Malgré certains avantages à court-terme, les délais de paiement peuvent nuire aux PME

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En France, comme ailleurs dans le monde, les délais de paiement constituent une pratique répandue. Ces accords permettent aux chefs d’entreprise de négocier la date de paiement d’une créance auprès de partenaires financiers. Pourtant, leur coût est bien plus onéreux comparativement aux crédits bancaires de trésorerie. Qui sont les principaux concernés par ces crédits ?

Pour différer le paiement de ses fournisseurs ou d’autres sociétés partenaires, les entreprises font parfois appel à la dette d’exploitation. Sur une durée limitée, ces arrangements profitent non seulement au débiteur, mais aussi au fonctionnement de l’économie nationale.

Sur une durée prolongée, les répercussions sur les Petites et moyennes entreprises (PME) sont à craindre. Par relation de cause à effet, les impacts sur ces acteurs fondamentaux retentiront sur l’économie dans son ensemble. En outre, la valeur globale des crédits clients et fournisseurs représente un montant important. Pour les structures non financières, ces dettes vaudraient sept fois plus que les fonds contractés pour la trésorerie.

Les PME et TPE sont les premières à faire les frais des délais de paiement

En France, 22% des petites et moyennes structures ont du mal à se voir accorder des prêts de trésorerie. Dans cette situation, le dirigeant d’entreprise est souvent dans l’obligation de négocier un délai de paiement auprès de ses fournisseurs. Pourtant, le coût de cet accord est facturé nettement plus cher que les crédits bancaires à court terme.

Particulièrement concernées par ce problème, les PME se doivent d’explorer des alternatives. Par exemple, le recours à des indépendants pourrait être un moyen de faire baisser les charges salariales. Une simulation portage salarial leur permettrait de comparer les coûts de cette option par rapport au recrutement en interne.

Pour sa part, le Gouvernement a mis en place des mesures visant à prévenir ces situations. À ce titre, les publications des auteurs des paiements retardés et des amendes associées peuvent être citées. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) s’attèle à cette tâche avec régularité.

Les payeurs défaillants sont surtout les grandes structures

Face à la difficulté d’accéder aux prêts bancaires, les petites entreprises se retrouvent forcées de recourir au délai de paiement. Dans cette situation, une simulation portage salarial leur permettrait d’évaluer les avantages que pourrait procurer une entreprise de portage.

Pourtant, les payeurs défectueux ne proviennent pas de cette catégorie d’opérateurs économiques. Ce constat se base sur les résultats d’une étude de la Banque de France pour l’année 2019. La valeur des délais de paiement serait de 660 milliards d’euros pour les établissements non financiers. Pourtant, leurs emprunts bancaires à court terme ne font que le 1/7ème de ce montant.         

En réalité, les principaux concernés par les retards de paiement sont les grandes entreprises. Un manque d’éthique qui suscite l’étonnement étant donné que ces acteurs peuvent s’acquitter de leurs créances en temps et en heure. Pourtant, ils choisissent de rallonger les délais, mettant la trésorerie des PME et des TPE en situation de précarité.

Or, une trésorerie dysfonctionnelle porte préjudice au fonctionnement de ces entreprises. Sur la durée, cette situation affecte la solvabilité des petites entreprises à auprès de fournisseurs. À long terme, les conséquences sur l’économie nationale sont inévitables. En effet, l’expansion de ces structures est garante de la solidité de l’économie.

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