Chômeurs : retrouver un emploi grâce au portage salarial

La création de son propre emploi est l’une des méthodes les plus rapides pour mettre fin au chômage. En période de difficultés économiques, de nombreuses personnes choisissent de devenir entrepreneurs après des mois de chômage, faute de trouver un emploi en tant que salarié.

Passer de chômeur à travailleur indépendant n’est pas une tâche facile et de nombreuses petites entreprises échouent à cause du manque de capital et ou de plans d’entreprise médiocres. Le portage salarial est une solution à cette problématique, d’abord parce qu’il n’est pas nécessaire de s’inscrire en tant que travailleur indépendant, ensuite parce que le salarié porté peut cumuler ses Allocations de retour à l’emploi (ARE) avec le salaire perçu dans une certaine mesure.

C’est dans votre expérience passée que vous trouverez votre nouvelle activité

Tout d’abord, vous devez avoir un produit ou un service à vendre pour passer de chômeur à travailleur indépendant.

Il existe des centaines de possibilités en fonction de vos antécédents, de vos compétences et de votre expérience. Les personnes qui étaient commis dans un bureau de poste peuvent choisir d’ouvrir un magasin pour expédier des colis.

Un informaticien peut se tourner vers un travail de consultant ou de webmaster : les possibilités ne manquent pas !

Faites votre choix en énumérant les choses que vous faites bien. Vous pouvez choisir de vous installer à domicile, pour limiter les dépenses. Les bureaux à domicile fonctionnent très bien pour de nombreux types d’entreprises. Les plombiers, les électriciens, les agents immobiliers et bien d’autres personnes qui travaillent à leur compte n’ont généralement pas besoin de bureaux avec pignon sur rue. Un bureau à domicile avec un télécopieur, un ordinateur personnel et une connexion Internet haut débit convient parfaitement à de nombreuses nouvelles entreprises.

En portage salarial, pas besoin de créer un statut juridique

Afin de ne pas subir le chômage, le portage salarial peut permettre de donner un nouvel élan à sa carrière, de tourner cette conjoncture en situation positive. Il permet de redevenir actif, de travailler à nouveau avec les entreprises et d’acquérir plus d’expériences. Le portage salarial peut n’être qu’une étape dans votre carrière professionnelle ou être durable, c’est vous qui choisirez. Le gros avantage, c’est qu’il n’est pas obligatoire de créer une entreprise avec un statut juridique. En devenant salarié porté, vous pouvez entreprendre librement tout en bénéficiant des avantages et des protections du salarié.

Se lancer en portage salarial pour prendre le moins de risque possible

Ce nouveau statut qui ne cesse de faire des adeptes chaque année est une solution tangible pour qui veut s’installer en tant qu’indépendant.

Lorsque l’on est chômeur et que notre domaine d’activité est particulier, il est parfois difficile de retrouver un emploi en tant que salarié. De plus en plus de chômeurs font le choix de se réinsérer professionnellement en se créant leur propre travail. De plus, lorsque l’on avance dans l’âge, on a souvent envie de réaliser un métier qui nous passionne. Le problème, en étant chômeur, c’est que bien souvent un capital de départ manque pour créer son entreprise.

C’est un frein non négligeable. Avec le portage salarial, ce problème est bien atténué car il n’y a aucune installation juridique à faire (pas de SARL, d’EURL, etc.).

Quels sont les avantages du portage salarial pour les chômeurs ?

Le premier, et il est de taille, est de pouvoir vous lancer tout en conservant les Allocations de retour à l’emploi (ARE). En fait, chaque fois que le chômeur réalisera une mission en tant que salarié porté, il recevra un salaire avec une fiche de paie. Ce salaire sera bien évidemment à déclarer à Pôle emploi.

L’institution appliquera un certain nombre de règles pour calculer les ARE que le chômeur recevra (voir plus bas) en début de mois. Le salarié porté ne se voit pas amputer de 30% de ses allocations comme lorsqu’il s’installe avec un statut juridique (auto-entrepreneur, EURL, SARL…).

En cas de cessation d’activité, le chômeur continuera de percevoir ses allocations. C’est une garantie de taille pour se lancer, surtout lorsque l’on a connu la précarité. Les autres avantages sont la protection sociale, la possibilité de déléguer la gestion ou encore obtenir des conseils de la société de portage…

Quelques modifications

Pôle emploi calculera le nombre de jours à indemniser suivant la formule suivante :

{ARE – (rémunération brute perçue x 0,70)} divisé par l’allocation journalière.

Il vérifiera ensuite que le chômeur ne dépasse pas les plafonds et versera ensuite le dû. Ces jours travaillés repousseront également la durée de vos droits.

Comment sont calulées les allocations dans cette situation ?

Pôle emploi va calculer l’ARE à verser de la même manière que si le chômeur avait travaillé avec un CDD.
Même avec un salaire, le chômeur pourra cumuler avec les ARE, mais dans une certaine mesure.

Une sorte de plafond existe : c’est le salaire moyen qui fait référence au moment du calcul de l’indemnité journalière. Mais la plupart du temps (à moins de gagner beaucoup d’argent avec une mission, ce qui est positif), celui qui aura travaillé en tant que salarié porté, percevra un complément de ses ARE.