Le Liquid Cooling semble être une solution pour les opérateurs de centres de données

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Face à l’augmentation constante de la demande énergétique des centres de données, de nouvelles méthodes de refroidissement sont recherchées. Intel, Equinix et Dell ont développé une technologie de refroidissement par liquide. Malgré un surcoût, le retour sur investissement est rapide et l’économie d’énergie significative. Toutefois, l’absence de normes peut rendre son déploiement complexe.

L’avancement de l’IA a transformé les besoins en matière de densité et de gestion de la chaleur dans les infrastructures de données. Initialement, l’analyse, le Big Data puis l’apprentissage des modèles d’Intelligence artificielle requièrent une capacité de traitement significative.

Selon Dell, Intel et Equinix, l’utilisation du refroidissement par liquide pourrait être la réponse. Ils suggèrent que cette méthode peut être mise en œuvre dans les structures de centres de données déjà en place. Selon eux, elle ne nécessiterait pas de changements importants. Ils veulent initialement examiner les coûts de fonctionnement et d’entretien liés aux systèmes de refroidissement par liquide, comparés à ceux des autres systèmes.

La solution trouvée par Intel, Equinix et Dell  

La demande énergétique des systèmes de stockage, des serveurs et des centres de données est en constante augmentation, tout comme la chaleur qu’ils dégagent. Face à cela, les gestionnaires de centres de données et les sociétés recherchent de nouvelles méthodes de refroidissement.

Ces mécanismes de nouvelle génération exigent des dispositifs de refroidissement plus sophistiqués. L’assistance d’un consultant informatique peut s’avérer précieuse pour se frayer un chemin dans ce secteur en constante évolution.

Dans le cadre de cette évolution, Intel, Equinix et Dell ont dévoilé une technologie de refroidissement par liquide. Elle a été mise en œuvre au sein du centre de données PA10 appartenant à Equinix.

Ce prototype de refroidissement par liquide a pour objectif de vérifier plusieurs éléments importants de cette technologie, dont :

  • La fiabilité ;
  • L’efficacité énergétique ;
  • La compatibilité ;
  • Les coûts d’exploitation ;
  • La densité de puissance ;
  • La durabilité ;
  • Les performances des équipements.

Cependant, les standards et les accréditations pour les centres de données reposent uniquement sur des méthodes de refroidissement à air. Le manque de standards précis pour cette technique peut rendre sa mise en œuvre plus complexe.

Les trois collaborateurs du prototype ont l’intention de soumettre leurs intégrations à des entités de normalisation, dont Open Compute Project.

Une méthode de refroidissement cher, mais performant

L’installation de systèmes de refroidissement liquide implique généralement des changements majeurs dans la structure des serveurs et des racks. Ces derniers doivent être adaptés ou spécialement crées pour ces systèmes, ce qui peut restreindre les options d’équipement et entraîner une hausse des coûts.

Le gestionnaire de marque de serveur chez Dell Technologies donne des explications :

« Ce n’est pas beaucoup plus cher, peut-être un petit surcoût de 10 % à 20 %, mais le point de ROI est, dans 90 % des cas, atteint en moins de deux ans. Le TCO global sur la solution est de l’ordre de 30 % à 40 % d’économies d’énergie en cinq ans. »

Avant l’IA, les centres de données reposaient surtout sur des CPUs pour le calcul. La dissipation thermique était entre 85 à 150 watts pour chaque CPU et la densité de 5 à 10 kW par rack. L’arrivée des approches spécifiques a porté la densité par rack à 20-35 kW. Ainsi, il est recommandé de faire appel à un consultant informatique pour optimiser la gestion thermique des centres de données.

En refroidissement par air, la dissipation thermique se situe généralement entre 10 et 15 kW. Elle atteint environ 30 kW actuellement. Il est évident que l’augmentation des performances nécessitera une dissipation thermique bien supérieure.

Le gestionnaire de marque de serveur chez Dell poursuit en expliquant :

« Ce qui nous amène au DLC (Direct Liquid Cooling) qui dissipe jusqu’à 80 kW par rack et par heure. Et c’est ce que nous allons montrer aujourd’hui ».

Les techniques de refroidissement par air sont donc limitées. Les centres de données préfèrent se tourner vers des méthodes plus efficaces, comme le refroidissement liquide ou par immersion.

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