Intel est en retrait sur le marché de l’IA générative et a récemment perdu un client majeur, Apple. Ce n’est pas tout, l’action en bourse de l’entreprise a atteint son niveau le plus bas depuis 2013, un déclin qui n’avait pas été vu depuis 1974. Face à cette situation, une rumeur circule à Wall Street selon laquelle Qualcomm envisagerait de racheter Intel.
Les performances d’Intel sont en déclin depuis plusieurs années, marquées par un retard en matière d’innovation face à ses principaux concurrents comme AMD et Samsung. Récemment, le Wall Street Journal a lancé la rumeur d’une potentielle acquisition d’Intel par Qualcomm. Des sources anonymes, proches des discussions au sein de Qualcomm, ont confirmé cette possibilité, tout en précisant qu’un accord définitif est loin d’être acquis.
Des incertitudes planent sur la cohérence stratégique de cette acquisition, d’autant plus que Qualcomm n’a jamais géré ses propres usines de fabrication. Reste à savoir si Intel, par fierté, refusera ou s’il choisira de céder, comme cela avait été le cas pour Qualcomm face à Broadcom.
Des problèmes sans précédent
L’IA générative, qui a suscité un vif intérêt à Wall Street, n’a pas réussi à relancer l’attractivité d’Intel. Les GPU Nvidia sont devenus la norme pour les applications d’IA avancées comme ChatGPT, excluant les CPU Intel. Si les Intel Core Ultra 200V constituent une avancée significative pour Intel en matière d’IA. Il peine à rattraper son retard sur ce marché.
Intel a subi des pertes importantes ces dernières années, notamment avec le départ d’Apple vers l’architecture ARM. Autrement dit, les MacBook ont adopté les puces conçues par Apple à la place des processeurs Intel.
Suite à une délibération stratégique du conseil d’administration, Pat Gelsinger, le PDG a communiqué une nouvelle à ses équipes. Il dévoile un plan d’investissement sur cinq ans de 100 milliards de dollars pour renforcer ses activités. Toutefois, le coût exorbitant des projets de l’entreprise dans le domaine des puces suscite des inquiétudes chez les investisseurs.
Ces investissements pourraient également avoir des implications importantes en termes de tva intracommunautaire, en particulier en ce qui concerne les transactions et la circulation des composants entre les filiales européennes d’Intel et ses partenaires à l’international.
D’autant plus que l’action Intel a plongé le 2 août 2024, atteignant son plus bas niveau depuis 2013. Une baisse qui est à la suite de la publication de résultats décevants pour le trimestre en juin et le licenciement de 15 % et plus de ses salariés.
Le titre a chuté, perdant de sa valeur pour s’établir à 21,48 dollars. Le PDG Pat Gelsinger a dévoilé un ambitieux plan de restructuration. Cependant, des doutes demeurent chez les analystes.
Rumeur sur le rachat de Intel par Qualcomm
Aucune offre officielle n’a été formulée par Qualcomm. Et il n’a pas apporté de précisions sur les modalités de financement d’une telle acquisition. Ni l’une ni l’autre des deux sociétés ne se sont donc exprimées.
Selon quelques observateurs, pourrait être motivé par l’acquisition des capacités de fabrication d’Intel. L’activité de fonderie de celui-ci a été séparée en une filiale autonome afin d’attirer de nouveaux capitaux.
Au vu de la valeur d’Intel, cette acquisition constituerait le plus grand rachat jamais effectué dans l’industrie des semi-conducteurs. Ce rachat surpassera largement celui d’Activision Blizzard, qui s’élevait à 69 milliards de dollars, par Microsoft.
Pour finaliser le rachat d’Intel, Qualcomm pourrait être amené à céder certaines de ses activités, selon le Wall Street Journal. Ces cessions constitueraient une condition préalable à la conclusion de l’accord. De plus, les aspects fiscaux, tels que la tva intracommunautaire, devront être minutieusement étudiés pour optimiser les coûts de l’opération et garantir une conformité réglementaire dans les différents marchés européens et asiatiques où les deux entreprises opèrent.
En fait, selon certains experts, l’acquisition d’Intel ne serait pas une opération très rentable pour Qualcomm. Sauf si ce dernier réussit à modifier les termes de l’accord de licence croisée sur les brevets x86/x86-64 signé avec AMD en 2009. Sans l’autorisation d’AMD, Qualcomm ne pourrait, effectivement pas, fabriquer les puces x86-64 conçues par Intel.
À part cela, les autorités de régulation pourraient s’opposer fermement à une éventuelle fusion entre ces deux géants. Les enjeux de sécurité nationale et antitrust pourraient entraver considérablement la réalisation d’un tel accord.
Qualcomm et Intel sont toutes deux présentes sur le marché chinois. Certaines de leurs activités ont été compromises par les interventions des autorités chinoises de la concurrence. Ni Qualcomm ni Intel n’ont réussi à finaliser respectivement l’achat de NXP Semiconductor et de Tower Semiconductor.
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