Beaucoup d’entreprises manquent encore d’informations sur la facturation électronique

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L’échéance de septembre 2026 pour la généralisation de la facturation électronique approche, mais un paradoxe demeure : si la majorité des sociétés se disent prêtes, moins de quatre dirigeants sur dix connaissent précisément les détails de cette obligation.

La France se prépare à une transition majeure dans ses pratiques comptables avec l’instauration progressive et obligatoire de la facture dématérialisée pour toutes les transactions inter-entreprises. Cette réforme fiscale d’envergure, dont l’application est désormais fixée à septembre 2026, génère à la fois une dynamique de préparation et des préoccupations tangibles au sein du monde des affaires.

Afin d’évaluer la perception et le niveau d’avancement des sociétés, le Baromètre 2025 sur la facturation électronique, élaboré par Kolecto, Ipsos et Sopra Steria Next, a interrogé plus de 500 cadres dirigeants et directeurs financiers. Ce sondage met en lumière une situation contrastée.

L’état des connaissances et les préoccupations des entreprises

Bien que le niveau de connaissance de la réforme progresse, il se révèle extrêmement hétérogène en fonction de la taille de l’entreprise et de son domaine d’activité. C’est particulièrement vrai quand il s’agit de comprendre des outils spécifiques comme la simulation portage salarial, dont l’intérêt est encore mal perçu par beaucoup de petites structures. L’étude montre que les plus petites entités sont les moins au fait des exigences futures.

Une maîtrise inégale selon la taille et le secteur

La réforme de la dématérialisation reste un sujet largement méconnu des très petites entreprises. En effet, seulement 37 % des micro-entreprises (celles comptant moins de dix employés) indiquent avoir une bonne compréhension des tenants et aboutissants du dispositif.

Ce pourcentage s’améliore significativement dans les structures de taille intermédiaire, atteignant 56 % chez celles qui emploient entre 20 et 49 personnes. Des écarts sont également observés selon les branches professionnelles.

Les secteurs les mieux informés sont la construction (52 % de connaissance), tandis que les services affichent un taux notablement inférieur, à 35 %.

Le rôle clé de l’expert-comptable dans l’accompagnement

Les entreprises cherchent un soutien opérationnel fiable pour s’adapter à la facture électronique. Une des premières étapes cruciales pour évaluer la faisabilité de ces changements est souvent la simulation portage salarial, qui permet de chiffrer les coûts et les bénéfices d’une externalisation de l’expertise nécessaire.

Elles se tournent d’abord vers leur expert-comptable (72 %), puis vers les partenaires de dématérialisation (66 %) et les éditeurs de logiciels (54 %). Pour choisir, elles privilégient la simplicité d’utilisation, l’intégration facile avec leurs systèmes et un coût de mise en œuvre raisonnable. L’expert-comptable est vu comme le mieux placé pour garantir la conformité légale et fiscale.

La complexité et les doutes persistants font baisser la perception positive des bénéfices de cette réforme (59 % contre 69 % l’année passée).

Les attentes en matière de services financiers

La facturation électronique crée de nouvelles opportunités pour les services financiers. Les entreprises sont intéressées par des solutions pour simplifier et sécuriser leurs échanges d’argent.

Elles recherchent notamment des outils pour :

  • Simplifier le paiement de leurs factures fournisseurs (46 %).
  • Faciliter les paiements reçus de leurs clients (44 %).

Malgré cet intérêt, seulement 30 % des dirigeants savent exactement quels services demander à leur banque. Un tiers d’entre eux comptent d’ailleurs sur leur expert-comptable pour les guider vers ces solutions financières.

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