L’Union Européenne impose de nouveaux règlements aux leaders de la Tech

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Le 7 mars, c’est le deadline pour que les géants de la tech se mettent en conformité avec les nouvelles régulations de l’UE. Strictes, ces dernières visent à contrer leurs comportements anticoncurrentiels. La Commission européenne a nommément désigné Amazon, Alphabet, Microsoft et Apple, au début du mois de septembre. Ce dernier semble attirer l’attention particulière du DMA.

L’Union européenne a adopté des mesures inédites pour contrer les abus de position dominante. Le but est de garantir un environnement concurrentiel plus équitable. Le DMA ou règlement sur les marchés numériques est créé pour combler les insuffisances de normes conventionnelles de concurrence. Il impose des règles et des restrictions aux entreprises qui dominent le secteur.

Non favorable au DMA, Apple a toutefois fait, avec réticence, une déclaration en janvier. Elle permettrait pour une fois à des magasins d’applications concurrents de se positionner sur son App Store. Même s’ils tendent à se conformer à la nouvelle loi, Meta, TikTok et Apple ont contesté celle-ci devant les tribunaux européens.

Apple, la cible du DMA

Le DMA porte une attention particulière à Apple. Elle a bâti sa réussite sur un écosystème exclusif dont elle maîtrise chaque aspect. Cette approche est en contradiction directe avec les principes de concurrence de l’Europe.

La société a constamment justifié sa stratégie. Elle met en avant une expérience utilisateur améliorée et des nécessités en termes de sécurité.

Pour ceux qui envisagent une stratégie similaire, consulter un expert en portage salarial pourrait aider.

Le directeur exécutif de la Coalition for App Fairness exprime son point de vue sur Apple :

« Apple n’a manifestement pas l’intention de se conformer au DMA. Apple introduit de nouveaux frais sur les téléchargements directs et les paiements qu’il ne traite pas, ce qui est contraire à la loi ».

L’engagement d’Apple à se plier véritablement aux nouvelles directives a été remis en question par Mark Zuckerberg, le dirigeant de Meta. Il a suggéré que les modifications proposées n’autoriseraient pas l’installation aisée de boutiques d’applications de substitution sur les iPhone.

Daniel Ek, le dirigeant de Spotify, a qualifié les modifications récentes d’Apple comme étant « une autre attaque sournoise ». En 2019, la plateforme de musique avait déposé une plainte, critiquant ces méthodes commerciales injustes.

Cinq leaders de la technologie dont ByteDance, Microsoft, Apple, Amazon et Alphabet sont dans le viseur du DMA. Ce dernier cible 22 plateformes qui sont la propriété de ces entreprises dominantes. Il s’agit de l’App Store, Facebook, Instagram, Google Chrome, Amazon Marketplace.

Les géants ont jusqu’au 7 mars pour se mettre en conformité avec les nouvelles régulations strictes de l’UE. Cependant, ils ont déjà fait part de modifications qui devraient être bénéfiques pour les utilisateurs.

Les géants ont proposé leurs solutions

L’idée est de rendre ces plateformes accessibles pour favoriser la compétition, a expliqué Fiona Scott Morton. Cette dernière est une spécialiste du think tank Bruegel, à l’AFP. Selon elle, c’est une action d’envergure sur des marchés qui ont un impact sur le quotidien des individus. Pour ceux qui cherchent à évoluer dans ces secteurs, le portage salarial pourrait être une option viable.

Les entités impliquées ont, dès le début l’année,  intensifié leurs déclarations pour se plier aux directives.

Microsoft a par exemple déclaré que les utilisateurs de Windows en Europe auront la possibilité de supprimer le navigateur Edge de leur système d’exploitation.

Pour Google, des bannières s’affichent aux utilisateurs européens, les invitant à autoriser le partage de leurs données entre d’autres services. Il prévoit également de réviser ses résultats sur les requêtes, afin de mieux mettre en avant les pages concurrents.

Le mois dernier, Meta a quant à lui annoncé qu’il sera possible de maintenir des comptes séparés pour Messenger et Facebook. Et cela, si l’intention des utilisateurs est de prévenir toute association entre les deux. Ils pourront aussi se connecter à Facebook Gaming et à Facebook Marketplace sans que les données du compte principal ne soient exploitées.

Les géants seront aussi tenus de solliciter l’approbation des utilisateurs s’ils envisagent d’interconnecter des informations. Ces derniers sont recueillis via divers services pour établir leur profil en vue d’une publicité ciblée.

Le créateur du nouveau règlement et commissaire au Numérique, a quant à lui déclarer que :

« Si les solutions proposées ne sont pas assez bonnes, nous n’hésiterons pas à prendre des mesures fortes ».

À compter du 7 mars, les propositions soumises par les entreprises seront en effet examinées par la Commission européenne. Selon les prévisions de Scott Morton, il sera possible de profiter assez rapidement de certains des avantages attendus.

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