Les choix de carrière professionnelle sont parfois difficiles à prendre. Salarié, fonctionnaire ou entrepreneur, plusieurs possibilités s’offrent aux Français.

Ces derniers, interrogés pour une étude de l’Indice Entrepreneurial Français, se disent majoritairement favorables au monde des entrepreneurs, des freelances ou, alternative en vogue, au portage salarial.

Le fait de travailler pour soi et à son compte fait de plus en plus d’adeptes parmi les Français.
Une évolution professionnelle logique qui tend vers plus d’autonomie.

Si bien évidemment le salariat reste encore le statut le plus privilégié aujourd’hui, la tendance tend à s’inverser.

Freelances, micro-entrepreneurs ou salariés portés se développent.

Quel que soit le parcours professionnel, nombreux sont les Français à se lancer dans l’entrepreneuriat. Certains le font parce qu’ils ne veulent plus avoir de hiérarchie, d’autres parce qu’ils ne se sentent pas assez libres dans les décisions. À moins que ce ne soit pour conjuguer vie professionnelle et vie privée.

Un Français sur trois s’est retrouvé à un moment ou un autre dans une dynamique indépendante : ils ont soit créé leur entreprise, soit aidé quelqu’un à monter son propre projet professionnel. Ces 30% représentent pas moins de 15 millions de personnes.

C’est donc un sujet des plus importants pour les Français. Cette étude menée par l’Agence France Entrepreneur (en partenariat avec Pôle Emploi et la fondation d’entreprise MMA) met en exergue l’engouement pour le fait de travailler à son compte, sous quelque forme que ce soit. C’est ce qu’on appelle communément l’indice entrepreneurial.

Un Français sur trois prêt à tenter l’aventure de l’entrepreneuriat

Cet indice entrepreneurial varie en fonction du sexe, de l’âge ou encore du fait d’être salarié ou à la recherche d’emploi. Ainsi, première constatation, les hommes (37%) sont plus nombreux que les femmes à vouloir être travailleur indépendant.

Même constat entre les personnes actives et les demandeurs d’emploi. Ils sont 38% à s’intéresser à l’entrepreneuriat chez les actifs contre 27% chez les chômeurs.

Au niveau de l’âge, quelques disparités existent également. 36% de la tranche d’âge des 30 à 49 ans se disent prêts à tenter à l’aventure. C’est dans cette tranche d’âge que l’indice est le plus fort, suivi des moins de 30 ans (30%). Ces derniers sont de plus en plus nombreux à opter pour cette voie professionnelle.

Pas étonnant au regard des grandes entreprises qui font les titres des médias avec leurs licenciements de grande envergure. Les seniors, en fin de carrière, sont beaucoup moins nombreux à vouloir se lancer dans une aventure indépendante.

Être son propre patron, la motivation principale

Parmi les motivations principales à se lancer dans le travail indépendant, celle qui ressort pour près de 60% des Français est le fait d’être son propre employeur.

Viennent ensuite l’idée de s’épanouir ou de réaliser un «rêve» (50%) et en troisième position l’envie de gagner plus d’argent que dans le salariat (32%). Dans un ordre général, ils sont près d’un Français sur deux à estimer que le meilleur choix de carrière est l’entrepreneuriat.

À l’inverse, la perspective d’être salarié dans le privé ou même le public ne séduit plus que 17% des Français.

Pour sauter le pas : essayer le portage salarial

Alors, si les Français sont si nombreux à vouloir aller vers une carrière de travailleur indépendant, pourquoi ne sont-ils pas aussi nombreux à le devenir ?

La première raison avancée est la peur de l’échec et ainsi de se retrouver dans une situation professionnelle et privée complexe (31% des sondés). Le portage salarial est sûrement la solution pour ces personnes.

Effectivement, le principe du portage salarial est de réunir les avantages réciproques des statuts d’indépendant et de salarié. Cela permet aux salariés portés de conjuguer liberté d’entreprendre et sécurité du salariat. Un statut qui attire de plus en plus d’indépendants et de freelances, tant les avantages sont multiples.

Être indépendant tout en profitant de la sécurité sociale

Qu’est-ce que le portage salarial a de si particulier ? Les indépendants qui optent pour ce statut bénéficient de la couverture sociale comme n’importe quel salarié. Assurance vieillesse, chômage, retraite, le freelance en portage salarial cotise à tout.

Cela lui permet d’assurer ses arrières en cas d’inactivité ou même en cas d’hospitalisation par exemple. La société de portage salarial devient l’intermédiaire entre l’indépendant et le client, et donc un véritable partenaire de l’indépendant. C’est donc elle qui se fait payer par le client à la fin de la mission et elle qui donne un salaire à l’entrepreneur.

L’entreprise de portage salarial aide aussi le freelance dans ses démarches et peut gérer toute son administration si celui-ci en fait la demande. Gain de temps non négligeable, l’indépendant peut alors se concentrer complètement sur son activité et oublier la partie administrative.

Enfin, rien n’empêche une entrepreneur d’être à la fois indépendant et salarié porté, ce qui peut lui permettre de conjuguer les avantages des deux statuts.