10 conseils pour gérer ses priorités et gagner en efficacité

Souvent, l’organisation est réduite à des astuces tactiques : faire des listes, regrouper des tâches, utiliser la technique pomodoro, etc. Quand bien même ces outils ont une importance capitale, ils ne sont pas une solution miracle en soi. L’organisation, c’est aussi et avant tout une planification stratégique et la recherche d’une intelligence de l’action.

 

L’importance de l’organisation

Qu’est-ce qui distingue une personne performante d’une personne débordée ? La réponse tient en 12 lettres : organisation. Mais l’organisation, qu’est-ce que c’est ? L’idée est de savoir définir, planifier et faire vivre sa feuille de route de façon à mettre constamment le poids du corps au bon endroit, pour aller plus loin et gagner du temps. Face à la quantité d’informations et de tâches auxquelles nous faisons face dans notre société, savoir s’organiser est devenu une compétence de survie.

Astuce n°1 : lister ses priorités

Lorsque l’on se sent dépassé par les tâches et les objectifs, la dernière chose qu’il semble intelligente de faire est de s’arrêter pour souffler et réfléchir. Pourtant, il est important de faire la liste de ses priorités, et d’en profiter tout de suite pour distinguer les urgences absolues des tâches qui peuvent être secondaires. Lorsque nous sommes dépassés par des soucis d’organisation, il convient parfois de réorganiser sa feuille de route par étapes et de laisser de côté les priorités secondaires pour le moment. On peut toujours tout faire, mais jamais tout à la fois.

Astuce n°2 : Clarifier ses priorités, soyez SMART

Soyez conscient de la façon dont fonctionne votre cerveau. Celui-ci sera plus motivé face à une tâche claire. Chercher à ranger une pièce en désordre rebute naturellement notre motivation. Au contraire, avec une tâche précise telle que “ramasser 5 livres et les poser sur l’étagère avant 13 heures”, le cerveau se projettera naturellement mieux. Ce que vous voyez là est un objectif SMART. Tous vos objectifs devraient l’être.

Un objectif SMART, c’est :

  • S : un objectif spécifique. C’est-à-dire une tâche sans ambiguïté. « Travailler sur le dossier 12 » n’est pas une tâche spécifique, par exemple. Inscrivez plutôt concrètement les tâches que vous devez réaliser et observez le changement dans votre façon de voir ces tâches.
  • M : un objectif mesurable. Obligez-vous à quantifier l’atteinte de cet objectif. Est-ce un nombre de lignes de code à réaliser ? Un nombre de slide à finir ?
  • A : un objectif ambitieux. Assurez-vous que cet objectif, une fois atteint, génère en vous de la motivation et de la satisfaction…
  • R : …tout en assurant que l’objectif soit réaliste. Si votre objectif est de finir la nouvelle application d’Amazon en 3 heures, il ne sera non seulement pas tenable, mais pas non plus très utile pour vous aider à planifier. N’hésitez pas à « casser » vos objectifs en petits sous objectifs. Tant que ceux-ci restent bien ambitieux, c’est l’assurance d’un gain régulier de motivation au fil de votre To do !
  • T : un objectif inscrit dans le temps. C’est-à-dire avec une deadline claire.

Astuce n°3 : ordonner ses priorités, la matrice de Eisenhower

Une fois que vous avez les priorités du moment, il convient de les ordonner. Pour les ordonner, nous vous recommandons la simplicité et l’efficacité de la matrice d’Eisenhower. Elle consiste à donner une note à chaque priorité en termes d’urgence, et d’importance. Cela vous permet ensuite de gérer :

  • Les objectifs urgents et importants : à traiter en priorité
  • Les objectifs urgents, mais moins importants : à déléguer, ou à décaler si possible
  • Les objectifs importants, mais non urgents : à planifier dès maintenant pour ne pas vous retrouver en situation d’urgence
  • Les objectifs non importants et non urgents : à abandonner. Bien s’organiser, c’est aussi laisser tomber le non utile.

Astuce 4, 5 et 6 : Planifier, prévoir de la marge, et prendre des notes

Une fois que vous avez trié vos priorités, prenez votre calendrier et estimez combien de tâches vous pourrez faire par jour de travail. La première clé de cette étape est de laisser 20% de marge en cas d’imprévu. Prévoir sa productivité réelle est complexe, et prévoir les événements est impossible. Prendre une marge garantit de ne pas se laisser dépasser.

Si lors de votre travail, des idées par rapport à d’autres tâches vous viennent à l’esprit, disposez toujours d’un carnet de notes à portée de main. Et prenez note de tout pour recentrer votre esprit sur la tâche en cours, tout en étant sûr de ne pas oublier votre idée.

Pour être sûr d’être dans les temps et de pouvoir intelligemment ajuster en cas de dérapage, essayez de prendre régulièrement du temps pour revoir votre plan de travail. Par exemple, faites un point d’avancement le vendredi et un point de briefing personnel le lundi.

Astuce 7, 8 et 9 : soignez votre espace de travail

Nous sommes notre entourage. Soyez donc conscient du lieu de travail le plus efficace pour vous. À la maison ? Dans un café ? Dans un espace de coworking ? Dans un open space ? Dans une salle calme ? Nous sommes notre entourage et il convient de choisir, et non de subir, son lieu de travail. De la même façon, soyez attentif à la propreté de votre bureau et à son rangement. Regardez autour de vous : votre environnement est-il comparable à l’efficacité que vous vous souhaitez à vous-même ?

Organisez vos horaires en fonction de vos moments de productivité. Certains aiment le matin pour les tâches administratives, et sont plus créatifs l’après-midi. Pour d’autres, c’est complètement autre chose. Soyez conscient de votre rythme et anticipez vos journées en fonction. Bloquez-vous des plages horaires pour ne pas être dérangé.

Utilisez ensuite des méthodes éprouvées pour vous aider à profiter au maximum du temps disponible :

  • Si une nouvelle tâche vous incombe, et qu’elle prend moins de 2 minutes : faites-la sans attendre
  • Commencez toujours par les tâches les plus rebutantes
  • Ne lisez vos mails qu’à certains horaires précis
  • Séquencez votre travail par des périodes de travail intense et des périodes de pause.

Astuce 10 : savoir dire non, constructivement

Pour un indépendant plus que quiconque, dire non semble être plus dur que de gravir l’Himalaya. Cela en pousse beaucoup vers l’autre extrême : dire oui à tout. Sachez dire non constructivement pour ne pas vous retrouver débordé. Dire non constructivement, c’est :

  • Dire non si cela ne vous profite pas…

ou bien :

  • Proposer une alternative si cela ne vous arrange pas ainsi, ou pas maintenant. N’hésitez pas à proposer un rendu en deux étapes, un délai de travail supplémentaire, à proposer un « premier jet » ou encore une contrepartie à un retard momentané. Le « non » est très peu souvent mal perçu, si tant est qu’une autre voie soit proposée.

 

Devenir travailleur indépendant pendant la crise

L’épidémie de COVID 19 a pris l’économie et le monde du travail par surprise. Entre ralentissement de l’activité et nouvelles méthodes de travail, elles ont bouleversé la façon dont les entreprises conduisent leur quotidien. Qu’en est-il pour les travailleurs indépendants ?

 

COVID 19 : menace ou opportunité pour les travailleurs indépendants ?

Pour le pire ou le meilleur, cette crise a mis de nombreuses entreprises face au mur, et fait s’accélérer de nombreuses transitions. Dans ce marché impacté par le virus, et dans le marché d’après virus qu’il nous tarde de découvrir, quelle sera la place des travailleurs indépendants ? Relégués derrière les salariés, sur lesquels les entreprises vont capitaliser leur activité réduite ? Au premier plan, de par leur flexibilité ? La question reste entière.

Un monde plus incertain : la flexibilité en atout

Le contexte du Covid rend compliqué, voire impossible, l’exercice de certaines industries. La demande baisse, les nouveaux projets et investissements sont ralentis. Si l’activité continue et que le nombre de salariés en activité partielle diminue, le constat reste le même. Les entreprises sont moins actives, investissent moins de moyens et placent moins de confiance en l’avenir.

Or, cela ne signifie pas qu’elles n’ont plus de besoins ! En revanche, et c’est bien logique lorsque l’on connaît les obligations liées à ces contrats, cela signifie qu’elles vont réfléchir à deux fois avant de faire signer un CDI ou un CDD à une recrue.

Dans ce contexte, faire appel à un indépendant permet de remplir un besoin important : celui d’avancer malgré la crise. Et de le faire en conservant la flexibilité nécessaire à chaque entreprise cherchant à naviguer encore quelques mois incertains. C’est pour cela, qu’alors que 2,4 millions de salariés sont toujours en activité partielle, près de la moitié des indépendants disent ne percevoir qu’un léger impact (Source : Crème de la crème).

De nouveaux modes de travail démocratisés

Si le salariat a toujours le vent en poupe, c’est aussi en partie une conséquence des modes de travail hérités des générations précédentes. Il a longtemps été considéré qu’une présence sur site était indispensable. Mais le confinement nous a poussés à explorer les modes de travail digitaux. Le télétravail, encore considéré par beaucoup comme une hérésie improductive, a été rendu quasi obligatoire. Les employés ont ainsi pu découvrir les joies du gain de temps évité à ne pas prendre le métro, et celles de choisir comment organiser sa journée. Employeurs comme employés se sont rendus à l’évidence et s’accoutument de plus en plus avec ses nouvelles méthodologies de travail. Le Covid-19 a accéléré la tendance sociétale à l’autonomisation et la flexibilisation des conditions de travail. Il a donc planté un terreau fertile, adapté à ce que les freelances soient de plus en plus acceptés.

Un monde plus pragmatique : vers la fin des bullshit jobs ?

Le Covid a également accéléré une autre tendance sociétale : celui de la recherche de sens et du problème des “bullshit jobs”. Si le confinement a démocratisé le télétravail, il a aussi permis à tout à chacun de sortir sa tête du guidon du quotidien et de faire face aux questions souvent abandonnées à la nécessité de chaque jour. Qu’est-ce que je souhaite réellement faire de mes journées ? Suis-je vraiment heureux de là où je vis, de mon temps de trajet, de ne pas gérer mon emploi du temps ? En inactivité partielle, mon rôle manque-t-il réellement à quelqu’un ? Le phénomène des jobs généralistes où nombre de salariés se sentent inutiles a été exacerbé pendant ces semaines de réflexion. À l’antipode de cette tendance, le travail indépendant permet de travailler pour une mission précise. Le freelance sait exactement ce qu’il vend, pourquoi il le tarifie, et quand le travail est livré. La tendance est à la spécialisation et à l’échange de services concrets. Dans ce contexte incertain, le travail en freelance est aussi une façon de retrouver une cohérence avec sa propre valeur ajoutée.

Dans une période contraignante, toute flexibilité est un atout. Devenir freelance dans le contexte actuel peut être une réelle opportunité de rassurer, par son travail et son statut, des entreprises en proie au doute. C’est également un moment adéquat, car le monde est bien plus digital qu’il ne l’était avant. Pourquoi ne pas vous y essayer, en microentreprise et pourquoi pas en portage salarial, pour voir si cette forme de vie est faite pour vous ? N’hésitez pas à consulter notre guide du portage salarial pour tout savoir sur le sujet !

Comment suivre un client ou prospect lorsqu’on est indépendant ?

Indépendant, vous êtes sans doute expert dans votre domaine mais savez-vous tirer les bonnes ficelles au niveau commercial pour obtenir un chiffre d’affaires constant ou exponentiel ? Nous vous donnons quelques clés pour suivre un client ou un prospect efficacement afin de pérenniser le succès de votre micro-entreprise.

Pourquoi suivre un client ou un prospect ?

La loi de Pareto décrit un phénomène empirique dans lequel 80% des conséquences sont le résultat d’uniquement 20% des causes. Au niveau commercial cela se traduit par : 80% de votre chiffres d’affaires est  généré par seulement 20% de vos clients. Cette mécanique a été constatée et vérifiée dans bien des domaines comme le contrôle de qualité par exemple. Qu’en est-il de votre portefeuille client ? Répond-il à cette loi ou est-il plus diversifié ? Pour la pérennité de votre business, vous devez le vérifier.

En effet, si le principe de Pareto s’avère vrai pour vous, le calcul est vite fait. Imaginez perdre ce client qui génère une grosse partie de votre chiffre d’affaires… Votre microentreprise est automatiquement mise en péril. Que faire pour y remédier ? Il faut impérativement anticiper. C’est pourquoi suivre un client ou un prospect s’avère si indispensable économiquement parlant. Vous devez toujours avoir sous la main des contacts à faire fructifier pour compenser une éventuelle perte de chiffre d’affaires imprévue.

 

Comment suivre un client ou un prospect efficacement ?

Prenons l’exemple d’un développeur web. Il est le champion du code, mais a-t-il également une casquette commerciale ? Beaucoup d’indépendants se perdent dans la prospection parce qu’ils ne se sentent pas l’âme d’un chasseur. Pourtant, il suffit d’avoir confiance en vos compétences et d’être bien organisé pour lever les freins et sécuriser votre petite affaire. Voici comment !

Identifier vos opportunités business

En prospection, vous devez commencer par étudier le profil de vos meilleurs clients. Dressez un portrait précis : quel type d’entreprise, nombre de salarié, domaine d’activité, fonction de vos contacts, services proposés, à quel prix… Une fois tous ces éléments listés, vous êtes prêt pour aller prospecter des entreprises qui ressemblent à vos meilleurs clients. Ces sociétés ont de plus fortes chances de convertir (= devenir clientes).

Comment convertir ?

Pour maximiser vos chances de signer une mission avec une nouvelle entreprise, soyez très rigoureux dans votre approche. Vous le verrez plus bas dans cet article, suivre un client ou suivre un prospect relève de la même démarche. Vous devez tout d’abord commencer par rassembler dans un tableau tous vos prospects. Il existe d’ailleurs 2 typologies de prospects : les froids qui n’ont pas besoin de vos services tout de suite mais peut-être plus tard et les chauds, ceux qui ont un besoin quasi immédiat. Dans votre tableau de suivi de prospection, vous devez intégrer les données suivantes :

  • Date de la prise de contact
  • Moyen de communication : appel, email, courrier, réseaux sociaux
  • Nom et fonction de votre interlocuteur
  • Qualification : prospect chaud ou froid
  • Nature du besoin
  • Date d’envoi de votre offre de services et référence de la proposition
  • Résultat : conversion, date de décision ultérieure, en attente…

Renseignez au maximum ce tableau afin de pouvoir suivre votre prospect pas à pas tout au long de son cycle de vie. Vous pourrez ainsi le recontacter au moment opportun avec la bonne proposition commerciale. C’est un gain de temps incroyable. De plus, votre tableau de suivi vous permet aussi de toujours personnaliser vos prises de contact. Au niveau commercial, une approche impersonnelle est bien souvent rédhibitoire.

Pensez à renforcer votre présence sur les réseaux sociaux et plateformes professionnelles. Postez des articles, interagissez… Le but ici est de créer de nouvelles opportunités business en faisant venir les clients à vous, sans avoir à démarcher !

Comment suivre un client ?

Pour suivre un client avec efficacité, reprenez la même technique. Construisez un tableau, ou plutôt un historique, qui rassemble toutes les données de vos clients. Notez les prestations achetées, ses commentaires importants, les contacts décisionnaires dans l’entreprise, prévoyez des dates de rappel… Votre objectif est de pérenniser la relation commerciale avec votre client et de faire de l’up selling ou du cross-selling : c’est-à-dire lui proposer d’autres prestations ou soumettre votre expertise à d’autres services dans l’entreprise.

 

Exploiter les données de votre suivi client  

Suivre un client ou un prospect avec rigueur vous permet aussi de monitorer votre taux de réussite et de prioriser vos actions de prospection ou de fidélisation. En effet, en ayant un tableau de suivi clair à disposition, vous pouvez mesurer quelles sont les actions les plus efficaces, quels types d’entreprises transforment le plus, quel sont les fonctions à contacter… Vous pouvez aussi identifier les actions chronophages qui ne vous rapportent peu ou pas grand-chose.

Freelance : comment améliorer votre e-réputation ?

L’e-réputation (cyber réputation, réputation numérique, la réputation en ligne : les termes sont nombreux) est l’opinion commune formée par l’ensemble des informations trouvées en ligne à votre sujet. Ce sont les photos, les vidéos, les profils sociaux, les articles, les posts, les références et les avis qui apparaissent et qui vous concernent lors de la recherche de votre nom et vos services. En tant que freelance, il est crucial d’être attentif à ce que cette réputation dit de vous, et de bien la maîtriser.

Maîtriser sa e-réputation lorsqu’on est freelance

L’écrasante majorité de vos prospects, de vos clients et des recruteurs à qui vous avez eu affaire ont cherché votre nom sur les moteurs de recherche et les réseaux sociaux. C’est un réflexe à présent bien ancré dans la culture du digital… et dans le monde du travail en général. Lorsque l’on est freelance, et que l’on travaille en son propre nom, par définition, la barrière entre votre vie personnelle et professionnelle se trouve sous le microscope. En ligne, et notamment sur Google, votre nom peut tout aussi bien amener à votre profil Linkedin qu’à la dernière photo de vous peu avantageuse postée par vos amis. Pour un freelance, il est essentiel de comprendre et de maîtriser les enjeux de la e-réputation.

Comment connaître sa e-réputation ?

Le premier travail à fournir est d’auditer votre présence en ligne. Cette présence consiste en trois points principaux :

  • Les résultats Google, Bing et Yahoo visibles lorsque l’on recherche votre nom. Pour visualiser les résultats qu’obtiendraient vos clients recherchant votre nom pour la première fois, pensez à effectuer cette recherche en navigation privée. Le moteur de Google tient compte de qui vous êtes, et risque donc de vous montrer des résultats différents de ceux qu’il proposerait à quelqu’un d’autre. Parcourez les premières pages de résultats, vérifiez les catégories “images” et “vidéos” du moteur de recherche afin de savoir quelles sont les informations qui font votre réputation actuelle en ligne.
  • Vos profils sociaux. Facebook, Twitter, Linked’in et autres réseaux en ligne sont également accessibles à la saisie de votre nom. Vérifiez le contenu qui y est posté et accessible. Vérifiez également que chacun de vos comptes soit bien rempli et donne l’image de vous que vous souhaitez refléter. Si un élément vous semble risqué, c’est qu’il l’est probablement. En matière d’e-réputation, optez toujours pour la sécurité.
  • Vos profils spécialisés. Malt, Dribble, Slideshare, Github, etc. Nombreux sont les réseaux sociaux et plateformes dédiés aux activités qui s’exercent en freelance sur lesquels vous pouvez être visible. Ces profils-là sont également à analyser.

Une fois cet inventaire effectué, vous avez une idée de votre réputation actuelle, des incohérences potentielles et des éléments à actualiser et améliorer voire à développer.

Optimiser et suivre sa présence en ligne

Pour optimiser et suivre sa présence en ligne, la première tâche à entreprendre est de définir la ligne de séparation entre vos comptes et réseaux personnels et ceux qui seront utilisés professionnellement. Des réseaux tels qu’Instagram et Facebook permettent par exemple de jouer sur les réglages de confidentialité pour rendre vos comptes personnels privés.

Pour les comptes que vous souhaitez mettre à disposition de votre réputation en ligne, nous vous recommandons de faire attention à trois points :

  • La cohérence entre vos profils. Il est important que votre prospect trouve des informations similaires entre les différents réseaux et sites où vous parlez de vous. Une cohérence entre les réseaux participe à créer un sentiment de confiance, là où une incohérence crée le doute.
  • L’optimisation de chacun de vos profils Qu’il s’agisse de réseaux sociaux, de sites spécialisés, d’articles ou de contenu multimédia, il existe de nombreuses règles et tutoriaux disponibles sur Internet pour optimiser la mise en avant de chacun de vos contenus.
  • L’animation de vos pages. Assurez-vous d’être proactif dans l’animation des contenus. Si vous avez la possibilité de récolter des avis clients, demandez-les. Si vous avez un blog, assurez-vous d’avoir une récurrence de post. Si vous avez des réseaux spécialisés pour mettre en avant votre portfolio, mettez-le régulièrement à jour. Il vaut mieux être présent “bien”, sur peu de sites, qu’un peu partout, mais sans réelle matière.

De nombreux outils en ligne peuvent aider les freelances à suivre leur e-réputation selon les réseaux qu’ils souhaitent surveiller. Le plus simple, est de faire continuellement attention en réalisant un audit régulier de votre réputation pour vous assurer que celle-ci est toujours adaptée à vos besoins.

Freelance : faut-il travailler pendant les vacances d’été ?

Quand on est consultant freelance, il est difficile de savoir quand prendre du temps de repos. L’avantage d’être son propre apporteur d’affaires et son propre patron génère un revers qui peut être insidieux : il est possible de travailler plus pour gagner plus, là où un salarié dispose d’un cadre relativement fixe. Pendant les vacances d’été, nombreux sont ceux en vacances et ce moment censé être source de repos est une potentielle source de profits pour le freelance qui ne part pas en vacances. Travailler ou prendre des vacances ? Que faire en été lorsque l’on est freelance ?

L’intérêt de déconnecter du travail

L’intérêt de travailler en été, c’est celui de percevoir un revenu et de saisir l’opportunité de ce moment pour se créer de nouveaux contacts. Si la question des vacances d’été se pose, c’est parce qu’il existe un réel intérêt à la déconnexion. Ce droit à la déconnexion est d’ailleurs inscrit dans le Code du travail pour les salariés, depuis l’avènement du digital et de la sollicitation constante, de plus en plus source de burn-out. Prendre des vacances permet de :

  • Réduire le stress. En prenant le temps de penser à autre chose, de bien se reposer et de s’éloigner des contraintes, on permet à l’esprit et au corps de se relâcher. La réduction du stress est positive pour réduire la fatigue mentale et booster son système immunitaire.
  • Améliorer ses capacités cognitives, pour repartir de plus belle. Votre cerveau apprend, catégorise et prend du recul lorsqu’il est en état de repos. La régénération de votre état d’esprit pendant les vacances lui permet ainsi de revenir de vacances au plus haut de sa forme.
  • Améliorer sa créativité. Les vacances sont l’occasion de découvrir, d’expérimenter et de vivre des moments avec ses proches. L’homme est un animal social qui a besoin de lien et de nouveauté pour être bien et voir les choses sous un nouvel angle.
  • De lire, de méditer et de prendre du recul. Nous avons la tête dans le guidon toute l’année. Les vacances sont aussi un moment idéal pour faire un bilan personnel et professionnel, se nourrir intellectuellement, pour reconstruire sa boussole en prévision de la rentrée.

Pour résumer, les vacances sont un repos nécessaire à votre progression en tant que professionnel à moyen et long terme. Choisir de ne pas prendre de vacances est un choix aux avantages à plus court terme. Comment équilibrer la balance entre ces besoins de court et de long terme ?

Dans quelle mesure se déconnecter ?

L’avantage, pour les freelances, c’est de pouvoir effectuer tout ou partie de son travail à distance. Le désavantage, c’est que si un projet tombe en été, il sera à prendre ou à laisser. Il peut être tentant de vouloir ne pas choisir et de cumuler vacances et travail. Mais ce choix peut vite vous empêcher de profiter de vos vacances et de votre travail ! Deux dimensions sont donc importantes à avoir en tête lors de cette décision.

Le premier est d’identifier le niveau de déconnexion que vous pouvez vous permettre. Les sujets du moment sont-ils importants ? Urgents ? Quels en sont les délais ? Quel est votre lien avec le client ? Cette analyse permet de savoir si une déconnexion complète est possible, si une déconnexion partielle est suffisante, ou si une présence à temps plein est nécessaire.

Demandez-vous alors si ce niveau de connexion requis vous permettra de profiter de vos vacances. Si ce n’est pas le cas, pourquoi ne pas profiter de la liberté de freelance pour prendre des vacances plus tôt ou plus tard ?

Comment bien gérer des vacances en tant que freelance ?

Pour vous offrir la possibilité de bien vous déconnecter, il est, quoi qu’il arrive, nécessaire d’anticiper vos congés. Avant vos vacances, faites en sorte de prendre de l’avance dans vos missions. Prévenez vos clients et établissez un calendrier des tâches et missions avant, pendant et après la rentrée pour bien cadrer ce moment pour en profiter. Pour gagner du temps, il peut être intéressant de déléguer votre gestion administrative, comptable, juridique et fiscale.

Ce cadre sera nécessaire pour vous permettre de vous fixer des règles. Pendant les vacances, rien de tel que de se discipliner à vous donner une heure fixe à laquelle consulter et répondre à ces mails par exemple. Ainsi, vous pouvez profiter du reste de votre journée en toute sérénité.

Comment développer sa visibilité locale en freelance ?

Mettre en ligne un site internet, créer un profil LinkedIn ou une page Facebook professionnelle… Les travailleurs indépendants se chargent bien souvent eux-mêmes de leur propre communication sur le web. Mais comment faire pour attirer de nouveaux clients ? On vous explique comment vous démarquer de la concurrence en boostant votre visibilité locale.

Pourquoi travailler votre visibilité locale ?

Tout le monde peut faire la promotion de son activité ou de son entreprise sur la toile. Mais l’un des plus gros challenges est de réussir à être visible dans les moteurs de recherche. En effet, vous pouvez avoir créé un joli site web concis et accrocheur mais s’il n’apparaît que dans la 5ème page de recherche Google, vous avez peu de chance d’attirer de nouveaux clients.

La visibilité locale permet de contourner ce problème. En activant les bons leviers marketing sur Internet, vous pouvez facilement améliorer la visibilité de votre entreprise sur une zone géographique restreinte. Plutôt que d’être noyé parmi les 1,78 milliards de sites internet que regroupe aujourd’hui le web, mieux vaut travailler votre promotion sur une petite zone moins concurrentielle. De plus, même à l’ère du digital, dans le monde des affaires, les relations de proximité sont toujours privilégiées.

Enfin, tous les freelances n’ont pas forcément besoin de se faire connaître au niveau national ou international. Certaines activités ne peuvent pas se pratiquer à distance. Un formateur a besoin de se déplacer chez ses clients par exemple. En travaillant sa visibilité locale, un indépendant peut trouver des clients proches de lui et solutionner ses contraintes familiales ou limiter ses frais de déplacement.

 

5 conseils pour améliorer votre visibilité locale 

1. Créer une fiche Google My Business

Google My Business ou GMB est ce petit encart qui se trouve en haut à droite des résultats de recherche Google. Veillez à bien remplir votre fiche avec vos coordonnées complètes et présentez votre activité. Vous pouvez également rajouter des photos de vos locaux ou de vos créations ainsi que poster des vidéos. Choisissez bien vos mots-clés lors de la création de votre fiche afin d’être correctement référencé par le moteur. Sachez qu’il est également possible de proposer un agenda en ligne pour permettre à vos clients de prendre directement rendez-vous avec vous sans avoir la contrainte d’appeler. Si vous couplez un site internet + une fiche GMB, vous avez plus de chance de remonter en haut des pages de recherche géolocalisée.

 

2. Être présent sur les annuaires

Inscrivez-vous sur les annuaires professionnels qui correspondent à votre branche d’activité. Renseignez vos coordonnées et ajoutez une description de votre profession. En étant présent sur plusieurs plateformes comme les Pages Jaunes, vous améliorez également le référencement de votre entreprise dans les moteurs de recherche. C’est d’ailleurs la même chose pour les sites professionnels comme Linkedin, Malt ou encore en créant une page Facebook professionnelle. En multipliant les points de contacts, vous augmentez naturellement votre visibilité locale.

N’hésitez pas à inclure des hashtags avec le nom de votre ville pour accentuer la notion « proximité » de votre offre de service dans vos posts sur les réseaux sociaux professionnels.

3. Plus d’avis pour booster votre visibilité locale

Un autre détail apprécié par les moteurs de recherche, ce sont les avis clients. Dès que vous en avez la possibilité, incitez vos clients à déposer un avis sur votre fiche GMB ou une recommandation sur LinkedIn. Plus vous avez d’avis, plus votre référencement s’améliore. D’ailleurs, les commentaires et avis sont très souvent lus par les prospects et clients avant de prendre une décision. Prenez le temps de répondre avec courtoisie aux commentaires négatifs et à remercier chaleureusement les avis positifs.

4. Le référencement de votre site internet

Dans les contenus de votre site web, pensez à disséminer les mots-clés que vos clients tapent naturellement dans la barre de recherche Google pour trouver un profil comme le vôtre. Cela peut-être : consultant informatique, développeur front end, formateur hygiène et sécurité… Vous pouvez travailler vos textes vous-même mais vous pouvez également faire appel à un spécialiste du SEO (= référencement naturel). Pour une meilleure visibilité locale, pensez aussi à inclure le nom de votre ville de temps à autre dans vos pages.

5. Faire de la publicité en ligne

Dernière astuce : lancer des campagnes de publicité digitale pour rayonner au niveau local à moindre coût. Plusieurs possibilités, vous pouvez :

  • Acheter des espaces publicitaires géolocalisés sur les réseaux sociaux, c’est ce que l’on appelle les Social Ads.
  • Lancer une campagne Display et diffuser une pub géolocalisée sur un réseau de sites soit en affinité avec votre secteur activité soit avec un forte audience.
  • Acheter avec l’outil Google Ads des expressions clés comme « apporteur d’affaires Lyon », sélectionner une zone de chalandise et votre annonce sera affichée en tête des résultats.

Ces campagnes se préparent facilement mais n’hésitez pas à vous faire aider par des professionnels du domaine si vous n’êtes pas à l’aise.

 

Consultants, comment établir un rapport de fin de mission ?

En fin de prestation, certains consultants font l’impasse sur la production d’un rapport de fin de mission. Pourtant ce document qui clôture votre collaboration constitue un outil très efficace pour valoriser votre prestation et fidéliser vos clients. Voici nos conseils pour produire un rapport de fin de mission dans les règles de l’art.

A quoi sert un rapport de fin de mission concrètement ?

Pour certaines prestations, notamment celles intellectuelles, le travail achevé pendant une mission de consulting n’est pas forcément visible et les résultats obtenus difficiles à quantifier. Pourtant, il est primordial de valoriser le travail que vous venez d’effectuer afin de prouver concrètement à votre client les bénéfices qu’il retire de votre collaboration.

En résumé, le rapport de fin de mission :

  • Synthétise votre projet
  • Souligne les tâches invisibles mais qui sont pourtant chronophages
  • Valorise votre travail et vos expertises
  • Délivre des informations précieuses qui seront utilisables après la mission
  • Ouvre des portes vers une prochaine collaboration

Vous l’aurez compris, ce document est indispensable pour clôturer parfaitement une mission et laisser une excellente impression à votre client. De quoi lui donner envie de vous resolliciter rapidement !

 

Quel format choisir pour votre rapport de fin de mission ?

Dans une optique 0 papier, préférez le format numérique pour livrer votre rapport, un document PDF ou une présentation Power Point par exemple. Pensez bien sûr à soigner votre présentation et à personnaliser le document en intégrant les noms des collaborateurs concernés, les dates de la mission et le logo de l’entreprise.

 

Comment structurer votre rapport de fin de mission ?

Tout au long de la rédaction, gardez en tête que votre mission doit être présentée de manière simple et concise. Ce document sera peut-être utilisé en interne même après votre départ. Un des collaborateurs peut en effet avoir besoin d’expliquer en détail le contenu et les résultats de votre mission dans l’entreprise. Adoptez une posture pédagogique dans votre construction tout en allant droit au but.

  • Le plan du rapport

Le plan s’organise comme celui d’une présentation commerciale. Vous revenez tout d’abord sur le contexte et les objectifs de la mission. Il est important de faire ce rappel pour structurer le reste de la proposition mais aussi rafraîchir la mémoire des lecteurs car votre mission a peut-être commencé il y a plus de 6 mois.

Ensuite, vous détaillez les indicateurs clés (KPI) qui permettent de déterminer si la mission est un succès. Ces KPI peuvent être quantitatifs ou qualitatifs, tout dépend de la nature de votre prestation. Cependant, ils doivent rester en cohérence avec les objectifs de la mission. Cela peut-être : une augmentation du chiffre d’affaires, la mesure d’une meilleure efficacité au sein d’une équipe, le respect du planning et du budget… Présentez-les sous forme de tableaux de bord.

Pour clôturer votre rapport de fin de mission, analysez les résultats du projet. Préparez un bilan objectif et délivrez à votre client les points forts et les points faibles de la mission sans omettre d’ouvrir sur des pistes d’amélioration. Cette conclusion est primordiale pour ouvrir la porte à une prochaine collaboration.

  • Le transfert de compétences

Une fois votre mission achevée, vous ne pourrez plus être disponible pour répondre aux questions de votre client. Dans votre rapport de fin de mission, intégrez des livrables qui vous permettent de lui transférer vos compétences. Les équipes opérationnelles de votre entreprise cliente doivent être à même de reprendre le flambeau après votre départ.

  • Quelques astuces pour construire un rapport de fin de mission percutant

Pour fédérer vos interlocuteurs autour de votre projet, soyez positif et tourné vers l’avenir. Construisez également une présentation visuelle et vivante pour faciliter la mémorisation. Vous pouvez par exemple inclure des graphiques, des tableaux, des photos et des couleurs. Les modèles interactifs sont également très appréciés. Il vous suffit d’inclure, quand cela se justifie, des liens cliquables et des vidéos.

N’attendez pas la dernière minute pour construire votre rapport de fin de mission. Agrémentez-le au fil de l’eau. Vous pouvez par exemple vous organiser en amont et mettre en place la production de tableaux de bord mensuels comprenant une part d’analyse. Cela vous évite une charge de travail trop importante en fin de mission. Si votre rapport dépasse plus de 10 pages, intégrez un sommaire (cliquable également).

Ne partez pas sans avoir organisé une réunion de fin de mission. C’est l’occasion de réunir toutes les parties prenantes au projet et de discuter ensemble de son déroulé. Vous en profiterez pour présenter votre rapport de fin de mission ou sa synthèse selon sa longueur. Vous pourrez également poser quelques questions, sans être intrusif, sur les futurs projets de votre client et leur suggérer plusieurs pistes d’amélioration. Soyez toujours constructif !

Vous avez maintenant toutes les cartes en main pour laisser une bonne impression à votre client et vous positionner sur de nouvelles missions.

Travailleurs indépendants : comment présenter une offre de service ?

Pour décrocher une nouvelle mission, il faut savoir parler d’objectifs, de moyens et de méthodes à succès. Mettez de côté votre CV, on vous explique comment structurer et présenter une offre de service percutante pour gagner de nouveaux clients.

La base pour présenter une offre de service qui transforme

Vous avez déjà travaillé la mise en avant de votre profil de consultant sur LinkedIn ou bien sûr votre site web ? C’est une excellente base à exploiter pour construire vos futures propositions commerciales. Si vous ne l’avez pas encore fait, prenez le temps de réaliser un point complet sur l’état de votre marché et l’adéquation de votre profil :

  • Où en est votre marché ? Quelles sont les évolutions récentes ?
  • Votre offre de service peut-elle se démarquer de la concurrence ? Si oui, comment ?
  • Devez-vous revoir vos prix ?
  • Y a-t-il des compétences sur lesquelles vous devez vous former ?

Dresser ce bilan à la fois sur le marché et vous-même vous aidera à mettre au clair vos points forts, vos points faibles et à redéfinir précisément votre offre de service.

Appuyez-vous également sur les retours de vos clients. Les remontées du terrain constituent une mine d’or pour optimiser vos propositions commerciales. Elles correspondent exactement aux besoins de vos clients et créent un terreau très fertile pour présenter une offre de service juste et objective.

 

Personnaliser votre offre de service

Intégrez le logo de l’entreprise cliente et évitez les tournures impersonnelles pour privilégier les éléments qui incluent les besoins réels du client. Pour personnaliser votre offre de service et la rendre vraiment percutante, organisez une réunion avec l’entreprise cliente. Cela peut-être un point téléphonique rapide, une visioconférence, une réunion physique… Si vous en avez la possibilité, ne faites pas l’impasse sur cet entretien. Il vous permettra de préparer en amont tous les arguments décisifs (priorités, délais, prix) qui aideront votre client à se décider rapidement. En clair, vous allez lui prouver que son besoin a été intégralement compris et qu’en plus, vous avez les réponses.

Si vous ne pouvez pas obtenir ces informations précieuses, faites de la veille sur Internet pour récupérer toutes les données utiles sur l’entreprise et son marché.

 

Réussir à bien présenter une offre de service en étant concis

Dans votre proposition commerciale, vous devez exclure tout ce qui est superflu. Evitez les longs paragraphes, les astérisques, les propositions à tiroirs… Vous essayez sans doute de balayer l’intégralité d’une problématique en développant toutes les options qui s’offrent à votre client. Mais en lui donnant trop de lecture, trop de choix, vous allez le perdre et insinuer le doute. Mieux vaut construire et présenter votre offre de service en étant clair, précis et compréhensible. Basez-vous sur les besoins du client et n’en déviez pas. Apportez une seule réponse à son problème.

 

Comment structurer une offre de service ?

Pour faciliter la lecture de votre proposition et la rendre convaincante, adoptez ce plan :

  • Présentez les objectifs concrets de votre mission ainsi que les problèmes / contraintes auxquels vous allez répondre.
  • Détaillez les process que vous mettrez en œuvre pour atteindre ces objectifs (méthodes, outils, planning, schéma organisationnel…).
  • Décrivez votre valeur ajoutée, c’est-à-dire les bénéfices que le client retirera de cette collaboration.

Soyez toujours très concis. Tous vos arguments doivent être compris rapidement. Votre futur client n’a pas beaucoup de temps à accorder à la lecture de votre présentation, allez droit au but. Pensez également qu’il devra peut-être présenter cette offre de service à sa hiérarchie. Plus vous êtes compréhensible et pédagogique, plus vous avez de chances de l’emporter.

 

Présenter une offre de service : la structure du budget

La partie « prix » de votre proposition commerciale doit être claire et exhaustive. Le doute n’a pas sa place ici. Vous devez donc lister chaque poste de dépense : nombre de J/H par prestation, achat de matériel, frais de déplacement… Vous devez également y intégrer des notions de durée d’engagement (si existant) et les modalités de paiement. Enfin, prévoyez d’offrir certaines prestations ou de faire des remises. Ces détails, sans pour autant donner l’impression de brader vos prestations, permettent à votre client de prendre une décision rapide sans passer par une étape de négociation.

Inclure des annexes pour prouver votre qualité

Dans cette ultime partie, vous apportez à votre client toutes les preuves pour le rassurer et lui démontrer les bénéfices que vous lui apporterez. Cela passe par une présentation succincte de vos compétences et certifications mais aussi :

  • Une liste de vos clients en correspondance avec son secteur d’activité ou bien les plus prestigieux
  • Des études de cas qui présentent vos précédentes missions
  • Des témoignages de clients ou recommandations
  • Des descriptifs plus précis de vos process

Pour terminer, faites relire votre proposition commerciale à un tiers afin de vous assurer de sa cohérence et de sa justesse avant envoi.

Freelances, qu’est-ce que l’innovation frugale ?

L’innovation frugale est une nouvelle approche qui consiste simplement à faire mieux (ou à produire un service équivalent) en utilisant moins de ressources.

 

Les freelances peuvent intégrer cette philosophie dans leurs méthodes de travail et ainsi séduire les entreprises sensibles aux causes éco-responsables. Nous revenons en détail sur ce concept innovant sans être gourmand.

Qu’est ce que l’innovation frugale ?

Née dans les pays qui ne connaissent pas l’opulence en matière de ressources, l’innovation frugale s’inspire du Jugaad indien qui prône la débrouillardise et l’ingéniosité. Son objectif est de réussir à trouver des solutions efficientes pour délivrer un service ou fabriquer un produit en utilisant le moins de ressources possibles. Dans ce concept, la simplicité et l’efficacité sont de mise au détriment du superflu. Bien sûr, l’innovation frugale ne rogne pas sur la qualité du service rendu. Il faut tout simplement trouver les moyens de produire tout en utilisant moins.

Pourquoi l’innovation frugale a-t-elle du succès ?

L’innovation frugale est particulièrement développée dans les pays émergents comme l’Inde, le Brésil ou l’Afrique. Le pouvoir d’achat de ses populations n’étant pas très élevé, il est indispensable de trouver un moyen de leur fournir des produits et services de qualité tout en baissant les coûts de développement. L’innovation frugale ne s’apparente donc pas au « low cost » qui fournit un produit à bas prix au détriment de la qualité.

Marchant à contre-courant de notre approche technologique habituelle qui vise à produire toujours plus, l’innovation durable se base plutôt sur la valorisation de l’existant, l’économie de moyens et de matières premières. C’est pour cela qu’elle séduit  les entreprises investies dans les démarches de développement durable notamment.

 

Quelle différence avec nos méthodes de création habituelles ?

Les avancées technologiques en Occident se sont toujours organisées de la même manière. Une innovation est conçue à partir de matériaux rares en développant des technologies complexes. Le nouveau produit qui sort sur le marché affiche un prix automatiquement élevé. D’abord réservée aux personnes aisées, l’utilisation des nouvelles technologies se généralise au fur et à mesure du temps. Les procédés de fabrication s’optimisent et le prix baisse. On appelle cette mécanique, l’approche « top-down ». C’est sans doute le chemin que va emprunter d’ailleurs Tesla. L’entreprise de construction d’automobiles électriques a récemment confirmé un ajustement de leurs prix afin de pouvoir rendre leurs produits plus accessibles.

 

2 exemples d’entreprises qui misent sur l’innovation frugale

Parmi les sucess story de l’innovation frugale en Europe, nous pouvons citer 2 entreprises : Dacia et Dracula.

  • L’innovation frugale à la mode roumaine

Constructeur automobile roumain de renom, Dacia a basé son développement sur la fabrication de voitures sans fioritures. Depuis les années 2000, Dacia utilise « l’ingénierie frugale » pour répondre aux besoins des consommateurs qui souhaitent des véhicules simples et sécurisés pour aller d’un point A à un point B. Le constructeur a donc misé sur les économies d’échelles en n’utilisant que des pièces dont les coûts de conception ont déjà été amortis. Ainsi, Dacia peut adresser le marché avec une gamme de véhicules qui correspond à l’offre de ses concurrents mais à un prix bien inférieur.

  • Transformer l’énergie en lumière pour les objets connectés

Dracula est une start-up grenobloise qui a développé une innovation frugale simple : un sticker en forme de chauve-souris qui permet de recharger une batterie grâce à l’énergie de la lumière (intérieure ou extérieure). Plutôt que de travailler sur le développement de batteries miniaturisées coûteuses sur le plan écologique, la start-up a préféré valoriser l’énergie ambiante et disponible en abondance. Cet autocollant équipé d’un film photosensible et d’un port USB permet de recharger simplement les objets connectés tout en continuant de se déplacer.

 

Comment mettre en place l’innovation frugale ?

L’innovation frugale repose sur 8 principes généraux qui peuvent s’appliquer à de nombreux secteurs, y compris aux prestations intellectuelles :

  • S’appuyer sur le système D et l’adaptabilité pour trouver des solutions innovantes et peu complexes
  • Valoriser l’entraide en mutualisant les savoir-faire qui ne sont pas tous issus d’un même domaine de compétences
  • Se concentrer sur le besoin réel des utilisateurs et oublier cette volonté de vouloir innover uniquement pour créer un produit dernier cri
  • Faire table rase des anciennes méthodes de fabrication, casser les habitudes pour aller puiser de nouvelles inspirations et transformer les contraintes en forces
  • Recycler l’existant en l’améliorant
  • Mettre le design uniquement au service de l’efficacité
  • Concevoir un produit ou un service en ne s’appuyant que sur la réalité des moyens déjà disponibles et existants
  • Développer un produit en proximité avec les consommateurs

Faire mieux avec moins est une méthode de travail à la portée de tous. L’innovation frugale ne constitue pas un « pas en arrière ». Bien au contraire, elle aide notre économie à se développer en évitant de surconsommer. Si vous cherchez un secteur pour vous lancer et réussir, la piste de l’innovation frugale est à explorer !

L’autoformation quand on est freelance ou indépendant

Comment se former en freelance ? Certains indépendants ressentent à un moment de leur vie de freelance le besoin de disposer de meilleures ou de nouvelles compétences pour suivre les tendances du marché et de la concurrence. La bonne nouvelle, c’est que la prolifération des outils de formation qui existent sur internet a fait émerger une nouvelle tendance : l’auto-formation. De nombreux outils sont disponibles pour tous et permettent à chacun de gérer son propre plan de formation.

Qu’est-ce que l’autoformation ? Est-ce indispensable ?

Lorsque vous êtes indépendant, vous êtes votre propre produit. L’avantage concurrentiel du service que vous offrez, c’est donc vous. Votre niveau de formation et votre compétitivité vont ainsi être très étroitement liés à la réussite de votre activité. Pourtant, contrairement au milieu de l’entreprise et du salariat, vous ne disposez pas forcément d’une incitation d’un service RH ou d’un plan de formation. C’est là qu’intervient l’autoformation.

L’autoformation, c’est tout simplement le fait de se former soi-même. Les MOOCs (cours ouverts à tous en ligne), les livres, les nombreux tutoriels et forums d’échanges accessibles sur internet permettent à chacun d’apprendre de nouvelles compétences en autonomie. De plus, les différents dossiers et missions pouvant être confiées à un indépendant permettent parfois de s’ouvrir à de nouvelles compétences directement sur le terrain, avec l’aide d’internet. L’autoformation est libre, simple et efficace et demande simplement une bonne rigueur personnelle. Un indépendant souhaitant s’autoformer doit mettre en place une discipline lui-même et avoir la motivation d’aller jusqu’au bout.

La formation est un aspect indispensable à toute carrière, en freelance autant qu’en salariat. Les besoins et les tendances évoluent, et aucune compétence n’est figée dans le marbre. C’est donc un aspect indispensable à la durabilité de votre activité. Par ailleurs, plus un indépendant a de cordes à son arc, plus il sera en mesure de fidéliser ses clients et de profiter d’opportunité sur différents types de commandes. Il est donc nécessaire de se former pour être à jour avec les dernières nouveautés et augmenter la résilience de votre activité. L’autoformation est une solution, mais il est aussi possible de cotiser à un organisme interprofessionnel ou d’opter pour le portage salarial afin d’accéder à des formations plus conventionnelles.

Pourquoi s’autoformer en freelance ?

L’intérêt de l’autoformation est multiple. Par définition, l’apprentissage en solitaire est flexible, peut se faire en parallèle de missions reliées pour apprendre “on-the-job”, est moins coûteux, plus simple, et permet d’avancer à son rythme. C’est donc idéal pour la formation continue et pour des compétences reliées à votre cœur de métier.

Cependant, lorsque la compétence recherchée est très complexe ou éloignée de votre expertise, ou que vous avez un retard important (technologique, connaissance pointue, etc.), il peut être intéressant de ne pas passer par une autoformation mais plutôt par une formation via portage salarial ou un organisme interprofessionnel.

Par exemple, un programmeur Javascript qui souhaite apprendre une nouvelle librairie (ex : node.js) aura de grandes chances de réussir en autoformation. En revanche, un comptable en reconversion gagnera sans doute à passer par une formation, car les concepts abordés seront plus compliqués. Mais ce n’est là qu’un exemple, tout est possible en autoformation !

Choisir et trouver sa formation

Vous êtes décidé à tenter l’autoformation ? Dans ce cas, il est à présent important de bien définir votre plan de formation. En tant qu’indépendant votre temps est précieux et il est nécessaire de bien choisir vos batailles. En matière de formation, il convient de se poser ces questions :

  • Quelles sont les compétences indispensables de votre métier que vous pouvez améliorer / acquérir ?
  • Quelles sont les compétences les plus recherchées et en croissance autour de votre domaine d’expertise ?
  • Quelles sont les compétences les moins répandues sur le marché, qui vous aideraient à vous démarquer de vos concurrents ?
  • Quels seront les compétences qui seront attendues, demain, dans votre domaine ?
  • Quelles sont vos passions, vos envies et vos points forts et comment pourraient-ils se traduire en compétences pour votre activité ?

Attention à bien distinguer le court terme du long terme. Certaines compétences sont simples à acquérir et viennent augmenter votre rentabilité à court terme, d’autres sont plus complexes et doivent s’étudier en parallèle pour développer votre compétitivité à long terme.

En vous posant la question de vos points d’amélioration de façon régulière, et en développant une discipline d’autoformation, vous assurez un niveau de prestation et une compétitivité sur le court, moyen autant que long terme. L’autoformation est très utile pour assurer la pérennité de votre activité, et peut être complétée de formations accompagnées lorsque le jeu en vaut la chandelle.

Pourquoi entreprendre en portage salarial ?

2019 marque une progression de 17,9 % du nombre d’entreprises créées comparé à 2018. Ces chiffres publiés par l’INSEE démontrent que la France est bel et bien un pays d’entrepreneurs. L’entreprenariat séduit beaucoup mais il comporte tout de même des risques. Voilà pourquoi déjà plus de 70 000 indépendants ont décidé d’entreprendre en portage salarial afin de sécuriser leur activité.

Entreprendre en portage salarial : les infos chiffrées

Commençons par un état des lieux de la création d’entreprise et du portage salarial en France.

 

La création d’entreprise en hausse

En 2019, l’INSEE comptabilisait 815 257 sociétés nouvellement créées. Une progression de 17,9 % par rapport à 2018. Parmi ces créations, 47,4 % sont des micro-entrepreneurs. La création d’entreprise se porte donc très bien.

Cette belle évolution, preuve du tempérament entrepreneurial des Français, s’explique notamment par :

  • Une conjoncture économique favorable
  • La réforme de l’allocation chômage qui permet maintenant d’entreprendre même en étant demandeur d’emploi
  • Les réformes fiscales et sociales d’Emmanuel Macron en faveur de l’entreprenariat
  • Des primes accordées aux créateurs d’entreprise dans le cadre de plans de sauvegarde de l’emploi

 

Le portage salarial ne cesse de se développer

De son côté, le portage salarial affiche une progression rapide sur les 10 dernières années avec notamment une croissance de 18 % en 2018. Le chiffre d’affaires de ce secteur s’élève à plus d’un milliard d’euros, compte plus de 280 entreprises spécialisées dans le portage et plus de 70 000 salariés portés. Ce succès s’explique notamment par l’obtention d’une reconnaissance juridique validée en 2008 et la signature d’une convention collective en 2017. Mais il faut également noter que de par sa flexibilité et sécurité, le portage salarial est une nouvelle forme de travail aussi utile aux entreprises qu’aux indépendants, d’où cette progression fulgurante.

 

Entreprendre en portage salarial, quels sont les avantages ?

Que ce soit en début de carrière, après 10 ans d’expérience dans un secteur ou bien même à la retraite, le désir d’entreprendre peut se faire sentir à n’importe quel moment. Les raisons sont multiples :

  • Porter un projet en accord avec ses passions ou ses convictions personnelles
  • Pouvoir faire progresser sa carrière comme on l’entend sans être contraint par une fiche de poste
  • Être libre de s’organiser pour réussir à équilibrer vie professionnelle et personnelle
  • Ne pas avoir de revenus plafonnés tout en vivant de sa passion

Mais l’entreprenariat comporte des risques. Comparé aux salariés d’entreprise classique, le statut d’indépendant est intimement lié à un manque de sécurité. Pas de chômage, une couverture sociale pour les micro-entrepreneurs peu avantageuse, des revenus qui fluctuent souvent… Ces contraintes ne sont pas à prendre à la légère.

 

Entreprendre en portage salarial pour sécuriser son entreprise

Le statut de salarié porté est un statut hybride à mi-chemin entre salariat classique et travail indépendant. L’entreprise de portage offre aux travailleurs non-salariés des avantages identique à ceux du salariat comme une assurance chômage, une mutuelle d’entreprise, l’accès au chômage partiel en cas de crise, une retraite, une assurance responsabilité civile… Des avantages non négligeables en matière de couverture sociale qui permettent aux indépendants de se concentrer sur leur activité plutôt que de s’inquiéter de leur sécurité.

 

Conserver toute sa liberté

La société de portage salarial n’a pas de lien hiérarchique avec le freelance ou consultant indépendant. Les salariés portés choisissent librement leurs clients, leurs missions, leurs horaires et leurs prix.

De plus, en contrepartie du paiement d’un forfait, la société de portage salarial gère également tout l’administratif de l’indépendant. Une façon de se dégager du temps libre pour développer son activité professionnelle, se former ou profiter de sa famille.

 

Entreprendre en portage salarial pour générer des revenus sans limite

Contrairement à un micro-entrepreneur qui voit son chiffre d’affaires plafonné par la règlementation, en portage salarial, il n’y a pas de limite. Un point décisif quand on décide de se dédier à plein temps à une activité d’indépendant. Sachez cependant que les seniors ont un plafond de revenu à ne pas dépasser (montant des salaires perçus les 3 derniers mois avant la retraite ou 160 % du SMIC). En cas de dépassement, le versement de leur retraite est simplement suspendu pendant le temps de la mission.

 

TVA et impôts

En portage salarial, il est possible de récupérer la TVA sur certains achats effectués par le salarié porté. Dans ce cas, l’entreprise de portage prend en charge les dépenses. De même pour l’impôt professionnel, la taxe d’apprentissage et  la CFE, la société de portage s’en acquitte à la place de l’indépendant. A l’inverse, si vous avez créé une micro-entreprise, récupérer la TVA n’est pas possible et le paiement des impôts inévitable.

Pour conclure, sachez que les entreprises sont de plus en plus nombreuses à préférer travailler avec des salariés portés. Plutôt que de signer un CDD ou CDI, le portage salarial leur permet plus de flexibilité et moins de contraintes RH souvent chronophages.

Quel titre choisir pour son profil LinkedIn lorsqu’on est consultant ?

LinkedIn est la plateforme de mise en relation professionnelle par excellence. Avec 660 millions d’utilisateurs dans le monde, 19 millions en France et pas moins de 170 secteurs d’activité représentés, ce réseau social devient un outil incontournable pour développer votre business. Mais comment attirer l’œil de vos futurs clients ? Il faut avoir un titre de profil LinkedIn percutant. Voici comment !

Pourquoi soigner le titre de votre profil LinkedIn ?

La vocation première du réseau social LinkedIn est de fluidifier la mise en relation des professionnels de tout horizon. Sur cette plateforme, les utilisateurs se connectent pour plusieurs raisons :

  • Faire connaître une entreprise, une activité ou une innovation
  • Entretenir un réseau de contacts professionnels
  • Trouver un emploi ou de nouvelles missions pour les travailleurs indépendants
  • Faire de la veille sur un secteur
  • Prospecter de nouveaux clients
  • Monter des partenariats
  • Recruter

70% des utilisateurs de LinkedIn sont des décideurs. Donc, dans un contexte commercial, LinkedIn peut se transformer en un levier marketing très performant. Mais encore faut-il bien gérer son « personnal branding », traduisez « travailler votre image  de marque et gérer votre notoriété ». Pour cela, il faut soigner la présentation de votre CV en ligne et surtout créer un titre de profil LinkedIn qui retient l’attention.

 

Comment créer un titre LinkedIn accrocheur ?

Sur LinkedIn, votre profil de consultant est noyé parmi des milliers d’autres. Vous avez 120 caractères disponibles pour tirer votre épingle du jeu et créer un titre de profil LinkedIn qui accroche l’œil. Astuce : en passant par l’application mobile de LinkedIn, vous pouvez augmenter la taille du titre et passer de 120 à 200 caractères. Voyons maintenant comment bien le rédiger.

Titre de votre profil LinkedIn, ce qu’il NE faut PAS faire

Ne perdez pas de caractères en intégrant des « banalités » dans votre titre de profil LinkedIn, par exemple :

  • Ne précisez pas le nom des sociétés avec lesquelles vous travaillez actuellement
  • Ne parlez pas de vos formations
  • Ne mentionnez pas que vous recherchez de nouveaux clients
  • N’utilisez pas d’adjectifs pour lister vos qualités

En clair, le titre ne doit pas être un mini résumé de votre CV. Pensez aux professionnels qui ont besoin de profils comme vous. Vont-ils taper dans la barre de recherche le nom d’un de vos clients ou un mot du type « implication » ? C’est peu probable…

Titre de votre profil LinkedIn, ce qu’il FAUT faire

Bien penser la rédaction de votre titre revient à se mettre à la place de vos clients. Imaginez ce qu’un professionnel de votre secteur tape comme mot-clé lorsqu’il cherche un consultant ayant votre expérience. Que recherche-t-il et pourquoi faire ? Construisez votre titre pour lui donner envie de découvrir votre profil complet et de faire une demande de mise en relation.

  • Indiquez votre fonction ou votre spécialité : développeur d’application mobile, consultant marketing…
  • Mettez en abrégé votre fonction si c’est une pratique courante de votre secteur d’activité
  • Précisez les objectifs de votre mission : « j’aide mes clients à développer leur stratégie webmarketing » ou « je forme mes clients sur l’utilisation des nouvelles technologies du web »

Comme en marketing, vous travaillez ici la valeur ajoutée de votre profil, votre promesse commerciale vis-à-vis de vos futurs clients. C’est pour cette raison qu’il est important d’intégrer un verbe  du type : aider, accompagner, former, valoriser ou développer.

  • Intégrez des émojis qui parlent à votre audience.

Vous pouvez par exemple intégrer l’émoji « cible » ou « fusée » quand vous mettez en avant un service de « prospection commerciale ». Ce petit détail permet simplement de démontrer que vous êtes moderne, dynamique et que vous maîtrisez l’outil LinkedIn.

  • Imaginez un titre de profil LinkedIn incluant des mots-clés précis qui parlent à vos clients.

Cela peut être le secteur d’activité dans lequel vous êtes spécialisé (énergies vertes, grande distribution, formation…), une technologie ou encore un langage de programmation.

  • N’oubliez pas d’inclure une mention qui invite l’internaute à passer à l’action.

Si vous avez encore un nombre de caractères suffisant, vous pouvez par exemple intégrer votre adresse email ou votre numéro de téléphone. Si ce n’est pas possible, mettez ces informations plus bas dans  la section « A propos » et concentrez-vous sur un verbe d’action du type : « contactez-moi », « échangeons », « parlons-en », « appelons-nous ».

Le dernier conseil pour réussir à construire un titre de profil LinkedIn accrocheur concerne votre personnalité. Ne construisez pas une description plate, personnalisez-la. Par exemple, au lieu de « chef de projet informatique spécialisé dans la création d’application mobile », préférez « J’aide les acteurs du e-commerce à créer des applications mobiles intuitives qui boostent les ventes / Objective-C / HTML5 / Java / PHP / C#. Contactez-moi et parlons de vos projets ! »

 

Pouvez-vous exercer une profession libérale en portage salarial ?

Il est possible d’exercer de nombreux métiers en qualité de salarié porté. Le portage salarial pour les professions libérales est également tout à fait envisageable. Cependant, votre activité doit faire partie de la catégorie « professions libérales non règlementées ». Explications.

Qui peut exercer une profession libérale en portage salarial ?

Une profession libérale est un métier exercé de manière indépendante et à titre personnel. Elle répond à un intérêt général et relève du médical, de la technique ou de la fourniture de prestations intellectuelles. Pour les professions libérales soumises à règlementation, il faut impérativement avoir obtenu un diplôme ou bien justifier d’une expérience professionnelle.

Les professions libérales peuvent opter pour le statut juridique de leur choix : micro-entreprise, entreprise individuelle (EI), entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL), entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) ou société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU). Il existe 2 catégories : les professions libérales règlementées et professions libérales non règlementées. C’est la deuxième option qui s’exerce en portage salarial, mais il existe d’autres possibilités.

 

Qu’est-ce qu’une profession libérale règlementée ?

Ces métiers sont régis par l’Etat ou bien par un ordre professionnel. Pour exemple, les médecins sont obligatoirement inscrits à l’Ordre des Médecins et les avocats au Barreau. Pourquoi existe-il une règlementation ? Tout simplement parce que ces professions impliquent de grandes responsabilités. Elles touchent à la santé des personnes ou impliquent des risques juridiques et financiers importants. Il est donc indispensable que seuls des indépendants qualifiés puissent exercer ces professions libérales. Ils doivent justifier de l’obtention d’un diplôme ou d’une expérience de minimum 3 ans. Quelques exemples de professions libérales règlementées :

  • Pharmaciens
  • Architectes
  • Avocats
  • Experts comptables
  • Huissiers de justice
  • Kinésithérapeutes…

 

Portage salarial et profession libérale règlementée, est-ce possible ?

Bien que validé en 2008 pour moderniser le marché du travail, le statut de salarié porté n’englobe pour le moment que les missions de prestations intellectuelles. C’est pour cette raison que des métiers comme le négoce, le BTP, le médical, les services à la personne en sont exclus. Cependant, il n’est pas interdit de faire cohabiter plusieurs statuts. En effet, un indépendant exerçant une profession libérale peut choisir le portage salarial pour développer une activité secondaire liée à la formation ou au conseil. Par exemple, un médecin peut intervenir en tant que conseiller auprès d’un établissement de santé ou un architecte dispenser des formations sur les techniques de construction liées aux économies d’énergie. Dans ce cadre, le portage salarial reste totalement ouvert aux professions libérales.

 

Qu’est-ce qu’une profession libérale non règlementée ?

Tout d’abord, bonne nouvelle, le portage salarial est possible pour les professions libérales non règlementées. Comme elles ne sont pas pour la plupart régies par une règlementation, vous pouvez librement devenir salarié porté (sauf gérant d’auto-école et autres métiers spécifiques). Les professions libérales non règlementées concernent des activités qui :

  • Ont trait aux sciences et aux arts
  • Ne sont ni commerciales ni industrielles ni commerciales
  • Peuvent s’exercer sans diplôme ou expérience particulière
  • Ne touchent pas au domaine du service à la personne
  • Ne sont pas des professions libérales règlementées

Aujourd’hui, on estime qu’environ 40% des indépendants se sont installés comme libéraux.

 

Portage salarial et profession libérale : quels métiers sont éligibles ?

De nombreux métiers sont accessibles : réflexologue, consultant marketing ou informatique, formateur, psychanalyste, agent commercial, apporteur d’affaire, conseiller en gestion de patrimoine, graphiste, designer, développeur…

Mais la liste des métiers éligibles au portage salarial exercés en profession libérale est vouée à changer. Pour répondre à des enjeux internationaux et à l’égalité des chances, la règlementation du marché du travail évolue en permanence. De nouvelles technologies ou des mutations naturelles du monde de l’emploi apportent également leur lot de nouvelles opportunités. Coach de vie, concepteur de réalité augmentée, green consultant… Nous avons vu récemment se créer de nouveaux métiers qui peuvent aussi s’exercer librement en portage salarial.

 

Pourquoi choisir le portage salarial pour exercer votre profession libérale ?

Le statut de salarié porté est un statut hybride à mi-chemin entre la micro-entreprise et le salariat classique. En portage salarial, un indépendant jouit d’une liberté de choix dans ses missions tout en profitant des mêmes avantages que les salariés d’entreprise : cotisations pour le chômage, la retraite, droit au chômage partiel en temps de crise… En contrepartie du versement d’un pourcentage de son chiffre d’affaires, l’entreprise de portage salarial prend également en charge tout l’administratif du salarié porté. Eviter les tâches chronophages liées à la paperasse, c’est autant de temps précieux dégagé pour se concentrer sur le développement de votre business.

En conclusion, si vous exercez une profession libérale règlementée mais que vous souhaitez développer une activité de conseil ou formation secondaire, vous pouvez devenir salarié porté. Si vous exercez une profession libérale non règlementée, le portage salarial vous ouvre ses portes sans condition.

7 podcasts à suivre sur l’entrepreneuriat

Devenir son propre patron apporte son lot de moments de doute et de challenges à relever. Mais l’entreprenariat, c’est aussi de belles rencontres, des succès inespérés et des innovations qui font bouger le monde. Nous vous avons préparé une liste de 7 podcasts sur l’entreprenariat où patrons, startupers et micro-entrepreneurs partagent leurs expériences. De quoi vous inspirer pour votre propre business !

Un podcast sur l’entreprenariat, c’est quoi ?

Le podcasting est un service audio à la demande qui est soit une création originale soit une émission de radio enregistrée en live puis diffusée sur le web. Les podcasts sont payants ou gratuits, il n’y a pas de règle. En France, la chaine Arte est la première à proposer des podcasts gratuits en 2004 sur le site internet arteradio.com.

Aujourd’hui, on estime que plus de 3 millions de français écoutent au moins un podcast par semaine. Bien que le podcasting se développe lentement, cela n’empêche pas de nombreux créateurs de talent de produire des contenus sur une multitude de sujets : histoire, sociologie, géopolitique, enquêtes criminelles, billets d’humeur et d’humour, écologie, nouvelles sciences, actualités, emploi et bien sûr l’entreprenariat.

Internet est un formidable outil pour aider les nouveaux chefs d’entreprises à développer leur business. Les réseaux sociaux par exemple sont une solution de choix pour se faire connaître. Dans un podcast sur l’entreprenariat, vous trouverez surtout de nombreux conseils et de l’inspiration pour guider votre microentreprise vers le succès.

 

7 podcasts sur l’entreprenariat à écouter d’urgence

Le Gratin de Pauline Laigneau

Nous ouvrons ce top avec un podcast sur l’entreprenariat orchestré par une femme. Pauline Laigneau propose des interviews d’indépendants qui partagent aussi bien leurs échecs que leurs succès. Son leitmotive : « côtoyer le succès pour inventer le sien ». Vous y découvrirez des astuces pour gagner de nouveaux clients, renforcer le lien avec vos fournisseurs ou encore réussir une campagne de crowdfunding.

Le Gratin

 

Génération Do It Yourself

Dans ce podcast, Matthieu Stefani s’amuse lors de ses interviews à décortiquer les retours d’expérience de personnes remarquables qui n’ont pas eu peur de faire le grand saut. Il interroge aussi bien des sportifs, des artistes que des entrepreneurs. Il les questionnent sur leurs forces et faiblesses afin de vous inspirer et vous aider à entreprendre. Les thématiques abordées sont variées avec en fil rouge, la volonté de se lancer sans avoir peur.

GDIY

 

GrowthMakers

Ce podcast sur l’entreprenariat est dédié aux chefs d’entreprise qui ont envie de réussir vite et bien. Au menu, de nombreux conseils pour développer un business en s’appuyant sur les best practices du milieu des startupers. Animée par Gabriel Gourovitch, l’émission vous propose de découvrir les stratégies, process et outils des plus belles start-ups qui ont réussi (Uber, Buffer, N26, Intercom…).

GrowthMakers

 

RévolutionDigitale

L’équipe de RévolutionDigitale partage en ligne les sucess stories d’entrepreneurs à travers le monde. Moderne et dynamique, le podcast retrace au cours d’interviews le parcours de ces indépendants qui ont décidé de se libérer de leurs peurs et de se lancer. François et Hélène vous donneront tous les conseils utiles pour stimuler votre esprit entrepreneurial, votre créativité ainsi que des process pour améliorer votre productivité.

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SerialEntrepreneurs

Dans cette série de podcasts sur l’entreprenariat, vous plongerez dans « des conversations intimes avec des personnes inspirantes ». Sous forme de tribune, d’interviews ou de réflexions, les animateurs de l’émission retracent l’histoire, les doutes et les victoires d’entrepreneurs qui ont su prendre des risques pour réussir. Devenir fournisseur d’énergie verte, vendre des produits sur le web, proposer des évènements virtuels aux entreprises… De nombreuses thématiques sont abordées en podcast ou en vidéo.

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Demain & Durable

Ici, on parle d’économie solidaire et responsable, de ces entrepreneurs qui ont eu envie de monter leur propre business pour agir en faveur de la planète. Chaque épisode dresse le portait d’un homme ou d’une femme en France ou à l’étranger qui œuvre au quotidien pour nous offrir un avenir meilleur. Créer une marque de vêtement durable, adresser le problème des déchets plastiques, monter une entreprise sociale et durable en Chine… Ce podcast sur l’entreprenariat responsable est encore jeune mais très prometteur et rempli d’astuces à exploiter !

Demain & Durable

 

Commencer

Commencer est un podcast sur l’entreprenariat de Nouvelles Ecoutes qui retracent le parcours complet d’entrepreneurs sur plusieurs épisodes. L’objectif ? Suivre pas à pas le lancement d’un projet de création d’entreprise afin de vous donner à vous, l’envie de vous lancer. La première saison est dédiée à l’aventure entrepreneuriale de 2 amies, Amélie et Caroline, qui ont décidé de quitter leur travail pour fonder une ligne de vêtement spéciale femmes d’affaires. La 2ème saison accompagne Martin et Robinson Roy, 2 frères retournant à Aix-en-Provence pour réaliser leur rêve : ouvrir leur premier restaurant. Un podcast sans tabou et plein d’émotion.

 

Salariés portés en intermission, comment s’organiser ?

Si vous exercez votre métier en portage salarial, il est tout à fait possible de vivre une période de creux entre 2 missions. C’est ce que l’on appelle une période d’intermission. Vous pouvez profiter de ce temps libre pour prendre quelques congés, vous former ou bien prospecter de nouveaux clients. Mais quelle sera votre rémunération pendant ce laps de temps et que faire si cette intermission perdure ?

Pourquoi y a-t-il des périodes d’intermission ?

Lorsque vous êtes indépendant et que vous avez choisi d’effectuer vos missions en portage salarial, vous devez trouver vous-même vos clients. En effet, l’entreprise de portage avec laquelle vous signez un contrat en CDD ou CDI n’a pas pour obligation de chercher des missions à votre place ou bien de vous payer un salaire quand vous vous retrouvez sans client. Dans cette configuration, si une mission s’arrête et que vous n’en avez pas de nouveaux projets pour la remplacer, vous vous retrouvez en période d’intermission.

 

Que faire en intermission ?

Les intermissions ne sont pas forcément de mauvaises surprises. Vous pouvez par exemple en profiter pour souffler un peu entre 2 missions longues et prendre quelques jours de congés bien mérités. Si vous n’avez pas besoin de vacances, une intermission est le moment idéal pour se pencher sur des sujets laissés de côté, par exemple :

  • Vous former pour acquérir de nouvelles compétences qui se vendent plus cher sur le marché
  • S’occuper de votre offre commerciale : refaire votre présentation, retravailler votre site web, renforcer votre présence sur les réseaux sociaux professionnels…
  • Rechercher de nouvelles missions et tout particulièrement celles qui correspondent à vos aspirations professionnelles et que vous avez ignoré jusqu’à présent puisque vous étiez débordé
  • Développer une deuxième activité, surtout si elle est plus rémunératrice (en portage salarial, vous pouvez cumuler plusieurs activités freelance en même temps !)

Généralement, les sociétés de portage comme Cegelem vous propose un accompagnement pour vous guider et exploiter pleinement votre temps libre pendant vos périodes d’intermission.

Quid de la rémunération en intermission ?

Dans la convention collective du portage salarial, une indemnité de prospection est prévue pour vous aider pendant vos périodes d’intermission. Cependant, son montant est faible et il ne couvrira pas vos charges. Il est égal à une journée de salaire mensuel qui peut aller de 138 € à 168 € brut par mois dans une limite de 3 mois. Il est donc important d’anticiper vos périodes d’intermission et de mettre un pourcentage de vos revenus de côté pour couvrir vos frais du quotidien lorsque vous n’avez pas de clients. On conseille généralement 10 % pour subvenir à vos besoins pendant ces intervalles sans chiffre d’affaire.

Cependant, si vous avez signé un CDD avec votre entreprise de portage salarial et que vous avez cumulez assez de droits, vous pouvez prétendre à une allocation chômage. C’est l’un des grands avantages du statut de salarié porté. Si vous êtes en CDI, vous pourrez aussi en bénéficier après la rupture de votre contrat de travail (rupture conventionnelle ou bien licenciement). Toutefois, avant de passer à cette étape assez lourde administrativement, octroyez-vous un délai raisonnable de prospection pour tenter de trouver une nouvelle mission (de 1 à 3 mois par exemple). Si vous ne trouviez rien, passez à la rupture de contrat, rien ne vous empêche de revenir plus tard vers votre société de portage.

Attention à l’indemnité de prospection en portage salarial

Sachez que Pôle Emploi peut intégrer cette indemnité dans le calcul de votre salaire de référence pour déterminer votre allocation. Mieux vaut ne pas la demander pour éviter un impact négatif sur votre ARE.

 

Covid-19 : le chômage partiel devient possible en intermission

Certains indépendants en portage salarial dont les entreprises clientes ont été impactées par la pandémie ont vu leurs missions reportées, suspendues ou annulées. Le gouvernement a pris des mesures exceptionnelles pour les aider en élargissant le droit au chômage partiel aux salariés portés. Bonne nouvelle, un nouveau décret, signé en mai dernier, précise que les salariés en portage ont maintenant aussi le droit au chômage partiel pendant une période d’intermission. Cette indemnité est proratisée en fonction de leur temps de travail.

Concrètement, cette allocation d’activité partielle en intermission est applicable dès le mois de mai 2020 et son montant est fixé selon les règles suivantes :

  • La base de calcul correspond à la moyenne d’heures mensuelles travaillées au cours des 12 derniers mois
  • Le plafond de l’indemnité est fixé à 2 571 euros bruts mensuels soit 75 % de la valeur mensuelle du plafond de la sécurité sociale pour une activité équivalant à un temps plein
  • Si le salarié n’a pas travaillé à temps plein, son allocation chômage partiel sera calculée au prorata
  • Le montant plancher est déterminé par l’entreprise de portage salarial

Post-Covid : quelle protection sociale pour les travailleurs indépendants ?

La pandémie de Coronavirus a eu pour effet secondaire de révéler la fragilité de certains métiers dans un contexte de crise. De nombreux travailleurs non-salariés ont été soutenus par le Gouvernement grâce à des aides financières ponctuelles, mais ces mesures d’urgence ont aussi mis en lumière le manque de protection sociale des travailleurs indépendants.

Protection sociale des travailleurs indépendants post-Covid, où en est-on ?

Pour certaines activités fortement impactées par la pandémie de Coronavirus l’aide financière de l’Etat nommée « Fonds de solidarité », va se poursuivre jusqu’au 31 décembre 2020. Cette prolongation concerne les indépendants, les professions libérales, les agriculteurs et les TPE qui sont touchés par l’interdiction d’accueil du public. Comme pendant le confinement, il faut pouvoir néanmoins justifier d’une forte baisse de chiffre d’affaires pour pouvoir en bénéficier.

 

Ce que révèle la pandémie à propos de la protection sociale des travailleurs indépendants

La crise sanitaire a clairement mis en exergue le manque de protection sociale des travailleurs indépendants. Alors que les salariés d’entreprise classiques ont pu profiter du chômage partiel ou bien d’arrêts maladie, les micro-entrepreneurs ne peuvent prétendre à rien. Cette situation n’est pas chose nouvelle. Malgré le paiement de cotisations, la précarité des indépendants en difficulté financière reste une réalité. Le 1er novembre 2019, le Gouvernement a cependant fait un pas en avant en ouvrant l’accès aux allocations chômage aux indépendants.

 

Chômage et travailleurs indépendants

Si votre microentreprise a été fortement touchée par la crise et que vous avez dû cesser votre activité, vous pouvez avoir droit au chômage. Votre allocation sera de 800 € par mois pour une durée de 6 mois. Mais pour y accéder, vous devez remplir certaines conditions :

  • Justifier d’une activité professionnelle ininterrompue pendant au moins 2 ans et dans la même entreprise
  • Avoir généré des revenus au titre de cette activité d’au moins 10 000 € par an
  • Être de nouveau en recherche d’emploi active
  • Avoir cessé votre activité pour cause de liquidation ou redressement judiciaire
  • Disposer de ressources inférieures au montant du RSA (en dehors de votre activité d’indépendant)

Vous l’aurez compris, cette allocation chômage implique de cesser totalement votre activité. Elle ne peut pas être considérée comme une aide ponctuelle entre 2 périodes d’inactivité ou une solution pour aider les indépendants à faire face à la crise.

 

Les limites de la protection sociale des travailleurs indépendants

Pour le moment, les décisions du Gouvernement n’ont eu aucun impact positif sur la question de la protection sociale des travailleurs indépendants à plus long terme. A l’inverse des salariés qui cotisent pleinement pour la retraite et profitent d’une couverture sociale sans condition, les freelances, chefs d’entreprise et micro-entrepreneurs ne sont pas logés à la même enseigne.

  • Les micro-entrepreneurs cotisent en fonction du chiffre d’affaires dégagé par leur activité. Leur couverture sociale est donc étroitement liée à leurs recettes.
  • Les autoentrepreneurs cotisent peu pour la retraite, ce qui les pousse généralement à choisir une complémentaire retraite.
  • Les entrepreneurs individuels sont tenus de payer leurs cotisations même si leur activité rencontre des périodes de baisse de chiffre d’affaires.

En quoi le portage salarial se révèle un atout pour la protection sociale des travailleurs indépendants ?

Pendant le confinement, de nombreuses sociétés en difficulté se sont tournées vers le portage salarial. En effet, embaucher un salarié porté leur permet de gagner en flexibilité et de profiter de compétences sans avoir à signer un CDI ou un CDD. En période de crise, le portage salarial, de par sa forme hybride entre salariat classique et statut d’indépendant, peut nettement tirer son épingle du jeu en rendant des services aux entreprises mais aussi aux travailleurs non-salariés.

 

Portage salarial, quels avantages pour les indépendants pendant une crise majeure ?

En qualité de salarié porté, l’indépendant cotise pour sa retraite et ouvre aussi ses droits à l’allocation chômage. Si par exemple, le salarié porté se retrouve dans une situation financière compliquée, sans mission pour une longue durée, il peut tout à fait mettre fin à son contrat avec la société de portage (rupture conventionnelle). Dans ce cas, et selon son nombre d’heures travaillées, il pourra profiter de l’ARE.

Pendant la pandémie de Covid-19, l’Etat a également décidé d’ouvrir le droit au chômage partiel aux salariés portés. Une grande avancée pour les entreprises du secteur ! Cependant, comme toute mesure gouvernementale, des conditions sont à respecter afin de pouvoir bénéficier de cette allocation :

  • Avoir signé un contrat de travail avec une entreprise de portage avant le début de la crise
  • Avoir travaillé sur une ou plusieurs missions avant le confinement
  • Justifier de l’arrêt de vos missions à cause des difficultés rencontrées par votre entreprise cliente

En conclusion, le portage salarial est un véritable plus pour la protection sociale des travailleurs indépendants. Ils se voient enfin offrir des possibilités pour stabiliser économiquement leur activité même par temps de crise.

Le portage salarial, un statut tourné vers l’égalité professionnelle

Les disparités de salaire entre hommes et femmes est un sujet critique connu de longue date. La gente féminine gagne en moyenne 452 € (soit 18,5%) de moins que leurs homologues masculins. Afin de réduire ces inégalités, le gouvernement a fixé des obligations en termes d’égalité professionnelle à appliquer dans toutes les entreprises françaises.

 

Le portage salarial semble tirer son épingle du jeu, puisque dans son modèle, les salariés portés managent leurs carrières en toute indépendance.

Egalité professionnelle : où en est-on ?

Malheureusement, les inégalités entre hommes et femmes dans le monde du travail sont toujours d’actualité. Le 5 novembre 2019 à 16h47, les femmes ont travaillé pour rien jusqu’à la fin de l’année. Cette information symbolique relayée par le collectif féministe Les Glorieuses a pour but de démontrer que la parité homme-femme n’existe toujours pas dans certaines sociétés.

Selon l‘Observatoire Des Inégalités, les femmes ont un salaire moyen de 1 986 € contre 2 438 € pour les hommes, soit un écart de 452 €. Il est à noter que les femmes travaillent plus souvent à temps partiel que les hommes, ce qui élève la différence de salaire de 18,5% à 25,7% de moins, d’après le ministère du Travail. C’est en haut de la hiérarchie que ces écarts sont les plus marqués avec 21% de salaire en moins pour les hauts revenus. En revanche, pour les petits salaires, le delta n’est que de 7%. En tous les cas, à poste égal, les femmes touchent 10,5% de moins que les hommes ce qui démontre une discrimination évidente basée sur le genre.

 

Egalité professionnelle, que dit la loi ?

Le gouvernement s’est saisi du sujet et vise l’objectif de garantir une parité homme-femme dans toutes les entreprises, et ce quelles que soient leurs tailles. Dans le Code du Travail, il est notamment précisé dans l’article L1142-5 que tous les employeurs doivent « prendre en compte les objectifs en matière d’égalité professionnelle » et « prendre les mesures permettant de les atteindre ». Ainsi, les sociétés d’au moins 50 salariés et plus doivent maintenant rendre des comptes sur le respect de l’égalité professionnelle en leurs murs. Elles doivent conclure un accord relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Leur plan d’action doit être soumis au comité d’entreprise ou délégués du personnel, au CHSCT et à l’inspection du travail.

Les PME de moins de 50 salariés ne sont pas soumises à cette obligation. Néanmoins, elles se doivent aussi de respecter la parité des salaires hommes-femmes. Un expert-comptable pourra aider les chefs d’entreprise à identifier leurs obligations en matière d’égalité professionnelle.

 

L’Index de l’égalité professionnelle, c’est quoi ?

Chaque année au 1er mars, les entreprises de 50 salariés et plus doivent publier sur leur site internet leur Index d’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Il doit être aussi transmis au CSE et à l’inspection du travail. Cet Index se base sur le calcul de 4 à 5 indicateurs selon la taille de l’entreprise :

  • L’écart de rémunération
  • L’écart de répartition des augmentations
  • L’écart de répartition des promotions (pour les entreprises de plus de 250 salariés)
  • Le nombre de salariées augmentées après un congé maternité
  • La parité parmi les 10 plus hautes rémunérations

Un calculateur en ligne est à la disposition des entreprises pour déterminer leur Index. Si ce dernier est inférieur à 75 points, l’entreprise doit mettre en œuvre un plan d’action pour atteindre ce chiffre dans les 3 ans. A défaut, elle encourt une pénalité financière pouvant aller jusqu’à 1% de sa masse salariale annuelle.

 

Qu’en est-il du calcul de l’Index dans les sociétés de portage salarial ?

La Fédération des Entreprises de Portage Salarial confirme que les salariés portés sont exclus :

  • De l’effectif retenu pour le calcul de l’index
  • De l’effectif (50 et plus) qui permet de déterminer si une entreprise est assujettie à l’obligation de publier son Index

Concrètement, seuls les salariés permanents de l’entreprise de portage sont pris en compte.

 

L’atout du portage salarial pour l’égalité professionnelle

Devenir salarié porté est un statut qui comporte quelques différences comparé aux autres statuts. Et en ce qui concerne l’égalité professionnelle et la parité homme-femme, le salarié porté à toute la liberté de la faire respecter. En effet, même en ayant signé un contrat en CDD ou CDI avec une entreprise de portage salarial, un freelance conserve toute son indépendance dans le choix de ses missions et la fixation de ses prix. Rien n’empêche une femme salariée portée d’imposer une rémunération égale à celle de son homologue masculin.

De plus, la salariée portée peut également organiser son temps comme elle le souhaite et harmoniser sa vie professionnelle et personnelle sans avoir à rogner sur ses revenus. Elle n’est pas tenue non plus d’attendre l’acceptation d’une hiérarchie pour augmenter son taux horaire. Là où les salariés d’entreprise peuvent avoir du mal à faire entendre leurs revendications pour l’égalité professionnelle, une salariée portée peut la faire appliquer sans effort particulier par simple négociation commerciale avec son client.

Indépendants : quelles sont les meilleures villes pour travailler ?

De nombreuses activités en freelance peuvent être exercées à distance. Consultant informatique, développeur web, graphiste… Sans compter que d’autres ne requièrent pas une présence permanente dans les locaux du client. Les formateurs ou comptables peuvent se déplacer un à deux jours par semaine uniquement. Alors, profitez de cette liberté et allez poser vos valises dans la ville de vos rêves. Voici le top des meilleures villes pour travailler quand on est indépendant !

L’un des plus grands avantages du statut d’indépendant, c’est de devenir son propre patron. Vous gérez vos horaires comme bon vous semble, fixez vous-même vos prix et vous pouvez installer vos bureaux là où vous voulez. Il vous suffit d’un ordinateur portable, d’une connexion internet, d’un téléphone et le tour est joué !

Si certains travailleurs indépendants ne sont pas fans du home office, il y a d’autres solutions : les espaces de coworking, les cafés, les bibliothèques et bien sûr les locaux de votre client. Et même si vous aimez être entouré d’êtres humains quand vous travaillez, cela ne vous empêche pas de déménager. Des espaces collaboratifs, il y en a partout. Beaucoup de villes en France et à travers le monde se révèlent très attractives pour les travailleurs non-salariés. Alors, trouverez-vous dans cette liste la meilleure ville pour travailler et vous épanouir ?

Quelle est la meilleure ville pour travailler en France ?

Si l’envie de déménager en France pour améliorer votre qualité de vie et celle de votre famille vous titille, pensez d’abord aux transports avant de choisir. En effet, si vous êtes amené à vous déplacer de temps en temps chez vos clients, vous apprécierez d’avoir une gare SNCF ou une autoroute à côté. C’est d’ailleurs pour ce critère que de nombreuses villes françaises ont explosé côté attractivité pour les freelances.

 

Lille, au carrefour de l’Europe

Prenons par exemple Lille. Elle se place aujourd’hui dans le top des meilleures villes pour travailler. Déjà de par sa position géographique, elle se situe à un véritable carrefour européen. Mais les lillois peuvent aussi revendiquer un bon dynamisme économique lié à la présence de grandes entreprises françaises et internationales dans le secteur de l’e-commerce, de la santé ou de la grande distribution. Bien sûr, Lille possède sa propre gare TGV qui la relie à la capitale et à de nombreuses autres cités.

 

Les meilleures villes françaises pour travailler en mode connecté

Lorsque vous choisirez votre nouveau lieu de résidence, vérifiez s’il existe sur place plusieurs espaces de coworking ou des incubateurs pour les start-ups. Cet indicateur vous permettra de vérifier si la ville en question tend à développer des services pour les freelances comme vous. Lille se trouve en bonne position sur ce critère ainsi que Bordeaux et Lyon. Mais vous pouvez aussi travailler dans un café à Toulouse ! Son réseau internet permet aux travailleurs indépendants de se connecter presque partout – ce qui fait clairement monter la ville rose en top position dans notre classement.

Et si vous avez besoin de plus d’espace…

Peut-être avez-vous envie de quitter Paris ou une autre grande ville de province pour profiter de plus de verdure et accessoirement d’un vrai horizon ? Bonne nouvelle, de nombreuses villes de France ont mis l’accent sur le développement d’espaces de travail pour les freelances. Elles ne sont pas si grandes, pas si petites non plus mais en tous les cas, très accueillantes pour les indépendants en mal d’espace. Dans ce top des meilleures villes pour travailler, on retrouve donc également Pau, Angoulême et La Rochelle. Ces villes disposent d’une bonne couverture internet et en même temps, d’un rythme de vie calme et décontracté. Fini de courir dans les couloirs de métro bondé de Paris ! Afin d’améliorer leur potentiel d’accueil pour les freelances, ces villes mettent aussi en avant des incubateurs, des fablabs, des espaces de coworking… En clair, tout pour attirer les talents des autoentrepreneurs de tout secteur (artisanat, art, numérique…).

 

Quelle est la meilleure ville pour travailler dans le monde ?

Avec la pandémie de Covid-19, difficile de penser à s’installer dans un autre pays en ce moment. Mais, rien ne vous empêche de vous préparer à la réouverture des frontières. Voici quelques idées de villes qui se placent en tête du palmarès des meilleurs villes pour travailler en freelance :

  • Oslo en Norvège
  • Dubaï aux Emirats Arabes Unis
  • Barcelone en Espagne
  • Montréal aux Canada
  • Kuala Lumpur en Malaisie
  • Bangkok, Chiang Ma ou Phuket en Thaïlande
  • Los Angeles, Austin et Las Vegas aux Etats-Unis
  • Berlin en Allemagne
  • Budapest en Hongrie
  • Melbourne en Australie
  • Medellín en Colombie

Déblocage anticipé de l’épargne retraite pour les indépendants

Si vous êtes indépendant et dans une situation financière critique à cause de la pandémie de Covid-19, vous pouvez demander le déblocage de votre épargne retraite. Le montant maximum du rachat de votre épargne (contrats Madelin et PER) est fixé à 8 000 euros. Vous avez jusqu’au 31 décembre 2020 pour faire votre démarche. Explications en détail.

Dans quels cas pouvez-vous débloquer votre épargne retraite ?

Les plans d’épargne retraite sont d’ordinaire bloqués jusqu’à votre départ en retraite. Dans certains cas, cependant, il est possible de procéder à un déblocage anticipé :

  • Invalidité
  • Décès du conjoint ou partenaire pacsé
  • Cessation d’activité avec liquidation judiciaire
  • Surendettement
  • Fin des droits d’accès aux allocations chômage

Ces conditions sont spécifiées dans votre contrat, elles peuvent changer d’un plan d’épargne retraite à l’autre. Pensez à le vérifier.

 

Nouvelle possibilité de déblocage de votre épargne retraite

La pandémie de Coronavirus a mis de nombreux indépendants en difficulté. Plusieurs aides pour les travailleurs non-salariés ont été mises en place par le Gouvernement dont notamment un Fonds de Solidarité. Une nouvelle loi vient d’être promulguée afin de permettre aux travailleurs non salariés fortement touchés par la crise de débloquer leur épargne retraite. Adopté fin juillet 2020 par les sénateurs et députés en commission mixte paritaire, cette troisième loi de finances rectificative autorise le déblocage de 8 000 € maximum. Elle concerne les plans d’épargne retraite et contrats Madelin (classiques et agricoles) des professions libérales, artisans, commerçants et travailleurs indépendants.

 

Quelles conditions remplir pour débloquer votre épargne retraite ?

Afin de profiter de ce déblocage anticipé exceptionnel, vous devez :

  • Avoir une activité professionnelle fortement réduite à cause de la pandémie
  • Avoir souscrit votre plan d’épargne retraite avant le 10 juin 2020
  • Faire votre demande avant le 31 décembre 2020
  • Joindre une attestation sur l’honneur indiquant que votre demande ne dépasse pas le plafond des 8 000 € fixé

 

Comment faire cette démarche ?

Vous devez faire votre demande auprès de votre assureur ou du gestionnaire qui gère votre PER. Il est tenu de vous faire le versement dans un délai d’un mois à compter de la réception de votre demande de déblocage exceptionnel.

 

Le déblocage de votre épargne retraite est-il imposé ?

Tout dépend de la somme que vous allez souhaiter débloquer. En effet, les parlementaires se sont accordés sur un montant en dessous duquel votre rachat (partiel ou total d’un ou plusieurs contrats) sera exonéré d’impôt, il est fixé à 2 000 €. En revanche, si vous dépassez ce montant, vous serez soumis à une imposition selon votre tranche marginale d’imposition. Notez que la part du montant débloqué qui correspond aux intérêts perçus est aussi soumis à des  prélèvements sociaux de 17,2 %.

A titre d’exemple, si vous êtes imposé à un taux marginal de 30 % et que vous débloquez 8 000 € dont 2 000 € ont été générés grâce aux intérêts, vous toucherez 5 800 € environ une fois l’impôt réglé.

Nous vous encourageons à bien anticiper le montant de votre impôt suite à votre déblocage car il pourrait s’avérer ne pas être profitable pour vous. Les retraits sur un livret A peuvent être plus intéressants puisque que ce système d’épargne est conçu pour les projets ou besoins de trésorerie à court-terme et donc, non soumis à imposition. Un plan d’épargne retraite est à l’inverse une solution qui a pour but, à long terme, d’augmenter le montant de vos ressources mensuelles une fois à la retraite.

 

Comment sécuriser sa retraite ?

Le plan d’épargne retraite est une option que tous les banquiers vous recommanderont. Car, vous n’êtes pas sans le savoir, en tant que travailleur indépendant, vous ne pourrez pas bénéficier d’une retraite aussi généreuse que celle des salariés. Le portage salarial peut aussi être une solution pour augmenter votre niveau de revenus même après avoir cessé de travailler. En effet, portage salarial et retraite sont compatibles car même une fois retraité(e), vous pouvez continuer de travailler ponctuellement pour générer un complément de ressources

Devenir salarié porté après la retraite comporte plusieurs avantages

  • Vous augmentez vos revenus car il ne faut pas l’oublier, votre retraite sera toujours moins élevée que vous revenus lorsque vous étiez encore actif professionnellement
  • Vous gardez un lien social en continuant de fréquenter le monde du travail
  • Vous maintenez un bon rythme quotidien et continuez de vous sentir utile

 

Portage salarial et retraite, y a-t-il des limites ?

Vous pouvez exercer le métier que vous souhaitez, en revanche, vos revenus sont plafonnés. Par exemple, si vous bénéficiez du régime général, vous ne devez pas excéder les montants de salaire perçus les 3 derniers mois de votre activité ou les 160% du SMIC. Bien sûr, c’est le plafond le plus avantageux qui est retenu. Pas d’inquiétude, si vous dépassez les montants fixés par la loi, le versement de votre retraite sera tout simplement suspendu pendant la durée de votre mission en portage salarial.

Covid-19 et plan de continuité : quel impact sur le portage salarial ?

Avec le virus Covid-19 qui circule toujours, les entreprises ne doivent pas baisser leur vigilance afin de maximiser nos chances d’endiguer cette pandémie après la rentrée. A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles, les sociétés de portage salarial, comme toutes les autres entreprises touchées par la crise, vont donc pouvoir prolonger leur plan de continuité.

Télétravail et chômage partiel restent possibles après cet été. Explications en détail.

Un plan de continuité, qu’est-ce que c’est ?

Le plan de continuité est un document stratégique qui vise à aider une entreprise en cas de crise lorsque son activité doit être partiellement ou totalement arrêtée. Pour sa survie, il est indispensable que l’entreprise prépare son plan de continuité en amont afin d’être parée le jour où un évènement survient. Dans ce document, on retrouve :

  • Les obligations de la société (législatives, réglementaires ou contractuelles) en interne ou à l’externe
  • Un mode d’organisation pour maintenir les activités essentielles
  • Une liste des risques encourues et de leurs conséquences afin de pouvoir les classer par ordre de priorité
  • Un plan de reprise d’activité afin de gérer au mieux la sortie de crise

Ce plan de continuité a pour but d’éviter les licenciements massifs qui pourraient mettre en danger l’économie française et bien sûr, avoir de graves répercussions sur notre société.

 

Plan de continuité : quelles solutions pour le salarié porté ?

Pendant le confinement, le gouvernement a mis en place de nombreuses directives pour aider les entreprises à se maintenir à flot : reports de cotisation, aides financières, recours au chômage partiel, mise en place du télétravail… Certaines mesures sont encore effectives pour les secteurs les plus touchés par la crise y compris pour les salariés portés en mission dans des entreprises en difficulté à cause de la pandémie. Ces derniers peuvent ainsi continuer de travailler en home office ou bien profiter d’une allocation chômage partiel.

Le télétravail dans le plan de continuité

Afin de respecter les règles de distanciation sociale et limiter les déplacements, le télétravail reste une solution de choix lorsque l’activité d’une entreprise le permet. Ainsi, de nombreuses sociétés ont intégré le home office dans leur plan de continuité afin de pouvoir maintenir leur chiffre d’affaires. D’ailleurs, au vu des retours d’expérience positifs, ce nouveau mode de travail va sans aucun doute continuer de se développer même après la crise sanitaire.

Les salariés portés, dont les métiers peuvent être exercés à distance et en accord avec leur entreprise cliente, doivent préférer le home office. Cet aménagement du poste de travail est notamment précisé dans le Code du Travail (Article L. 1222-11):

« En cas de circonstances exceptionnelles, notamment de menace d’épidémie, ou en cas de force majeure, la mise en œuvre du télétravail peut être […] rendu nécessaire pour permettre la continuité de l’activité de l’entreprise et garantir la protection des salariés. »

Le chômage partiel, applicable sous certaines conditions

Le portage salarial est un mode de travail hybride et somme toute assez récent puisqu’il a été créé dans les années 90. La législation, jusqu’en avril dernier, ne couvrait pas le point du chômage partiel pour les salariés portés. C’est maintenant chose faite, le 16 avril 2020, une ordonnance a ouvert le droit au chômage partiel aux indépendants ayant signé un CDI avec une société de portage salarial. Certaines conditions sont toutefois à remplir par le salarié porté pour profiter du chômage partiel.

Quelles démarches ?

Tout d’abord, sachez que le chômage partiel s’applique lorsque le temps de travail des salariés, portés ou non, est diminué ou lorsque l’entreprise doit procéder à une fermeture temporaire. Dans ce dernier cas, tous les salariés d’un même service doivent être concernés par la cessation d’activité. Les salariés d’entreprise n’ont aucune démarche à faire, c’est leur employeur qui se charge de faire la demande de chômage partiel. En revanche, un salarié porté doit apporter les preuves de sa baisse ou cessation d’activité à son entreprise de portage salarial :

  • Contrat de travail signé avec la société de portage salarial
  • Bons de commande ou contrat commercial signé par l’entreprise cliente
  • Raisons détaillés motivant la demande de chômage partiel
  • Attestation officielle de l’entreprise cliente justifiant l’arrêt partiel ou total du salarié porté

Une fois le dossier préparé, la société de portage se charge de transmettre le dossier du salarié porté aux DIRECCTE.

Qui paie ?

Si votre entreprise cliente a intégré le chômage partiel dans son plan de continuité, vous pouvez en profiter comme tous les autres salariés. En revanche, pour la partie demande et paiement, vous devez vous rapprocher de votre entreprise de portage. Dans le cadre de la pandémie de Coronavirus, l’Etat prend en charge à 100% le paiement du chômage partiel dans la limite de 4,5 fois le Smic pendant 2 mois. Au préalable, le dossier doit être validé par la DIRECCTE.

Travailleurs indépendants, comment préparer la rentrée ?

Tout d’abord, vous devez commencer par désactiver le message d’absence de votre boite email. Ensuite, tout est une question d’organisation, de prise de recul… et de motivation ! En effet, pas facile de se remettre à travailler lorsqu’on n’a pas de collègues et que la moitié de notre cerveau est toujours en vacances. Pas de panique, voici quelques idées pour préparer votre rentrée en beauté.

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Freelances, comment concilier vie professionnelle et vie personnelle ?

Passionné par sa nouvelle activité, il n’est pas rare de voir un travailleur indépendant se jeter corps et âme dans le travail au risque de ne penser plus qu’à ça. Mais trop travailler n’a jamais eu de bonnes répercussions sur la santé et l’entourage. Alors comment concilier vie professionnelle et vie personnelle pour trouver un bon équilibre ? Voici nos conseils.

Pourquoi concilier vie professionnelle et vie personnelle est-il si important ?

Patron peu conciliant, stress lié à des projets qui n’avancent pas, des horaires de bureaux à rallonge… Peut-être avez-vous quitté votre emploi de salarié pour vous lancer en freelance et obtenir enfin une meilleure qualité de vie au travail ? Vous allez en effet vous sentir plus libre mais attention à la boulimie de travail qui est une dérive courante chez les indépendants. Certes, vous avez envie de développer votre chiffre d’affaires, mais autant ne pas y laisser des plumes en reproduisant le même schéma qu’avant.

Peut-être avez-vous préféré voler de vos propres ailes pour démarrer dans la vie active plutôt que de vous faire embaucher ? Alors, ce sujet vous concerne aussi car, quand on débute, il n’est pas toujours évident de savoir bien s’organiser. Très rapidement et sans vous en apercevoir, vous pouvez laisser votre nouvelle vie de travailleur indépendant empiéter sur tous le reste.

Le risque ? Encore plus de stress, un burn out, une santé plus fragile, une vie de famille bancale… Alors, quelle que soit votre séniorité dans votre métier, nous vous invitons à suivre ces 4 conseils pour concilier vie professionnelle et vie personnelle en toute sérénité.

4 astuces pour concilier vie professionnelle et vie personnelle avec succès

Organisez votre espace de travail

Commencez par vous poser cette question : quel environnement de travail correspond à votre caractère ? Vous pouvez avoir peur de la solitude et le fait de ne pas avoir de collègues peut vous effrayer. Le sentiment de solitude n’est pas rare chez les freelances. Si vous êtes dans ce cas, plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • Travailler dans des bureaux partagés avec un ami ou une connaissance
  • S’installer dans un espace de coworking, une pépinière d’entreprises, un incubateur…
  • Réaliser vos missions en présentiel chez vos clients
  • Travailler de temps en temps dans un café à l’ambiance chaleureuse et conviviale

A l’inverse, si vous préférez le home office pour des raisons budgétaires ou tout simplement parce que cela correspond mieux à votre tempérament de loup solitaire, pensez à vous aménager un espace de travail dédié. Votre poste de travail ne doit pas être situé dans la même pièce que celle que vous utilisez pour vous détendre, celle où vous irez faire vos petites pauses en journée.

Concilier vie professionnelle et vie personnelle en se fixant des horaires

Le succès de votre nouvelle activité, et bien sûr de votre bien-être, repose beaucoup sur votre organisation. Nous vous conseillons de vous fixer des horaires de travail et de vous y tenir quoiqu’il arrive, pas de débordement (sauf en cas d’extrême urgence). Dans votre nouvel agenda, vous organisez vos journées de travail et vous intégrez aussi des plages horaires pour vos activités personnelles. Pour stimuler votre créativité et rester motivé, variez vos tâches au cours de la semaine (prospection, comptabilité, relance client, réalisation des projets…). Enfin, sachez qu’avoir un agenda à jour pour vos missions est aussi un excellent moyen de monitorer le temps que vous passez sur vos projets. Vous pouvez ainsi facilement vérifier leur rentabilité.

Prenez soin de vous

Pour concilier vie professionnelle et vie personnelle, il est impératif de penser à vous. En home office, un freelance a tendance à moins bouger, à être moins actif. Votre état de santé ou votre moral peut en pâtir. Pensez à prendre des pauses régulières, pratiquez une activité sportive, mangez sainement et hydratez-vous correctement. Pourquoi pas organiser aussi de temps en temps des déjeuners à l’extérieur pour décompresser avec vos amis ? Dernière astuce : travaillez en position debout plutôt qu’assise. Des études récentes ont démontré que ce nouvel aménagement du poste de travail assis/debout stimule la créativité, améliore la productivité tout en étant meilleur pour la santé.

Pensez à déléguer

Même en étant indépendant, vous pouvez vous faire aider. Vous n’êtes pas obligé de mener seul votre barque. Bien sûr, tout dépend de vos moyens financiers, mais vous pouvez par exemple faire appel à :

  • Un comptable pour gérer vos déclarations d’impôts
  • Un commercial indépendant qui prendra en charge la prospection de nouveaux clients
  • Une société de portage salarial qui s’occupera de gérer votre administratif
  • Une aide à domicile pour s’occuper des enfants ou faire le ménage

Certaines tâches administratives, en étant chronophages, font baisser la rentabilité de votre activité. Mieux vaux dans ce cas les déléguer pour vous recentrer sur les tâches à valeur ajoutée et votre famille !

Se protéger de l’isolement quand on est en télétravail

Un consultant en freelance peut s’organiser comme bon lui semble, travailler d’où bon lui semble et définir sa clientèle lui-même autant que sa méthode de travail. Mais cette liberté vient à un prix. Celle d’une relation client-fournisseur dans laquelle le freelance peut vite se sentir et être seul.

 

Freelance et télétravail : comment éviter l’isolement ?

La liberté, l’indépendance et la flexibilité sont des avantages indéniables du travail en freelance.. L’absence de collègues, d’interactions “non financièrement intéressées” et le fait de porter seul la responsabilité du bon fonctionnement de son activité sont des aspects de la vie de la freelance qui peuvent vite peser psychologiquement. Un poids d’autant plus difficile à porter qu’il n’est pas toujours compris par vos amis salariés, qui évoluent dans un cadre radicalement différent. Et pourtant, la possibilité d’échanger avec ses pairs afin d’être compris, de se sentir supporté et de s’entraider est un besoin inhérent à l’accomplissement personnel et professionnel. Comment et pourquoi lutter contre l’isolement en tant que freelance ?

Se fixer un cadre, et s’y tenir

La solitude n’est pas un problème en soi. Elle permet une meilleure productivité (moins de dérangements), une meilleure introspection ainsi qu’une meilleure concentration. En revanche, elle peut vite mener à des dérives. La flexibilité de l’activité solitaire peut vite être confondue avec la possibilité de repousser les tâches à plus tard. L’indépendance d’exercice peut rapidement se trouver substituée par un laxisme à l’égard de son propre travail et de son besoin d’amélioration continue, permettant à la solitude d’engranger l’isolement, la procrastination et la complaisance.
Il est donc tout d’abord important de se fixer un cadre. Soyez attentif aux habitudes qui vous rendent le plus productif : travaillez-vous mieux en travaillant peu longtemps, mais souvent ? Ou au contraire, avez-vous besoin de longues périodes de concentration, quitte à en avoir moins par semaine ? Êtes-vous stimulé ou déconcentré par un environnement extérieur (de type café, ou espace de coworking) ?
Fixez de manière honnête envers vous-même vos règles de travail et engagez-vous à définir vos plages horaires et règles pour accomplir votre production dans les meilleures conditions de productivité.
L’avantage par rapport à la question de la solitude est qu’une fois ce cadre fixé, vous pourrez vous poser, l’esprit libre, sur le hors-cadre. Assurez-vous de voir vos amis, de participer à des activités qui vous intéressent : sport, conférences, cours (en ligne ou hors ligne), événements, réseautage, etc.
Une discipline sera peut-être nécessaire pour ce “hors-cadre” au début, mais cela finira par couler de source et vous remplir d’une énergie stimulante indispensable.

Le networking entre freelance

Avoir un cadre et un hors cadre permettant un équilibre entre votre vie au travail et votre vie “à côté” est nécessaire à votre bien-être et à la durabilité de votre motivation. En freelance, il est tout autant important de s’assurer que ce “hors-cadre” vous permette de rencontrer d’autres freelances. Si les salariés aiment autant échanger à la machine à café, ce n’est pas sans raison. Nous avons besoin, en tant qu’êtres humains, de partager nos réussites et nos échecs, d’échanger et de réfléchir à de meilleures façons de faire, de faire part de nos trucs et astuces et enfin d’ouvrir nos perspectives au contact de différentes personnalités.
L’avantage en freelance, c’est que vous n’êtes pas seul à être seul ! Cherchez au maximum à rencontrer d’autres freelances pour élargir vos horizons. Si vous aimez travailler à l’extérieur, essayez-vous aux espaces de coworking, de co-homing ou aux cafés qui sont des repères à freelances. Si vous êtes plutôt du genre à produire chez vous, renseignez-vous sur les événements organisés dans ces espaces pour consacrer une partie de votre temps libre à la rencontre de confrères et l’échange de bonnes pratiques. Recherchez sur les réseaux sociaux, il existe de nombreux groupes par ville et par thématique où ces types d’événements sont partagés.

Opter pour le portage salarial

Si nous proposons des services de portage salarial, ce n’est pas sans raison. La popularité du travail en freelance est en pleine croissance, et avec elle une croissance d’un léger effet d’isolationnisme dans notre société. Nous sommes animés par la conviction que la liberté dans l’exercice d’une profession ne change rien à l’adage : l’union fait la force. En effet, la liberté de pratique n’efface pas de nombreux besoins administratifs et sociaux propres à chaque personne. Outre l’accompagnement dans les tâches administratives et dans la prospection, le portage salarial offre également une oreille attentive et experte ainsi qu’un réseau dynamique de professionnels pour développer son activité. Une activité en freelance est une opportunité qui permet à chacun d’assumer son indépendance. Notre conviction, est que cette indépendance peut être accompagnée de valeurs résolument humaines. Un réseau d’entraide est la clé de l’épanouissement personnel et professionnel.

Le top 10 des langages de programmation à apprendre en 2020/2021

Développeur freelance est un métier qui a le vent en poupe. On en cherche de plus en plus et dans tous les domaines d’application. Dans un monde qui se digitalise aussi vite, cela n’a rien d’étonnant, et, de plus en plus d’opportunités s’ouvrent pour tout développeur au fait des dernières avancées en programmation.

 

Être à jour est en effet très important dans ce domaine. Il est à la fois aussi nécessaire de connaître un ou plusieurs langages informatiques principaux, que de connaître des langages émergents pour faire partie des heureux à pouvoir se positionner sur un nouveau créneau.

Quel langage pour quelle application ?

Tout d’abord, il est important de bien distinguer les différentes familles et usages des langages de programmation :

  • Les langages de développement web, entre le front end (Exemples : le Javascript, le HTML, le CSS ou encore l’AJAX) et le back end (Exemples : le SQL, le JSP, le Perl, le PHP, le Python ou encore le Ruby).
  • Les langages de développement mobile, pour créer des applications notamment (Exemples : le Java, le C, le C++ ou encore le Swift de Apple)
  • Les langages de développement desktop, pour créer des logiciels pour ordinateur (Exemples : le Java, le Python, le C, le C++ ou encore le C#)
  • Les langages de développement système, aussi appelé langages de bas niveau car ils interviennent au niveau du système (Exemples : le C, le C++ ou encore le Matlab)

Il peut être intéressant de choisir un langage pour vous spécialiser dans un domaine précis qui vous passionne et être à la pointe, ou, au contraire, de vous ouvrir à un autre domaine pour acquérir une polyvalence précieuse.

 

Les langages de programmation les plus recherchés

L’IEEE Spectrum, une revue d’ingénieurs et informaticiens, a récolté les données de nombreuses plateformes leaders sur le marché (Stack Overflow, Github, CareerBuilder, Hacker News, Reddit, Twitter, Google, IEEE Job Site…) pour analyser les différents langages de programmation. Voici le top 10 des langages de programmation qui sont les plus recherchés :

  • Le Python, utilisé en développement web, pour certains jeux vidéo et logiciels, ainsi que pour créer des interfaces utilisateur.
  • Le Java, qui est le langage de programmation le plus connu, utilisé pour de nombreux logiciels tels que votre navigateur web ou votre smartphone, si vous êtes sous Android.
  • Le C, C++ et C#. Le C est le langage de programmation le plus ancien, et a servi de base au C++ (orienté objet) et au C#. Ils sont sans doute les langages les plus complexes, mais permettent des codes parmi les plus puissants et flexibles.
  • Le Javascript, indispensable pour le dynamisme des sites web ainsi que les fonctionnalités analytiques, il offre l’avantage d’être relativement simple à apprendre.
  • Le HTML et le CSS, qui permettent la structuration et la mise en page des sites internet.
  • Le Swift, langage de programmation d’Apple pour ses applications mobiles et mac.
  • Le Matlab, langage permettant de scripter des environnements de programmation à des fins de calculs numériques.
  • Le SQL, un langage qui permet de gérer les bases de données, autant pour la gestion back end de site web que dans le domaine des analyses et de la data science.
  • Le PHP, un des langages open source les plus répandu en server side dans le web (il est par exemple derrière la gestion des principaux CMS tels que WordPress)

Le R, langage de programmation dédié aux statistiques et à la science des données.

 

Nos recommandations pour les développeurs en 2020/2021

On note que ce classement fait la part belle aux langages de programmation complets tels que Python, Java et les langages C, C++ et C# qui sont compliqués à maîtriser, mais puissants et flexibles. Ce sont de réelles valeurs sûres dont la maîtrise offre toujours de très nombreuses opportunités d’emploi pour les développeurs. Nombre d’autres langages se basent sur des structures syntaxiques similaires.

On remarque également la forte présence de la demande en langages web (Javascript, HTML, CSS, SQL, PHP, Ajax) qui témoignent de l’explosion des besoins de sites internet ainsi que ceux de programmation mobile (Java pour Android, Swift pour Apple). La demande de développeurs web est effectivement très forte.

Enfin, à l’ère du Big Data et de la Data Science, les langages systèmes à fins de calcul numérique et statistique commencent à se faire une place dans le top 10, avec Matlab et R. Une nouvelle opportunité pour les développeurs ?

Préparer sa rentrée en tant que Freelance

L’été est une occasion en or pour se recentrer en tant que Freelance. Que vous ayez eu la chance de prendre des congés ou simplement de profiter de l’accalmie estivale pour faire le point, c’est le moment pour anticiper une rentrée productive et efficace. La rentrée signe souvent la reprise des projets, les atterrissages budgétaires de vos clients potentiels et le redémarrage des ambitions à atteindre avant la fin d’année.

 

C’est donc le moment tout trouvé pour accélérer votre activité et optimiser votre second semestre. Comment se préparer pour obtenir de nouveaux clients à la rentrée ? Que faire pour optimiser son activité de freelance pendant les vacances ?

Rappelez-vous vos objectifs et effectuez de la veille

Prenez tout d’abord le temps de vous rappeler quels sont vos objectifs de l’année et ce que vous souhaitez atteindre dans les prochains mois. Être centré sur ses priorités, c’est l’assurance de ne pas s’éparpiller ! Souhaitez-vous continuer sur votre lancée ? Souhaitez-vous obtenir de nouveaux types de projets ? Souhaitez-vous optimiser un aspect particulier de votre activité ? Ou au contraire, diminuer certains efforts ?

Rappelez-vous pourquoi vous travaillez, et ouvrez-vous à votre industrie. Un effort de veille vous permettra de rester informé et de vous inspirer des actualités de vos prospects, de vos clients ou de vos concurrents. C’est une source de bonnes idées indispensables pour une rentrée inspirée, et l’atteinte efficace de vos objectifs. Work smarter, not harder.

Définissez votre stratégie de rentrée

Nous avons probablement tous entendu parler du SWOT à l’école. Bien que classique, il reste indémodable pour établir sa feuille de route. Prenez le temps d’anticiper la rentrée en faisant un bilan de vos forces (Strengths), de vos faiblesses (Weaknesses), des opportunités (Opportunities) que vous préssentez et au contraire des risques (Threats) identifiés.
Et posez-vous la question : comment utiliser vos forces pour saisir les opportunités à la rentrée ? Comment pallier vos faiblesses et vous mettre à l’abri des risques potentiels ? Par exemple, si vous percevez qu’un client risque de ne pas passer commande (Risque) mais que votre expérience acquise dans un domaine (Force) coïncide avec un nouveau prospect que vous avez identifié (Opportunité), pourquoi ne pas prévoir un plan d’action pour démarcher ce client potentiel ?

Mettez à jour votre portfolio & vos réseaux sociaux

Cette réflexion sur vos objectifs, sur le bilan de tout ce que vous avez accompli et sur votre plan d’action personnel peut vous amener à vouloir revoir votre portfolio et votre présence en ligne. En tant que Freelance, il est très important de constamment soigner son “personal branding”, c’est-à-dire son portfolio et ses réseaux sociaux. C’est votre carte d’identité en ligne en tant que Freelance. Prenez le temps de le mettre à jour de vos succès récents pour en informer vos clients et célébrer vos accomplissements par la même occasion. Ce nouveau portfolio sera peut-être l’occasion de convertir un prospect à la rentrée ?

Recherchez des clients et prospectez

N’hésitez pas à préparer la relance d’anciens prospects, et à en chercher de nouveaux. En freelance, il est particulièrement important d’avoir régulièrement des contacts avec de potentiels clients pour faire face à tout imprévu. Que vous cherchiez à obtenir de nouvelles missions en lien avec de nouveaux objectifs, à simplement charger davantage votre cahier de commande ou à pallier un risque potentiel de perte d’un client, l’été est le moment pour vous de faire une liste de clients potentiels. Il est utile de dresser une liste longue qui vous permettra, à tout moment de l’année, pour disposer d’un vivier d’entreprises à contacter lorsque le besoin de prospection se fera ressentir. Et pour être fin prêt, préparez votre mail de prospection pour l’envoyer dès la rentrée.

Anticipez les tâches à venir et contactez vos clients

La prospection est importante, mais tout à chacun sait qu’il est tout aussi important de fidéliser un client que de convertir un prospect. Préparez un email pour souhaiter une bonne rentrée à vos clients existants. C’est l’occasion de rappeler les sujets en cours et à venir, montrer votre sérieux, votre rigueur et que vous êtes dans les starting-blocks. Soyez proactifs avec vos clients, créez du lien et montrez-leur que vous êtes autonome pour sécuriser une relation à long terme.

Post-confinement, les actifs envisagent un nouveau mode de travail

La soudaine arrivée dans notre quotidien du Coronavirus aura eu pour conséquence majeure de bousculer le monde de l’emploi. Pendant deux mois, le présentéisme, toujours fortement ancré dans notre culture, s’est effacé pour laisser la place aux nouveaux modes de travail. Home office, freelance, portage salarial… Pour beaucoup, l’expérience s’est finalement avérée positive. Post-confinement, ils pourraient bien la poursuivre.

Home office, pourquoi ce nouveau mode de travail a-t-il du succès ?

Avant la propagation de la pandémie de Coronavirus, ils n’étaient que 25% à pratiquer le télétravail en France. Pourtant, la majorité des actifs admet facilement vouloir profiter du home office régulièrement (94 % selon Statista). L’ancienne ministre du Travail, Muriel Pénicaud, annonçait même au début de la pandémie que 60 % des emplois en France pourraient être exercés à distance.

D’ailleurs, que ce soit pour les salariés, les indépendants, les employeurs et même la planète, les avantages de ce nouveau mode de travail sont nombreux :

  • Plus de flexibilité pour concilier vie professionnelle et personnelle
  • Une productivité accrue de 22 %
  • Moins de déplacements, donc moins de pollution et moins de stress
  • Moins de matériel informatique à acheter pour les sociétés grâce aux solutions de Cloud computing
  • La possibilité pour les entreprises de louer des locaux moins grands (aujourd’hui, le taux d’occupation des bureaux est de seulement 55 %)
  • Un business peut continuer de tourner sans interruption même en temps de confinement
  • Le pouvoir d’attractivité d’une entreprise est renforcé auprès des jeunes diplômés qui cherchent plus d’autonomie

 

Freelance : un nouveau mode de travail qui peut résister aux crises

La pandémie a forcé de nombreux salariés à se mettre au home office mais pour d’autres, ce nouveau mode de travail n’était pas réellement une découverte… En effet, les indépendants comme les développeurs web, consultants ou informaticiens sont déjà des habitués du télétravail, que ce soit en home office ou dans un espace de coworking.

Alors que des secteurs comme le commerce de détail, le tourisme ou la restauration ont dû totalement cesser leurs activités pendant des semaines, certains freelances ont été épargnés. Travaillant déjà à distance grâce à des solutions collaboratives comme Trello et Slack ou des outils de visioconférence comme Zoom et Google Hangouts, les freelances ont pu maintenir leur chiffre d’affaires à flot pendant la crise.

 

Le portage salarial tire aussi son épingle du jeu

Le portage salarial est un nouveau mode de travail qui a émergé dans les années 90. Sa croissance à deux chiffres est constante depuis plusieurs années mais la pandémie du Coronavirus semble avoir donné un coup de boost supplémentaire à ce secteur déjà porteur.

Un salarié porté est en réalité un indépendant qui est embauché par une société de portage salarial. Cette dernière s’occupe de gérer tout l’administratif du freelance, contre le versement d’un forfait, et lui garantit les mêmes avantages sociaux que les salariés classiques : cotisation pour le chômage et la retraite, mutuelle… De son côté, l’indépendant conserve toute sa liberté dans le choix de ses missions.

Indépendants, quels sont les avantages du portage salarial en cas de crise ?

Déjà plus de 70 000 indépendants ont choisi le portage salarial comme nouveau mode de travail. Car être freelance n’est pas un métier de tout repos, notamment à cause de la fragilité financière de ce statut. Un indépendant qui voit son activité chuter ou cesser n’a pas le droit au chômage, par exemple. Et les aides gouvernementales mises en place pour aider les indépendants pendant le confinement n’ont pas été toujours suffisantes…

Or, avec le portage, le salarié porté peut :

  • Bénéficier des allocations chômage lorsque son contrat s’arrête
  • Ne plus être contraint par un chiffre d’affaires annuel plafonné comme c’est le cas des micro-entrepreneurs
  • Profiter du chômage partiel lorsqu’une crise comme celle provoquée par le Coronavirus survient
  • Se faire accompagner dans ses projets de formation ou dans la recherche de nouveaux clients

Entreprises, pourquoi choisir le portage salarial comme nouveau mode de travail ?

Avec un chiffre d’affaires incertain et un manque de visibilité, les entreprises ont eu besoin de plus de flexibilité pour gérer leur quotidien, pendant et après le confinement. C’est pourquoi de nombreuses sociétés se sont tournées vers le portage salarial. Ce nouveau mode de travail représente une alternative de choix pour alléger les charges salariales sans pour autant se couper de compétences professionnelles indispensables.

En signant un contrat commercial avec une société de portage, l’entreprise cliente ne s’engage en rien. Elle peut solliciter un profil d’expert pour une mission courte au gré de ses besoins et des évolutions de la pandémie. Cette forme d’emploi se révèle être beaucoup plus flexible et surtout moins lourde financièrement comparé à l’embauche en CDD ou CDI.

Indépendants, quelles sont vos responsabilités au travail ?

Même lorsque vous êtes indépendant, votre responsabilité au travail peut être engagée. Dommages financiers, corporels, biens matériels abîmés, dettes… Les risques sont multiples mais pas toujours équivalents en fonction de votre activité et de votre statut juridique. Panorama de vos possibilités en matière de protection.

 

Responsabilité au travail, une question de statut juridique

Lorsque vous créez votre micro-entreprise, vous devez opter pour un statut juridique. Ce choix a un impact direct sur le montant de vos charges, votre couverture sociale mais aussi sur votre responsabilité au travail.

 

L’entreprise individuelle

Si vous créez une société en votre nom propre, votre responsabilité et vos biens personnels sont engagés en cas de déconvenue. Vous avez toutefois la possibilité de signer devant un notaire une déclaration d’insaisissabilité pour protéger votre résidence principale et vos autres bien immobiliers non-professionnels. Cette déclaration doit être inscrite au fichier immobilier, mentionnée sur le registre d’immatriculation ou publiée dans un journal d’annonces légales.

L’EIRL

Si vous créez une EIRL (Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée), seuls vos biens professionnels sont engagés et peuvent être saisis par des créanciers. Votre patrimoine personnel est protégé.

L’EURL et la SASU

L’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) et la SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) répondent aux mêmes règles en matière de responsabilité au travail. Pour ces deux statuts juridiques, vos biens personnels ne sont pas engagés sauf dans le cas où vous avez commis une faute grave de gestion.

 

Responsabilité au travail : que risquez-vous exactement ?

Vous avez opté pour le statut d’autoentrepreneur ou créez une entreprise individuelle ? Votre responsabilité est engagée et ce, de manière illimitée. En effet, vos créanciers professionnels peuvent saisir vos biens personnels et professionnels pour compenser les impayés. Ces dettes peuvent provenir de vos clients, de vos fournisseurs, de l’URSSAF, du fisc, de votre banque…

Votre responsabilité au travail en tant qu’indépendant s’étend également au pénal. Si vous commettez un délit, votre statut de « professionnel » ne vous protège pas, vous pouvez être poursuivi pénalement. De nombreuses infractions sont possibles dans le monde des entreprises, même quand elles sont micro :

  • Produits qui ne respectent pas les règles de sécurité
  • Exercice d’un métier réglementé sans diplôme
  • Publicité mensongère
  • Contrefaçon
  • Retard de livraison
  • Défaut de remboursement…

 

Comment faire pour vous protéger ?

Le premier niveau de protection est la souscription d’une assurance Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro ou RCP). Cette assurance intervient pour rembourser partiellement ou intégralement les dommages causés à un tiers dans l’exercice de votre métier :

  • Les dommages causés à un client du fait d’une faute ou d’une négligence
  • Les dommages provoqués dans des locaux professionnels
  • La dégradation de biens ou de matériel

A noter : si vous êtes indépendant en portage salarial, vous n’avez pas à souscrire d’assurance RC Pro. Vous êtes automatiquement affilié à celle de votre société de portage.

 

Pourquoi choisir une assurance RCP ?

Au niveau légal, rien ne vous oblige à souscrire une assurance Responsabilité Civile Professionnelle. Mais comme nous l’avons précisé plus haut, en cas de dommage, votre responsabilité dans le cadre de votre travail est automatiquement engagée. D’ailleurs, le fait de ne pas souscrire à une assurance RC Pro peut être qualifié de faute de gestion. C’est pour cette raison que la RCP est souvent fortement recommandée.

De plus, certaines activités comportent des risques intrinsèques, c’est le cas notamment pour les professionnels indépendants du secteur de la santé, du droit, du conseil ou du bâtiment. Pour ces domaines, les corps de métier imposent la souscription d’une assurance avant de démarrer toute activité. Vérifiez auprès de votre chambre de commerce et d’industrie, chambre des métiers ou ordre professionnel si la RC Pro est obligatoire pour vous.

 

Responsabilité au travail : quelles sont les autres assurances ?

Pour choisir la meilleure couverture, il convient de faire le point complet sur les risques de votre activité avec votre assureur. Comme pour les professionnels du BTP qui doivent obligatoirement souscrire une assurance dommages-ouvrages et une assurance de responsabilité décennale, de nombreuses assurances professionnelles sont disponibles.

 

Quel est le prix d’une assurance RC Pro ?

Il n’y a pas de prix fixe, tout dépend de votre activité. Sachez toutefois que, pour définir son montant, plusieurs paramètres entrent en ligne de compte : la taille et le statut de votre société, votre secteur d’activité et le type de couverture souhaitée. Notez également que, plus vous dégagez un chiffre d’affaires élevé, plus le prix de votre RC Pro augmente.

Selon le niveau de responsabilité engagée dans le cadre de votre travail, soyez vigilant sur les clauses d’exclusion du contrat d’assurance que vous choisissez. Les garanties doivent vous faciliter la vie, pas la compliquer en cas de litige.

Freelance : Que faire pendant ses vacances d’été ?

L’activité d’un Freelance ne s’arrête pas avec l’été. Être en Freelance, c’est être responsable de son revenu, de sa formation et de son bien-être. En été, bien que ses proches et une grande partie de la France soient en vacances et que les commandes soient moins nombreuses que le reste de l’année, il est difficile pour le Freelance de complètement déconnecter de son activité.

 

Les vacances sont une opportunité pour s’occuper constructivement et profiter de la période estivale tout en se sentant productif en vacances et contribuer à son activité de consultant en freelance.

S’organiser, faire le bilan

Le ralentissement estival est le moment idéal pour faire le point. Faire le point sur votre suivi administratif : êtes-vous bien à jour de toutes vos formalités ? Où en êtes-vous financièrement ? Faire le point également sur vos objectifs : avez-vous atteint les objectifs fixés, et allez-vous pouvoir continuer sur votre lancée ? Avez-vous rencontré des difficultés et si oui lesquelles ? Savez-vous identifier pourquoi, et comment faire pour que cela ne se reproduise pas ? Faire le point enfin sur vos revenus, pour ajuster votre rentabilité, revoir éventuellement vos tarifs, changer de stratégie, etc. Et surtout : prenez le temps de souligner et célébrer vos succès de début d’année !

C’est également le moment où souffler, et se réorganiser. Faites le tri dans vos documents, rangez les dossiers de votre ordinateur, mettez à jour vos éventuels fichiers de suivi, complétez votre portfolio et redéfinissez vos priorités pour être dans les starting-blocks à la rentrée.

Lire, réfléchir et se former

L’été est le moment idéal pour enrichir ses compétences en tant que freelance. Si vous avez la chance d’être moins chargés de travail que le reste de l’année, c’est le moment idéal pour développer la compétence qui vous a toujours fait envie. Lors de votre bilan, il est très probable que vous remarquiez que certaines missions auraient nécessité certains atouts, ou ont déclenché une certaine curiosité.

Profitez-en pour découvrir MOOCs, livres, talks, podcasts ou renseignements sur ce nouveau domaine, pour ajouter de nouvelles cordes à votre arc. Améliorez votre gestion, affinez votre domaine de compétence, découvrez la nouveauté de votre cœur de métier ou encore développez votre créativité en étudiant un sujet de complètement opposé.

Prospecter et développer son réseau

L’été est également le moment idéal pour rechercher de nouveaux clients potentiels. Partez à la recherche de prospects qui vous intéressent, qui peuvent vous apporter de nouveaux horizons et vous faire progresser vers vos objectifs.

Prenez le temps de repérer les différentes entreprises, de comprendre leur organigramme et de prévoir la prise de contact personnalisée. Pendant l’été, les clients sont soit en baisse de régime et donc plus disponibles, soit en besoin de main d’œuvre et donc également à l’écoute. La prospection est à ce moment un effort minime, qui offre de belles retombées pour la rentrée !

Faire un break, profitez de vos vacances de freelance !

Mais n’oubliez pas de souffler. Il est effectivement difficile de se laisser aller au repos total lorsqu’on exerce une activité de freelance, mais soyez vigilants à ce que cette crainte ne devienne pas contre-productive. Le fait de prendre le temps de se déconnecter pendant les vacances réduit votre stress, ressource vos capacités cognitives et peut vous aider à développer votre créativité.

Profitez-en, car redoubler d’efforts pendant les vacances risque de vous épuiser. Et à la rentrée, il est important d’être frais et dispos. Forcez-vous à ne consacrer qu’un certain nombre d’heures limité à votre activité, et à en faire un automatisme. Par exemple, consacrez une ou deux heure(s) chaque matin. Ou ne travaillez que deux jours précis par semaine. En dehors de ce créneau, ne pensez plus à votre entreprise, pensez à vous.

Peut-on faire grève lorsqu’on est travailleur indépendant ?

Faire grève signifie arrêter de travailler afin d’obtenir une réponse satisfaisante à une demande professionnelle. Cette démarche se fait généralement en groupe. En France, devenir gréviste est un droit pour les salariés, mais qu’en est-il pour les indépendants ? Nous faisons le point.

Faire grève, ça veut dire quoi exactement ?

Pour qu’une cessation de travail soit considérée comme grève, il faut qu’elle soit issue d’un mouvement collectif et motivée par des revendications strictement professionnelles (salaires, retraite, conditions de travail…). Il est également nécessaire de stopper complètement toute activité. Si ces trois critères sont respectés, le droit de faire grève peut être exercé.

A noter : pour les salariés du privé, il n’est pas nécessaire de déposer un préavis de grève. En revanche, dans le public, c’est impératif. En général, la hiérarchie doit en être informée 5 jours avant.

 

Qui peut faire grève ?

Tout le monde a le droit de faire grève, salariés, employés des services publics, autoentrepreneurs, commerçants, artisans ou professions libérales. Il existe cependant quelques exceptions. A titre d’exemple, les CRS, policiers, magistrats ou militaires ne le peuvent pas. D’autres professions publiques sont aussi soumises à l’obligation de respecter un service minimum : la télé, la radio, les transports ferroviaires ou aériens…

 

Quid du salaire lorsqu’on fait la grève ?

Tout d’abord, en étant salarié, vous êtes protégé par la loi. Si un employé décide de faire grève et que les trois premières conditions préalablement citées sont respectées, il ne s’expose à aucune sanction. Un gréviste n’a donc pas à craindre un licenciement. Il est également interdit de lui retirer plus d’argent que prévu par la loi sur son salaire. Dans le public, 1/30ème du salaire est soustrait par jour de grève, même si celle-ci n’a duré que quelques heures dans une journée. Dans le privé, la retenue sur salaire est égale au temps d’absence effectif.

Salarié porté, quels sont vos droits ?
Le portage salarial est une forme de travail hybride qui lie un indépendant, une société de portage et une entreprise cliente. Dans ce contexte, quels sont les droits et les obligations d’un salarié porté ?

Faire grève en étant indépendant

Les indépendants sont libres de protester et manifester pour défendre leurs revendications mais si leur activité cesse complètement, ils perdent automatiquement du chiffre d’affaires. Pour certaines professions plus flexibles que d’autres, il est possible de s’organiser pour faire grève tout en continuant d’achever des missions. Par exemple, un artisan ou un informaticien qui travaille à distance peut réorganiser son emploi du temps pour faire grève en semaine et rattraper le retard le weekend. En revanche, une infirmière libérale qui n’effectue plus ses tournées ou un commerçant qui ferme boutique n’a plus de revenus.

 

Les dommages collatéraux en cas de grève

Comme nous l’avons constaté sur la fin d’année 2019, un mouvement de grève généralisé peut paralyser entièrement un pays. Les mouvements sociaux contre la réforme des retraites n’ont pas épargné certains indépendants, artisans et commerçants (boutiques fermées, commandes non livrées, services à domicile non assurés…). Alors que faire quand le travailleur indépendant n’est pas gréviste mais qu’il perd du chiffre d’affaires à cause d’une grève ? Comment solutionner un problème de trésorerie ou un carnet de commandes qui se vide ?

Être accompagné

Lorsque votre clientèle disparaît à cause d’une grève, vous vous retrouvez immédiatement face à une perte de revenus. Comment honorer vos factures ou payer vos cotisations fiscales ? Fin 2019, le gouvernement a décidé de mettre en place un dispositif d’aide nommé « Accompagnement des entreprises et des commerçants impactés par les mouvements sociaux ». L’objectif est d’aiguiller les indépendants vers les recours administratifs possibles pour alléger la pression financière qui pèse sur eux (report des échéances fiscales et sociales, étalonnement des créances…).

A qui s’adresser ?

Si vous n’avez pas l’intention de faire grève mais que les mouvements sociaux vous mettent en difficulté, rapprochez-vous des organismes comme la DIRECCTE, les chambres de commerce et d’industrie ou encore les chambres des métiers et de l’artisanat. Voici quelques exemples de recours auxquels vous avez droit :

  • TVA et CICE : adressez votre requête à la DDFIP (Direction départementale des finances publiques)
  • Contactez l’Urssaf pour obtenir un délai de paiement de vos cotisations sans craindre de pénalités
  • Abaissez le montant de votre impôt prélevé à la source le temps de redresser la courbe de votre chiffre d’affaires
  • Négociez avec votre banque le remboursement de vos crédits ou avec la Bpifrance pour une garantie sur le remboursement d’échéances de prêt bancaire

Chauffeur VTC indépendant ou salarié, quel statut choisir ?

Vous avez envie de devenir chauffeur VTC mais vous ne savez pas pour quel statut opter ? Souhaitez-vous être libre de gérer votre activité comme vous le souhaitez ou préférez-vous conserver les avantages du salariat ? Nous faisons le point pour vous aider à choisir entre le statut de chauffeur VTC indépendant et salarié.

 

Taxi ou chauffeur VTC indépendant, quelle différence ?

Même si les deux peuvent exercer à leur compte, première chose à savoir, le chauffeur VTC (véhicule de tourisme avec chauffeur) n’est pas un taxi. Les taxis sont soumis à une réglementation bien particulière. Obtenir une licence de taxi, bien qu’assez onéreuse, permet de :

  • Pouvoir prendre un client dans la rue à n’importe quel moment
  • Circuler avec le bloc lumineux « taxi » sur le toit du véhicule
  • Profiter de conditions de circulation et de stationnement avantageuses
  • Appliquer des tarifs réglementés

Le chauffeur VTC indépendant, quant à lui :

  • Ne peut pas prendre des clients dans la rue (la commande doit être validée à l’avance)
  • Ne profite pas non plus des avantages de stationnement alloués aux taxis
  • Fixe ses prix avant la course et en fonction de la demande
  • Roule dans une voiture de standing
  • Doit offrir une excellente qualité de services à ses passagers

 

Comment devenir chauffeur VTC indépendant ?

Des conditions sont à remplir pour pouvoir exercer le métier de chauffeur VTC, notamment :

  • Posséder un permis de conduire depuis plus de 3 ans
  • Avoir un casier judiciaire vierge
  • Avoir suivi une formation de chauffeur VTC (non-obligatoire mais fortement recommandée)
  • Passer un examen qui valide les connaissances en matière de sécurité et de service client
  • Savoir parler français et anglais

Une fois l’examen réussi, vous recevez votre carte professionnelle VTC et pouvez vous lancer.

 

Chauffeur VTC indépendant ou salarié, que choisir ?

Deux choix s’offrent au chauffeur VTC : il peut décider de devenir indépendant et travailler à son propre compte ou bien devenir le salarié d’une entreprise spécialisée dans le transport de personnes. La plateforme Uber, par exemple, met en contact conducteurs et utilisateurs.

 

Chauffeur VTC salarié

Il est employé par une société avec laquelle il signe un CDD ou un CDI. En tant que salarié, il perçoit un salaire fixe chaque mois complété d’un pourcentage de commission sur les transports effectués et éventuellement, de primes. Il ne paie pas de charges sociales ni patronales, c’est son employeur qui s’en charge. Comme tous salariés, le chauffeur VTC doit s’acquitter des courses qui lui sont confiées.

 

Chauffeur VTC indépendant

Il est son propre patron. Pour lancer son activité de chauffeur VTC indépendant, il suffit de créer une micro-entreprise (= statut autoentrepreneur). Les formalités administratives sont très simples à réaliser. En étant micro-entrepreneur, vous profitez également d’un régime d’imposition simplifié. Les montants des cotisations sont aussi allégés, surtout si vous bénéficiez de l’ACRE au lancement de votre entreprise. Néanmoins, sachez que votre chiffre d’affaires ne doit pas dépasser le plafond des 32 900 euros. Auquel cas, vous devrez créer une société.

 

Chauffeur VTC salarié en portage salarial

Un chauffeur VTC indépendant peut également faire le choix de signer un contrat avec une entreprise de portage salarial. De nombreux professionnels peuvent bénéficier du statut de salarié porté. En optant pour cette solution, vous devenez salarié et bénéficiez de tous les avantages du salariat classique en entreprise, à savoir : l’assurance-chômage, les congés maladie, les cotisations pour la retraite… Vous conservez également toute votre liberté dans le choix de vos missions. Vous pouvez travailler avec n’importe quelle entreprise spécialisée dans le transport de personnes. La société de portage se charge, en plus, de gérer votre administratif, vous n’avez plus à vous en occuper. En contrepartie, vous devez régler la prestation de votre société de portage en payant un forfait.

 

Chauffeur VTC indépendant, attention au salariat déguisé !

Si vous choisissez d’opter pour le statut de chauffeur VTC indépendant, il est important de noter que vous devez impérativement avoir plusieurs clients. On ne parle pas ici des clients que vous transportez mais des plateformes telles que Bolt ou Kapten qui vous permettent de trouver des clients. En ayant plusieurs entreprises clientes, vous gardez votre liberté de choix dans les courses que vous souhaitez réaliser ou non. Si à l’inverse, vous ne travaillez que pour une seule société qui vous impose des courses, vous êtes très proche du statut de salarié, donc du salariat dissimulé !

C’est d’ailleurs ce qu’a mis en lumière un jugement rendu à l’encontre d’Uber. En imposant des courses à ses chauffeurs VTC indépendants, Uber ne leur permettait pas d’accéder aux conditions de travail propres aux micro-entrepreneurs, c’est-à-dire la liberté de choisir ses clients et ses missions.