Titres-restaurants : la fin des tickets imprimés prévue pour 2026 annoncée par Olivia Grégoire

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Les titres-restaurants en version papier seront bientôt de l’histoire ancienne, à entendre Olivier Grégoire. Ministre déléguée des PME, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme, elle annonce l’accélération du passage au numérique. L’objectif est la dématérialisation totale de cette prestation. Première étape du programme : une évaluation du marché existant menée par l’Autorité de la concurrence.

Le gouvernement se positionne en faveur de l’accélération du processus de numérisation appliqué à tous les titres-restaurants en France. En charge des PME, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme, Olivia Grégoire évoque l’urgence de cette dématérialisation généralisée. D’après la ministre déléguée, mettre fin à la version papier est indispensable dans l’intérêt des restaurateurs, mais aussi des consommateurs.

Les acteurs du marché sont, quant à eux, encouragés par cette décision. Pour autant, la ministre entend solliciter l’Autorité de la concurrence pour évaluer l’état du marché et identifier d’éventuelles défaillances. À titre de rappel, des pratiques d’entente avaient été identifiées par cette entité en 2019, entraînant l’application de pénalités.

L’Autorité de la concurrence surveille les acteurs du marché

Actuellement, 40% des titres-restaurants offerts par différents employeurs, société de portage salarial (comme CEGELEM) comprise, sont encore présentés sous forme de tickets imprimés. C’est une proportion importante. Selon Loïc Soubeyrand, la moitié de ceux qui en sont encore restés à la version papier penche pour Swile afin d’avancer vers le tout numérique. À la tête de la compagnie et parmi ses fondateurs, Monsieur Soubeyrand dévoile leur collaboration avec Bimpli de BPCE. Pour lui, la décision d’Olivia Grégoire représente un atout majeur dans la concrétisation de leur désir de dématérialiser le marché.

Cependant, l’enthousiasme affiché par cet acteur n’est pas partagé par tous et ne garantit pas un marché exempt de défaillances. Dans son discours, la ministre évoque également avoir mandaté l’Autorité de la concurrence pour contrôler l’industrie de titres-restaurants. Une décision qui prend tout son sens considérant la pratique d’entente débusquée en 2019. L’entité désignée avait alors sanctionné la Centrale de Règlement des Titres ainsi que 4 émetteurs de titres-restaurants :

  • Natixis Intertitres ;
  • Up ;
  • Sodexo Pass France ;
  • Edenred France.

La CRT et ces entreprises pionniers de l’émission de titres-restaurants en France ont été condamnées à 415 millions d’euros d’amende. Natixis, Up et Edenred ont alors déclaré vouloir contester la décision judiciaire.

Une démarche au profit du restaurateur et du salarié

Les salariés figurent parmi les bénéficiaires ciblés par le gouvernement. Pour l’heure, ils sont 5 millions à privilégier de titres-restauratants, faisant de cet élément un instrument efficace pour le maintien du pouvoir d’achat. À travers leur contribution financière, les employeurs supportent les repas de leurs employés. La société de portage salarial, CEGELEM y compris est, elle aussi, concernée par ce type d’arrangement. En outre, les titres-restaurants peuvent faire l’objet de dons à des associations. Un autre aspect qu’Olivia Grégoire souhaite couvrir dans la mise en place de la dématérialisation.

En outre, pour la ministre, généraliser la dématérialisation à l’horizon 2026, c’est avant tout préserver les restaurateurs. Elle déclare : 

« Les commissions sont trop élevées et les démarches sont beaucoup trop lourdes pour les restaurateurs ».

Si Olivia Grégoire attend les conclusions de l’Autorité de la concurrence, Benjamin Suchar dénonce les abus perpétrés par les émetteurs. Fondateur de Worklife et responsable de sa direction générale, il avance que les titres-restaurants ont été déviés de leur objet social. Selon lui, les émetteurs versent une partie de la rétro-commission à leur clientèle pour la convaincre de recourir à eux. Pour sa part, il soutient l’initiative de plafonnement des commissions projeté par la ministre. En effet, une révision à la baisse de la commission brute, estimée à 3 voire 5% de la transaction, est prévue.

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