Un projet qui aurait dû se mettre en place au début du mois de juillet 2024, la réforme de la facturation électronique a été reportée. Pour la grande majorité des ETI et les grandes entreprises qui ont participé à l’étude de Markess et Generix, la facture électronique est déjà déployée. Seulement quelques pourcentages des sociétés françaises sont attendus.
Finalement, à la suite de quelques contretemps, la réforme sur la facturation électronique a été reportée au début du mois de septembre 2026. Normalement, elle devait commencer le 1er juillet 2024, mais des retards ont conduit à son ajournement. Toutefois, la question est : comment cela se passe-t-il du côté des entreprises ? Afin d’y répondre, le cabinet Markess s’est associé avec l’éditeur SaaS Generix pour interroger plusieurs sociétés. Les résultats indiquent que la plupart d’entre eux seraient déjà équipés de l’essentiel en termes de facturation électronique. D’ailleurs d’après l’étude, les solutions les plus utilisées seraient l’e-invoicing, l’automatisation du workflow et l’utilisation de Chorus Pro.
Une réforme très bien accueillie par les entreprises françaises
Durant l’étude, environ plus de 80 % des entreprises affirment avoir connaissance de la réforme. Toutefois, le plus important est que 95 % des interrogées continuent de mettre en place la solution et cela malgré le report de la réforme. Par ailleurs, quelques sociétés vont même au-delà des attentes en termes de fonctionnalité du projet.
Aussi, l’étude a démontré que pour les entreprises à l’exemple d’une entreprise de portage salarial comme CEGELEM, les certaines obligations en relation avec la réforme sont faciles à mettre en place. Celles-ci sont la structuration des factures et la fourniture des mentions obligatoires.
Les répondants ont d’ailleurs pris le temps de mentionner les tâches les plus difficiles à mettre en œuvre pour la réforme. Ces dernières concernent généralement l’autofacturation, la collecte et la diffusion des statuts liés aux factures. En termes de coût de mise en place, la majorité des sociétés pensent que ce dernier va atteindre 500 000 euros et le reste estime que ce sera environ 1 million d’euros.
Pour la question du temps de mise en conformité, voici les chiffres révélés par l’étude :
- 50 % pensent que cela prendra moins 9 mois ;
- 80 % estiment le temps à 6 mois ;
- 90 % des entreprises seront totalement prêtes en septembre 2026.
Pour celles qui ont déjà passé la phase d’analyse et d’ajustement, 70 % useront de la solution PDP et 40 % celle du PPF.
Un retard qui facilite la mise en place de la solution
Les ETI et les entreprises interrogées par Generix et Markess ont affirmé que le report de la réforme est une occasion à saisir. En effet, la plupart des sociétés présentées dans l’étude profitent de ce temps pour procéder à quelques alignements.
Quel que soit le type d’entreprise, une entreprise de portage salarial comme CEGELEM, ou une société évoluant dans le domaine de l’industrie ou de la finance, le délai sera mis à profit pour l’automatisation, la fiabilisation des données et l’amélioration de tout ce qui est de l’ordre de la trésorerie — comme l’explique l’étude :
« Il sera beaucoup plus aisé de rapprocher les factures avec les données des commandes, des réceptions ou encore des contrats, à la fois au niveau des en-têtes et des pieds de factures, mais aussi au niveau des lignes de factures ».
Toutefois, les ETI et principalement les grandes entreprises n’hésitent pas à mentionner les défis liés à la réforme sur la facturation électronique. Ces derniers sont divers tels que l’interférence de l’État, les obstacles qui empêchent la collecte des données ou encore l’annulation des droits à la déductibilité de la TVA.
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