Le gouvernement augmente les pensions de retraite de 5,2 % à partir de 2024

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Le ministre de l’Économie annonce une augmentation de 5,2 % des retraites. Les avis sont partagés concernant cette décision du gouvernement, bien qu’elle ait pour but de soulager l’inflation. Certains critiquent d’ailleurs la disparité entre le traitement accordé aux retraités et aux autres catégories. Le ministre donne son avis à ce sujet.

Dès que les chiffres ont été rendus publics, certains internautes ont exprimé leur étonnement face à l’augmentation prévue de 5,2 % des pensions de retraite. On remarque notamment David Cayla, professeur d’économie à l’université d’Angers, ainsi que plusieurs éditorialistes de droite, dont Eugénie Bastié.

L’annonce a été faite précédemment par le ministre de l’Économie dans Le Parisien, et prendra effet à partir du 1er janvier 2024. Il a également déclaré que cette revalorisation a pour but de protéger tous les retraités contre l’inflation. De plus, les minima sociaux seront augmentés d’environ 4,6 % à partir du 1er avril, conformément à la loi en vigueur.

Des prévisions d’augmentation de retraite conformes et avérées

L’annonce du ministre de l’Économie a intrigué de nombreux internautes.  Le fait étant que d’après eux, les retraités représentent un électorat important pour la macronie. C’est pourquoi cette démarche a été mise en place. D’après le professeur d’économie à l’université d’Angers, cette décision assure une meilleure couverture sociale pour les retraités, qui seront mieux traités que d’autres catégories :

  • Les retraités: + 5,2 % ;
  • Les contribuables: + 4,8 % ;
  • Les épargnants (livret A): + 3 % ;
  • Les fonctionnaires: + 1,5 % ;

Cependant, cette augmentation de 5,2 % est la stricte application de la législation. Selon l’article L161-25 du code de la Sécurité sociale :

« la revalorisation annuelle est effectuée sur la base d’un coefficient égal à l’évolution de la moyenne annuelle des prix à la consommation, hors tabac, calculée sur les douze derniers indices mensuels de ces prix publiés par l’Insee l’avant-dernier mois qui précède la date de revalorisation des prestations concernées ».

Pour obtenir ce résultat, la hausse des retraites a été calculée en fonction de l’évolution de la moyenne des indices mensuels des prix hors tabac. Cela a été fait en comparant la période de novembre 2022 à octobre 2023 à celle de l’année précédente.

Néanmoins :

  • L’indice des prix à la consommation hors tabac (IPCHT) n’est disponible que jusqu’à août 2023 ;
  • Les chiffres concernant les mois de septembre et d’octobre sont basés sur des estimations ;

En utilisant les prévisions de l’Insee pour septembre et octobre, CheckNews parvient à un résultat similaire, soit 5,23 %.

Débat sur la faible croissance des minimas sociaux

Le cabinet du ministre de l’Économie donne également son avis au sujet de la faible hausse des minimas sociaux. Ces derniers n’auraient connu qu’une croissance de 4,6 % au 1er avril. Ce qui est lié au fait que le taux n’est pas calculé sur la même période.

Comme la revalorisation des pensions est fixée au 1er Avril, ce sont les IPCHT de février 2022 à janvier 2023 qui sont utilisés pour le calcul. Il s’agit de la période où l’inflation commence à ralentir. Le gouvernement prévoit ainsi une hausse de 4,6 % des minima sociaux en se basant sur ses prévisions d’inflation. Toutefois, la formule utilisée sera la même que pour la revalorisation.

Du point de vue du professeur d’économie :

« le gouvernement joue un peu avec l’inflation, en l’appliquant strictement pour les retraités, mais pas vraiment pour les contribuables par exemple, puisque l’inflation moyenne en 2023 est attendue à 5 % et que le barème de l’impôt sur le revenu n’a été relevé que de 4,8 % ».

Il est vrai que le gouvernement aurait pu choisir d’ignorer les règles de la Sécurité sociale et moins augmenter les pensions comparativement à l’inflation. En 2020, par exemple, l’augmentation était de l’ordre de :

  • 1 % pour les pensions inférieures à 2 000 euros ;
  • 0,3 % pour les pensions supérieures à 2 000 euros ;

En fin de compte, ces ajustements et prévisions montrent à quel point la question de la couverture sociale est cruciale dans le débat public et politique actuel.

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