Il faut toujours être vigilant quand on recherche une société de portage salarial.  En effet, certaines pratiquent ce qu’on appelle les frais cachés. Ces sociétés de portage vous annoncent des frais de gestion très compétitifs (par exemple 4 ou 6 %). Par la suite, des frais additionnels s’ajoutent à votre fiche de paye (par exemple taxe CVAE ou autres charges patronales).

Pour savoir le réel coût d’une société de portage salarial vous pouvez demander une simulation. Vous prenez alors votre salaire net et vous le divisez par votre facturation hors taxes. C’est grâce à ce pourcentage que vous pouvez comparer les sociétés de portage salarial entre elles et savoir laquelle est la plus attractive !

  • Les conditions de recours au portage salarial

Alors qu’il était essentiellement réservé aux cadres, le portage salarial est à présent élargi à d’autres profils de travailleurs. Selon les prescriptions de la convention collective, pour se faire porter aujourd’hui par une entreprise de portage, il suffit de posséder une qualification de niveau III, c’est-à-dire avoir au minimum un BAC +2, ou justifier de trois années d’expérience dans un même secteur d’activité, avec une « expertise particulière ». Dans ce dernier cas, l’entreprise de portage vérifie la réalité de l’expérience.

Par ailleurs, il faut noter que l’autonomie professionnelle du salarié porté et sa liberté demeurent des critères très déterminants dans l’accès à une activité en portage salarial. La convention apporte une clarification à cette notion d’autonomie. L’autonomie du salarié porté se traduit en effet par « l’aptitude à démarcher les entreprises clientes de son choix, de définir avec elles le cadre et l’étendue de la prestation, de convenir avec elles du prix, de décider lui-même de l’organisation de son emploi du temps pour la réalisation de ses prestations, de répartir ses tâches en organisant ses temps de travail et de repos ».

  • Pourquoi préférer les missions de longue durée ?

Le premier avantage notable du travail en mode mission longue comparé à celui en mission courte est qu’il demande moins de démarchage commercial.   En effet, le contracteur ou le manager de transition est généralement en mission pour 4 à 18 mois consécutifs durant lesquels il n’a pas besoin de prospecter d’autres clients à l’inverse de son homologue qui lui pour dégager des revenus réguliers doit prospecter.

En plus de consommer beaucoup d’énergie et de temps, ce mode d’organisation a également un   impact économique important.

Prenons l’exemple d’un Freelancer en mission courte facturant 1100 euros par jour de prestation. S’il doit, en moyenne, passer 10 jours pour trouver une mission et créer de la récurrence dans ses revenus, il aura 10 jours de non activité pour une journée de prestation payée.

Si vous étalez cette rémunération sur 11 jours, cela ne revient pas à 1100 euros par jour mais à 100 euros par jour ! Il ‘agit d’une énorme différence.

A contrario, le contracteur facturant 500 euros par jour aura, quant à lui, générer 5 500 euros de   chiffre d’affaires sur 11 jours d’activité.

Si vous extrapolez cela sur plusieurs mois en considérant que la mission du contracteur peut même être reconduite sur une année, la différence finit par être très grande entre le niveau de rémunération du consultant en mission courte et celui du consultant en mission longue.

Vous l’aurez compris ! Mieux vaut préférer des missions de longues durées.

  • Quels sont les prérequis pour travailler en mode mission de longue durée ?

La première condition est d’avoir une expertise particulière à proposer aux entreprises. Cette expertise doit reposer sur :

  • Votre expérience
  • Les missions que vous avez pu réaliser par le passé
  • Votre niveau de connaissances
  • Un savoir pointu sur la thématique concernée
  • Votre niveau de compétence en terme de savoir-faire et de savoir-être

Nous conseillons également aux consultants de posséder les qualités suivantes :

  • Une capacité de communication : Pour bien mener un entretien commercial avec un client, identifier son besoin, dégager une attitude professionnelle, faire preuve d’empathie etc…
  • Être persistant et patient : Le nombre d’essais et d’entretiens peut être élevé avant de décrocher la mission
  • Savoir prendre des risques : Ne pas rester dans l’inertie par peur du risque.

Il existe 4 compétences clés que lorsque vous êtes en mode mission, vous devez les développer :

  • Professionnalisme
  • Compétences interpersonnelles
  • Sens des affaires
  • Compétences en conseil

Ainsi vous comprendrez qu’un commercial ayant exercé dans le milieu du BTP pendant dix ans pourra proposer ses services à une entreprise du même secteur pour une mission commerciale car il aura acquis tout le bagage et la légitimité pour le faire.

L’entreprise est donc prête à rémunérer davantage une personne expérimentée et opérationnelle sur laquelle elle pourra compter dès le premier jour de sa mission.