L’intelligence artificielle compte désormais les finances parmi ses nouvelles conquêtes

Table des matières

Les emplois de certains secteurs d’activité sont remis en cause par l’utilisation de l’IA. L’intelligence artificielle remplacera-t-elle (aussi) les professionnels dans le domaine de la finance ? Certes indéniable, la performance de ces outils n’en reste pas moins intrigante. Les professionnels des directions financières  livrent leurs perceptions et leurs expériences en réponse à cette question qui titille les esprits.

Depuis son apparition, l’intelligence artificielle investit différents secteurs d’activités et affiche une performance impressionnante. Cette fois-ci, c’est dans le domaine de la finance que cette technologie se déploie et présente des potentialités prometteuses. Les professionnels des directions financières y trouvent leur compte. Pour les chefs d’entreprise en devenir, il s’agit de l’opportunité majeure de se construire une carrière. Ceux qui sont déjà placés aux commandements de la finance des entreprises bénéficient, quant à eux, de l’automatisation des opérations. En revanche, l’avenir de certains postes est remis en cause par ces outils. Quoi qu’il en soit, les experts revendiquent la suprématie de l’être humain  aux postes de direction financière.

L’IA comme atout de promotion des métiers de la finance ?

Les progrès technologiques en matière d’intelligence artificielle semblent être un levier d’évolution de la finance en entreprise. À la direction du contrôle de gestion de Suez Eau France, Philippe Surer évoque les utilisations de l’IA. Les fonctionnalités actuelles visent surtout à automatiser les procédés. Bien que le potentiel existe, la prédiction et l’analyse, comme la simulation portage salarial sont encore peu développées. Pour l’heure, les exemples courants de recours sont :  

  • Le reporting financier ;
  • L’écriture.

Hugues Roussel y trouve un atout sûr offrant aux dirigeants d’entreprises la possibilité d’anticiper l’avenir en matière de finance. Principal de la division Finance de Robert Walters, il prévoit une élévation des professions par le biais de l’IA. Selon lui, cette technologie peut faire basculer le métier de contrôleur de gestion vers la fonction de partenaire d’affaires. De par son expérience dans l’enrôlement de leaders de transition, il constate que pour le choix des leaders, sont privilégiés les profils possédant :

« une connaissance technique de l’IA. Savoir récupérer la donnée est une chose, mais avoir en plus la capacité à l’organiser pour faire des tableaux de bord demande une technicité particulièrement recherchée. »

Les candidats aux directions financières ont, pour leur part, saisi l’importance de l’IA. Ainsi, parmi les managers assistés par la compagnie Robert Walters, 70% se sont appliqués à l’utilisation de l’IA.

Pour ce qui est des directions financières, l’humain reste souverain

Daf d’Ariana Pharma, Bertrand Lellouche rappelle que la conception des IA s’est faite sur plusieurs dizaines d’années. Il souligne également l’évolution de ces outils tant en efficacité qu’en précision. Il recommande de se fier à ces outils, pour leurs performances qui sont aussi sûres que celles des techniciens. Pour rappel, il a lui-même tiré profit de l’IA pour gravir les échelons en tant qu’expert du diagnostic en médecine. Il lance aux dirigeants d’entreprise le défi de comparer les résultats pour choisir d’adopter l’IA ou non. Et ce, aussi bien en médecine que pour des questions financières comme la simulation portage salarial.

Par ailleurs, avec le besoin d’automatisation en finances, les machines semblent mettre l’avenir de quelques professionnels en péril. Pour autant, l’idée de remettre à l’IA la direction des finances reste contestée. En ce qui le concerne, Philippe Surer replace l’IA à la fonction d’outil. Également en chargé de transformation finance chez Suez Eau France, il reste ferme sur ses positions :

« L’IA reste un outil, particulièrement perfectionné, mais dont les résultats doivent être tous compris et validés par le professionnel, dont la valeur ajoutée va s’orienter vers la détection d’éventuelles anomalies, mais aussi de plus en plus vers l’interprétation et l’analyse ».

Ceci afin qu’ils puissent apporter une performance opérationnelle et aider dans le processus de décision. 

Cet article vous a-t-il été utile ?

Note moyenne 0 / 5. Nombre de votes 0

Actualité du portage salarial