L’autoformation quand on est freelance ou indépendant

Comment se former en freelance ? Certains indépendants ressentent à un moment de leur vie de freelance le besoin de disposer de meilleures ou de nouvelles compétences pour suivre les tendances du marché et de la concurrence. La bonne nouvelle, c’est que la prolifération des outils de formation qui existent sur internet a fait émerger une nouvelle tendance : l’auto-formation. De nombreux outils sont disponibles pour tous et permettent à chacun de gérer son propre plan de formation.

Qu’est-ce que l’autoformation ? Est-ce indispensable ?

Lorsque vous êtes indépendant, vous êtes votre propre produit. L’avantage concurrentiel du service que vous offrez, c’est donc vous. Votre niveau de formation et votre compétitivité vont ainsi être très étroitement liés à la réussite de votre activité. Pourtant, contrairement au milieu de l’entreprise et du salariat, vous ne disposez pas forcément d’une incitation d’un service RH ou d’un plan de formation. C’est là qu’intervient l’autoformation.

L’autoformation, c’est tout simplement le fait de se former soi-même. Les MOOCs (cours ouverts à tous en ligne), les livres, les nombreux tutoriels et forums d’échanges accessibles sur internet permettent à chacun d’apprendre de nouvelles compétences en autonomie. De plus, les différents dossiers et missions pouvant être confiées à un indépendant permettent parfois de s’ouvrir à de nouvelles compétences directement sur le terrain, avec l’aide d’internet. L’autoformation est libre, simple et efficace et demande simplement une bonne rigueur personnelle. Un indépendant souhaitant s’autoformer doit mettre en place une discipline lui-même et avoir la motivation d’aller jusqu’au bout.

La formation est un aspect indispensable à toute carrière, en freelance autant qu’en salariat. Les besoins et les tendances évoluent, et aucune compétence n’est figée dans le marbre. C’est donc un aspect indispensable à la durabilité de votre activité. Par ailleurs, plus un indépendant a de cordes à son arc, plus il sera en mesure de fidéliser ses clients et de profiter d’opportunité sur différents types de commandes. Il est donc nécessaire de se former pour être à jour avec les dernières nouveautés et augmenter la résilience de votre activité. L’autoformation est une solution, mais il est aussi possible de cotiser à un organisme interprofessionnel ou d’opter pour le portage salarial afin d’accéder à des formations plus conventionnelles.

Pourquoi s’autoformer en freelance ?

L’intérêt de l’autoformation est multiple. Par définition, l’apprentissage en solitaire est flexible, peut se faire en parallèle de missions reliées pour apprendre “on-the-job”, est moins coûteux, plus simple, et permet d’avancer à son rythme. C’est donc idéal pour la formation continue et pour des compétences reliées à votre cœur de métier.

Cependant, lorsque la compétence recherchée est très complexe ou éloignée de votre expertise, ou que vous avez un retard important (technologique, connaissance pointue, etc.), il peut être intéressant de ne pas passer par une autoformation mais plutôt par une formation via portage salarial ou un organisme interprofessionnel.

Par exemple, un programmeur Javascript qui souhaite apprendre une nouvelle librairie (ex : node.js) aura de grandes chances de réussir en autoformation. En revanche, un comptable en reconversion gagnera sans doute à passer par une formation, car les concepts abordés seront plus compliqués. Mais ce n’est là qu’un exemple, tout est possible en autoformation !

Choisir et trouver sa formation

Vous êtes décidé à tenter l’autoformation ? Dans ce cas, il est à présent important de bien définir votre plan de formation. En tant qu’indépendant votre temps est précieux et il est nécessaire de bien choisir vos batailles. En matière de formation, il convient de se poser ces questions :

  • Quelles sont les compétences indispensables de votre métier que vous pouvez améliorer / acquérir ?
  • Quelles sont les compétences les plus recherchées et en croissance autour de votre domaine d’expertise ?
  • Quelles sont les compétences les moins répandues sur le marché, qui vous aideraient à vous démarquer de vos concurrents ?
  • Quels seront les compétences qui seront attendues, demain, dans votre domaine ?
  • Quelles sont vos passions, vos envies et vos points forts et comment pourraient-ils se traduire en compétences pour votre activité ?

Attention à bien distinguer le court terme du long terme. Certaines compétences sont simples à acquérir et viennent augmenter votre rentabilité à court terme, d’autres sont plus complexes et doivent s’étudier en parallèle pour développer votre compétitivité à long terme.

En vous posant la question de vos points d’amélioration de façon régulière, et en développant une discipline d’autoformation, vous assurez un niveau de prestation et une compétitivité sur le court, moyen autant que long terme. L’autoformation est très utile pour assurer la pérennité de votre activité, et peut être complétée de formations accompagnées lorsque le jeu en vaut la chandelle.

Pourquoi entreprendre en portage salarial ?

2019 marque une progression de 17,9 % du nombre d’entreprises créées comparé à 2018. Ces chiffres publiés par l’INSEE démontrent que la France est bel et bien un pays d’entrepreneurs. L’entreprenariat séduit beaucoup mais il comporte tout de même des risques. Voilà pourquoi déjà plus de 70 000 indépendants ont décidé d’entreprendre en portage salarial afin de sécuriser leur activité.

Entreprendre en portage salarial : les infos chiffrées

Commençons par un état des lieux de la création d’entreprise et du portage salarial en France.

 

La création d’entreprise en hausse

En 2019, l’INSEE comptabilisait 815 257 sociétés nouvellement créées. Une progression de 17,9 % par rapport à 2018. Parmi ces créations, 47,4 % sont des micro-entrepreneurs. La création d’entreprise se porte donc très bien.

Cette belle évolution, preuve du tempérament entrepreneurial des Français, s’explique notamment par :

  • Une conjoncture économique favorable
  • La réforme de l’allocation chômage qui permet maintenant d’entreprendre même en étant demandeur d’emploi
  • Les réformes fiscales et sociales d’Emmanuel Macron en faveur de l’entreprenariat
  • Des primes accordées aux créateurs d’entreprise dans le cadre de plans de sauvegarde de l’emploi

 

Le portage salarial ne cesse de se développer

De son côté, le portage salarial affiche une progression rapide sur les 10 dernières années avec notamment une croissance de 18 % en 2018. Le chiffre d’affaires de ce secteur s’élève à plus d’un milliard d’euros, compte plus de 280 entreprises spécialisées dans le portage et plus de 70 000 salariés portés. Ce succès s’explique notamment par l’obtention d’une reconnaissance juridique validée en 2008 et la signature d’une convention collective en 2017. Mais il faut également noter que de par sa flexibilité et sécurité, le portage salarial est une nouvelle forme de travail aussi utile aux entreprises qu’aux indépendants, d’où cette progression fulgurante.

 

Entreprendre en portage salarial, quels sont les avantages ?

Que ce soit en début de carrière, après 10 ans d’expérience dans un secteur ou bien même à la retraite, le désir d’entreprendre peut se faire sentir à n’importe quel moment. Les raisons sont multiples :

  • Porter un projet en accord avec ses passions ou ses convictions personnelles
  • Pouvoir faire progresser sa carrière comme on l’entend sans être contraint par une fiche de poste
  • Être libre de s’organiser pour réussir à équilibrer vie professionnelle et personnelle
  • Ne pas avoir de revenus plafonnés tout en vivant de sa passion

Mais l’entreprenariat comporte des risques. Comparé aux salariés d’entreprise classique, le statut d’indépendant est intimement lié à un manque de sécurité. Pas de chômage, une couverture sociale pour les micro-entrepreneurs peu avantageuse, des revenus qui fluctuent souvent… Ces contraintes ne sont pas à prendre à la légère.

 

Entreprendre en portage salarial pour sécuriser son entreprise

Le statut de salarié porté est un statut hybride à mi-chemin entre salariat classique et travail indépendant. L’entreprise de portage offre aux travailleurs non-salariés des avantages identique à ceux du salariat comme une assurance chômage, une mutuelle d’entreprise, l’accès au chômage partiel en cas de crise, une retraite, une assurance responsabilité civile… Des avantages non négligeables en matière de couverture sociale qui permettent aux indépendants de se concentrer sur leur activité plutôt que de s’inquiéter de leur sécurité.

 

Conserver toute sa liberté

La société de portage salarial n’a pas de lien hiérarchique avec le freelance ou consultant indépendant. Les salariés portés choisissent librement leurs clients, leurs missions, leurs horaires et leurs prix.

De plus, en contrepartie du paiement d’un forfait, la société de portage salarial gère également tout l’administratif de l’indépendant. Une façon de se dégager du temps libre pour développer son activité professionnelle, se former ou profiter de sa famille.

 

Entreprendre en portage salarial pour générer des revenus sans limite

Contrairement à un micro-entrepreneur qui voit son chiffre d’affaires plafonné par la règlementation, en portage salarial, il n’y a pas de limite. Un point décisif quand on décide de se dédier à plein temps à une activité d’indépendant. Sachez cependant que les seniors ont un plafond de revenu à ne pas dépasser (montant des salaires perçus les 3 derniers mois avant la retraite ou 160 % du SMIC). En cas de dépassement, le versement de leur retraite est simplement suspendu pendant le temps de la mission.

 

TVA et impôts

En portage salarial, il est possible de récupérer la TVA sur certains achats effectués par le salarié porté. Dans ce cas, l’entreprise de portage prend en charge les dépenses. De même pour l’impôt professionnel, la taxe d’apprentissage et  la CFE, la société de portage s’en acquitte à la place de l’indépendant. A l’inverse, si vous avez créé une micro-entreprise, récupérer la TVA n’est pas possible et le paiement des impôts inévitable.

Pour conclure, sachez que les entreprises sont de plus en plus nombreuses à préférer travailler avec des salariés portés. Plutôt que de signer un CDD ou CDI, le portage salarial leur permet plus de flexibilité et moins de contraintes RH souvent chronophages.

Quel titre choisir pour son profil LinkedIn lorsqu’on est consultant ?

LinkedIn est la plateforme de mise en relation professionnelle par excellence. Avec 660 millions d’utilisateurs dans le monde, 19 millions en France et pas moins de 170 secteurs d’activité représentés, ce réseau social devient un outil incontournable pour développer votre business. Mais comment attirer l’œil de vos futurs clients ? Il faut avoir un titre de profil LinkedIn percutant. Voici comment !

Pourquoi soigner le titre de votre profil LinkedIn ?

La vocation première du réseau social LinkedIn est de fluidifier la mise en relation des professionnels de tout horizon. Sur cette plateforme, les utilisateurs se connectent pour plusieurs raisons :

  • Faire connaître une entreprise, une activité ou une innovation
  • Entretenir un réseau de contacts professionnels
  • Trouver un emploi ou de nouvelles missions pour les travailleurs indépendants
  • Faire de la veille sur un secteur
  • Prospecter de nouveaux clients
  • Monter des partenariats
  • Recruter

70% des utilisateurs de LinkedIn sont des décideurs. Donc, dans un contexte commercial, LinkedIn peut se transformer en un levier marketing très performant. Mais encore faut-il bien gérer son « personnal branding », traduisez « travailler votre image  de marque et gérer votre notoriété ». Pour cela, il faut soigner la présentation de votre CV en ligne et surtout créer un titre de profil LinkedIn qui retient l’attention.

 

Comment créer un titre LinkedIn accrocheur ?

Sur LinkedIn, votre profil de consultant est noyé parmi des milliers d’autres. Vous avez 120 caractères disponibles pour tirer votre épingle du jeu et créer un titre de profil LinkedIn qui accroche l’œil. Astuce : en passant par l’application mobile de LinkedIn, vous pouvez augmenter la taille du titre et passer de 120 à 200 caractères. Voyons maintenant comment bien le rédiger.

Titre de votre profil LinkedIn, ce qu’il NE faut PAS faire

Ne perdez pas de caractères en intégrant des « banalités » dans votre titre de profil LinkedIn, par exemple :

  • Ne précisez pas le nom des sociétés avec lesquelles vous travaillez actuellement
  • Ne parlez pas de vos formations
  • Ne mentionnez pas que vous recherchez de nouveaux clients
  • N’utilisez pas d’adjectifs pour lister vos qualités

En clair, le titre ne doit pas être un mini résumé de votre CV. Pensez aux professionnels qui ont besoin de profils comme vous. Vont-ils taper dans la barre de recherche le nom d’un de vos clients ou un mot du type « implication » ? C’est peu probable…

Titre de votre profil LinkedIn, ce qu’il FAUT faire

Bien penser la rédaction de votre titre revient à se mettre à la place de vos clients. Imaginez ce qu’un professionnel de votre secteur tape comme mot-clé lorsqu’il cherche un consultant ayant votre expérience. Que recherche-t-il et pourquoi faire ? Construisez votre titre pour lui donner envie de découvrir votre profil complet et de faire une demande de mise en relation.

  • Indiquez votre fonction ou votre spécialité : développeur d’application mobile, consultant marketing…
  • Mettez en abrégé votre fonction si c’est une pratique courante de votre secteur d’activité
  • Précisez les objectifs de votre mission : « j’aide mes clients à développer leur stratégie webmarketing » ou « je forme mes clients sur l’utilisation des nouvelles technologies du web »

Comme en marketing, vous travaillez ici la valeur ajoutée de votre profil, votre promesse commerciale vis-à-vis de vos futurs clients. C’est pour cette raison qu’il est important d’intégrer un verbe  du type : aider, accompagner, former, valoriser ou développer.

  • Intégrez des émojis qui parlent à votre audience.

Vous pouvez par exemple intégrer l’émoji « cible » ou « fusée » quand vous mettez en avant un service de « prospection commerciale ». Ce petit détail permet simplement de démontrer que vous êtes moderne, dynamique et que vous maîtrisez l’outil LinkedIn.

  • Imaginez un titre de profil LinkedIn incluant des mots-clés précis qui parlent à vos clients.

Cela peut être le secteur d’activité dans lequel vous êtes spécialisé (énergies vertes, grande distribution, formation…), une technologie ou encore un langage de programmation.

  • N’oubliez pas d’inclure une mention qui invite l’internaute à passer à l’action.

Si vous avez encore un nombre de caractères suffisant, vous pouvez par exemple intégrer votre adresse email ou votre numéro de téléphone. Si ce n’est pas possible, mettez ces informations plus bas dans  la section « A propos » et concentrez-vous sur un verbe d’action du type : « contactez-moi », « échangeons », « parlons-en », « appelons-nous ».

Le dernier conseil pour réussir à construire un titre de profil LinkedIn accrocheur concerne votre personnalité. Ne construisez pas une description plate, personnalisez-la. Par exemple, au lieu de « chef de projet informatique spécialisé dans la création d’application mobile », préférez « J’aide les acteurs du e-commerce à créer des applications mobiles intuitives qui boostent les ventes / Objective-C / HTML5 / Java / PHP / C#. Contactez-moi et parlons de vos projets ! »

 

Pouvez-vous exercer une profession libérale en portage salarial ?

Il est possible d’exercer de nombreux métiers en qualité de salarié porté. Le portage salarial pour les professions libérales est également tout à fait envisageable. Cependant, votre activité doit faire partie de la catégorie « professions libérales non règlementées ». Explications.

Qui peut exercer une profession libérale en portage salarial ?

Une profession libérale est un métier exercé de manière indépendante et à titre personnel. Elle répond à un intérêt général et relève du médical, de la technique ou de la fourniture de prestations intellectuelles. Pour les professions libérales soumises à règlementation, il faut impérativement avoir obtenu un diplôme ou bien justifier d’une expérience professionnelle.

Les professions libérales peuvent opter pour le statut juridique de leur choix : micro-entreprise, entreprise individuelle (EI), entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL), entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) ou société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU). Il existe 2 catégories : les professions libérales règlementées et professions libérales non règlementées. C’est la deuxième option qui s’exerce en portage salarial, mais il existe d’autres possibilités.

 

Qu’est-ce qu’une profession libérale règlementée ?

Ces métiers sont régis par l’Etat ou bien par un ordre professionnel. Pour exemple, les médecins sont obligatoirement inscrits à l’Ordre des Médecins et les avocats au Barreau. Pourquoi existe-il une règlementation ? Tout simplement parce que ces professions impliquent de grandes responsabilités. Elles touchent à la santé des personnes ou impliquent des risques juridiques et financiers importants. Il est donc indispensable que seuls des indépendants qualifiés puissent exercer ces professions libérales. Ils doivent justifier de l’obtention d’un diplôme ou d’une expérience de minimum 3 ans. Quelques exemples de professions libérales règlementées :

  • Pharmaciens
  • Architectes
  • Avocats
  • Experts comptables
  • Huissiers de justice
  • Kinésithérapeutes…

 

Portage salarial et profession libérale règlementée, est-ce possible ?

Bien que validé en 2008 pour moderniser le marché du travail, le statut de salarié porté n’englobe pour le moment que les missions de prestations intellectuelles. C’est pour cette raison que des métiers comme le négoce, le BTP, le médical, les services à la personne en sont exclus. Cependant, il n’est pas interdit de faire cohabiter plusieurs statuts. En effet, un indépendant exerçant une profession libérale peut choisir le portage salarial pour développer une activité secondaire liée à la formation ou au conseil. Par exemple, un médecin peut intervenir en tant que conseiller auprès d’un établissement de santé ou un architecte dispenser des formations sur les techniques de construction liées aux économies d’énergie. Dans ce cadre, le portage salarial reste totalement ouvert aux professions libérales.

 

Qu’est-ce qu’une profession libérale non règlementée ?

Tout d’abord, bonne nouvelle, le portage salarial est possible pour les professions libérales non règlementées. Comme elles ne sont pas pour la plupart régies par une règlementation, vous pouvez librement devenir salarié porté (sauf gérant d’auto-école et autres métiers spécifiques). Les professions libérales non règlementées concernent des activités qui :

  • Ont trait aux sciences et aux arts
  • Ne sont ni commerciales ni industrielles ni commerciales
  • Peuvent s’exercer sans diplôme ou expérience particulière
  • Ne touchent pas au domaine du service à la personne
  • Ne sont pas des professions libérales règlementées

Aujourd’hui, on estime qu’environ 40% des indépendants se sont installés comme libéraux.

 

Portage salarial et profession libérale : quels métiers sont éligibles ?

De nombreux métiers sont accessibles : réflexologue, consultant marketing ou informatique, formateur, psychanalyste, agent commercial, apporteur d’affaire, conseiller en gestion de patrimoine, graphiste, designer, développeur…

Mais la liste des métiers éligibles au portage salarial exercés en profession libérale est vouée à changer. Pour répondre à des enjeux internationaux et à l’égalité des chances, la règlementation du marché du travail évolue en permanence. De nouvelles technologies ou des mutations naturelles du monde de l’emploi apportent également leur lot de nouvelles opportunités. Coach de vie, concepteur de réalité augmentée, green consultant… Nous avons vu récemment se créer de nouveaux métiers qui peuvent aussi s’exercer librement en portage salarial.

 

Pourquoi choisir le portage salarial pour exercer votre profession libérale ?

Le statut de salarié porté est un statut hybride à mi-chemin entre la micro-entreprise et le salariat classique. En portage salarial, un indépendant jouit d’une liberté de choix dans ses missions tout en profitant des mêmes avantages que les salariés d’entreprise : cotisations pour le chômage, la retraite, droit au chômage partiel en temps de crise… En contrepartie du versement d’un pourcentage de son chiffre d’affaires, l’entreprise de portage salarial prend également en charge tout l’administratif du salarié porté. Eviter les tâches chronophages liées à la paperasse, c’est autant de temps précieux dégagé pour se concentrer sur le développement de votre business.

En conclusion, si vous exercez une profession libérale règlementée mais que vous souhaitez développer une activité de conseil ou formation secondaire, vous pouvez devenir salarié porté. Si vous exercez une profession libérale non règlementée, le portage salarial vous ouvre ses portes sans condition.

7 podcasts à suivre sur l’entrepreneuriat

Devenir son propre patron apporte son lot de moments de doute et de challenges à relever. Mais l’entreprenariat, c’est aussi de belles rencontres, des succès inespérés et des innovations qui font bouger le monde. Nous vous avons préparé une liste de 7 podcasts sur l’entreprenariat où patrons, startupers et micro-entrepreneurs partagent leurs expériences. De quoi vous inspirer pour votre propre business !

Un podcast sur l’entreprenariat, c’est quoi ?

Le podcasting est un service audio à la demande qui est soit une création originale soit une émission de radio enregistrée en live puis diffusée sur le web. Les podcasts sont payants ou gratuits, il n’y a pas de règle. En France, la chaine Arte est la première à proposer des podcasts gratuits en 2004 sur le site internet arteradio.com.

Aujourd’hui, on estime que plus de 3 millions de français écoutent au moins un podcast par semaine. Bien que le podcasting se développe lentement, cela n’empêche pas de nombreux créateurs de talent de produire des contenus sur une multitude de sujets : histoire, sociologie, géopolitique, enquêtes criminelles, billets d’humeur et d’humour, écologie, nouvelles sciences, actualités, emploi et bien sûr l’entreprenariat.

Internet est un formidable outil pour aider les nouveaux chefs d’entreprises à développer leur business. Les réseaux sociaux par exemple sont une solution de choix pour se faire connaître. Dans un podcast sur l’entreprenariat, vous trouverez surtout de nombreux conseils et de l’inspiration pour guider votre microentreprise vers le succès.

 

7 podcasts sur l’entreprenariat à écouter d’urgence

Le Gratin de Pauline Laigneau

Nous ouvrons ce top avec un podcast sur l’entreprenariat orchestré par une femme. Pauline Laigneau propose des interviews d’indépendants qui partagent aussi bien leurs échecs que leurs succès. Son leitmotive : « côtoyer le succès pour inventer le sien ». Vous y découvrirez des astuces pour gagner de nouveaux clients, renforcer le lien avec vos fournisseurs ou encore réussir une campagne de crowdfunding.

Le Gratin

 

Génération Do It Yourself

Dans ce podcast, Matthieu Stefani s’amuse lors de ses interviews à décortiquer les retours d’expérience de personnes remarquables qui n’ont pas eu peur de faire le grand saut. Il interroge aussi bien des sportifs, des artistes que des entrepreneurs. Il les questionnent sur leurs forces et faiblesses afin de vous inspirer et vous aider à entreprendre. Les thématiques abordées sont variées avec en fil rouge, la volonté de se lancer sans avoir peur.

GDIY

 

GrowthMakers

Ce podcast sur l’entreprenariat est dédié aux chefs d’entreprise qui ont envie de réussir vite et bien. Au menu, de nombreux conseils pour développer un business en s’appuyant sur les best practices du milieu des startupers. Animée par Gabriel Gourovitch, l’émission vous propose de découvrir les stratégies, process et outils des plus belles start-ups qui ont réussi (Uber, Buffer, N26, Intercom…).

GrowthMakers

 

RévolutionDigitale

L’équipe de RévolutionDigitale partage en ligne les sucess stories d’entrepreneurs à travers le monde. Moderne et dynamique, le podcast retrace au cours d’interviews le parcours de ces indépendants qui ont décidé de se libérer de leurs peurs et de se lancer. François et Hélène vous donneront tous les conseils utiles pour stimuler votre esprit entrepreneurial, votre créativité ainsi que des process pour améliorer votre productivité.

RévolutionDigitale

 

SerialEntrepreneurs

Dans cette série de podcasts sur l’entreprenariat, vous plongerez dans « des conversations intimes avec des personnes inspirantes ». Sous forme de tribune, d’interviews ou de réflexions, les animateurs de l’émission retracent l’histoire, les doutes et les victoires d’entrepreneurs qui ont su prendre des risques pour réussir. Devenir fournisseur d’énergie verte, vendre des produits sur le web, proposer des évènements virtuels aux entreprises… De nombreuses thématiques sont abordées en podcast ou en vidéo.

SerialEntrepreneurs

 

Demain & Durable

Ici, on parle d’économie solidaire et responsable, de ces entrepreneurs qui ont eu envie de monter leur propre business pour agir en faveur de la planète. Chaque épisode dresse le portait d’un homme ou d’une femme en France ou à l’étranger qui œuvre au quotidien pour nous offrir un avenir meilleur. Créer une marque de vêtement durable, adresser le problème des déchets plastiques, monter une entreprise sociale et durable en Chine… Ce podcast sur l’entreprenariat responsable est encore jeune mais très prometteur et rempli d’astuces à exploiter !

Demain & Durable

 

Commencer

Commencer est un podcast sur l’entreprenariat de Nouvelles Ecoutes qui retracent le parcours complet d’entrepreneurs sur plusieurs épisodes. L’objectif ? Suivre pas à pas le lancement d’un projet de création d’entreprise afin de vous donner à vous, l’envie de vous lancer. La première saison est dédiée à l’aventure entrepreneuriale de 2 amies, Amélie et Caroline, qui ont décidé de quitter leur travail pour fonder une ligne de vêtement spéciale femmes d’affaires. La 2ème saison accompagne Martin et Robinson Roy, 2 frères retournant à Aix-en-Provence pour réaliser leur rêve : ouvrir leur premier restaurant. Un podcast sans tabou et plein d’émotion.

 

Salariés portés en intermission, comment s’organiser ?

Si vous exercez votre métier en portage salarial, il est tout à fait possible de vivre une période de creux entre 2 missions. C’est ce que l’on appelle une période d’intermission. Vous pouvez profiter de ce temps libre pour prendre quelques congés, vous former ou bien prospecter de nouveaux clients. Mais quelle sera votre rémunération pendant ce laps de temps et que faire si cette intermission perdure ?

Pourquoi y a-t-il des périodes d’intermission ?

Lorsque vous êtes indépendant et que vous avez choisi d’effectuer vos missions en portage salarial, vous devez trouver vous-même vos clients. En effet, l’entreprise de portage avec laquelle vous signez un contrat en CDD ou CDI n’a pas pour obligation de chercher des missions à votre place ou bien de vous payer un salaire quand vous vous retrouvez sans client. Dans cette configuration, si une mission s’arrête et que vous n’en avez pas de nouveaux projets pour la remplacer, vous vous retrouvez en période d’intermission.

 

Que faire en intermission ?

Les intermissions ne sont pas forcément de mauvaises surprises. Vous pouvez par exemple en profiter pour souffler un peu entre 2 missions longues et prendre quelques jours de congés bien mérités. Si vous n’avez pas besoin de vacances, une intermission est le moment idéal pour se pencher sur des sujets laissés de côté, par exemple :

  • Vous former pour acquérir de nouvelles compétences qui se vendent plus cher sur le marché
  • S’occuper de votre offre commerciale : refaire votre présentation, retravailler votre site web, renforcer votre présence sur les réseaux sociaux professionnels…
  • Rechercher de nouvelles missions et tout particulièrement celles qui correspondent à vos aspirations professionnelles et que vous avez ignoré jusqu’à présent puisque vous étiez débordé
  • Développer une deuxième activité, surtout si elle est plus rémunératrice (en portage salarial, vous pouvez cumuler plusieurs activités freelance en même temps !)

Généralement, les sociétés de portage comme Cegelem vous propose un accompagnement pour vous guider et exploiter pleinement votre temps libre pendant vos périodes d’intermission.

Quid de la rémunération en intermission ?

Dans la convention collective du portage salarial, une indemnité de prospection est prévue pour vous aider pendant vos périodes d’intermission. Cependant, son montant est faible et il ne couvrira pas vos charges. Il est égal à une journée de salaire mensuel qui peut aller de 138 € à 168 € brut par mois dans une limite de 3 mois. Il est donc important d’anticiper vos périodes d’intermission et de mettre un pourcentage de vos revenus de côté pour couvrir vos frais du quotidien lorsque vous n’avez pas de clients. On conseille généralement 10 % pour subvenir à vos besoins pendant ces intervalles sans chiffre d’affaire.

Cependant, si vous avez signé un CDD avec votre entreprise de portage salarial et que vous avez cumulez assez de droits, vous pouvez prétendre à une allocation chômage. C’est l’un des grands avantages du statut de salarié porté. Si vous êtes en CDI, vous pourrez aussi en bénéficier après la rupture de votre contrat de travail (rupture conventionnelle ou bien licenciement). Toutefois, avant de passer à cette étape assez lourde administrativement, octroyez-vous un délai raisonnable de prospection pour tenter de trouver une nouvelle mission (de 1 à 3 mois par exemple). Si vous ne trouviez rien, passez à la rupture de contrat, rien ne vous empêche de revenir plus tard vers votre société de portage.

Attention à l’indemnité de prospection en portage salarial

Sachez que Pôle Emploi peut intégrer cette indemnité dans le calcul de votre salaire de référence pour déterminer votre allocation. Mieux vaut ne pas la demander pour éviter un impact négatif sur votre ARE.

 

Covid-19 : le chômage partiel devient possible en intermission

Certains indépendants en portage salarial dont les entreprises clientes ont été impactées par la pandémie ont vu leurs missions reportées, suspendues ou annulées. Le gouvernement a pris des mesures exceptionnelles pour les aider en élargissant le droit au chômage partiel aux salariés portés. Bonne nouvelle, un nouveau décret, signé en mai dernier, précise que les salariés en portage ont maintenant aussi le droit au chômage partiel pendant une période d’intermission. Cette indemnité est proratisée en fonction de leur temps de travail.

Concrètement, cette allocation d’activité partielle en intermission est applicable dès le mois de mai 2020 et son montant est fixé selon les règles suivantes :

  • La base de calcul correspond à la moyenne d’heures mensuelles travaillées au cours des 12 derniers mois
  • Le plafond de l’indemnité est fixé à 2 571 euros bruts mensuels soit 75 % de la valeur mensuelle du plafond de la sécurité sociale pour une activité équivalant à un temps plein
  • Si le salarié n’a pas travaillé à temps plein, son allocation chômage partiel sera calculée au prorata
  • Le montant plancher est déterminé par l’entreprise de portage salarial

Post-Covid : quelle protection sociale pour les travailleurs indépendants ?

La pandémie de Coronavirus a eu pour effet secondaire de révéler la fragilité de certains métiers dans un contexte de crise. De nombreux travailleurs non-salariés ont été soutenus par le Gouvernement grâce à des aides financières ponctuelles, mais ces mesures d’urgence ont aussi mis en lumière le manque de protection sociale des travailleurs indépendants.

Protection sociale des travailleurs indépendants post-Covid, où en est-on ?

Pour certaines activités fortement impactées par la pandémie de Coronavirus l’aide financière de l’Etat nommée « Fonds de solidarité », va se poursuivre jusqu’au 31 décembre 2020. Cette prolongation concerne les indépendants, les professions libérales, les agriculteurs et les TPE qui sont touchés par l’interdiction d’accueil du public. Comme pendant le confinement, il faut pouvoir néanmoins justifier d’une forte baisse de chiffre d’affaires pour pouvoir en bénéficier.

 

Ce que révèle la pandémie à propos de la protection sociale des travailleurs indépendants

La crise sanitaire a clairement mis en exergue le manque de protection sociale des travailleurs indépendants. Alors que les salariés d’entreprise classiques ont pu profiter du chômage partiel ou bien d’arrêts maladie, les micro-entrepreneurs ne peuvent prétendre à rien. Cette situation n’est pas chose nouvelle. Malgré le paiement de cotisations, la précarité des indépendants en difficulté financière reste une réalité. Le 1er novembre 2019, le Gouvernement a cependant fait un pas en avant en ouvrant l’accès aux allocations chômage aux indépendants.

 

Chômage et travailleurs indépendants

Si votre microentreprise a été fortement touchée par la crise et que vous avez dû cesser votre activité, vous pouvez avoir droit au chômage. Votre allocation sera de 800 € par mois pour une durée de 6 mois. Mais pour y accéder, vous devez remplir certaines conditions :

  • Justifier d’une activité professionnelle ininterrompue pendant au moins 2 ans et dans la même entreprise
  • Avoir généré des revenus au titre de cette activité d’au moins 10 000 € par an
  • Être de nouveau en recherche d’emploi active
  • Avoir cessé votre activité pour cause de liquidation ou redressement judiciaire
  • Disposer de ressources inférieures au montant du RSA (en dehors de votre activité d’indépendant)

Vous l’aurez compris, cette allocation chômage implique de cesser totalement votre activité. Elle ne peut pas être considérée comme une aide ponctuelle entre 2 périodes d’inactivité ou une solution pour aider les indépendants à faire face à la crise.

 

Les limites de la protection sociale des travailleurs indépendants

Pour le moment, les décisions du Gouvernement n’ont eu aucun impact positif sur la question de la protection sociale des travailleurs indépendants à plus long terme. A l’inverse des salariés qui cotisent pleinement pour la retraite et profitent d’une couverture sociale sans condition, les freelances, chefs d’entreprise et micro-entrepreneurs ne sont pas logés à la même enseigne.

  • Les micro-entrepreneurs cotisent en fonction du chiffre d’affaires dégagé par leur activité. Leur couverture sociale est donc étroitement liée à leurs recettes.
  • Les autoentrepreneurs cotisent peu pour la retraite, ce qui les pousse généralement à choisir une complémentaire retraite.
  • Les entrepreneurs individuels sont tenus de payer leurs cotisations même si leur activité rencontre des périodes de baisse de chiffre d’affaires.

En quoi le portage salarial se révèle un atout pour la protection sociale des travailleurs indépendants ?

Pendant le confinement, de nombreuses sociétés en difficulté se sont tournées vers le portage salarial. En effet, embaucher un salarié porté leur permet de gagner en flexibilité et de profiter de compétences sans avoir à signer un CDI ou un CDD. En période de crise, le portage salarial, de par sa forme hybride entre salariat classique et statut d’indépendant, peut nettement tirer son épingle du jeu en rendant des services aux entreprises mais aussi aux travailleurs non-salariés.

 

Portage salarial, quels avantages pour les indépendants pendant une crise majeure ?

En qualité de salarié porté, l’indépendant cotise pour sa retraite et ouvre aussi ses droits à l’allocation chômage. Si par exemple, le salarié porté se retrouve dans une situation financière compliquée, sans mission pour une longue durée, il peut tout à fait mettre fin à son contrat avec la société de portage (rupture conventionnelle). Dans ce cas, et selon son nombre d’heures travaillées, il pourra profiter de l’ARE.

Pendant la pandémie de Covid-19, l’Etat a également décidé d’ouvrir le droit au chômage partiel aux salariés portés. Une grande avancée pour les entreprises du secteur ! Cependant, comme toute mesure gouvernementale, des conditions sont à respecter afin de pouvoir bénéficier de cette allocation :

  • Avoir signé un contrat de travail avec une entreprise de portage avant le début de la crise
  • Avoir travaillé sur une ou plusieurs missions avant le confinement
  • Justifier de l’arrêt de vos missions à cause des difficultés rencontrées par votre entreprise cliente

En conclusion, le portage salarial est un véritable plus pour la protection sociale des travailleurs indépendants. Ils se voient enfin offrir des possibilités pour stabiliser économiquement leur activité même par temps de crise.

Le portage salarial, un statut tourné vers l’égalité professionnelle

Les disparités de salaire entre hommes et femmes est un sujet critique connu de longue date. La gente féminine gagne en moyenne 452 € (soit 18,5%) de moins que leurs homologues masculins. Afin de réduire ces inégalités, le gouvernement a fixé des obligations en termes d’égalité professionnelle à appliquer dans toutes les entreprises françaises.

 

Le portage salarial semble tirer son épingle du jeu, puisque dans son modèle, les salariés portés managent leurs carrières en toute indépendance.

Egalité professionnelle : où en est-on ?

Malheureusement, les inégalités entre hommes et femmes dans le monde du travail sont toujours d’actualité. Le 5 novembre 2019 à 16h47, les femmes ont travaillé pour rien jusqu’à la fin de l’année. Cette information symbolique relayée par le collectif féministe Les Glorieuses a pour but de démontrer que la parité homme-femme n’existe toujours pas dans certaines sociétés.

Selon l‘Observatoire Des Inégalités, les femmes ont un salaire moyen de 1 986 € contre 2 438 € pour les hommes, soit un écart de 452 €. Il est à noter que les femmes travaillent plus souvent à temps partiel que les hommes, ce qui élève la différence de salaire de 18,5% à 25,7% de moins, d’après le ministère du Travail. C’est en haut de la hiérarchie que ces écarts sont les plus marqués avec 21% de salaire en moins pour les hauts revenus. En revanche, pour les petits salaires, le delta n’est que de 7%. En tous les cas, à poste égal, les femmes touchent 10,5% de moins que les hommes ce qui démontre une discrimination évidente basée sur le genre.

 

Egalité professionnelle, que dit la loi ?

Le gouvernement s’est saisi du sujet et vise l’objectif de garantir une parité homme-femme dans toutes les entreprises, et ce quelles que soient leurs tailles. Dans le Code du Travail, il est notamment précisé dans l’article L1142-5 que tous les employeurs doivent « prendre en compte les objectifs en matière d’égalité professionnelle » et « prendre les mesures permettant de les atteindre ». Ainsi, les sociétés d’au moins 50 salariés et plus doivent maintenant rendre des comptes sur le respect de l’égalité professionnelle en leurs murs. Elles doivent conclure un accord relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Leur plan d’action doit être soumis au comité d’entreprise ou délégués du personnel, au CHSCT et à l’inspection du travail.

Les PME de moins de 50 salariés ne sont pas soumises à cette obligation. Néanmoins, elles se doivent aussi de respecter la parité des salaires hommes-femmes. Un expert-comptable pourra aider les chefs d’entreprise à identifier leurs obligations en matière d’égalité professionnelle.

 

L’Index de l’égalité professionnelle, c’est quoi ?

Chaque année au 1er mars, les entreprises de 50 salariés et plus doivent publier sur leur site internet leur Index d’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Il doit être aussi transmis au CSE et à l’inspection du travail. Cet Index se base sur le calcul de 4 à 5 indicateurs selon la taille de l’entreprise :

  • L’écart de rémunération
  • L’écart de répartition des augmentations
  • L’écart de répartition des promotions (pour les entreprises de plus de 250 salariés)
  • Le nombre de salariées augmentées après un congé maternité
  • La parité parmi les 10 plus hautes rémunérations

Un calculateur en ligne est à la disposition des entreprises pour déterminer leur Index. Si ce dernier est inférieur à 75 points, l’entreprise doit mettre en œuvre un plan d’action pour atteindre ce chiffre dans les 3 ans. A défaut, elle encourt une pénalité financière pouvant aller jusqu’à 1% de sa masse salariale annuelle.

 

Qu’en est-il du calcul de l’Index dans les sociétés de portage salarial ?

La Fédération des Entreprises de Portage Salarial confirme que les salariés portés sont exclus :

  • De l’effectif retenu pour le calcul de l’index
  • De l’effectif (50 et plus) qui permet de déterminer si une entreprise est assujettie à l’obligation de publier son Index

Concrètement, seuls les salariés permanents de l’entreprise de portage sont pris en compte.

 

L’atout du portage salarial pour l’égalité professionnelle

Devenir salarié porté est un statut qui comporte quelques différences comparé aux autres statuts. Et en ce qui concerne l’égalité professionnelle et la parité homme-femme, le salarié porté à toute la liberté de la faire respecter. En effet, même en ayant signé un contrat en CDD ou CDI avec une entreprise de portage salarial, un freelance conserve toute son indépendance dans le choix de ses missions et la fixation de ses prix. Rien n’empêche une femme salariée portée d’imposer une rémunération égale à celle de son homologue masculin.

De plus, la salariée portée peut également organiser son temps comme elle le souhaite et harmoniser sa vie professionnelle et personnelle sans avoir à rogner sur ses revenus. Elle n’est pas tenue non plus d’attendre l’acceptation d’une hiérarchie pour augmenter son taux horaire. Là où les salariés d’entreprise peuvent avoir du mal à faire entendre leurs revendications pour l’égalité professionnelle, une salariée portée peut la faire appliquer sans effort particulier par simple négociation commerciale avec son client.

Indépendants : quelles sont les meilleures villes pour travailler ?

De nombreuses activités en freelance peuvent être exercées à distance. Consultant informatique, développeur web, graphiste… Sans compter que d’autres ne requièrent pas une présence permanente dans les locaux du client. Les formateurs ou comptables peuvent se déplacer un à deux jours par semaine uniquement. Alors, profitez de cette liberté et allez poser vos valises dans la ville de vos rêves. Voici le top des meilleures villes pour travailler quand on est indépendant !

L’un des plus grands avantages du statut d’indépendant, c’est de devenir son propre patron. Vous gérez vos horaires comme bon vous semble, fixez vous-même vos prix et vous pouvez installer vos bureaux là où vous voulez. Il vous suffit d’un ordinateur portable, d’une connexion internet, d’un téléphone et le tour est joué !

Si certains travailleurs indépendants ne sont pas fans du home office, il y a d’autres solutions : les espaces de coworking, les cafés, les bibliothèques et bien sûr les locaux de votre client. Et même si vous aimez être entouré d’êtres humains quand vous travaillez, cela ne vous empêche pas de déménager. Des espaces collaboratifs, il y en a partout. Beaucoup de villes en France et à travers le monde se révèlent très attractives pour les travailleurs non-salariés. Alors, trouverez-vous dans cette liste la meilleure ville pour travailler et vous épanouir ?

Quelle est la meilleure ville pour travailler en France ?

Si l’envie de déménager en France pour améliorer votre qualité de vie et celle de votre famille vous titille, pensez d’abord aux transports avant de choisir. En effet, si vous êtes amené à vous déplacer de temps en temps chez vos clients, vous apprécierez d’avoir une gare SNCF ou une autoroute à côté. C’est d’ailleurs pour ce critère que de nombreuses villes françaises ont explosé côté attractivité pour les freelances.

 

Lille, au carrefour de l’Europe

Prenons par exemple Lille. Elle se place aujourd’hui dans le top des meilleures villes pour travailler. Déjà de par sa position géographique, elle se situe à un véritable carrefour européen. Mais les lillois peuvent aussi revendiquer un bon dynamisme économique lié à la présence de grandes entreprises françaises et internationales dans le secteur de l’e-commerce, de la santé ou de la grande distribution. Bien sûr, Lille possède sa propre gare TGV qui la relie à la capitale et à de nombreuses autres cités.

 

Les meilleures villes françaises pour travailler en mode connecté

Lorsque vous choisirez votre nouveau lieu de résidence, vérifiez s’il existe sur place plusieurs espaces de coworking ou des incubateurs pour les start-ups. Cet indicateur vous permettra de vérifier si la ville en question tend à développer des services pour les freelances comme vous. Lille se trouve en bonne position sur ce critère ainsi que Bordeaux et Lyon. Mais vous pouvez aussi travailler dans un café à Toulouse ! Son réseau internet permet aux travailleurs indépendants de se connecter presque partout – ce qui fait clairement monter la ville rose en top position dans notre classement.

Et si vous avez besoin de plus d’espace…

Peut-être avez-vous envie de quitter Paris ou une autre grande ville de province pour profiter de plus de verdure et accessoirement d’un vrai horizon ? Bonne nouvelle, de nombreuses villes de France ont mis l’accent sur le développement d’espaces de travail pour les freelances. Elles ne sont pas si grandes, pas si petites non plus mais en tous les cas, très accueillantes pour les indépendants en mal d’espace. Dans ce top des meilleures villes pour travailler, on retrouve donc également Pau, Angoulême et La Rochelle. Ces villes disposent d’une bonne couverture internet et en même temps, d’un rythme de vie calme et décontracté. Fini de courir dans les couloirs de métro bondé de Paris ! Afin d’améliorer leur potentiel d’accueil pour les freelances, ces villes mettent aussi en avant des incubateurs, des fablabs, des espaces de coworking… En clair, tout pour attirer les talents des autoentrepreneurs de tout secteur (artisanat, art, numérique…).

 

Quelle est la meilleure ville pour travailler dans le monde ?

Avec la pandémie de Covid-19, difficile de penser à s’installer dans un autre pays en ce moment. Mais, rien ne vous empêche de vous préparer à la réouverture des frontières. Voici quelques idées de villes qui se placent en tête du palmarès des meilleurs villes pour travailler en freelance :

  • Oslo en Norvège
  • Dubaï aux Emirats Arabes Unis
  • Barcelone en Espagne
  • Montréal aux Canada
  • Kuala Lumpur en Malaisie
  • Bangkok, Chiang Ma ou Phuket en Thaïlande
  • Los Angeles, Austin et Las Vegas aux Etats-Unis
  • Berlin en Allemagne
  • Budapest en Hongrie
  • Melbourne en Australie
  • Medellín en Colombie

Déblocage anticipé de l’épargne retraite pour les indépendants

Si vous êtes indépendant et dans une situation financière critique à cause de la pandémie de Covid-19, vous pouvez demander le déblocage de votre épargne retraite. Le montant maximum du rachat de votre épargne (contrats Madelin et PER) est fixé à 8 000 euros. Vous avez jusqu’au 31 décembre 2020 pour faire votre démarche. Explications en détail.

Dans quels cas pouvez-vous débloquer votre épargne retraite ?

Les plans d’épargne retraite sont d’ordinaire bloqués jusqu’à votre départ en retraite. Dans certains cas, cependant, il est possible de procéder à un déblocage anticipé :

  • Invalidité
  • Décès du conjoint ou partenaire pacsé
  • Cessation d’activité avec liquidation judiciaire
  • Surendettement
  • Fin des droits d’accès aux allocations chômage

Ces conditions sont spécifiées dans votre contrat, elles peuvent changer d’un plan d’épargne retraite à l’autre. Pensez à le vérifier.

 

Nouvelle possibilité de déblocage de votre épargne retraite

La pandémie de Coronavirus a mis de nombreux indépendants en difficulté. Plusieurs aides pour les travailleurs non-salariés ont été mises en place par le Gouvernement dont notamment un Fonds de Solidarité. Une nouvelle loi vient d’être promulguée afin de permettre aux travailleurs non salariés fortement touchés par la crise de débloquer leur épargne retraite. Adopté fin juillet 2020 par les sénateurs et députés en commission mixte paritaire, cette troisième loi de finances rectificative autorise le déblocage de 8 000 € maximum. Elle concerne les plans d’épargne retraite et contrats Madelin (classiques et agricoles) des professions libérales, artisans, commerçants et travailleurs indépendants.

 

Quelles conditions remplir pour débloquer votre épargne retraite ?

Afin de profiter de ce déblocage anticipé exceptionnel, vous devez :

  • Avoir une activité professionnelle fortement réduite à cause de la pandémie
  • Avoir souscrit votre plan d’épargne retraite avant le 10 juin 2020
  • Faire votre demande avant le 31 décembre 2020
  • Joindre une attestation sur l’honneur indiquant que votre demande ne dépasse pas le plafond des 8 000 € fixé

 

Comment faire cette démarche ?

Vous devez faire votre demande auprès de votre assureur ou du gestionnaire qui gère votre PER. Il est tenu de vous faire le versement dans un délai d’un mois à compter de la réception de votre demande de déblocage exceptionnel.

 

Le déblocage de votre épargne retraite est-il imposé ?

Tout dépend de la somme que vous allez souhaiter débloquer. En effet, les parlementaires se sont accordés sur un montant en dessous duquel votre rachat (partiel ou total d’un ou plusieurs contrats) sera exonéré d’impôt, il est fixé à 2 000 €. En revanche, si vous dépassez ce montant, vous serez soumis à une imposition selon votre tranche marginale d’imposition. Notez que la part du montant débloqué qui correspond aux intérêts perçus est aussi soumis à des  prélèvements sociaux de 17,2 %.

A titre d’exemple, si vous êtes imposé à un taux marginal de 30 % et que vous débloquez 8 000 € dont 2 000 € ont été générés grâce aux intérêts, vous toucherez 5 800 € environ une fois l’impôt réglé.

Nous vous encourageons à bien anticiper le montant de votre impôt suite à votre déblocage car il pourrait s’avérer ne pas être profitable pour vous. Les retraits sur un livret A peuvent être plus intéressants puisque que ce système d’épargne est conçu pour les projets ou besoins de trésorerie à court-terme et donc, non soumis à imposition. Un plan d’épargne retraite est à l’inverse une solution qui a pour but, à long terme, d’augmenter le montant de vos ressources mensuelles une fois à la retraite.

 

Comment sécuriser sa retraite ?

Le plan d’épargne retraite est une option que tous les banquiers vous recommanderont. Car, vous n’êtes pas sans le savoir, en tant que travailleur indépendant, vous ne pourrez pas bénéficier d’une retraite aussi généreuse que celle des salariés. Le portage salarial peut aussi être une solution pour augmenter votre niveau de revenus même après avoir cessé de travailler. En effet, portage salarial et retraite sont compatibles car même une fois retraité(e), vous pouvez continuer de travailler ponctuellement pour générer un complément de ressources

Devenir salarié porté après la retraite comporte plusieurs avantages

  • Vous augmentez vos revenus car il ne faut pas l’oublier, votre retraite sera toujours moins élevée que vous revenus lorsque vous étiez encore actif professionnellement
  • Vous gardez un lien social en continuant de fréquenter le monde du travail
  • Vous maintenez un bon rythme quotidien et continuez de vous sentir utile

 

Portage salarial et retraite, y a-t-il des limites ?

Vous pouvez exercer le métier que vous souhaitez, en revanche, vos revenus sont plafonnés. Par exemple, si vous bénéficiez du régime général, vous ne devez pas excéder les montants de salaire perçus les 3 derniers mois de votre activité ou les 160% du SMIC. Bien sûr, c’est le plafond le plus avantageux qui est retenu. Pas d’inquiétude, si vous dépassez les montants fixés par la loi, le versement de votre retraite sera tout simplement suspendu pendant la durée de votre mission en portage salarial.

Covid-19 et plan de continuité : quel impact sur le portage salarial ?

Avec le virus Covid-19 qui circule toujours, les entreprises ne doivent pas baisser leur vigilance afin de maximiser nos chances d’endiguer cette pandémie après la rentrée. A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles, les sociétés de portage salarial, comme toutes les autres entreprises touchées par la crise, vont donc pouvoir prolonger leur plan de continuité.

Télétravail et chômage partiel restent possibles après cet été. Explications en détail.

Un plan de continuité, qu’est-ce que c’est ?

Le plan de continuité est un document stratégique qui vise à aider une entreprise en cas de crise lorsque son activité doit être partiellement ou totalement arrêtée. Pour sa survie, il est indispensable que l’entreprise prépare son plan de continuité en amont afin d’être parée le jour où un évènement survient. Dans ce document, on retrouve :

  • Les obligations de la société (législatives, réglementaires ou contractuelles) en interne ou à l’externe
  • Un mode d’organisation pour maintenir les activités essentielles
  • Une liste des risques encourues et de leurs conséquences afin de pouvoir les classer par ordre de priorité
  • Un plan de reprise d’activité afin de gérer au mieux la sortie de crise

Ce plan de continuité a pour but d’éviter les licenciements massifs qui pourraient mettre en danger l’économie française et bien sûr, avoir de graves répercussions sur notre société.

 

Plan de continuité : quelles solutions pour le salarié porté ?

Pendant le confinement, le gouvernement a mis en place de nombreuses directives pour aider les entreprises à se maintenir à flot : reports de cotisation, aides financières, recours au chômage partiel, mise en place du télétravail… Certaines mesures sont encore effectives pour les secteurs les plus touchés par la crise y compris pour les salariés portés en mission dans des entreprises en difficulté à cause de la pandémie. Ces derniers peuvent ainsi continuer de travailler en home office ou bien profiter d’une allocation chômage partiel.

Le télétravail dans le plan de continuité

Afin de respecter les règles de distanciation sociale et limiter les déplacements, le télétravail reste une solution de choix lorsque l’activité d’une entreprise le permet. Ainsi, de nombreuses sociétés ont intégré le home office dans leur plan de continuité afin de pouvoir maintenir leur chiffre d’affaires. D’ailleurs, au vu des retours d’expérience positifs, ce nouveau mode de travail va sans aucun doute continuer de se développer même après la crise sanitaire.

Les salariés portés, dont les métiers peuvent être exercés à distance et en accord avec leur entreprise cliente, doivent préférer le home office. Cet aménagement du poste de travail est notamment précisé dans le Code du Travail (Article L. 1222-11):

« En cas de circonstances exceptionnelles, notamment de menace d’épidémie, ou en cas de force majeure, la mise en œuvre du télétravail peut être […] rendu nécessaire pour permettre la continuité de l’activité de l’entreprise et garantir la protection des salariés. »

Le chômage partiel, applicable sous certaines conditions

Le portage salarial est un mode de travail hybride et somme toute assez récent puisqu’il a été créé dans les années 90. La législation, jusqu’en avril dernier, ne couvrait pas le point du chômage partiel pour les salariés portés. C’est maintenant chose faite, le 16 avril 2020, une ordonnance a ouvert le droit au chômage partiel aux indépendants ayant signé un CDI avec une société de portage salarial. Certaines conditions sont toutefois à remplir par le salarié porté pour profiter du chômage partiel.

Quelles démarches ?

Tout d’abord, sachez que le chômage partiel s’applique lorsque le temps de travail des salariés, portés ou non, est diminué ou lorsque l’entreprise doit procéder à une fermeture temporaire. Dans ce dernier cas, tous les salariés d’un même service doivent être concernés par la cessation d’activité. Les salariés d’entreprise n’ont aucune démarche à faire, c’est leur employeur qui se charge de faire la demande de chômage partiel. En revanche, un salarié porté doit apporter les preuves de sa baisse ou cessation d’activité à son entreprise de portage salarial :

  • Contrat de travail signé avec la société de portage salarial
  • Bons de commande ou contrat commercial signé par l’entreprise cliente
  • Raisons détaillés motivant la demande de chômage partiel
  • Attestation officielle de l’entreprise cliente justifiant l’arrêt partiel ou total du salarié porté

Une fois le dossier préparé, la société de portage se charge de transmettre le dossier du salarié porté aux DIRECCTE.

Qui paie ?

Si votre entreprise cliente a intégré le chômage partiel dans son plan de continuité, vous pouvez en profiter comme tous les autres salariés. En revanche, pour la partie demande et paiement, vous devez vous rapprocher de votre entreprise de portage. Dans le cadre de la pandémie de Coronavirus, l’Etat prend en charge à 100% le paiement du chômage partiel dans la limite de 4,5 fois le Smic pendant 2 mois. Au préalable, le dossier doit être validé par la DIRECCTE.

Travailleurs indépendants, comment préparer la rentrée ?

Tout d’abord, vous devez commencer par désactiver le message d’absence de votre boite email. Ensuite, tout est une question d’organisation, de prise de recul… et de motivation ! En effet, pas facile de se remettre à travailler lorsqu’on n’a pas de collègues et que la moitié de notre cerveau est toujours en vacances. Pas de panique, voici quelques idées pour préparer votre rentrée en beauté.

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Freelances, comment concilier vie professionnelle et vie personnelle ?

Passionné par sa nouvelle activité, il n’est pas rare de voir un travailleur indépendant se jeter corps et âme dans le travail au risque de ne penser plus qu’à ça. Mais trop travailler n’a jamais eu de bonnes répercussions sur la santé et l’entourage. Alors comment concilier vie professionnelle et vie personnelle pour trouver un bon équilibre ? Voici nos conseils.

Pourquoi concilier vie professionnelle et vie personnelle est-il si important ?

Patron peu conciliant, stress lié à des projets qui n’avancent pas, des horaires de bureaux à rallonge… Peut-être avez-vous quitté votre emploi de salarié pour vous lancer en freelance et obtenir enfin une meilleure qualité de vie au travail ? Vous allez en effet vous sentir plus libre mais attention à la boulimie de travail qui est une dérive courante chez les indépendants. Certes, vous avez envie de développer votre chiffre d’affaires, mais autant ne pas y laisser des plumes en reproduisant le même schéma qu’avant.

Peut-être avez-vous préféré voler de vos propres ailes pour démarrer dans la vie active plutôt que de vous faire embaucher ? Alors, ce sujet vous concerne aussi car, quand on débute, il n’est pas toujours évident de savoir bien s’organiser. Très rapidement et sans vous en apercevoir, vous pouvez laisser votre nouvelle vie de travailleur indépendant empiéter sur tous le reste.

Le risque ? Encore plus de stress, un burn out, une santé plus fragile, une vie de famille bancale… Alors, quelle que soit votre séniorité dans votre métier, nous vous invitons à suivre ces 4 conseils pour concilier vie professionnelle et vie personnelle en toute sérénité.

4 astuces pour concilier vie professionnelle et vie personnelle avec succès

Organisez votre espace de travail

Commencez par vous poser cette question : quel environnement de travail correspond à votre caractère ? Vous pouvez avoir peur de la solitude et le fait de ne pas avoir de collègues peut vous effrayer. Le sentiment de solitude n’est pas rare chez les freelances. Si vous êtes dans ce cas, plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • Travailler dans des bureaux partagés avec un ami ou une connaissance
  • S’installer dans un espace de coworking, une pépinière d’entreprises, un incubateur…
  • Réaliser vos missions en présentiel chez vos clients
  • Travailler de temps en temps dans un café à l’ambiance chaleureuse et conviviale

A l’inverse, si vous préférez le home office pour des raisons budgétaires ou tout simplement parce que cela correspond mieux à votre tempérament de loup solitaire, pensez à vous aménager un espace de travail dédié. Votre poste de travail ne doit pas être situé dans la même pièce que celle que vous utilisez pour vous détendre, celle où vous irez faire vos petites pauses en journée.

Concilier vie professionnelle et vie personnelle en se fixant des horaires

Le succès de votre nouvelle activité, et bien sûr de votre bien-être, repose beaucoup sur votre organisation. Nous vous conseillons de vous fixer des horaires de travail et de vous y tenir quoiqu’il arrive, pas de débordement (sauf en cas d’extrême urgence). Dans votre nouvel agenda, vous organisez vos journées de travail et vous intégrez aussi des plages horaires pour vos activités personnelles. Pour stimuler votre créativité et rester motivé, variez vos tâches au cours de la semaine (prospection, comptabilité, relance client, réalisation des projets…). Enfin, sachez qu’avoir un agenda à jour pour vos missions est aussi un excellent moyen de monitorer le temps que vous passez sur vos projets. Vous pouvez ainsi facilement vérifier leur rentabilité.

Prenez soin de vous

Pour concilier vie professionnelle et vie personnelle, il est impératif de penser à vous. En home office, un freelance a tendance à moins bouger, à être moins actif. Votre état de santé ou votre moral peut en pâtir. Pensez à prendre des pauses régulières, pratiquez une activité sportive, mangez sainement et hydratez-vous correctement. Pourquoi pas organiser aussi de temps en temps des déjeuners à l’extérieur pour décompresser avec vos amis ? Dernière astuce : travaillez en position debout plutôt qu’assise. Des études récentes ont démontré que ce nouvel aménagement du poste de travail assis/debout stimule la créativité, améliore la productivité tout en étant meilleur pour la santé.

Pensez à déléguer

Même en étant indépendant, vous pouvez vous faire aider. Vous n’êtes pas obligé de mener seul votre barque. Bien sûr, tout dépend de vos moyens financiers, mais vous pouvez par exemple faire appel à :

  • Un comptable pour gérer vos déclarations d’impôts
  • Un commercial indépendant qui prendra en charge la prospection de nouveaux clients
  • Une société de portage salarial qui s’occupera de gérer votre administratif
  • Une aide à domicile pour s’occuper des enfants ou faire le ménage

Certaines tâches administratives, en étant chronophages, font baisser la rentabilité de votre activité. Mieux vaux dans ce cas les déléguer pour vous recentrer sur les tâches à valeur ajoutée et votre famille !

Se protéger de l’isolement quand on est en télétravail

Un consultant en freelance peut s’organiser comme bon lui semble, travailler d’où bon lui semble et définir sa clientèle lui-même autant que sa méthode de travail. Mais cette liberté vient à un prix. Celle d’une relation client-fournisseur dans laquelle le freelance peut vite se sentir et être seul.

 

Freelance et télétravail : comment éviter l’isolement ?

La liberté, l’indépendance et la flexibilité sont des avantages indéniables du travail en freelance.. L’absence de collègues, d’interactions “non financièrement intéressées” et le fait de porter seul la responsabilité du bon fonctionnement de son activité sont des aspects de la vie de la freelance qui peuvent vite peser psychologiquement. Un poids d’autant plus difficile à porter qu’il n’est pas toujours compris par vos amis salariés, qui évoluent dans un cadre radicalement différent. Et pourtant, la possibilité d’échanger avec ses pairs afin d’être compris, de se sentir supporté et de s’entraider est un besoin inhérent à l’accomplissement personnel et professionnel. Comment et pourquoi lutter contre l’isolement en tant que freelance ?

Se fixer un cadre, et s’y tenir

La solitude n’est pas un problème en soi. Elle permet une meilleure productivité (moins de dérangements), une meilleure introspection ainsi qu’une meilleure concentration. En revanche, elle peut vite mener à des dérives. La flexibilité de l’activité solitaire peut vite être confondue avec la possibilité de repousser les tâches à plus tard. L’indépendance d’exercice peut rapidement se trouver substituée par un laxisme à l’égard de son propre travail et de son besoin d’amélioration continue, permettant à la solitude d’engranger l’isolement, la procrastination et la complaisance.
Il est donc tout d’abord important de se fixer un cadre. Soyez attentif aux habitudes qui vous rendent le plus productif : travaillez-vous mieux en travaillant peu longtemps, mais souvent ? Ou au contraire, avez-vous besoin de longues périodes de concentration, quitte à en avoir moins par semaine ? Êtes-vous stimulé ou déconcentré par un environnement extérieur (de type café, ou espace de coworking) ?
Fixez de manière honnête envers vous-même vos règles de travail et engagez-vous à définir vos plages horaires et règles pour accomplir votre production dans les meilleures conditions de productivité.
L’avantage par rapport à la question de la solitude est qu’une fois ce cadre fixé, vous pourrez vous poser, l’esprit libre, sur le hors-cadre. Assurez-vous de voir vos amis, de participer à des activités qui vous intéressent : sport, conférences, cours (en ligne ou hors ligne), événements, réseautage, etc.
Une discipline sera peut-être nécessaire pour ce “hors-cadre” au début, mais cela finira par couler de source et vous remplir d’une énergie stimulante indispensable.

Le networking entre freelance

Avoir un cadre et un hors cadre permettant un équilibre entre votre vie au travail et votre vie “à côté” est nécessaire à votre bien-être et à la durabilité de votre motivation. En freelance, il est tout autant important de s’assurer que ce “hors-cadre” vous permette de rencontrer d’autres freelances. Si les salariés aiment autant échanger à la machine à café, ce n’est pas sans raison. Nous avons besoin, en tant qu’êtres humains, de partager nos réussites et nos échecs, d’échanger et de réfléchir à de meilleures façons de faire, de faire part de nos trucs et astuces et enfin d’ouvrir nos perspectives au contact de différentes personnalités.
L’avantage en freelance, c’est que vous n’êtes pas seul à être seul ! Cherchez au maximum à rencontrer d’autres freelances pour élargir vos horizons. Si vous aimez travailler à l’extérieur, essayez-vous aux espaces de coworking, de co-homing ou aux cafés qui sont des repères à freelances. Si vous êtes plutôt du genre à produire chez vous, renseignez-vous sur les événements organisés dans ces espaces pour consacrer une partie de votre temps libre à la rencontre de confrères et l’échange de bonnes pratiques. Recherchez sur les réseaux sociaux, il existe de nombreux groupes par ville et par thématique où ces types d’événements sont partagés.

Opter pour le portage salarial

Si nous proposons des services de portage salarial, ce n’est pas sans raison. La popularité du travail en freelance est en pleine croissance, et avec elle une croissance d’un léger effet d’isolationnisme dans notre société. Nous sommes animés par la conviction que la liberté dans l’exercice d’une profession ne change rien à l’adage : l’union fait la force. En effet, la liberté de pratique n’efface pas de nombreux besoins administratifs et sociaux propres à chaque personne. Outre l’accompagnement dans les tâches administratives et dans la prospection, le portage salarial offre également une oreille attentive et experte ainsi qu’un réseau dynamique de professionnels pour développer son activité. Une activité en freelance est une opportunité qui permet à chacun d’assumer son indépendance. Notre conviction, est que cette indépendance peut être accompagnée de valeurs résolument humaines. Un réseau d’entraide est la clé de l’épanouissement personnel et professionnel.

Le top 10 des langages de programmation à apprendre en 2020/2021

Développeur freelance est un métier qui a le vent en poupe. On en cherche de plus en plus et dans tous les domaines d’application. Dans un monde qui se digitalise aussi vite, cela n’a rien d’étonnant, et, de plus en plus d’opportunités s’ouvrent pour tout développeur au fait des dernières avancées en programmation.

 

Être à jour est en effet très important dans ce domaine. Il est à la fois aussi nécessaire de connaître un ou plusieurs langages informatiques principaux, que de connaître des langages émergents pour faire partie des heureux à pouvoir se positionner sur un nouveau créneau.

Quel langage pour quelle application ?

Tout d’abord, il est important de bien distinguer les différentes familles et usages des langages de programmation :

  • Les langages de développement web, entre le front end (Exemples : le Javascript, le HTML, le CSS ou encore l’AJAX) et le back end (Exemples : le SQL, le JSP, le Perl, le PHP, le Python ou encore le Ruby).
  • Les langages de développement mobile, pour créer des applications notamment (Exemples : le Java, le C, le C++ ou encore le Swift de Apple)
  • Les langages de développement desktop, pour créer des logiciels pour ordinateur (Exemples : le Java, le Python, le C, le C++ ou encore le C#)
  • Les langages de développement système, aussi appelé langages de bas niveau car ils interviennent au niveau du système (Exemples : le C, le C++ ou encore le Matlab)

Il peut être intéressant de choisir un langage pour vous spécialiser dans un domaine précis qui vous passionne et être à la pointe, ou, au contraire, de vous ouvrir à un autre domaine pour acquérir une polyvalence précieuse.

 

Les langages de programmation les plus recherchés

L’IEEE Spectrum, une revue d’ingénieurs et informaticiens, a récolté les données de nombreuses plateformes leaders sur le marché (Stack Overflow, Github, CareerBuilder, Hacker News, Reddit, Twitter, Google, IEEE Job Site…) pour analyser les différents langages de programmation. Voici le top 10 des langages de programmation qui sont les plus recherchés :

  • Le Python, utilisé en développement web, pour certains jeux vidéo et logiciels, ainsi que pour créer des interfaces utilisateur.
  • Le Java, qui est le langage de programmation le plus connu, utilisé pour de nombreux logiciels tels que votre navigateur web ou votre smartphone, si vous êtes sous Android.
  • Le C, C++ et C#. Le C est le langage de programmation le plus ancien, et a servi de base au C++ (orienté objet) et au C#. Ils sont sans doute les langages les plus complexes, mais permettent des codes parmi les plus puissants et flexibles.
  • Le Javascript, indispensable pour le dynamisme des sites web ainsi que les fonctionnalités analytiques, il offre l’avantage d’être relativement simple à apprendre.
  • Le HTML et le CSS, qui permettent la structuration et la mise en page des sites internet.
  • Le Swift, langage de programmation d’Apple pour ses applications mobiles et mac.
  • Le Matlab, langage permettant de scripter des environnements de programmation à des fins de calculs numériques.
  • Le SQL, un langage qui permet de gérer les bases de données, autant pour la gestion back end de site web que dans le domaine des analyses et de la data science.
  • Le PHP, un des langages open source les plus répandu en server side dans le web (il est par exemple derrière la gestion des principaux CMS tels que WordPress)

Le R, langage de programmation dédié aux statistiques et à la science des données.

 

Nos recommandations pour les développeurs en 2020/2021

On note que ce classement fait la part belle aux langages de programmation complets tels que Python, Java et les langages C, C++ et C# qui sont compliqués à maîtriser, mais puissants et flexibles. Ce sont de réelles valeurs sûres dont la maîtrise offre toujours de très nombreuses opportunités d’emploi pour les développeurs. Nombre d’autres langages se basent sur des structures syntaxiques similaires.

On remarque également la forte présence de la demande en langages web (Javascript, HTML, CSS, SQL, PHP, Ajax) qui témoignent de l’explosion des besoins de sites internet ainsi que ceux de programmation mobile (Java pour Android, Swift pour Apple). La demande de développeurs web est effectivement très forte.

Enfin, à l’ère du Big Data et de la Data Science, les langages systèmes à fins de calcul numérique et statistique commencent à se faire une place dans le top 10, avec Matlab et R. Une nouvelle opportunité pour les développeurs ?

Préparer sa rentrée en tant que Freelance

L’été est une occasion en or pour se recentrer en tant que Freelance. Que vous ayez eu la chance de prendre des congés ou simplement de profiter de l’accalmie estivale pour faire le point, c’est le moment pour anticiper une rentrée productive et efficace. La rentrée signe souvent la reprise des projets, les atterrissages budgétaires de vos clients potentiels et le redémarrage des ambitions à atteindre avant la fin d’année.

 

C’est donc le moment tout trouvé pour accélérer votre activité et optimiser votre second semestre. Comment se préparer pour obtenir de nouveaux clients à la rentrée ? Que faire pour optimiser son activité de freelance pendant les vacances ?

Rappelez-vous vos objectifs et effectuez de la veille

Prenez tout d’abord le temps de vous rappeler quels sont vos objectifs de l’année et ce que vous souhaitez atteindre dans les prochains mois. Être centré sur ses priorités, c’est l’assurance de ne pas s’éparpiller ! Souhaitez-vous continuer sur votre lancée ? Souhaitez-vous obtenir de nouveaux types de projets ? Souhaitez-vous optimiser un aspect particulier de votre activité ? Ou au contraire, diminuer certains efforts ?

Rappelez-vous pourquoi vous travaillez, et ouvrez-vous à votre industrie. Un effort de veille vous permettra de rester informé et de vous inspirer des actualités de vos prospects, de vos clients ou de vos concurrents. C’est une source de bonnes idées indispensables pour une rentrée inspirée, et l’atteinte efficace de vos objectifs. Work smarter, not harder.

Définissez votre stratégie de rentrée

Nous avons probablement tous entendu parler du SWOT à l’école. Bien que classique, il reste indémodable pour établir sa feuille de route. Prenez le temps d’anticiper la rentrée en faisant un bilan de vos forces (Strengths), de vos faiblesses (Weaknesses), des opportunités (Opportunities) que vous préssentez et au contraire des risques (Threats) identifiés.
Et posez-vous la question : comment utiliser vos forces pour saisir les opportunités à la rentrée ? Comment pallier vos faiblesses et vous mettre à l’abri des risques potentiels ? Par exemple, si vous percevez qu’un client risque de ne pas passer commande (Risque) mais que votre expérience acquise dans un domaine (Force) coïncide avec un nouveau prospect que vous avez identifié (Opportunité), pourquoi ne pas prévoir un plan d’action pour démarcher ce client potentiel ?

Mettez à jour votre portfolio & vos réseaux sociaux

Cette réflexion sur vos objectifs, sur le bilan de tout ce que vous avez accompli et sur votre plan d’action personnel peut vous amener à vouloir revoir votre portfolio et votre présence en ligne. En tant que Freelance, il est très important de constamment soigner son “personal branding”, c’est-à-dire son portfolio et ses réseaux sociaux. C’est votre carte d’identité en ligne en tant que Freelance. Prenez le temps de le mettre à jour de vos succès récents pour en informer vos clients et célébrer vos accomplissements par la même occasion. Ce nouveau portfolio sera peut-être l’occasion de convertir un prospect à la rentrée ?

Recherchez des clients et prospectez

N’hésitez pas à préparer la relance d’anciens prospects, et à en chercher de nouveaux. En freelance, il est particulièrement important d’avoir régulièrement des contacts avec de potentiels clients pour faire face à tout imprévu. Que vous cherchiez à obtenir de nouvelles missions en lien avec de nouveaux objectifs, à simplement charger davantage votre cahier de commande ou à pallier un risque potentiel de perte d’un client, l’été est le moment pour vous de faire une liste de clients potentiels. Il est utile de dresser une liste longue qui vous permettra, à tout moment de l’année, pour disposer d’un vivier d’entreprises à contacter lorsque le besoin de prospection se fera ressentir. Et pour être fin prêt, préparez votre mail de prospection pour l’envoyer dès la rentrée.

Anticipez les tâches à venir et contactez vos clients

La prospection est importante, mais tout à chacun sait qu’il est tout aussi important de fidéliser un client que de convertir un prospect. Préparez un email pour souhaiter une bonne rentrée à vos clients existants. C’est l’occasion de rappeler les sujets en cours et à venir, montrer votre sérieux, votre rigueur et que vous êtes dans les starting-blocks. Soyez proactifs avec vos clients, créez du lien et montrez-leur que vous êtes autonome pour sécuriser une relation à long terme.

Post-confinement, les actifs envisagent un nouveau mode de travail

La soudaine arrivée dans notre quotidien du Coronavirus aura eu pour conséquence majeure de bousculer le monde de l’emploi. Pendant deux mois, le présentéisme, toujours fortement ancré dans notre culture, s’est effacé pour laisser la place aux nouveaux modes de travail. Home office, freelance, portage salarial… Pour beaucoup, l’expérience s’est finalement avérée positive. Post-confinement, ils pourraient bien la poursuivre.

Home office, pourquoi ce nouveau mode de travail a-t-il du succès ?

Avant la propagation de la pandémie de Coronavirus, ils n’étaient que 25% à pratiquer le télétravail en France. Pourtant, la majorité des actifs admet facilement vouloir profiter du home office régulièrement (94 % selon Statista). L’ancienne ministre du Travail, Muriel Pénicaud, annonçait même au début de la pandémie que 60 % des emplois en France pourraient être exercés à distance.

D’ailleurs, que ce soit pour les salariés, les indépendants, les employeurs et même la planète, les avantages de ce nouveau mode de travail sont nombreux :

  • Plus de flexibilité pour concilier vie professionnelle et personnelle
  • Une productivité accrue de 22 %
  • Moins de déplacements, donc moins de pollution et moins de stress
  • Moins de matériel informatique à acheter pour les sociétés grâce aux solutions de Cloud computing
  • La possibilité pour les entreprises de louer des locaux moins grands (aujourd’hui, le taux d’occupation des bureaux est de seulement 55 %)
  • Un business peut continuer de tourner sans interruption même en temps de confinement
  • Le pouvoir d’attractivité d’une entreprise est renforcé auprès des jeunes diplômés qui cherchent plus d’autonomie

 

Freelance : un nouveau mode de travail qui peut résister aux crises

La pandémie a forcé de nombreux salariés à se mettre au home office mais pour d’autres, ce nouveau mode de travail n’était pas réellement une découverte… En effet, les indépendants comme les développeurs web, consultants ou informaticiens sont déjà des habitués du télétravail, que ce soit en home office ou dans un espace de coworking.

Alors que des secteurs comme le commerce de détail, le tourisme ou la restauration ont dû totalement cesser leurs activités pendant des semaines, certains freelances ont été épargnés. Travaillant déjà à distance grâce à des solutions collaboratives comme Trello et Slack ou des outils de visioconférence comme Zoom et Google Hangouts, les freelances ont pu maintenir leur chiffre d’affaires à flot pendant la crise.

 

Le portage salarial tire aussi son épingle du jeu

Le portage salarial est un nouveau mode de travail qui a émergé dans les années 90. Sa croissance à deux chiffres est constante depuis plusieurs années mais la pandémie du Coronavirus semble avoir donné un coup de boost supplémentaire à ce secteur déjà porteur.

Un salarié porté est en réalité un indépendant qui est embauché par une société de portage salarial. Cette dernière s’occupe de gérer tout l’administratif du freelance, contre le versement d’un forfait, et lui garantit les mêmes avantages sociaux que les salariés classiques : cotisation pour le chômage et la retraite, mutuelle… De son côté, l’indépendant conserve toute sa liberté dans le choix de ses missions.

Indépendants, quels sont les avantages du portage salarial en cas de crise ?

Déjà plus de 70 000 indépendants ont choisi le portage salarial comme nouveau mode de travail. Car être freelance n’est pas un métier de tout repos, notamment à cause de la fragilité financière de ce statut. Un indépendant qui voit son activité chuter ou cesser n’a pas le droit au chômage, par exemple. Et les aides gouvernementales mises en place pour aider les indépendants pendant le confinement n’ont pas été toujours suffisantes…

Or, avec le portage, le salarié porté peut :

  • Bénéficier des allocations chômage lorsque son contrat s’arrête
  • Ne plus être contraint par un chiffre d’affaires annuel plafonné comme c’est le cas des micro-entrepreneurs
  • Profiter du chômage partiel lorsqu’une crise comme celle provoquée par le Coronavirus survient
  • Se faire accompagner dans ses projets de formation ou dans la recherche de nouveaux clients

Entreprises, pourquoi choisir le portage salarial comme nouveau mode de travail ?

Avec un chiffre d’affaires incertain et un manque de visibilité, les entreprises ont eu besoin de plus de flexibilité pour gérer leur quotidien, pendant et après le confinement. C’est pourquoi de nombreuses sociétés se sont tournées vers le portage salarial. Ce nouveau mode de travail représente une alternative de choix pour alléger les charges salariales sans pour autant se couper de compétences professionnelles indispensables.

En signant un contrat commercial avec une société de portage, l’entreprise cliente ne s’engage en rien. Elle peut solliciter un profil d’expert pour une mission courte au gré de ses besoins et des évolutions de la pandémie. Cette forme d’emploi se révèle être beaucoup plus flexible et surtout moins lourde financièrement comparé à l’embauche en CDD ou CDI.

Indépendants, quelles sont vos responsabilités au travail ?

Même lorsque vous êtes indépendant, votre responsabilité au travail peut être engagée. Dommages financiers, corporels, biens matériels abîmés, dettes… Les risques sont multiples mais pas toujours équivalents en fonction de votre activité et de votre statut juridique. Panorama de vos possibilités en matière de protection.

 

Responsabilité au travail, une question de statut juridique

Lorsque vous créez votre micro-entreprise, vous devez opter pour un statut juridique. Ce choix a un impact direct sur le montant de vos charges, votre couverture sociale mais aussi sur votre responsabilité au travail.

 

L’entreprise individuelle

Si vous créez une société en votre nom propre, votre responsabilité et vos biens personnels sont engagés en cas de déconvenue. Vous avez toutefois la possibilité de signer devant un notaire une déclaration d’insaisissabilité pour protéger votre résidence principale et vos autres bien immobiliers non-professionnels. Cette déclaration doit être inscrite au fichier immobilier, mentionnée sur le registre d’immatriculation ou publiée dans un journal d’annonces légales.

L’EIRL

Si vous créez une EIRL (Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée), seuls vos biens professionnels sont engagés et peuvent être saisis par des créanciers. Votre patrimoine personnel est protégé.

L’EURL et la SASU

L’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) et la SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) répondent aux mêmes règles en matière de responsabilité au travail. Pour ces deux statuts juridiques, vos biens personnels ne sont pas engagés sauf dans le cas où vous avez commis une faute grave de gestion.

 

Responsabilité au travail : que risquez-vous exactement ?

Vous avez opté pour le statut d’autoentrepreneur ou créez une entreprise individuelle ? Votre responsabilité est engagée et ce, de manière illimitée. En effet, vos créanciers professionnels peuvent saisir vos biens personnels et professionnels pour compenser les impayés. Ces dettes peuvent provenir de vos clients, de vos fournisseurs, de l’URSSAF, du fisc, de votre banque…

Votre responsabilité au travail en tant qu’indépendant s’étend également au pénal. Si vous commettez un délit, votre statut de « professionnel » ne vous protège pas, vous pouvez être poursuivi pénalement. De nombreuses infractions sont possibles dans le monde des entreprises, même quand elles sont micro :

  • Produits qui ne respectent pas les règles de sécurité
  • Exercice d’un métier réglementé sans diplôme
  • Publicité mensongère
  • Contrefaçon
  • Retard de livraison
  • Défaut de remboursement…

 

Comment faire pour vous protéger ?

Le premier niveau de protection est la souscription d’une assurance Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro ou RCP). Cette assurance intervient pour rembourser partiellement ou intégralement les dommages causés à un tiers dans l’exercice de votre métier :

  • Les dommages causés à un client du fait d’une faute ou d’une négligence
  • Les dommages provoqués dans des locaux professionnels
  • La dégradation de biens ou de matériel

A noter : si vous êtes indépendant en portage salarial, vous n’avez pas à souscrire d’assurance RC Pro. Vous êtes automatiquement affilié à celle de votre société de portage.

 

Pourquoi choisir une assurance RCP ?

Au niveau légal, rien ne vous oblige à souscrire une assurance Responsabilité Civile Professionnelle. Mais comme nous l’avons précisé plus haut, en cas de dommage, votre responsabilité dans le cadre de votre travail est automatiquement engagée. D’ailleurs, le fait de ne pas souscrire à une assurance RC Pro peut être qualifié de faute de gestion. C’est pour cette raison que la RCP est souvent fortement recommandée.

De plus, certaines activités comportent des risques intrinsèques, c’est le cas notamment pour les professionnels indépendants du secteur de la santé, du droit, du conseil ou du bâtiment. Pour ces domaines, les corps de métier imposent la souscription d’une assurance avant de démarrer toute activité. Vérifiez auprès de votre chambre de commerce et d’industrie, chambre des métiers ou ordre professionnel si la RC Pro est obligatoire pour vous.

 

Responsabilité au travail : quelles sont les autres assurances ?

Pour choisir la meilleure couverture, il convient de faire le point complet sur les risques de votre activité avec votre assureur. Comme pour les professionnels du BTP qui doivent obligatoirement souscrire une assurance dommages-ouvrages et une assurance de responsabilité décennale, de nombreuses assurances professionnelles sont disponibles.

 

Quel est le prix d’une assurance RC Pro ?

Il n’y a pas de prix fixe, tout dépend de votre activité. Sachez toutefois que, pour définir son montant, plusieurs paramètres entrent en ligne de compte : la taille et le statut de votre société, votre secteur d’activité et le type de couverture souhaitée. Notez également que, plus vous dégagez un chiffre d’affaires élevé, plus le prix de votre RC Pro augmente.

Selon le niveau de responsabilité engagée dans le cadre de votre travail, soyez vigilant sur les clauses d’exclusion du contrat d’assurance que vous choisissez. Les garanties doivent vous faciliter la vie, pas la compliquer en cas de litige.

Freelance : Que faire pendant ses vacances d’été ?

L’activité d’un Freelance ne s’arrête pas avec l’été. Être en Freelance, c’est être responsable de son revenu, de sa formation et de son bien-être. En été, bien que ses proches et une grande partie de la France soient en vacances et que les commandes soient moins nombreuses que le reste de l’année, il est difficile pour le Freelance de complètement déconnecter de son activité.

 

Les vacances sont une opportunité pour s’occuper constructivement et profiter de la période estivale tout en se sentant productif en vacances et contribuer à son activité de consultant en freelance.

S’organiser, faire le bilan

Le ralentissement estival est le moment idéal pour faire le point. Faire le point sur votre suivi administratif : êtes-vous bien à jour de toutes vos formalités ? Où en êtes-vous financièrement ? Faire le point également sur vos objectifs : avez-vous atteint les objectifs fixés, et allez-vous pouvoir continuer sur votre lancée ? Avez-vous rencontré des difficultés et si oui lesquelles ? Savez-vous identifier pourquoi, et comment faire pour que cela ne se reproduise pas ? Faire le point enfin sur vos revenus, pour ajuster votre rentabilité, revoir éventuellement vos tarifs, changer de stratégie, etc. Et surtout : prenez le temps de souligner et célébrer vos succès de début d’année !

C’est également le moment où souffler, et se réorganiser. Faites le tri dans vos documents, rangez les dossiers de votre ordinateur, mettez à jour vos éventuels fichiers de suivi, complétez votre portfolio et redéfinissez vos priorités pour être dans les starting-blocks à la rentrée.

Lire, réfléchir et se former

L’été est le moment idéal pour enrichir ses compétences en tant que freelance. Si vous avez la chance d’être moins chargés de travail que le reste de l’année, c’est le moment idéal pour développer la compétence qui vous a toujours fait envie. Lors de votre bilan, il est très probable que vous remarquiez que certaines missions auraient nécessité certains atouts, ou ont déclenché une certaine curiosité.

Profitez-en pour découvrir MOOCs, livres, talks, podcasts ou renseignements sur ce nouveau domaine, pour ajouter de nouvelles cordes à votre arc. Améliorez votre gestion, affinez votre domaine de compétence, découvrez la nouveauté de votre cœur de métier ou encore développez votre créativité en étudiant un sujet de complètement opposé.

Prospecter et développer son réseau

L’été est également le moment idéal pour rechercher de nouveaux clients potentiels. Partez à la recherche de prospects qui vous intéressent, qui peuvent vous apporter de nouveaux horizons et vous faire progresser vers vos objectifs.

Prenez le temps de repérer les différentes entreprises, de comprendre leur organigramme et de prévoir la prise de contact personnalisée. Pendant l’été, les clients sont soit en baisse de régime et donc plus disponibles, soit en besoin de main d’œuvre et donc également à l’écoute. La prospection est à ce moment un effort minime, qui offre de belles retombées pour la rentrée !

Faire un break, profitez de vos vacances de freelance !

Mais n’oubliez pas de souffler. Il est effectivement difficile de se laisser aller au repos total lorsqu’on exerce une activité de freelance, mais soyez vigilants à ce que cette crainte ne devienne pas contre-productive. Le fait de prendre le temps de se déconnecter pendant les vacances réduit votre stress, ressource vos capacités cognitives et peut vous aider à développer votre créativité.

Profitez-en, car redoubler d’efforts pendant les vacances risque de vous épuiser. Et à la rentrée, il est important d’être frais et dispos. Forcez-vous à ne consacrer qu’un certain nombre d’heures limité à votre activité, et à en faire un automatisme. Par exemple, consacrez une ou deux heure(s) chaque matin. Ou ne travaillez que deux jours précis par semaine. En dehors de ce créneau, ne pensez plus à votre entreprise, pensez à vous.

Peut-on faire grève lorsqu’on est travailleur indépendant ?

Faire grève signifie arrêter de travailler afin d’obtenir une réponse satisfaisante à une demande professionnelle. Cette démarche se fait généralement en groupe. En France, devenir gréviste est un droit pour les salariés, mais qu’en est-il pour les indépendants ? Nous faisons le point.

Faire grève, ça veut dire quoi exactement ?

Pour qu’une cessation de travail soit considérée comme grève, il faut qu’elle soit issue d’un mouvement collectif et motivée par des revendications strictement professionnelles (salaires, retraite, conditions de travail…). Il est également nécessaire de stopper complètement toute activité. Si ces trois critères sont respectés, le droit de faire grève peut être exercé.

A noter : pour les salariés du privé, il n’est pas nécessaire de déposer un préavis de grève. En revanche, dans le public, c’est impératif. En général, la hiérarchie doit en être informée 5 jours avant.

 

Qui peut faire grève ?

Tout le monde a le droit de faire grève, salariés, employés des services publics, autoentrepreneurs, commerçants, artisans ou professions libérales. Il existe cependant quelques exceptions. A titre d’exemple, les CRS, policiers, magistrats ou militaires ne le peuvent pas. D’autres professions publiques sont aussi soumises à l’obligation de respecter un service minimum : la télé, la radio, les transports ferroviaires ou aériens…

 

Quid du salaire lorsqu’on fait la grève ?

Tout d’abord, en étant salarié, vous êtes protégé par la loi. Si un employé décide de faire grève et que les trois premières conditions préalablement citées sont respectées, il ne s’expose à aucune sanction. Un gréviste n’a donc pas à craindre un licenciement. Il est également interdit de lui retirer plus d’argent que prévu par la loi sur son salaire. Dans le public, 1/30ème du salaire est soustrait par jour de grève, même si celle-ci n’a duré que quelques heures dans une journée. Dans le privé, la retenue sur salaire est égale au temps d’absence effectif.

Salarié porté, quels sont vos droits ?
Le portage salarial est une forme de travail hybride qui lie un indépendant, une société de portage et une entreprise cliente. Dans ce contexte, quels sont les droits et les obligations d’un salarié porté ?

Faire grève en étant indépendant

Les indépendants sont libres de protester et manifester pour défendre leurs revendications mais si leur activité cesse complètement, ils perdent automatiquement du chiffre d’affaires. Pour certaines professions plus flexibles que d’autres, il est possible de s’organiser pour faire grève tout en continuant d’achever des missions. Par exemple, un artisan ou un informaticien qui travaille à distance peut réorganiser son emploi du temps pour faire grève en semaine et rattraper le retard le weekend. En revanche, une infirmière libérale qui n’effectue plus ses tournées ou un commerçant qui ferme boutique n’a plus de revenus.

 

Les dommages collatéraux en cas de grève

Comme nous l’avons constaté sur la fin d’année 2019, un mouvement de grève généralisé peut paralyser entièrement un pays. Les mouvements sociaux contre la réforme des retraites n’ont pas épargné certains indépendants, artisans et commerçants (boutiques fermées, commandes non livrées, services à domicile non assurés…). Alors que faire quand le travailleur indépendant n’est pas gréviste mais qu’il perd du chiffre d’affaires à cause d’une grève ? Comment solutionner un problème de trésorerie ou un carnet de commandes qui se vide ?

Être accompagné

Lorsque votre clientèle disparaît à cause d’une grève, vous vous retrouvez immédiatement face à une perte de revenus. Comment honorer vos factures ou payer vos cotisations fiscales ? Fin 2019, le gouvernement a décidé de mettre en place un dispositif d’aide nommé « Accompagnement des entreprises et des commerçants impactés par les mouvements sociaux ». L’objectif est d’aiguiller les indépendants vers les recours administratifs possibles pour alléger la pression financière qui pèse sur eux (report des échéances fiscales et sociales, étalonnement des créances…).

A qui s’adresser ?

Si vous n’avez pas l’intention de faire grève mais que les mouvements sociaux vous mettent en difficulté, rapprochez-vous des organismes comme la DIRECCTE, les chambres de commerce et d’industrie ou encore les chambres des métiers et de l’artisanat. Voici quelques exemples de recours auxquels vous avez droit :

  • TVA et CICE : adressez votre requête à la DDFIP (Direction départementale des finances publiques)
  • Contactez l’Urssaf pour obtenir un délai de paiement de vos cotisations sans craindre de pénalités
  • Abaissez le montant de votre impôt prélevé à la source le temps de redresser la courbe de votre chiffre d’affaires
  • Négociez avec votre banque le remboursement de vos crédits ou avec la Bpifrance pour une garantie sur le remboursement d’échéances de prêt bancaire

Chauffeur VTC indépendant ou salarié, quel statut choisir ?

Vous avez envie de devenir chauffeur VTC mais vous ne savez pas pour quel statut opter ? Souhaitez-vous être libre de gérer votre activité comme vous le souhaitez ou préférez-vous conserver les avantages du salariat ? Nous faisons le point pour vous aider à choisir entre le statut de chauffeur VTC indépendant et salarié.

 

Taxi ou chauffeur VTC indépendant, quelle différence ?

Même si les deux peuvent exercer à leur compte, première chose à savoir, le chauffeur VTC (véhicule de tourisme avec chauffeur) n’est pas un taxi. Les taxis sont soumis à une réglementation bien particulière. Obtenir une licence de taxi, bien qu’assez onéreuse, permet de :

  • Pouvoir prendre un client dans la rue à n’importe quel moment
  • Circuler avec le bloc lumineux « taxi » sur le toit du véhicule
  • Profiter de conditions de circulation et de stationnement avantageuses
  • Appliquer des tarifs réglementés

Le chauffeur VTC indépendant, quant à lui :

  • Ne peut pas prendre des clients dans la rue (la commande doit être validée à l’avance)
  • Ne profite pas non plus des avantages de stationnement alloués aux taxis
  • Fixe ses prix avant la course et en fonction de la demande
  • Roule dans une voiture de standing
  • Doit offrir une excellente qualité de services à ses passagers

 

Comment devenir chauffeur VTC indépendant ?

Des conditions sont à remplir pour pouvoir exercer le métier de chauffeur VTC, notamment :

  • Posséder un permis de conduire depuis plus de 3 ans
  • Avoir un casier judiciaire vierge
  • Avoir suivi une formation de chauffeur VTC (non-obligatoire mais fortement recommandée)
  • Passer un examen qui valide les connaissances en matière de sécurité et de service client
  • Savoir parler français et anglais

Une fois l’examen réussi, vous recevez votre carte professionnelle VTC et pouvez vous lancer.

 

Chauffeur VTC indépendant ou salarié, que choisir ?

Deux choix s’offrent au chauffeur VTC : il peut décider de devenir indépendant et travailler à son propre compte ou bien devenir le salarié d’une entreprise spécialisée dans le transport de personnes. La plateforme Uber, par exemple, met en contact conducteurs et utilisateurs.

 

Chauffeur VTC salarié

Il est employé par une société avec laquelle il signe un CDD ou un CDI. En tant que salarié, il perçoit un salaire fixe chaque mois complété d’un pourcentage de commission sur les transports effectués et éventuellement, de primes. Il ne paie pas de charges sociales ni patronales, c’est son employeur qui s’en charge. Comme tous salariés, le chauffeur VTC doit s’acquitter des courses qui lui sont confiées.

 

Chauffeur VTC indépendant

Il est son propre patron. Pour lancer son activité de chauffeur VTC indépendant, il suffit de créer une micro-entreprise (= statut autoentrepreneur). Les formalités administratives sont très simples à réaliser. En étant micro-entrepreneur, vous profitez également d’un régime d’imposition simplifié. Les montants des cotisations sont aussi allégés, surtout si vous bénéficiez de l’ACRE au lancement de votre entreprise. Néanmoins, sachez que votre chiffre d’affaires ne doit pas dépasser le plafond des 32 900 euros. Auquel cas, vous devrez créer une société.

 

Chauffeur VTC salarié en portage salarial

Un chauffeur VTC indépendant peut également faire le choix de signer un contrat avec une entreprise de portage salarial. De nombreux professionnels peuvent bénéficier du statut de salarié porté. En optant pour cette solution, vous devenez salarié et bénéficiez de tous les avantages du salariat classique en entreprise, à savoir : l’assurance-chômage, les congés maladie, les cotisations pour la retraite… Vous conservez également toute votre liberté dans le choix de vos missions. Vous pouvez travailler avec n’importe quelle entreprise spécialisée dans le transport de personnes. La société de portage se charge, en plus, de gérer votre administratif, vous n’avez plus à vous en occuper. En contrepartie, vous devez régler la prestation de votre société de portage en payant un forfait.

 

Chauffeur VTC indépendant, attention au salariat déguisé !

Si vous choisissez d’opter pour le statut de chauffeur VTC indépendant, il est important de noter que vous devez impérativement avoir plusieurs clients. On ne parle pas ici des clients que vous transportez mais des plateformes telles que Bolt ou Kapten qui vous permettent de trouver des clients. En ayant plusieurs entreprises clientes, vous gardez votre liberté de choix dans les courses que vous souhaitez réaliser ou non. Si à l’inverse, vous ne travaillez que pour une seule société qui vous impose des courses, vous êtes très proche du statut de salarié, donc du salariat dissimulé !

C’est d’ailleurs ce qu’a mis en lumière un jugement rendu à l’encontre d’Uber. En imposant des courses à ses chauffeurs VTC indépendants, Uber ne leur permettait pas d’accéder aux conditions de travail propres aux micro-entrepreneurs, c’est-à-dire la liberté de choisir ses clients et ses missions.

Indépendants, comment faire votre demande de subvention ?

Afin d’aider les autoentrepreneurs à maintenir la tête hors de l’eau pendant la crise du Covid-19, le gouvernement a mis en place plusieurs dispositifs d’aides pour les indépendants. En effet, si l’activité d’une microentreprise est à l’arrêt, les rentrées d’argent sont stoppées net également. Nous faisons le point post-confinement et vous expliquons comment faire votre demande de subvention.

Une demande de subvention pour les plus fragiles

On compte désormais plus de 3 millions d’indépendants en France. Une forme de travail qui séduit par sa flexibilité mais dont le manque de stabilité financière peut en fragiliser beaucoup – et d’autant plus en temps de crise comme pendant la pandémie de Covid-19. Contrairement aux salariés d’entreprise, les indépendants ne peuvent ni bénéficier du chômage partiel ni des allocations chômage classiques (ARE).

Bien sûr, toutes les professions ne sont pas touchées. Les consultants travaillant déjà à distance ont pu continuer leurs activités, certains formateurs ont digitalisé leurs services et maintenu ainsi leur offre de formation, les spécialiste du développement web ont continué à construire des sites internet pour leurs clients… Mais la pandémie de Coronavirus a aussi entrainé l’arrêt total des secteurs de la culture et des arts, la restauration ou encore la santé…

Covid-19 : les subventions du gouvernement

Si vous êtes un professionnel indépendant et que vous avez été rudement touché par la crise du Covid-19, vous pouvez faire une demande de subvention pour obtenir une aide financière ou alléger les cotisations qui pèsent sur votre activité. Plusieurs dispositifs ont été mis en place dont notamment :

  • Une subvention de 1 500 euros
  • Le report des charges fiscales et sociales
  • Des prêts garantis par l’Etat

Comment faire votre demande de subvention ?

Chaque aide est soumise à des règles précises et est gérée par des organismes différents. Vous ne savez pas à qui vous adresser ? Voici la procédure à suivre pour chaque demande de subvention :

Demande de report des cotisations pour les indépendants

Pour aider les indépendants à faire face à la crise, le réseau d’URSSAF a automatiquement repoussé les échéances mensuelles du 20 mars au 20 juin. Vous n’avez eu aucune démarche à faire. Cependant, ces cotisations restent dues, un lissage de paiement va être mis en place sur la fin d’année 2020. Vous pouvez réajuster votre échéancier dès à présent selon la baisse de votre chiffre d’affaires en vous rendant sur secu-independants.fr dans la rubrique « difficulté de paiement ».

Faire une demande de subvention « fonds de solidarité »

Cette aide d’un montant maximum de 1 500 euros est destinée aux indépendants et petites sociétés qui ont connu une baisse de 50 % de leur revenu pendant le confinement. Cette somme est nette d’impôts et n’est pas soumise à cotisations. Vérifiez les conditions d’éligibilité sur le site impôts.gouv.fr, vous avez jusqu’au 1er août 2020 pour faire votre demande de subvention. Il vous suffit de contacter l’administration par messagerie en utilisant le motif « Je demande l’aide aux entreprises fragilisées par l’épidémie Covid-19 » dans votre espace personnel.

Le fonds de solidarité prolongé jusqu’en décembre 2020
Une ordonnance, publiée le 10 juin, confirme que le fonds de solidarité se poursuit sur le reste de l’année 2020 pour des secteurs particulièrement touchés. Sont concernés notamment : l’hôtellerie-restauration, le tourisme, la culture, l’événementiel et le sport.

Accéder à la demande de subvention du Conseil Régional

Cette subvention financière est accordée aux travailleurs indépendants les plus en difficulté. Elle se cumule avec le fonds de solidarité précédent. L’enveloppe budgétaire s’étend de 2 000 à 10 000 euros. Elle peut aussi s’accompagner d’une autre aide supplémentaire de 500 à 3 000 euros octroyée par le département, la commune ou l’établissement de coopération intercommunale. Pour en bénéficier, rapprochez-vous de votre Conseil Régional avant le 16 août 2020.

Prolonger votre demande de maintien à domicile

Même en étant microentrepreneur ou travailleur indépendant, vous pouvez bénéficier d’un arrêt de travail. Le dispositif de maintien à domicile exceptionnel se poursuit après le 11 mai. Pour bénéficier de cette aide, vous devez faire votre demande de subvention directement sur le site de l’Assurance maladie. Si vous étiez déjà concerné avant le 1er mai, il faut impérativement renouveler votre demande.

Pour rappel, le maintien à domicile concerne les indépendants qui ont :

  • Un ou plusieurs enfants de moins de 16 ans au jour du début de l’arrêt
  • Un enfant en situation de handicap
  • Une personne fragile et à risque hébergée à leur domicile (pathologies listées par le Haut Conseil de la santé publique)

Conseiller en gestion de patrimoine, les avantages du portage salarial

Vous vous intéressez au métier de conseiller en gestion de patrimoine ? Au carrefour de la finance, du juridique, du commerce et du conseil, cette carrière professionnelle est des plus enrichissantes. Mais quel statut choisir pour l’exercer ?

 

Le portage salarial révèle bien des atouts pour cette profession. Retour sur les avantages de la gestion de patrimoine en portage salarial.

Définition du métier de conseiller en gestion de patrimoine

Le conseiller en gestion de patrimoine est un spécialiste de l’investissement personnalisé. Après une analyse du patrimoine de son client, il est en mesure de lui proposer les meilleurs investissements possibles. Sa mission principale est d’augmenter les gains de son client tout en limitant les risques. L’expertise du conseiller en gestion de patrimoine touche plusieurs domaines :

  • Les investissements immobiliers
  • Les placements financiers
  • Les valeurs mobilières (actions et titres)
  • Les achats d’art

Il doit également se tenir au fait de toutes les évolutions fiscales et légales afin d’accompagner au mieux ses clients dans le temps.

 

Quelles sont les qualités du conseiller en gestion de patrimoine ?

La gestion de patrimoine est un métier exigeant. Il faut tout d’abord savoir faire preuve de neutralité pour conseiller avec objectivité ses clients. La veille et la curiosité sont également requises afin de garder un excellent niveau d’expertise dans le domaine de la fiscalité soumis à des changements permanents. La polyvalence est aussi de mise puisqu’il faut être capable de gérer plusieurs dossiers en même temps tout en traitant divers sujets (finance, immobilier…). Enfin, le conseiller en gestion de patrimoine doit avoir la fibre commerciale pour conquérir de nouveaux prospects et maintenir un lien pérenne avec ses clients.

 

Quelle formation suivre ?

De par son niveau d’expertise, le conseiller en gestion de patrimoine suit généralement un cursus scolaire long. Il doit notamment se former dans les domaines de l’économie, la finance, la fiscalité, le droit et la comptabilité. Il est possible, par exemple, de suivre à l’université ou dans une grande école de commerce des cours d’économie puis de se spécialiser en gestion de patrimoine lors d’un Master. Il est également recommandé de faire des stages dans le milieu bancaire pour affiner ses connaissances avant de se lancer.

 

Combien gagne un conseiller en gestion de patrimoine ?

Le salaire dépend à la fois de l’expertise et du statut que le conseiller en gestion de patrimoine va choisir. En qualité de salarié dans une banque, une compagnie d’assurances ou une société spécialisée en gestion de patrimoine un débutant gagnera 35 000 €/an contre 70 000 €/an pour un conseiller expérimenté. Si vous choisissez de vous installer à votre compte, vous pouvez exercer votre métier en libéral ou bien créer une société (SARL, EURL, SAS, SASU). Dans ce cas, vos revenus ne seront pas plafonnés (sauf si vous avez choisi le statut de micro-entrepreneur, ce qui n’est pas du tout adapté pour cette profession). On estime un revenu entre 150 et 250 € de l’heure.

 

Pourquoi choisir le portage salarial en gestion de patrimoine ?

Flexibilité dans les horaires, revenus non plafonnés, sécurité… Les avantages du portage salarial sont nombreux pour les indépendants. Le statut de salarié porté convient parfaitement au conseiller en gestion de patrimoine puisqu’il lui permet d’exercer son activité dans les meilleures conditions :

  • La société de portage se charge de tout l’administratif. Le consultant en patrimoine n’a pas à s’occuper de ses déclarations fiscales, il peut se concentrer sereinement sur son cœur de métier.
  • Le conseiller en gestion de patrimoine devient le salarié de la société de portage. Il bénéficie alors de tous les avantages des salariés d’entreprise (arrêt maladie, mutuelle…).
  • En portage salarial, la précarité disparaît. En effet, les indépendants font souvent face à une mauvaise couverture sociale. Le salarié porté, lui, cotise pour la retraite et l’assurance-chômage.
  • Le conseiller en gestion du patrimoine peut choisir ses clients librement.
  • Il n’a pas de pression en termes d’objectifs de vente vis-à-vis d’une hiérarchie et n’est pas bloqué dans son offre commerciale. Cette liberté lui permet de garder toute sa neutralité afin de proposer les meilleures stratégies d’investissement.

 

La gestion de patrimoine, un métier d’avenir ?

Ce métier exige beaucoup de rigueur, de professionnalisme et d’implication. Il est nécessaire de se tenir informé, d’être organisé et de savoir se montrer flexible pour toujours conseiller au mieux. Le monde de la fiscalité et de la législation changent en permanence, beaucoup plus qu’il y a une trentaine d’années. Nombreux sont les clients qui ont besoin aujourd’hui, et sans doute encore demain, d’être guidés pour gérer leur fiscalité, préparer leur retraite ou encore investir dans l’immobilier.

Déconfinement : quelles mesures pour rencontrer vos clients ?

La fin du confinement ne signifie pas que vous pouvez reprendre une activité tout à fait normale. Le Covid-19 circule toujours en France et toutes les précautions sont à prendre pour éviter une recrudescence des cas. Quelle attitude adopter si votre activité implique de rencontrer physiquement des clients ? Voici les précautions à prendre après le déconfinement.

Déconfinement : rappel des mesures sanitaires générales

A l’exception de la Guyane et de Mayotte, encore classés en vigilance orange, les autres départements français peuvent maintenant suivre des mesures sanitaires allégées. Toutefois, vous devez toujours :

  • Respecter les règles de distanciation sociale et les gestes barrières
  • Porter un masque dans les transports en commun comme les bus, le métro ou les trains
  • Eviter les regroupements de plus de 10 personnes

Les déplacements professionnels ou personnels sans attestation sont désormais possibles en France et en Europe. Restez vigilant sur les évolutions du Covid-19 et vérifiez bien les conditions d’entrée dans votre pays de destination.

 

Déconfinement : que mettre en place pour vos rendez-vous clients ?

Bien qu’assouplies, les mesures sanitaires pour lutter contre la propagation du Coronavirus restent de mise. Ainsi, vous devez privilégier le télétravail autant que possible. Organisez des réunions en visioconférence avec vos clients plutôt que de les voir physiquement. Vous limitez ainsi totalement les risques de contamination.

Cependant, si votre activité vous oblige à rencontrer vos clients, voici les gestes à adopter pour préserver votre santé :

  • Ayez à disposition du gel hydroalcoolique et des essuie-mains jetables
  • Respectez toujours une distance d’au moins un mètre entre vous et vos clients
  • Aérez régulièrement la pièce où vous vous trouvez
  • Privilégiez un espace d’au moins 4m2 par personne
  • Lavez-vous les mains régulièrement
  • Ne touchez que votre propre matériel
  • Evitez le contact avec des surfaces qui peuvent être contaminées comme les poignées de portes
  • Soyez uniquement deux par véhicule, un devant, un derrière
  • Portez un masque si vous ne pouvez pas respecter les distances de sécurité
  • Nettoyez vos équipements après utilisation
Bon à savoir :
Votre micro-entreprise est directement touchée par la pandémie ? Nous faisons le point sur les solutions pour vous aider à faire face à la crise du Coronavirus.

Déconfinement : les règles spécifiques selon votre métier

Afin de faciliter la reprise, le ministère du Travail met à votre disposition des fiches conseils métier par métier. Restauration, agriculture, tourisme, évènementiel, culture, BTP… Chaque corps de métier possède sa fiche pratique.

Ces documents listent toutes les mesures préventives à adopter afin d’organiser en amont un déplacement professionnel, la vie sur place dans les locaux d’une entreprise ou sur un chantier. Vous y retrouverez également les bonnes pratiques à suivre afin d’éviter d’importer le virus chez vous.

« Objectif reprise » : l’outil de soutien gratuit du ministère du Travail

La reprise d’activité dans un contexte de pandémie peut sembler déroutante pour bon nombre de petites structures qui ne sont pas habituées au travail à distance ou pour lesquelles le télétravail est impossible. Déployé par le réseau Anact-Aract en lien avec les Direccte, l’outil « objectif reprise » a été conçu pour aider toutes les entreprises de moins de 250 salariés en difficulté.

Au programme, des conseils gratuits sous forme de documentations en ligne, des webinars et un accompagnement par des partenaires sociaux pour les plus fragiles. Ce dispositif a pour but de soutenir la reprise d’activité d’une TPE en conciliant le respect des conditions sanitaires sans rogner sur la performance.

Si vous êtes une TPE de moins de 10 salariés, remplissez ce questionnaire pour obtenir vos premiers conseils.

 

Comment réagir en cas de contamination au Coronavirus ?

Malgré vos efforts pour respecter les règles d’hygiène, vous pensez avoir été contaminé ? Si vous montrez les signes de contamination (fièvre, toux, perte du goût et de l’odorat, difficulté respiratoire ou à parler et avaler), vous devez commencer par vous isoler, plus aucun contact avec l’extérieur n’est autorisé. Contactez votre médecin généraliste, il vous expliquera dans le détail la marche à suivre.

Si les symptômes surviennent alors que vous êtes à l’extérieur chez l’un de vos clients par exemple, vous devez rapidement quitter les lieux. Portez immédiatement votre masque et rentrez chez vous en utilisant votre véhicule personnel (si votre état de santé le permet). Ne prenez en aucun cas les transports en commun.

A domicile, contactez votre médecin traitant. Vous devrez alors transmettre toutes les informations concernant vos déplacements et les personnes avec lesquelles vous avez interagi récemment. Le but étant ici d’identifier des foyers d’infection et de mettre en quarantaine toute personne présentant un risque de contamination afin de restreindre la propagation du virus.

Accidents du travail : ce qui change pour les indépendants

Début 2020, la Sécurité sociale des indépendants (RSI) a définitivement disparu pour fusionner avec le régime général de la Sécurité sociale. Un changement qui devait apporter une meilleure couverture santé aux indépendants. Mais quelques mois après la fusion, on découvre que les accidents du travail ne seraient plus couverts comme avant. Explications.

Accidents du travail : quels changements au niveau de la couverture ?

Depuis janvier 2020, en cas de problème de santé, les indépendants doivent désormais s’adresser à leur caisse d’Assurance maladie comme tous les autres salariés d’entreprise. Sur le papier, cette unification des régimes de couverture sociale ne devait engendrer aucun changement pour les indépendants, voire même leur garantir une meilleure protection. Or, dans la pratique, les remboursements suite à un accident de travail ne sont plus systématiques – ce qui était pourtant le cas avec l’ancienne SSI (Sécurité sociale des indépendants).

Pourquoi les accidents du travail ne sont plus couverts ?

Un jardinier indépendant qui se blesse pendant l’élagage d’un arbre, un consultant en formation qui fait une chute dans les escaliers de son entreprise cliente…Tous ces accidents du travail étaient auparavant désignés comme accident de droit commun et ouvraient immédiatement l’accès à des remboursements journaliers.

Mais certaines caisses d’assurance maladie classent ces accidents de travail dans la catégorie « accident du travail-maladie professionnelle », une branche de l’assurance maladie pour laquelle les indépendants ne cotisent pas. Cette bifurcation dans la prise en charge des accidents de travail a pour conséquence le refus d’indemnités aux accidentés. La logique est simple : pas de cotisation = pas de remboursement.

Le portage salarial, une bonne solution pour se protéger en cas d’accident du travail
Le portage est une forme de travail hybride qui permet aux indépendants de bénéficier d’une protection sociale comme tout salarié classique. Découvrez le détail du versement d’indemnités au salarié porté en cas d’accident de travail ou d’arrêt maladie.

Quelles solutions pour être couvert en cas d’accident du travail ?

Face à cette situation pénible pour les indépendants, la sécurité sociale propose la solution suivante : cotiser plus ! C’est en effet en s’acquittant du règlement d’une cotisation supplémentaire que l’indépendant peut ouvrir des droits. Il suffit pour cela de souscrire à l’assurance volontaire accident du travail et maladies professionnelles de la CPAM en remplissant le formulaire Cerfa 11227*03. Le niveau d’indemnisation est ensuite calculé en fonction du revenu de l’indépendant et de la nature de son activité. Une déduction fiscale de ces cotisations est aussi possible, mais dans une certaine limite.

Afin de pouvoir bénéficier du versement d’indemnités maladie, certains indépendants ont fait le choix de demander à leur médecin de déclarer des accidents de travail « domestiques » et non « professionnels ». Ce simple changement dans la déclaration permet d’ouvrir l’accès aux remboursements journaliers. Cette voie est illégale et n’est pas du tout recommandée. Les indépendants doivent patienter car la fusion des régimes de protection sociale a généré d’autres couacs qui devront être également solutionnés. La situation peut donc encore évoluer dans les prochains mois.

 

Accidents du travail : la fédération des autoentrepreneurs relève d’autres problèmes

Quelques mois après le passage au régime général, l’heure du bilan a sonné. En s’appuyant sur des remontées provenant d’indépendants, de professionnels de l’assurance ou encore d’experts comptables, plusieurs soucis sont détectés :

  • Les indemnités santé pendant un congés maternité ne seraient pas versées. Selon la CPAM, des soucis informatiques en sont la cause. Si c’est bien le cas, les prises en charge pourraient donc se débloquer.
  • Des bulletins de salaire sont demandés aux indépendants pour justifier leurs indemnités. Or, chez les freelances ou professions libérales, la feuille de salaire n’existe pas.
  • La fédération des autoentrepreneurs remonte un retard de deux mois pour le paiement des indemnités « garde d’enfant ».
  • La disparition du nom du médecin traitant dans les dossiers informatiques a été également constatée dans certains cas. Automatiquement, le montant forfaitaire remboursé au patient est diminué.

 En conclusion :

Pour le moment, aucune information sur l’élargissement de la couverture en cas d’accident de travail pour les indépendants n’a été annoncée. En attendant, il est recommandé de prendre ses propres dispositions. Selon la nature de votre activité, si elle comporte plus de risques que d’autres professions, vous pouvez faire le choix de souscrire une assurance complémentaire. Si vous souhaitez vous prémunir complètement et accéder au même niveau de couverture sociale que les salariés, optez pour le portage salarial. En signant un contrat de travail pour devenir salarié porté, vous êtes protégé en cas de maladie ou de chômage et vous cotisez pour la retraite.

Crise sanitaire : un fonds de solidarité pour les indépendants

La crise sanitaire du Covid-19 n’a pas épargné les indépendants. Nombreux sont ceux qui ont été forcés de stopper leurs activités pendant la période de confinement. Deux mois difficiles qui se terminent pour certains avec l’annonce du déconfinement mi-mai. Malgré cette bonne nouvelle, certains indépendants ne peuvent encore exercer librement. La réponse du gouvernement face à cette crise qui perdure, le fonds de solidarité est prolongé ! Jusqu’à quand et sous quelles conditions, nous vous expliquons tout.

 

Le fonds de solidarité, c’est quoi ?

Pour aider les micro-entrepreneurs, artisans et professions libérales à faire face à la crise du Coronavirus, une subvention exceptionnelle a été débloquée dès le début de la pandémie en France. L’objectif de cette aide financière est de permettre aux indépendants de compenser leur perte de chiffre d’affaires pendant la période de confinement. L’ordonnance de mars 2020 a fixé un fonds de solidarité en deux volets :

  • Une subvention de 1 500 euros
  • Une enveloppe complémentaire de 2 000 à 5 000 euros financée par les Régions
Important
Ce fonds de solidarité n’est pas versé aux indépendants de manière automatique, il faut répondre à certains critères d’éligibilité.

Le fonds de solidarité est-il prolongé après le déconfinement ?

Bien que pour certains, l’annonce de la reprise d’activité signifie enfin un retour à la normale, pour d’autres, il va falloir encore patienter. Nombreux sont les secteurs comme le tourisme ou la restauration qui restent lourdement impactés. Quelle réponse apporte alors le gouvernement aux professionnels qui ne peuvent pas encore voir leur chiffre d’affaires remonter ? C’est officiel depuis le 10 juin, le fonds de solidarité, prévu au départ pour ne durer que trois mois, sera prolongé jusqu’en décembre 2020.

Qui peut continuer à profiter du fonds de solidarité ?

Le fonds de solidarité va s’arrêter pour la grande majorité au 31 mai 2020, mais si vous exercez une profession d’une des catégories listées ci-dessous, vous pouvez continuer à en bénéficier jusqu’à la fin d’année :

  • Les artistes-auteurs
  • Les acteurs du tourisme
  • Les bars, restaurants, cafés et hôtels
  • Les lieux culturels et les acteurs de la culture comme les conférenciers
  • Les activités sportives
  • Les activités liées à l’évènementiel (salons, concerts, séminaires…)

 

Important :
Les indépendants dont l’activité est liée à l’un de ces secteurs peuvent également bénéficier de l’aide. Cependant, vous devez justifier une perte de 80 % de votre chiffre d’affaires sur la période du 15 mars au 15 mai.

Fonds de solidarité : quels sont les critères d’éligibilité ?

Le fonds de solidarité est rallongé pour les sociétés :

  • Qui réalisent un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros (contre 1 million pendant le confinement)
  • Qui emploient jusqu’à 20 salariés (contre 10 actuellement)
  • Qui n’ont pas déposé le bilan et dont l’activité a été lancée avant le 1er mars 2020

Le plafond de l’aide est par ailleurs élevé à 10 000 euros. Vous avez jusqu’au mois de juillet pour faire parvenir votre demande de subvention.

Comment bénéficier du fonds de solidarité prolongé ?

Votre demande est à effectuer directement sur le site impots.gouv dans votre espace personnel. Il vous suffit d’envoyer un message à l’administration par le biais d’un formulaire en sélectionnant le motif « Je demande l’aide aux entreprises fragilisées par l’épidémie Covid-19″. Soyez vigilant lors de la saisie des informations, une fois validé, il ne sera plus possible de revenir en arrière.

Quid des cotisations sociales pour les indépendants ?

Une réduction forfaitaire des cotisations est également prévue pour les travailleurs indépendants et non-salariés agricoles qui appartiennent aux secteurs d’activité listés. Son montant est équivalent à la moyenne des quatre mois de cotisations dues sur cette période en 2019. L’exonération des cotisations sociales se prolonge également jusqu’à fin juin pour les micro-entrepreneurs. Concernant les artistes-auteurs, ils peuvent aussi bénéficier d’une réduction forfaitaire en fonction de leurs revenus 2019.

Une aide complémentaire au fonds de solidarité

Pour les entreprises les plus en difficulté, au bord de la faillite, une aide gérée par le Conseil Régional est également disponible. L’enveloppe budgétaire se situe entre 2 000 et 5 000 euros et n’est versée qu’une seule fois. Cette aide est réservée aux entreprises qui ont au moins un salarié. Cependant, en mai, les conditions d’éligibilité ont été élargies aux indépendants qui n’ont pas de salarié et qui répondent aux critères suivants :

  • Impossibilité de payer un loyer
  • Impossibilité de régler leurs créances dans les 30 jours
  • PEG (prêt garanti par l’Etat) refusé

Cette mesure concerne exclusivement les entreprises qui ne peuvent plus accueillir de public et dont le chiffre d’affaires annuel est supérieur à 8 000 euros.

Faut-il une attestation pour vos déplacements professionnels ?

Nouvelle étape dans le déconfinement progressif de la France, l’attestation de déplacement professionnel n’est plus requise. Vous pouvez vous déplacer librement sans avoir à télécharger quelconque document. Nous faisons le point complet sur la question des voyages professionnels en France et à l’étranger.

Attestation de déplacement professionnel : où en sommes-nous ?

Conformément à l’annonce du Premier ministre Edouard Philippe le 28 mai 2020, les déplacements au-delà des 100 kilomètres sont à nouveau autorisés depuis le 2 juin dernier. La publication d’une nouvelle carte de France intégralement colorée de vert confirme que la pression sur les services hospitaliers a réellement baissé. Le virus est toujours présent mais sa propagation aurait reculé au point les restrictions de déplacement n’ont plus lieu d’être. Le gouvernement en appel tout de même à l’esprit de responsabilité des Français qui devront rester vigilants et continuer d’appliquer les gestes barrières.

Attestation de déplacement professionnel sur la région IDF

L’Ile-de-France est la région la plus peuplée. Elle compte plus de 12 millions d’habitants, soit presque 20 % de la population française. Le risque d’être contaminé par le Coronavirus étant toujours trop présent, l’attestation de déplacement professionnel est restée effective dans le réseau de transport en commun francilien. Objectif ? Eviter de surcharger les bus, trains et métros afin de pouvoir respecter les règles de distanciation sociale aux heures de pointe (de 6h30 à 9h30 puis, de 16h à 19h).

Le préfet de la région Ile-de-France a finalement annoncé que l’attestation de déplacement professionnel ne serait plus requise à compter du 16 juin 2020. Il est donc enfin possible de se déplacer sans avoir à justifier un motif impérieux ou montrer une attestation employeur.

Quid du port du masque ?
Le port du masque reste obligatoire dans les transports en commun ainsi que dans les avions, les TGV ou les trains. Le non-respect de cette règle vous expose à une amende de 135 €.

Une attestation de déplacement professionnel pour l’étranger ?

Les pays prennent progressivement des décisions quant à la réouverture de leurs frontières. La situation étant en constante évolution, nous vous conseillons de vous renseigner avant d’envisager tout déplacement. Toutefois, les restrictions qui pèsent sur les voyages, qu’ils soient professionnels ou non, semblent s’assouplir au sein de l’espace Schengen. Très prochainement, les pays membres de l’Union européenne (EU) transmettront également leurs directives pour la réouverture des frontières à l’international.

En attendant ces nouvelles annonces, une attestation de déplacement professionnel est toujours en vigueur pour les cas suivants :

  • Pour un déplacement international dérogatoire depuis l’étranger vers la France métropolitaine
  • Pour un voyage international depuis l’étranger vers une collectivité d’Outre-mer
  • Pour un déplacement dérogatoire de la France métropolitaine vers l’Outre-mer

Ceci ne veut pas dire que vous pouvez voyager. Le Ministère de l’intérieur liste très précisément les cas particuliers autorisés à se déplacer en dehors de la France. Par exemple :

  • Le personnel navigant à bord des avions
  • Les professionnels de santé sollicités pour lutter contre le Covid-19
  • Les ressortissants de pays tiers en transit de moins de 24 heures en zone internationale pour rejoindre leur pays d’origine

Le point sur les frais professionnels

Pour vous faire rembourser vos frais professionnels, vous devez remplir les conditions suivantes :

  • Vous avez les justificatifs des sommes engagées
  • Ces frais sont strictement professionnels
  • Vous les avez payés sur l’année en cours

D’ailleurs, même en portage salarial, vous avez également la possibilité de vous faire rembourser vos frais professionnels.

 

Les frais de déplacement

Deux solutions s’offrent à vous. Vous pouvez vous faire rembourser vos frais de déplacement professionnel par votre client. Dans ce cas, il faudra le préciser sur votre contrat de prestation. Deuxième option, vous pouvez déduire une indemnité kilométrique de vos charges. Le montant de l’indemnité est fixé en fonction de la puissance de votre voiture (les chevaux fiscaux) et de la distance parcourue. Vous devez également justifier du fait que l’utilisation de votre voiture est impérative pour exercer votre activité.

Soyez vigilant et tenez un tableau de vos frais de déplacement professionnel à jour, il vous sera demandé dans le cas où vous vous faites contrôler par l’URSSAF. Conservez les tickets de péage ainsi qu’une copie des itinéraires empruntés précisant le nombre de kilomètres.

 

Le cas particulier des micro-entrepreneurs

Si vous êtes freelance et micro-entrepreneur, vous bénéficiez d’un régime microsocial simplifié. Lors de votre déclaration de revenu, un abattement est automatiquement appliqué par l’administration. Il existe trois taux selon votre activité :

  • 71 % du chiffre d’affaires pour la vente
  • 50 % pour les activités BIC
  • 34 % du chiffre d’affaires pour les BNC

Dans ce contexte, vous ne pourrez pas déduire vos frais professionnels.

 

Covid-19 : le report des cotisations pour les indépendants

Pour aider les indépendants à faire face à la crise économique liée au Coronavirus, le gouvernement a immédiatement décidé, dès le mois de mars, le report des cotisations des micro-entreprises, artisans et professions libérales. Bonne nouvelle pour ceux qui ne peuvent pas encore reprendre une activité normale, cette aide exceptionnelle se poursuit encore au mois de juin.

Qu’est-ce que le report de cotisations ?

Afin d’obtenir une assurance maladie, une retraite ou encore une couverture en cas d’invalidité, les indépendants sont tenus de régler des cotisations chaque mois ou chaque trimestre. Ces sommes versées sont prélevées par l’URSSAF (Union de Recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale et d’Allocations Familiales).

Afin de limiter l’impact de la crise sanitaire sur les autoentrepreneurs, qu’ils soient commerçants, artisans ou professions libérales, le réseau d’URSSAF a décidé un report automatique des cotisations salariales. Celui-ci est entré en vigueur dès le mois de mars. Ainsi les cotisations du 20 mars au 5 juin 2020 n’ont pas été prélevées. Un échelonnement du paiement est prévu sur les mois qui suivront la fin de la crise, jusqu’en décembre 2020.

Bon à savoir :
Le report des cotisations se cumule avec les autres aides exceptionnelles comme le fonds de solidarité qui octroie, sous certaines conditions, une subvention de 1 500 euros.
 

Qui peut bénéficier du report de cotisations en juin ?

Pour profiter de ce report de cotisations, vous devez :

  • Exercer un métier indépendant ou une profession libérale
  • Régler habituellement vos cotisations sociales par prélèvement automatique

Si vous êtes concerné, votre prochaine échéance fixée au 20 juin ne sera pas prélevée et ce, sans pénalité.

L’URSSAF précise également qu’après cette période de crise, les sommes reportées resteront dues. Les conditions de règlement exactes seront précisées dans un prochain communiqué.

Soyez vigilant ! Si vous êtes chef d’entreprise, vous devez effectuer vous-même le report des cotisations dues au titre des salariés. Il vous faut pour cela modifier votre virement ou ordre de paiement.

Report de cotisations : qu’en est-il des recouvrements en cours ?

Vous avez rencontré des difficultés financières pour régler vos cotisations sociales avant la propagation du Covid-19 ? Si une procédure de relance de paiement, de recouvrement à l’amiable ou forcé était déjà en cours il y a trois mois, sachez que, depuis le 13 mars, toutes les créances sont pour le moment suspendues. Les huissiers de justice ont notamment reçu l’ordre de ne pas poursuivre leurs actions de recouvrement. Bien sûr, une fois la pandémie maîtrisée et un retour à la normale constaté, vos dettes devront être réglées. Elles seront automatiquement reportées à la fin de l’échéancier des trois mois.

Cas particulier :  Si vos créances ont été causées par un redressement pour travail dissimulé, cette suspension de recouvrement ne vous concerne pas. Vous devez vous en acquitter.

Que faire en plus du report de cotisations pendant cette crise ?

Voici les autres démarches que vous pouvez réaliser afin d’alléger le poids des charges professionnelles qui pèsent sur votre micro-entreprise :

  • Faire votre DSI (déclaration sociale des indépendants) sur net-entreprises.fr jusqu’au 30 juin
  • Ajuster votre échéancier de cotisations en tenant compte de la baisse de votre chiffre d’affaires
  • Demander l’octroi de la subvention de 1 500 euros du fonds de solidarité
  • Si cette démarche ne fonctionne pas, l’action sociale du Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI) peut également intervenir pour vous aider de manière exceptionnelle
  • Réajuster le montant de votre prélèvement à la source (impôt sur le revenu) directement depuis le site du gouvernement.

Comment faire vos démarches ?

Si vous devez entreprendre une démarche de création, modification ou cessation d’activité pendant la pandémie du Covid-19, vous devez effectuer vos formalités en ligne pour qu’elles soient rapidement traitées par votre CFE.

Pour les autres démarches relatives à l’octroi d’une demande de délai, rendez-vous sur le site secu-independants.fr dans la rubrique « Mon compte » pour effectuer votre demande. Vous pouvez également utiliser la fonction « courriel » en choisissant l’objet « Difficultés – Coronavirus » ou bien appeler le 3698 (service gratuit + prix appel).

Si vous exercez une profession libérale, connectez-vous sur urssaf.fr et envoyez un courriel via la rubrique « Une formalité déclarative », puis « Déclarer une situation exceptionnelle ». Vous pouvez aussi contacter le 3957 (0,12 € / min + prix appel).

Chef d’entreprise en détresse 
Le Ministère de l’Économie a mis en place une cellule de soutien pour les chefs d’entreprise et auto-entrepreneurs en difficulté. Les conseillers sont à votre écoute de 8 heures à 20 heures, tous les jours au 0 805 65 50 50 (appel gratuit).

Indépendants, quel statut choisir en cas de crise sanitaire ?

Pendant la crise sanitaire liée au Covid-19, de nombreuses entreprises se sont tournées vers le portage salarial. Ce secteur très porteur depuis quelques années semble être LA solution idéale en période de tensions économiques. Flexibilité et sécurité, on vous explique pourquoi le statut de salarié porté est à préférer en temps de crise et peut-être même, tout le reste de l’année !

Crise sanitaire : le portage salarial, c’est quoi ?

Avant de vous expliquer les avantages, revenons sur la définition du portage salarial. Le portage salarial, un secteur à part

Le portage salarial est une forme de travail hybride créée, à l’origine, pour répondre au besoin des seniors qui veulent conserver une activité partielle après la retraite. Cette relation tripartite lie un indépendant, une entreprise cliente et une société de portage salarial. La relation se formalise par un contrat de travail et un contrat commercial. Le salarié porté conserve toute son indépendance, il reste libre de choisir ses missions. En contrepartie du règlement de frais, l’entreprise de portage se charge de gérer tout l’administratif de l’indépendant. De son côté, l’entreprise cliente bénéfice des compétences du salarié porté sans avoir à l’embaucher.

Les chiffres du portage salarial

Depuis une dizaine d’années, le portage salarial connaît une progression constante. Une croissance de 22 % a même été constatée en 2016, portant le nombre de salariés portés à 70 000 en France. Le portage salarial profite des récentes mutations de l’emploi qui imposent plus de flexibilité dans le monde de l’entreprise. D’ailleurs, en France, 10 % de la population active est indépendante et en Europe, le nombre de freelances a bondi de 45 % en dix ans.

Pourquoi choisir le portage salarial en temps de crise sanitaire ?

La crise sanitaire provoquée par le Covid-19 a mis de nombreuses entreprises à l’arrêt. Mais grâce au dispositif de chômage technique, certaines sociétés ont pu malgré tout continuer une activité partielle. Du côté des indépendants, cette crise sanitaire a eu de lourdes répercussions. En effet, le statut d’autoentrepreneur n’ouvre pas de droit au chômage. Si le micro-entrepreneur arrête de travailler, cela signifie 0 euro de chiffre d’affaires. Bien sûr, sous certaines conditions, des travailleurs ont pu profiter des aides gouvernementales pour faire face à leurs difficultés financières. Le portage salarial offre, quant à lui, des solutions plus simples et surtout, immédiates.

Crise sanitaire du Covid-19 : portage salarial et chômage partiel

Au tout début de la crise sanitaire, un salarié porté ne pouvait pas accéder au chômage partiel. Une entreprise de portage pouvait cependant décider d’utiliser sa réserve financière légale pour aider les salariés à surmonter cette crise. Heureusement, le gouvernement a décidé d’agir vite en étendant les droits à cette allocation chômage au secteur du portage. Première bonne nouvelle, en étant salarié porté, vous accédez maintenant au chômage partiel. Son montant correspond à 70 % de votre rémunération brute (dans une limite de 4 500 euros par mois environ).

Les autres solutions du portage face à la crise sanitaire

Deuxième bonne nouvelle, en étant salarié porté, vous bénéficiez des mêmes avantages que pour les salariés d’entreprises classiques. Vous cotisez pour l’assurance maladie, la retraite et le chômage. Si, pendant la crise sanitaire du Coronavirus, vous n’avez pas souhaité profiter du chômage partiel, vous pouvez tout aussi bien choisir de mettre un terme à votre contrat, et ainsi bénéficier de l’allocation chômage (ARE). Vous pouvez également vous mettre en arrêt maladie et être indemnisé. C’est pour ces raisons que de nombreux indépendants ont opté pour le statut de salarié porté : pour garantir leur sécurité financière tout en conservant leur liberté dans le choix des missions.

Quid des avantages du portage salarial pour les entreprises ?

Par temps de crise sanitaire, une entreprise qui manque de visibilité ne peut généralement pas se permettre d’embaucher car il faut s’acquitter de charges salariales importantes. CDD ou CDI, le risque financier est trop élevé lorsque l’incertitude règne. Pourtant, dans certains cas de figure, même une entreprise qui tourne partiellement a parfois besoin de solliciter de nouvelles compétences. Pensez notamment à un organisme de formation qui souhaite développer ses propres webinars. Avoir un expert du développement web sous la main semble indispensable dans ce cas !

Le portage salarial permet donc à ces entreprises de pouvoir solliciter l’expertise d’un indépendant pour des missions ponctuelles, sans engagement et sans avoir à endosser les charges salariales. Il est bien plus facile de signer un contrat commercial avec une société de portage que d’embaucher. L’entreprise cliente peut donc continuer à se développer tout en restant flexible et éviter de se mettre en péril financièrement, même pendant une crise sanitaire.

5 qualités pour devenir consultant en communication de crise

La profession de consultant en communication de crise est un métier pluridisciplinaire qui englobe de nombreux champs d’application. Tout d’abord, parce que cette fonction peut s’exercer dans tout type de secteur d’activité, mais aussi parce qu’elle touche à la fois à la communication interne, externe ainsi qu’à la conduite de négociation.

 

Afin d’agir pour la prévention et la résolution des conflits, le consultant en gestion de crise doit avoir plusieurs cordes à son arc : bon relationnel, capacité d’analyse, réactivité… Nous faisons le tour des qualités indispensables pour exercer ce métier.

Pourquoi avoir recours à un consultant en communication de crise ?

Les sujets liés à controverse ou critique sont nombreux dans le monde de l’entreprise : vague de licenciements suite à une restructuration, financements obscurs, évasions fiscales, procédures judiciaires, conflits locaux avec des citoyens… Toute crise mal gérée, que ce soit en interne ou externe, peut avoir des conséquences dramatiques.

Télévision, radio, presse, réseaux sociaux… Les médias tiennent maintenant une place plus que centrale dans notre quotidien. Un conflit ou une information confidentielle qui filtre peut rapidement se transformer en « bad buzz », et provoquer une descente en flèche de l’image de l’entreprise dans l’opinion publique. En interne, un conflit mal anticipé peut engendrer des grèves et des conflits sociaux interminables et paralysants.

C’est pour aider les entreprises à se sortir de ce genre de situations épineuses que le consultant en gestion de crise intervient.

Que fait exactement un consultant en communication de crise ?

Le rôle du consultant en communication de crise consiste à prévenir les conflits en amont ou bien à résoudre les crises en aval, si cela n’a pu être fait avant. Il endosse tour à tour les casquettes de :

  • Médiateur dans la conduite de discussions et négociations
  • Acteur en faveur de la préservation d’un bon climat social et du bien-être en entreprise
  • Accompagnateur du changement
  • Analyste des moyens à mettre en place pour accéder au règlement à l’amiable d’un conflit
  • Manager des actions de communication à l’interne comme à l’externe
Quel diplôme obtenir ?
Pour devenir consultant en communication de crise, plusieurs types d’études s’offrent à vous, voici quelques exemples :
– Master Gestion globale des risques et des crises
– Bachelor Communication institutionnelle de crise
– MBA Communication politique et influence
– Master Pro Economie gestion globale des risques et des crises

Les qualités requises pour devenir consultant en communication de crise

La gestion du stress

Vous l’aurez compris, le médiateur ou consultant en gestion de crise doit avant tout être disponible en permanence, semaine ou weekend, peu importe l’heure. Une crise peut subvenir à n’importe quel moment, y compris un samedi à 5 heures du matin. L’adrénaline fait partie du quotidien du consultant en communication de crise, il faut donc être flexible, garder la tête froide et savoir prendre le recul nécessaire à la prise de décision dans l’urgence.

La maîtrise des langues étrangères

A minimal, le consultant en communication de crise doit pouvoir manier le français aussi bien que la langue de Shakespeare. La conduite de négociation au sein de grands groupes internationaux se déroule souvent en anglais. Pour la veille, la maîtrise d’une deuxième ou troisième langue peut s’avérer très utile afin d’anticiper les risques pour certains secteurs d’activité à l’étranger.

Un bon relationnel

Cette qualité est indispensable au médiateur afin de pouvoir conduire correctement des négociations. Elle s’avère également très utile pour se rapprocher d’influenceurs ou de certains acteurs des médias et garder la main sur la communication externe de l’entreprise. Lors de discussions, avoir le sens du relationnel permet d’anticiper les blocages culturels et de comprendre les intérêts de chaque partie concernée par le conflit. Le consultant en communication de crise travaille rarement seul, il mène principalement des projets collaboratifs.

Un esprit d’analyse sans faille

La capacité d’analyse est la qualité la plus sollicitée. Cette compétence est requise dans quasiment toutes les missions du consultant en communication de crise, par exemple :

  • Décrypter les tendances et anticiper les risques lors de la phase de veille
  • Eclaircir une situation complexe et créer une stratégie de négociation pendant les discussions
  • Etablir une cartographie des risques et prendre les décisions adéquates pour régler la crise
  • Analyser la jurisprudence et les conséquences éventuelles

Une communication fluide

Au-delà de savoir bien communiquer à l’oral comme à l’écrit, le consultant en gestion de crise doit maîtriser les réseaux sociaux et de manière générale, tout le paysage médiatique. Son but ? Mettre en place les actions de communications adaptées à chaque situation. Rédiger un communiqué de presse, animer une réunion, élaborer un plan de communication plurimédia… Tout ce qui peut aider une entreprise à maîtriser son image aussi bien à l’interne qu’à l’externe doit être exploité de la meilleure manière qu’il soit.

Où exercer le métier de consultant en gestion de crise ?
Vous pouvez vous faire employer dans un grand groupe international ou bien intervenir en tant que consultant externe pour régler des conflits ponctuels. Salarié en entreprise, indépendant ou salarié porté… A vous de choisir !