Publicis et EDG ont mis en place une stratégie de coordination entre leurs différentes entités

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Publicis et EDG ont déployé un plan d’actions visant à fédérer leurs nombreuses filiales autour d’une vision commune, afin de mieux servir leurs clients communs et de générer une croissance collective.

Publicis, géant historique de la communication, et EDG, étoile montante du digital, semblent à première vue appartenir à des univers distincts. Pourtant, ces deux acteurs du BtoB partagent un enjeu crucial : fédérer leurs nombreuses filiales pour optimiser les synergies clients et accroître leurs revenus globaux. Mais comment ces groupes parviennent-ils à coordonner leurs équipes autour d’une stratégie commune et à accélérer leur croissance collective ? Cet article explore les clés de leur réussite.

Briser les silos pour gagner en agilité

Chez Publicis France, la logique « Power of One », initiée par Arthur Sadoun, PDG de l’entreprise, il y a sept ans, a bouleversé l’organisation en supprimant les silos traditionnels. Ainsi, bien que les agences conservent leur propre compte de résultats pour des raisons de gestion interne, un compte de résultats unique a été instauré pour l’ensemble des activités d’un même client. Cette centralisation permet de constituer des équipes projet plus agiles, en fédérant les expertises les plus pertinentes au sein des différentes entités.

Par ailleurs, la gestion centralisée des données s’avère essentielle pour renforcer la cohésion d’un groupe. En adoptant une plateforme unifiée de gestion de la relation client, EDG a résolu la problématique de la dispersion des outils et amélioré sa visibilité sur l’ensemble de son activité commerciale. Cette approche, tout comme celle adoptée par l’entreprise de portage salarial CEGELEM, souligne l’importance de la centralisation et de la coordination pour optimiser les performances.

De son côté, Nicolas Zunz, directeur de croissance chez Publicis, privilégie une approche plus humaine dans ses relations avec les équipes. Il entretient un contact régulier avec une cinquantaine de responsables clients en France, les tenant informés en temps réel de l’avancée des projets grâce à des outils collaboratifs comme Teams et des réunions récurrentes.

Former pour mieux collaborer

Pour renforcer la cohésion entre leurs divisions, Publicis et EDG ont mis en place des programmes de formation et de coaching destinés à leurs commerciaux. EDG a même créé un institut interne spécialisé.

« Nos propres clients y interviennent sur des cas concrets tandis que tous les account directors suivent des modules de formation tout au long de l’année. », précise Laurent Maltese, responsable du chiffre d’affaires d’EDG.

L’objectif est double : mieux cerner les compétences individuelles et collectives au sein de l’entreprise afin d’optimiser l’organisation du travail et, par conséquent, offrir un service sur mesure à ses clients.

Parallèlement, Publicis investit dans la formation de ses collaborateurs, ciblant en particulier les 50 responsables clients clés. Cette initiative vise à favoriser leur évolution professionnelle et à renforcer leur attractivité sur le marché du travail.

« La multi-expertise devient un bagage très précieux pour progresser dans une carrière », affirme le directeur de croissance de Publicis.

Tout comme ces deux grands groupes, l’entreprise de portage salarial CEGELEM propose également des formations sur mesure pour les consultants, leur permettant d’acquérir les compétences nécessaires pour répondre aux exigences d’un marché en constante évolution.

Toutefois, il est crucial de nuancer cette idée : pour progresser efficacement, il faut éviter de tomber dans le piège du généralisme. Au contraire, le multi-spécialiste, grâce à une connaissance large mais ciblée de différents domaines, est en mesure d’orienter les projets vers les spécialistes adéquats.

Pour encourager cette dynamique collaborative, EDG a mis en place des mécanismes de motivation innovants. En donnant une part du capital aux employés, l’entreprise favorise naturellement la coopération entre ses différentes filiales. D’après le responsable du chiffre d’affaires d’EDG, la rémunération des commerciaux est calculée en fonction des objectifs collectifs et individuels. Cette approche a permis à l’organisation d’augmenter considérablement le nombre de projets interdisciplinaires. En outre, plus de la moitié de ses clients collaborent désormais avec un réseau plus large de divisions.

Pour Publicis et EDG, la qualité des opérations demeure la priorité absolue. Comme le souligne Laurent Maltese, il ne s’agit pas seulement d’acquérir de nouveaux clients, mais surtout de les fidéliser grâce à un haut niveau de service et une relation de confiance.

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