Consultant : Comment réussir son entretien téléphonique

Même si l’envoi d’un e-mail permet d’entrer rapidement en contact avec une personne, certains préfèrent le téléphone.

Qu’est-ce qu’un entretien téléphonique a de plus ou de différent ? Tout d’abord, l’utilisation de gestes pour appuyer votre motivation n’est plus visible de votre interlocuteur. En outre, vous n’avez plus de repère visuel pour vous assurer de l’effet de vos paroles, ou pour vous rendre compte de l’attitude et des réactions physiques de votre interlocuteur par rapport à ce que vous avez dit. Découvrons ensemble les clés de la réussite d’un entretien téléphonique.

  • La préparation

Apprenez les trois règles suivantes, éléments incontournables de la réussite d’un appel téléphonique !

  • Souriez

Si une personne que vous ne connaissez a priori pas vous appelle, c’est que vous présentez un intérêt pour elle.

Concentrons-nous sur ces entretiens téléphoniques particuliers que sont les échanges avec les recruteurs. Il s’agit d’un excellent moyen d’approcher rapidement sa cible. Un entretien téléphonique dure dix à trente minutes selon les profils, comparé à un entretien présentiel qui prend quarante-cinq minutes à une heure.

  • Votre enjeu : décider de l’objectif à donner à cet entretien : obtenir un rendez-vous, faire passer un message, rester en contact, refuser la proposition, etc.
  • Votre intérêt : transformer votre objectif et donc orienter le contenu de l’entretien pour atteindre ce but.
  • Détendez-vous

L’oral permet de se faire une première impression de son interlocuteur. Et pas qu’un peu ! Le téléphone pousse à se focaliser sur la voix, l’interaction, les mots. Tout va s’entendre et s’amplifier (l’aisance oratoire, le niveau d’écoute et du contenu, la qualité de l’interaction) et donner des indications sur la personnalité du candidat.

  • L’aisance oratoire se traduit par la fluidité du discours et des réponses ;
  • Le niveau d’écoute signifie attendre que son interlocuteur ait fini de parler et d’exposer ses idées ou de donner des informations ;
  • La qualité d’interaction, elle, valorise la reformulation ou la synthèse ;
  • Le niveau de contenu désigne un message compréhensible, intéressant et « impactant », véhiculé par des mots clairs et précis.
  • Votre enjeu : penser au coup suivant. Si vous êtes salarié, réfléchissez en amont à votre projet professionnel pour être prêt si un chasseur de tête, un recruteur ou un pair vous appelle. Si vous êtes responsable d’entreprise ou free-lance, il s’agit d’anticiper pour pouvoir répondre à la demande d’un prospect, d’un futur partenaire, etc.
  • Votre intérêt : travailler l’impact de votre présentation pour que votre interlocuteur retienne ce qu’il est important de mémoriser.

 

  • Concentrez-vous

Vous sentirez vite les points essentiels ou rédhibitoires. Votre interlocuteur les aborde en général un par un. Concrètement, pour un recrutement, c’est par exemple votre disponibilité, la concordance entre vos demandes de rémunération et le salaire proposé, votre mobilité, votre niveau de langue ou de technicité, etc.

  • Votre enjeu : ne pas être surpris. Salarié, identifiez les points essentiels du poste dont vous savez qu’ils peuvent faire la différence. Si vous proposez une offre, soyez clair sur son contenu et les prix que vous pratiquez, par exemple.
  • Votre intérêt : vous mettre en situation de pouvoir, aborder ces points de façon claire et efficace. Passez-les en revue et ayez des réponses prêtes.

 

  • Comment réussir son entretien sans expérience ?

Il existe deux cas de figure :

  • L’entretien téléphonique surprise, où un recruteur ou son assistante vous appelle suite au dépôt de votre candidature ;
  • L’entretien téléphonique planifié (prise de rendez-vous à une date et une heure précise).

Pour réussir cet entretien téléphonique, votre présentation doit être au point afin que vous soyez d’emblée en confiance et puissiez poser en retour une question sur la proposition du recruteur.

Une présentation au téléphone doit durer une minute maximum, c’est-à-dire le temps moyen d’attention qu’accordera votre interlocuteur à votre parcours. Puis vos réponses suivantes devront être plus brèves, pour faciliter l’échange. Par conséquent, votre présentation doit être construite et vous devrez la connaître par cœur !

Pour ne pas dépasser une minute, fixez-vous une limite en termes de mots. Visez quatre-vingt-cinq mots, qui équivalent à environ une minute. Votre plan sera différent selon que vous avez ou pas une expérience professionnelle.

  • Que faire en cas d’absence d’expérience professionnelle ?

  • Votre identité

Il s’agit simplement de dire où vous en êtes actuellement : « Je suis actuellement en L2 Droit à l’université de Toulouse. », « Je viens de terminer mon BTS », si vous avez obtenu votre année ou diplôme il y a quelques mois. « J’ai eu mon bac Pro, j’ai obtenu un CAP de cuisine », si vous avez obtenu votre année ou diplôme il y a plus longtemps. « Je suis diplômé de… », si vous avez obtenu votre année ou diplôme il y a quelques années.

À ce stade, il est inutile de donner une date. Il faut simplement aider le recruteur à se repérer. C’est votre point A, le début de votre histoire.

  • Votre accroche d’entrée

Faites une annonce qui vous concerne, vous définit le mieux. S’il n’y avait qu’une chose à dire sur vos goûts, vos envies, ce qui vous inspire, laquelle serait-ce ? Vous devrez sans doute choisir parmi plusieurs possibilités. Faites-le en lien avec ce que vous recherchez, avec votre projet.

  • Votre passion : « Je suis passionné de sport, de dessin, de violon… »
  • Votre intérêt : « Ce qui m’intéresse ce sont les ressources humaines, la finance d’entreprise, le développement de marques, la vente », etc.
  • Votre décision : « J’ai voulu explorer en y faisant un premier stage » ; « j’ai trouvé un travail à temps partiel » ; « j’ai décidé d’en faire mon métier » ; etc.

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