Que dit la convention collective de l’immobilier et à qui s’applique-t-elle ?

Hormis le Code du travail, les activités professionnelles peuvent être régies par une convention collective en France. Celle-ci permet d’adapter les clauses du droit du travail au secteur à laquelle elle s’impose. Différents domaines y ont recours comme l’assurance ou l’immobilier. Elle doit être respectée par les deux parties engagées, l’employeur et les salariés, autant que les textes de lois.

 

La convention collective est un accord conclu entre les représentants des salariés et les groupements des employeurs. Elle met en avant un ensemble de règles particulières qui encadrent le secteur visé. Les domaines ciblés par ses textes sont variés. Ils peuvent concerner le salaire, le contrat de travail, les congés ou le licenciement. En un mot, cet accord encadre les conditions d’exécution de la mission. Il peut introduire des droits ainsi que des obligations pour les salariés et l’employeur.

Qu’en est-il alors de la convention collective de l’immobilier ? Quels en sont ses contenus et dans quel contexte est-elle effective ?

Convention collective : définition

Il s’agit d’un document élaboré pour encadrer et harmoniser les conditions de travail et les rapports entre employeurs et employés. Il apporte des précisions sur les dispositions avancées dans le Code du travail. Il s’applique à une profession ou une zone géographique bien définies. Le respect des clauses énoncées est obligatoire, excepté lorsque le salarié bénéficie d’une réglementation plus avantageuse.

La convention collective a vu le jour le 9 septembre 1988 pour le secteur immobilier. Elle concerne toutes les personnes dont l’activité principale touche à cette filière. Cela inclut les agents immobiliers, les administrateurs de biens ainsi que les sociétés immobilières. Elle s’applique aussi aux résidences hôtelières et de tourisme. Les activités de construction et de promotion immobilière et les salariés qui travaillent dans un HLM sont en revanche exclus.

Les salariés dont l’activité est régie par une convention collective ont le droit d’en être informés. L’employeur est tenu de le préciser sur le bulletin de paie, ou même dans le contrat de travail. Le document doit être accessible à tous. L’employeur doit indiquer aux salariés où ils peuvent le consulter à l’aide d’un affichage au sein des locaux de l’entreprise.

Les dispositions principales de la convention collective de l’immobilier

La convention collective met l’accent sur des éléments tels que la période d’essai, les heures supplémentaires ou les congés payés.

Le tableau suivant relate les dispositions avancées par la loi et la convention en immobilier avec leurs différences :

Cadre légal Convention collective
Période d’essai Selon l’article L1221-19 de la loi du 25 juin 2008, la durée ne doit pas excéder :

  • 4 mois pour les ouvriers et employés ;
  • 8 mois pour les ETAM ;

8 mois pour les cadres.

La durée prévue dans la convention collective est plus courte :

  • 2 mois en niveau E1 ;
  • 3 mois en niveau E2.
Primes Aucune loi ne les impose. Elles peuvent être introduites par décision unilatérale de l’employeur ou par la convention collective.
  • 13ème mois versé en décembre ;
  • Prime d’ancienneté : salaire majoré de 25 euros tous les 3 ans pour les salariés appartenant aux niveaux E1 à AM1. Majoration de 29 euros pour les autres.
Heures supplémentaires Payées ou récupération en repos compensateur Rémunération de 10 % supérieur au salaire pendant les heures normales pour les jours d’astreinte et les week-ends.
Arrêts maladies Des indemnités de maintien de salaire qui s’ajoutent aux versements de la Sécurité sociale (IJSS) à partir d’un an d’ancienneté. Des mesures plus intéressantes concernant le délai de carence, la durée d’indemnisation et l’ancienneté requise
Congés payés et RTT 2 jours et demi de congés payés par mois minimum Aucun jour supplémentaire prévu
Evènements familiaux Jours de congés supplémentaires de 1 à 5 jours selon l’évènement Des dispositions plus avantageuses pour les situations qui suivent :

  • 1 jour pour le mariage d’un frère ou d’une sœur ;
  • 3 jours en cas de décès des grands-parents ;

6 jours pour un mariage.

Indemnités de licenciement Calculées suivant l’ancienneté et le montant du salaire brut À partir de 2 ans d’ancienneté, l’indemnité est équivalente à un quart du salaire mensuel pour chaque année d’ancienneté.

Elle est perçue pour 6 mois maximum pour un licenciement économique.

 

Les salaires minima définis par la convention collective de l’immobilier

Le salaire minimum indique la limite à respecter pour la rémunération des employés. Il varie selon le niveau de classification.

Les salaires minima hors résidence de tourisme

Le tableau qui suit met en évidence le salaire minimum brut annuel applicable sur 13 mois en 2016, hors prime d’ancienneté :

Niveau Salaire brut minimum annuel

(en euros)

E1 19 067
E2 19 463
E3 19 708
AM1 19 993
AM2 21 891
C1 23 096
C2 30 999
C3 36 936
C4 41 597

Les salaires minima dans les résidences de tourisme

Le tableau suivant relate le salaire minimum brut annuel sur 13 mois en 2016, la prime d’ancienneté n’étant pas incluse :

Niveau Salaire minimum

(en euros)

I 19 066
II 19 167
III 19 246
IV 19 405
V 19 979
VI 21 994
VII 23 005
VIII 31 186
IX 37 108
X 41 913

Les salaires minima d’un négociateur immobilier sous statut

Le minimum brut que doit toucher un négociateur VRP est de 1 300 euros par mois.

Le salaire minimum est fixé sur la base de 35 heures de travail par semaine et fait l’objet d’une révision régulièrement. Il doit toujours être supérieur au montant du SMIC défini chaque année.

Faut-il une carte professionnelle immobilière en portage salarial ?

S’inscrire en portage salarial permet aux négociateurs immobiliers d’accéder aux mêmes droits qu’un salarié. Ils bénéficient également d’une garantie quant à leur revenu. Le statut reste cependant identique à celui d’un travailleur indépendant avec la même flexibilité. Les obligations, elles, se trouvent à mi-chemin entre celles d’un salarié et d’un indépendant.

 

Le secteur de l’immobilier offre différentes alternatives aux personnes qui souhaitent travailler à leur compte. Ils peuvent exercer comme agent, expert, diagnostiqueur ou conseiller immobilier. Comme tout autre métier, ces activités requièrent des compétences précises. Elles doivent être justifiées par la détention d’une carte attribuée aux professionnels éligibles. Toutefois, est-elle aussi nécessaire pour ceux qui sont en portage salarial ?

Nombre de travailleurs indépendants font aujourd’hui le choix de devenir salariés portés afin d’accéder aux couvertures sociales qui en découlent. Cet article explique ainsi les obligations pour ces professionnels concernant le portage carte professionnelle immobilière. Est-elle requise et pourquoi ?

Qu’est-ce que la carte professionnelle d’agents immobiliers ?

Il s’agit d’une carte dédiée à toute personne qui souhaite travailler dans l’immobilier, leur permettant d’exercer légalement leur profession. Elle donne à son détenteur le droit d’effectuer des transactions et de mener des activités de gestion de biens immobiliers. La carte n’est cependant pas la même pour tous. Il en existe trois destinées à des activités différentes :

● La carte T est nécessaire pour effectuer des transactions immobilières, dans le cadre d’un achat, d’une vente ou d’une location. La propriété concernée peut être bâtie ou non. Tout comme il peut s’agir d’une location saisonnière ou non, d’un logement vide ou meublé. La même carte est adaptée pour les transactions impliquant des fonds de commerce ;

● La carte G est requise pour les activités liées à l’administration de biens et la gestion locative ;

● La carte S a été conçue pour les syndics de copropriété.

Ces cartes sont délivrées par la Chambre de commerce et d’industrie depuis le 1er juillet 2015. Autrefois, la demande se faisait à la préfecture.

Pourquoi faut-il détenir la carte professionnelle immobilière ?

La carte professionnelle permet à son détenteur de justifier ses compétences dans l’immobilier. Pour le client, elle offre aussi une garantie quant à la qualification de l’agent en charge de son dossier. Elle est obligatoire pour toutes les personnes qui travaillent ou souhaitent exercer dans l’immobilier, quelle que soit leur activité. Elle a été introduite et imposée par la loi Hoguet adoptée en janvier 1970.

Un numéro est obtenu avec la carte qui s’affiche sur celle-ci avec le lieu de délivrance. Ces informations doivent figurer sur tous les documents élaborés par la société ou le professionnel propriétaire de la carte. Elles doivent être mises en avant sur les contrats, les mandats et toutes les correspondances avec le client.

À noter qu’un ressortissant d’un pays de l’Union européenne peut aussi exercer un métier dans l’immobilier en France. Il lui faudra également une carte professionnelle. Dans le cas d’un salarié porté, il existe deux possibilités :

● Faire une demande à la CCI afin de disposer de sa propre carte ;

● Demander une habilitation par la société de portage salarial.

Qui peut demander la carte professionnelle d’agent immobilier ?

La demande est ouverte à toute personne physique ou morale souhaitant travailler dans l’immobilier. Attention toutefois, la carte est réservée aux personnes justifiant d’une formation ou d’une expérience dans le domaine.

Dans le premier cas, le demandeur doit détenir l’un des diplômes suivants :

● Un DUT ou un BTS Professions immobilières ou spécialisé dans la comptabilité-gestion ;

● Un diplôme d’État de niveau 3 ou supérieur dans le domaine commercial, juridique ou économique. Il doit être délivré par une école d’enseignement supérieur ou une université ;

● Un diplôme de l’Institut d’études économiques et juridiques appliquées à la construction et à l’habitation.

L’expérience peut remplacer le diplôme à condition d’avoir :

● 3 années d’expérience pour les titulaires d’un diplôme de Baccalauréat ou d’un titre équivalent ;

● 10 ans d’expérience sans le Bac, ou 4 ans pour ceux qui ont exercé un emploi de cadre.

Outre les qualifications, la loi Hoguet exige :

● La souscription d’une assurance responsabilité professionnelle ;

● La souscription d’une garantie financière auprès d’une banque ou d’un établissement de crédit si le professionnel détient des fonds, des effets ou des valeurs ;

● L’ouverture d’un compte équestre pour ceux qui prévoient de gérer des fonds appartenant à leurs clients.

Quel est le coût d’une carte professionnelle immobilière ?

Le coût varie selon le contexte de la demande. Les textes réglementaires indiquent :

● 160 euros pour la délivrance d’une première carte professionnelle ;

● 68 euros en cas de modification sur une carte existante ;

● 96 euros pour la délivrance d’un récépissé de déclaration préalable d’activité ;

● 55 euros pour une attestation qui permet d’habiliter un collaborateur ;

● 130 euros dans le cas d’un renouvellement.

La demande doit être envoyée à la CCI avec le formulaire CERFA n° 15312*01 accompagné du paiement et des pièces justificatives. La carte a une durée de validité de 3 ans et doit être renouvelée 2 mois avant la date d’expiration. Le renouvellement est toutefois conditionné par la réalisation d’un stage de maintien et d’actualisation des compétences (MAC). Il doit être suivi auprès d’un organisme ayant une autorisation d’exercice délivrée par les autorités compétentes en France.

Tout savoir sur le métier de négociateur immobilier

Les propriétaires immobiliers font appel à un négociateur lorsqu’ils souhaitent mettre leur bien sur le marché. Ils apprécient avoir l’accompagnement d’un professionnel. Ils attendent ainsi du négociateur qu’il puisse les aider à mener la transaction dans les meilleures conditions. Ce dernier doit, pour sa part, faire preuve de ses compétences dans le domaine.

 

Le négociateur fait partie des acteurs pouvant intervenir dans la vente d’un bien immobilier. Il joue même un rôle clé dans ce processus et participe à chaque étape de la prospection à la conclusion de la vente. Ses missions sont variées et lui demandent d’avoir des compétences étendues. Il doit maîtriser les aspects juridique, financier et commercial d’une transaction immobilière. La formation s’avère indispensable pour développer les savoir-faire utiles à l’exercice du métier. Il existe également un ensemble de qualités attendues d’un négociateur immobilier. Cet article explique la marche à suivre pour accéder à la profession, les prérequis et les missions à remplir.

Qu’est-ce qu’un négociateur immobilier et quel rôle endosse-t-il ?

Un négociateur est un professionnel dont le rôle est de faciliter la vente ou la location d’un bien immobilier. Pour ce faire, il se charge de trouver un acquéreur et se positionne comme l’intermédiaire entre celui-ci et le propriétaire. Il fournit des conseils à son client et l’oriente dans ses différents choix. Il est aussi à l’écoute du potentiel acheteur et tente de le convaincre afin d’aboutir à la vente. Il s’appuie sur ses compétences et son savoir-faire pour optimiser la transaction.

Le négociateur peut gérer des transactions pour tous types de biens :

  • Maisons ;
  • Appartements ;
  • Terrains ;
  • Local commercial ;
  • Fonds de commerce.

La seule condition imposée est d’avoir les compétences requises dans le domaine immobilier. Il peut exercer son métier en étant rattaché à une agence ou un réseau de mandataires.

Quelles conditions remplir pour devenir négociateur immobilier ?

Il faut avoir suivi une formation axée sur une discipline liée à l’immobilier ou avoir une expérience dans le domaine. En effet, l’exercice d’un métier dans ce secteur est conditionné par la détention d’une carte professionnelle. Celle-ci est délivrée uniquement aux personnes qui peuvent justifier leurs compétences, par une formation ou une expérience professionnelle.

Celles qui choisissent la voie de la formation ont différentes possibilités. Pour devenir négociateur, il faut obtenir un DTS, un DUT ou un DEUST, mais les spécialisations sont variées. L’apprenant peut suivre un parcours menant à un :

  • DUT Carrières Juridiques ;
  • BTS Forces de vente ;
  • DEUST Professions Immobilières.

L’aspirant négociateur peut poursuivre ses études après ce cursus de 2 ans en vue d’une spécialisation. Le parcours sera sanctionné par un diplôme de Licence ou de Master. Il est aussi possible d’exercer le métier avec seulement le Baccalauréat, sans étude supérieure. Dans ce cas, il faut cumuler des années d’expérience en travaillant comme stagiaire ou salarié dans une agence. Des programmes de formation continue existent aussi en complément des formations initiales.

Les compétences et les qualités requises pour devenir négociateur immobilier

La capacité de négociation et le sens de l’écoute vont de pair pour exercer le métier de négociateur immobilier. Ces deux qualités sont interdépendantes. Ce professionnel comprendra mieux les besoins de son client en étant à son écoute et pourra ainsi enrichir son argumentaire. Il faut savoir s’imposer et avancer des argumentaires solides pour convaincre le client.

Un négociateur doit aussi être un bon pédagogue. En effet, le client ne connaît pas forcément toutes les démarches et les réglementations qui encadrent la transaction. Il appartient au négociateur de lui fournir toutes les informations qui lui seront nécessaires en remplissant son rôle d’accompagnateur.

Il doit en outre avoir de solides connaissances sur des domaines variés, même les plus techniques. En effet, il doit pouvoir répondre à toutes les questions du client. Il est aussi important d’actualiser ses connaissances et ses compétences. La curiosité et l’envie d’apprendre doivent être innés chez cet expert de l’immobilier.

Enfin, une grande disponibilité est requise. Le négociateur doit s’adapter aux demandes du client et rester présent à toutes les étapes de la transaction.

Le salaire d’un négociateur immobilier en France

Le salaire dépend de plusieurs paramètres, dont l’expérience :

  • En début de carrière, un négociateur peut gagner 19 000 euros bruts par an en moyenne ;
  • Le salaire annuel moyen augmente à 42 500 euros pour un professionnel qui a entre 4 et 9 ans d’expérience ;
  • Il est autour de 60 000 euros bruts pour une expérience de 10 à 20 ans ;
  • Un négociateur en fin de carrière peut toucher jusqu’à 105 000 euros bruts annuels en moyenne.

Le secteur d’activité et le domaine de spécialisation sont aussi déterminants. Un professionnel se focalisant sur le marché du BTP peut avoir une meilleure rémunération qu’un autre spécialisé dans l’immobilier d’entreprise. Le chiffre d’affaires généré varie énormément suivant l’implication de chacun pour un métier comme celui du négociateur.

Quelles sont les obligations prévues par l’ordonnance portage salarial ?

Le portage salarial est un statut particulier, se trouvant à mi-chemin entre celui de freelance et le salariat. Il garde du premier son indépendance et son autonomie. Il permet en même temps de bénéficier de droits identiques à ceux d’un salarié. Reconnu comme statut à part entière, sa pratique est légalement encadrée en France.

 

Le portage salarial a fait son apparition dans les années 80, adopté notamment par les cadres expérimentés. Ces derniers y avaient recours en attendant de trouver un nouveau contrat de longue durée. Il s’est répandu progressivement et a fini par séduire d’autres profils de travailleurs. Il est pratiqué aussi bien par les cadres que les autres employés, par les retraités ou les demandeurs d’emploi. Son développement s’accompagne d’une entrée dans un cadre légal et l’ordonnance portage salarial a vu le jour. Elle précise les droits et les obligations des entités impliquées que sont le client, le salarié porté et l’entreprise porteuse.

Qu’est-ce qu’une ordonnance ?

Il existe deux voies qui permettent de donner un cadre juridique aux questions et sujets de société en France. La première consiste à adopter une loi qui sera établie et soumise au vote du Parlement. Pour rappel, cet organe regroupe le Sénat ainsi que l’Assemblée nationale. La deuxième voie repose sur l’établissement d’un règlement par arrêté ou via un décret. Dans ce cas, c’est le gouvernement qui est en charge de l’édicter.

Ce dernier peut aussi choisir d’adopter un règlement qui s’apparente à une loi. Ainsi, il s’agit de mesures qui touchent différents domaines : fiscalité, protection sociale, droit du travail… Pour agir ainsi, il doit en faire une demande auprès du Parlement. Les textes qui en ressortent sont réunis dans ce qu’on appelle une ordonnance.

Quelle loi sécurise le portage salarial en France ?

Le gouvernement a adopté l’ordonnance dédiée au portage salarial le 2 avril 2015. Elle vient se substituer à l’accord de branche établi en juin 2010. Elle donne une définition précise de ce qu’est le portage salarial et fixe les conditions d’accès à ce statut. Les obligations de la société porteuse, les droits du salarié porté et les clauses d’exécution de la prestation y sont abordés.

Cette ordonnance a ensuite été renforcée par un décret adopté le 30 décembre 2015. Celui-ci apporte des précisions sur le fonctionnement du portage salarial. Une autre ordonnance ratifiée par la loi du 8 août 2016 appelée loi Travail a aussi vu le jour. Elle fait un état des sanctions qui s’appliquent si l’une des parties ne respecte pas les législations en vigueur.

En plus de ces textes, le portage salarial a droit à sa propre convention collective depuis le 22 mars 2017. Celle-ci met l’accent sur les spécificités du statut et d’autres sujets comme la rémunération ou les protections sociales des travailleurs.

La loi Hoguet et le portage salarial

Le portage salarial s’est développé dans un premier temps dans des secteurs comme la formation ou l’informatique. Les domaines dans lesquels les professionnels y ont recours sont nombreux, y compris dans l’immobilier.

L’ordonnance du 2 avril 2015 précise qu’un salarié porté doit avoir les mêmes droits qu’un salarié classique. C’est également le cas pour les obligations. Aussi, il est tenu de se conformer aux réglementations qui régissent la profession concernée. Il s’agit de la loi Hoguet pour le secteur immobilier.

En vertu des textes de cette loi, un négociateur en portage salarial doit travailler en étant couvert par une carte professionnelle. L’absence de ce document peut entrainer la nullité du mandat immobilier et des opérations effectuées. Il appartient à l’entreprise cliente d’effectuer la demande auprès de la Chambre de Commerce et d’Industrie. Le négociateur en bénéficiera ensuite par délégation.

Ce fonctionnement soulève néanmoins de nombreuses interrogations. L’ordonnance qui régit le portage salarial indique en effet qu’elle doit être pratiquée uniquement dans deux cas :

  • Pour une activité ponctuelle pour laquelle l’entreprise ne possède pas une expertise en interne ;
  • Pour une mission occasionnelle qui ne fait pas partie des activités permanentes de l’entreprise cliente.

Une agence immobilière ne devrait pas faire appel à un salarié porté. Le Conseil national de la Transaction et de la Gestion Immobilière (CNTGI) s’oppose d’ailleurs à cette forme de collaboration. Les experts du secteur soulignent néanmoins que l’ordonnance du 2 avril 2015 l’autorise. Une société, une agence ou un réseau immobilier peut donc travailler avec un professionnel porté.

Les limites légales du portage salarial

Les ordonnances et les textes de loi adoptés précisent les conditions dans laquelle se pratique le portage salarial. Ainsi, ils autorisent le recours à cette forme de travail pour presque toutes les activités professionnelles. Seuls deux types de professions n’y sont pas compatibles :

  • Celles relevant des services d’aide à la personne (aide à la mobilité à domicile de personnes âgées ou garde d’enfant par exemple) ;
  • Celles qui sont normalisées et ordinales (notaire, expert-comptable, médecin).

Par ailleurs, le portage salarial n’est plus réservé aux cadres. Toutefois, trois conditions doivent réunies pour devenir salarié porté. À savoir :

  • Faire preuve d’autonomie et être capable de prospecter et choisir son client, négocier ses honoraires et les conditions de la prestation ;
  • Disposer d’un diplôme de niveau Bac +2 minimum dans le domaine visé ou avoir une expérience pertinente d’au moins 3 ans ;
  • Avoir développé une expertise dans le secteur d’activité concerné.

Un professionnel en portage salarial peut collaborer avec une entreprise du privé ou une association à but non lucratif. Une collectivité territoriale peut aussi solliciter ses services. Sa rémunération doit être équivalente à 75 % du plafond de la Sécurité sociale minimum. Le salarié doit être capable de négocier un taux horaire qui lui garantit ce niveau de salaire.

Quels sont les outils de design indispensables en freelance ?

Lorsque vous êtes un expert de la communication, il est important que vous soyez en mesure de créer des affiches ainsi que d’autres éléments de communication visuelle. Pour obtenir un résultat qui est très satisfaisant, vous avez le choix entre de nombreux outils de création graphique. En poursuivant votre lecture, vous découvrirez quelques logiciels de design qui sont considérés comme indispensables.

Des outils de design que vous allez adorer

Quand on parle de retouche photo et de design, le logiciel auquel la majorité des personnes pensent est la Suite Adobe ainsi que ses nombreux outils tels que Photoshop, illustrator, etc. Malgré le fait que ceux-ci soient très aboutis, leur prise en main n’est pas des plus aisées. De plus, il vous faudra payer pour en profiter.

Fort heureusement aujourd’hui, il existe des alternatives à Adobe. Lorsque vous êtes un travailleur indépendant et que vous souhaitez améliorer votre branding, voici une liste de logiciels ayant toutes les fonctionnalités nécessaires. Ceux-ci ne demandent pas non plus des compétences qui sortent de l’ordinaire.

CANVA

Canva est un outil d’édition graphique qui connaît un énorme succès. Grâce à lui, vous pourrez créer différentes sortes de visuels. L’outil Canva est gratuit de base, toutefois, il est possible d’acheter des éléments supplémentaires. L’un des points forts de cette solution est qu’elle vous permet de créer des PowerPoint, des affiches pour les réseaux sociaux, des brochures, etc.

Il faut savoir que Canva offre de nombreux templates à ses utilisateurs. Ceux-ci sont faciles à modifier et vous permettront d’obtenir une création originale qui correspond à vos attentes. Canva est un outil qui s’adresse aussi bien aux débutants qu’aux professionnels.

PIXLR

Faisant partie des logiciels de création graphique les plus intéressants du moment, PIXLR vous propose de faire de la retouche d’image en ligne. Cet outil possède deux modes que vous pouvez sélectionner afin de réaliser des retouches rapides ou avancées.

Pixlr X par exemple est l’outil par excellence lorsque vous êtes un débutant. Sa facilité d’utilisation est déconcertante. En effet, vous n’aurez qu’à appuyer sur un bouton afin d’effectuer des recherches intuitives. En vous servant de Pixlr X, vous pourrez par exemple redimensionner une image, la recadrer, ajouter un effet, ou ajuster la luminosité.

L’outil Pixlr E quant à lui est fait pour les professionnels. Permettant de réaliser des retouches avancées, il vous donnera la possibilité de remplacer les couleurs, d’éclaircir certaines zones d’une image, de la détourner, de créer des dégradés ou encore de retirer les yeux rouges. Il faut savoir que Pixlr E dispose de plusieurs autres fonctionnalités que vous découvrirez au fur et à mesure que vous vous en servirez.

REMOVEBG

Cette alternative est aussi efficace que Photoshop lorsque vous souhaitez détourner un objet présent sur une image ou tout simplement effacer l’arrière-plan de celle-ci. Comme la plupart des outils qui vous sont présentés, Remove BG est disponible en ligne. De plus, son utilisation est des plus aisées.

En effet, lorsque vous voulez vous en servir afin de retirer une image par exemple, il vous suffit de réaliser un upload de ladite image ou d’entrer son URL. Une fois qu’elle aura chargé et que l’arrière-plan sera supprimé, vous aurez la possibilité de télécharger votre nouvelle image dans des formats qui sont divers et variés. Ceux-ci vont du format standard à la résolution 4k.

GRAVIT DESIGNER

Gravit Designer est une application de conception graphique qui est disponible en ligne, mais également sous forme de setup pour les différents systèmes d’exploitation. Vous pourrez donc vous en servir sur Windows, Chrome OS, Mac OS ou encore Linux. La particularité de cet outil est qu’en plus de vous aider à réaliser des illustrations et des affiches pour les réseaux sociaux, il est possible de vous en servir afin de créer des interfaces de sites web ou d’application.

Les similitudes qui existent entre cette application et illustrator sont nombreuses. Vous n’aurez donc pas de mal à très vite le prendre en main. Il faut également savoir qu’il existe une version gratuite ainsi qu’une version payante qui vous reviendra à 49 euros par an.

PEXELS

Si cette plateforme ne vous permet pas de réaliser des créations graphiques, il faut savoir que vous y trouverez des images libres de droits. En effet, Pexels vous propose de parcourir près de 1000 images dont vous pourrez vous servir afin de créer du contenu de qualité.

Notez que celles-ci sont assez variées et que près d’une trentaine est ajoutée par semaine. Une fois téléchargée, vous pourrez modifier et partager vos images sans le moindre risque.

 

Missions en freelance : 3 astuces pour en trouver rapidement

Aujourd’hui, de plus en plus de personnes souhaitent travailler en freelance afin de jouir d’une liberté totale. En effet, être son propre patron possède de nombreux avantages.

En plus d’opter pour le lieu à partir duquel vous effectuerez vos missions, vous pourrez choisir vos clients. Si le fait de travailler en freelance est le rêve de beaucoup d’entre vous, il est important que vous puissiez trouver des contrats.

Lorsque vous êtes un travailleur indépendant, trouver des missions n’est pas aussi facile que vous le croyez. Avant tout, il vous faudra faire preuve de beaucoup de patience. Vous l’ignorez sans doute, mais la majorité des missions qui vous seront confiées viendront du bouche-à-oreille. Toutefois, il arrive des cas où le simple fait d’établir la bonne stratégie vous permet d’accroître votre visibilité sur le web. Si vous vous demandez comment trouver des clients lorsque vous êtes en freelance, cet article est fait pour vous.

Développer votre réseau

Développer votre réseau est primordial si vous souhaitez trouver des contrats. En effet, lorsque vous offrez des prestations de services, il est important de vous faire connaître. Pour cela, l’une des méthodes les plus simples est de demander à vos clients de vous recommander. En parlant de vous à leurs collaborateurs, il se pourrait que vous soyez très vite contacté pour de nouvelles missions.

Au cas où vous viendriez de quitter votre emploi afin de vous concentrer sur votre travail de freelance, n’hésitez pas à profiter de votre ancien carnet d’adresses. Afin de développer votre réseau, vous pouvez employer différents canaux.

  • Les réseaux sociaux : Partager des informations concernant les missions que vous réalisez sur les réseaux sociaux est très important. D’ailleurs, vous pourriez aller plus loin en rédigeant quelques articles que vous publierez. Il serait également intéressant de passer par ce canal afin de nouer de nouvelles relations professionnelles ;
  • Les forums et blogs : Être inscrit sur de nombreux forums et intervenir dans les débats vous permettra d’accroître votre notoriété. Et si vous avez une belle plume, n’hésitez pas à écrire un ou deux articles de blog ;
  • Google My Business : Cet outil vous sera également très utile si vous souhaitez trouver de nouveaux clients. Google My Business permet aux anciens comme aux nouveaux clients de donner leurs avis. S’il est positif, votre cote montera en flèche.

S’inscrire sur une plateforme de freelance

Considérée comme l’alternative la plus simple, l’inscription sur les plateformes de freelance est une méthode efficace pour trouver des missions. En effet, le but de ces sites est de servir de lien entre les travailleurs indépendants et les clients.

Aujourd’hui, il existe de nombreuses plateformes de freelance, elles sont généralement très appréciées. De plus, ces sites possèdent d’innombrables fonctionnalités. Parmi les plus intéressantes, vous avez :

  • Le picking : Le picking implique que le freelance crée un profil qui est visible par les clients. Ceux-ci prendront contact avec lui en recherchant parmi ceux qui sont présents sur la plateforme ;
  • La qualification des profils : Un peu moins populaire, cette technique consiste à sélectionner des profils de candidats indépendants auxquels il sera demandé de réaliser des missions pour le compte de différentes entreprises ;
  • L’appel à projets : Cette solution est la plus courante. Lors de l’appel à projets, un client propose un projet et les freelances décident s’ils le choisissent ou non.

Un point important concernant ces plateformes est le montant de la tarification. Celui-ci peut varier. En effet, il existe :

  • Freemium : Dans ce cas, le freelance s’inscrit gratuitement sur la plateforme et c’est aux entreprises de payer afin de proposer leurs projets ;
  • L’abonnement : Cette solution consiste pour le freelance à payer un abonnement afin d’avoir accès aux différents projets ;
  • Commission : Dans ce cas, aussi bien les clients que les freelances s’inscriront gratuitement. Toutefois, la plateforme prélèvera une commission sur la facture du freelance.

Entrer en contact avec des entreprises

Aujourd’hui, le télétravail est une solution qui plaît de plus en plus. Toutefois, certaines entreprises apprécient le fait de collaborer avec des freelances qui sont proches d’eux géographiquement. De ce fait, essayer de contacter les entreprises qui sont dans votre ville ou votre région n’est pas à exclure.

Lorsque vous êtes un freelance, les clients apprécient tout particulièrement le fait de pouvoir vous voir, plutôt que d’échanger à travers une plateforme. Si vous êtes à la recherche de structures qui sont à proximité de chez vous, vous pouvez par exemple vous servir de l’outil Google Maps.

Comment relancer sa prospection après le confinement ?

La crise du Covid -19 et le confinement ont obligé les professionnels à ralentir leurs activités. Ceux qui en ont réchappé ont dû revoir leurs techniques de prospection commerciale.

Si toutefois votre activité n’a pas tourné pendant cette période sombre, avec le déconfinement, il est fort probable que vous ne sachiez pas comment la relancer.  En effet, de nombreux chefs d’entreprise sont à la recherche d’opportunités qui leur permettront de se remettre en selle. Si c’est votre cas, le présent article est fait pour vous.

En effet, il propose de vous en dire plus sur les moyens qui sont à votre disposition lorsque vous souhaitez relancer votre prospection commerciale.

Que faire pour relancer votre prospection ?

À la fin du mois de mai, le déconfinement a été annoncé en France. Cela a donné l’occasion à de nombreuses entreprises de rouvrir. Si la situation sanitaire n’était plus aussi critique, il fallait tout de même respecter certaines règles afin de retrouver une vie professionnelle plutôt normale. De ce fait, plusieurs mesures ont été annulées, notamment le couvre-feu.

Dans le même temps, de nombreuses aides financières ont été débloquées par le gouvernement afin de soutenir les entreprises. L’objectif de cette subvention était également de réduire le montant de leurs pertes. Après de nombreux mois d’inactivité, le moment est venu de reprendre du service et surtout de faire le maximum afin de renflouer les caisses qui sont restées vides pendant longtemps.

Si vous êtes commercial dans une entreprise, il est important que vous sachiez adapter vos prospections à la nouvelle situation sanitaire. Dans ce cas, voici quelques pistes que vous pouvez suivre.

Étudier vos prospects avant de les approcher

En période de déconfinement, la prospection commerciale nécessite que vous fassiez un travail d’envergure. En effet, il est important de réaliser un tri permettant d’identifier les structures ou les clients qui souhaitent passer une commande.

Dès lors, votre objectif ne sera plus de faire de la communication de masse, mais plutôt de mener des actions stratégiques qui permettront de reconstituer votre trésorerie.

En effet, tout comme vous, de nombreuses structures rechercheront à faire rentrer de l’argent dans leurs caisses. Dans de telles conditions, procéder à des dépenses qui ne sont pas essentielles sera exclu.

Afin de relancer vos activités, les stratégies que vous devez prioriser sont les suivantes :

  • Intéressez-vous aux partenariats à long terme : Pour y arriver, il suffit de soutenir la reprise des structures que vous aurez sélectionnées. Il vous faudra alors maîtriser votre prix de vente afin d’aider lesdites entreprises à réduire leurs dépenses ;
  • Accepter des délais de paiement plus longs : Opter pour des délais plus longs est une solution qui plaira beaucoup à vos clients. Toutefois, cette stratégie est risquée pour votre comptabilité. En effet, certains peuvent ne plus vous payer une fois que la prestation aura été réalisée ;
  • Offrir un service de meilleure qualité sans augmenter le prix : Cette technique est à utiliser lorsque vous souhaitez fidéliser les clients. Pour cela, il suffit de leur proposer des services complémentaires sans pour autant modifier votre grille tarifaire.

Selon le gouvernement, les aides se maintiendront jusqu’en juin 2021. De ce fait, de nombreuses entreprises continueront à être dans un climat d’incertitude concernant la reprise effective de leurs activités.

Il est également important de noter que pas mal de structures ont été obligées de contracter un Prêt Garanti par l’État afin de survivre à la crise sanitaire qui a engendré une crise économique.

Organiser des rendez-vous en extérieur

Les rendez-vous commerciaux sont également une excellente façon de relancer vos activités. Et puisque les bars, restaurants et cafés sont à nouveau ouverts, il sera facile d’en profiter. Notez qu’en dehors de ces lieux, vous pouvez en trouver d’autres qui vous conviendront et qui conviendront à votre prospect.

Si vous envisagez de relancer votre activité, il est important que vous organisiez minutieusement vos rendez-vous commerciaux. En effet, ceux-ci ne doivent plus être improvisés. De plus, lorsque vous souhaitez recevoir plusieurs prospects à la fois, le mieux est de trouver un lieu qui sera parfait pour accueillir du monde.

Veillez cependant à disposer d’une connexion internet de qualité si vous devez réaliser une présentation par exemple. Notez qu’à défaut de rassembler du monde à un seul endroit, vous pouvez scinder vos prospects en petits groupes. Dans ce cas, la tâche sera beaucoup plus facile pour vous.

Organiser ou participer aux événements professionnels

Dans l’optique de relancer vos activités, vous avez également la possibilité de créer des événements professionnels. Contrairement à ce que vous pensez, cela ne vous demandera pas beaucoup de ressources. D’ailleurs, cet événement pourra vous servir de tremplin à vous et à vos partenaires si vous souhaitez frapper fort.

Il faut également savoir qu’en organisant un événement professionnel, vous aurez l’occasion d’échanger avec les différents acteurs de votre secteur d’activité. Cela permettra à chacun d’exposer ses difficultés et de trouver la meilleure façon de faire face à la crise économique.

Toutefois, l’organisation d’un événement professionnel devra être très encadrée. La crise sanitaire n’étant pas de l’histoire ancienne, il est important pour la réussite de cette rencontre de choisir un lieu qui est adapté (à ciel ouvert de préférence), mais aussi de respecter les gestes barrières.

Pour vous en assurer, n’hésitez pas à désigner un référent « Covid -19 ». La tâche de cette personne sera de s’assurer du respect strict des gestes barrières.

Cette solution compte parmi les meilleures, car en faisant de la délégation de pouvoir, vous pourrez pleinement vous concentrer sur d’autres tâches.

Le portage salarial : La solution pour entreprendre en toute sécurité ?

Au vu des nombreuses difficultés que la plupart des entreprises traversent à cause de la Covid -19, de plus en plus d’entrepreneurs ont la peur au ventre.

En effet, s’il est déjà compliqué d’être son propre patron, chercher à faire des affaires dans un contexte socio-économique aussi rude est quasiment impossible. Fort heureusement, il existe des alternatives qui permettent de faciliter la tâche à l’entrepreneur. Parmi elles, vous avez le portage salarial.

En effet, cette pratique se présente comme une opportunité à saisir, car elle ne possède que des avantages. Le portage salarial permet aux professionnels indépendants de sécuriser leurs revenus, mais aussi leurs relations commerciales. De plus, ils n’auront pas à s’inquiéter des tâches administratives liées à leur activité.

Comment être productif entre deux missions ?

Puisque la vie est faite de hauts et de bas, il arrivera également des moments ou vous manquerez de productivité. En effet, même l’ouvrier qui est le plus ardu à sa tâche finit par ne plus être motivé. Ce phénomène naturel se produit également lorsque vous êtes un travailleur indépendant. Toutefois, il existe quelques astuces qui vous permettront d’être requinqué.

Travailler plus n’est pas toujours un signe de productivité

Travailler très dur ne veut pas dire que vous êtes plus productif que les autres. Aujourd’hui, de plus en plus d’entrepreneurs ne savent pas très clairement quelle méthode de travail adopter afin d’être efficace. Après de nombreuses études sur le sujet, les chercheurs ont fini par conclure que travailler plus n’induit pas forcément une plus grande productivité. Bien au contraire, c’est contre-productif.

Dès lors, l’une des recommandations majeures des scientifiques qui ont réalisé cette étude a été de conseiller à n’importe quel travailleur d’éviter de cumuler les heures supplémentaires et de ne pas réduire leur temps de pause ou de loisirs. En effet, cela ne fera qu’accroître leur stress.

Une dernière recommandation a été de réaliser une liste de tâches et de leur accorder une limite de temps. Notez que ce temps devra être utilisé à bon escient.

Dresser la liste de vos priorités

Établir des priorités est très important lorsque vous souhaitez optimiser votre temps. Pour cette raison, il est conseillé aux travailleurs indépendants de réaliser une liste de leurs priorités. Celle-ci doit commencer par les tâches les plus importantes. C’est à elle qu’il faudra s’attaquer en première position.

Un autre avantage de la liste des priorités est qu’elle vous permettra d’y voir plus clair et d’être mieux organisé. En effet, une fois que vous aurez fait le tri entre les tâches les plus importantes et celles qui le sont moins, il vous faudra identifier celles que vous pouvez déléguer. Cependant, ayez toujours un regard sur le travail qui est fait.

Trouver un temps de pause et ne pas négliger les loisirs

Faire une pause de temps à autre est crucial lorsque vous êtes un travailleur. En effet, cela vous permet de vous aérer l’esprit. Comme vous le savez, plus vous travaillez et plus vous vous fatiguez. Dès lors, il est important de vous relaxer.

Les temps de pause ou de loisirs sont alors de précieux moments dont vous devez profiter. Ils vous permettront de vous ressourcer et surtout de vous divertir. D’ailleurs, après ces instants, vous serez de nouveau prêt à donner le meilleur de vous-même.

Garder la positive attitude

Des pensées négatives ne peuvent en aucun cas donner des résultats positifs. Pour cette raison, il est important que vous ayez le moral. Avoir la positive attitude sera donc un plus pour vous.

Et si vous travaillez en équipe, il faut savoir que le fait d’être toujours joyeux aura un impact sur l’ensemble de vos collaborateurs et sur l’ambiance au sein du groupe.

Comment les freelances peuvent-ils aider les entreprises dans leur transition ?

Aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises font appel aux compétences des freelances. Contrairement aux apparences, ces professionnels ne réalisent pas que de petits projets. Parfois, il arrive que leurs compétences soient nécessaires afin d’accélérer la croissance d’une entreprise.

Les freelances peuvent vous aider à réaliser vos projets

De nombreux freelances interviennent dans les entreprises afin de les aider à piloter des projets. Lorsque vous évoluez dans un domaine précis et que le fonctionnement de vos équipes est très bien coordonné, l’introduction d’un nouveau projet peut vous empêcher d’être toujours aussi efficace.
Afin que le développement d’un nouveau produit n’entrave pas le fonctionnement de votre activité au quotidien, il est possible que vous fassiez appel aux compétences d’un freelance. Celui-ci aura alors pour mission de s’en charger.

Un autre avantage du freelance est que ses prestations vous coûteront généralement moins cher. De plus, en tant qu’expert dans son domaine, il vous assurera un service d’une qualité irréprochable.

Les freelances peuvent vous aider à réduire vos dépenses

Avec la crise du Covid -19, de nombreuses entreprises ont des problèmes de trésorerie. Malgré les aides du gouvernement, de plus en plus de structures envisagent de licencier du personnel afin de ne pas mettre la clé sous la porte. Si la situation est aussi critique, il est important que la qualité du service soit toujours irréprochable.

Dans ce cas, le freelance peut être la solution à ce problème, car le contacter vous permettra d’alléger vos dépenses. Aujourd’hui, de nombreux freelances proposent leurs services aux entreprises. Ceux-ci possèdent les compétences nécessaires afin de travailler sur des micros-projets, mais aussi sur des missions de longue durée.

Un autre point important est que vous pouvez engager un freelance sans trop de contraintes. En effet, pour jouir d’une prestation satisfaisante, le plus difficile sera de trouver des professionnels qualifiés. En général à la fin d’une mission, l’entreprise a le choix entre deux alternatives. La première est de reconduire le contrat du freelance et la seconde est d’y mettre fin.

Notez que la flexibilité dont font preuve les freelances est un point que les entreprises apprécient énormément. De plus, leurs tarifs peuvent être négociés, ce qui n’est pas le cas avec les employés.

Les freelances peuvent vous apporter une expertise plus pointue

En sa qualité d’expert, le freelance est souvent contacté lorsque les entreprises désirent jouir de compétences très particulières. En effet, celui-ci est souvent sollicité pour l’expérience dont il dispose dans un domaine bien précis. Contrairement au salarié, le freelance à la possibilité de se spécialiser dans un domaine d’activité et de poursuivre sur cette voie.

Il fera alors de nombreuses mises à jour de ses connaissances et de ses compétences, notamment grâce à la très grande variété de missions auxquelles il sera confronté. D’ailleurs, il est important de savoir que cet effort d’amélioration constant est l’une des clés de son succès. Avec autant d’avantages, le freelance se place sur le marché de l’emploi comme un professionnel qui est très recherché.

Notez qu’en ayant affaire à un freelance, vous ne perdrez pas de temps. En effet, dès la signature du contrat, il sera prêt à travailler, ce qui n’est pas souvent le cas des salariés qui doivent d’abord trouver leurs marques.

Le freelance peut devenir le meilleur collaborateur des entreprises

La plupart de vos collaborateurs sont des éléments clés sur lesquels vous comptez afin de développer votre entreprise. Même s’il ne fait pas partie de vos employés, le freelance pourrait devenir un collaborateur de choix. En effet, son potentiel est désormais très recherché par les entreprises.

Si vous l’ignoriez, le statut de freelance induit que vous offriez des prestations de qualité à vos clients dans le délai imparti. De plus, il est important de garder à l’esprit que malgré ses nombreuses années de pratique, le freelance sera constamment jaugé par les entreprises. Celles-ci voudront s’assurer qu’elles collaborent avec un spécialiste qui possède un certain savoir-faire.

Le plus grand avantage du métier de freelance est de pouvoir être autonome. Toutefois, lorsque vous confiez des missions sur le long terme à un travailleur indépendant, il peut choisir au final de rejoindre votre équipe. En effet, pour les personnes qui sont à la recherche de plus de stabilité, cette solution peut être envisagée. Dans ce cas, la décision sera mûrement réfléchie, puisque le freelance aura déjà eu l’occasion d’examiner l’ambiance de traille qui règne dans votre structure.

Du point de vue de l’entreprise, engager un freelance s’avère être une excellente idée, notamment lorsque vous avez déjà travaillé avec celui-ci. Puisque vous connaissez ses compétences, vous n’aurez pas à vous poser de nombreuses questions concernant son embauche. Si le freelance auquel vous avez affaire est un individu qui fait preuve de conscience professionnelle, lui proposer de rejoindre votre équipe sera un véritable atout pour votre société.

Celle-ci contribuera alors à accélérer la croissance de la structure, mais aussi à proposer des services plus compétitifs à des prix toujours aussi intéressants.

Travailleurs indépendants : comment éviter le burn-out ?

L’idée d’exercer une activité en freelance en attire beaucoup, mais le risque de burn-out n’est jamais loin. Voici quelques conseils pour l’éviter !

Comment éviter le burn-out en freelance ?

La liberté du statut freelancing est souvent enviée par les salariés d’entreprise. Mais ce que l’entourage ne sait pas toujours, c’est que la charge mentale d’un indépendant peut être bien pire que la pression d’un employeur.

Sans prêter attention aux signes que vous envoie votre corps, vous pourriez vous-même être concerné par le burn-out. Et ce, sans même vous en rendre compte. Alors, pour éviter cette situation désagréable et garder un moral au beau fixe, voici quelques conseils à appliquer dans votre vie d’indépendant.

Qu’est-ce qu’un burn-out ?

Afin de définir la notion de burn-out, prenons la définition officielle de l’OMS : « Sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail ».

Le burn-out est lié au surmenage et à une activité exercée au-delà du seuil de fatigue d’une personne. Il survient quand la charge de travail est trop importante, sur du long-terme notamment.

Burn-out : un risque plus important chez les freelances

En tant qu’indépendant, il n’y a aucune contrainte extérieure susceptible de vous imposer une limite. Aucun employeur ou code de travail n’est là pour réguler la quantité de travail à effectuer. Vous êtes libre de travailler trop, sans toujours vous rendre compte des conséquences.

La faible protection sociale du statut d’indépendant ne rassure pas non plus les freelances, qui préfèrent ne pas s’arrêter au risque de perdre du revenu. Même chose pour les vacances: si vous partez, vous ne recevez aucune indemnité. Une bonne solution est alors envisageable : avoir recours au portage salarial.

Quels sont les effets du burn-out ?

Concrètement, le burn-out se manifeste par une fatigue permanente et un état d’anxiété et d’angoisse. Le cerveau fonctionne au ralenti, et des perturbations cognitives peuvent apparaître telles que des troubles de la concentration. La motivation est au plus bas, et l’épuisement se fait également ressentir mentalement.

Il est indispensable d’identifier ces symptômes dès les premières manifestations, car ils peuvent s’aggraver jusqu’à déclencher des dysfonctionnements physiques plus graves.

4 conseils pour éviter le burn-out en tant que freelance

Il est facile de dire qu’il faut éviter la fatigue mentale et le surmenage. Mais concrètement, comment faut-il s’y prendre ? Voici 4 conseils pour vous aider à gérer efficacement votre activité, sans risque de burn-out.

1 – Préserver son hygiène de vie et sa vie sociale

Travailler pour vous-même ne signifie pas que vous devez rester connecté tous les jours, à tout moment. Afin de garder une vie sociale épanouie et une hygiène de vie saine, il est essentiel de différencier le temps du travail et celui des loisirs.

Octroyez-vous des moments avec vos proches, décrochez totalement de votre boîte mail ou votre téléphone, et oubliez votre activité le temps de vos loisirs. Dans le cas contraire, votre vie professionnelle risque d’écraser votre vie personnelle, et ce n’est pas ce que vous souhaitez.

Enfin, intégrez des activités sportives à votre routine, gardez une alimentation équilibrée et veillez à dormir suffisamment.

2 – Organiser efficacement ses tâches professionnelles

Une bonne organisation est la clé du succès d’un freelance. Contrairement à un salarié d’entreprise, c’est vous qui gérez votre activité du début à la fin. Ainsi, vous devez faire preuve de rigueur afin de gérer efficacement tous les imprévus.

L’objectif d’une activité de freelance n’est pas de brader ses tarifs dans l’espoir d’obtenir un grand nombre de missions, et donc d’être rentable. Pour éviter l’épuisement et préserver la qualité de votre travail, il est préférable de proposer des tarifs plus élevés qui reflètent vos compétences, et d’accepter moins de missions.

3 – Travailler à son rythme

Chaque personne est différente : un rythme de travail adapté pour votre collègue ne sera pas forcément adapté pour vous. En tant qu’indépendant, vous avez le choix de vos horaires de travail. Il importe donc de choisir des horaires adaptés à votre productivité, qui vous apportent un état d’équilibre et de bien-être.

Ainsi, vous évitez de travailler sous pression, et vous ne vous sentez pas noyé sous une charge mentale trop importante. Le secret pour rester efficace : écouter son corps et ses besoins.

4 – Aménager un espace de travail optimal

Le plus difficile dans la vie professionnelle d’un freelance, c’est de rester concentré sur ses tâches. L’appel à la procrastination est partout, surtout chez soi. C’est pourquoi il est essentiel d’avoir un espace dédié à votre travail, dans lequel votre esprit pourra se concentrer sans trop d’efforts.

Dans le cas où vous devriez fournir des efforts constants pour remplir vos engagements, vous faites face à un risque important de dégradation de votre santé mentale. Ainsi, l’aménagement d’un espace privatif vous offre des conditions optimales pour vous sentir serein.

Experts IT : des profils de plus en plus recherchés

Les compétences en informatique sont très recherchées des entreprises. De belles opportunités se présentent pour les experts IT freelances.

 

À l’ère du digital, les compétences des experts en digital sont en nette progression. Et depuis la crise sanitaire, les chiffres n’ont fait qu’augmenter selon une étude de l’agence Bluecoders : là où 35 % des 150 entreprises interrogées ont dû quitter une partie de leurs salariés, pas moins de 88 % d’entre elles ont au contraire étoffé leurs équipes.

 

Parmi ces compétences technologiques, citons entre autres le développement informatique et le Data Management. Les entreprises font davantage appel à des freelances IT, qu’elles préfèrent à l’embauche pour une question de coût, mais aussi de compétences plus techniques. Tour d’horizon sur le secteur des freelances IT.

Les entreprises cherchent plus de diversité des profils

 

La crise sanitaire a largement accéléré le passage au numérique de bon nombre d’entreprises. Tous les secteurs sont concernés, et les compétences recherchées sont de plus en plus techniques.

 

Plusieurs facteurs entrent désormais en jeu : le risque d’une situation de crise économique, et les compétences requises toujours plus techniques dans le monde du digital et de l’informatique. Une option apparaît alors comme idéale aux yeux des employeurs : faire appel à des freelances IT.

 

De cette manière, les entreprises peuvent bénéficier de l’expertise de profils variés dans le domaine, sans avoir à embaucher plusieurs personnes. Le coût est moins élevé, le risque moins important, et les compétences proposées sont plus nombreuses.

 

Un tout-en-un pour les employeurs, pour le plus grand bonheur des freelances du secteur informatique et technologique.

 

Une situation qui motive les indépendants du secteur IT

 

Cet engouement des entreprises pour les profils « techs » a poussé de nombreux professionnels du secteur à se lancer dans l’entrepreneuriat. Selon cette même étude de Bluecoders, 21 % des répondants concernés ont sauté le pas. Ces derniers ont pris note des opportunités qui se présentaient à eux, et les ont amenées à leur avantage.

 

La demande de talents informatiques ayant fortement augmenté, le secteur fait face à une pénurie de main-d’œuvre. Les entreprises ont alors revalorisé les salaires, avec 61 % de salariés qui ont bénéficié d’une augmentation. La conjoncture est très favorable à ces experts en technologie, et de belles opportunités sont à saisir.

 

Finalement, c’est un constat qui paraît logique puisque le digital s’impose dans tous les secteurs d’activité. Le risque d’entreprendre est beaucoup moins élevé pour les professionnels IT, et ce, même pour un débutant.

 

Le portage salarial : un statut d’indépendant avantageux

 

Pour les experts IT souhaitant exercer leur activité en toute autonomie, le portage salarial est une alternative offrant de nombreux avantages.

 

La création d’entreprise implique des démarches juridiques lourdes, une gestion quotidienne parfois chronophage, et une protection sociale trop faible. Lisez la suite pour comprendre en quoi le portage salarial est une alternative avantageuse pour les professionnels du secteur informatique.

 

Un gain de temps et d’énergie pour les experts IT

 

L’entreprise de portage se place comme un intermédiaire entre les entreprises clientes et le travailleur indépendant.

 

Concrètement, le consultant porté ne s’attarde pas sur toutes les tâches administratives, juridiques et financières qu’implique une activité indépendante. C’est l’entreprise de portage qui gère tous ces aspects contraignants, en échange d’une commission qu’elle prend sur le chiffre d’affaires du salarié porté.

 

En tant qu’indépendant dans le domaine de l’informatique, vous avez tout le temps de vous consacrer à vos missions et à vos clients.

 

Des avantages sociaux similaires au statut de salarié classique

 

En plus du gain de temps et d’énergie, un indépendant en portage salarial bénéficie des mêmes avantages sociaux qu’un salarié d’entreprise classique. Ces avantages comprennent le droit aux congés payés, une protection sociale complète, mais également une assurance de Responsabilité Civile Professionnelle.

 

Le statut d’entrepreneur peut faire peur, et n’apporte pas la même sécurité que le salariat. C’est pour cette raison que de nombreux professionnels hésitent à se lancer, car ils ne souhaitent pas prendre le risque qu’implique une création d’entreprise.

 

Une offre de service qui va au-delà de la gestion des tâches administratives

 

Une entreprise de portage salarial ne se résume pas à la gestion de vos tâches fiscales, juridiques et financières. Elle propose également un accès à un réseau de professionnels et d’experts, dans votre domaine ou dans d’autres secteurs d’activité, à des formations et ateliers, ou encore à des rencontres organisées.

 

L’accompagnement personnalisé est au cœur du concept de portage salarial. Une équipe est là pour vous soutenir dans chacune de vos missions, pour apporter les réponses à vos questions, et pour participer au développement de votre activité.

 

Finalement, vous êtes salarié d’une entreprise pour laquelle il n’existe aucun lien hiérarchique. Bien au contraire, l’entreprise de portage salarial se définit comme un partenaire de confiance pour développer votre activité.

Frais de repas : exonérations des charges sociales sous conditions

Les indemnités de repas sont exonérées de charges sociales. Cependant, les mesures du 25 juin 2021 ont apporté quelques restrictions. 

Indemnités de repas : exonération des charges sociales sous conditions

Les frais de repas ne sont généralement pas soumis aux cotisations sociales pour les salariés. Mais l’évaluation forfaitaire varie selon la situation : déplacement professionnel, repas dans les locaux de l’entreprise ou sur des chantiers.

 

Depuis le 25 juin 2021, de nouvelles règles s’appliquent concernant l’exonération des charges sociales sur les indemnités repas. Ces règles ont été précisées par le Bulletin Officiel de la Sécurité Sociale (BOSS) afin de lutter contre les abus en matière de repas d’affaires.

 

Quelles sont ces nouvelles mesures et quels changements impliquent-elles pour les salariés ? Lisez cet article pour en savoir plus.

Frais de repas : exemption de charges sociales

 

Pour un salarié, le remboursement des frais de repas est exonéré de cotisations sociales dans le cas d’un déplacement professionnel ou d’une contrainte de prendre ses repas sur son lieu de travail.

 

En cas de repas pris au restaurant, l’employeur a l’obligation d’apporter une preuve que le salarié était contraint de prendre son repas au restaurant. Dans le cas où il prendrait son repas dans sa voiture, le BOSS applique la limite des repas pris hors des locaux de l’entreprise.

 

Depuis le 1er avril 2021, les dépenses liées aux repas d’affaires sont désormais des frais professionnels. Ils sont donc exclus de l’assiette des cotisations sous les conditions suivantes :

 

  • Les dépenses ne sont pas régulières et ont un caractère exceptionnel,
  • Les dépenses sont effectuées uniquement dans l’intérêt de l’entreprise,
  • Les dépenses sont justifiées par des pièces comptables.

 

Frais de repas : quels changements avec les mesures 2021 ?

 

C’est le 25 juin 2021 que le BOSS apporte plus de précisions concernant les abus manifestes. En effet, il n’y a pas d’abus manifeste si la fréquence de repas d’affaires du salarié n’excède pas un repas par semaine, ou cinq repas par mois.

 

Si ce chiffre est dépassé, les repas d’affaires ne sont plus considérés comme des frais professionnels, mais comme des avantages en nature.

 

Les pièces comptables doivent inclure le montant des dépenses supportées par le salarié, le détail des personnes qui ont participé au repas d’affaires, ainsi qu’une preuve que le repas a vraiment eu lieu.

 

Les frais professionnels en portage salarial

 

L’un des gros avantages du portage salarial, c’est le statut de salarié des consultants portés. Ce statut juridique avantageux implique également le remboursement des frais professionnels, réel avantage par rapport au statut de micro-entreprise. En effet, pour ce dernier, aucun remboursement n’est possible, peu importe le type de dépenses.

 

En portage salarial, les frais professionnels peuvent être remboursés par le client. Dans ce cas, il s’agit de frais professionnels de mission. D’autre part, si les frais ne sont pas refacturés à votre client, l’entreprise de portage peut vous rembourser ces frais : ce sont les frais professionnels de fonctionnement.

 

Un salarié porté peut, à l’inverse d’un salarié classique, optimiser ses revenus en faisant passer certaines dépenses en frais professionnels de fonctionnement. Le remboursement augmente donc le revenu net du consultant porté, puisqu’il ne constitue pas du salaire.

 

Il existe trois conditions pour se faire rembourser des frais professionnels en portage salarial :

 

  • Le montant total mensuel du remboursement des frais ne doit pas excéder 30 % du chiffre d’affaires HT,
  • Les dépenses engagées doivent être en lien direct avec l’activité professionnelle du salarié porté,
  • La date d’engagement doit correspondre à une journée travaillée.

 

Les frais de repas, ou frais professionnels de nourriture, font également partie de ces frais professionnels, à partir du moment où le consultant porté peut justifier que ces dépenses sont liées à son activité : un repas avec un client par exemple.

 

Des règles plus strictes concernant les repas d’affaires

 

Depuis la mise à jour du 25 juin 2021, les conditions se sont endurcies concernant les repas d’affaires. Et ces nouvelles mesures s’appliquent également aux salariés portés, qui sont soumis aux mêmes règles que les salariés d’entreprise classique.

 

Les restrictions sont ainsi identiques et applicables pour tous :

 

  • Caractère ponctuel et limité en nombre, les dépenses doivent être exceptionnelles,
  • Absence d’abus manifeste,
  • Justification par des pièces comptables, attestant du montant dépensé et de la qualité des participants au repas.

 

Malgré tout, si toutes les conditions sont respectées, il est encore une fois plus avantageux pour un indépendant de choisir l’option du portage salarial. Ainsi, il a la possibilité de se faire rembourser ses frais professionnels, chose impossible avec les autres statuts juridiques.

Restaurateurs et maçons : aides pour prévenir les arrêts

La restauration et la maçonnerie sont deux secteurs qui peuvent être très impactés par les arrêts d’activité. Des dispositifs existent afin de répondre à cela.

 

Restauration et maçonnerie : des dispositifs pour prévenir les arrêts de travail

 

La crise sanitaire a impacté certains secteurs plus que d’autres, et la restauration est en première ligne de mire. Les établissements ont été obligés de fermer à cause des confinements à répétition, ce qui a fortement déstabilisé la santé économique des entreprises.

 

De son côté, le secteur de la maçonnerie a lui aussi été durement touché : impossibilité de se rendre à domicile pour des petites réparations, et arrêt des chantiers. Pour les professionnels de ces deux secteurs d’activités, maçons et restaurateurs, le portage salarial s’est imposé comme la meilleure solution pour rebondir.

Des secteurs d’activité victimes de la crise sanitaire

 

Dans les secteurs de la restauration et de la maçonnerie, les professionnels exercent des métiers indépendants. Et un statut indépendant implique une faible sécurité sociale, particulièrement en cas d’arrêt de travail.

 

Les activités se sont vues contraintes d’être temporairement arrêtées lors des nombreux confinements, ce qui a constitué une perte de revenus immédiate pour les professionnels indépendants. Mais, à l’inverse des salariés, pas de chômage partiel ou d’indemnités journalières pour ces professionnels : rien pour amortir le choc.

Les subventions mises en place pour aider les restaurateurs et les maçons

 

Heureusement, la branche « Risques professionnels » de l’Assurance Maladie a mis en place des dispositifs d’aide pour ces indépendants. Le 15 juin 2021, elle a distribué deux subventions destinées au financement de nouveaux équipements : la Prévention restaurateurs indépendants et la Prévention maçons indépendants.

 

Ces subventions peuvent aller jusqu’à 2 000 euros, et sont destinées à financer des équipements bien définis pour ces deux secteurs d’activité.

 

La Prévention restaurateurs indépendants permet aux restaurateurs de financer l’acquisition d’un lave-vaisselle, d’un four mixte, d’un plan de cuisson électrique, d’une table, d’un poly cuiseur multifonctions, et d’une desserte, entre autres.

 

L’utilisation de la Prévention maçons indépendants est quant à elle valable uniquement pour l’achat d’un échafaudage roulant ou d’une plateforme roulante.

 

Le portage salarial : une sécurité pour les indépendants

 

Tous les indépendants le savent, le moindre arrêt d’activité a des conséquences directes sur les revenus. En tant que chef d’entreprise qui emploie plusieurs salariés, la seule chose à faire est d’essayer de s’adapter ou de rebondir tant bien que mal. Mais pour un professionnel libéral ou un auto-entrepreneur, une alternative existe pour garder une protection sociale optimale en cas d’arrêts de travail : le portage salarial.

 

Le concept du portage salarial est simple : il s’agit d’une relation tripartite entre l’indépendant, devenu salarié porté, ses entreprises clientes, et l’entreprise de portage qui joue le rôle d’intermédiaire entre les deux. En d’autres termes, le portage salarial permet à l’indépendant d’avoir un statut de salarié, tout en exerçant son activité de manière libre et autonome.

 

La protection sociale faible des statuts juridiques d’entrepreneurs en fait hésiter plus d’un. Particulièrement en ces temps incertains, beaucoup de créateurs d’entreprise aimeraient garder leurs avantages sociaux, en cas d’arrêt maladie ou de grossesse notamment. C’est maintenant possible avec le portage salarial.

 

Une facilité de gestion d’activité avec le portage salarial

 

En plus d’apporter une couverture santé similaire à celle des salariés, le portage salarial offre un réel soulagement administratif à l’indépendant. En effet, c’est l’entreprise de portage salarial qui se charge de toutes les tâches fiscales, administratives, juridiques et financières.

 

De son côté, le travailleur indépendant en portage salarial peut se soucier uniquement de son cœur d’activité : ses clients et ses missions. C’est l’entreprise de portage qui facture ses clients et qui déclare ses revenus. En contrepartie, celle-ci prend une commission sur le chiffre d’affaires du consultant porté, ce qui constitue sa rémunération en tant qu’intermédiaire.

 

Enfin, l’entreprise de portage salarial offre un cadre de soutien pour l’indépendant, qui ne se retrouve pas seul dans son activité comme c’est le cas en statut d’entrepreneur. Les autres salariés portés constituent pour lui un réseau de professionnels avec qui échanger et avancer. Selon l’entreprise de portage, des formations et ateliers sont également dispensés aux consultants portés afin de gagner en compétences et de développer leur activité.

 

Sous de nombreux aspects, le portage salarial est une alternative qui permet de réunir les avantages sociaux du statut de salarié avec les avantages de l’entreprenariat : liberté et autonomie. C’est une option qui a séduit de nombreux indépendants aujourd’hui, et qui ne cesse d’en attirer de nouveaux.

 

Prendre des vacances : le défi des freelances

Les travailleurs indépendants ont eux aussi droit à des vacances. Mais les choses ne sont pas toujours simples, alors voici nos conseils!

Les travailleurs indépendants ont eux aussi droit au farniente. Tout le monde a besoin de faire une pause, de recharger les batteries et de profiter de quelques semaines de repos.

Mais dans la vie d’un freelance, les choses sont parfois plus compliquées qu’il n’y paraît. Il faut faire preuve d’une grande organisation pour ne pas perdre sa liberté de prendre des vacances. Passons en revue les quelques règles à respecter pour profiter pleinement de ses vacances en tant qu’indépendant.

Une planification des vacances bien à l’avance

Les vacances pour les indépendants impliquent souvent un principe très désagréable : vous devez travailler plus avant les vacances, et encore plus que d’habitude à votre retour. Les choses peuvent vite devenir frustrantes, et nombreux sont ceux qui préféreront ne pas prendre de vacances pour ne pas avoir à vivre cette période de stress.

Un conseil : planifiez vos vacances le plus en avance possible. Informez vos clients, n’acceptez pas de nouvelles missions dans l’immédiat, et fixez vos dates de congés de manière stricte. Ne vous laissez pas influencer par un contrat intéressant qui annulerait finalement vos vacances, ou vous obligerait à fournir un travail énorme en revenant.

Un budget préalablement défini

S’il n’y a pas de congés payés en freelance, ou du moins si les avantages sociaux sont beaucoup moins intéressants que dans le salariat, ce n’est pas une raison pour s’en priver. Le secret pour partir en vacances sans se soucier des finances : établir un budget au préalable.

Estimer ses dépenses est une manière efficace de planifier ses congés, et de s’y tenir afin d’éviter les mauvaises surprises. Vous réduisez ainsi l’impact financier de vos vacances, et partez l’esprit léger.

Il est également nécessaire d’évaluer précisément la perte de revenu. Avant de partir, vous devez vous assurer que vos finances seront en bonne santé après cette période de congé. Si le budget estimé permet de s’absenter uniquement une semaine, ne prenez pas de risque en partant plus longtemps. Il vaut mieux profiter d’une semaine de détente, plutôt que partir deux semaines et angoisser pour la reprise.

Une communication efficace avec ses clients

 

Les vacances ne doivent pas avoir un impact négatif sur les relations professionnelles que vous avez construites avec vos clients. Il est essentiel de les prévenir en amont de vos dates de congés, afin de ne pas les prendre de court et perdre la confiance qu’ils avaient en vous. Ou pire, les perdre en tant que clients.

À travers une communication transparente avec vos clients, vous préservez votre image de partenaire fiable et consciencieux. N’hésitez pas à leur envoyer un rappel une semaine avant votre départ, afin de vous assurer qu’ils n’ont besoin d’aucun détail supplémentaire avant votre départ.

Enfin, pour le reste de vos contacts, pensez à configurer un message automatique d’absence sur votre boîte mail professionnelle. Ainsi, vous laissez savoir à d’éventuels prospects ou autres partenaires que vous ne les ignorez pas.

Un soutien de nos amis les freelances

Une tendance qui fonctionne plutôt bien chez les indépendants : faire appel à son réseau professionnel pour se faire remplacer.

Bien que vos clients vous aient choisi vous, il n’est pas mal vu de trouver du soutien chez des collègues fiables et aussi compétents que vous. Ainsi, dans le cas d’un projet qui ne pourrait attendre votre retour, il est parfois judicieux de déléguer une partie ou l’intégralité du travail à un ami freelance.

Le plus important est de respecter la confiance que vos clients vous ont accordée. Il est essentiel de choisir un partenaire sur lequel vous pouvez compter, auquel cas il vaudrait mieux oublier cette idée. Et, chaque fois que cela est possible, préférez toujours réaliser le travail vous-même.

Le portage salarial : une vie d’indépendant allégée

Contrairement à la gestion d’une entreprise, le statut de salarié porté permet de bénéficier d’un allègement des tâches liées à une activité indépendante. En effet, l’entreprise de portage se place comme un intermédiaire entre les clients et le professionnel indépendant, et gère tout l’aspect administratif et financier.

Les indépendants qui font le choix d’être en portage salarial auront plus de temps à consacrer au cœur de leur activité. Mais ce n’est pas tout, puisqu’ils bénéficient également des avantages sociaux des salariés : les congés payés.

Ainsi, le portage salarial est une alternative qui regroupe la sécurité du salariat et la liberté de l’indépendant. Et c’est un avantage qui concerne également les vacances.

Garantie décennale pour les autoentrepreneurs du BTP

La souscription d’une garantie décennale est obligatoire pour les professionnels du BTP. Lisez cet article pour tout savoir sur cette assurance décennale.

Auto-entrepreneurs dans le BTP : la garantie décennale

La loi Spinetta en 1978 a rendu obligatoire la souscription d’une garantie décennale pour la grande partie des professionnels du BTP.

La garantie décennale est une assurance qui couvre des dommages potentiels dans le cadre des métiers du bâtiment. Elle couvre le professionnel pendant dix ans après avoir terminé un chantier, et est obligatoire. Lisez cet article pour comprendre son fonctionnement et les dommages qu’elle couvre.

Qu’est-ce que la garantie décennale ?

Les artisans du BTP n’ont pas d’autres choix que de souscrire à une assurance décennale. Tous les métiers du bâtiment sont concernés par cette obligation d’assurance, que ce soient les maçons, les plombiers ou encore les électriciens. En tant qu’indépendant dans le secteur BTP, vous devez donc vous couvrir par la garantie décennale et pouvoir en justifier auprès de vos clients.

Après la fin d’un chantier, la responsabilité de l’artisan est engagée pendant dix ans auprès du propriétaire et des acquéreurs successifs. Dans le cas où le professionnel ne se couvrirait pas par la responsabilité civile décennale, celui-ci est passible de 75 000 € d’amende et d’une peine d’emprisonnement de 6 mois.

Différences entre garantie décennale et assurance dommage-ouvrage

Il ne faut pas confondre ces deux types d’assurance : la garantie décennale et l’assurance dommage-ouvrage. La garantie décennale s’étale sur dix ans et couvre les dommages ou vices cachés qui remettraient en cause la solidité de l’ouvrage livré. Elle s’applique dès la réception des travaux, et l’artisan est obligé d’y souscrire en présentant un justificatif à son client.

Quant à l’assurance dommage-ouvrage, elle doit être signée par le maître d’ouvrage. Elle s’étale également sur dix ans, et concerne tous les dommages liés à l’intervention du professionnel ou de circonstances extérieures. La différence réside dans le fait qu’elle concerne uniquement le maître d’ouvrage privé, ou le promoteur par exemple.

Les dommages couverts par la garantie décennale

La garantie décennale couvre les dommages touchant au gros œuvre, au second œuvre et aux systèmes de tuyauteries encastrées et chauffage. Elle doit être souscrite avant le démarrage des travaux, et couvre les dommages causés par la réalisation des travaux à partir de la réception du chantier.

L’assurance décennale s’applique pour les vices concernant la solidité de l’ouvrage, dans le cas d’un effondrement du bâtiment par exemple. Ces dégâts concernent les fondations, la charpente, la toiture et les murs. Elle couvre également les dommages touchant l’isolation, la menuiserie et les installations électriques, qui rendraient ainsi le bâtiment impropre.

Pour un exemple concret, prenons un électricien auto-entrepreneur. En cas de sinistre rendant l’ouvrage impropre à la destination, la garantie décennale du professionnel s’appliquera.

Les installations électriques étant assez complexes, c’est pourquoi même les plus petits travaux de maintenance peuvent mettre en cause la responsabilité de l’électricien. Un sinistre peut arriver si la surchauffe d’un tableau électrique entraîne la détérioration du réseau électrique.

Le coût d’une garantie décennale en auto-entreprise

En moyenne en France, le coût d’une garantie décennale est de 170 € par mois pour une auto-entreprise. Plusieurs facteurs sont à prendre en compte pour connaître le coût d’une assurance décennale en auto-entreprise. En voici la liste :

 

  • Le chiffre d’affaires de l’auto-entreprise ;
  • La zone géographique, la garantie décennale étant moins chère dans les régions les moins peuplées ;
  • Le niveau de garantie de l’assurance décennale ;
  • Le prestataire d’assurance choisi, les écarts de prestations et tarifs pouvant être importants ;
  • Les risques que présentent l’activité de l’auto-entrepreneur et les techniques de construction qu’il emploie ;
  • L’expérience de l’auto-entrepreneur : les débutants sont soumis à une majoration d’environ 10 %, tandis que les professionnels dont l’expérience dépasse les 10 ans peuvent profiter de remises sur la prime d’assurance allant jusqu’à 15 %.

Portage salarial : la sécurisation des revenus

Le portage salarial offre la possibilité de garder ses avantages sociaux et les assurances d’un employeur qui vont avec, tout en exerçant son activité de manière libre et autonome. À l’inverse de l’auto-entrepreneur qui engage son patrimoine et ses ressources personnelles, le salarié porté bénéficie de garanties élevées grâce à l’entreprise de portage salarial qui l’emploie.

Les coûts sont également moins élevés pour l’indépendant exerçant en portage salarial dans le domaine du BTP. Grâce au statut de salarié, les professionnels bénéficient d’une sécurité maximale. Ils peuvent ainsi se concentrer sur leur cœur de métier : leurs clients et leurs missions en BTP.

Devenir indépendant : un statut attirant et inquiétant ?

Le statut d’indépendant présente ses avantages et ses inconvénients. Une solution existe pour combiner les deux : le portage salarial.

 

3,6 millions, c’était le nombre de travailleurs indépendants en France en 2019. L’autonomie offre une grande liberté professionnelle qui en a déjà séduit plus d’un, et qui en attire toujours plus. Le modèle du salariat s’affaiblit, et la crise sanitaire actuelle a plutôt encouragé cette nouvelle tendance.

 

Mais le statut d’indépendant ne présente pas que des aspects positifs. Avec toutes les tâches administratives et financières qu’il implique, la charge de travail peut devenir très importante. Sans compter que la protection sociale est beaucoup plus faible que pour un salarié d’entreprise.

Une évolution importante des travailleurs indépendants

 

De plus en plus de professionnels se tournent vers le statut d’indépendant, et font le choix de créer leur entreprise. Une alternative au salariat qui permet de gagner en autonomie et en liberté, argument plutôt rassurant face à l’actuelle situation économique qui touche le monde entier.

 

Les Français ont ainsi réalisé le risque de la perte d’emploi, et les conséquences qu’une telle situation peut avoir sur leur vie. Beaucoup ont cherché à développer leur activité de manière indépendante, et certains se sont même totalement recyclés dans un autre secteur d’activité.

 

D’après une étude réalisée auprès d’Opinionway, pas moins d’un Français sur deux considère le statut d’indépendant comme une solution envisageable et pertinente pour répondre aux enjeux actuels.

 

Et du côté des entreprises, cette tendance est également très appréciée : elles peuvent profiter de l’expertise de nombreux consultants et professionnels, sans pour autant devoir les recruter. Les coûts sont donc moins élevés, et tout le monde y gagne. Le freelancing serait-il le monde professionnel de demain ?

 

Une protection sociale plus faible pour les entrepreneurs

 

L’inconvénient majeur que présente le statut d’indépendant concerne la protection sociale. En effet, les avantages sociaux d’un entrepreneur sont loin d’être les mêmes que pour un salarié d’entreprise. Si l’irrégularité des revenus est souvent un frein à l’entreprenariat, la faible protection sociale est l’élément qui empêche plus d’un professionnel à sauter le pas.

 

Bien que les nouvelles mesures prises depuis le 1er juillet 2021 soient un grand pas pour les professionnels libéraux, les avantages sociaux ne valent toujours pas le confort du salariat. En particulier pour les femmes qui, lors d’une grossesse, regrettent cet écart d’indemnités journalières pour les indépendantes.

 

De plus, c’est à l’indépendant entrepreneur de souscrire à sa propre assurance de Responsabilité Civile Professionnelle (RCP). Puisqu’il ne dépend d’aucune entreprise, il ne peut pas bénéficier d’une mutuelle collective ou de l’assurance-chômage de son entreprise. Le consultant indépendant se prend en charge seul, et doit assumer les risques liés à son activité.

 

Le portage salarial : autonomie de l’indépendant et sécurité du salarié

 

Depuis quelques années, une autre alternative s’offre aux professionnels souhaitant exercer leur activité de manière indépendante : le portage salarial.

 

Le principe est simple : le consultant indépendant devient salarié d’une entreprise de portage salarial. Celle-ci l’embauche, lui fournit chaque mois une fiche de paie, et s’occupe de ses cotisations et déclarations tout comme le fait une entreprise classique pour ses salariés.

 

De son côté, le consultant porté gère son activité de manière totalement autonome, sans aucun lien hiérarchique avec l’entreprise de portage. Il s’occupe de sa prospection commerciale, en cherchant lui-même ses clients et en choisissant ses missions. Lorsqu’il souhaite travailler avec une entreprise cliente, celle-ci signera un contrat avec l’entreprise de portage.

 

L’entreprise de portage gère tout l’aspect administratif, juridique et financier du salarié porté, et perçoit une commission sur le chiffre d’affaires en guise de rémunération. Le concept repose donc sur une relation tripartite entre le consultant, son client, et l’entreprise de portage servant d’intermédiaire entre les deux.

 

Les avantages sociaux du salarié porté

 

Concrètement, l’indépendant qui choisit le portage salarial bénéficie des mêmes avantages sociaux qu’un salarié classique : assurance chômage, indemnités journalières en cas de maladie, assurance de Responsabilité Civile Professionnelle, etc.

 

Le portage salarial est le compromis idéal entre la liberté professionnelle du statut d’entrepreneur, et les avantages rassurants du salariat. Le risque d’impayés est également inexistant, puisque c’est l’employeur, donc l’entreprise de portage, qui s’occupe de la facturation.

 

D’autant plus qu’une entreprise de portage ne s’arrête pas à des services de gestion administrative : elle vous offre un cadre optimal pour exercer votre activité, grâce à un réseau de professionnels prêts à partager leur expertise et à vous accompagner au quotidien.

 

De nombreux services additionnels sont proposés, tels que des formations, des ateliers ou des rencontres organisées. À vous de bien choisir votre entreprise de portage, et étudier les offres disponibles pour trouver le meilleur partenaire.

 

Trouver facilement des clients en portage salarial

Le portage salarial permet d’exercer son activité en toute autonomie. Mais comment trouver facilement ses clients ? Vous saurez tout dans cet article ! 

Ces dernières années, le nombre de travailleurs indépendants a considérablement augmenté : ils étaient 2,5 millions de freelances en 2008, et plus de 3,6 millions fin 2019 d’après l’Insee. Mais si l’autonomie attire les professionnels, elle implique également de grandes responsabilités.

La première mission d’un travailleur indépendant est de trouver des clients. La demande est élevée, mais le marché est concurrentiel. L’un des avantages majeurs du portage salarial, c’est que vous avez plus de temps pour prospecter et trouver des missions qui vous correspondent. Alors, comment trouver des clients en portage salarial ? Lisez cet article pour trouver les réponses à vos questions.

Décrocher des missions en freelance : une activité parfois chronophage

Rechercher des clients est une étape essentielle pour développer son activité, et c’est aussi celle qui peut prendre le plus de temps.

Entre les tâches administratives et financières, la prospection commerciale et les missions à accomplir, les débordements arrivent très vite. Dans ce contexte, le portage salarial est l’alternative idéale pour avoir son indépendance tout en épargnant la perte de temps administrative. Cependant, comme pour tout indépendant, le salarié porté doit trouver lui-même ses clients.

Trouver des clients en portage salarial grâce aux plateformes de mise en relation

Dans le cadre d’une activité indépendante, que ce soit en entreprise ou en portage salarial, il peut être compliqué de trouver ses premiers clients. Vous n’avez pas forcément de références, de projets terminés à présenter aux potentiels clients, et vous ne pouvez simplement pas prouver votre expertise.

Une solution idéale pour trouver des missions facilement : s’inscrire sur les plateformes de freelancing. Il en existe un grand nombre sur le web, des plus généralistes aux plus spécialisées. Sur le marché français, la plateforme généraliste la plus connue est Malt. Mais il existe d’autres plateformes internationales, notamment UpWork qui s’est imposée comme la marketplace leader sur le marché freelance.

Évidemment, vous n’êtes pas les seuls sur ces plateformes. La concurrence est rude, et c’est à vous de vous démarquer par un profil attractif qui met en valeur vos compétences.

Un réseau de professionnels avec le portage salarial

Contrairement aux travailleurs indépendants sous le statut d’entreprise, les salariés portés bénéficient d’un réseau d’experts et de consultants proposé par l’entreprise de portage. Le professionnel n’est pas seul, et peut échanger avec des pairs de son secteur ou d’autres domaines d’activité.

Ce réseau, en plus d’apporter un soutien, peut également amener de nouvelles opportunités pour les salariés portés. Le bouche-à-oreille a toujours été l’un des meilleurs moyens de gagner des clients, et il faut se faire connaître pour développer efficacement son activité.

Un salarié porté peut-il se faire licencier s’il ne trouve pas de mission ?

En optant pour le portage salarial, un travailleur indépendant fait le choix d’exercer son activité en toute autonomie tout en bénéficiant des avantages d’un salarié. Toutefois, le statut de salarié implique certaines règles pouvant être imposées par l’entreprise de portage.

Bien que l’absence de missions ne puisse être une raison suffisante et valable pour licencier un salarié porté, celui-ci s’engage tout de même à atteindre des objectifs clairs. Décrocher des missions est l’une des responsabilités du consultant porté, puisque l’entreprise de portage lui fait confiance en l’embauchant.

Mais un licenciement doit être justifié par une cause sérieuse et concrète. L’entreprise de portage, comme toute autre entreprise en cas de licenciement, doit pouvoir expliquer ce licenciement avec des éléments concrets. Elle doit aussi prouver un impact négatif réel sur l’activité de l’entreprise.

L’entreprise de portage : un accompagnement personnalisé pour le salarié porté

Malgré tout, il faut souligner qu’il est beaucoup plus facile de trouver des missions pour un salarié porté que pour un indépendant entrepreneur. En effet, l’entreprise de portage offre un cadre favorable à un développement efficace de votre activité.

Non seulement les salariés portés bénéficient d’un réseau de professionnels experts dans différents domaines, mais ils ont également accès à des formations et ateliers organisés par l’entreprise de portage. Celle-ci accompagne les consultants dans toutes leurs démarches, et les soutient dans les difficultés qui se présentent.

Chaque entreprise de portage aura sa propre offre de services, et ses propres caractéristiques. Certaines peuvent être spécialisées dans des domaines en particulier, et d’autres peuvent proposer davantage de formations et d’accompagnement dans le cœur d’activité.

À vous de trouver l’entreprise de portage qui répondra le mieux à vos besoins, afin de commencer cette nouvelle aventure sereinement.

Comment limiter le risque d’infractions ?

Une erreur dans ses déclarations de revenus peut coûter très cher pour l’indépendant. Découvrez les sanctions applicables et comment les éviter.

Éviter un contrôle fiscal en limitant le risque d’infractions

Tous les ans, chaque citoyen français a le devoir de déclarer ses revenus et payer ses impôts. Le prélèvement à la source a facilité les démarches, puisque cet impôt est directement prélevé du salaire et ensuite recalculé à la fin de l’année fiscale.

 

Mais pour les indépendants, les démarches sont beaucoup plus complexes puisqu’il faut tenir correctement à jour sa comptabilité d’entreprise. Et en cas d’erreur, les sanctions peuvent être difficiles à encaisser. Tour d’horizon sur les risques d’infractions afin de bien se préparer.

Prélèvement à la source : le remboursement du trop-perçu d’impôt

Avec le prélèvement à la source, le montant définitif de l’impôt sur le revenu n’est pas encore connu. Ce montant est donc ajusté après la déclaration annuelle en mai ou en juin, ce qui donne parfois lieu à un remboursement en juillet ou en août : soit pour une restitution des crédits d’impôts, soit pour un trop-perçu d’impôt par le prélèvement à la source.Un trop-perçu peut être expliqué par une baisse de revenus, ou une situation familiale qui a changé, car le taux de prélèvement dépend de votre situation en date de la dernière déclaration. Le remboursement ne nécessite aucune démarche particulière, et se fait automatiquement par virement sur le compte bancaire.

 

Les sanctions possibles après un contrôle fiscal

 

Dans le cadre d’un contrôle fiscal, l’administration fiscale peut détecter une fraude et appliquer des sanctions au responsable. Il existe deux types de sanctions : les sanctions fiscales et les sanctions pénales.

 

Des sanctions fiscales peuvent être appliquées dans le cas où l’administration découvrirait l’existence d’une activité non déclarée, appelée activité occulte. Dans ce cas, l’impôt à payer peut être majoré de 80 %.

 

Ces sanctions sont applicables si votre déclaration est volontairement incomplète, si vous avez sous-évalué la valeur de votre patrimoine, ou oublié de déclarer un revenu imposable ou un bien. Différentes sanctions s’appliquent selon le cas :

 

  • 80 % de majoration en cas d’optimisation abusive d’une règle fiscale et en cas de manœuvres frauduleuses dont l’objectif est de tromper l’administration fiscale ;
  • 40 % de majoration en cas d’oubli volontaire, ou si vous n’êtes pas le principal bénéficiaire de la démarche.

 

L’administration fiscale peut également appliquer des intérêts de retards, qui s’élèvent à 0,20 % par mois de retard.

 

Les situations dans lesquelles la responsabilité pénale est engagée

 

En plus des sanctions fiscales, l’administration fiscale peut engager des poursuites pénales. Les peines encourues peuvent atteindre 7 ans d’emprisonnement et 3 000 000 € d’amende si les faits sont commis en bande organisée.

 

C’est aussi le cas pour une ouverture de comptes auprès d’organismes établis à l’étranger dans le but d’une optimisation fiscale, pour une domiciliation ou un acte fictif à l’étranger, ou pour l’usage de faux documents. En cas de fraude, les poursuites pénales peuvent être engagées jusqu’à 6 ans après l’année de l’infraction.

 

Pour un individuel, un entrepreneur indépendant par exemple, la sanction pénale peut atteindre 500 000 € d’amende et jusqu’à 5 ans d’emprisonnement.

 

Un plus grand risque d’infraction pour les indépendants

 

Contrairement aux salariés, les professionnels indépendants sont régulièrement contrôlés par l’administration fiscale. Il est essentiel de tenir correctement sa comptabilité, et d’être rigoureux dans toutes les démarches fiscales et financières. Mais ce n’est pas chose aisée, et l’aide d’un spécialiste est souvent nécessaire.

 

Certains éléments attirent l’attention du fisc lors de la détection d’anomalies. Voici quelques points pouvant amener un contrôle fiscal :

 

  • Les variations importantes de chiffre d’affaires, des bénéfices ou des charges professionnelles ;
  • Un défaut de déclaration ;
  • Des écarts importants entre le train de vie de l’indépendant et ses revenus officiellement déclarés,
  • Des notes de frais un peu trop élevées.

 

Un contrôle peut être effectué durant les 3 années qui suivent la déclaration, sauf dans le cas d’une infraction avec intention frauduleuse, auquel cas le délai peut atteindre 10 ans. En cas d’irrégularités constatées, une proposition d’accord est remise au contribuable. Il peut alors payer l’ajustement, ou au contraire contester le rapport avec des éléments justificatifs à l’appui.

 

Limiter le risque d’infraction avec le portage salarial

 

Grâce à sa simplicité de gestion administrative, le portage salarial enlève le poids des risques d’infraction pour les indépendants. C’est l’entreprise de portage salarial qui se charge de toutes les tâches fiscales, financières, administratives et juridiques, et le consultant porté peut simplement se concentrer sur son activité.

 

La déclaration d’impôts du professionnel en portage salarial est sécurisée, grâce à la simplification des démarches et le prélèvement à la source. Ainsi, le risque d’erreurs est grandement limité.

Régime d’indemnisation commun pour les professionnels libéraux

La couverture sociale est depuis longtemps source d’inquiétude pour les professionnels libéraux. En cas de maladie, la protection n’est pas la même qu’un salarié en entreprise, et c’est un détail qui peut en faire hésiter plus d’un.

 

Mais depuis le 1er juillet 2021, les choses s’améliorent avec la création d’un régime d’indemnisation commun pour les professions libérales.

Cette nouvelle mesure 2021 vise à compenser la faiblesse de la protection sociale des travailleurs indépendants, et s’inscrit dans la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS). Quels sont les modalités et les critères d’indemnisation de ce nouveau régime ? Quels changements impliquent ces mesures pour la protection sociale des indépendants ? Tour d’horizon dans cet article.

Une faible couverture sociale pour les professionnels libéraux

Avant cette nouvelle réforme, peu de professions libérales étaient concernées par les indemnités journalières en cas d’arrêt maladie. L’Union Nationale des Professions Libérales (UNAPL) estimait à seulement 20 % la proportion de professionnels libéraux qui recevaient des indemnités pour un arrêt maladie.

 

En effet, les indemnités journalières étaient réservées à un petit nombre de professions à travers l’assurance invalidité-décès : médecins, dentistes, auxiliaires médicaux, sages-femmes et experts-comptables. Les autres catégories de professions libérales n’y avaient pas droit, par exemple les vétérinaires ou les notaires.

 

D’autre part, les indemnités journalières n’étaient accordées à ces professionnels qu’à partir du 91ème jour d’incapacité à travailler. Et ce, pour une durée de 3 ans maximale. Pour un salarié d’entreprise, ce délai de carence est réduit à 3 jours, ce qui marquait une grande inégalité.

 

Les règles du nouveau régime d’indemnisation

 

La bonne nouvelle, c’est que le délai de carence des professionnels libéraux s’aligne désormais avec celui des salariés d’entreprise. Il passe donc à 3 jours, et peut se poursuivre pendant 90 jours consécutifs d’arrêt. Ce nouveau régime concerne tous les travailleurs indépendants relevant de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales (CNAVPL).

 

Concernant le montant des indemnités journalières, elles se situent entre 22 euros et 169 euros selon les revenus. Elles sont versées par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM), en moyenne toutes les deux semaines.

 

À noter que le délai de carence de 3 jours ne s’applique pas dans le cas d’une prolongation de l’arrêt de travail, après une reprise d’activité de maximum 48 heures, et si l’arrêt maladie est dû à une affection de longue durée (ALD).

 

Professionnels libéraux : les conditions d’indemnisation en cas de maladie

 

Pour bénéficier des indemnités journalières de la CPAM en cas de maladie, le professionnel libéral doit justifier d’un minimum de 12 mois continu d’affiliation dans la même activité. De plus, l’arrêt maladie ne doit pas dépasser les 90 jours.

 

Il y a trois conditions à remplir pour être indemnisé : avoir arrêté totalement son activité, être dans l’incapacité temporaire de continuer son activité pour cause de maladie, et être en possession d’un arrêt de travail prescrit par son médecin traitant. Sans ces conditions, le professionnel libéral ne pourra pas prétendre à des indemnités journalières.

 

Modalités et calcul des indemnités journalières

 

Les indemnités journalières sont versées par la CPAM afin de compenser le manque de revenu pendant un arrêt de travail. Elles sont égales à 1/730ème du revenu d’activité annuel moyen (ou Raam), qui est lui-même calculé sur la moyenne des revenus cotisés sur les 3 dernières années. Cette moyenne des revenus est plafonnée à 3 fois le montant du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (Pass).

 

Pour les auto-entrepreneurs, le revenu annuel moyen est représenté par le chiffre d’affaires auquel est retiré un abattement forfaitaire selon l’activité : 34 % pour les prestations BNC, 50 % pour les prestations BIC, et 71 % pour les activités de vente BIC.

 

Les démarches sont les mêmes pour tous : vous avez un délai de 48 heures pour envoyer l’avis du médecin à la CPAM, ainsi qu’à votre employeur si vous êtes en portage salarial.

Les indemnités journalières sont soumises aux prélèvements sociaux

 

Les indemnités journalières sont soumises à hauteur de 0,5 % au titre de la Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS), et à hauteur de 6,2 % au titre de la Contribution sociale généralisée (CSG).

 

Elles sont également soumises à l’impôt sur le revenu, à l’exception des indemnités versées dans le cadre d’un arrêt de travail dû à une affection de longue durée (ALD).

Comment protéger son patrimoine personnel quand on est freelance ?

Au moment de créer sa micro-entreprise, rares sont les indépendants qui s’interrogent sur la protection de leurs biens. Pourtant, selon le statut juridique choisi, le patrimoine personnel de l’indépendant peut-être engagé et par conséquent, cette opération peut s’avérer risquée. Dans cet article, nous listons les impacts sur les biens personnels des freelances selon la structure juridique pour laquelle ils ont opté.

Protection du patrimoine personnel : quel risque pour les indépendants ?

Avant de lancer une nouvelle société, car même en exerçant en tant que freelance on parle bien de création d’entreprise, il convient de s’interroger sur les obligations qui vont en découler. Par exemple, quelles seront les charges à régler ? Quel est le niveau de couverture sociale ? Quelles sont les possibilités pour ajouter un associé dans quelques années ? Et pour ce qui nous intéresse aujourd’hui, le patrimoine personnel de l’indépendant est-il engagé ?

Beaucoup choisissent le statut de micro-entrepreneur pour sa simplicité. Or, ils ne sont pas toujours au courant des risques engagés. En effet, en cas de souci financier majeur avec un client ou en cas de dettes, le patrimoine personnel du travailleur indépendant peut être saisi pour recouvrer les créances dues.

Depuis 2015 toutefois, une protection supplémentaire pour les indépendants a été mise en place. Même si le statut juridique ne protège pas le patrimoine personnel du freelance, sa résidence principale ne pourra pas faire l’objet d’une saisie immobilière. Un point rassurant, mais rentrons dans le détail de chaque statut.

 

Patrimoine : quels sont les différents niveaux de protection pour les freelances ?

Pour répondre à cette question, il convient d’étudier les différentes structures juridiques à la disposition des indépendants.

Statut juridique « Entreprise individuelle »

Cette structure juridique est la plus simple de toutes. Elle permet au freelance d’exercer en son nom propre sans avoir à passer par les lourdes formalités administratives de la création d’entreprise. On ne fait pas la distinction entre auto-entrepreneur et entrepreneur individuel puisqu’ils peuvent tous les deux profiter du régime micro-social simplifié. Dans cette configuration, personne morale et personne physique se confondent, il n’y a donc pas de séparation juridique au niveau des biens, qu’ils soient personnels ou professionnels. On parle alors de responsabilité illimitée du dirigeant. En cas de litige, les biens personnels peuvent être saisis par les créanciers.

Comme nous l’avons vu précédemment, hormis la résidence principale de l’indépendant, tout le reste de son patrimoine est engagé.

Il est cependant possible de rajouter une option de protection supplémentaire qui vise à protéger le patrimoine foncier comme un terrain ou une résidence secondaire. Pour activer cette couverture, le micro-entrepreneur doit remplir une déclaration d’insaisissabilité devant un notaire.

Indépendant, quid de votre patrimoine sous le statut « EIRL »

Avec cette forme juridique, l’indépendant à la possibilité de protéger son patrimoine personnel. EIRL signifie entreprise individuelle à responsabilité limitée. Sous ce statut, l’entreprise possède un patrimoine professionnel, autrement appelé « patrimoine d’affection », bien distinct du patrimoine personnel. En cas de saisie, les biens professionnels seront uniquement concernés. Bien évidemment, ce patrimoine dit « affecté » ne doit englober que du patrimoine professionnel. Par ailleurs, si ce dernier contient du bâti du type « immeuble », il faut également réaliser une déclaration devant notaire.

Ce statut protège parfaitement le patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel ou du micro-entrepreneur. Ses biens « non affectés » ne seront jamais saisis.

Structure juridique « SASU »

Le terme SASU désigne les sociétés par actions simplifiée unipersonnelles, c’est-à-dire des SAS à associé unique. Sous cette forme juridique également, la distinction entre patrimoine personnel et professionnel est bien faite. Ceci s’explique par le fait que dans cette configuration, la jurisprudence différencie la personne morale et la personne physique. Pour faire simple, la société est une personnalité juridique qui possède ses propres biens. Pas de risque donc de voir mis en danger le patrimoine personnel de l’indépendant pour payer des dettes.

Patrimoine personnel de l’indépendant et statut « EURL »

L’acronyme EURL signifie entreprise unipersonnelle à responsabilité. Là encore, les biens personnels de l’indépendant sont protégés car la société possède un capital social qui lui est propre, et qui fait office de patrimoine professionnel. Sous ce statut, pas de risque de voir le patrimoine personnel du freelance engagé mais il faut savoir que les formalités administratives de création sont lourdes et onéreuses comparé aux autres statuts.

 

Quid du portage salarial pour protéger le patrimoine des indépendants ?

En portage salarial, les biens personnels des freelances sont toujours protégés. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’indépendant est embauché par la société de portage et devient donc son salarié. Il n’y a pas besoin de créer d’entreprise ni d’engager son patrimoine personnel.

Pour résumer, lorsqu’un travailleur non salarié décide d’exercer en tant qu’indépendant porté, il profite des avantages sociaux des salariés classiques. Il s’épargne de nombreuses formalités administratives et en plus, il protège ses biens personnels. En clair, moins de soucis pour rester concentré sur sa propre activité.

Les avantages du portage salarial face au Brexit

Après une année de transition, le Brexit est officiellement mis en place depuis le 1er janvier 2021. Le Royaume-Uni est donc bel et bien sorti de l’Union européenne (UE). Quelles conséquences pour les travailleurs indépendants qui traitent avec les marchés britanniques ? Quelles solutions le portage salarial peut-il apporter dans ce contexte sans précédent ?

Brexit : où en est-on ?

C’est une relation de 45 ans qui vient de se terminer. En sortant de l’UE, le Royaume-Uni récupère son droit à exercer ses propres règles politiques et juridiques. La libre circulation des biens et des personnes entre l’Europe et le territoire britannique, c’est donc fini. Malgré tout, un accord de commerce et de coopération a tout de même été mis en place afin de faciliter certains sujets. C’est une bonne nouvelle pour les entreprises qui commercent avec l’Angleterre et qui craignaient devoir faire face à un  vide juridique.

 

Brexit : ce qui change pour les travailleurs indépendants et entrepreneurs

Dès à présent, c’est bien l’accord de commerce et de coopération qui régit la vie des indépendants et entrepreneurs français qui ont actuellement des liens ou qui projettent d’en créer avec le Royaume-Uni. Les cas de figure sont nombreux et il n’est pas évident de s’y retrouver. Voici 2 exemples qui vous permettront toutefois de mieux comprendre les impacts du Brexit.

 

Être salarié détaché en Angleterre après le Brexit

Être salarié détaché signifie être embauché par une entreprise française mais travailler sur le sol britannique. L’accord précise que le détachement de salarié doit être limité à des missions de 24 mois maximum. Pour ceux qui travaillaient officiellement au Royaume-Uni avant la date du 1er janvier 2021, ils peuvent aller au bout de leur mission. Il est toutefois nécessaire de remplir un formulaire A1 que l’on se procure en contactant sa CPAM ou bien le département de l’URSSAF spécialisé dans la mobilité internationale.

Brexit et fourniture d’une prestation de service

L’accord signé entre l’UE et le Royaume-Uni traite des biens, des capitaux mais aussi des prestations de services. Pour ce dernier cas, il faut se référer à la législation britannique qui est celle uniquement applicable. Il faut donc faire des recherches précises en fonction du secteur et du type d’activité exercé. Il faut aussi préciser que l’Angleterre ne faisant plus partie de l’UE, il n’est plus nécessaire de facturer la TVA (intracommunautaire). Pensez à rajouter la mention suivante sur les factures concernées « TVA non applicable – art. 259-1 du CGI ».

Si l’exécution de la prestation de service requiert de se déplacer au Royaume-Uni, il convient alors de prendre les dispositions nécessaires et d’obtenir un visa travail ou bien une autorisation temporaire. Il en va de même si l’on souhaite se faire embaucher par une umbrella company ou toute autre sociétés britanniques. C’est aujourd’hui la souveraineté règlementaire britannique qui l’emporte sur la législation européenne.

 

Brexit : la question des contrats commerciaux

Portez une vigilance toute particulière aux contrats que vous avez pu signer avec une entreprise basée au Royaume-Uni. Si le document précise que l’Angleterre fait partie de l’UE, celui-ci peut devenir caduc. Il faut donc revoir le contrat en fonction des nouvelles règlementations.

Portage salarial et Brexit

Pour les salariés portés, les impacts sont les mêmes, ils ne peuvent plus bénéficier des mêmes conditions de travail qu’avant le 1er janvier 2021 et notamment, ne plus pouvoir profiter de la couverture sociale française (ce qui est possible avec le reste des pays membres de l’UE par système d’accords interpays).

Mais comparé aux travailleurs indépendants qui évoluent seuls, sans structure, les salariés portés sont tout de même mieux lotis dans ce contexte Brexit. Le portage salarial leur permet notamment d’accéder à un statut de salarié et de tous les avantages qui y sont liés : couverture sociale, mutuelle, cotisations pour la retraite, le chômage… Un statut difficile à quitter par rapport à l’insécurité des métiers indépendants. C’est donc pour cela que le Brexit a provoqué le retour de nombreux salariés portés en France, préférant la sécurité d’un emploi en France plutôt que d’évoluer dans un climat incertain d’après Brexit.

Brexit : le portage salarial au secours des expatriés portés

L’une des vocations premières du portage salarial, c’est d’offrir une prestation d’accompagnement complète à ses salariés. Ainsi, dès leur retour en France, les salariés portés sont accompagnés pour faire un point complet sur leur couverture sociale en France mais aussi sur les impacts fiscaux et sociaux que peut engendrer un retour. En résumé, le porté n’a pas besoin de perdre du temps à naviguer dans le brouillard de l’administration française… De plus, rattaché à une structure solide, le salarié porté peut aussi s’appuyer sur un réseau d’experts afin de relancer son activité au plus vite sur le sol français.

Dernier point, les entreprises de portage salarial peuvent également apporter leur soutien aux portés qui souhaitent rester expatriés et leur expliquer la faisabilité de leur projet ainsi que les opportunités et conséquences de ce choix.

Congé paternité pour indépendant : quelles conditions ?

Instauré en janvier 2002 dans un souci d’égalité, le congé paternité est depuis un droit inscrit au Code du travail. Différent du congé accordé aux mères, qu’en est-il exactement ? Durée, indemnités… Nous en détail sur le congé paternité pour indépendant. Nous revenons en détail sur le congé paternité pour indépendant.

Congé paternité pour indépendant : quelle différence avec celui de la mère ?

La principale différence est la durée, le congé paternité ne dure en effet que 11 jours consécutifs (weekends et jours fériés compris) contre 6 semaines pour la mère. Dans le cas de naissances multiples, jumeaux, triplés ou plus, le père pourra profiter de 18 jours de congés.

À ces jours non travaillés, 3 autres journées s’ajoutent, c’est ce que l’on appelle le congé de naissance.

Il est à noter que ces congés doivent être pris intégralement en une seule fois et dans les 4 mois qui suivent la naissance.

 

Dispositions spéciales du congé paternité pour indépendant

Dans certains cas de figure, la durée du congé pour le père peut être allongée.

Congé paternité et adoption

En ce qui concerne l’adoption, un congé paternité pour indépendant est également possible. Dans ce cas, les 10 semaines de congés totales sont réparties entre les deux parents. Les 2 périodes de congés peuvent être prises séparément ou simultanément.

Dans tous les cas, la durée minimale d’une période doit être de 11 jours.

Comme le site service-public.fr le précise, cette durée s’allonge d’ailleurs si plusieurs enfants sont adoptés ou bien si un ou plusieurs enfants font déjà partie du foyer. Le congé d’adoption peut débuter à la date d’arrivée de l’enfant ou bien 7 jours avant.

En cas de maladie ou de décès

En cas d’hospitalisation de l’enfant ou de décès de la mère, le congé parental pour indépendant peut être reporté, et ce dans la limite des 4 mois qui suivent la naissance.

Depuis 2019, une nouvelle disposition a été prise pour les pères de nourrissons hospitalisés. Ces derniers peuvent obtenir un congé de 30 jours supplémentaires, à prendre toujours dans la limite des 4 mois suivant la naissance.

 

Un nouveau changement à prévoir pour le congé paternité pour indépendant

Historiquement, les pères s’impliquent généralement peu dans la vie de leurs enfants. En effet, l’éducation des enfants revient principalement à la mère.

Depuis le début du XXIème siècle cependant, on constate une évolution des mœurs et notamment, le désir grandissant des pères de famille de pouvoir s’occuper de leurs enfants.

Le gouvernement a donc procédé à la mise en place du congé paternité de 11 jours, mais il ne semble toujours pas suffisant aux pères.

Suite à de nouvelles négociations, la durée du congé paternité double à compter du 1er juillet 2021. Le congé paternité sera donc maintenant de 25 jours pour la naissance d’un enfant seul ou bien de 42 jours pour une naissance multiple. Il est entendu que les 3 jours du congé de naissance sont maintenus et s’ajoutent au congé paternité.

 

Qui peut bénéficier du congé paternité pour indépendant ?

Tout d’abord, sachez que le congé paternité et ses évolutions concernent tous les pères, qu’ils soient chômeurs, employé du public, du privé, chef d’entreprise ou bien autoentrepreneur. Pour cette dernière catégorie, le congé paternité pour indépendant est accessible aux profils suivants :

  • Micro-entrepreneur
  • Gérant de société non salarié
  • Profession libérale
  • Artisan-commerçant

À cela s’ajoutent d’autres critères d’éligibilité :

  • Être le père de l’enfant
  • Être marié, pacsé ou vivre en union libre avec la mère
  • Être divorcé de la mère (cette situation familiale n’annule pas le droit au congé paternité)

 

Paternité pour indépendant : quelles sont les aides financières ?

Le père, tout comme la mère, se retrouvant en situation d’arrêt de travail, peut demander l’octroi d’indemnités journalières pour couvrir la perte de revenu. Le montant de cette aide s’élève à 56,35 € par jour en 2021 et est revalorisé chaque année.

Le calcul de l’indemnisation se fait à partir des revenus générés par l’indépendant. Ainsi, si celui-ci est inférieur à 4046,40 € par an, la compensation financière tombe à 10% du montant normal, soit 5,36 € par jour.

 

Congé paternité et portage salarial

Pour les indépendants, le portage salarial offre de multiples avantages en matière de couverture sociale : cotisations pour la retraite, chômage, mutuelle et également un droit au congé paternité. Comme l’indépendant porté devient le salarié de l’entreprise de portage, il récupère les droits qui ne sont d’ordinaire accordés qu’aux salariés.

 

Congé paternité pour indépendant : comment faire la demande ?

La gestion de la couverture sociale étant maintenant rattachée au régime général (et non plus au RSI comme avant), le père travailleur indépendant doit faire sa demande auprès de sa CPAM. Cette dernière doit être accompagnée de justificatifs :

  • Copie de l’acte de naissance ou du livret de famille
  • Attestation sur l’honneur d’une cessation temporaire d’activité
  • Copie de la reconnaissance de l’enfant du père

Pour le cas d’un enfant décédé, il est demandé de fournir l’acte de décès et le certificat d’accouchement d’un enfant décédé.

Si vous n’êtes pas le père, justifiez également votre demande avec les documents suivants :

  • Copie du Pacs ou extrait d’acte de mariage
  • Certificat de vie commune ou de concubinage récent (moins d’un an) ou une attestation sur l’honneur signée par la mère et son concubin

Congé maternité indépendant : à quoi ont-elles droit ?

Même en ayant le statut de travailleur non salarié, les femmes qui ont un projet de naissance ont le droit à un congé maternité. Quelle est la durée ? Quelles conditions sont à remplir ? Et quel est le montant des indemnités ? Nous décryptons aujourd’hui le congé maternité pour indépendant.

Congés maternité indépendant : que dit la loi ?

Depuis janvier 2019, les travailleurs indépendants ne sont plus rattachés au RSI mais au régime général comme le reste des actifs. Cette mutation n’a pas entrainé de déconvenues pour les futures mères qui peuvent toujours profiter d’un congé maternité en indépendant. Celui-ci, régi par la loi, est obligatoire, notamment au niveau de la durée.

  • Pour le 1er enfant et le 2ème enfant, le congé est de 16 semaines
  • À partir du 3ème, la durée s’allonge et passe à 26 semaines
  • Naissance de jumeaux : 34 semaines
  • Naissance de triplés et plus : 46 semaines

Ce congé légal prévu par le Code du travail peut être diminué si l’indépendante le souhaite mais il ne pourra pas être inférieur à 8 semaines.

Le congé maternité pour indépendants se divise en 2 catégories : le congé prénatal qui doit être au minimum de 2 semaines avant la naissance et le congé postnatal qui lui s’étend à 6 semaines minimum après l’accouchement. Il est ensuite possible de rallonger ces durées sur avis médical. Le congé peut s’étendre ainsi à 6 semaines avant la naissance et 10 semaines après. Pour le cas des mères de 3 enfants et plus, le congé prénatal peut atteindre 8 semaines et 18 semaines pour le congé postnatal. Il faut présenter un arrêt de travail à l’assurance maladie, renouvelé tous les 15 jours.

 

Congés maternité indépendant : quelques cas particuliers

La loi tient également compte des situations particulières qu’une femme peut rencontrer pendant et après sa grossesse :

  • Accouchement prématuré : le délai de congé prénatal est écourté et celui postnatal rallongé
  • Accouchement tardif : la durée du congé prénatal est allongée et celui postnatal ne change pas
  • Problèmes médicaux : le congé postnatal est rallongé en fonction de la situation (rapprochez-vous de votre CPAM pour le savoir)

 

Quels sont les critères d’éligibilité pour prendre un congé maternité indépendant ?

En cas de maternité, la perte de revenu engendré par un arrêt de travail forcé est couverte par 2 types d’aides financières : une indemnité journalière et une allocation repos maternel. Pour en bénéficier, certaines conditions s’appliquent :

  • Indemnités journalières : être affilié à la CPAM avec le statut d’indépendant depuis au moins 10 mois et être à jour dans le paiement des cotisations sociales
  • Allocation forfaitaire : elle est calculée sur la base de votre chiffre d’affaires moyen déclaré sur les 3 dernières années

 

Quels sont les montants versés aux mères en congé maternité indépendant ?

Avec des revenus souvent fluctuants, le montant des aides financières n’est pas vraiment égal d’une mère à l’autre. Voici les indemnités journalières prévues pour le congé maternité en indépendant :

  • Revenu supérieur à 4046,40 € par an : 53,36 €
  • Revenu inférieur à 4046,40 € par an : 5,63 €

Pour l’allocation forfaitaire repos maternel, il en va de même, le montant dépend des revenus déclarés :

  • Chiffre d’affaires supérieur à 4046,40 € par an : 3 428 €
  • Chiffre d’affaires inférieur à 4046,40 € par an : 342,80 €

Il est à noter que le chiffre d’affaires pris en compte pour ce calcul est le montant de revenus moyen générés sur les 3 dernières années. Puis, un abattement fiscal est appliqué :

  • 71 % pour les activités de ventes de marchandises
  • 50 % pour les prestations de services commerciales et artisanales
  • 34 % pour les activités libérales

Par ailleurs, sachez que cette dernière aide est versée en 2 fois, au 7ème mois et après la naissance. En cas d’accouchement d’un bébé prématuré, le versement ne se fait qu’en une seule fois.

 

Les polémiques autour du congé maternité indépendant 

Bien que des efforts aient été faits concernant la durée du congé maternité pour les indépendants en l’allongeant pour l’aligner sur celui des salariés du privé, quelques critiques demeurent. Le montant des aides financières est notamment la cible principale des mécontentements portés par la FNAE (Fédération nationale des autoentrepreneurs et micro-entrepreneurs). En effet, dans une situation de crise comme celle du Covid-19, beaucoup d’indépendantes ont vu leurs revenus drastiquement baisser. Cette chute de chiffre d’affaires a un impact direct sur le montant des aides, réduisant pour certaines leurs indemnités maternité à seulement quelques euros par jour. Et même si la travailleuse indépendante a cotisé auparavant avec le statut de salarié, un cumul n’est pas possible, ces précédents droits sont perdus.

En revanche, pour les mères qui exercent leur profession en qualité de salariés portés, pas de problème, elles sont considérées comme employées de leur société de portage salarial. Elles profitent donc d’une indemnisation classique.

Qu’est-ce que la déclaration sociale des indépendants ?

Document à remplir impérativement par les travailleurs non salariés, la déclaration sociale des indépendants vient d’être réformée. À compter de janvier 2021, le processus de déclaration est modifié. À quoi sert la déclaration nominative des indépendants ? Qui est concerné par les changements ? Comment faire la nouvelle déclaration ? Nous répondons en détail à toutes ses questions.

La déclaration sociale des indépendants, c’est quoi ?

La déclaration sociale des indépendants, aussi appelée DSI, est un document qui sert de base de calcul pour les cotisations sociales (CSG, CRDS, sécurité sociale…) On y déclare les revenus non salariés générés au cours de l’année. Ces éléments, transmis depuis de nombreuses années par voie dématérialisée, sont traités par l’URSSAF.

 

Quels changements en 2021 concernant la DSI ?

En mars 2021, tous les travailleurs non salariés qui ne dépendent pas du régime micro-social ont reçu de la part de l’administration fiscale, un courrier d’information. Celui-ci spécifiait que les modalités de la déclaration sociale des indépendants étaient modifiées.

Ce qui change ? À compter de 2021, l’ancien format de la déclaration sociale des indépendants est supprimé au profit d’une nouvelle forme de déclaration à faire avec la déclaration de revenus annuelle. Une précision cependant pour les artistes, les exploitants agricoles et les auxiliaires médicaux : la reforme aura lieu pour ces catégories de travailleurs non salariés en 2022 et 2023.

 

Qui est concerné par la nouvelle déclaration sociale des indépendants ?

Cette nouvelle déclaration fiscale professionnelle concerne pour le moment :

  • Les dirigeants ou associés
  • Les entrepreneurs individuels comme les professions libérales, les commerçants, les artisans et les acteurs non salariés du secteur industriel

Pour ces travailleurs qui sollicitent l’intervention d’un tiers pour faire leurs déclarations, ce sont bien les mandataires qui sont aussi concernés par cette nouvelle forme de déclaration.

 

Quelles sont les catégories professionnelles exclues ?

Tous les indépendants ne sont pas touchés par la réforme. L’administration fiscale confirme notamment que les catégories suivantes ne sont pas tenues de faire cette nouvelle déclaration sociale pour indépendants :

  • Marins-pêcheurs et marins du commerce
  • Affiliés au régime agricole
  • Affiliés au régime général des salariés
  • Autoentrepreneurs
  • Praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés
  • Artistes-auteurs

 

Comment faire sa déclaration sociale pour indépendant ?

C’est maintenant sur le site des impôts que la nouvelle DSI doit se faire par l’intermédiaire du formulaire 2042. Les micro-entrepreneurs sont déjà habitués à ce processus, la déclaration de leurs revenus non salariés se fait aussi sur ce formulaire.

À compter de 2021, il n’y a donc plus besoin de se rendre sur le site net-entreprise.fr pour procéder à cette déclaration. Une fois les éléments transmis, l’administration fiscale passe le relai à l’URSSAF qui se charge, comme auparavant, de faire le calcul des cotisations sociales. L’URSSAF réalise aussi l’ajustement de vos cotisations prévisionnelles de 2021 et ajuste votre échéancier de paiement définitif pour 2020.

Il est à noter que même si le système de déclaration change, l’URSSAF reste votre interlocuteur pour toutes questions relatives à vos cotisations.

 

Où consulter vos précédentes DSI ?

Vous pouvez continuer de les consulter directement sur le site net-entreprise.fr, depuis la rubrique Mon compte. Si vous ne pouvez pas consulter vos précédentes déclarations sociales des indépendants, 2 raisons possibles :

  • Soit vous n’avez pas les droits d’accès, il faut donc modifier vos paramètres d’inscription et rajouter ce droit
  • Soit la déclaration n’est pas encore consultable et il faut patienter

 

La déclaration sociale des indépendants est-elle obligatoire ?

Hormis pour les professions citées plus haut, oui, la DSI est obligatoire. Même dans les situations suivantes, la déclaration reste impérative :

  • Travailleurs indépendants non-imposables
  • Entrepreneurs n’ayant généré aucun revenu
  • TNS éligibles à une exonération totale ou partielle des charges sociales.

 

Les limites de la réforme de la DSI

Suite à ce changement, de nombreux indépendants ont fait part de leur mécontentement. Qu’il existe une déclaration simplifiée pour les micro-entrepreneurs, cela fait sens. Mais pour d’autres travailleurs indépendants, cette réforme complique les choses. En effet, bon nombre d’entre eux ont pris l’habitude de déléguer leur déclaration sociale pour indépendants à des experts-comptables, se chargeant eux-mêmes de leur impôt sur le revenu. Avec le nouveau processus, cette méthode qui leur permettait de gagner du temps ne peut plus s’appliquer ou alors il faudra que l’expert-comptable les guide pas à pas pour faire leur déclaration.

 

Déclaration sociale pour indépendant et portage salarial

Lorsqu’un indépendant choisit de devenir salarié porté, il signe un contrat de travail avec son entreprise de portage. Il peut être embauché en CDD ou CDI. Il reste bien sûr libre de choisir ses clients et ses missions comme il l’entend.

Toutefois, en portage salarial, l’indépendant n’a pas de déclaration à faire. La réforme de la DSI ne l’impacte pas. La société de portage se charge de gérer tout son administratif à sa place et soustrait ensuite le montant des cotisations de sa paie.

Top 4 des formations pour indépendants

Suivre une formation n’est pas souvent la priorité n°1 des indépendants. Concentrés sur le lancement et le développement de leur business, leur cerveau se dédie totalement aux tâches opérationnelles. Pourtant, il n’est pas rare qu’au bout d’un certain temps, le besoin de se former pour pallier certaines lacunes se fasse sentir. Nous revenons sur le droit de formation de l’indépendant et les meilleurs cursus disponibles actuellement.

Accès à la formation pour indépendants : où en est-on ?

Jusqu’à encore très récemment, les indépendants étaient les grands oubliés du secteur de la formation. À moins de s’autofinancer, le droit à la formation ne leur était pas permis. Depuis 2018, de nouvelles dispositions ont été prises. Ainsi, toutes les branches représentatives des métiers indépendants peuvent bénéficier de formation : artistes, intermittents, micro-entrepreneurs, partons d’EURL, de SASU…

Une seule condition, s’acquitter des cotisations pour la formation des indépendants appelée : contribution au financement de la formation professionnelle (CFP). La limite est fixée à 500 euros par an pour un montant maximum total de 5000 €.

Pour les salariés portés, les formations sont aussi accessibles. Le portage salarial leur permet d’accéder comme tous les autres salariés classiques d’entreprise à des formations professionnelles tout au long de leur parcours. Ils peuvent même prétendre à un « projet de transition professionnelle » pendant lequel leur rémunération sera maintenue.

 

Formation pour indépendant : quelles sont les limites ?

Principale contrainte, choisir une formation éligible au CPF. En effet, le catalogue de formations pour indépendant reste encore limité. Pour vérifier ce point, il suffit de se rendre sur son compte CPF et de faire des recherches.

Heureusement, des alternatives existent. Si la formation est trop chère par exemple, vous pouvez vous-même financer le montant de la formation non pris en charge. Si vous souhaitez accéder à des contenus de formation hors CPF, vous pouvez vous rapprocher de votre CCI, (Chambre de commerce et d’industrie), votre CMA (Chambre de Métiers et d’Artisanat), votre conseil régional ou encore de votre collectivité territoriale. Tous ces organismes disposent de fonds budgétaires pour financer certaines formations en dehors du catalogue CPF.

Il existe également un crédit d’impôt pour la formation des dirigeants d’entreprise. Son montant est peu élevé (406 € pour 2020) mais cette aide financière est tout de même la bienvenue.

 

Formation pour indépendant : deux cas particuliers

Pour les chômeurs et les travailleurs handicapés qui sont également des indépendants, 2 possibilités s’offrent à eux :

  • Pour les chômeurs, Pôle emploi offre une subvention nommée AIF (Aide individuelle à la formation). Il suffit d’en faire la demande auprès de son conseiller et d’y joindre un courrier de motivation.
  • Pour les indépendants en situation d’handicap, l’Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées (AGEFIPH) peut aussi subventionner des formations. La demande est également à faire auprès du conseiller Pôle emploi qui assure le relais entre le demandeur et l’AGEPHIP.

 

4 formations pour indépendant incontournables

Ce top reste assez généraliste bien que ciblé sur les besoins des indépendants. Libre à vous de faire vos propres recherches en fonction de vos besoins de formation. Vous êtes les seuls à même de savoir là où vos compétences laissent encore un peu à désirer. Mais vous pourrez puiser ici quelques bonnes idées:

  • Openclassrooms

Cette plateforme de formation digitale pour les indépendants propose des cursus pour tous les profils. Les contenus sont assurés en partenariat avec des entreprises privées, des universités ou des écoles spécialisées. Formation aux métiers du web, management, développement, comptabilité… Beaucoup de sujets sont abordés. Un cursus est spécialement dédié aux personnes désireuses de se lancer dans l’entreprenariat, son nom : Level Up.

  • Livementor

Cette formation qui, bonne nouvelle, peut-être financée par votre CPF, DIF ou Pôle emploi, est réservée aux freelances à différents moments de leurs parcours : encore en réflexion sur comment monter leur business ou bien déjà actifs et souhaitant trouver des pistes pour accélérer leur business. Vidéos, cours collectifs, cours individuels… Le parcours de formation de 3 mois environ n’a qu’un seul objectif, mettre les indépendants sur la voie de la réussite.

  • Digi Atlas

Cette offre de formation pour indépendant est principalement axée sur l’acquisition de nouveaux clients. Elle est disponible pour les chômeurs, les freelances et également les travailleurs handicapés. En quelques heures de formation, vous apprendrez les bases du marketing digital pour se faire connaître et faire grandir son activité en ligne. Sous certaines conditions, cette formation est 100% finançable.

  • Le Wagon

Cette société propose de se former aux nouveaux métiers en vogue pour effectuer une reconversion professionnelle. Vous pourrez vous former au développement web ou à la data science. C’est 2 branches d’activité sont en plein boom et de nombreuses opportunités professionnelles en freelance sont disponibles actuellement. La formation peut être dispensée à temps plein ou à temps partiel, un format idéal quand on souhaite se préparer avant de lancer une activité indépendante même en étant encore salarié.

Retrouver la motivation grâce au contrat de travail court

Les actifs sont-ils toujours à la recherche d’un contrat en CDI pour se sentir en sécurité, s’offrir de meilleures chances d’évolution professionnelle et rester motivés ? Une récente étude de Qapa, plateforme d’intérim digitale, nous démontre le contraire. Retour sur les aspirations de ces travailleurs qui préfèrent obtenir un contrat de travail court pour se sentir motivés et épanouis professionnellement.

Le contrat de travail court : une solution qui bouscule le marché de l’emploi

De nombreuses études nous ont démontré, et nous démontrent encore parfois, que ce ne sont pas les formes de contrat de travail court qui motivent les actifs en France. En tête des facteurs de motivation au sein de l’entreprise, on retrouve généralement :

  • Le salaire
  • Le contenu du poste
  • L’autonomie
  • Le cadre et l’ambiance au travail
  • Les perspectives d’évolution et de formation

La flexibilité des horaires et le télétravail étant des pratiques récentes, elles n’apparaissent pas encore dans le top des ingrédients phares pour motiver les salariés. Ce point sera sans doute amené à changer dans les années à venir, les jeunes générations ayant une appétence bien marquée pour le home-office et le travail nomade.

L’étude Qapa vient bousculer ces idées qui ne correspondent plus à la réalité du marché et met en avant un réel désir de la part des actifs de se voir embaucher pour des contrats de travail courts. Cette nouvelle posture des Français est totalement à l’opposé du Graal du marché de l’emploi traditionnel, c’est-à-dire trouver un CDI.

 

Quels sont les différents types de contrats de travail court ?

Avant de nous pencher plus en détail sur les nouvelles motivations des actifs, déterminons quelle forme peut revêtir un contrat de travail court. Tout d’abord, il faut exclure de cette catégorie d’emploi les stages, les contrats d’apprentissage et les contrats aidés. Ensuite, pour être qualifié de contrat court, le poste doit être occupé soit pour une durée inférieure à 1 mois selon la DARES ou à 3 mois selon L’INSEE. Ce dernier comptait d’ailleurs environ 1,2 million de contrats temporaires en 2017.

Trois types de contrats de travail courts sont désignés : le CDD (contrat à durée déterminée), l’emploi saisonnier ou bien l’intérim. Trois raisons motivent les entreprises pour recourir aux contrats courts :

  • Remplacer un salarié absent (60%)
  • Faire face à un accroissement temporaire de l’activité (24%)
  • Réaliser une mission temporaire ou saisonnière (10%)

À titre d’information, sachez qu’en France, les CDI (contrat à durée indéterminée) représentent 87% des contrats signés.

 

Le contrat de travail court, un nouveau levier de motivation

L’étude de Qapa, basée sur la consultation de 4,5 millions de participants, met en lumière les bénéfices de l’obtention d’un contrat de travail court sur la motivation des actifs. En effet, 61% d’entre eux voient dans cette forme d’emploi un remède à l’ennui. Changer d’emploi régulièrement est un bon moyen de rester dynamique, de ne pas se reposer sur ses acquis et d’éviter la routine lancinante d’une mission longue qui n’a pas vocation à changer.

Les hommes sont les plus enclins à plébisciter les contrats de travail courts à 71%  contre 52% pour les femmes. Encore plus étonnant, alors que les contrats à durée indéterminés séduisent seulement 6% des sondés, 44% préfèrent les CDD et 41% les contrats d’intérim.

Ces mutations du marché de l’emploi suivent logiquement la tendance croissante du nombre de micro-entrepreneurs et de slasheurs en France. Elle prouve encore une fois que les salariés ont besoin de diversité pour rester motivés.

 

Contrat de travail court : quel statut adopter ?

Lorsque l’on parle de contrat de travail court, on se borne souvent à penser à l’intérim ou aux CDD. D’autres formes d’emploi pourraient éventuellement rentrer dans cette catégorie. Par exemple, le statut de micro-entrepreneur pourrait aussi être qualifié par extension de «mission de travail court ». En effet, l’autoentrepreneur effectue souvent plusieurs projets de courte durée tout au long de l’année. Seul bémol, il n’est pas embauché. Il agit comme prestataire externe et intervient pour achever un projet défini avec son client et dont les conditions tarifaires ont été négociées à l’avance.

À l’inverse, le portage salarial pourrait plus facilement rentrer dans ce cadre du « contrat de travail court » puisque le salarié porté est embauché par l’entreprise de portage. Il peut bien sûr signer un CDI mais il peut aussi choisir d’effectuer un CDD, le temps de remplir une mission bien précise. D’ailleurs, tout comme l’autoentrepreneur, le salarié porté choisit librement ses missions et ses clients.

tCerise sur le gâteau, en devenant salarié de l’entreprise de portage, l’indépendant profitent de tous les avantages des salariés classiques : cotisation pour la retraite, le chômage, couverture sociale, mutuelle, congés… En résumé, le salarié porté sécurise sa situation professionnelle et en plus, il ne subit pas l’ennui et la morosité. Le porté s’organise à sa guise pour diversifier ses missions et rester motivé.

 

 

Qu’est-ce qu’un slasheur ?

Le slasheur ou la slasheuse est un travailleur, généralement indépendant, qui gère plusieurs métiers en même temps. Le terme « slash » fait référence à ce signe « / » que le slasheur utilise dans sa description professionnelle sur les plateformes d’emploi. Il permet de présenter toutes les compétences de l’indépendant. Alors, pourquoi devient-on slasheur ? Quels sont les avantages ? Est-ce possible en portage salarial ? Nous répondons à toutes vos questions.

Le slasheur : un profil multi-compétences parfois déconcertant

Sur le marché de l’emploi classique, le slasheur n’a pas encore réellement trouvé sa place. Imaginez un employeur qui découvre le CV d’un candidat comportant plusieurs intitulés : informaticien / musicien / illustrateur / formateur. Lorsque l’on postule pour un poste bien précis, il y a de quoi déconcerter le recruteur.

Mais ce détail n’arrête pas les nouveaux slasheurs car ils ne cherchent pas réellement à se faire embaucher. Ils sont le plus souvent indépendants ce qui leur permet de trouver librement des missions dans des secteurs diversifiés (comme leur profil en somme !).

 

Quel est le profil du slasheur ?

On estime qu’ils sont à peu près 16% de la population active à pouvoir être qualifiés de « slasheurs ». Majoritairement les slasheurs sont des femmes, donc des slasheuses, à hauteur de 85%. Ces professionnels pluriactifs ont plusieurs visages. Ils peuvent être employés d’une entreprise en CDI ou CDD et exercer à côté une autre activité totalement différente sous le statut d’autoentrepreneur. Cela peut-être par exemple un comptable qui endosse le métier de photographe de temps en temps.

Ils peuvent aussi être « slasheurs » à 100% en créant une micro-entreprise qui propose à des entreprises plusieurs compétences et services. Par exemple, un spécialiste d’Internet pourra assurer des missions de développement web mais aussi organiser des formations et proposer une prestation de soutien scolaire. Finalement tout est possible !

 

Quand devient-on slasheur ?

Le métier de slasheur répond au besoin de diversité des nouvelles générations qui ne souhaitent pas être limitées à un seul rôle ou parcours professionnel. Plus de 60% des slasheurs ont moins de 39 ans. Ces jeunes professionnels souhaitent créer leur propre forme d’emploi, celle qui ressemble le plus à leur propre personnalité. Elles ont un besoin de liberté et de vivre en harmonie avec leurs passions.

D’autres, environ 30%  selon les statistiques récoltées, sont motivés par des contraintes économiques. Ils choisissent de diversifier leurs activités pour arrondir leur fin de mois ou bien pour être capables de générer des revenus plus facilement même en période de crise. Le fait d’être multi-casquettes crée en effet automatiquement plus d’opportunités professionnelles.

 

Le slasheur, un statut limité ?

Certains slasheurs sont donc motivés par le fait de générer plus de revenus en multipliant leurs activités professionnelles. Mais est-ce toujours possible ? En choisissant le statut d’autoentrepreneur, il y a un plafond de chiffre d’affaires à ne pas dépasser. D’ailleurs, même lorsqu’on cumule plusieurs casquettes, les revenus générés ne sont pas comptabilisés séparément, ils s’additionnent. Le portage salarial peut toutefois apporter une solution car dans cette configuration les revenus sont totalement déplafonnés.

D’autres contraintes sont également à prendre en compte et viennent limiter la liberté du slasheur :

  • S’il est déjà salarié d’une entreprise, son contrat de travail l’oblige à adopter un comportement loyal vis-à-vis de son employeur. Parfois, son contrat contient même une clause de non-concurrence qui peut l’empêcher d’exercer une activité secondaire à côté.
  • Certaines professions comme le fonctionnariat ou celles règlementées (médecins, avocats…) ne sont pas autorisées à cumuler plusieurs activités.
  • Une limite d’heures travaillées pour les salariés peut aussi s’appliquer pour les slasheurs qui cumulent plusieurs emplois en entreprise. La loi fixe une limite à 10 heures par jour ou 48h par semaine.

À noter : cette dernière contrainte ne s’applique pas aux autoentrepreneurs. Elle concerne les emplois salariés y compris ceux en portage salarial.

 

Pourquoi choisir de devenir slasheur ?

Avant toute chose, ne devient pas pluriactif qui veut. Être slasheur requiert un certain dynamisme, un esprit entrepreneurial et beaucoup de rigueur. De plus, bien qu’il gère plusieurs missions en même temps, le slasheur est un travailleur isolé, non rattaché à une structure. Il faut donc ne pas avoir peur de la solitude et savoir se fixer des objectifs seul.

Passé ces premières remarques, la plupart des actifs qui se décident à sauter le pas pour devenir slasheur le font par pure envie de s’épanouir pleinement dans leurs activités professionnelles. Le slashing, selon eux, est un remède à l’ennui et permet d’exploiter toutes les facettes de sa personnalité. Devenir slasheur est également un excellent moyen de lancer une nouvelle activité professionnelle en toute sécurité. Le professionnel peut en effet maintenir un poste sécurisant en CDI tout développant une ou plusieurs activités complémentaires.

Pour conclure, soulignons que le développement du slashing est fortement lié à celui des nouvelles technologies et du statut de micro-entrepreneur sans lesquels rien de tout cela n’aurait été possible.

Tout savoir sur le métier de courtier immobilier

Le courtier immobilier est un spécialiste du financement et du crédit. Il apporte son conseil auprès des personnes qui souhaitent emprunter et les accompagne tout au long de leurs démarches. Bien qu’il soit un maillon supplémentaire dans le processus d’achat d’un bien entre la banque et le futur acquéreur, les services d’un courtier immobilier s’avèrent souvent plus qu’utiles. Fiche métier, avantages, rémunération… Nous vous expliquons tout.

Qu’est-ce qu’un courtier immobilier ?

Le courtier immobilier intervient comme intermédiaire entre les banques et ses clients. Il agit pour le compte de son client et tente d’obtenir pour lui un crédit aux meilleures conditions possibles. Ce métier ne s’apparente donc pas à celui d’agent immobilier, bien que les deux puissent s’exercer en portage salarial. Quand l’agent immobilier s’occupe de trouver et vendre des biens, le courtier financier est en contact avec plusieurs établissements bancaires pour négocier des taux d’emprunt attractifs pour ses clients.

 

Quelles sont les missions du courtier immobilier ?

Tout d’abord, avant même de rentrer en relation avec des banques, le courtier immobilier étudie de près la situation financière de son client : son capital, ses revenus, sa capacité d’endettement, sa situation familiale… Partant de cette première analyse, il se met en recherche d’éventuelles aides financières auxquelles le client peut avoir droit.

Les dossiers de prêt immobilier sont lourds et fastidieux à monter. Le courtier se charge également d’aider son client à monter son dossier de financement. Cette étape est primordiale car elle sert de base pour convaincre les banques d’accorder un prêt sous de bonnes conditions.

Une fois le dossier monté, le courtier immobilier pour partir à la recherche de la meilleure solution de prêt pour son client. Il soumet donc son projet à plusieurs établissements financiers en s’appuyant généralement sur un réseau professionnel solide et de confiance. À ce stade, le courtier immobilier doit garder en tête toutes les requêtes de son client comme un montant et/ou un pourcentage de taux d’emprunt à ne pas dépasser.

 

Pourquoi le métier de courtier immobilier a-t-il du succès ?

Le courtier immobilier est un véritable atout pour ceux qui sont à la recherche d’une solution d’emprunt concurrentiel. Recourir aux services de ce spécialiste permet de gagner du temps car consulter plusieurs banques est une opération chronophage. De plus, un particulier seul n’aura jamais le même pouvoir de négociation qu’un courtier immobilier.

Pour les banques, son rôle se rapproche finalement de celui d’un apporteur d’affaires. L’établissement financier profite des opportunités commerciales que le courtier immobilier est prêt à lui confier. C’est grâce au volume de clients que le courtier est capable d’apporter qu’il obtiendra de meilleures conditions de prêt auprès des banques. Pour le particulier, recourir au service d’un courtier immobilier permet d’économiser sur le long terme en accédant à un meilleur taux d’emprunt.

 

Quelles compétences faut-il pour devenir courtier immobilier ?

Avant de parler de formation ou de diplôme, il faut préciser que le courtier immobilier se doit d’avoir un bon réseau professionnel. C’est grâce à ses contacts dans le milieu bancaire qu’il pourra dénicher de belles opportunités. Pour exercer ce métier, il convient donc d’avoir la fibre commerciale, un excellent relationnel, d’être objectif, intègre et d’apprécier jongler avec les chiffres et les documents administratifs.

Côté compétences, le courtier immobilier se doit d’être à la fois spécialisé dans l’immobilier et le crédit pour conseiller au mieux ses clients. Bien qu’il n’existe pas encore de diplôme spécifique pour cette branche, il faudra tout de même se former et posséder une expérience professionnelle dans les domaines de l’assurance, de la banque et du droit.

Notez que le courtier immobilier doit obtenir l’habilitation IOBSP (Intermédiaire en Opération de Banque et Service de Paiement) afin de pouvoir exercer.

 

Courtier immobilier : quelle rémunération ?

Pour cette profession, à moins d’être employé sous certaines conditions, pas de salaire fixe. La rémunération est basée sur un pourcentage prélevé sur chaque dossier remporté. D’ailleurs, le courtier immobilier va toucher 2 commissions :

  • Le pourcentage reversé par la banque au courtier en qualité d’apporteur d’affaires. Cette commission se situe généralement entre 0,7 et 1% du montant du prêt.
  • La commission payée par le client du courtier, soit un pourcentage d’environ 1% du montant emprunté.

Cependant, la condition sine qua non pour que le courtier soit rémunéré, c’est bien l’obtention du prêt. Si son dossier d’emprunt échoue, il ne sera pas payé, ni par la banque ni par son client. Détail supplémentaire pour l’emprunteur, ce dernier n’a pas à payer de frais de dossier à la banque qui accepte son dossier. Finalement, pour lui, il n’y a pas de surcoût. Les frais de dossier de la banque sont du même montant que la commission du négociateur.

Pour finir, sachez que ce métier peut s’exercer en tant que salarié classique en agence, en indépendant ou bien en étant salarié d’une entreprise de portage salarial. Les deux derniers statuts étant ceux qui offrent bien sûr le plus de liberté.

Portage salarial : solution pour les travailleurs handicapés

De moins en moins de travailleurs handicapés sont inscrits au Pôle Emploi. Pourtant, une situation de handicap reste encore et toujours la première cause de discrimination à l’embauche. Pour améliorer le taux d’emploi des travailleurs handicapés, les mesures gouvernementales, prises dès 1987, ont d’ailleurs évolué récemment. Tour d’horizon complet du sujet, y compris comment portage et handicap peuvent fonctionner ensemble.

Emploi des travailleurs handicapés : où en est-on ?

De manière générale, selon la législation (article L5212-1 et article L5212-2 du Code du travail), toute entreprise d’au moins 20 salariés se doit d’employer des travailleurs handicapés. Le taux est fixé à 6% de l’effectif total. Malgré cette obligation, certaines sociétés n’appliquent pas ce cota et sont soumises au paiement d’une contribution supplémentaire versée à l’AGEFIPH (Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées).

Malgré cette pénalité, les travailleurs handicapés subissent encore un taux de chômage de 19% contre 9% pour le reste de la population active. Ils ont même 3 fois moins de chance de trouver un emploi. On comptabilise un taux d’emploi des personnes handicapées de seulement 3,5%, contre l’objectif des 6%.

 

Portage et handicap : un cas particulier

Le portage salarial est un secteur encore jeune qui revêt une particularité : les entreprises de portage emploient bien des salariés permanents mais elles embauchent également des salariés portés. Pour ces derniers, elle n’a pas réellement la main mise sur leur employabilité. Les travailleurs portés se doivent de trouver seuls des missions.

La FEPS (Fédération des entreprises de portage salarial) a profité des discussions autour de la loi du 5 septembre 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » pour introduire son cas. Comment ne pas pénaliser les entreprises de portage qui ne peuvent pas trouver des missions pour leurs salariés portés, qu’ils soient handicapés ou non ? Le gouvernement a donc autorisé une disposition particulière : l’obligation d’employer des personnes handicapées ne porte que sur les salariés permanents de l’entreprise de portage et non sur les salariés portés.

 

Portage et handicap : les nouvelles dispositions règlementaires pour favoriser l’emploi

Pour atteindre l’objectif des 6%, de nouvelles mesures gouvernementales ont été prises. Par exemple, sont maintenant comptabilisées toutes les formes d’emploi qui existent actuellement : CDI, CDD, alternance, intérim, stage… Certaines actions peuvent également générer une déduction sur la contribution due à l’AGEFIPH (achat de prestation auprès d’un établissement et service d’aide par le travail, réalisation de travaux pour améliorer l’accessibilité des locaux au personnel handicapé…).

En ce qui concerne le portage salarial, de nouvelles dispositions ont été actées pour encourager les entreprises à solliciter les compétences de travailleurs handicapés. Depuis le 1er janvier 2020, les sociétés clientes de travailleurs handicapés et portés peuvent aussi profiter d’une déduction de leur contribution AGEFIPH. Si l’entreprise présente un taux d’emploi inférieur à 3%, elle pourra déduire au maximum 30% du coût de la prestation du travailleur handicapé porté, dans une limite de 50% du montant de la contribution. Si le taux est supérieur à 3%, la limite est élevée à 75%.

 

Le portage, un levier de réinsertion pour les travailleurs handicapés

Grâce à ces nouvelles dispositions règlementaires, le Gouvernement offre aux travailleurs handicapés une chance de plus de se réinsérer. Il faut également savoir que le portage salarial présente de nombreux avantages pour cette frange de travailleurs actifs :

  • Ils n’ont pas besoin de postuler car ils profitent d’un statut similaire à celui des indépendants. Ils créent eux-mêmes leur propre business et choisissent sans contrainte leur client. La société de portage n’intervient pas dans la gestion de leurs affaires.
  • Ils profitent d’un accompagnement personnalisé et d’opportunités de formation pour accroître leur employabilité.
  • Les travailleurs handicapés portés sont des salariés de l’entreprise de portage, comprenez en ce sens qu’ils accèdent à tous les avantages des salariés d’entreprise classique : couverture sociale, mutuelle, cotisation pour la retraite, le chômage…
  • Contrairement au marché de l’emploi traditionnel, il est bien plus aisé de trouver des missions en portage salarial. Cette formule permet également aux nouveaux indépendants de créer leur activité tout sécurisant ce lancement grâce aux avantages du salariat.
  • Niveau administratif, c’est la société de portage qui prend en charge toute la paperasserie pour son salarié porté. Un point non négligeable qui permet au porté de se concentrer sur le développement de son chiffre d’affaires.

 

Portage et handicap : une formule gagnante

Pour conclure, nous pouvons saluer ces nouvelles dispositions qui encouragent clairement les entreprises à engager des travailleurs handicapés. Elles n’ont pas besoin de passer par des processus longs de recrutement et profitent de compétences immédiatement opérationnelles. Pour les personnes en situation de handicap, le portage salarial est une nouvelle opportunité de trouver du travail tout en conservant une totale liberté.

Bien qu’il soit courant de dire que le statut d’indépendant est assez précaire, le portage salarial permet d’annihiler cette crainte en offrant un cadre sécurisant aux travailleurs handicapés.

Qu’est-ce que les charges indirectes ?

Quelle que soit la taille de votre entreprise, que vous soyez micro-entrepreneur ou patron d’une TPE, les charges indirectes sont bien à prendre en compte dans votre gestion comptable. Ces charges indirectes sont ces dépenses qui vous permettent de faire tourner votre entreprise au quotidien et de la développer. Cependant, contrairement à une charge directe directement imputable à un produit, les dépenses indirectes ne le sont pas. Nous revenons sur la définition des charges indirectes et les méthodes pour les calculer.

Charges indirectes, définition

Pour fabriquer ou vendre des produits et des services, une entreprise doit forcément engager des sommes d’argent. Les charges indirectes vont donc regrouper tous les achats effectués pour servir la gestion quotidienne de l’entreprise. Ces dépenses ne peuvent pas être affectées à la fabrication d’un produit donné. Elles sont en effet imputables à plusieurs produits simultanément. Il est nécessaire d’effectuer des calculs intermédiaires afin de répartir justement les dépenses engagées.

 

Quelques exemples de charges indirectes

Il existe plusieurs niveaux de charges indirectes :

  • Les charges ponctuelles comme les actions de communication : édition de cartes de visite, impression de plaquettes commerciales, réservation d’un stand sur un salon professionnel…
  • Les charges locatives : paiement du loyer des locaux de l’entreprise
  • Les charges fixes : factures d’énergie, abonnement à Internet, affranchissement des courriers…
  • Les dépenses d’assurance
  • Les coûts des services généraux (service marketing, commercial, informatique…)

 

Quelles différences avec les autres charges

Il est important de faire le distinguo entre les différentes charges qui pèsent sur l’entreprise afin de pouvoir notamment calculer la rentabilité d’un produit ou d’un service. Ainsi, les charges indirectes ne sont pas à confondre avec :

 

  • Les charges directes

Ces dernières, par opposition, sont directement imputables à la fabrication ou la commercialisation d’un produit ou d’un service. Il peut s’agir alors des matières premières utilisées pour alimenter un processus de fabrication, des marchandises destinées à la revente ou bien encore de la main d’œuvre. Au niveau comptable, il n’y a pas besoin de passer par une étape de calcul, ces coûts sont directement affectés à un produit.

 

  • Les charges patronales

Bien que les patrons en soient redevables chaque mois (ou chaque trimestre), les charges patronales ne sont pas comptabilisées comme charges indirectes ou directes. Elles sont calculées à part et désignent les taxes à payer pour l’assurance vieillesse, l’assurance maladie, les accidents du travail ou encore les allocations familiales.

 

Quand les charges indirectes peuvent devenir directes

Ce cas de figure est tout à fait envisageable dans certaines situations. Par exemple, si un salarié travaille sur la fabrication de plusieurs produits, son salaire reste une charge indirecte imputable à plusieurs biens. Mais si cet employé ne travaille que sur un seul produit, dans ce cas, sa rémunération devient une charge directe.

Autre exemple avec l’électricité consommée pour une usine. Si on prend le bâtiment dans son intégralité, cette dépense est une charge indirecte affectée à la fabrication de plusieurs produits. En revanche, si plusieurs compteurs électriques séparés sont installés sur des machines ou ateliers, l’électricité consommée peut être attribuée à la fabrication d’un produit et devenir de ce fait une charge directe.

 

Comment calculer les charges indirectes ?

Alors que les charges directes sont plutôt faciles à affecter pour calculer le coût de revient d’un produit ou d’un service, avec les charges indirectes, la méthode est plus complexe. Il va en effet falloir réussir à attribuer une quote-part des charges indirectes à un ou plusieurs produits de votre entreprise. Pour ce faire, il est nécessaire d’établir une unité d’œuvre pour effectuer un arbitrage et affecter les coûts indirects là où ils doivent être.

Pour expliquer ce point plus précisément, voici deux exemples d’unité d’œuvre :

  • Comment répartir le loyer ? L’unité d’œuvre sera ici le m2. On calcule le nombre de m2 nécessaire à la production de chaque produit ce qui permet d’obtenir la quote-part des charges locatives indirectes détenues par chacun.
  • Comment affecter les coûts de maintenance ? On choisira ici le nombre d’heures d’utilisation d’une machine-outil par exemple pour en déterminer sa quote-part dans la fabrication d’un produit.

 

Charges indirectes : la méthode des coûts complets

Pour cette méthode de calcul des charges indirectes, il suffit de découper l’entreprise en différents centres d’analyse (atelier, usine, entrepôt, bureau…). On définit une clé de répartition en amont et on redistribue les charges indirectes à chaque activité. Pour l’expliciter plus clairement, la somme de toutes les charges indirectes de l’entreprise sont réparties entre les divers centres d’analyse ou pôles d’activité. Cette méthode est considérée comme plus objective mais elle est néanmoins plus complexe à mettre en place.

Quelles soient directes ou indirectes, les charges sont très importantes dans le calcul du coût de revient d’un produit ou d’un service et donc, indispensable pour réussir à fixer les bons prix et être rentable.