Mindset : 10 caractéristiques des freelances qui vivent de leur activité

Cela fait maintenant 5 ans que je me suis lancée en freelance. Depuis 5 ans, mon écosystème a évolué et mon entourage se compose aujourd’hui en partie d’entrepreneurs et de freelances qui vivent de leur activité. Je me suis alors demandé s’il y avait des points communs entre leurs différents profils. La réponse est très claire : le mindset. Le mindset, c’est l’état d’esprit à adopter quand on entreprend. Plus puissant qu’une stratégie de développement, il est le fer de lance des freelances et entrepreneurs qui vivent de leur activité. Voici donc en détail, les 10 caractéristiques des freelances qui vivent de leur activité.

1/ Savoir s’entourer pour évoluer dans un environnement stimulant

 

Lorsque je me suis lancée en freelance, la première chose sur laquelle j’ai travaillé a été le développement de mon réseau et par conséquent, la requalification de mon entourage. Attention, il ne s’agit pas de faire le ménage de manière radicale, mais plutôt de s’ouvrir à un écosystème composé d’individus qui vont encourager votre projet entrepreneurial, et vous apporter des conseils pour le développer. La culture de l’investissement, la prise de risque et l’acceptation de l’échec ne sont pas naturelles dans la culture salariale. En revanche, ils deviennent une nouvelle norme lorsqu’on passe dans l’écosystème de l’entrepreneuriat. Pour oser et se challenger, mieux vaut donc se sentir soutenu ! 

 

2/ Avoir le sens des responsabilités et apprendre à se manage

 

Être entrepreneur, c’est être son propre patron. Cela nous confère une forte autonomie, une grande liberté mais surtout, un bon lot de responsabilités. Savoir s’auto-gérer est une compétence essentielle dans une activité où l’on se retrouve souvent seul. Concrètement, se manager, c’est apprendre à organiser son planning, investir dans des formations techniques ou stratégiques pour développer son activité, se mettre un coup de pied aux fesses pour se motiver, prendre son téléphone pour relancer des clients ou lancer des projets, se tenir à un planning éditorial régulier,  s’octroyer des moments de pauses, gérer son sommeil, bien s’alimenter et adopter une bonne hygiène de vie. Être freelance, c’est être acteur de sa propre réussite, donc se responsabiliser au quotidien ! 

 

3/ Accepter l’incertitude et la précarité financière

 

Choisir l’entrepreneuriat, c’est faire un choix de vie. Celui de la liberté, mais également celui de la précarité financière. Vous aurez beau avoir le business plan le plus solide du monde sur le papier, vous n’êtes pas à l’abri d’une crise économique ou de tout événement conjoncturel pouvant tout faire flancher. Vous devez donc vous constituer un filet de sécurité pour anticiper les moments difficiles (chômage au lancement d’activité, trésorerie de quelques mois à plus, une fois lancé). La maturité entrepreneuriale, c’est choisir la vigilance face à l’imprévisible. 

 

4/ Eriger la liberté en valeur absolue : une vision motrice

 

Faire le choix de l’entrepreneuriat, c’est porter une vision très forte : celle d’un choix de vie basée sur la liberté. Liberté de se manager, liberté d’entreprendre, liberté de vivre à l’étranger, liberté de ne pas s’enraciner, liberté de refuser le modèle “classique” de réussite professionnelle et de carriérisme. Ce n’est pas la volonté d’enrichissement qui a amené des milliers d’entrepreneurs à se lancer, mais la liberté de gérer leur vie personnelle et professionnelle comme ils l’entendent

 

5/ Faire du test un mode de fonctionnement (et oublier le perfectionnisme pour aller de l’avant)

 

Être freelance, c’est passer beaucoup de temps à tester, et souvent, échouer : lancer une offre, tester un nouveau tarif, changer de cible, changer de ton, ou de ligne éditoriale… tout test doit être vu comme un apprentissage. Mieux vaut commencer rapidement à communiquer sur un projet et évaluer les retombées pour rectifier le tir, que de s’enfermer des mois dans un bureau pour lancer LE site web parfait et se rendre compte qu’il ne parle pas à la cible visée. 

Pour toucher le bon client, il faut échanger avec lui, lui proposer des services et tester ses réactions face à des actions de communication, plutôt que de construire des “persona” idéaux sur un fichier.

 

6/ Prendre de la hauteur et faire abstraction de la critique

 

Lorsqu’on est freelance et qu’on décide de communiquer pour se faire connaître, on s’expose à des regards et des critiques externes. La critique n’est pas toujours bien attentionnée, il faudra s’y habituer. Si vous voulez faire plaisir à tout le monde, vous aurez soit une communication bien-pensante (et souvent peu impactant), soit une peur de communiquer (et donc, une absence de visibilité sur le web). Si vous êtes critiqué, c’est déjà que vous vous faites remarquer, et c’est pourtant très positif dans un écosystème où les contenus fusent et le web devient saturé. Soyez vous-même, prenez de la hauteur et affirmez-vous dans vos contenus et positionnements ! 

 

7/ Rassurer et inspirer confiance auprès d’un public qui ne vous connaît pas

 

Lorsqu’on communique en ligne, on s’adresse souvent à un public qui ne nous connaît pas. C’est pourquoi il est essentiel de rassurer ces curieux internautes. Il faut donc se demander : qu’est-ce qui, dans ma présence en ligne (e-réputation) peut rassurer mes futurs clients ? Inversement, quels sont les éléments qui me rassurent lorsque je veux faire appel à un freelance/une entreprise que je ne connais pas ? Plusieurs éléments sont à prendre en compte : votre preuve sociale (avis, témoignage), votre expertise (contenus, référence), votre visibilité (référencement, recommandations) 

 

8/ Adopter une posture d’entrepreneur et non de salarié

 

Un entrepreneur refuse les rapports hiérarchiques avec ses clients. Il les considère comme des collaborateurs, et n’entretient donc pas une posture de soumission. Il sait reconnaître sa valeur et refuse des propositions commerciales dont les conditions ne lui conviennent pas (travail chez le client, principe de rémunération au résultat etc.). Bien sûr, il lui faut de la trésorerie pour s’offrir le luxe de décliner des propositions de missions peu avantageuses, mais rémunératrices.

 

9/ Savoir se remettre en question et mettre son égo de côté

 

Entreprendre, c’est apprendre l’humilité. Chaque échec est une remise en cause, à laquelle il faut savoir se préparer. Pour vivre au mieux ces échecs, il est important d’établir une séparation entre vous et votre projet entrepreneurial : vous n’êtes pas vos échecs. Ensuite, il faut accepter de mettre sa fierté de côté pour aller de l’avant : oui, vous n’avez pas atteint vos objectifs de chiffre d’affaires, oui, vous avez fait un flop lors de votre dernier lancement, oui, vous vous êtes trompé de cible. Mais qu’importe ? C’est en développant votre capacité de résilience ou à accepter l’aide extérieure (investissement en coaching ou formation) que vous arriverez à vous relever de vos défaites, de vos échecs et continuer sans broncher. C’est ça, la maturité entrepreneuriale.

 

10/ Être 100% disponible pour son projet entrepreneurial

 

Attendre de vivre de son activité pour quitter son job salarié est une erreur stratégique. Pour vivre de son activité, il faut y consacrer du temps et de l’énergie. Chose impossible quand on n’est pas à plein temps dessus. Certes, devenir entrepreneur à part entière comprend une dose de risque, et de peur (celle de se jeter dans le vide, ou encore de réaliser des investissements dans le développement de son activité avant même de générer du chiffre d’affaires) mais c’est en lâchant une liane que l’on pourra attraper la suivante. Alors si vous avez instauré votre filet de sécurité, foncez ! 

 

Rédigé par Yéza Lucas