Freelance : stabilité ou précarité ?

Pendant des décennies, les jeunes adultes entrant sur le marché du travail souhaitaient trouver une entreprise qui les embaucherait leur permettant ainsi de faire toute leur carrière au sein de cette même organisation. Aujourd’hui, les jeunes diplômés aspirent à un autre mode de travailler. De plus en plus nombreux, les freelances se multiplient dans tous les domaines d’activité. Motivés par une plus grande autonomie et liberté que celles offertes par un statut salarié, le statut indépendant est cependant controversé.

Avantageux pour le travailleur et l’entreprise client

En l’espace de dix ans, le nombre de freelances en France à augmenter de 25%. En termes de pourcentage, les travailleurs indépendants représentent en réalité 12% des travailleurs français. Séduisant toujours plus de personnes chaque année, le statut d’indépendant offre des avantages non-négligeables. L’absence de hiérarchie et de contrat de travail sont les deux aspects principaux de ce statut.

De plus, pour les entreprises, faire appel à des freelances leur permet d’avoir accès à des talents pour une tâche bien définie. Spécialistes dans leur domaine, ces indépendants sont donc très recherchés par les organisations qui les sollicitent, en principe, pour un projet. Grâce à cette externalisation, l’entreprise a la certitude d’avoir à sa disposition un expert opérationnel immédiat. En supprimant les coûts liés à une embauche, les entreprises réalisent donc de grandes économies tout en ayant accès à un service de grande qualité.

Un quotidien pas toujours évident

En tant que travailleur indépendant, vous pouvez dire adieu à la hiérarchie, aux horaires imposées et aux tâches que vous jugez inutiles. Cependant, le statut de travailleur indépendant n’est pas aussi idéal qu’il en a l’air. En effet, avant de vous lancer, vous devez être conscient des contraintes qui régissent ce statut. Vous devrez donc faire preuve de détermination, d’organisation et de méthodes pour trouver de nouveaux clients et fidéliser ceux dont vous disposez déjà.

Être freelance demande ainsi d’être en capacité de gérer son temps, être réactif et en permanence actif. Vous devrez aussi être polyvalent : spécialiste dans votre domaine d’activité, vous devrez aussi être le comptable de votre entreprise, le commercial, le publicitaire, l’assistant, etc… En résumé, vous serez seul pour tout gérer, d’où l’importance d’être organisé afin de ne pas être submergé.

Seul maître à bord, le succès de votre entreprise ne dépend donc que de vous. De plus, dans l’esprit général, les freelances ne sont « que » des anciens salariés en attente d’un meilleur poste. Bien que les préjugés commencent peu à peu à disparaître, le statut d’indépendant est très souvent associé, à tort, à la précarité.

Bien choisir son statut

Avant de se lancer, il est recommandé de s’informer sur les statuts accessibles aux indépendants. L’objectif est ici de prendre en compte tous les critères de sélection afin de trouver le statut qui vous correspondra le mieux. Ainsi, vous pouvez vous intéresser à la protection sociale liée au statut, au plafond de revenus, aux taux de cotisations, etc…

Aujourd’hui, il existe plusieurs alternatives mises à la disposition des freelances. Ainsi, vous pourrez créer une auto-entreprise, plus communément appelée micro-entreprise. Il est aussi envisageable de monter une Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée ou encore une Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée. Arrive ensuite la Société par Action Simplifiée puis le portage salarial.

En fonction de votre domaine d’activité, de votre niveau d’expérience mais aussi de votre carnet d’adresse, un type de société sera plus favorable qu’un autre. Il est donc important de faire le bon choix. Si vous êtes novice, le portage salarial reste un moyen sûr de se lancer.