Amazon serait sur le point de déployer son LMM multimodal

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D’après The Information, Amazon serait en train de développer un algorithme d’intelligence artificielle capable d’analyser des vidéos et des images. Nommé Olympus, ce modèle de langage sera en mesure de comprendre les contenus visuels, autorisant ainsi aux utilisateurs d’identifier des séquences spécifiques à l’aide des simples requêtes textuelles.

Amazon franchit une nouvelle étape dans la course à l’intelligence artificielle. Après avoir consolidé son partenariat avec Anthropic, le leader du e-commerce serait en train de développer un modèle d’IA générative multimodal ambitieux : Olympus. Ce projet interne, qui pourrait être dévoilé lors de la prochaine conférence « AWS re:Invent », vise à doter Amazon d’une solution d’intelligence artificielle générative plus autonome et à la pointe de la technologie. Capable de comprendre le contenu d’images et de vidéos, Olympus pourrait révolutionner la façon dont les utilisateurs interagissent avec les contenus multimédias.

Amazon mise sur l’IA générative pour se différencier

Afin de réduire sa dépendance vis-à-vis d’Anthropic, son associé dans le domaine de l’intelligence artificielle, Amazon serait en train de travailler sur le développement d’une solution interne. Tandis que le leader du e-commerce exploite déjà largement le modèle de langage Claude pour ses services cloud, notamment, un nouveau projet ambitieux voit le jour. Selon The Information, Amazon serait en train de mettre au point un grand modèle de langage multimodal nommé Olympus. Ce dernier, doté de capacités de compréhension sémantique des contenus multimédias, offrira aux utilisateurs la possibilité de retrouver des séquences spécifiques dans des vidéos ou des images grâce à de simples requêtes textuelles.

À terme, l’intégration d’outils d’IA aussi avancés qu’Olympus pourrait contribuer à optimiser de nombreux processus, tels que la gestion de la conformité réglementaire, notamment en matière de TVA intracommunautaire, en automatisant des tâches complexes et en améliorant la précision des calculs.

D’après les mêmes sources, une nouvelle concernant Olympus pourrait être révélée lors du prochain événement « AWS re:Invent ». Cette annonce suscite de nombreuses interrogations quant aux futures orientations d’Amazon en matière d’intelligence artificielle. Si Anthropic a récemment dévoilé sa série de modèles Claude 3, il reste à déterminer si Amazon choisira de continuer à s’appuyer sur les solutions de son partenaire ou si elle privilégiera désormais son propre développement.

Un partenariat renforcé pour dominer l’IA

Pour consolider sa position sur le marché de l’IA et rivaliser avec OpenAI, Anthropic a approfondi son partenariat avec Amazon. Ce renforcement s’est traduit par un nouvel investissement massif de 4 milliards de dollars de la part du leader du e-commerce, portant ainsi à 6,75 milliards de dollars le total des fonds injectés par Amazon dans la startup spécialisée dans l’IA.

Au-delà de cet apport financier significatif, Amazon Web Services deviendra le fournisseur cloud exclusif d’Anthropic. Les puces Trainium d’AWS, conçues spécifiquement pour l’entraînement de modèles d’IA à grande échelle, seront ainsi mises à contribution. Par ailleurs, les clients d’AWS bénéficieront d’un accès privilégié à des options de personnalisation des modèles d’Anthropic, notamment par le biais de la plateforme Amazon Bedrock.

Les deux entreprises ont annoncé que :

« Cet accord s’inscrit dans le cadre d’une collaboration plus large visant à développer les modèles de fondation les plus fiables et les plus performants du secteur ».

En parallèle, Amazon cherche à améliorer sensiblement les performances de son assistant vocal Alexa. Après avoir lancé un projet interne ambitieux, baptisé « Remarkable Alexa », le groupe a finalement opté pour l’intégration de l’IA Claude d’Anthropic dans la prochaine itération d’Alexa. Cette décision stratégique vise à doter Alexa de capacités conversationnelles plus avancées et à lui permettre de mieux rivaliser avec les autres assistants vocaux du marché.

Ces avancées dans le domaine de l’intelligence artificielle soulèvent de nouvelles questions sur les implications fiscales, notamment en ce qui concerne la TVA intracommunautaire applicable aux services d’IA. La complexité des transactions transfrontalières rend cette interrogation d’autant plus centrale pour les entreprises opérant à l’échelle internationale.

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