Tarif journalier

Le salarié porté évolue comme un consultant. Cela l’amène à fixer des honoraires à ses entreprises clientes pour ses différentes prestations. C’est sur la base de ces honoraires que la société de portage lui verse son salaire mensuel. Dans la pratique, ce salaire part d’une évaluation tenant compte du tarif journalier des prestations réalisées. Partant de l’importance de la fixation du tarif en portage salarial, découvrons les différentes méthodes recommandées pour la définition de son tarif en portage salarial ainsi que les différents éléments qui font varier le tarif.

Qu’est-ce qu’un tarif journalier ?

Le tarif est le prix que facture un prestataire à son client pour une prestation rendue à ce dernier. Le tarif selon les modalités du contrat de prestation est aligné sur une période donnée. Il peut être annuel, mensuel, journalier… Lorsqu’il est fixé à la journée, il s’agit bien entendu d’un tarif journalier. Le salarié porté jouit d’un salaire qui lui est généralement versé mensuellement par la société de portage.

Mais ce salaire reste évaluable en journée. Ce salaire est calculé sur la base du chiffre d’affaires réalisé par le salarié porté. Au salaire brut du consultant, on additionne les charges patronales, les frais professionnels et les frais de gestion. Théoriquement, on divise le total obtenu par le nombre de jours ouvrés de travail effectué pour avoir le tarif journalier.

Pourquoi faut-il bien le fixer ?

Pour des raisons de rentabilité, mais aussi de crédibilité, il importe pour le consultant salarié porté de bien fixer son tarif. En fixant mal son tarif, il met en danger son propre épanouissement dans l’exercice du métier. Aussi, il peut faire douter ses clients sur ses capacités professionnelles.

Les différentes méthodes pour déterminer son salaire de salarié porté

Il existe trois (3) principales méthodes pour calculer son salaire de salarié porté. La première méthode est de faire reposer le calcul de son salaire sur le chiffre d’affaires visé. Il faut constamment garder à l’esprit que les salariés portés touchent généralement la moitié de leurs honoraires comme rémunération mensuelle. En conséquence, au moment de fixer les honoraires pour une mission, vous devez prendre ce paramètre en compte. Si par exemple, vous désirez toucher un salaire de 5000 euros par mois, pour une mission qui doit être exécutée sur le mois, vous veillez donc à fixer comme honoraires au moins 10.000 euros.

La deuxième méthode pour déterminer son futur salaire revient à se fonder sur le tarif du client. Ce cas de figure est surtout perceptible dans les domaines où il y a souvent une rude concurrence entre les professionnels et où l’offre est au-dessus de la demande. Le client qui vient semble plutôt sûr de lui dans la mesure où les concurrents semblent déterminer à maintenir pour une raison ou une autre des prix bas. Le salarié porté dans une telle situation peut simplement décider de renoncer à une mission moins rémunératrice pour une autre qui se rapproche beaucoup plus de ce qui l’arrange.

La troisième méthode pour déterminer son salaire dans le portage salarial consiste à fixer ses honoraires en tenant compte du tarif du marché. Le tarif du marché n’est rien d’autre que la moyenne du tarif appliqué par les professionnels du marché pour une même prestation. Pour le consultant, l’intérêt qu’il y a à connaître ces tarifs, c’est que cela lui sert de repère pour fixer tout au moins un tarif qui est au-dessus du tarif moyen du marché. Il est fréquent en droit de procéder de la sorte, surtout lorsqu’il dispose d’une expérience professionnelle assez parlante.

Les facteurs de variation du tarif journalier en portage salarial

Plusieurs facteurs concourent à faire varier le tarif journalier dans le portage salarial. Il s’agit entre autres de la durée de la mission à effectuer, de l’enjeu et des compétences qui doivent servir à la réalisation de la mission.

Le tarif journalier est fixé le plus souvent au prix fort. Mais dans le cadre d’une relation devant se dérouler sur une plus longue durée, le consultant peut décider d’offrir une réduction au client. Mais cette réduction ne doit pas être exagérée au point de banaliser les honoraires. Le salarié porté pourrait dans ce cas avoir du mal à fixer son tarif journalier pour une mission moins longue à réaliser avec le même client. En effet, il faudra justifier le décalage noté entre le tarif précédemment appliqué et celui fixé pour la nouvelle mission.

L’enjeu d’une mission peut faire varier son tarif. En effet, on peut toujours se baser sur la durée pour fixer son tarif journalier, mais certaines missions peuvent être prévues pour se dérouler sur une durée courte, mais nécessiter une expertise remarquable dont a besoin le client. Dans le cas d’espèce, il serait judicieux pour le salarié porté de fixer ses honoraires conséquemment.

La qualité des compétences nécessaires pour la réalisation d’une mission peut aussi influer sur le tarif pour son exécution. L’entreprise cliente a peut-être besoin d’une compétence rare sur le marché. En position de force, le salarié porté devrait pouvoir en tenir compte pour fixer ses honoraires.