Depuis 1885, Johnson Controls a acquis de nombreuses petites entreprises au fil du temps, rendant son portefeuille assez fragmenté. Étant spécialiste des équipements pour bâtiments, la société réorganise son infrastructure informatique pour l’intégration de l’IA et du cloud. Ainsi, elle peut améliorer l’efficacité opérationnelle et optimiser la structure des coûts.
Johnson Controls, entreprise mondiale dans le domaine des équipements de sécurité, de chauffage, de ventilation et de climatisation, entreprend une transformation majeure de son architecture informatique. Sous la direction de Vijay Sankaran, nommé Chief Digital and Information Officer (CDIO) en janvier 2025, l’entreprise vise à moderniser ses opérations numériques en adoptant une infrastructure cloud native et en intégrant des solutions d’intelligence artificielle. Cette initiative représente un tournant stratégique pour Johnson Controls, dont le but est de chercher à réduire sa dépendance aux prestataires externes. Elle vise aussi à perfectionner ses propres compétences au niveau interne afin de répondre aux besoins numériques des clients et de ses propres opérations.
Une infrastructure repensée pour l’ère du cloud
Comptant environ 100 000 employés à l’international, Johnson Controls développe des solutions pour plusieurs secteurs, incluant :
- La gestion énergétique ;
- La sécurité incendie ;
- La vidéosurveillance ;
- Le pilotage de bâtiments (surtout dans les datacenters).
L’entreprise collabore avec des plateformes (Azure, AWS et Google). Elle est elle-même fournisseur dans certains cas, à travers des entités comme Silent-Aire. Actuellement, son infrastructure IT s’appuyait surtout sur des prestataires externes.
Avec 4 500 informaticiens (internes ou sous contrat majoritairement basés en Inde), Vijay Sankaran présente une nouvelle stratégie. Le but est d’inverser la tendance :
- Simplifier les systèmes ;
- Aligner les données et les charges de travail dans le cloud ;
- Renforcer la cybersécurité.
Cette modification vers une gestion internalisée permet d’améliorer la compréhension des processus métiers, l’analyse et l’exploitation des données. Elle vise aussi à garantir une excellente maîtrise des financements technologiques. Dans ce contexte, certaines missions nécessitent l’expertise de certains profils comme celui d’indépendant en portage salarial.
Sans chercher à unifier l’intégralité dans un seul système, des efforts sont en cours pour estimer la performance des ERP présents. Selon Vijay Sankaran, l’alternative étudiée est :
« L’utilisation de technologies d’intégration de data pour fournir des vues unifiées sans forcément opérer de grandes transformations ERP ».
Outre l’exploitation d’une architecture pertinente et des solutions ERP, l’entreprise expérimente des applications d’IA générative pour rédiger des contenus ou synthétiser.
Une IA intégrée au cœur des usages
Dans ce cadre, une équipe spécialisée en IA est constituée pour créer des applications sur la base de Microsoft OpenAI Azure :
- Les ingénieurs logiciels utilisent désormais GitHub Copilot afin d’accélérer le développement ;
- Des sessions de formation internes sont organisées pour généraliser son usage.
Avec Snowflake, l’entreprise tire profit d’un environnement cloud, pouvant gérer des volumes de données variés, intégrant à la fois :
- Des transformations ;
- Du machine learning ;
- Des modèles de génération.
La collaboration avec Palantir AI permet quant à elle d’automatiser les prises de décision en temps réel. De plus, Vijay Sankaran indique que cela définit la correspondance entre divers types de données structurées en temps réel.
Sur le terrain, les techniciens et les clients peuvent accéder à des applications de GenAI. La mise en place d’une solution se fait ainsi :
- Une assistance aux équipes de maintenance lors des interventions ;
- Une gestion de temps aux réparations.
Dans certains cas, la société se repose sur des profils externes comme un indépendant en portage salarial pour renforcer temporairement les capacités en data science par exemple. Une autre application vise par exemple le recrutement et la formation accélérée des techniciens sur le plan mondial. De même, le CDIO souligne que :
« Compte tenu du nombre de nos techniciens dans le monde, un gain de productivité de 30 minutes par employé et par semaine est assez significatif »
L’on observe même un gain de productivité mesurable à l’aide d’une solution fondée sur un modèle RAG. Cela est possible en utilisant une base vectorielle et OpenAI pour résumer les manuels internes tout en fournissant des réponses traduites. En même temps, un lien sécurisé vers les documents originaux est maintenu.
Cet article vous a-t-il été utile ?
Note moyenne 0 / 5. Nombre de votes 0