Les start-ups du digital health restent dynamiques malgré la conjoncture économique actuelle

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France Biotech a présenté son Panorama France Healthtech 2022 décrivant un secteur de startups et de PME de la santé numérique. Ces entreprises semblent être actives malgré la délicate situation financière sur le plan international. Toutefois, en dépit de la remontée des taux d’intérêt, la bourse par rapport au montant levé en capital risque présente une limite aux investissements.

En matière d’investissement et de financement, les startups ont connu un important tournant en 2022. Ces entreprises font preuve de prudence, ce qui est logique vu que le domaine de la santé numérique vise essentiellement le long terme. Les acteurs de ce secteur ont décidé de faire part au gouvernement français de l’évolution de la régulation et de la subvention des produits de santé. Une mission interministérielle a été mise en place le 25 janvier 2023. Il a été décidé qu’une nouvelle méthode serait adoptée à partir de juin 2023. Avec pour but d’améliorer la gestion des réserves de biomédicaments et autres formules.

La participation de plusieurs sociétés healthtech au rapport

L’Association des entrepreneurs de l’innovation en santé, France Biotech, a réalisé une étude sur les PME et les startups du secteur. Il faut préciser que d’autres sociétés ont pris part à ce projet, dont :

  • Citeline ;
  • BpiFrance ;

On compte environ 454 entreprises de la healthtech qui ont pris  part à cette étude effectuée en 2022. Ces sociétés pourvoient plus de 14 500 emplois et dégagent en 2021 un chiffre d’affaires atteignant les 1.3 milliards d’euros. Parmi elles, on retrouve :

  • 800 sociétés biotechnologiques ;
  • 1 140 sociétés spécialisées dans les diagnostics et les dispositifs médicaux.

Outre le financement, la moitié de ces entreprises s’inquiètent par rapport aux exigences réglementaires. A noter que 75 % sont déjà dans un processus de commercialisation. Les startups spécialisées dans  l’e-santé s’appuient sur plusieurs secteurs :

  • Le remboursement par l’Assurance maladie de solutions ou dispositifs médicaux numériques ;
  • L’achat hospitalier.

A noter que l’Assurance maladie rembourse les équipements médicaux numériques, contrairement à une mutuelle en portage salarial.

La France se situe à la quatrième position parmi les collaborateurs en biopharmaceutique, après la Suisse, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Un responsable de Citéline souligne que :

Les accords partenariaux ont atteint des niveaux record en 2021 et 2022 avec 162 transactions signées.

Entre ces partenaires en biopharmaceutique, l’on distingue un tiers dont le travail est axé sur les recherches et les processus en oncologie. Il en est de même pour les nouvelles alternatives, relativement aux biomédicaments par exemple.

Des levées en capital et des opérations de refinancement

Le projet d’investissement de l’Etat français « France 2030 », qui se chiffre en plusieurs millions d’euros, soutient de nombreux  programmes tels que :

  • Le plan dispositif médical, financé à hauteur de 28 millions d’euros ;
  • Des plans sur la bioproduction et les bioéthiques, qui auront droit à un investissement de 40 millions d’euros,
  • Des projets concernant les risques NRBC et les maladies émergentes, financés à hauteur de 55 millions d’euros ;
  • Des programmes sur la stratégie d’accélération en santé numérique, auxquels sont alloués 92 millions d’euros.

Cependant, il existe une nette dissidence dans le bilan Panorama France healthtech. Cela concerne notamment le marché du travail et les attentes des startups du secteur de la santé numérique. Il en est de même pour les startups couvertes par une mutuelle en portage salarial.

En 2023, plus de 80 % prévoient de se lancer et de recruter environ 2 200 personnes. Néanmoins, une adjointe au directeur général qui s’occupe des études sectorielles et des relations internationales en France a mentionné que :

53% des entreprises anticipent des difficultés pour recruter et pour trouver des profils adaptés, en particulier pour les activités d’informatique et bioinformatique, de bioproduction, d’assurance qualité ainsi que pour les affaires réglementaires.

Les levées en capital ont augmenté entre 2021 et 2022, atteignant les 2,6 milliards d’euros en 2022. Environ 1,8 milliards ont été levés en capital risque avec des transactions financières plus concentrées.

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