ChatGPT, l’IA conversationnelle d’OpenAI, se retrouve aujourd’hui au milieu d’un conflit judiciaire. Au mois de mars, une ONG a porté plate contre le chatbot. Selon la CAID, cet outil enfreint les lois concernant la protection des données. La FTC, qui a reçu la plainte, n’a pas encore conformé la suite qu’elle lui donner.
L’ONG Center for AI and Digital Policy ou CAIDP a déposé une plainte en mars dernier contre OpenAI, plus précisément son outil ChatGPT. Elle considère que l’intelligence artificielle n’est pas en phase avec la réglementation en vigueur concernant la protection des données des utilisateurs. La CAIDP a relevé que la startup californienne ayant développé l’outil aurait exploité des données pour concevoir ChatGPT-4. Cependant, la Federal Trade Commission ou FTC n’a pas encore statué sur la question et l’IA conversationnelle continue de faire sensation.
La CAIDP ainsi que différents groupes informatiques exigent que ChatGPT fasse l’objet d’un contrôle sur une durée précise.
Le dépôt de plainte
Le 30 mars 2023, le CAIDP, une ONG qui milite pour des technologies en phase avec des règles éthiques, a déposé une plainte contre ChatGPT. Selon elle, la société OpenAI ne respecte pas les règles en vigueur concernant la protection des utilisateurs et de leurs données. Aux dernières nouvelles néanmoins, la FTC, qui prend en charge la plainte, ne s’est pas encore prononcée.
Aux yeux de la CAIDP, OpenAI a créé un logiciel qui arnaquerait les consommateurs. Pour étayer cette accusation, l’ONG affirme que la startup n’aurait pas fourni assez d’informations concernant la mise en place d’un nouvel outil, à savoir ChatGPT-4. Le manque d’informations accessibles au public ne permet pas de savoir si cette nouvelle version est ou non conforme aux lois en vigueur. L’organisation à but non lucratif le martèle :
Le produit GPT-4 d’OpenAI ne répond à aucune de ces exigences
L’ONG a par ailleurs cité une douzaine de risques importants liés à la présentation de l’IA conversationnelle. De ce fait, elle demande à l’organisme chargé de la protection des consommateurs d’ouvrir une enquête.
En tout cas, certains pays ont déjà pris des mesures concernant ChatGPT. Les autorités italiennes ont par exemple interdit le recours à cet outil, qu’elles accusent de ne pas être conforme au RGPD (Règlement général sur la protection des données).
Il est à noter qu’il existe différents métiers liés à la sécurité des données personnelles en portage salarial.
Une technologie qui fait beaucoup parler d’elle
ChatGPT est considéré comme une avancée technologie majeure. L’outil peut aider aussi bien les entreprises que des indépendants en portage salarial. Il facilite en effet la réalisation de certaines tâches, notamment la rédaction de textes tels que des comptes-rendus ou des résumés. Il est en même temps considéré comme une menace pour les acteurs du secteur informatique.
Les solutions proposées
La CAIDP n’est pas la seule à pointer ChatGPT du doigt. D’autres acteurs s’inquiètent de l’expansion fulgurante de l’intelligence artificielle. Parmi eux, on peut notamment citer Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX, Steve Wozniak, le cofondateur d’Apple, Andrew Yang, ancien candidat démocrate à la présidentielle américaine de 2020, ou encore Yuval Noah Harari, historien. Ces experts demandent un moratoire de 6 mois sur le développement des outils IA. Ils estiment que cet intervalle de temps est nécessaire pour mieux encadrer l’usage de ces instruments.
Dans leur tribune parue le 29 mars dernier, ces experts mondiaux confirment qu’il est primordial de :
améliorer leur précision, leur sécurité, leur interprétabilité, leur transparence, leur robustesse, leur fiabilité et leur loyauté.
Les concurrents se font nombreux
Depuis son lancement, ChatGPT est a suscité la curiosité de plusieurs internautes. De peur d’être devancés, les concurrents ont eux aussi lancé leur IA, comme Mark Zuckerberg avec LLaMA ou Mountain View qui a annoncé l’arrivée de Brad.
Quant à Microsoft, l’entreprise est consciente du potentiel de ChatGPT et l’a intégré à Bing, son moteur de recherche. Le géant informatique a par ailleurs limité l’utilisation du chatbot à six questions par session.
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