Un rapport récent du cabinet LHH révèle une baisse de recrutements en CDI dans le domaine de l’IT pour 2025, entraînant une stagnation des salaires. Seuls les experts en technologies de pointe (data/IA ou cybersécurité) ont la possibilité d’espérer des hausses considérables de rémunération. Cette situation indique une prudence accrue des entreprises face aux engagements sur le long terme.
Le marché de l’emploi IT se stabilise en 2025, mettant un terme à la forte croissance salariale observée en 2023 (de 4 à 5%). Le cabinet LHH, dans son guide des rémunérations IT, attribue ce phénomène à une décélération des embauches dès 2024. Les entreprises favorisent dorénavant la flexibilité, choisissant pour des prestations de services plutôt que des CDI. Les recrutements durables deviennent maintenant limités aux situations critiques, comme le remplacement d’experts, privilégiant ainsi la réactivité et la maîtrise des coûts. Même avec le freinage des augmentations salariales générales, les domaines de l’IA et de la cybersécurité continuent de se développer, montrant l’importance croissante des compétences innovantes.
La flexibilité, une nécessité pour les salaires IT
La stabilité salariale dans le secteur de l’IT est attribuée par un vice-président de LHH Recruitment Solutions France et Luxembourg à un contexte économique incertain. Cela pousse les entreprises à privilégier la flexibilité et l’adaptabilité.
Dans le cas où les projets semblent sans garantie de pérennité à moyen terme, de nombreuses sociétés hésitent à créer des postes en CDI. Seules les situations d’urgence peuvent justifier une embauche immédiate, comme le remplacement d’un collaborateur clé, notamment en ingénierie.
Dans ce contexte, il est probable que le statut de consultant porté, par exemple, prend tout son sens. Cela présente aux entreprises la souplesse requise pour pouvoir intégrer des compétences spécifiques sur divers projets ponctuels, sans contrainte d’embauche directe. Les professionnels IT peuvent bénéficier d’un cadre sécurisé tout en intervenant sur plusieurs activités et missions.
Néanmoins, il est à noter que ce type de mouvements est souvent observé sur ces marchés lors de l’émergence de nouvelles technologies ou tendances. L’équilibre tend à se rétablir tout de suite après que l’offre de compétences se structure et se renforce. Cela inclut notamment la formation et l’expérience croissante des candidats. Pour ainsi dire, la demande en métiers de l’IT demeure forte, sans inflation salariale conséquente, à part les domaines liés aux innovations spécifiques.
Les tendances de la rémunération pour les salaires IT en 2025
Que ce soit un métier de responsable IT, de freelance ou encore de consultant porté, une grille de rémunération a été établie. En se basant sur le guide de LHH, on retrouve trois niveaux :
- Le premier quartile (25 % des salaires inférieurs à la valeur indiquée) ;
- La médiane (50 % des salaires inférieurs et 50 % supérieurs) ;
- Le troisième quartile (75 % des salaires inférieurs).
Les techniciens réseaux et le support informatique sont les spécialités les moins bien rémunérées, avec des salaires annuels de :
- Les premiers : 43 921 euros (1er quartile), 48 038 euros (médiane) et 54 586 euros (3ème quartile) ;
- Les seconds : 34 770 euros (1er quartile), 37 785 euros (médiane) et 42 108 euros (3ème quartile).
Parmi les postes les mieux rémunérés, le data scientist se positionne en tête. Le salaire annuel pour ce métier atteint les 74 738 euros pour le 1er quartile, 83 004 euros pour la médiane et 93 266 euros pour le 3ème quartile.
Dans le domaine du développement, le responsable de développement logiciel figure aussi parmi les mieux lotis. Il peut percevoir 76 794 euros au 1er quartile, 86 566 euros en médiane, et 96 706 euros au 3ème quartile. Le responsable des infrastructures touche 67 241 euros au 1er quartile, 74 072 euros en médiane, et 81 706 euros au 3ème quartile.
Quant au responsable de la sécurité de l’information, on trouve de bonnes rémunérations. Elles atteignent les 69 989 euros au premier quartile. 78 740 euros en salaire médian, et 90 044 euros au troisième quartile.
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