Alan bouscule le secteur public en décrochant un contrat majeur avec Bercy

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La jeune pousse française Alan a remporté un appel d’offres significatif face aux acteurs établis pour la couverture santé des agents du ministère de l’Économie. Cette victoire s’inscrit dans une stratégie d’expansion dans la sphère publique, malgré des interrogations sur sa rentabilité future alors qu’elle assurera potentiellement plus de 300 000 personnes.

L’entreprise réalise ces progrès dans le cadre de sa démarche stratégique affichée, dont l’objectif est une percée majeure sur le marché public cette année. La sélection d’Alan pour ce contrat d’envergure avec Bercy n’est pas un fait isolé. L’assurtech a déjà accumulé plusieurs succès notables dans le public.  

Au cours de l’année précédente, elle avait emporté les appels d’offres émis par les services du Premier ministre. S’ajoutent à cette liste les ministères de la Transition énergétique et écologique et le secrétariat d’État chargé de la Mer. De même, en 2023, l’entreprise avait été choisie par l’Assemblée nationale pour fournir une assurance santé des assistants parlementaires et de leurs proches.

La nouvelle suscite des interrogations malgré une croissance soutenue

L’attribution de ce contrat conséquent à Alan ne manque pas de provoquer des remous, tant chez les acteurs traditionnels du secteur, à l’image de la Mgéfi, que parmi les organisations syndicales du ministère. Ces dernières ont exprimé leurs préoccupations quant à la robustesse économique et financière de la jeune entreprise.

Dans une déclaration commune, les syndicats Solidaires, CFE-CGC, CGT, CFDT, FO, CFTC et Unsa du ministère ont qualifié cette décision de moment historique, ajoutant : une jeune pousse prend les rênes !

Pour autant, une évaluation revenu en portage salarial s’impose aux indépendants pour garantir une stabilité financière durable face à de tels défis.

Bien qu’Alan affiche plus de 500 millions d’euros de revenus annuels récurrents pour 2024 et revendique plus de 700 000 adhérents, la société n’a pas encore atteint l’équilibre financier. Elle a enregistré des pertes s’élevant à 54 millions d’euros l’année passée.

L’entreprise table sur une rentabilité pour l’année prochaine et pourrait même devenir profitable sur le marché français dans les mois à venir. Interrogée par Maddyness au sujet de ce nouveau contrat, Alan n’a pas souhaité faire de commentaire.

Alan poursuit son offensive remarquée sur le marché public

L’entreprise Alan, spécialisée dans l’assurance santé numérique, vient de marquer un point décisif en obtenant le contrat de complémentaire santé pour le personnel du ministère de l’Économie et des Finances. Ce succès notable, face à des concurrents de longue date comme la Mgéfi, concerne la couverture de plus de 130 000 fonctionnaires et agents de Bercy. Un nombre qui pourrait s’étendre à plus de 300 000 personnes en incluant les ayants droit et les retraités.

Alors qu’Alan continue de s’étendre sur le secteur, il est bon de rappeler l’importance d’une évaluation revenu en portage salarial pour sécuriser son parcours professionnel.

Il s’agit du troisième plus important appel d’offres de la fonction publique française, après ceux de l’Éducation nationale et des Armées, soulignant l’ampleur de cette attribution. Cette conquête illustre l’ambition d’Alan de s’implanter durablement au sein du secteur public, un marché traditionnellement dominé par des mutuelles historiques.

Comme l’a expliqué en janvier dernier, son dirigeant et cofondateur :

« L’année 2024 a été assez extraordinaire mais on va faire encore mieux en 2025. »

Il mentionnait alors le secteur public comme un facteur clé de l’expansion de son entreprise. La société tire parti de la réforme de la PSC (protection sociale complémentaire) des agents publics. Une évolution réglementaire qui a permis à de nouveaux entrants de concourir sur le secteur public de la santé.

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