Google ajuste ses consignes pour les évaluateurs de qualité et renforce sa lutte contre les pratiques trompeuses en ligne. L’entreprise étoffe sa section dédiée au spam et durcit ses directives, notamment contre les fausses présences physiques et la publicité mensongère, afin d’améliorer l’expérience utilisateur.
Google reconnaît l’essor de l’IA dans la création de contenus, mais appelle ses Raters à redoubler de vigilance. Le moteur de recherche souligne que le web regorge de contenus générés par des machines, dont certains, produits à grande échelle ou sous forme de deepfakes, échappent à toute relecture. Ces pratiques posent un risque de propager des informations non sourcées et non vérifiées.
Face à cette évolution, Google adapte ses politiques anti-spam pour encadrer l’usage de l’IA générative et préciser les critères d’un excellent contenu. Le moteur de recherche améliore et précise donc ses instructions pour aider les évaluateurs à mieux distinguer les contenus à forte valeur ajoutée et ceux jugés peu pertinents.
Plus de sévérité envers les contenus de faible qualité
Google a identifié deux nouveaux types de contenus qui ne répondent pas à ses critères de qualité.
D’abord, un contenu est jugé de faible qualité quand celui-ci génère des gains financiers pour son auteur sans apporter aucune valeur ajoutée à l’utilisateur. Ensuite, un contenu est également considéré comme de faible qualité s’il manque d’originalité et d’utilité par rapport aux autres ressources disponibles sur le même sujet. Dans cette optique, Google ajuste ses consignes à l’attention des Quality Raters, en détaillant les techniques trompeuses que son équipe anti-spam traque.
Quatre nouvelles sections ont d’ailleurs été ajoutées aux directives sur le spam :
- 6.6 – No Added Value, No Originality, No Effort ;
- 6.3 – Expired Domain Abuse ;
- 6.5 – Scaled Content Abuse ;
- 6.4 – Site Reputation Abuse.
Cette évolution pousse certains professionnels à se tourner vers le statut de salarié porté pour sécuriser leurs revenus, tout en se concentrant sur la qualité de leur travail.
Google insiste également sur l’importance de la section « Filler as a Poor User Experience », mettant en garde contre le contenu de remplissage. Ce dernier apporte peu d’informations utiles et nuit à l’expérience utilisateur. Google recommande de mettre en avant le contenu le plus pertinent en haut des pages et de limiter les éléments superflus qui diluent la valeur informative.
Le moteur de recherche fournit aussi des indications aux Quality Raters pour les aider à identifier les contenus de remplissage.
Les pratiques trompeuses nuisent à la transparence selon Google
Google a récemment intégré une définition de la GenAI. Selon lui, l’IA générative étant une sorte de LLM, elle est capable de créer du contenu inédit (code, musique, images, texte) en se basant sur un apprentissage à partir d’exemples concrets.
Google reconnaît que les modèles d’IA générative sont des atouts précieux pour la création de contenu. Toutefois, ils peuvent aussi être détournés de leurs objectifs, comme c’est le cas pour n’importe quelle technologie.
En plus de cette définition, la section « 4.5.3 Deceptive Page Purpose and Deceptive Design », déjà existante, a été enrichie. Initialement axée sur des pratiques telles que le putaclic, l’usurpation d’identité et la publicité déguisée, Google y a ajouté de nouvelles directives visant un large éventail de pratiques trompeuses :
- Les fausses informations sur l’expertise de l’auteur ;
- Les entreprises simulant une présence physique ;
- Le recours à des techniques publicitaires trompeuses ;
- L’utilisation d’auteurs fictifs pour faire croire le recours à la rédaction humaine.
Pour ceux recherchant une gestion de carrière flexible et autonome, le statut de salarié porté peut être une option à considérer, offrant plus de sécurité tout en permettant de travailler en indépendance.
Google clarifie également sa conception de ce qui constitue une pratique trompeuse du point de vue de l’expérience utilisateur. Des éléments (liens, boutons, etc.) qui masquent leur véritable fonction, comme un bouton X pour fermer une fenêtre contextuelle qui lance en réalité le téléchargement d’une application. Ces pratiques nuisent à la transparence et à la confiance des utilisateurs, et sont donc particulièrement ciblées par les nouvelles consignes.
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