Le géant américain des processeurs graphiques Nvidia entre au capital de la jeune pousse française Alice & Bob par le biais de sa filiale NVentures. Cette alliance stratégique vise à accélérer la conception d’ordinateurs quantiques viables pour le monde industriel en combinant les infrastructures de calcul accéléré et les innovations sur les puces quantiques.
L’écosystème de l’informatique de rupture connaît une accélération majeure avec l’implication directe des leaders mondiaux du matériel informatique. L’intérêt pour les architectures capables de traiter des calculs complexes au-delà des limites des superordinateurs actuels pousse les géants technologiques à sécuriser leurs positions. C’est dans cette dynamique globale que s’inscrit le rapprochement entre la structure de capital-risque NVentures et le spécialiste parisien du quantique.
En s’associant à une entreprise européenne en pleine croissance, la multinationale américaine cherche à unifier la puissance des processeurs graphiques traditionnels avec les puces de nouvelle génération. Ce mouvement illustre la volonté de ne plus simplement observer les innovations de laboratoires, mais de participer activement à la construction d’infrastructures informatiques hybrides, mêlant simulation numérique avancée et puces quantiques physiques.
Alliance stratégique pour la filière quantique
L’arrivée d’un concepteur de puces américain au capital de la start-up française consolide un tour de table en série B de 100 millions d’euros initié début 2025, un apport qui soutiendra le recours flexible à des experts de pointe, chaque travailleur porté renforçant temporairement la R&D.
Bien que le montant exact reste confidentiel, ce partenariat renforce des liens technologiques concrets nés en 2024. Leurs équipes collaborent activement sur des protocoles logiciels et des interconnexions physiques.
Synergie technique et visibilité mondiale
Cette coopération permet d’optimiser l’architecture logicielle pour le calcul accéléré, de lier directement les processeurs géants aux puces quantiques et de concevoir des outils de programmation unifiés.
Pour l’entreprise tricolore, cet appui de poids offre une visibilité cruciale auprès des centres de données mondiaux et valide scientifiquement l’excellence de la recherche française face à la concurrence internationale.
L’ambition quantique : vers des machines fiables d’ici 2030
La jeune pousse se distingue par son choix scientifique : la correction native des perturbations physiques grâce aux « cat qubits ». Cette approche logicielle et matérielle de pointe permet d’ailleurs à la start-up de collaborer efficacement avec des experts de haut niveau, comme le profil type du travailleur porté, pour accélérer ses phases de recherche et développement.
Cette technologie spécifique élimine les erreurs de calcul qui freinent le déploiement des machines quantiques, avec pour objectif de fournir un ordinateur utile au monde des affaires d’ici la fin de la décennie.
Chiffres clés et développement industriel
L’entreprise s’appuie aujourd’hui sur plus de 230 collaborateurs répartis entre Paris et Boston. Son développement s’accélère grâce à un centre de R&D de 4 000 mètres carrés en cours d’aménagement au nord de la capitale, un site qui regroupe la conception, la production et l’expérimentation des puces informatiques.
En associant l’expertise de ses ingénieurs aux outils de simulation numérique d’un constructeur américain, la structure vise une mise à l’échelle industrielle rapide pour une livraison commerciale programmée en 2030.
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