Un cadre sur deux pense avoir déjà fait un burn-out

Également connu sous le nom de syndrome d’épuisement professionnel, le burn-out est un phénomène qui touche de plus en plus de salariés en France. Si les causes semblent diverses, cette situation demeure invariablement un handicap pour la productivité de l’entreprise. Les chiffres parlent d’eux même ; un cadre sur deux estime avoir déjà fait un burn-out.

Le burn-out ne serait pas une maladie

Si les personnes qui en ont été victimes soutiennent mordicus que le burn-out est une maladie professionnelle même si l’Organisation mondiale de la santé ne partage pas cet avis. Pour cet organisme, le burn-out est considéré comme un phénomène naturel lié au travail. 2/3 des cadres interrogés pensent qu’il s’agit bel et bien d’une véritable maladie qui devrait faire l’objet de plus amples études.

Le burn-out est un phénomène essentiellement lié au domaine professionnel. Il ne peut donc pas être assimilé à une situation sentimentale difficile à vivre, ou à autre chose. Parmi les cadres interrogés, plus de la moitié affirment avoir déjà vécu un épisode de burn-out et près de 40% n’en sont pas certains, mais pensent tout de même qu’il s’agît bel et bien du syndrome.

L’épuisement professionnel est un phénomène davantage lié à l’organisation du travail. Les signes précurseurs de ce phénomène sont légion.

Comment détecter le burn-out professionnel ?

De nombreux signes devraient attirer votre attention sur votre état psychologique au travail. Parmi les plus cités, on compte:

  • L’anxiété : plus de 70% des cadres ayant vécu un épisode de burn-out affirment avoir ressenti de l’anxiété. Dès le matin au réveil, la simple idée de se rendre au travail démotive et rend anxieux. C’est ainsi que petit à petit, l’épuisement s’installe.
  • La fatigue : environ 6 salariés sur 10 affirment ressentir de la fatigue après une journée de travail. C’est une situation bien naturelle, car l’effort fourni tout au long de la journée a un impact sur l’organisme. Toutefois, dans le cas d’un burn-out, la fatigue est bien plus importante et une simple nuit de sommeil ne réussirait pas à en venir à bout.
  • Insomnies et irritabilité : 64% des cadres ayant fait un burn-out subissent des épisodes d’insomnie importants. Irritabilité et mauvaise humeur s’en suivent tout naturellement, ce qui ne sera pas sans effet sur les performances au travail.
  • Manque de confiance en soi et démotivation : l’un des signes les plus évidents du burn-out se traduit par un manque de confiance en soi et de ses capacités. Cette situation pourrait tout aussi bien engendrer une démotivation qu’un sentiment de frustration chez la victime.
  • La perte de concentration : pour 57% des cadres qui en sont concernés, le burn-out se traduit parfois par une perte de concentration. Impossible d’exécuter convenablement des tâches professionnelles précédemment aisées.
  • L’isolement : 51 % des cas de burn-out enregistrés auprès des cadres d’entreprise française ont pour signe précurseur l’isolement. C’est d’ailleurs l’une des causes les plus importantes de ce syndrome. Lorsque le salarié se sent mis à l’écart et isolé au sein de son lieu de travail, il est moins motivé à se rendre au travail. Le burn-out n’est donc que la résultante de cet état.
  • Perte de mémoire : même si ce signe est moins présent que les précédents, il touche quand même plus de 40% des personnes victimes de burn-out. La perte de mémoire temporaire pourrait bien être un signe précurseur d’épuisement professionnel.

Outre ces signes, certaines victimes présentent des symptômes beaucoup plus rares comme la prise de poids. Toutes ces manifestations du syndrome d’épuisement professionnel peuvent avoir un impact très négatif sur la santé physique, mais aussi mentale de la personne qui en souffre. Il est donc absolument nécessaire d’être vigilant et d’identifier le plus tôt possible toute personne qui présente avec une certaine récurrence l’un ou plusieurs de ces symptômes.

Cependant, l’OMS ne reconnaissant pas le burn-out comme étant une véritable maladie, les personnes touchées ont souvent du mal à en parler, surtout à la hiérarchie.

Comment se prémunir du burn-out ?

Dans la plupart des cas, le syndrome d’épuisement professionnel a pour cause principale le manque d’organisation. De fait, une organisation rigoureuse et pensée dans les moindres détails serait une excellente façon de prévenir le phénomène. Il faut parfois dire non pour éviter de se retrouver surmené de travail. Planifiez votre emploi du temps avec votre hiérarchie, et présentez-lui les projets sur lesquels vous travaillez déjà. Faites une liste de vos priorités, et commencez par les projets les plus urgents.

Aussi, vous devez savoir que cet esprit de compétition qui vous anime pourrait vous causer bien des dégâts. Même s’il s’agit d’une qualité très appréciée en milieu professionnel, tâchez d’avoir le sens des proportions. Il est inutile de s’attirer la reconnaissance des supérieurs en accumulant un volume de travail que vous ne pouvez en réaliser.