi fait part de leur souhait de se lancer. Ceci n’est cependant pas nouveau pour certains, sachant qu’une partie des répondants avoue avoir déjà exercé plusieurs métiers. La plupart ont suivi une formation pour pouvoir maîtriser leur nouvelle activité.

Un large choix de programmes de formation

L’artisanat, l’informatique et les ressources humaines sont les trois secteurs qui attirent le plus dans le cadre d’une reconversion. 15 % des personnes souhaitant changer de métier se sont orientés vers l’artisanat. La proportion est identique, à 14 %, pour l’informatique et les ressources humaines. Vient ensuite le métier du commerce, qui séduit 13 % des actifs en reconversion. Puis celui du secrétariat et les métiers de l’administration qui ont attiré 11 % d’entre eux.

L’étude souligne que presque 50 % des professionnels envisageant de se reconvertir connaissent exactement le métier qui les intéresse. 75 % ont suivi une formation. Pour 27 % d’entre eux, elle a été financée avec des moyens personnels. 30 % ont recours au dispositif mis en place par Pôle Emploi, 15 % utilisent leur Compte personnel de formation (CPF). 8 % choisissent l’alternance tandis que 20 % déploient des dispositifs autres que ceux cités.

Le portage salarial représente une autre solution. Il permet en effet de devenir indépendant tout en bénéficiant de couvertures sociales identiques à celles d’un salarié. Il est aussi possible de préserver les allocations chômage parallèlement à un contrat signé en tant que salarié porté.

Les modalités de formations sont nombreuses pour les actifs qui envisagent une reconversion professionnelle. Ils ont le choix entre :

● Une formation continue ;

● Une formation à distance ;

● Une formation en alternance ;

● Une formation sans diplôme.

70 % ont opté pour une formation en présentiel. L’étude dénote également le développement du blended learning. Ce dernier associe formation à distance et en présentiel. 3 personnes sur 10 apprécient cette forme d’apprentissage.

Un projet qu’il faut bien étudier au préalable

Pour 48 % des sondés, la décision a été motivée par une envie de faire de nouvelles expériences. 47 % sont à la recherche d’un métier qui a du sens. 45 % sont en quête d’une activité qui permet de trouver une stabilité entre vie personnelle et professionnelle.

L’absence d’une circonstance d’évolution dans leur profession a été l’élément déclencheur pour 24 % d’entre eux. 19 % souhaitent une meilleure rémunération. Il arrive par ailleurs qu’un individu peine à avoir un travail qui est en adéquation avec sa formation initiale. Il choisit ainsi de s’orienter vers d’autres secteurs. C’est le cas pour 17 % des participants à l’enquête.

Sur l’ensemble des personnes sondées, 61 % ont changé de métier une seule fois. 39 % avouent cependant l’avoir déjà fait à plusieurs reprises. Pour 45 %, il s’agit d’un projet mené sur le court terme. 42 % d’entre elles indiquent que le processus est loin d’être facile. D’ailleurs, pour environ un tiers, la reconversion a pris entre six mois et un an. Cela inclut le temps utilisé pour y réfléchir et se former. Ils sont toutefois satisfaits des décisions prises à 70 %. Dans 32 % des cas, la personne a dû déménager, en dehors de sa région pour 19 % d’entre elles.

Ils sont 96 % à avoir souligné leur envie de changement suite à la crise sanitaire. Le projet n’est pourtant pas sans conséquence et nécessite mûre réflexion. 35 % des répondants soutiennent que leur décision fait suite à une envie qu’ils ressentaient depuis un certain temps

L’Assurtech Alan valorisée de 183 millions d’euros à la suite d’une levée de fonds

La levée de fonds a été réalisée avec l’aide de Teachers’ Venture Growth (TGV). Parmi les investisseurs, on retrouve également une partie de ceux qui ont participé auparavant à cet événement. Les nouveaux financeurs sont également nombreux. Le co-fondateur de la start-up se réjouit d’ailleurs de pouvoir garder leur confiance.

Spécialisée dans l’assurance santé, Alan fait partie de ces start-ups qui ont aujourd’hui le statut de licorne. Elle ne compte pas cependant rester sur ses acquis et travaille sur plusieurs projets de développement. L’objectif est de devenir une référence sur le marché européen. Une levée de fonds a été réalisée dans ce sens qui lui a permis de collecter 183 millions d’euros. Grâce à la somme nouvellement réunie, l’entreprise dispose d’un capital de plus de 2 milliards d’euros. Le fonds obtenu devrait servir pour mener son extension à travers l’Europe. Alan vise en effet les millions d’utilisateurs et souhaite parvenir à une rentabilité.

3 millions de membres d’ici 2025

Être une référence dans le secteur du bien-être mental et faciliter l’accès aux services de soins. Telles sont les ambitions affichées par Alan pour son marché en Europe. Pour cela, la start-up envisage de lancer des solutions conçues sur-mesure.

Avec ses offres d’assurance, qui conviennent d’ailleurs pour une mutuelle portage salarial, elle est aujourd’hui présente dans trois pays. Il s’agit de la France, de l’Espagne et de la Belgique. Le fonds récemment réuni est prévu d’être investi pour promouvoir son service dans les deux derniers pays.

L’entreprise se fixe un objectif d’atteindre trois millions de clients à l’horizon 2025. Elle en compte 300 000 à ce jour. Son équipe devrait être renforcée dans ce cadre. 500 personnes travaillent actuellement pour l’Assurtech française, mais le recrutement de 1 000 nouveaux salariés est prévu. Elle vise également la rentabilité sachant qu’elle génère un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros par an à l’heure actuelle.

Une longue liste d’investisseurs

La somme issue de la dernière levée de fonds permet à Alan de disposer d’un capital de 2,7 milliards d’euros. Pour rappel, l’Assurtech, lancée en 2016, a obtenu son statut de licorne il y a un an. Cette désignation est réservée aux entreprises qui possèdent un capital de plus d’un milliard de dollars. Elle avait mené une opération identique à l’époque, avec la même structure, Teachers’ Venture Growth. Il s’agit d’une filiale d’Ontario Teachers’ Pension Plan, un groupe canadien spécialisé dans les fonds de pension.

La start-up française a cette fois-ci réalisé une levée de fonds en série E. Elle a vu la participation de certains des anciens investisseurs. De nouveaux acteurs y ont également contribué. La liste inclut entre autres Temasek, Exor, Ribbit Capital, Index ou Dragoneer.

Le co-fondateur de la start-up dit apprécier la confiance que lui accordent les investisseurs. Tout comme il se réjouit de pouvoir compter sur son partenaire de toujours, Teachers’ Venture Growth.

Une grande majorité de salariés s’apprête à quitter leur travail en 2022

Dans une étude divulguée le 19 avril 2022, Willis Towers Watson donne d’inestimables informations aux entreprises. Le cabinet de consulting confère d’importantes suggestions à ces dernières afin de persuader les travailleurs de les rejoindre ou d’y rester. À un moment où les envies de départs s’accentuent de plus en plus, ces préconisations se révèlent très utiles.

Joblist a publié les résultats de son enquête sur les tendances du secteur du travail en 2022. D’après la plateforme, 79 % des chercheurs d’emploi salariés croient qu’ils peuvent percevoir une meilleure rémunération en changeant d’emploi. Elle indique également que cette année, 75 % des employés à temps plein songent à démissionner.

Cette intention, des millions de travailleurs l’ont concrétisée durant les deux dernières années. Ils sont arrivés à cette décision à cause du stress et du burnout qu’a entraîné la crise sanitaire. En revanche, d’autres ont opter pour rester dans leur société en dépit de ces deux problèmes.

WTW livre des conseils aux entreprises pour garder leurs collaborateurs

Dans ce cadre, Willis Towers Watson (WTW) a formulé quelques recommandations pour aider les organisations à conserver leurs talents. Le cabinet de conseil anglo-américain leur préconise notamment de :

● Apporter une communication sur-mesure afin de mettre en évidence la valeur des éventails d’avantages sociaux qu’elles procurent ;

● Dynamiser la communication avec les collaborateurs afin de faire la promotion de la proposition de valeur pour les salariés ;

● Instaurer des stratégies d’écoute des employés pour cerner leurs besoins et leurs perceptions ;

● Concevoir des stratégies destinées à garder les compétences les plus fragiles et les plus précieux ;

● Jauger la compétitivité de l’ensemble de leurs avantages sociaux comparativement à celle de leurs concurrents.

Sur ce dernier point, un accent a été particulièrement mis sur les programmes de soins de santé et de retraite. À propos de ces privilèges, les freelances peuvent également en bénéficier en travaillant pour une entreprise portage salarial comme CEGELEM.

Certains avantages sociaux semblent primordiaux pour les employés

Dans le même temps, WTW a dévoilé les motifs poussant beaucoup d’employés à continuer à œuvrer pour leur société. Un sondage de la multinationale révèle que les plus grands éléments de prise de décision semblent porter sur les prestations :

● De retraite ;

● De santé.

En dix ans, la priorité donnée à ces avantages par les collaborateurs est en effet parvenue à un niveau record. D’après l’enquête, 59 % des employés questionnés ont affirmé être disposés à offrir une somme

élevée. Cela, afin de bénéficier de privilèges de retraite plus intéressants. Par ailleurs, les prestations de soins médicaux s’avèrent tellement précieuses. Si bien que 46 % du panel ont dit préférer bénéficier de meilleures prestations plutôt qu’une rémunération plus conséquente.

Toujours selon l’étude, les principaux paramètres de décision ayant poussé les répondants à choisir d’intégrer leur société résident dans :

● Les prestations de santé (48 %) ;

● Les plans de retraite (47 %).

En 2010, ces proportions s’établissaient respectivement à 32 % et 25 %. En parallèle, les programmes de retraite constituent les premiers motifs ayant incité certains sondés à rester chez leur employeur. Cet avis a été partagé par six sur dix d’entre eux. En douze ans, une progression de 19 points s’est dessinée.

5 millions d’euros levés en 5 secondes par une start-up montpelliéraine

La structure Bricks est spécialisée dans les investissements immobiliers. Elle a fait son entrée sur le marché deux ans auparavant et souhaite rendre les placements immobiliers plus accessibles. Il est ainsi possible d’y prendre part dès 10 euros. Le projet semble avoir convaincu les Français au vu du capital réuni pendant le week-end de Pâques.

Ouvrir les investissements immobiliers à tous, c’est l’idée avec laquelle Cédric O’Neill, le fondateur de Bricks, a promu sa structure. Celle-ci a vu le jour en 2020, mais semble déjà avoir trouvé sa place sur le marché. Le projet séduit en tout cas les Français qui ont accès à une alternative à des placements tels que l’épargne bancaire. Le capital réuni par la start-up en est témoin. Elle a pu récolter plus de 10 millions d’euros en un seul week-end à la suite d’ une levée de fonds. La particularité de l’opération réside dans le profil des participants. Bricks s’est appuyé sur le financement participatif au lieu de solliciter des investisseurs institutionnels.

Des offres immobilières étendues

La start-up montpelliéraine possède de nombreux atouts pour attirer les investisseurs avec son taux de rendement actuellement estimé à 11,83 %. Ce niveau s’avère exceptionnel dans un contexte marqué par l’inflation. L’épargne peine, pour sa part, à générer des retours aussi satisfaisants ces derniers temps. Cédric O’Neill prévoit, de son côté, de faire évoluer son offre et d’étendre les activités de sa start-up.

L’entrepreneur souhaite ajouter des villas, des locaux commerciaux et des terrains aux biens proposés. Il vise également un développement dans toute l’Europe, choisissant le Portugal pour son premier lancement. Les États-Unis se trouvent aussi dans sa liste. Des recrutements sont prévus dans ce cadre alors que la start-up compte à ce jour 35 salariés. Une centaine de personnes devrait venir l’épauler pour son projet d’extension.

Pour rappel, certaines professions dans l’immobilier sont éligibles au portage salarial, dont celles du négociateur. Les travailleurs souhaitant bénéficier de ce contrat peuvent réaliser une simulation portage salarial pour connaitre le montant de leurs revenus.

Les retours sur investissements dans 5 ou 7 ans

Les investissements chez Bricks reposent sur l’acquisition de parts proposées sur sa plateforme en ligne. Chaque bien est réparti en plusieurs parts dénommées « Bricks » accessibles à tous les utilisateurs. Il n’est aucunement nécessaire d’avoir un capital élevé ou de recourir à une banque. Il est possible de participer aux investissements à partir de 10 euros.

Grâce à ce mode de financement participatif, 5 millions d’euros ont été collectés par la start-up en moins de 5 secondes. Cette prouesse a été réalisée le week-end de Pâques, moment pendant lequel elle a ouvert les investissements aux utilisateurs. Le succès s’est poursuivi le week-end suivant où la plateforme a récolté 14 millions d’euros. Plus de 8 000 personnes y ont contribué.

Cédric O’Neill prévoit des retours sur investissements dans 5 à 7 ans. Un rachat ou une entrée en bourse sera possible à ce moment, selon lui. De nombreux investisseurs ont déjà fait part de leur envie d’y participer. C’est le cas de Renaud Visage, cofondateur d’Eventbrite ou Thibaud Elzière de la plateforme eFounders. Bricks a l’avantage de n’avoir aucune concurrence de taille sur son marché.

La start-up a aussi bénéficié de l’attrait pour l’immobilier qui grandit chez la population française depuis deux ans.

Salaire brut et salaire net : définitions et différences entre le salaire brut et le salaire net

Depuis le 1er janvier 2018, le bulletin de paye est simplifié pour tous les salariés afin de permettre une meilleure visibilité des montants des cotisations salariales et patronales.

Malgré la simplification des bulletins de paie, il n’est pas toujours facile de comprendre la différence entre le salaire brut indiqué c’est-à-dire les sommes fixées dans le contrat de travail et le salaire net qui correspond au salaire perçu réellement par le salarié après déduction de toutes les charges.

Nous verrons dans cet article quelles sont les différences entre le salaire brut et le salaire net et comment estimer un salaire net.

Qu’est-ce que le salaire brut ?

Le salaire brut désigne l’ensemble des sommes perçues par le salarié au titre de son contrat de travail, avant toute déduction de cotisations et contributions salariales obligatoires ainsi que la mutuelle d’entreprise.

Le salaire brut intègre aussi la participation et l’intéressement regroupé sous le nom d’épargne salariale.

Le salaire brut intègre le salaire de base (salaire prévu par le contrat de travail) auquel s’ajoute d’autres éléments de salaire tels que :

● les rappels de salaire ;

● les majorations de salaire (heures supplémentaires, travail de nuit etc) ;

● les compléments de salaire (indemnité de non-concurrence, primes diverses : ancienneté, prime de 13ème mois, prime d’objectifs, etc) ;

● les indemnités de congés payés ;

● les pourboires et commissions ;

● les avantages en nature (voiture de fonction, logement, matériel informatique etc).

Qu’est-ce que le salaire net ?

– Comprendre le salaire “net à payer” perçu par le salarié

Le salaire net est le salaire perçu par le salarié après déduction de toutes les charges sociales.

Les charges sociales déduites comprennent :

● les cotisations sociales obligatoires ;

● les contributions sociales obligatoires ;

● la CSG (contribution sociale généralisée) et la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) ;

● la quote-part due par le salarié sur ses titres restaurant ;

● la complémentaire santé d’entreprise.

– Comprendre le salaire “net” après prélèvement à la source

Depuis le 1er janvier 2019, le prélèvement à la source (PAS) est entré en vigueur, ce qui modifie le salaire net perçu antérieurement par le salarié.

Rappelons que le taux du PAS est fixé par l’administration fiscale à partir de la dernière déclaration de revenus du salarié.

Les salariés imposables perçoivent un salaire diminué après le prélèvement à la source . En revanche, les salariés non-imposables au titre de leur revenus ont un taux de prélèvement à la source égal à 0 ce qui ne modifie par le salaire perçu antérieurement.

Aussi, depuis le 1er janvier 2019, le bulletin de paie mentionne désormais 2 lignes distinctes :

● le “net à payer” avant impôt sur le revenu c’est-à-dire avant déduction de l’impôt prélevé à la source

● et le “net payé” en euros perçu, après le prélèvement à la source effectué par l’employeur.

Qu’est-ce que le salaire de base ?

Le salaire de base désigne le salaire prévu par le contrat de travail. Il s’agit de la rémunération négociée entre l’employeur et le salarié lors de la signature du contrat de travail.

Le salaire de base se distingue du salaire brut car il exclut les indemnités, avantages sociaux, avantages en nature, primes et autres éléments du salaire entrant dans l’assiette du salaire brut.

Généralement, le salaire de base est calculé sur la base d’un temps plein c’est-à-dire 35 heures hebdomadaires correspondant à 151,67 heures mensuelles (35 heures x 52 semaines annuelles) /12 mois).

Il faut préciser que le salaire de base ne peut être inférieur au SMIC brut horaire (10,85 euros depuis le 1er mai 2022) ou au salaire minimum conventionnel qui est le salaire minimum prévu par la convention collective.

Rappelons que les conventions collectives sont les accords écrits négociés entre les organisations syndicales représentatives de salariés et les organisations syndicales, associations ou groupements d’employeurs. Elles déterminent notamment les conditions d’emploi des salariés et adaptent les règles du code du travail aux situations particulières du secteur d’activité concerné.

Conversion du salaire brut en salaire net : que faut-il déduire ?

La conversion du salaire brut au salaire net se traduit par la déduction des charges sociales destinées au financement de la protection sociale comprenant la part salariale des cotisations et les prélèvements sociaux (CSG-CRDS).

Le passage du salaire brut au salaire net est différent selon le statut de cadre ou non-cadre du salarié car les cadres sont soumis à des cotisations propres à leur statut.

Pour mieux comprendre, voici dans le tableau suivant l’ensemble des cotisations salariales à déduire du salaire brut selon le statut de cadre ou de non-cadre du salarié.

Cotisation d’assurance vieillesse déplafonnée (retraite du régime général) : 0,4% du salaire brut
Cotisation d’assurance vieillesse plafonnée

(retraite du régime général) :

6,90% dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale (*PMSS) soit 3.428 euros bruts mensuels en 2022
CSG imposable à l’impôt sur le revenu (CSG

non-déductible) :

 

CSG non-imposable à l’impôt sur le revenu

(CSG déductible) :

2,4%

 

 

6,8%

CRDS 0,5 %
Cotisation d’assurance chômage 0% depuis le 1er janvier 2019
Agirc-Arrco (retraite complémentaire) 3,15% jusqu’à 3.428 euros bruts mensuels (*PMSS) sur la tranche 1, 8,64% de 3.429 à 27.424 euros mensuels (de 1 à 8 *PMSS) sur la tranche 2
CEG (retraite complémentaire) 0,86% dans la limite de 3.428 euros par mois puis 1,08% de 3.428 à 27.424 euros mensuels
CET (retraite complémentaire) 0,14% de 1 à 8 *PMSS
Cotisations spécifiques aux Cadres (non-

cadres ne sont pas concernés)

 

Cotisation APEC (Association pour l’emploi

des cadres)

0,024% du salaire brut, prélevée dans la limite de 4 plafonds de la sécurité sociale.

(*Le PMSS désigne le Plafond mensuel de la sécurité sociale ; il est de 3428 euros en 2022)

Enfin, dans le cadre du portage salarial, les salariés portés reçoivent une fiche de paie mensuelle établie par la société de portage salarial car ils bénéficient des avantages sociaux du statut de salarié.

La rémunération nette des consultants correspond en moyenne à 47 % du montant de leur chiffre d’affaires réalisé après déduction des frais de gestion et des cotisations du montant brut.

Une pénurie de spécialistes en informatique se fait ressentir dans l’Hexagone

En France, une énorme pénurie de talents a été constatée dans la filière IT. D’après des enquêtes, un manque de 80 000 spécialistes a été remarqué dans ce domaine. Le problème résulte notamment des idées préconçues à propos des professions y afférentes. L’un de ces préjugés concerne en particulier les femmes, encore sous-représentées dans le secteur de l’IT.

Pour plusieurs métiers pourtant en plein essor (experts en cybersécurité, ingénieurs IT, codeurs…), les profils manquent affreusement dans l’Hexagone. Dans un rapport, l’École 42 essaie d’expliquer les raisons de cette pénurie. Ces professions émergentes subissent des a priori négatifs, observe l’organisme de formation en informatique. En conséquence, beaucoup de postulants potentiels s’en éloignent.

D’après l’établissement, environ 33 % des femmes estiment qu’elles ont moins de chances de faire succès dans ce domaine. Néanmoins, cette proportion s’affaiblit progressivement. Pour indication, ce genre représente seulement 17 % des travailleurs dans le secteur du digital.

Par ailleurs, 66 % de la population française croient que pour suivre ces cours, un degré d’enseignement élevé est prérequis.

Les formations IT sont accessibles à tout le monde

Ils pensent même que seuls les élèves diplômés d’écoles d’ingénieurs peuvent y accéder. Une idée répandue qui se révèle complètement fausse. En effet, l’École 42 est par exemple ouverte à toute personne majeure, quel que soit son niveau d’étude. Elle souligne que la plupart des formations demandent peu de connaissances en mathématiques, mais exigent particulièrement :

● Du bon sens ;

● De la logique.

Quant au reste, la participation à ces apprentissages n’est soumise à aucune limite d’âge. Depuis 2015, l’établissement susnommé entretient une coopération avec Pôle emploi Île-de-France afin de former :

● Des chômeurs depuis une durée supérieure à un an ;

● Des seniors.

Entre sept sur dix et trois quarts des individus ayant profité de ce partenariat ont pu retrouver un emploi. Pour les indépendants qui en cherchent encore, recourir à un portage salarial permet d’en dénicher plus rapidement. Un salarié porté obtient en effet un accompagnement de l’entreprise spécialisée dans ce dispositif.

Il existe plusieurs programmes d’apprentissage totalement gratuit

Autre préjugé évoqué par l’École 42 : les formations en digital coûtent cher. Sept individus sur dix sondés par l’organisme partagent cette opinion. Pourtant, tout établissement reconnu par le label « Grande École du Numérique » propose des apprentissages 100 % gratuits. Présent dans tout l’Hexagone, ce réseau cible essentiellement les personnes dont les probabilités de décrocher rapidement un travail semblent minimes.

En France, le manque de candidats pour les métiers IT en pleine croissance est devenu une problématique nationale. Sur les huit prochaines années, le gouvernement entend allouer 2,5 milliards d’euros à l’initiation des talents futurs à ces professions. Une enveloppe prévue dans le cadre du plan France 2030 sur l’innovation technologique. Concernant le plan du travail, les enjeux se montrent gigantesques.

D’ici la fin de la décennie, 1,75 million de nouvelles professions pourraient en effet apparaître en Europe dans le secteur. Sur les dix dernières années, l’économie numérique a déjà contribué à l’émergence de 2 millions d’emplois, d’après la Commission européenne.

La distance entre le lieu de travail et le domicile considérée lors d’une demande de crédit immobilier

La liste des critères d’évaluation de dossiers s’allonge chez les banques. Une étude de la plateforme Vousfinancier indique qu’elles sont désormais attentives à la distance parcourue pour se rendre au travail. Il s’agit d’une manière d’évaluer les dépenses du ménage et sa capacité à rembourser le prêt. Cet élément vient néanmoins s’ajouter à des paramètres des dossiers qui sont déjà nombreux à l’heure actuelle.

Les banques en France se montrent de plus en plus exigeantes envers les candidats au prêt immobilier. En cause, le contexte économique marqué par la guerre en Ukraine qui évolue avec l’inflation. Leur capacité de remboursement fait ainsi l’objet d’une attention particulière et les critères pris en compte pour l’évaluer se multiplient. Certains établissements privilégient les ménages pouvant se constituer une épargne parallèlement à leur projet immobilier. Et pourtant, le montant de l’apport personnel a déjà subi une hausse dernièrement. Une étude réalisée par Vousfinancier révèle également que les établissements prêteurs s’attardent sur les dépenses en carburant. Le trajet entre le domicile et le lieu de travail devient ainsi un paramètre que plusieurs d’entre eux prennent en considération.

Un taux d’endettement limité à 30 % pour les plus éloignés

L’étude a été réalisée auprès de courtiers opérant en France. Pour rappel, ce métier peut être exercé avec un contrat de portage salarial immobilier.

Les résultats de l’investigation indiquent que les banques s’intéressent davantage à l’emplacement du bien convoité par l’emprunteur. Elles s’attardent notamment sur la distance à parcourir pour se rendre sur le lieu de travail. Les frais alloués au carburant sont l’élément qui les intéresse ainsi que la nécessité éventuelle d’une deuxième voiture. Elles peuvent en effet peser sur le revenu du ménage et sa capacité à rembourser son prêt. Plusieurs établissements se montrent ainsi réticents dès que la distance dépasse 50 kilomètres. Ils se limitent parfois à un taux d’endettement de 30 %.

La localisation ne constitue pas pour l’heure un motif de refus systématique selon l’étude. Le nombre d’établissements qui en tiennent compte se multiplie cependant. 51 % des courtiers interrogés dans le cadre de cette investigation en ont d’ailleurs parlé.

Hormis ce paramètre, 60 % des courtiers ont évoqué la vétusté du bien. Elle fait partie des critères sur lesquels les banques sont de plus en plus attentives. Ce comportement est en partie la conséquence de l’augmentation du prix des matières premières, de l’énergie et des matériaux. Elles anticipent les frais pour les travaux et s’assurent que les dépenses restent raisonnables. En effet, les travaux, s’ils sont importants, peuvent provoquer une moins-value si une revente est effectuée. L’emprunteur risque en même temps d’avoir des difficultés à s’acquitter des mensualités de son prêt.

Prévoir les futures dépenses de l’emprunteur

La performance énergétique est un autre élément qui pèse davantage sur la décision des banques, citée par 52 % des courtiers. Elle influe en effet sur le budget du ménage en raison des frais pour l’énergie. Elle peut aussi le conduire à des travaux de rénovation énergétique. Certains seront portés à souscrire un autre prêt en conséquence.

Ces critères sont loin d’être les seuls changements effectués ces derniers mois et qui compliquent l’accès au crédit. L’apport personnel a connu une hausse et se situe désormais à 52 594 euros en

moyenne. Le montant demandé a augmenté de 78 % en un an alors qu’il était à 29 405 euros en 2020. Il représente aujourd’hui près de 20 % du coût total de l’investissement, apport et prêt compris.

Certains établissements évaluent par ailleurs la capacité du ménage à avoir une épargne au terme de son contrat de crédit. L’objectif est d’anticiper les dépenses imprévues qui le conduisent à la signature d’un nouveau prêt et réduire les surendettements. Le montant sollicité diffère selon la banque, mais équivaut généralement à la somme de 4 à 6 mois de crédit. La situation professionnelle de l’emprunteur ainsi que son ancienneté font aussi l’objet d’un examen particulier. En un mot, un revenu élevé ne suffit plus pour obtenir un financement par la banque.

HelloWork poursuit sa croissance en rachetant la start-up Basile

La solution de recrutement par cooptation Basile est reprise par HelloWork. Un groupe exploitant des plateformes pour la formation, l’embauche et l’emploi. Cette acquisition permettra à celui-ci de conserver son rythme de développement externe annuel. Elle suit notamment celles de Seekube, de tagEmploi, de Diplomeo et de JobiJoba, respectivement en 2021, 2020, 2019 et 2018.

Un nouveau cycle débute, après quatre ans d’existence, dans l’histoire de la jeune pousse originaire de l’Île-de-France Basile. Il s’agit d’une entreprise fondée par Benoît Bauchet, César Recher et Keyne Michel, et qui a conçu une plateforme de recrutement. Cet outil permettant de gérer, animer et déployer des programmes de cooptation.

À partir de maintenant, cette start-up figure parmi les plateformes du groupe HelloWork : Maformation, CV Catcher et RegionsJob. À titre informatif, ces dernières sont respectivement spécialisées dans la formation, l’embauche et la recherche de travail. Les 8 travailleurs chez cette enseigne intègrent donc l’équipe de sa nouvelle société mère, composée de près de 420 employés.

Le suivi employé-coopteur s’opère plus facilement avec Basile

Un effectif amené à s’agrandir, sachant que l’entreprise rennaise projette de le renforcer avec 150 nouveaux collaborateurs. Une partie de ces nouvelles recrues sera chargée de soutenir la croissance de Basile. Des opportunités pourraient à ce titre se présenter aux consultants indépendants dans des domaines divers. Afin de les saisir plus facilement, ces spécialistes peuvent se faire accompagner par une entreprise portage salarial comme CEGELEM.

Sur l’acquisition de Basile, le directeur délégué chez HelloWork, David Beaurepaire commente que cette plateforme fournit un suivi au salarié-coopteur. Il s’agit de l’une des plus grandes difficultés avec l’embauche par cooptation, explique le cadre.

Pour lui, la solution qu’a développée le site de recrutement par cooptation garantira justement que l’employé obtienne un feedback. Du côté des directeurs des ressources humaines, affirme le responsable, celle-ci apportera des indicateurs clés de performance :

[…] Pour mesurer l’efficacité des campagnes de cooptation sur le long terme dans des grandes organisations et fournir des leviers en termes d’animation des dispositifs.

Disponible en mode logiciel en tant que service (SaaS), 18 acteurs du marché sont interconnectés avec Basile. Ils sont spécialisés :

● Soit dans les outils de suivi de candidature (ATS) ;

● Soit dans les systèmes d’information ressources humaines (SIRH).

Aborder l’équipement RH consacré aux travailleurs

David Beaurepaire ajoute que depuis octobre 2020, HelloWork était à l’écoute des différents acteurs spécialisés dans l’embauche par cooptation. Ces dernières années, révèle-t-il, son groupe avait effectué plusieurs rachats dans le domaine du recrutement. Le responsable déclare que celui de Basile leur permet de s’engager dans l’outillage ressources humaines pour les employés.

Depuis sa naissance, cette start-up dénombre une base de 100 000 usagers de son site. En Suisse, en Belgique et dans l’Hexagone, elle recense plus de 40 clients grands compte, à l’instar des groupes :

● Veolia ;

● Scor ;

● Gan ;

● Etam ;

● Devoteam ;

● Carrefour ;

● Bouygues.

Pour le patron d’HelloWork, l’embauche par cooptation figure parmi les plus grands canaux de recrutement sur lequel son groupe :

[…] Ne disposait pas encore de solutions d’accompagnement à proposer à ses clients. C’est une approche complémentaire par rapport aux outils de recrutement déjà présents dans notre offre de services aux recruteurs.

Les principales synergies dans l’entreprise seront axées sur le volet commercial, indique-t-il. Le cadre révèle que la priorité consistera à présenter l’outil Basile à toute la clientèle de sa société.

Un nouvel accroissement du Smic se profile à l’horizon en France

En raison de l’inflation, le salaire minimum légal en France entrera bientôt dans sa deuxième hausse depuis celle d’octobre 2021. Au 1er mai 2022, un nouveau seuil plancher entrera en effet en vigueur. Malgré tout, de nombreux groupements professionnels estiment qu’une amélioration plus notable apparaît nécessaire, compte tenu du contexte actuel. Parmi ces organisations se trouvent l’Unsa et la CGT.

Au début janvier dernier, le Salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) a augmenté de 0,9 %. Pour aider les ménages à faire face à l’inflation galopante, il connaîtra une nouvelle montée au 1er mai prochain. Cette revalorisation provient du contexte qu’a engendré la crise russo-ukrainienne : un alourdissement des tarifs des carburants, gaz ou énergies. En octobre 2021, la même mesure avait été adoptée en raison également d’une ascension de l’indice des prix.

Grâce à cette future hausse, de 2,65 %, le salaire minimum net passera à 1 302,64 euros. Pour un employé à temps complet, le montant inscrit dans la fiche de paie s’établit jusqu’ici à 1 268,64 euros.

Le Smic brut mensuel croîtra de 42,46 euros

Avant la déduction des cotisations salariales, le Smic horaire brut, lui, grimpera à 10,85 euros d’ici au début mai 2022. Ce qui traduit une augmentation de 28 centimes d’euros. Une évolution qui permettra à un salarié travaillant durant 35 heures hebdomadaires d’empocher 1 645,58 euros par mois au moins.

Pour remarque, le Smic est dans certains cas supérieur au minima conventionnel fixé par la convention collective de l’employé. Dans cette hypothèse, l’entreprise octroie un complément de rémunération grâce auquel ce dernier pourra toucher le montant du Smic.

Expliquant les révisions du salaire minimum interprofessionnel de croissance, le site Service Public indique que :

Si l’indice des prix à la consommation augmente d’au moins 2 % par rapport à l’indice constaté lors de l’établissement du dernier montant du Smic, il est augmenté automatiquement dans les mêmes proportions.

Une fois le nouveau grossissement du Smic appliqué, les consultants freelance peuvent effectuer une simulation portage salarial. Ceci afin d’estimer combien ils gagneraient en recourant à cette forme d’emploi.

Plusieurs syndicats militent pour une réévaluation plus conséquente

Réagissant au prochain accroissement du Smic, de nombreuses organisations professionnelles critiquent la revalorisation automatique, qu’elles jugent insuffisante. L’Union nationale des syndicats autonomes (Unsa) réclame ainsi une hausse de 10 % du salaire minimum légal. Selon l’association, il s’agit, d’un besoin pour permettre aux Français de souffler. Une telle augmentation est également nécessaire, avance-t-elle pour engager une dynamique de négociations salariales dans les sociétés et les secteurs. Et ce, afin de reconsidérer les salaires effectifs et les minima conventionnels.

De son côté, la Confédération générale du travail (CGT) demande que le Smic soit fixé à 2 000 euros bruts. Elle peste qu’avec l’inflation galopante, le montant actuel (1 603,12 euros) ne permet pas aux ménages de :

● S’accorder des loisirs en famille ;

● Régler leurs factures obligatoires ;

● Vivre convenablement.

Les fins de mois de plusieurs salariés deviennent toujours plus pénibles, souligne l’organisme. En cause, les difficultés quotidiennes auxquelles ils sont confrontés.

Le profil des entrepreneurs épaulés par France Initiative a été révélé

Le réseau Initiative France a mis en lumière le profil des entrepreneurs qui profitent de son accompagnement. Il a ainsi affirmé que ces personnes sont motivées par la recherche de sens à leur activité, par exemple. Par ailleurs, celles-ci sont également poussées par le challenge. L’année dernière, les individus aidés par l’association se sont multipliés considérablement.

À travers une enquête d’opinion, Initiative France s’est renseigné sur le portrait des entrepreneurs qu’elle assiste. Selon son président, Guillaume Pepy, 75 % des entrepreneurs qu’ils accompagnent entament leur première création d’entreprise. Ce ne sont pas des entrepreneurs en série, précise-t-il.

Le responsable explique que les projets de ces personnes ont été essentiellement impulsés par le défi et le besoin d’indépendance. Autre facteur évoqué : la volonté de lancer une activité qui serait sensée. À l’opposé, le fait d’avoir développé une idée innovante figure parmi les raisons peu convaincantes. Pareil pour celui de ne pas trouver d’autre alternative pour exercer son métier ou de ne pas avoir un travail.

Une chance de changer de profession

Guillaume Pepy observe également que pour 33 % du panel, le montage d’une société représente l’opportunité de se reconvertir professionnellement. Concernant les buts de ces entrepreneurs, ils aspirent tous à ouvrir des postes à pourvoir, indique-t-il. En outre, le numéro un d’Initiative France ajoute que sept répondants sur dix :

[…] Ont comme motivation le fait de travailler leur impact sur l’environnement […]. Il s’agit pour eux d’une préoccupation majeure.

Conviés à témoigner, de nombreux entrepreneurs se sont exprimés sur ces diverses tendances divulguées par le sondage. Parmi eux, Quentin Giraud, qui est animé par le souci de doter son activité de sens. Ancien webdesigner indépendant pour les commerçants, il a pu examiner les escrocs d’Internet qui mènent une politique tarifaire dissuasive. À propos de cette profession, l’on informera qu’elle peut être exécutée dans le cadre d’un portage salarial. Une forme d’emploi née de la fusion entre le freelancing et le salariat.

L’année passée, Quentin Giraud a monté sa boîte nommée Ugo. Cette dernière offre aux petits commerçants une solution peu coûteuse, rapide et facile pour concevoir leur site web et l’administrer.

La création d’entreprise s’est relancée en 2021

Le 29 mars 2022, Guillaume Pepy a dévoilé les chiffres de l’activité d’Initiative France en 2021. Au cours de cette année, annonce-t-il, son organisme a plus que comblé le fossé de l’exercice précédent. En 2021, l’établissement a apporté son aide et son financement à 29 261 entrepreneurs. De manière particulière, la constitution d’entreprises a affiché une dynamique plus importante que celle enregistrée en 2019. Dans les détails, une hausse de 12 288 créations a été notée (+13 %).

Sur le plan des catégories de projets déployés l’an dernier, les plus nombreux portent sur les commerces. Dans ce domaine, 6 083 boîtes sont apparues sur ce millésime (+35 %). En revanche, la classe qui a le plus progressé est formée par les cafés, restaurants et hôtels. Elle a totalisé 2 970 projets, traduisant une évolution de +52 %.

Concernant l’aspect financier, Initiative France estime que cette activité équivaut à 2 milliards d’euros d’investissements. Ses prêts d’honneur, additionnés à ceux de Bpifrance ont en effet débouché sur 1,793 milliard d’euros de crédits bancaires. Le président du réseau associatif d’accompagnement et de financement des entrepreneurs décrypte :

Il existe un effet levier, de dix euros pour un. […] Ce miracle tient au fait que les réseaux bancaires jouent le jeu.

Concrètement, au moins, le chargé d’affaires de la banque étudiera tout projet validé par le comité d’approbation de l’établissement

Elleboss entend renforcer son service dédié aux femmes freelances

En établissant une liaison entre les employeurs et les consultantes indépendantes, Elleboss valorise l’entrepreneuriat féminin. Fondée à un moment où la situation professionnelle de plusieurs femmes s’est détériorée, l’entreprise nourrit de grandes ambitions pour l’avenir. De manière globale, elle compte devenir incontournable pour les femmes freelance qui sont à la recherche de missions.

L’année dernière, après une période d’incubation chez Willa, la plateforme Elleboss a été déployée par Nicolas Jaboulay et Juliette Mandrin. Sa vocation : établir un relais commercial entre les sociétés et les femmes ayant embrassé le statut de freelance. De type généraliste, le site publie des offres de missions issues de divers secteurs : comptabilité, administration, numérique, commerce.

Dans cette activité, il assoit son business model sur un mécanisme de commission. Cette dernière étant fixée à hauteur de 3-5 % pour les « ellebosseuses », contre 10-12,5 % pour les entreprises. Des abonnements, coûtant entre 14,90 et 49,90 euros, sont également proposés.

Proposer son offre dans toute la France dès 2024

D’ici deux ans, Elleboss ambitionne d’accompagner 4 000 femmes freelances et de réaliser un chiffre d’affaires de 1,6 million d’euros. D’ici à 2024, l’établissement siégeant dans les Yvelines désire également étendre son service sur tout le territoire français. Afin d’y parvenir, il entend s’appuyer sur un réseau d’ambassadrices. Ces dernières se rendraient dans les grandes métropoles lors de l’organisation d’événements de rencontre.

L’année qui suivra, son but consiste à comptabiliser :

● 3 200 clients ;

● 16 000 consultantes indépendantes ;

● Un volume de transactions de 8 millions d’euros.

Pour soutenir ses projets, le site vient d’amorcer une campagne de récolte de fonds de 500 000 euros. Selon sa co-fondatrice, Juliette Mandrin, il aspire à devenir la plateforme référente pour les femmes freelance. Pour information, ces professionnelles peuvent se rapprocher d’une société de portage salarial comme CEGELEM pour bénéficier simultanément des avantages :

● Du statut d’indépendant ;

● Du salariat.

Dans cette optique, Elleboss combine le numérique et l’humain, explique l’entrepreneure. Par ailleurs, l’entreprise s’est récemment vu attribuer une aide de Bpifrance. Ce financement servira à étoffer sa plateforme avec des systèmes d’évaluation de compétences et des tests projectifs.

Améliorer la situation professionnelle des femmes

Concernant sa mission, Elleboss veut d’une part résoudre les problématiques actuelles dans les organisations souhaitant gérer leurs ressources plus souplement. D’autre part, l’entreprise vise à proposer une option répondant au besoin d’équilibre entre la vie privée et professionnelle des femmes. Juliette Mandrin, qui est âgée de 44 ans, se déclare fière de son parcours inhabituel et autodidacte. Après avoir exercé de nombreux métiers, elle révèle avoir :

[…] Arrêté de travailler pendant douze ans pour élever mes enfants.

D’ailleurs, la plateforme dédiée à l’entrepreneuriat féminin a été lancée dans un contexte similaire. La crise sanitaire a contraint beaucoup de mères de famille à prendre davantage soin de leurs fils/filles en 2020. De ce fait, en dépit des progrès réalisés par certains entreprises ou gouvernements, leur situation professionnelle s’est dégradée.

Si bien qu’au sortir du confinement de mars-mai 2020, 43 % d’entre elles ont voulu changer de cadence de travail. D’après une étude OpinionWay de janvier 2021, ces femmes ont songé à travailler à temps partiel. L’objectif étant de mieux jongler entre emploi et obligations familiales.

Depuis la pandémie de SARS-CoV-2, l’autoentrepreneuriat a attiré de plus en plus de personnes. Entre 2019-2020, le nombre d’individus ayant recouru à ce dispositif a évolué de +17,5 %. Certaines femmes ont confié avoir adopté le statut de freelance pour profiter d’une meilleure reconnaissance et d’une plus grande liberté.

Monego se prépare à proposer de nouveaux produits financiers en France

Forte d’une grande expertise dans la filière de l’immobilier, Monego a connu un développement permanent dans le domaine du financement participatif. Un secteur dont la plateforme a contribué à son accroissement au cours des dernières années. À l’heure actuelle, elle songe à développer d’autres produits financiers et étendre sa présence à d’autres régions de l’Hexagone.

Spécialisée dans le crowdfunding immobilier, Monego compte agrandir son activité. Ainsi, la société basée à Lyon conçoit en ce moment de nouveaux placements financiers, toujours relatif à sa branche d’expertise. Sous peu, l’on pourra notamment constituer des fiducies permettant de transférer des propriétés immobilières de PME/TPE en quête de liquidités. En échange de ce montage, un rendement obligataire est cédé aux investisseurs.

Dans un avenir proche, la plateforme de financement participatif prévoit aussi de lancer des offres d’investissement dans l’immobilier ancien. Elle les proposera au moyen du financement de commerçants d’immeubles qui acquièrent, réhabilitent et remettent en vente les biens existants.

L’entreprise s’implantera bientôt dans d’autres régions tricolores

Dans le même temps, Monego s’apprête à élargir son réseau à d’autres localités géographiques. Jusqu’à maintenant, elle s’est focalisée sur la région Rhône-Alpes. Pour concrétiser son objectif, l’entreprise reproduira son modèle en embauchant des spécialistes du domaine du logement dans chaque région ciblée. Elle recrutera à ce titre dans :

· Le nord de la France ;

· Le grand ouest et l’Île-de-France.

Pour les consultants indépendants souhaitant saisir les éventuelles opportunités qui s’ouvriraient, l’on conseille de basculer en portage salarial immobilier. Ce dispositif augmentera leur chance de trouver plus facilement les offres d’emploi disponibles.

Dans la poursuite de ses ambitions, Monego évoque le contexte dans lequel il évolue à travers son PDG, Yann Balthazard. Depuis de longues années, informe ce responsable, plusieurs changements se sont produits sur le marché de l’immobilier. À commencer par la crise liée au SARS-CoV-2 qui a provoqué une hausse des coûts de rénovation et de construction. Depuis, les promoteurs ont fait face à une flambée des prix dans l’ancien, mais aussi dans le neuf. Puis, les tarifs du transport et de l’énergie ont à leur tour augmenté à nouveau à cause du conflit russo-ukrainien. À cette crue se joint la cherté de la majorité des matériaux indispensables au secteur du bâtiment.

La plateforme se démarque de ses concurrents

Ce sont des paramètres qui ont entraîné une multiplication notable des défauts de paiement chez plusieurs plateformes de financement participatif immobilier. En dehors de ces facteurs, ce phénomène tient néanmoins également :

● Aux difficultés d’accès au prêt immobilier auxquels sont confrontés les particuliers ;

● À la norme RE 2020 qui est entrée en vigueur au début janvier dernier.

Heureusement pour elle, Monego a échappé à cette problématique. Depuis sa fondation, la société a toujours traité avec de bons payeurs. Une conséquence du fait que son équipe de spécialistes connaît parfaitement :

● La qualité de chacun des promoteurs immobiliers avec qui elle collabore et des projets ;

● Le marché immobilier rhônalpin.

Visant à permettre au plus grand nombre d’accéder au crowdfunding, l’entreprise a établi son ticket d’entrée à 1 000 euros. Ce montant peut être investi sur des durées comprises entre 6 mois et 2 ans. Selon les projets, l’objectif de rendement annuel se situe de 7 à 10 % par an.

Pour indication, entre 2019-2022, Monego a totalisé 56 projets déjà remboursés, 113 projets financés et quelque 46 millions d’euros levés.

Portage salarial et déclaration Pôle emploi

Les professionnels inscrits en portage salarial ont des droits identiques à ceux d’un salarié classique. Cela inclut l’accès aux allocations chômage et aux accompagnements par Pôle emploi. Des démarches doivent être effectuées en amont pour bénéficier d’un versement à la fin d’un travail. En échange des droits obtenus, le consultant a également des obligations à remplir.

Le portage salarial représente une alternative à la création d’une micro-entreprise pour lancer ses activités sereinement. Il permet de travailler en toute autonomie au même titre qu’un auto-entrepreneur, mais avec davantage de sécurité. En effet, un salarié porté bénéficie d’une protection sociale similaire à celle d’un salarié classique. Il peut prétendre à des congés payés, une assurance maladie, une pension retraite ainsi qu’aux allocations chômage. L’inscription auprès de Pôle emploi est ainsi indispensable pour y accéder tout comme il faut répondre aux obligations imposées aux bénéficiaires. Toutefois, les démarches sont quelque peu différentes lorsqu’il s’agit de portage salarial et déclaration Pôle Emploi.

Se déclarer pour demander les indemnités Pôle emploi

Les salariés portés sont rattachés au régime du salariat, de la même manière que les employés classiques. Ceci est possible grâce au contrat de travail convenu avec l’entreprise de portage salarial. C’est par cette convention et le régime qui en découle qu’ils peuvent bénéficier des droits aux indemnisations de chômage.

L’inscription à l’URSSAF et le paiement des cotisations sociales et patronales tous les mois sont cependant nécessaires. Les démarches sont en effet prises en charge par la société de portage salarial. Les droits peuvent être accessibles avant même de démarrer une mission ou au à la fin de celle-ci. Le consultant doit aussi remplir les conditions exigées par les réglementations en vigueur. Il doit :

● Avoir perdu son activité involontairement et être en recherche active d’un nouvel emploi ;

● Avoir travaillé pendant au moins 88 jours (610 heures ou 4 mois cumulés) sur les 28 derniers mois. Et ce, avant la fin du contrat ;

● Avoir une aptitude à exercer une activité professionnelle ;

● Avoir travaillé au cours des 36 derniers mois pour les plus de 53 ans ;

● Ne pas avoir l’âge légal pour partir en retraite.

Le versement des allocations a lieu en cas de perte d’emploi, comme pour les salariés classiques. Une différence existe néanmoins pour les salariés portés. La loi les autorise à cumuler portage salarial et chômage. Cela signifie que les demandeurs d’emploi perçoivent les indemnités en plus du revenu issu de l’activité salariée.

DPAE (ex DUE) : est-elle obligatoire en portage salarial ?

Selon les dispositions du Code du travail français, l’employeur doit effectuer la déclaration nominative avant l’embauche du nouveau salarié. On parle également de déclaration préalable à l’embauche (DPAE). Cette réglementation est aussi valable pour les salariés portés. Il appartient à l’entreprise de portage d’entamer les démarches requises auprès des organismes sociaux d’affiliation.

Des contrôles auront ensuite lieu. L’employeur, et donc la société porteuse, est tenu de conserver les pièces qui justifient la réalisation des déclarations sociales. Ce peut être une copie de la déclaration en question ou un accusé de réception.

Les procédures réalisées auprès des organismes sociaux permettent d’ouvrir les droits de l’employé aux indemnités proposées. Les employeurs qui omettent de les effectuer risquent des sanctions sévères. Elles se traduisent par le paiement d’une amende de 1 056 euros pour chaque salarié non inscrit. Cette mesure ne concerne pas les bénévoles et les volontaires ainsi que les assistantes maternelles travaillant pour des particuliers.

Le versement des allocations est conditionné par l’existence d’un contrat de travail avec la société porteuse pour les salariés portés. Il peut s’agir d’un CDD ou d’un CDI. La durée de la mission ne doit pas dépasser 18 mois en cas de CDD, renouvellement compris.

ARE (aide au retour à l’emploi) et portage salarial

Un salarié porté qui possède des droits aux allocations chômage peut :

● Cumuler l’indemnité et le salaire jusqu’à ce que ses droits soient épuisés ;

● Percevoir les allocations pour les droits non versés à la fin de sa mission.

Ce cumul est autorisé uniquement si le montant de la rémunération n’excède pas celui du salaire de référence. Il s’agit du salaire pris en compte pour ouvrir les droits aux allocations chômage. La durée du versement est définie suivant les avantages que le consultant a pu acquérir. Ces derniers dépendent pour leur part du nombre de jours pendant lesquels il a travaillé. L’activité exercée permet toutefois d’accéder à de nouveaux droits. Quant au montant de l’indemnité, il est calculé sur la base du salaire journalier de référence (SJR). Il doit être de 28,86 euros au minimum.

Les professionnels qui souhaitent créer ou reprendre une entreprise peuvent également profiter des allocations chômage. Le versement de cette aide financière est soumis à deux conditions. Il faut :

Avoir travaillé pendant au moins 1 300 jours sur les cinq dernières années ;

● Obtenir l’aval de la CPIR ou Commission paritaire interprofessionnelle régionale pour son projet.

Des obligations sont également attendues de la société porteuse. L’activité de portage doit être exercée en exclusivité et faire l’objet d’une déclaration auprès de l’inspection du travail. L’entreprise doit être en mesure de verser le salaire minimum et disposer d’une garantie financière pour ses charges salariales. Et ce, indépendamment du paiement effectué par le client.

Quelles sont les obligations de Pôle emploi ?

S’inscrire à Pôle emploi garantit l’accès aux allocations chômage pour ceux qui recherchent un travail. L’organisme propose aussi différentes prestations en vue de faciliter le retour à l’emploi. Ces droits s’accompagnent néanmoins d’obligations. Le bénéficiaire doit manifester sa volonté à trouver du travail et réintégrer le milieu professionnel. Des sanctions sont prévues pour les manquements relevés.

L’allocation chômage est un dispositif social mis en place pour aider les salariés en cas de cessation de contrat de travail. Elle permet de compenser le revenu perdu, le temps de trouver un nouveau poste. La prestation est gérée par Pôle emploi qui aide également les travailleurs pour leur réinsertion professionnelle. Des programmes de soutien et de formation sont ainsi proposés en accompagnement de l’aide financière versée. Les demandeurs d’emploi doivent néanmoins s’impliquer dans leur recherche de travail. Pour rappel, il est possible d’allier portage salarial et allocation chômage. La loi autorise les salariés portés à cumuler l’indemnité de chômage avec le revenu perçu de leurs activités de consultants.

Quelles sont mes obligations vis-à-vis de Pôle emploi ?

La prestation chômage s’ouvre aux salariés en cas de démission légitime, de licenciement ou de perte d’emploi. Être inscrit à Pôle emploi ne suffit cependant pas pour y accéder. Il faut également répondre aux obligations qui s’imposent à tous les demandeurs d’emploi rattachés à l’organisme. Elles sont prévues dans le Code du travail et se résument en ces quatre points :

● Le demandeur d’emploi doit entreprendre des actions positives et répétées permettant sa réinsertion professionnelle ;

● Il ne peut pas décliner une offre considérée comme raisonnable sans fournir un motif valable ;

● Le demandeur d’emploi doit être présent à toutes les convocations de Pôle emploi. Et ce, pour la mise au point mensuelle, à moins d’avoir un empêchement qu’il doit justifier ;

● Il doit réaliser l’actualisation du PPAE ou Projet personnalisé d’accès à l’emploi exigée par Pôle emploi. Elle doit se faire toutes les 4 semaines et conditionne le versement de l’indemnité pour le mois prochain.

Le demandeur d’emploi est tenu de renseigner tout changement qui affecte son statut. Qu’il s’agisse d’une reprise d’activité ou d’une formation qu’il a suivie. Les événements tels qu’une maternité, une naissance ou un déménagement doivent aussi être précisés.

Les droits d’un demandeur d’emploi

Les demandeurs d’emploi peuvent bénéficier d’un suivi et d’un accompagnement en plus des allocations chômage. Le dossier doit être déposé auprès de Pôle emploi durant les 12 mois suivant la perte d’emploi pour y accéder. Hormis les obligations citées précédemment, quelques conditions doivent être remplies pour prétendre aux prises en charge offertes. Il faut tout d’abord que le contrat de travail ait pris fin de manière involontaire.

La perte d’emploi doit être due à :

● Un licenciement pour des raisons personnelles ou économiques ;

● Une démission légitime ;

● Un contrat à durée déterminée qui n’a pas été renouvelé ;

● Une rupture conventionnelle.

Le candidat doit par ailleurs avoir des aptitudes physiques permettant l’exercice d’une activité professionnelle. De même, il faut remplir 910 heures de travail (130 jours) :

● Sur les 2 années avant l’envoi de la demande ;

● Ou au cours des 3 dernières années pour ceux âgés de plus de 50 ans.

Les personnes ayant atteint l’âge légal de retraite et les trimestres requis n’ont plus droit aux prestations chômage. Les personnes qui n’ont pas réussi à avoir des trimestres complets peuvent néanmoins y prétendre.

Le montant de l’indemnité est défini suivant la rémunération perçue avec les précédentes activités. Pour les travailleurs indépendants, il faut avoir gagné 10 000 euros annuels au minimum.

Suis-je obligé de chercher un emploi pendant le chômage ?

Une fois le dossier validé, Pôle emploi se charge d’informer le bénéficiaire. L’organisme précisera la durée et le montant de l’allocation ainsi que la date du commencement du versement. Le rendez-vous mensuel permet de faire le point sur les avancées réalisées en vue de la réinsertion dans le milieu professionnel. Les demandeurs d’emploi ont à tout moment le droit de mettre à jour les données renseignées les concernant.

Le maintien des droits à l’allocation chômage est toutefois conditionné par l’implication du bénéficiaire dans son projet de réinsertion. Ce qui signifie qu’il doit rechercher activement un emploi. Pôle emploi se réserve le droit de lui demander des preuves. Cela peut s’agir des copies des candidatures ou des réponses envoyées par les recruteurs : refus ou convocation à un entretien.

Refuser plusieurs offres jugées raisonnables sans motif valable peut entraîner l’annulation ou la radiation des droits aux prestations chômage. Il appartient aux conseillers de Pôle emploi d’apprécier la pertinence des offres reçues. Plusieurs critères sont pris compte dans ce cadre tels que :

⮚ Les caractéristiques et la nature de l’offre ;

⮚ Le salaire attendu ;

⮚ La localisation géographique.

Le refus peut être justifié par l’incompatibilité de l’offre avec les qualifications de la personne en recherche d’emploi. Le salaire ou la nature du contrat constituent aussi des motifs recevables lorsqu’ils ne correspondent pas aux attentes du candidat

Demandeurs d’emploi et portage salarial

Le portage salarial est une alternative pour devenir indépendant et bénéficier des couvertures sociales accordées aux salariés classiques. Sous certaines conditions, il permet également de maintenir les allocations chômage tout en exerçant une activité rémunératrice en parallèle. Par ce cumul, le demandeur d’emploi conserve ses droits à l’accompagnement proposé par Pôle emploi.

Le portage salarial est une forme d’emploi qui permet d’allier indépendance et sécurité. Un salarié porté possède en effet le statut d’indépendant et bénéficie des libertés y afférentes. Il peut choisir lui-même ses missions et négocier ses tarifs. Il profite aussi d’une protection sociale identique à celle d’un salarié classique. Pour les demandeurs d’emploi, la question peut se poser quant à leur statut. Et ce, s’ils reprennent le travail en devenant des salariés portés. À noter qu’un emploi en portage salarial suppose une relation tripartite impliquant le freelance, la société porteuse et l’entreprise cliente. Les allocations chômage et les droits après chaque mission sont autant de sources de préoccupation.

Le portage salarial est-il possible pour les demandeurs d’emploi ?

La perte d’un emploi peut amener un salarié à réfléchir sur son avenir professionnel. Alors que certains se laissent tenter par une reconversion, il est aussi question de choisir entre salariat et entrepreneuriat. Il ne s’agit cependant pas des seules options pouvant être prises. Une alternative existe, elle repose sur le portage salarial. Ce mode de travail permet d’associer les avantages du salariat à la liberté d’un travailleur indépendant. Un atout supplémentaire s’y ajoute pour les demandeurs d’emploi. Il est en effet possible de cumuler portage salarial et chômage et même de maintenir l’allocation au retour à l’emploi (ARE). Cela signifie que le consultant perçoit à la fois son indemnité chômage et les revenus issus de son activité professionnelle.

Étant donné leur statut d’indépendant, les salariés portés sont libres d’organiser leur emploi du temps. Ils peuvent prendre une ou plusieurs missions selon leur choix, s’engager dans un CDI ou un CDD. Il faut seulement respecter une durée maximale de 3 ans pour chaque contrat de travail. Ce qui représente la limite imposée en portage salarial. Ceci offre néanmoins davantage de crédibilité. La société de portage se porte en effet garant de la réalisation des missions confiées aux consultants. Ce qui rassure les clients.

Cumul des allocations chômage et portage salarial

Un demandeur d’emploi augmente le revenu qu’il perçoit tous les mois en devenant salarié porté. Aux allocations s’ajoutera la rémunération perçue grâce à son activité de consultant. Ce cumul constitue par ailleurs un excellent moyen pour enrichir ses compétences. Et ce, par l’intermédiaire des missions effectuées et des accompagnements proposés par Pôle emploi. Le maintien des droits aux prestations chômage peut aussi aider pour lancer et tester une activité sereinement.

Il faut néanmoins répondre à certaines conditions pour pouvoir associer chômage et portage salarial. La rémunération perçue ne doit pas dépasser le montant du revenu moyen ayant été utilisé pour évaluer l’indemnité journalière. Le calcul de l’allocation chômage versée se fait également différemment. Il faut retirer 70 % de la rémunération brute perçue chaque mois de l’activité exercée du montant de l’indemnisation mensuelle.

Dans ces conditions, un demandeur d’emploi peut continuer à bénéficier de l’ARE. Si ce n’est pas le cas, il lui est possible de recourir à nouveau à cette prestation sociale. Et ce, à la fin des missions effectuées. L’indemnité lui sera alors versée le temps de trouver de nouveaux contrats de travail.

Peut-on cumuler emploi et portage salarial ?

Cumuler deux activités salariées, dont l’une en portage salarial, est aussi envisageable. Ce droit s’ouvre à tous les professionnels, indépendamment du statut et du régime fiscal. Un salarié classique, un auto-entrepreneur et même un fonctionnaire peuvent le mettre en œuvre.

Il existe néanmoins quelques points qui méritent une attention particulière. Il faut souligner que le salarié n’est pas dans l’obligation d’informer son employeur quant à l’existence d’une activité supplémentaire. En même temps, cacher sa situation peut lui porter préjudice si son supérieur vient à l’apprendre. La loyauté envers la société de subordination principale est aussi cruciale. Il est évident que le salarié ne doit pas travailler pour une entreprise concurrente. Autrement dit, une structure qui sollicitera les mêmes méthodes ou des connaissances intellectuelles identiques.

Avant de se lancer, il faut également s’assurer de sa disponibilité. En effet, l’employeur peut prendre les mesures appropriées si un salarié montre des signes de fatigue physique ou mentale. Et que ceci soit le résultat d’une activité supplémentaire. Il appartient donc au salarié de trouver un équilibre entre les activités associées. Il est d’ailleurs impossible de passer au-delà des quatre trimestres requis chaque année pour les droits Assedic. Verser des cotisations supplémentaires ne permet en aucun cas de compléter un trimestre en plus et d’ouvrir d’autres droits. Enfin, pour les fonctionnaires, l’autorisation du supérieur hiérarchique est nécessaire.

Quel est le délai pour s’inscrire à pôle emploi ?

L’inscription à Pôle emploi est nécessaire pour les demandeurs d’emploi qui souhaitent se faire accompagner pour trouver rapidement du travail. Cette étape conditionne également l’accès aux allocations chômage versées, le temps de disposer d’une nouvelle source de revenus. Elle se fait suivant une formalité précise. Quelques documents justificatifs seront aussi demandés pour finaliser la démarche.

L’ARE ou Allocation de retour à l’emploi est un revenu compensateur versé temporairement aux demandeurs d’emploi. Elle fait partie des droits qui leur sont octroyés en échange des cotisations sociales versées pendant leur période d’activité par Pôle emploi. Les personnes souhaitant y accéder doivent ainsi s’inscrire auprès de cet organisme. Cette indemnité s’accompagne d’un programme de soutien visant à faciliter la réinsertion professionnelle. L’inscription ou la réinscription à Pôle emploi est utile pour y accéder. En outre, les demandeurs d’emploi doivent savoir combien de temps pour s’inscrire à Pôle emploi. D’ailleurs, la démarche n’est pas la même, selon qu’il s’agisse d’une réinscription ou d’une inscription initiale.

Quel est le délai pour s’inscrire : règles générales

La première inscription concerne les étudiants et les jeunes actifs. Pour ces derniers, il est recommandé d’entreprendre la procédure lorsque les études sont achevées. L’affiliation à l’organisme permet de bénéficier d’un suivi personnalisé pour faciliter l’accès à l’emploi. Ceux ayant exercé un emploi durant leurs années d’études ont aussi la possibilité d’obtenir des indemnités. Pour s’inscrire, il suffit de remplir un formulaire disponible sur le site internet de Pôle emploi.

Dans le cas d’une réinscription, la démarche dépend de la date de la dernière inscription :

● La procédure sera plus simple si ce délai est inférieur à 6 mois. Les données concernant le bénéficiaire sont encore sauvegardées chez Pôle emploi. Il faut ensuite envoyer le formulaire préalablement rempli pour activer à nouveau ses droits ;

● Si le délai a dépassé 6 mois, la démarche sera identique à celle d’une première inscription. Il faut renseigner les informations demandées dans le formulaire et consulter un conseiller.

En cas de perte d’emploi, l’inscription peut se faire au lendemain du jour qui marque la fin du contrat. Il faut veiller à ne pas dépasser 12 mois. La règle est identique même pour les salariés portés. Ces derniers ont par ailleurs la possibilité d’associer portage salarial et chômage s’ils parviennent à signer un nouveau contrat. Dans ce cas, la rémunération complète les allocations chômage.

Délai d’inscription à Pôle emploi en cas de rupture conventionnelle

Une rupture conventionnelle marque l’échéance d’un contrat de travail à durée déterminée. Comme pour les autres motifs à l’origine d’une perte de poste, l’inscription à Pôle emploi est nécessaire pour bénéficier de l’indemnisation. Elle doit se faire une fois la rupture du contrat effective. Il faut ensuite attendre un délai de carence de 7 jours pour le premier versement. Il court à partir du jour où la décision de mettre fin au contrat prend effet.

Il arrive que le bénéficiaire ait déjà été soumis à un délai de carence durant les 12 derniers mois. Dans ce cas, il n’aura plus à le subir une nouvelle fois. Deux situations peuvent en outre entraîner son prolongement :

● Le salarié bénéficie d’une indemnité compensatrice de congés payés : le délai de carence fera dans ce cas l’objet d’un nouveau calcul. En effet, Pôle emploi tient compte des jours

calendaires pour effectuer le versement, soit 7 jours pour une semaine. Les jours de congés sont pour leur part comptabilisés en jours ouvrés, avec une semaine de 5 jours. Pour obtenir le nouveau délai, il faut utiliser la formule suivante : la somme des indemnités de congés/ la rémunération journalière de référence ;

● Le salarié a droit à une indemnisation spécifique : dans ce cas de figure, les jours de carence sont obtenus après avoir divisé les indemnités supra légales par 90. Il ne peut cependant pas dépasser 180 jours.

Quels sont les documents à fournir à Pôle emploi ?

Le dossier envoyé comprend toutes les pièces justificatives requises pour que la demande soit prise en compte. Il doit inclure :

● Un titre de séjour valide ou une pièce d’identité ;

● Une attestation Pôle emploi fournie par l’employeur ;

● Un relevé d’identité bancaire ;

● Une copie de la carte de Sécurité sociale.

Si un ou plusieurs documents manquent, Pôle emploi peut repousser le versement des allocations. Pour les candidats qui procèdent à leur première inscription, un entretien aura lieu dans le mois qui suit la demande. Ce rendez-vous est organisé afin de déterminer les actions à mettre en œuvre selon le profil et les objectifs du candidat.

Il convient de souligner que le versement de l’indemnité n’a pas lieu systématiquement. Il faut satisfaire certaines conditions pour y accéder. Le montant est défini suivant la situation du bénéficiaire. Pour les jeunes âgés entre 16 et 26 ans, Pôle emploi propose un accompagnement qui leur est adapté. Il faut également en faire la demande pour en bénéficier. Il peut prendre la forme d’un accompagnement collectif, organisé sur 1 trimestre, ou d’un suivi individuel qui dure 6 mois. Un conseiller sera à leurs côtés dans le cadre de ce programme.

AMDEC : définition et mise en place de la méthode

Créée par l’armée américaine et utilisée par les industries de l’aéronautique et de l’automobile, la méthode AMDEC est aujourd’hui exploitée par les entreprises afin d’obtenir une norme ou une certification.

AMDEC est l’acronyme de : Analyse des Modes de Défaillances, de leurs Effets et de leur Criticité. Cette méthode est utilisée comme un outil consistant à analyser les défaillances, leurs causes et leurs effets par le biais de contrôles ciblés sur différents points de la chaîne de production ou d’un produit ou du service fini.

Voyons plus précisément les contours de cette méthode et comment la mettre en place.

Qu’est-ce que l’AMDEC ?

Cette méthode permet de répertorier et d’organiser les modes de défaillances lors de la conception d’un produit ou de la mise en œuvre d’un processus. Elle est généralement utilisée pour les travaux d’études afin de réaliser une analyse qualitative et quantitative qui permettra d’apporter des actions correctives ou préventives.

AMDEC signifie Analyse des Modes de Défaillances, de leurs Effets et de leurs Criticités.

Voyons plus précisément ce que signifie cet acronyme :

Sur les modes de défaillances : il s’agit des cas dans lesquels le système peut fonctionner anormalement ou s’arrêter de fonctionner totalement tels qu’une fuite ou un court-circuit par exemple.

Sur les causes des défaillances : il s’agit de l’anomalie entraînant la défaillance.

Sur les effets des défaillances : il s’agit des conséquences pour l’utilisateur.

Sur la criticité : il s’agit de déterminer le degré de gravité des défaillances relevées.

Comment appliquer la méthode AMDEC ?

L’application de la méthode AMDEC doit suivre plusieurs étapes :

Etape 1 : Elaborer un groupe de travail pluridisciplinaire

Cette première démarche consiste à créer un groupe de travail dont les différents participants doivent être issus de milieux et de spécialités variées. La mise en commun des différentes

compétences apporte une analyse profonde et pertinente des études menées dans le cadre de la méthode AMDEC. Ce groupe de travail pluridisciplinaire est dirigé par un chef d’équipe dont le rôle est fondamental pour diriger l’étude.

Etape 2 : Déterminer l’objet et le périmètre de l’étude

Il s’agit ici de définir les objectifs et les limites de l’étude. Pour cela l’équipe doit s’intéresser au produit fini ou en cours de réalisation ainsi qu’à la chaîne de production afin de répertorier et mettre en relation toutes les fonctions du produit ou les phases du processus. Cette étape permet d’identifier les causes de dysfonctionnement potentiel.

Etape 3 : Identifier les modes de défaillances

Cette phase permet d’identifier les premières défaillances c’est-à-dire les dysfonctionnements constatés dans les systèmes.

Etape 4 : Identifier les effets et les causes

Lors de cette phase, le groupe de travail se focalise sur les effets et les causes entraînés par les modes de défaillances identifiés.

Étape 5 : Évaluer les défaillances

Il s’agit de l’aspect quantitatif de l’analyse. Cette étape vise à valoriser les défaillances potentielles et à étudier la criticité c’est-à-dire le degré de gravité potentiel des défaillances.

Généralement, le degré de criticité est évalué sur une échelle allant de 1 à 4, 1 étant une sévérité de l’effet du défaut faible ; 10 étant une sévérité de l’effet du défaut forte.

La criticité est obtenue par d’une triple cotation : Gravité – Occurrence – Détection

Ainsi, il est possible d’établir l’échelle de gravité comme suit :

● gravité potentielle sur une échelle de 1 à 4 (conséquence plus ou moins grave pour l’utilisateur) ;

● fréquence d’apparition de la défaillance estimée sur une échelle de 1 à 4 (l’occurrence) ;

● capacité de détection sur une échelle de 1 à 4 (degré de risque de ne pas détecter la défaillance).

L’indice de criticité est le résultat du produit des trois notes :

Criticité = Gravité x Occurrence x Détection

Etape 6 : Hiérarchiser les défaillances

Cette étape consiste à classer les défaillances selon leur ordre de priorité et en fonction de seuils d’alerte. Ce classement vise à traiter en priorité les défaillances dont la criticité est la plus importante, les autres défaillances étant traitées secondairement.

Etape 7 : Mettre en place des actions correctives ou préventives

Le classement des différents modes de défaillance permet d’apporter les actions correctives nécessaires aux défaillances lorsque cela est possible. Les actions correctives peuvent ainsi mener à la suppression totale de la défaillance ou bien à sa réduction. Le classement permet également de mettre en place des actions préventives afin d’obtenir une criticité plus faible.

Etape 8 : Le suivi des actions mises en place

L’efficacité du plan d’action mis en place doit être régulièrement vérifiée et mise à jour afin d’améliorer les résultats.

Les différents types d’AMDEC

La méthode AMDEC se décline en plusieurs formes selon l’objectif de l’étude. Parmi les plus importantes, le tableau suivant répertorie les 3 méthodes principales.

 

Types d’AMDEC Fonction Support de travail
AMDEC Produit analyse des défaillances d’un produit, liées à sa conception, sa fabrication ou son exploitation, dans un but d’amélioration de sa qualité et de sa fiabilité. Mise en place d’un plan de fiabilisation.
AMDEC Processus analyse des défaillances sur les méthodes de production d’un produit ainsi que les procédures mises en œuvre pour réaliser une tâche. Mise en place d’un plan de surveillance et un contrôle qualité.
AMDEC Moyen de Production analyse des défaillances des machines et équipements intervenants dans la réalisation d’un produit (chaîne de production). Guide listant les actions préventives à effectuer sur un équipement.

Toute entreprise peut être concernée par la méthode AMDEC, un outil précieux pour assurer la qualité des services proposés aux clients. Cet outil vise aussi à améliorer la stabilité du système étudié en classant les risques identifiés et en les traitant par ordre de priorité.

La méthode AMDEC présente cependant des limites puisqu’elle est exclusive ce qui signifie que chaque étape de l’analyse se concentre sur une seule défaillance à la fois.

Offre de service : les méthodes de construction efficaces

Quel que soit leur statut, tous les travailleurs indépendants sont amenés à trouver la meilleure formule pour présenter leur offre de service. Une offre de service désigne le support décrivant les services ou les produits offerts par une entreprise et qui s’adresse à un ou à plusieurs clients potentiels.

 

Bâtir une offre de service lorsqu’on est freelance ou consultant porté dans le cadre du portage salarial, est une étape importante car elle permet à l’entrepreneur de se démarquer de la concurrence en démontrant la valeur ajoutée de ses services.

Qu’est-ce qu’une offre de service et comment la réaliser ? Voici les étapes clefs d’une offre de service réussie.

Les méthodes pour construire une offre de service solide

Plusieurs étapes précèdent l’élaboration d’une offre de service. En effet, le prestataire doit tout d’abord cibler les prospects qu’il souhaite démarcher. Suite à la première prise de contact, le prestataire peut construire son offre de service car il dispose des informations lui permettant de déterminer les problématiques et les besoins du potentiel client.

Il existe différentes méthodes permettant au prestataire d’établir une offre de service efficace :

– L’analyse SWOT (Strengths, Weakness, Opportunities, Threats : Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces) est une méthode permettant de synthétiser les forces et faiblesses d’une entreprise au regard des opportunités et menaces existantes dans le cadre d’un projet.

C’est un outil précieux pour élaborer une offre de service en tenant compte de tous les paramètres d’un projet.

– La courbe d’accélération est une autre méthode qui repose sur le degré de proximité établie avec le prospect. Autrement dit, plus le niveau d’intimité entre le consultant et le prospect est élevé, plus la pertinence des offres proposées correspond aux besoins et aux attentes du prospect.

Concrètement, la mise en place de la courbe d’accélération se décompose en 4 grandes phases :

1. le prestataire se rapproche des potentiels clients en établissant un lien de confiance commercial ;

2. le prestataire s’informe sur les besoins et les problématiques du prospect ;

3. le prestataire élabore une offre qui correspond au profil du prospect ;

4. le prestataire soumet un contrat de prestation.

Offre de service : les étapes de la rédaction

L’offre de service est synonyme “ d’offre commerciale ”. C’est un document qui décrit tous les services proposés par un entrepreneur.

Une offre de service cohérente peut rapidement emporter l’adhésion du ou des prospects visés à condition qu’elle aborde 5 thèmes incontournables :

1. le contexte

2. le plan d’action

3. les moyens

4. la proposition de valeur

5. le prix

1. Le contexte : quelles sont les problématiques du prospect et comment y répondre ?

Cette étape renvoie aux premiers échanges entre le prestataire et le prospect. Elle est déterminante car elle montre au prospect si le prestataire a bien cerné les besoins de l’entreprise.

Il s’agit pour le prestataire de décrire avec précision la situation du prospect. Cette partie se focalise sur les problématiques existantes dans le cadre du projet et développe les solutions pour les résoudre.

Il faut éviter l’écueil de s’épancher trop longuement sur les caractéristiques propres à l’entreprise telles que l’évolution de son chiffre d’affaires ou l’état actuel de la concurrence, car ce n’est pas l’objectif de cette partie.

A ce stade, seules les solutions pour répondre aux besoins du prospect sont importantes. En fonction de l’analyse des besoins du client et de la cohérence des premières solutions apportées par le prestataire, l’offre de service peut rapidement convaincre le futur client.

2. Le plan d’action : quels sont les objectifs et comment les atteindre ?

Cette section permet de structurer le plan d’action du prestataire en exposant les objectifs clairement fixés et les moyens de les atteindre.

La structuration des informations est fondamentale. Il est important de présenter les différents objectifs le plus clairement possible sous forme de liste de points par exemple afin que la lecture soit fluide pour le prospect.

Le plan d’action doit aussi exposer comment atteindre ces objectifs en utilisant des indicateurs de référence permettant de mesurer l’efficacité du plan.

Enfin, l’étape du plan d’action doit conclure sur les effets vertueux générés grâce à l’atteinte de ces objectifs.

3. La mise en place du projet : quels sont les outils et méthodes utilisés par le prestataire ?

Le prestataire présente dans cette partie les moyens qu’il compte mettre en œuvre pour réaliser son plan d’action et la planification de ce dernier. Les méthodes et les outils utilisés sont présentés ainsi que les différents intervenants du projet.

4. La proposition de valeur

Cette section permet au prestataire de valoriser son profil et son parcours. Il s’agit de mettre en avant la valeur ajoutée des prestations proposées à la lumière de son expertise, de son expérience, des certifications et diverses formations, ainsi que de ses partenariats passés ou à venir.

5. Le prix : déterminer la tarification de l’offre

Cette partie est déterminante pour les parties car elle expose les termes et les conditions de l’engagement parmi lesquels figure la tarification de l’offre.

La tarification peut être un sujet sensible pour le prestataire car il doit établir un prix juste en tenant compte de son expertise et de son temps de travail sans sous-évaluer le tarif de ses services. La difficulté réside dans le fait qu’il faut estimer le prix d’un projet dont le temps nécessaire et la complexité peuvent se révéler au cours de sa réalisation.

La tarification doit par ailleurs indiquer les délais de paiement, les méthodes de paiement ainsi que les autres coûts éventuels à prendre en compte. Le prestataire peut également mettre en avant les offres gratuites et les gestes commerciaux dont il souhaite faire profiter le prospect pour débuter leur collaboration.

Les freelances en portage salarial possèdent un atout supplémentaire pour bâtir une offre de service convaincante. En effet, l’entreprise de portage salarial accompagne les freelances en leur communiquant les informations principales concernant les entreprises clientes potentielles ce qui leur permet de créer une offre de service pertinente.

Enfin, ils disposent d’un simulateur de portage salarial leur permettant d’établir leur tarification avec justesse.

ASSEDICS : Fonctionnement et évolution de l’organisme

Acronyme parfois encore évoqué, l’ASSEDIC est l’ancienne dénomination du Pôle emploi. L’ASSEDIC désigne les Associations pour l’Emploi dans l’Industrie et le Commerce. Créé en 1958, cet organisme a 2 rôles : collecter les cotisations sociales et verser les allocations chômage aux bénéficiaires.

 

Dans un objectif de simplification, la réforme de 2008 a créé le Pôle emploi, résultat de la fusion entre l’ASSEDIC et l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE).

Que sont les ASSEDICS et comment fonctionnent-ils ? Tout ce qu’il faut savoir sur l’évolution de cet organisme destiné aux demandeurs d’emploi.

Des ASSEDICS à Pôle emploi : qu’est-ce qui change

Les ASSEDICS avaient pour principales missions le versement de différentes indemnités telles que l’ARE (allocation de retour à l’emploi), l’ASS (l’Allocation de solidarité spécifique) et l’AI (l’Allocation d’insertion).

Les ASSEDICS existantes en France étaient coordonnées par un autre organisme nommé l’UNEDIC (Union nationale interprofessionnelle pour l’emploi dans l’industrie et le commerce).

Parmi les habilitations principales des ASSEDICS :

● L’inscription des personnes à la recherche d’emploi ;

● L’accompagnement des demandeurs d’emploi dans le processus de recrutement ;

● Le financement des formations des demandeurs d’emploi qui perçoivent une allocation d’Aide au retour à l’emploi (ARE) ;

● Assurer la liaison avec la DIRECCTE (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) pour la vérification des dossiers de demande d’emploi.

Le Pôle emploi qui remplace les ASSEDICS, détient un rôle plus étendu que son prédécesseur. Il se consacre à la réinsertion professionnelle en accompagnant les demandeurs d’emploi ainsi que les entreprises en phase de recrutement.

Côté entreprises, le Pôle emploi a pour rôle de communiquer les annonces de recrutement et ainsi faciliter l’accès des personnes en recherche d’emplois aux différentes offres sur le marché. Concrètement, il participe aux processus de recrutement des entreprises en filtrant les profils qui correspondent aux recherches des entreprises.

Côté demandeurs d’emploi, Pôle emploi collecte les appels d’offres d’emploi afin de leur soumettre des propositions en poste.

En résumé les missions de Pôle emploi sont les suivantes :

● La gestion des indemnisations des demandeurs d’emploi ;

● La collecte des informations pertinentes sur le marché du travail ;

● Le recouvrement des cotisations en matière d’allocation chômage.

Les conditions du bénéfice des droits ASSEDICS / Pôle emploi pour les salariés classiques

Les demandeurs d’emploi peuvent bénéficier d’indemnités chômage à condition de remplir certaines conditions présentées dans ce tableau récapitulatif :

 

Conditions liées à la durée du dernier contrat de travail ● avoir été salarié au moins 6 mois (soit 130 jours travaillés ou 910 heures travaillées) au cours des 24 derniers mois OU

● avoir été salarié au moins 6 mois au cours des 36 derniers pour les travailleurs âgés d’au moins 53 ans à la date de fin du dernier contrat de travail

Conditions liées au motif de la perte d’emploi ● avoir involontairement perdu un emploi (licenciement, fin de CDD ou de mission d’intérim, ou rupture anticipée à l’initiative de l’employeur) OU

● avoir perdu un emploi dans le cadre d’une rupture conventionnelle ou d’une rupture d’un commun accord.

Conditions liées à l’âge ● l’âge et le nombre de trimestres requis pour une retraite à taux plein n’a pas été atteint
Conditions administratives ● être inscrit aux ASSEDICS / Pôle emploi dans les 12 mois suivant la perte de travail.

● être à la recherche active d’un emploi ou bénéficier d’une formation professionnelle.

● ne pas percevoir de retraite anticipée

Conditions propres au demandeurs d’emploi ● être physiquement apte à travailler

● habiter en France (métropole et DOM sauf Mayotte où les règles d’assurance chômage sont spécifiques).

Salariés portés et droits ASSEDICS / Pôle emploi : les conditions d’éligibilité au terme du contrat de travail de portage salarial

Le terme du contrat de travail du salarié porté peut survenir à la demande du consultant ou bien à l’initiative de l’entreprise de portage salarial. La rupture du contrat à l’initiative du consultant est une démission et doit justifier d’un motif légitime pour prétendre au bénéfice des ARE.

Le salarié porté doit recevoir les documents suivants au terme de son contrat :

1. une attestation employeur (attestation pôle emploi) ;

2. un certificat de travail ;

3. un solde de tout compte.

Le salarié porté doit réunir les conditions mentionnées dans le tableau suivant pour bénéficier de ses droits au chômage :

Conditions administratives ● présenter le contrat signé avec l’entreprise de portage salarial

● avoir été régulièrement déclaré auprès des URSSAF par, l’employeur (la société de portage salarial)

● être à jour des cotisations sociales versées à l’URSSAF

● être inscrit auprès de Pôle emploi muni de son attestation pôle emploi.

Conditions liées à la durée des missions ● La durée d’un CDD de portage salarial ne peut excéder 18 mois

● Le salarié doit avoir travaillé 4 mois effectués au sein de la société de portage soit 88 jours de travail effectués

● Ou 610 heures effectuées au cours des 26 derniers mois.

Les droits ASSEDICS / Pôle emploi du salarié porté cumulés à son activité

Un salarié porté peut tout à fait cumuler une indemnité chômage et une activité indépendante à condition de réunir les 3 conditions suivantes :

● Le salarié porté est inscrit à Pôle emploi en tant que demandeur d’emploi

● Le salarié porté travaille moins de 110 heures

● Le montant du revenu est inférieur ou égal à 70 % du salaire précédent

La durée de l’indemnisation minimale est fixée à 4 mois (soit 122 jours). L’indemnisation maximale est de 24 mois (soit 730 jours) ou 36 mois pour les personnes ayant au moins 53 ans.

Les salariés portés qui cumulent des allocations chômage à leur revenus professionnels perçoivent des allocations tenant compte de leur salaire journalier (SJR) et dont le montant est calculé de deux façons. Pôle emploi retient le résultat le plus élevé entre :

57 % du SJR ;

● 40,4 % du SJR + 11,84 euros.

Enfin, le cumul est possible à condition de ne pas dépasser le plafond de cumul fixé comme suit :

Plafond de cumul = allocation mensuelle x 30,42 (365 jours / 12 mois = 30,42 moyenne des journées dans une année de 365 jours).

Un besoin en main-d’œuvre se fait ressentir dans toute la France

Chaque année, Pôle emploi mène une enquête nationale sur la nécessité de recruter plus de main-d’œuvre. Pour 2022, l’établissement a découvert qu’en région, les intentions de recrutement s’accroissent. En Auvergne-Rhône-Alpes, elles ont par exemple grimpé de 7 points sur un an. En outre, l’étude montre également qu’au niveau national, certains territoires apparaissent plus demandeurs que d’autres.

Pôle emploi a publié son étude annuelle sur le besoin en main-d’œuvre en France. Dans le rapport, on lit que celui-ci concerne tout le territoire national. Toutefois, certaines villes telles qu’Aurillac, Le Puy en Velay, Valence et bien d’autres manquent de dynamisme.

À l’opposé, la demande s’avère remarquablement forte dans les communes limitrophes des grandes agglomérations comme Annecy, Clermont-Ferrand, Grenoble, Saint-Étienne, Lyon… De son côté, le Rhône affiche une belle dynamique en enregistrant 10 % d’intention de recrutement. D’autres secteurs se démarquent, à l’instar des bassins agricoles ou touristiques se caractérisant par une activité principalement de saison. L’enquête mentionne entre autres la Vallée de l’Arve, la Drôme Ardèche, Villefranche, etc.

Les aides-soignants sont toujours en pénurie

Pôle emploi apprend également que la pénurie de main-d’œuvre touche surtout les filières de :

· La restauration et la fourniture de logement ;

· L’action sociale et la santé humaine ;

· Le BTP.

Ces secteurs regroupent 60 % des projets d’embauche. Dans ce contexte, le directeur du restaurant vénissian 3 Brasseurs, Naïm Caulet, déclare avoir changé ses critères de recrutement. Aujourd’hui, confie-t-il, ses conditions portent davantage sur la motivation et le savoir-être qu’auparavant.

Depuis l’apparition du Covid-19, la filière de la restauration est confrontée à une pénurie due à plusieurs reconversions. En dépit d’une hausse des rémunérations, comprise entre 7 et 16 %, ce manque demeure considérable. En parlant de cette revalorisation, on conseille aux indépendants de réaliser une simulation portage salarial. Cette opération leur permettra de voir combien ils gagneraient s’ils optaient pour cette forme d’emploi.

Concernant le Top 3 des professions en pénurie, l’enquête place les aides-soignants en tête de liste, comme les années précédentes. Ce métier comptabilise 8 660 emplois à pourvoir. Soit 180 de plus que chez les aides ménagères et aides à domicile. À la troisième marche du classement se trouve les ATSEM et agents d’entretien avec 8 050 postes libres.

Les projets d’embauche saisonnière s’amoindrissent

Les 25 professions les plus convoitées captent ainsi plus de quatre sur dix des intentions d’embauche (45 %). Pôle emploi indique que durant les dernières années, quelques professions figurent, toujours plus fréquemment, parmi celles en tension. L’exemple des professions de la construction ou des chauffeurs routiers a été évoqué.

D’après l’établissement public, la proportion d’organisation songeant à embaucher en France s’établit à 33 %. Sur le plan régional, la même part a été enregistrée en Auvergne-Rhône-Alpes. Sur ce territoire, ce chiffre s’élevait à 26 % en 2021.

Les intentions d’embauche à destination des travailleurs saisonniers diminuent respectivement à :

· 30 % à l’échelle nationale ;

· 29 % en Auvergne-Rhône-Alpes, où 30 % des projets de recrutements présentent un caractère saisonnier.

À l’inverse, les intentions de recrutement augmentent de 12 % et totalisent en région 362 700 postes potentiellement à pourvoir. Les filières où on constate cette montée des intentions d’embauche portent sur :

· Le BTP (+37 % comparé à 2019) ;

· L’industrie (+34 % par rapport à l’année dernière).

Selon l’étude de Pôle Emploi, 63 % des sociétés basées en Auvergne-Rhône-Alpes questionnées trouvent leur projet d’embauche compliqué. Cette proportion a été obtenue à partir de l’interrogation de 52 000 entreprises au niveau national.

 

 

De plus en plus d’employés séniors se réorientent professionnellement

Tout abandonner et se reconvertir professionnellement. Tel est la décision que beaucoup de travailleurs de 40 ans ou plus dans la région francilienne prennent. À l’échelle nationale, de nombreuses personnes, tous âges confondus, se lancent également dans cette voie. D’après un sondage réalisé par MaFormation et HelloWork, leur choix a découlé d’un besoin de plus d’équilibre entre vie professionnelle et privée.

 

Actuellement, beaucoup de Français de plus de 40 ans abandonnent leur travail pour monter leur entreprise. Pour les épauler dans leur démarche, la municipalité parisienne lance un salon « pour l’emploi des nouveaux défis ». Prévu dans la Ville Lumière le 21 avril 2022, cet événement gratuit se tiendra au Carreau du temple entre 10-17h. En même temps, il sera diffusé en direct sur la plateforme Oui-Emploi. Il est ouvert à tous les professionnels, quelle que soit leur expérience, qualification, degré de compétence ou encore leurs profils. Il vise à assister ces salariés séniors dans la concrétisation de leur projet. Dans ce cadre, des établissements spécialisés en formation professionnelle y seront présents.

La crise sanitaire a joué un rôle dans le phénomène

Dans plusieurs cas également, des employés d’au moins 45 ans changent de métier après avoir été obligés de démissionner. Un conseiller en évolution professionnelle à Groupement évolution Paris XIII, Laurent Loiseau, révèle :

Certaines entreprises ne sont plus capables de mettre à niveau les compétences techniques de leurs collaborateurs les plus âgés, ils ne peuvent pas les former.

Autre raison favorisant la reconversion professionnelle des salariés séniors : la détresse au travail s’amplifie parfois du fait du Covid-19. Laurent Loiseau explique que beaucoup ont vu leurs conditions de travail se détériorer de telle manière que :

[…] Des personnes, malgré leur expérience, craquent et sont à la limite du burn-out. […] Cela arrive de plus en plus souvent, d’autant plus que le télétravail a été extrêmement délétère pour certains.

L’année dernière, les 40 ans ou plus rassemblaient environ 33 % des individus accompagnés par l’agence francilienne de Groupement évolution. Un service public gratuit soutenant les projets de réorientation, d’évolution et de formation professionnelle. Depuis son ouverture il y a deux ans, cette antenne a connu un agrandissement de son activité. En 2021, cette dernière a même augmenté de deux fois par rapport à 2020.

Beaucoup sont prêts à se former pour leur reconversion

Sur le même sujet, MaFormation et HelloWork ont sondé 2 000 individus reconvertis ou songeant à changer de métier. Ceci pour cerner leurs motivations et leurs parcours. D’après l’enquête, la pandémie de Covid-19 a influé sur les désirs de reconversion de près de 50 % des Français. La crise sanitaire a même intensifié l’enthousiasme pour plus de neuf sur dix du panel (96 %).

Pour quatre sur dix des personnes interrogées, la recherche d’un bon équilibre entre travail et vie privée explique la reconversion professionnelle. Pour réussir leur changement de métier, 75 % des actifs déclarent s’être formés. L’option privilégiée par 70 % des répondants porte sur la formation en présentiel. Pour financer cet apprentissage, environ 33 % des sondés ont reçu une aide du CPF ou de Pôle Emploi. En parallèle, 84 % des répondants se disent prêts à participer à un apprentissage avant d’adopter une nouvelle carrière professionnelle. Le présentiel demeure également le mode de formation le plus évoqué.

Le salaire de base au Royaume-Uni s’écroule

Au Royaume-Uni, le nombre de chômeurs de longue durée a atteint son plus bas niveau en février dernier. Lors du trimestre achevé à la fin de ce mois-là, le taux de chômage, lui, s’est également affaissé. Selon les experts, cette contraction s’explique surtout par le fait que la main-d’œuvre disponible a diminué.

 

Outre-Manche, le salaire de base hors inflation s’effondre aujourd’hui considérablement. Cependant, des bonus conséquents continuent d’apaiser dans certaines filières les répercussions de l’augmentation des prix. C’est ce qu’a révélé Darren Morgan, directeur des statistiques économiques à l’Office britannique des statistiques (ONS) le 12 avril 2022. Date à laquelle cet organisme a publié son rapport mensuel sur le travail.

Au Royaume-Uni, cette hausse s’élève à des niveaux records depuis 1992 pour atteindre 6,2 % au mois février 2022. Toutefois, ce taux est encore bien parti pour poursuivre sa montée. La Banque d’Angleterre estime ainsi qu’il est probable qu’il franchisse les 8 %. Budgétairement, cette situation s’avère extrêmement dure à supporter pour les foyers.

L’inflation garde une courbe ascendante

Depuis la fin de l’été, les tarifs du carburant et de l’énergie ont déjà flambé au Royaume-Uni. En cause, la relance après la crise due au Covid-19. Toutefois, la guerre russo-ukrainienne a en grande partie entraîné un alourdissement de ces prix.

Le directeur économique de la BCC ou Chambre de commerce britannique, Suren Thiru, s’est déjà exprimé à ce sujet. D’après lui, au cas où les rémunérations évoluent, ces dernières sont très en retard par rapport à l’inflation. Du fait de cet écart, il est possible que les revenus réels continuent de chuter, provoquant ainsi le freinage des dépenses des ménages :

[…] Un facteur déterminant de la croissance britannique.

Le responsable pense ainsi que l’État doit consentir davantage d’efforts pour accompagner les salariés, ayant un âge avancé, à :

Se reformer pour les emplois en forte demande.

Pour profiter plus facilement des opportunités existantes, ils peuvent se mettre en portage salarial.

Concernant le taux de chômage outre-Manche, le rapport de l’ONS indique qu’à fin février 2022, il a baissé à 3,8 %. Ce phénomène résulte particulièrement d’une attrition du marché de l’emploi, avec un manque de main-d’œuvre qui demeure intense.

Le taux de chômage s’affaiblit

Un mois plus tôt, le pourcentage d’inactivité dans le pays s’élevait à 0,1 point de plus. Soit au même niveau d’à peine avant la survenance du Covid-19 (3,9 %).

Suren Thiru explique que ce repli découle essentiellement d’un amoindrissement de la main-d’œuvre. Un phénomène qui se traduit par la crise des embauches à laquelle les sociétés sont confrontées. Le directeur économique de la BCC prévient :

De graves pénuries d’employés pourraient persister et plomber l’activité économique.

Ces propos sont appuyés par Darren Morgan, qui a déclaré que davantage de gens quittent le marché du travail. Ce qui a d’ailleurs entraîné le recul du taux de chômage, a sous-entendu le directeur des statistiques économiques à l’ONS. Ces personnes ne sont en effet plus considérées comme chômeurs, car elles ne cherchent pas de travail, a-t-il souligné.

Dans ce cadre, le nombre de chômeurs de longue durée parvient à des performances plus basses, selon l’Office britannique des statistiques. Pour rappel, cette catégorie regroupe les demandeurs d’emploi depuis plus d’un an.

S’agissant du nombre d’individus employés, il s’est presque stabilisé entre décembre et février derniers. En revanche, les opportunités d’embauche demeurent à des records, bien qu’elles progressent moins rapidement.

Awadac est cédé à Weblib

Weblib améliore son offre de transformation numérique des points de vente à travers le Vieux Continent. En rachetant la start-up Awadac, l’entreprise profitera en effet de son logiciel de transaction et de commande destinée aux restaurants. À l’échelle du marché, cette nouvelle acquisition favorise la concentration qui a démarré depuis un certain temps.

Poussée par sa stratégie de développement externe adoptée depuis cinq ans, Weblib compte quintupler son chiffre d’affaires d’ici 2026. L’année dernière, le spécialiste de la transformation digitale en totalisait 10 millions d’euros. Dans la poursuite de cette ambition, il garde en option la réalisation de nouveaux rachats. Son but étant de s’établir dans différents pays ou de renforcer sa position sur le marché.

À ce sujet, l’entreprise vient d’officialiser la reprise d’Awadac. Une start-up qui a conçu une suite d’applications de paiement et de commande afin d’améliorer l’UX dans les restaurants. Il s’agit de la troisième acquisition de la société.

Le marché de la digitalisation des restaurants commence à se concentrer

En 2019, elle s’était emparée du champion du Wi-Fi Haute Densité pour les endroits à trafic élevé en Europe. Deux années plus tôt, c’est l’opérateur Wifi Urban Koncept qui était entré dans son giron. Avec ces deux précédentes opérations, Weblib s’était offert en même temps :

● De robustes technologies Wi-Fi ;

● Une grande base de clientèle dans le commerce de détail.

Commentant le rachat d’Awadac, Arthur Philbé déclare que le marché de la digitalisation est divisé en petits segments. De petites start-up y sont positionnées, révèle-t-il avant d’affirmer cependant que la concentration a été enclenchée. Weblib y contribue dans une certaine mesure avec leurs reprises, poursuit son CEO.

Le responsable explique qu’à terme, leur objectif consiste à accroître suffisamment leur activité pour :

● Acquérir une légitimité sur des appels d’offres de grands comptes ;

● Devenir le guichet unique de la digitalisation de chaque endroit recevant du public.

Pour l’atteindre, Weblib pourrait être amené à recruter prochainement dans divers métiers de la technologie. L’on citera notamment l’exemple du développeur, consultant IT, etc.

Le rachat permettra à Awadac de rebondir

Le CEO éclaire sur la raison de l’acquisition de la jeune pousse montpelliéraine :

Nous avons développé en interne une solution de commande et transaction pour le secteur de la restauration, mais notre produit n’était pas assez performant. […]

D’après lui, le logiciel d’Awadac se révèle plus avancé. Arthur Philbé poursuit qu’actuellement, son entreprise travaille dès lors sur les kiosques interactifs, les tablettes et le Wi-Fi pour :

Miser sur ce genre d’application à forte valeur ajoutée. […]

La cause : les smartphones se présentent comme la borne de commande du futur.

Concernant Awadac, cette cession constitue un gage d’une perspective intéressante de relance. Ce qui se révèle important vis-à-vis de l’apparition de titans à l’image de Sunday. Lancée par les créateurs de Big Mamma, cette nouvelle jeune pousse entend bien dominer le marché. Arthur Philbé commente :

Sur l’intérêt de ce type d’outils, on prêche dans le désert depuis 10 ans. […]

Pour cette raison, il apprécie le fait que des enseignes comme Sunday démocratisent le marché avec plusieurs ressources.

Près de quatre travailleurs luxembourgeois sur dix sont contents de leur rémunération

D’après une étude réalisée par la plateforme Jobs en début d’année, la grande majorité des travailleurs au Luxembourg affirment être insatisfaits de leur rémunération. La frustration touche au plus haut point six sur dix d’entre eux. Pour nombre de ces employés, le problème provient surtout du défaut de politique salariale dans leur entreprise. Toutefois, d’autres causes ont également été invoquées.

Jobs.lu a mené en février 2022 une enquête d’opinion sur le salaire des travailleurs luxembourgeois. Les résultats de ce sondage viennent d’être publiés et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils risquent de surprendre. En effet, seuls 5,56 % des personnes interrogées se disent extrêmement satisfaits de leur rémunération. Alors que 33 % s’estiment plutôt réjouies, et 42 % affirment être insatisfaites.

En parallèle, 17,16 % pensent recevoir une meilleure paye comparativement à la moyenne. Questionnés sur cette rémunération élevée, ces collaborateurs avancent qu’elle dérive de la fidélité à la société (15 %). Pour 21 % des répondants, leur salaire élevé découle des responsabilités additionnelles dont ils sont investis.

60 % des employés éprouvent une énorme insatisfaction

De leur côté, 35 % mettent en avant les compétences supplémentaires. Enfin, la plateforme en ligne consacrée au marché luxembourgeois de l’emploi rapporte que 40 % évoquent leur expérience. Pour précision, l’enquête a été effectuée sur un échantillon de 1 241 travailleurs.

À l’opposé, Jobs.lu a noté une très grande frustration au niveau du salaire. Ainsi, dévoile-t-il, plus de six sur dix des professionnels sondés se plaignent de leur rémunération actuelle. Près d’un cinquième d’entre eux affirment même éprouver une extrême insatisfaction. Aux indépendants subissant un problème similaire, il est judicieux d’effectuer une simulation portage salarial. Cette opération leur permettra de voir si en recourant à ce dispositif, ils pourraient bénéficier d’un meilleur revenu.

Pour expliquer cette condition salariale déplorable, 18 % de ces employés avouent ne pas oser réclamer de revalorisation. Pour leur part, 28 % déclarent avoir mal négocié leur rémunération. Mais la grande majorité (60 %) estime que leur entreprise est dépourvue de véritable politique salariale.

La satisfaction au travail passe par une rémunération adéquate

Selon le directeur général de Jobs.lu, Arthur Meulman, les employeurs devraient pourtant offrir équitablement une bonne rémunération à leurs collaborateurs. Il s’agit d’une réelle nécessité à un moment où le marché de l’emploi connaît une grande tension, souligne le responsable. Il indique que dans un tel contexte, la satisfaction du personnel doit absolument être assurée. D’après Arthur Meulman, l’atteinte de cet objectif exige entre autres un salaire convenable. Ainsi, les dirigeants d’entreprise doivent être capables de mener une politique salariale en adéquation avec la situation du marché, soutient-il.

À titre indicatif, le salaire brut minimum au Grand-Duché s’élève à 2 313,37 euros mensuels pour les mains d’œuvre non-qualifiés. Ce montant est basé sur un travail accompli à plein temps, 40 heures hebdomadaires. Pour les professionnels qualifiés et à compter de 18 ans accomplis, la rémunération brute mensuelle grimpe à 2 776,06 euros. S’agissant des employés de 17-18 ans, ils peuvent empocher au moins 1 805,70 euros brut par mois. Ceux ayant entre 15 et 17 ans bénéficient quant à eux d’un salaire plancher de 1 735,04 euros brut. Ces seuils sont appliqués depuis le début avril 2022

Le Covid-19 a amplifié le besoin d’externalisation des processus de recrutement au Canada

L’outsourcing des processus d’embauchage affiche aujourd’hui une popularité en croissance continue, notamment depuis la survenance de la pandémie de Covid-19. Une étude concernant ce sujet a été réalisée par Business Market Insights. Le rapport anticipe ainsi que d’ici 2027, le marché canadien y afférent parviendra à 2 948, 4 millions de dollars. En 2019, le secteur était évalué 336,1 millions de dollars américains seulement.

 

Du fait de la crise sanitaire, le monde de l’emploi a dû basculer vers le télétravail. Grâce à ce contexte, le Canada a connu une hausse des recours à l’impartition des processus de recrutement (RPO). Sur le marché local des solutions y afférentes, les sociétés ont vu leurs dépenses augmenter. Les raisons sont la demande grandissante en salles de visioconférence, l’importance d’inclure les salariés dans l’établissement des objectifs stratégiques…. À ces facteurs s’ajoute la diminution des prix et du temps de déplacement.

Sur ce sujet, Business Market Insights a dévoilé récemment un rapport d’études en juin 2020. Ce document fournit des renseignements intéressants sur le marché du RPO au Canada.

Le marché du RPO dans le pays devrait croître énormément d’ici 2027

Intitulé « Canada Recruitment Process Outsourcing Market », le rapport rapporte concrètement :

● Des profils de société complets des plus grands acteurs du secteur ;

● Une discussion sur les besoins en nouveaux programmes informatiques et produits ainsi que sur la R&D ;

● Une identification des offres promotionnelles ciblées et des nouvelles opportunités d’affaires pour le marché canadien du RPO ;

● Une vue d’ensemble sur ce dernier et sur les technologies qui s’y rapportent ;

● Des observations des tendances du secteur de la sous-traitance des processus de recrutement au Canada.

Sur ce dernier point, les analyses ont été faites avec des statistiques de 2018. Pour les deux années suivantes, des appréciations ont été réalisées. Enfin, des prévisions des TCAC (taux de croissance annuels composés) pour les cinq prochaines années ont été avancées.

Ainsi, Business Market Insights pense que le marché du RPO au Canada s’agrandira avec 31,4 % de TCAC entre 2020-2027. À l’horizon 2027, celui-ci devrait peser 2 948,4 millions de dollars américains, avance-t-on. Ces projections engendreront naturellement des impacts dans le domaine du portage salarial.

Le RPO confère de nombreux avantages aux employeurs

Le rapport aborde les perspectives précises en matière de concurrence. Ceci y compris la part de marché des principales entreprises actives sur l’industrie du RPO à l’échelle du globe. En outre, le document présente aussi une division du marché canadien de la sous-traitance du processus de recrutement :

● Par branche d’activité : télécommunication, gaz de pétrole, assurance, services financiers, banque, Commerce au détail, BTP, etc. ;

● Par type : assistance administrative ou bureautique, mercatique et ventes, personnel technique…

Pour information, les plus importants points positifs de l’outsourcing du processus d’embauchage portent par exemple sur :

● La garantie d’un gain de temps et d’une réduction des coûts ;

● La facilitation de l’étude des outils personnalisés, qui reposent sur un besoin de recrutement particulier, et des demandes.

La réputation grandissante des instruments de RPO résulte essentiellement du besoin croissant des sociétés en outils personnalisables d’enrôlement de talents. Actuellement, les employeurs cherchent, en plus des solutions d’engagement simples, des moyens sur-mesure s’appuyant sur des besoins de recrutement particuliers. Et ce, afin d’apporter les postulants les plus qualifiés.

Le secteur du logement connaît plusieurs améliorations depuis le 1er avril 2022

Dans le domaine du logement, d’importants changements, dont la fin de la trêve hivernale, sont survenus au début avril dernier. Cette date entraîne aussi quelques obligations pour les professionnels immobiliers dans les communes touchées par l’encadrement des loyers. Désormais, ceux-ci doivent afficher les tarifs maximums de frais d’agence dans leur annonce de location.

 

Sur le marché immobilier, de nombreux changements au profit des locataires sont entrés en vigueur le 1er avril dernier. Depuis cette date, le mécanisme d’incitation des propriétaires à louer leur bien s’appelle Loc’Avantages. Jusqu’alors, il a été connu sous le nom de « Louer abordable ». Avec ce dispositif, un propriétaire peut prétendre à une baisse d’impôts s’il donne son logement en location. Et ce à 15-45 % de moins que celui du marché. Sophie Lanson, journaliste de France 3, a détaillé sur le plateau du 19/20 l’objectif de cet avantage fiscal. Ce système permet à des ménages modestes peinant à se loger de profiter des habitations aux loyers peu coûteux, précise-t-elle.

Les locataires sont mieux protégés contre les loyers abusifs

Du côté des professionnels, de nouvelles règles sont à prendre en considération. Depuis début avril 2022, ils sont tenus de communiquer le coût maximum des frais d’agence dans leur annonce. Ceci lorsque le logement qu’ils mettent en location se trouve dans les communes où le plafonnement des loyers s’applique. Parmi celles-ci figurent entre autres Lille, Paris, ou encore Lyon.

Par ailleurs, les professionnels dans ces villes doivent inclure trois renseignements dans leur annonce :

● Le plafond de loyer prévu ;

● Le loyer de base ;

● Le complément toléré.

Cette règle concerne tous les consultants en portage salarial immobilier, indépendants ou aux salariés dans cette filière. Grâce à cette mesure, les locataires peuvent savoir, depuis début avril 2022, si un loyer excessif leur est soumis. Toutefois, l’Union des syndicats de l’immobilier (Unis) précise que cette obligation s’adresse à toutes les annonces. D’après l’organisation, ces dernières doivent s’y conformer, qu’elles soient :

● Directement de particulier à particulier ;

● Passées par un négociateur.

Les expulsions de locataires pour loyers impayés peuvent reprendre

En outre, le 1er avril 2022 marque également l’achèvement de la trêve hivernale. En conséquence, il signe la reprise de plusieurs procédures d’éviction de locataires qui ont été interrompues depuis novembre dernier. Cette année, ce dispositif n’a pas été reconduit, comme c’était le cas en 2021 et 2020 à cause du Covid-19. À rappeler que l’objectif de celui-ci consiste à éviter les mises à la rue durant la saison du froid.

Cependant, cette trêve suspend également le droit des fournisseurs d’énergie de cesser l’approvisionnement des résidences principales pour cause d’impayés. Désormais, ces prestataires pourront donc reprendre les coupures en cas de non-paiement des factures. Toutefois, EDF a promis de ne pas engager d’interruption. À la place, le groupe a seulement décidé un affaiblissement de puissance donnant l’occasion de profiter d’un service minimum :

● Recharge de téléphone ;

● Réfrigérateur ;

● Lumière.

Les concurrents du fournisseur historique d’électricité ne l’ont pas suivi dans cette mesure.

Note d’intention : définition et structure de rédaction

Découvrez comment rédiger une note d’intention et tous nos conseils pour structurer ce document de la meilleure façon.

La note d’intention

Véritable outil commercial, la note d’intention est un document rédigé le plus souvent par un cabinet de conseil ou un consultant freelance, afin de présenter succinctement les étapes de réalisation du projet d’un client.

La note d’intention est un moyen de cerner les besoins du client et d’exposer la façon dont les compétences et le professionnalisme du cabinet ou du consultant sont mis au service du porteur de projet.

De l’analyse du contexte aux enjeux du projet, en passant par les méthodes et les ressources choisies pour le réaliser ; la note d’intention est un support complet.

Ce document permet par ailleurs de poser les bases solides d’une collaboration qui peut parfois s’inscrire dans le temps.

Qu’est-ce que la note d’intention et comment la rédiger ? Explications.

Qu’est-ce qu’une note d’intention ?

Il s’agit d’un document réalisé par un consultant ou un cabinet de conseil à destination d’un prospect porteur d’un projet. La note d’intention peut faire suite à la première rencontre entre le consultant et le prospect afin de mettre sur papier les contours du projet et les objectifs visés par le porteur du projet.

Bien que succinct, ce document doit présenter avec rigueur les idées essentielles du projet et expliciter les étapes pour le mener à son terme. Il vise aussi à répondre aux besoins et aux problématiques ciblées du prospect.

Le contenu d’une note d’intention peut varier selon que le projet porte sur la commercialisation d’un produit ou bien sur la réalisation d’une prestation intellectuelle.

En toute hypothèse, la note de synthèse doit mettre en avant les étapes principales du déroulement du projet et les ressources exploitées pour le mener à son terme.

Quels sont les éléments d’une note d’intention ?

Le contenu d’une note d’intention doit mettre en avant des réponses ciblées à des problématiques précises. Elle nécessite donc un travail préparatoire et une rédaction rigoureuse.

● La présentation de l’environnement du projet

Dans un premier temps, la note d’intention présente le contexte du projet. Cette partie se concentre sur l’état du marché sur lequel l’entreprise cliente se positionne.

Le consultant doit ainsi mettre en avant les atouts et les lacunes du client face à la concurrence. Il réunit ainsi toutes les informations permettant de savoir comment le client peut se démarquer de la concurrence dans le cadre de le projet.

● La présentation du profil du consultant

Dans un second temps, la note d’intention met en avant l’identité du consultant ainsi que la valeur ajoutée de son expertise pour la réalisation du projet. Cette partie développe les moyens que le consultant souhaite mettre en œuvre, grâce à ses compétences, pour réaliser ce projet.

● La présentation des solutions apportées pour réaliser le projet

Il s’agit de la partie centrale de la note d’intention car elle répond aux différentes problématiques soulevées par le projet.

Le consultant met en avant les solutions qu’il souhaite apporter dans le cadre de la réalisation du projet en s’appuyant sur des éléments tangibles tels que des études chiffrées, des statistiques, des articles ou tout autre support informationnel lui permettant de soutenir son plan d’action.

Bien que cette partie soit succincte, elle doit expliciter les risques et les contraintes inhérents au projet afin de donner plus de visibilité au client tout en lui apportant les moyens de faire aboutir son projet.

Comment structurer une note d’intention ?

La présentation et la structure d’une note d’intention sont aussi importantes que les éléments de fond développés.

En effet, une note d’intention de qualité peut être fortement dévalorisée par une mauvaise présentation. Le prospect doit avoir une lecture fluide de la note d’intention ce qui passe aussi par une structure cohérente.

Afin d’emporter l’adhésion du lecteur, la note d’intention doit être : concise, accessible et claire.

Généralement, la note d’intention ne dépasse pas les 10 pages. Au-delà, la note d’intention n’est pas suffisamment synthétique ce qui peut dévaluer le document malgré sa pertinence.

Une note d’intention réussie ne nécessite pas de développements trop détaillés. Au contraire, plus le document sera concis tout en incluant des arguments percutants, plus la démonstration sera convaincante pour le destinataire. Aussi, une note d’intention de 5 pages environ est suffisante pour présenter un projet ; le cahier des charges permettra d’apporter plus de précisions sur les grandes lignes du projet.

De même, pour rendre une note d’intention accessible à son destinataire, le consultant doit être vigilant quant au vocabulaire utilisé. Selon le domaine du projet, le lexique utilisé peut

être particulier ou très technique, il faudra donc adapter le vocabulaire au lecteur visé si ce dernier n’est pas familier avec le domaine du projet. Ce point est fondamental pour permettre au destinataire de la note d’intention de comprendre facilement les orientations proposées pour la réalisation du projet. Lorsque l’utilisation d’un jargon spécifique est incontournable, le rédacteur peut inclure un lexique annexé au document afin de définir les termes les plus techniques.

La personnalisation de la note d’intention est aussi un élément important de sa structure. La note d’intention doit en effet représenter les caractéristiques propres au consultant et refléter sa personnalité et ses valeurs. Elle doit par ailleurs comporter ses coordonnées ainsi que les liens renvoyant à sa présence sur internet et/ou réseaux sociaux.

Enfin, une note d’intention réussie ne doit pas comporter d’erreurs qui décrédibiliseraient le professionnalisme du consultant. Qu’il s’agisse de fautes d’orthographes ou bien d’incohérences dans le déroulement des étapes du projet, le consultant doit rester vigilant lors de la rédaction du document. Il est donc important de relire le document avant de le soumettre au prospect. Une deuxième lecture par des personnes extérieures peut permettre de corriger les erreurs passées inaperçues pour le consultant qui manque parfois de recul après plusieurs heures de rédaction.

Bien que la note d’intention nécessite un investissement de temps important, ce travail préparatoire s’avère souvent payant pour le consultant. En effet, il est une démonstration fiable de la motivation et de l’expertise d’un consultant pour la réalisation d’un projet, ce qui participe grandement à la confiance accordée par le client.