« Quel est votre tarif ? » : cette question reste une source de préoccupation pour les freelances. Il s’agit, également, d’un point assez épineux que vous avez la plupart des cas peur d’aborder. Le fait est que vous n’avez pas envie de vous sous-évaluer, mais vous avez également peur de donner un chiffre qui effrayera le client. Et si ce tarif est plus élevé que la « normale » vous avez peur que le client passe son chemin. Voici des arguments efficaces pour vous justifier.

L’expérience

Cela va de soi : un freelance qui a exercé depuis quelques mois dans un domaine n’aura pas le même tarif qu’un freelance qui a exercé depuis plusieurs années. Peu importe votre domaine d’activité, comprenez que les tarifs élevés se justifient très bien par votre expérience en tant qu’indépendant. Plus vous travaillerez dans ce domaine, plus vous aurez des connaissances et des compétences et plus votre valeur augmentera. Vous pouvez donc prétendre à un salaire plus élevé que la normale. L’expérience fera tout à fait la différence. Et si votre client veut travailler avec une personne expérimentée, il doit être prêt à payer même le double des tarifs sur le marché.

Les compétences

Les compétences seront également des vecteurs qui permettront de définir les tarifs d’un freelance. D’abord, si vous êtes spécialisé dans un domaine, vous n’aurez certainement pas les mêmes tarifs horaires qu’une personne qui ne l’est pas. La règle est simple : vous vous serez spécialisé dans un domaine, plus votre tarif peut grimper. Encore mieux, si vous avez une spécialisation assez rare, vous êtes tout à fait libre d’imposer des prix un peu plus haut (il s’agit ici d’une question d’offre et de demande). Enfin, plus votre niveau d’expertise est hausse, plus vous pouvez majorer vos honoraires.

Les clients cibles

Les prix de vos prestations doivent s’adapter à vos clients cibles potentiels. En fait, le moyen le plus efficace de définir votre positionnement est d’imposer un tarif minimum en dessous duquel vous ne pouvez plus travailler. Prenons un exemple concret : une grande entreprise souhaite vous engager pour une mission ponctuelle. Étant donné l’envergure de ce client et l’irrégularité de la mission, il vous est tout à fait possible de demander plus que votre tarif moyen (si le tarif en question est de 50 €, vous pouvez en demander 60 par exemple).  Par contre, si une petite entreprise vous propose un emploi régulier et sur le long terme, vous pouvez appliquer votre tarif minimum (si le tarif habituel est de 50 €, vous pouvez demander 30 par exemple). Votre prix devra s’adapter à votre client ainsi que les garanties que peut vous apporter chaque mission.

Le type de mission

Cette règle est assez simple : si la mission est à réaliser en urgence dans un intervalle de temps très limité, vous pouvez demander un prix plus élevé. De même pour des missions où l’on exige une plus grande flexibilité, par exemple un travail de nuit. D’ailleurs, dans ces situations, vous n’aurez même pas à vous expliquer auprès de vos clients, car cela va de soi.