La législation sur le marché numérique contraint les géants de la Tech à s’ajuster

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Les géants des technologies sont dénommés « Gatekeepers » dans le Digital Markets Act. Dès le début du mois de mars 2024, des mesures et des modifications sont apportées dans le service des plateformes concernées. TikTok a désavoué sa dénomination de gatekeepers, mais a effectué des ajustements. Ces contraintes concernent uniquement l’exploitation des solutions de chaque marque en Europe.

Le Digital Markets Act (DMA) est l’œuvre de la Commission européenne. Il est entré en vigueur le mercredi 6 mars et déteint sur les géants de la technologie. Ces derniers doivent mettre en place des mesures spécifiques pour se conformer à cette nouvelle règlementation. Celle-ci concerne l’ouverture de l’écosystème technologique de ces grandes marques.

Désignées Gatekeepers ou contrôleur d’accès, ces marques ont une valorisation boursière importante sur le territoire de l’Union Européenne. Des interdictions sont imposées à ces géants de la technologie qui sont qualifiés d’anticoncurrentiels. Celles-ci sont surtout valides sur le territoire européen, mais les retombés peuvent impacter sur les services mondiaux de ces marques.

Des changements chez Tiktok et Meta

ByteDance est le groupe à la tête de Tiktok. Il est d’origine chinoise et a déjà eu des confrontations avec l’autorité américaine. Les représentants de la marque ont contesté sa désignation de gatekeepers. Toutefois, pour répondre aux besoins de cette nouvelle règlementation (DMA), l’application reçoit quelques ajustements.

Pour garantir une portabilité des données sur Tiktok, une API est développée. Cette dernière permettra aux développeurs agréés de solliciter l’utilisateur pour avoir une copie de certaines informations Tiktok. Un téléchargement est également mis à disposition des utilisateurs pour leur permettre d’exporter leurs données.

Concernant le groupe américain Meta, il a également déposé un recours (en vain) devant la Cour de justice de l’Union européenne. La plupart des services de cette plateforme multicanal sont visés par l’UE. Par conséquent, le réseau social se doit de se conformer aux nouvelles contraintes de la DMA.

Celle-ci concerne le contrôle des données entre les différents comptes. L’utilisateur peut donc choisir s’il autorise ou non, le partage d’informations entre ses comptes Facebook et Instagram. Dans la même optique, Messenger et Facebook peuvent être dissociés.

Un accès plus libre à Facebook Marketplace et Facebook Gaming est aussi travaillé. Les internautes n’auront plus à partager les données de leur compte avec les plateformes pour acheter un bien ou pour jouer. Commercial, consultant informatique et autres indépendants pourraient profiter de ces changements pour rechercher des missions.

Des mesures prises par la GAFAM

Avec Facebook, les marques Google, Amazon, Apple et Microsoft sont également concernés par la Digital Markets Act. Apple est le plus concerné avec son écosystème informatique limité à ses produits. Lors du déploiement du nouvel Ios 17.4, des modifications seront apportées. On retrouvera par exemple, la possibilité de changer de navigateur par défaut plus facilement. Ajouté à cela, l’App Store sera décloisonné et les utilisateurs pourront obtenir des applications sur d’autres bibliothèques d’appli. Cette option permet à un consultant informatique, aux développeurs et autres utilisateurs de ne plus être restreint dans leur utilisation des produits de la marque.

Pour Google, les modifications se mettent en place petit à petit. D’abord une dissociation des services Google Search et YouTube pour un meilleur contrôle des données personnelles. L’utilisateur pourra avoir des comptes distincts pour chaque plateforme sans besoin de centraliser ses informations. Google assure également une limitation des publicités personnalisées sur toutes ses plateformes.

Des mesures sont aussi apportées à Google Map. La plateforme est connue comme un service de plateforme essentiel, donc elle a subi des ajustements afin de se conformer au respect de l’utilisation des données.

Pour laisser place à la concurrence, Google s’engage à fournir aux utilisateurs de ses smartphones le pouvoir de sélectionner un navigateur et un moteur de recherche autre que celui de la marque.

Concernant Microsoft, les mesures sont mises en place depuis novembre 2023. Premier changement, les utilisateurs pourront maintenant désinstaller les applications par défauts dans leur appareil Windows.

Ce sont :

  • Cortana ;
  • Camera ;
  • Photo ;
  • Microsoft Edge (le navigateur).

Dans ce sens, la fonctionnalité Bing SEARCH pourra également être désactivée dans l’interface de recherche Windows. Copilot, l’assistant alimenté par l’intelligence artificielle générative n’est pas concerné par ces mises à jour.

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