Le géant industriel allemand Siemens a franchi une étape majeure dans sa souveraineté numérique. Il a développé sa propre architecture d’intelligence artificielle générative. Ce projet stratégique vise à garantir la confidentialité absolue des données sensibles tout en optimisant les processus de production grâce à des modèles de langage hébergés en interne.
L’adoption de l’IA générative transforme rapidement le paysage industriel, offrant des opportunités inédites en matière d’automatisation et d’efficacité opérationnelle. Toutefois, l’utilisation de solutions publiques soulève des inquiétudes légitimes concernant la sécurité des informations confidentielles et le risque de fuite de savoir-faire. Face à ces défis, la solution est d’internaliser ces technologies pour garder le contrôle total sur leurs actifs immatériels.
Cette approche permet de bénéficier de la puissance de calcul nécessaire sans exposer les secrets de fabrication à des tiers. Ainsi, une initiative d’envergure a été lancée pour créer un environnement technologique autonome, capable de traiter des volumes massifs de données en toute sécurité au sein même des usines.
Une alliance technologique pour une souveraineté des données
Pour concrétiser cette ambition, le groupe a mis en place une architecture matérielle et logicielle robuste en collaboration avec des partenaires de premier plan. La rigueur apportée au dimensionnement de cette infrastructure est comparable à celle d’une simulation portage salarial détaillée.
Chaque paramètre est calculé pour assurer la viabilité et la performance du dispositif global. Ce système repose sur des clusters de serveurs haute performance, fournis par Hewlett Packard Enterprise (HPE), intégrant les puissants processeurs graphiques H100 de Nvidia.
Cette combinaison technologique permet de créer un « cloud privé » dédié, isolé des réseaux publics. L’objectif ? Offrir une puissance de calcul phénoménale pour l’entraînement et l’inférence des modèles. Cela a aussi pour but de garantir que les données critiques ne quittent jamais le périmètre de l’entreprise.
Pour résumer :
- – Partenaire infrastructure : HPE avec sa solution GreenLake ;
- – Puissance de calcul : Puces Nvidia H100 Tensor Core ;
- – Objectif prioritaire : Zéro fuite de données vers des tiers.
L’open source au service de l’ingénierie industrielle
L’indépendance technologique passe également par le choix stratégique des modèles de langage utilisés pour alimenter les assistants virtuels. Plutôt que de dépendre d’API propriétaires opaques, l’entreprise privilégie des solutions open source reconnues comme : Llama 2 ou les modèles français de Mistral AI. Ces algorithmes sont hébergés et exécutés directement sur les serveurs du groupe, offrant :
- – Une flexibilité totale ;
- – Une transparence indispensable pour les applications industrielles critiques.
Ces modèles alimentent notamment le « Industrial Copilot », un outil conçu pour assister les ingénieurs au quotidien. Dans d’autres secteurs, comme la simulation portage salarial, ce type d’architecture permet également d’exécuter des calculs sécurisés sans dépendre d’infrastructures externes
Intégré aux chaînes de production, cet assistant est capable de générer du code pour les automates programmables, réduisant considérablement le temps de développement. Selon les responsables du projet, cette innovation permet de démocratiser l’accès à la programmation industrielle, palliant la pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans ce secteur technique.
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