Les résultats de Google se sont détériorés ces derniers mois à cause d’une crise dans le secteur technologique ayant des sources multiples. Un problème qui affecte également de nombreuses sociétés comme Amazon, Microsoft, etc. Pour pallier cette chute, en partie, la multinationale de Mountain View prévoit de diminuer ses effectifs. Une analyse a été réalisée pour déterminer les postes concernés.
Le monde de la Tech est durement touché par une crise découlant de plusieurs facteurs. Il endure les tensions sur les ravitaillements en Asie, les répercussions économiques du conflit russo-ukrainien, l’inflation, etc. Ses acteurs, les plus conséquents y compris, se retrouvent donc obligés de réviser leur plan d’action. Cette contrainte survient après un cycle d’expansion forte et rapide pendant la crise sanitaire.
Ainsi, la maison mère de Facebook, Meta, a remercié 11 000 travailleurs, représentant 13 % de sa masse salariale. Amazon a indiqué pour sa part réduire sa main-d’œuvre de 6 % (-18 000 employés). De son côté, Google vient également de décider un licenciement de grande envergure.
La firme a choisi ses principales priorités
Le patron du géant de Mountain View, Sundar Pichain, a annoncé la mesure dans un courrier électronique. Un message qui a par la suite été publié en tant qu’article de blog. Dans celui-ci, le président-directeur général a affirmé que près de 12 000 employés devront quitter la multinationale. Des professionnels dont certains pourront se reconvertir en indépendant en portage salarial. La main-d’œuvre de la société décroîtra donc de 6 %. Son patron a exprimé son regret de congédier :
Des personnes incroyablement talentueuses que nous avons eu du mal à engager et avec lesquelles nous avons aimé travailler.
S’agissant des équipes touchées par les licenciements, une étude minutieuse dans chaque département et fonction a été menée, a-t-il précisé. Ceci pour garantir que leurs salariés et leurs missions sont :
Alignés sur nos plus grandes priorités en tant qu’entreprise.
D’après lui, les postes qui disparaîtront traduisent les conclusions de cette étude. Le CEO a détaillé qu’ils sont partagés entre :
- Les régions ;
- Les échelons ;
- Les métiers ;
- Les branches de produits ;
- Le personnel de la société mère de Google, Alphabet.
Selon lui, les collaborateurs visés en dehors des États-Unis recevront une compensation en adéquation avec le droit local. De l’autre côté de l’Atlantique, les salariés évincés profiteront quant à eux :
- De leurs vacances et primes restantes de l’année écoulée ;
- D’un semestre de mutuelle santé ;
- D’une indemnité de licenciement équivalant à trois mois et deux semaines de paie. À ces derniers s’ajoutent un demi-mois de salaire par année travaillé au sein de l’entreprise.
L’entreprise rencontre une conjoncture plus délicate
Sundar Pichai a expliqué que cette décision découle du projet de Google de se concentrer davantage sur l’intelligence artificielle (IA). L’acquisition de DeepMind par la firme en 2014 lui a amené à d’énormes progrès sur ce terrain. Malgré tout, le géant technologique californien est préoccupé par :
- Les immenses avancées d’OpenAI avec son chatbot ChatGPT ;
- La collaboration étroite de l’éditeur avec son concurrent Microsoft.
La filiale d’Alphabet entend de ce fait agir rapidement afin d’éviter d’accuser un retard. Le PDG de Google a aussi justifié cette suppression massive de postes par un changement de contexte. Il a indiqué qu’ils ont traversé des périodes de développement incroyable en 2021 et en 2022. Pour s’adapter à cette croissance et le soutenir, a poursuivi le dirigeant, la société a recruté pour :
Une réalité économique différente de celle que nous connaissons aujourd’hui.
Entre juin et août 2022, notamment, les profits de Google se sont amoindris de 27 % en glissement annuel. Cet effondrement survient après l’obtention de résultats exceptionnels au cours de nombreux trimestres.
En juillet 2022, le patron de la firme augurait déjà des complications. Il annonçait alors des périodes de chute et une baisse des recrutements. Le PDG a ensuite opté pour un arrêt total des embauches pendant une quinzaine de jours. Ces mesures se sont cependant révélées insuffisantes pour remédier aux difficultés en place.
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