Tarif horaire pour les indépendants et en portage salarial

tarif horaire indépendant
Table des matières

Le travailleur indépendant peut exercer son activité dans le cadre de différentes structures : micro-entreprise, sociétés ou encore intégrer le dispositif du portage salarial.

Quelle que soit la structure choisie, l’indépendant doit passer par l’étape importante de la fixation de ses tarifs, ce qui suppose de déterminer son taux horaire, son taux journalier ou encore d’établir un forfait.

Nous verrons dans cet article quels sont les moyens de déterminer un tarif et quelles sont les spécificités à prendre en compte dans le cadre du portage salarial.

Les éléments à prendre en compte pour fixer son taux horaire

Quel que soit leur statut, les entrepreneurs doivent assurer la gestion optimale de leur activité en affichant des tarifs qui correspondent à leurs compétences, leurs expérience, leur expertise et qui soit cohérent avec le prix du marché.

En effet, le calcul du taux horaire est une étape souvent délicate pour les freelances qui doivent tout d’abord évaluer leurs dépenses annuelles, comprenant notamment les coûts liés à la création d’entreprise ainsi qu’aux frais de fonctionnement tel que l’accès à internet, le matériel nécessaire au développement de l’activité ainsi que d’autres dépenses moyennes.

Ensuite, le travailleur indépendant doit être en mesure d’estimer le nombre moyen d’heures qu’il travaille par semaine et par an, en prenant en considération le temps dédié aux missions pour différents clients. Le calcul du taux horaire peut ainsi s’effectuer en divisant le montant total des dépenses par le nombre d’heures travaillées sur l’année.

Il est également possible d’utiliser une méthode de calcul basée sur le TJM (taux journalier moyen), en considérant le nombre de jours travaillés par an.

L’indépendant peut donc retenir un taux horaire, un TJM ou bien encore un forfait qu’il appliquera à ses clients lors de la facturation. L’indépendant doit cependant rester cohérent avec les fluctuations du marché et ajuster son taux horaire, son TJM ou son forfait en conséquence pour demeurer compétitif tout en garantissant un salaire satisfaisant.

En somme, le travailleur indépendant peut s’appuyer sur différents éléments pour fixer ses tarifs tels que :

  • Le nombre d’heures ou de jours travaillés par an
  • L’ expérience
  • le niveau de difficulté de la mission à réaliser
  • Le type de clients
  • Le lieu géographique des clients
  • Le secteur d’activité
  • La nature des services et/ou l’existence d’un service après vente

 

Comprendre le salaire brut du consultant en portage salarial pour déterminer un taux horaire

Dans le cadre du portage salarial, la société de portage a pour mission de prendre en charge la gestion administrative, comptable et sociale de l’activité du salarié porté. Elle lui remet tous les mois des bulletins de paie comme dans le cas d’un salarié. Le travailleur indépendant est ainsi libre de se consacrer au développement de son activité.

En tant que travailleurs indépendants, le salarié porté fixe lui-même ses tarifs selon son expertise et ses compétences, dans la limite d’un taux minimum journalier supérieur à 300 euros.

Aussi, les honoraires bruts de l’indépendant désigne le chiffre d’affaires qui correspond aux montants facturés aux clients ainsi que les avantages sociaux cumulés, tels que la prime de précarité, les congés payés, etc.

Comment passer du salaire brut au salaire net en portage salarial ? 

Le salaire net en portage salarial correspond au salaire brut déduit de différents montants à savoir :

  • Les frais de gestion :

Le salarié porté doit tenir compte des frais de gestion dont il est redevable auprès de la société de portage salarial. En effet, en échange de la gestion administrative et comptable de son activité, la société de portage salarial prélève un pourcentage oscillant entre 5 et 10% sur les honoraires bruts du consultants.

  • Les frais de fonctionnement :

Les frais de fonctionnement correspondent aux dépenses nécessaires à l’activité du consultant telles que :  l’abonnement Internet, les fournitures, l’achat de matériel, les dépenses liées à la prospection etc. 

Les frais engagés peuvent être inscrits sur le bulletin de paie du freelance en portage salarial, sans être assujettis ni à l’impôt sur le revenu ni aux cotisations sociales. Il est important de noter que ces frais peuvent être remboursés au consultant, représentant jusqu’à 30% de ses honoraires bruts, à condition qu’il fournisse les pièces justificatives requises.

  • Les cotisations sociales :

Le salarié porté est redevable des cotisations sociales qui permettent au consultant de  bénéficier d’une protection sociale complète, englobant des avantages tels que les indemnités en cas d’arrêt maladie, les allocations chômage et les droits à la retraite, à l’image d’un salarié classique.

Cet article vous a-t-il été utile ?

Note moyenne 0 / 5. Nombre de votes 0

Pourquoi choisir CEGELEM ?

Transparence et réactivé

Une équipe à votre disposition

4% de frais de gestion sans frais caché