Congé paternité pour indépendant : quelles conditions ?

Instauré en janvier 2002 dans un souci d’égalité, le congé paternité est depuis un droit inscrit au Code du travail. Différent du congé accordé aux mères, qu’en est-il exactement ? Durée, indemnités… Nous en détail sur le congé paternité pour indépendant. Nous revenons en détail sur le congé paternité pour indépendant.

Congé paternité pour indépendant : quelle différence avec celui de la mère ?

La principale différence est la durée, le congé paternité ne dure en effet que 11 jours consécutifs (weekends et jours fériés compris) contre 6 semaines pour la mère. Dans le cas de naissances multiples, jumeaux, triplés ou plus, le père pourra profiter de 18 jours de congés.

À ces jours non travaillés, 3 autres journées s’ajoutent, c’est ce que l’on appelle le congé de naissance.

Il est à noter que ces congés doivent être pris intégralement en une seule fois et dans les 4 mois qui suivent la naissance.

 

Dispositions spéciales du congé paternité pour indépendant

Dans certains cas de figure, la durée du congé pour le père peut être allongée.

Congé paternité et adoption

En ce qui concerne l’adoption, un congé paternité pour indépendant est également possible. Dans ce cas, les 10 semaines de congés totales sont réparties entre les deux parents. Les 2 périodes de congés peuvent être prises séparément ou simultanément.

Dans tous les cas, la durée minimale d’une période doit être de 11 jours.

Comme le site service-public.fr le précise, cette durée s’allonge d’ailleurs si plusieurs enfants sont adoptés ou bien si un ou plusieurs enfants font déjà partie du foyer. Le congé d’adoption peut débuter à la date d’arrivée de l’enfant ou bien 7 jours avant.

En cas de maladie ou de décès

En cas d’hospitalisation de l’enfant ou de décès de la mère, le congé parental pour indépendant peut être reporté, et ce dans la limite des 4 mois qui suivent la naissance.

Depuis 2019, une nouvelle disposition a été prise pour les pères de nourrissons hospitalisés. Ces derniers peuvent obtenir un congé de 30 jours supplémentaires, à prendre toujours dans la limite des 4 mois suivant la naissance.

 

Un nouveau changement à prévoir pour le congé paternité pour indépendant

Historiquement, les pères s’impliquent généralement peu dans la vie de leurs enfants. En effet, l’éducation des enfants revient principalement à la mère.

Depuis le début du XXIème siècle cependant, on constate une évolution des mœurs et notamment, le désir grandissant des pères de famille de pouvoir s’occuper de leurs enfants.

Le gouvernement a donc procédé à la mise en place du congé paternité de 11 jours, mais il ne semble toujours pas suffisant aux pères.

Suite à de nouvelles négociations, la durée du congé paternité double à compter du 1er juillet 2021. Le congé paternité sera donc maintenant de 25 jours pour la naissance d’un enfant seul ou bien de 42 jours pour une naissance multiple. Il est entendu que les 3 jours du congé de naissance sont maintenus et s’ajoutent au congé paternité.

 

Qui peut bénéficier du congé paternité pour indépendant ?

Tout d’abord, sachez que le congé paternité et ses évolutions concernent tous les pères, qu’ils soient chômeurs, employé du public, du privé, chef d’entreprise ou bien autoentrepreneur. Pour cette dernière catégorie, le congé paternité pour indépendant est accessible aux profils suivants :

  • Micro-entrepreneur
  • Gérant de société non salarié
  • Profession libérale
  • Artisan-commerçant

À cela s’ajoutent d’autres critères d’éligibilité :

  • Être le père de l’enfant
  • Être marié, pacsé ou vivre en union libre avec la mère
  • Être divorcé de la mère (cette situation familiale n’annule pas le droit au congé paternité)

 

Paternité pour indépendant : quelles sont les aides financières ?

Le père, tout comme la mère, se retrouvant en situation d’arrêt de travail, peut demander l’octroi d’indemnités journalières pour couvrir la perte de revenu. Le montant de cette aide s’élève à 56,35 € par jour en 2021 et est revalorisé chaque année.

Le calcul de l’indemnisation se fait à partir des revenus générés par l’indépendant. Ainsi, si celui-ci est inférieur à 4046,40 € par an, la compensation financière tombe à 10% du montant normal, soit 5,36 € par jour.

 

Congé paternité et portage salarial

Pour les indépendants, le portage salarial offre de multiples avantages en matière de couverture sociale : cotisations pour la retraite, chômage, mutuelle et également un droit au congé paternité. Comme l’indépendant porté devient le salarié de l’entreprise de portage, il récupère les droits qui ne sont d’ordinaire accordés qu’aux salariés.

 

Congé paternité pour indépendant : comment faire la demande ?

La gestion de la couverture sociale étant maintenant rattachée au régime général (et non plus au RSI comme avant), le père travailleur indépendant doit faire sa demande auprès de sa CPAM. Cette dernière doit être accompagnée de justificatifs :

  • Copie de l’acte de naissance ou du livret de famille
  • Attestation sur l’honneur d’une cessation temporaire d’activité
  • Copie de la reconnaissance de l’enfant du père

Pour le cas d’un enfant décédé, il est demandé de fournir l’acte de décès et le certificat d’accouchement d’un enfant décédé.

Si vous n’êtes pas le père, justifiez également votre demande avec les documents suivants :

  • Copie du Pacs ou extrait d’acte de mariage
  • Certificat de vie commune ou de concubinage récent (moins d’un an) ou une attestation sur l’honneur signée par la mère et son concubin

Congé maternité indépendant : à quoi ont-elles droit ?

Même en ayant le statut de travailleur non salarié, les femmes qui ont un projet de naissance ont le droit à un congé maternité. Quelle est la durée ? Quelles conditions sont à remplir ? Et quel est le montant des indemnités ? Nous décryptons aujourd’hui le congé maternité pour indépendant.

Congés maternité indépendant : que dit la loi ?

Depuis janvier 2019, les travailleurs indépendants ne sont plus rattachés au RSI mais au régime général comme le reste des actifs. Cette mutation n’a pas entrainé de déconvenues pour les futures mères qui peuvent toujours profiter d’un congé maternité en indépendant. Celui-ci, régi par la loi, est obligatoire, notamment au niveau de la durée.

  • Pour le 1er enfant et le 2ème enfant, le congé est de 16 semaines
  • À partir du 3ème, la durée s’allonge et passe à 26 semaines
  • Naissance de jumeaux : 34 semaines
  • Naissance de triplés et plus : 46 semaines

Ce congé légal prévu par le Code du travail peut être diminué si l’indépendante le souhaite mais il ne pourra pas être inférieur à 8 semaines.

Le congé maternité pour indépendants se divise en 2 catégories : le congé prénatal qui doit être au minimum de 2 semaines avant la naissance et le congé postnatal qui lui s’étend à 6 semaines minimum après l’accouchement. Il est ensuite possible de rallonger ces durées sur avis médical. Le congé peut s’étendre ainsi à 6 semaines avant la naissance et 10 semaines après. Pour le cas des mères de 3 enfants et plus, le congé prénatal peut atteindre 8 semaines et 18 semaines pour le congé postnatal. Il faut présenter un arrêt de travail à l’assurance maladie, renouvelé tous les 15 jours.

 

Congés maternité indépendant : quelques cas particuliers

La loi tient également compte des situations particulières qu’une femme peut rencontrer pendant et après sa grossesse :

  • Accouchement prématuré : le délai de congé prénatal est écourté et celui postnatal rallongé
  • Accouchement tardif : la durée du congé prénatal est allongée et celui postnatal ne change pas
  • Problèmes médicaux : le congé postnatal est rallongé en fonction de la situation (rapprochez-vous de votre CPAM pour le savoir)

 

Quels sont les critères d’éligibilité pour prendre un congé maternité indépendant ?

En cas de maternité, la perte de revenu engendré par un arrêt de travail forcé est couverte par 2 types d’aides financières : une indemnité journalière et une allocation repos maternel. Pour en bénéficier, certaines conditions s’appliquent :

  • Indemnités journalières : être affilié à la CPAM avec le statut d’indépendant depuis au moins 10 mois et être à jour dans le paiement des cotisations sociales
  • Allocation forfaitaire : elle est calculée sur la base de votre chiffre d’affaires moyen déclaré sur les 3 dernières années

 

Quels sont les montants versés aux mères en congé maternité indépendant ?

Avec des revenus souvent fluctuants, le montant des aides financières n’est pas vraiment égal d’une mère à l’autre. Voici les indemnités journalières prévues pour le congé maternité en indépendant :

  • Revenu supérieur à 4046,40 € par an : 53,36 €
  • Revenu inférieur à 4046,40 € par an : 5,63 €

Pour l’allocation forfaitaire repos maternel, il en va de même, le montant dépend des revenus déclarés :

  • Chiffre d’affaires supérieur à 4046,40 € par an : 3 428 €
  • Chiffre d’affaires inférieur à 4046,40 € par an : 342,80 €

Il est à noter que le chiffre d’affaires pris en compte pour ce calcul est le montant de revenus moyen générés sur les 3 dernières années. Puis, un abattement fiscal est appliqué :

  • 71 % pour les activités de ventes de marchandises
  • 50 % pour les prestations de services commerciales et artisanales
  • 34 % pour les activités libérales

Par ailleurs, sachez que cette dernière aide est versée en 2 fois, au 7ème mois et après la naissance. En cas d’accouchement d’un bébé prématuré, le versement ne se fait qu’en une seule fois.

 

Les polémiques autour du congé maternité indépendant 

Bien que des efforts aient été faits concernant la durée du congé maternité pour les indépendants en l’allongeant pour l’aligner sur celui des salariés du privé, quelques critiques demeurent. Le montant des aides financières est notamment la cible principale des mécontentements portés par la FNAE (Fédération nationale des autoentrepreneurs et micro-entrepreneurs). En effet, dans une situation de crise comme celle du Covid-19, beaucoup d’indépendantes ont vu leurs revenus drastiquement baisser. Cette chute de chiffre d’affaires a un impact direct sur le montant des aides, réduisant pour certaines leurs indemnités maternité à seulement quelques euros par jour. Et même si la travailleuse indépendante a cotisé auparavant avec le statut de salarié, un cumul n’est pas possible, ces précédents droits sont perdus.

En revanche, pour les mères qui exercent leur profession en qualité de salariés portés, pas de problème, elles sont considérées comme employées de leur société de portage salarial. Elles profitent donc d’une indemnisation classique.

Qu’est-ce que la déclaration sociale des indépendants ?

Document à remplir impérativement par les travailleurs non salariés, la déclaration sociale des indépendants vient d’être réformée. À compter de janvier 2021, le processus de déclaration est modifié. À quoi sert la déclaration nominative des indépendants ? Qui est concerné par les changements ? Comment faire la nouvelle déclaration ? Nous répondons en détail à toutes ses questions.

La déclaration sociale des indépendants, c’est quoi ?

La déclaration sociale des indépendants, aussi appelée DSI, est un document qui sert de base de calcul pour les cotisations sociales (CSG, CRDS, sécurité sociale…) On y déclare les revenus non salariés générés au cours de l’année. Ces éléments, transmis depuis de nombreuses années par voie dématérialisée, sont traités par l’URSSAF.

 

Quels changements en 2021 concernant la DSI ?

En mars 2021, tous les travailleurs non salariés qui ne dépendent pas du régime micro-social ont reçu de la part de l’administration fiscale, un courrier d’information. Celui-ci spécifiait que les modalités de la déclaration sociale des indépendants étaient modifiées.

Ce qui change ? À compter de 2021, l’ancien format de la déclaration sociale des indépendants est supprimé au profit d’une nouvelle forme de déclaration à faire avec la déclaration de revenus annuelle. Une précision cependant pour les artistes, les exploitants agricoles et les auxiliaires médicaux : la reforme aura lieu pour ces catégories de travailleurs non salariés en 2022 et 2023.

 

Qui est concerné par la nouvelle déclaration sociale des indépendants ?

Cette nouvelle déclaration fiscale professionnelle concerne pour le moment :

  • Les dirigeants ou associés
  • Les entrepreneurs individuels comme les professions libérales, les commerçants, les artisans et les acteurs non salariés du secteur industriel

Pour ces travailleurs qui sollicitent l’intervention d’un tiers pour faire leurs déclarations, ce sont bien les mandataires qui sont aussi concernés par cette nouvelle forme de déclaration.

 

Quelles sont les catégories professionnelles exclues ?

Tous les indépendants ne sont pas touchés par la réforme. L’administration fiscale confirme notamment que les catégories suivantes ne sont pas tenues de faire cette nouvelle déclaration sociale pour indépendants :

  • Marins-pêcheurs et marins du commerce
  • Affiliés au régime agricole
  • Affiliés au régime général des salariés
  • Autoentrepreneurs
  • Praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés
  • Artistes-auteurs

 

Comment faire sa déclaration sociale pour indépendant ?

C’est maintenant sur le site des impôts que la nouvelle DSI doit se faire par l’intermédiaire du formulaire 2042. Les micro-entrepreneurs sont déjà habitués à ce processus, la déclaration de leurs revenus non salariés se fait aussi sur ce formulaire.

À compter de 2021, il n’y a donc plus besoin de se rendre sur le site net-entreprise.fr pour procéder à cette déclaration. Une fois les éléments transmis, l’administration fiscale passe le relai à l’URSSAF qui se charge, comme auparavant, de faire le calcul des cotisations sociales. L’URSSAF réalise aussi l’ajustement de vos cotisations prévisionnelles de 2021 et ajuste votre échéancier de paiement définitif pour 2020.

Il est à noter que même si le système de déclaration change, l’URSSAF reste votre interlocuteur pour toutes questions relatives à vos cotisations.

 

Où consulter vos précédentes DSI ?

Vous pouvez continuer de les consulter directement sur le site net-entreprise.fr, depuis la rubrique Mon compte. Si vous ne pouvez pas consulter vos précédentes déclarations sociales des indépendants, 2 raisons possibles :

  • Soit vous n’avez pas les droits d’accès, il faut donc modifier vos paramètres d’inscription et rajouter ce droit
  • Soit la déclaration n’est pas encore consultable et il faut patienter

 

La déclaration sociale des indépendants est-elle obligatoire ?

Hormis pour les professions citées plus haut, oui, la DSI est obligatoire. Même dans les situations suivantes, la déclaration reste impérative :

  • Travailleurs indépendants non-imposables
  • Entrepreneurs n’ayant généré aucun revenu
  • TNS éligibles à une exonération totale ou partielle des charges sociales.

 

Les limites de la réforme de la DSI

Suite à ce changement, de nombreux indépendants ont fait part de leur mécontentement. Qu’il existe une déclaration simplifiée pour les micro-entrepreneurs, cela fait sens. Mais pour d’autres travailleurs indépendants, cette réforme complique les choses. En effet, bon nombre d’entre eux ont pris l’habitude de déléguer leur déclaration sociale pour indépendants à des experts-comptables, se chargeant eux-mêmes de leur impôt sur le revenu. Avec le nouveau processus, cette méthode qui leur permettait de gagner du temps ne peut plus s’appliquer ou alors il faudra que l’expert-comptable les guide pas à pas pour faire leur déclaration.

 

Déclaration sociale pour indépendant et portage salarial

Lorsqu’un indépendant choisit de devenir salarié porté, il signe un contrat de travail avec son entreprise de portage. Il peut être embauché en CDD ou CDI. Il reste bien sûr libre de choisir ses clients et ses missions comme il l’entend.

Toutefois, en portage salarial, l’indépendant n’a pas de déclaration à faire. La réforme de la DSI ne l’impacte pas. La société de portage se charge de gérer tout son administratif à sa place et soustrait ensuite le montant des cotisations de sa paie.

Top 4 des formations pour indépendants

Suivre une formation n’est pas souvent la priorité n°1 des indépendants. Concentrés sur le lancement et le développement de leur business, leur cerveau se dédie totalement aux tâches opérationnelles. Pourtant, il n’est pas rare qu’au bout d’un certain temps, le besoin de se former pour pallier certaines lacunes se fasse sentir. Nous revenons sur le droit de formation de l’indépendant et les meilleurs cursus disponibles actuellement.

Accès à la formation pour indépendants : où en est-on ?

Jusqu’à encore très récemment, les indépendants étaient les grands oubliés du secteur de la formation. À moins de s’autofinancer, le droit à la formation ne leur était pas permis. Depuis 2018, de nouvelles dispositions ont été prises. Ainsi, toutes les branches représentatives des métiers indépendants peuvent bénéficier de formation : artistes, intermittents, micro-entrepreneurs, partons d’EURL, de SASU…

Une seule condition, s’acquitter des cotisations pour la formation des indépendants appelée : contribution au financement de la formation professionnelle (CFP). La limite est fixée à 500 euros par an pour un montant maximum total de 5000 €.

Pour les salariés portés, les formations sont aussi accessibles. Le portage salarial leur permet d’accéder comme tous les autres salariés classiques d’entreprise à des formations professionnelles tout au long de leur parcours. Ils peuvent même prétendre à un « projet de transition professionnelle » pendant lequel leur rémunération sera maintenue.

 

Formation pour indépendant : quelles sont les limites ?

Principale contrainte, choisir une formation éligible au CPF. En effet, le catalogue de formations pour indépendant reste encore limité. Pour vérifier ce point, il suffit de se rendre sur son compte CPF et de faire des recherches.

Heureusement, des alternatives existent. Si la formation est trop chère par exemple, vous pouvez vous-même financer le montant de la formation non pris en charge. Si vous souhaitez accéder à des contenus de formation hors CPF, vous pouvez vous rapprocher de votre CCI, (Chambre de commerce et d’industrie), votre CMA (Chambre de Métiers et d’Artisanat), votre conseil régional ou encore de votre collectivité territoriale. Tous ces organismes disposent de fonds budgétaires pour financer certaines formations en dehors du catalogue CPF.

Il existe également un crédit d’impôt pour la formation des dirigeants d’entreprise. Son montant est peu élevé (406 € pour 2020) mais cette aide financière est tout de même la bienvenue.

 

Formation pour indépendant : deux cas particuliers

Pour les chômeurs et les travailleurs handicapés qui sont également des indépendants, 2 possibilités s’offrent à eux :

  • Pour les chômeurs, Pôle emploi offre une subvention nommée AIF (Aide individuelle à la formation). Il suffit d’en faire la demande auprès de son conseiller et d’y joindre un courrier de motivation.
  • Pour les indépendants en situation d’handicap, l’Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées (AGEFIPH) peut aussi subventionner des formations. La demande est également à faire auprès du conseiller Pôle emploi qui assure le relais entre le demandeur et l’AGEPHIP.

 

4 formations pour indépendant incontournables

Ce top reste assez généraliste bien que ciblé sur les besoins des indépendants. Libre à vous de faire vos propres recherches en fonction de vos besoins de formation. Vous êtes les seuls à même de savoir là où vos compétences laissent encore un peu à désirer. Mais vous pourrez puiser ici quelques bonnes idées:

  • Openclassrooms

Cette plateforme de formation digitale pour les indépendants propose des cursus pour tous les profils. Les contenus sont assurés en partenariat avec des entreprises privées, des universités ou des écoles spécialisées. Formation aux métiers du web, management, développement, comptabilité… Beaucoup de sujets sont abordés. Un cursus est spécialement dédié aux personnes désireuses de se lancer dans l’entreprenariat, son nom : Level Up.

  • Livementor

Cette formation qui, bonne nouvelle, peut-être financée par votre CPF, DIF ou Pôle emploi, est réservée aux freelances à différents moments de leurs parcours : encore en réflexion sur comment monter leur business ou bien déjà actifs et souhaitant trouver des pistes pour accélérer leur business. Vidéos, cours collectifs, cours individuels… Le parcours de formation de 3 mois environ n’a qu’un seul objectif, mettre les indépendants sur la voie de la réussite.

  • Digi Atlas

Cette offre de formation pour indépendant est principalement axée sur l’acquisition de nouveaux clients. Elle est disponible pour les chômeurs, les freelances et également les travailleurs handicapés. En quelques heures de formation, vous apprendrez les bases du marketing digital pour se faire connaître et faire grandir son activité en ligne. Sous certaines conditions, cette formation est 100% finançable.

  • Le Wagon

Cette société propose de se former aux nouveaux métiers en vogue pour effectuer une reconversion professionnelle. Vous pourrez vous former au développement web ou à la data science. C’est 2 branches d’activité sont en plein boom et de nombreuses opportunités professionnelles en freelance sont disponibles actuellement. La formation peut être dispensée à temps plein ou à temps partiel, un format idéal quand on souhaite se préparer avant de lancer une activité indépendante même en étant encore salarié.

Retrouver la motivation grâce au contrat de travail court

Les actifs sont-ils toujours à la recherche d’un contrat en CDI pour se sentir en sécurité, s’offrir de meilleures chances d’évolution professionnelle et rester motivés ? Une récente étude de Qapa, plateforme d’intérim digitale, nous démontre le contraire. Retour sur les aspirations de ces travailleurs qui préfèrent obtenir un contrat de travail court pour se sentir motivés et épanouis professionnellement.

Le contrat de travail court : une solution qui bouscule le marché de l’emploi

De nombreuses études nous ont démontré, et nous démontrent encore parfois, que ce ne sont pas les formes de contrat de travail court qui motivent les actifs en France. En tête des facteurs de motivation au sein de l’entreprise, on retrouve généralement :

  • Le salaire
  • Le contenu du poste
  • L’autonomie
  • Le cadre et l’ambiance au travail
  • Les perspectives d’évolution et de formation

La flexibilité des horaires et le télétravail étant des pratiques récentes, elles n’apparaissent pas encore dans le top des ingrédients phares pour motiver les salariés. Ce point sera sans doute amené à changer dans les années à venir, les jeunes générations ayant une appétence bien marquée pour le home-office et le travail nomade.

L’étude Qapa vient bousculer ces idées qui ne correspondent plus à la réalité du marché et met en avant un réel désir de la part des actifs de se voir embaucher pour des contrats de travail courts. Cette nouvelle posture des Français est totalement à l’opposé du Graal du marché de l’emploi traditionnel, c’est-à-dire trouver un CDI.

 

Quels sont les différents types de contrats de travail court ?

Avant de nous pencher plus en détail sur les nouvelles motivations des actifs, déterminons quelle forme peut revêtir un contrat de travail court. Tout d’abord, il faut exclure de cette catégorie d’emploi les stages, les contrats d’apprentissage et les contrats aidés. Ensuite, pour être qualifié de contrat court, le poste doit être occupé soit pour une durée inférieure à 1 mois selon la DARES ou à 3 mois selon L’INSEE. Ce dernier comptait d’ailleurs environ 1,2 million de contrats temporaires en 2017.

Trois types de contrats de travail courts sont désignés : le CDD (contrat à durée déterminée), l’emploi saisonnier ou bien l’intérim. Trois raisons motivent les entreprises pour recourir aux contrats courts :

  • Remplacer un salarié absent (60%)
  • Faire face à un accroissement temporaire de l’activité (24%)
  • Réaliser une mission temporaire ou saisonnière (10%)

À titre d’information, sachez qu’en France, les CDI (contrat à durée indéterminée) représentent 87% des contrats signés.

 

Le contrat de travail court, un nouveau levier de motivation

L’étude de Qapa, basée sur la consultation de 4,5 millions de participants, met en lumière les bénéfices de l’obtention d’un contrat de travail court sur la motivation des actifs. En effet, 61% d’entre eux voient dans cette forme d’emploi un remède à l’ennui. Changer d’emploi régulièrement est un bon moyen de rester dynamique, de ne pas se reposer sur ses acquis et d’éviter la routine lancinante d’une mission longue qui n’a pas vocation à changer.

Les hommes sont les plus enclins à plébisciter les contrats de travail courts à 71%  contre 52% pour les femmes. Encore plus étonnant, alors que les contrats à durée indéterminés séduisent seulement 6% des sondés, 44% préfèrent les CDD et 41% les contrats d’intérim.

Ces mutations du marché de l’emploi suivent logiquement la tendance croissante du nombre de micro-entrepreneurs et de slasheurs en France. Elle prouve encore une fois que les salariés ont besoin de diversité pour rester motivés.

 

Contrat de travail court : quel statut adopter ?

Lorsque l’on parle de contrat de travail court, on se borne souvent à penser à l’intérim ou aux CDD. D’autres formes d’emploi pourraient éventuellement rentrer dans cette catégorie. Par exemple, le statut de micro-entrepreneur pourrait aussi être qualifié par extension de «mission de travail court ». En effet, l’autoentrepreneur effectue souvent plusieurs projets de courte durée tout au long de l’année. Seul bémol, il n’est pas embauché. Il agit comme prestataire externe et intervient pour achever un projet défini avec son client et dont les conditions tarifaires ont été négociées à l’avance.

À l’inverse, le portage salarial pourrait plus facilement rentrer dans ce cadre du « contrat de travail court » puisque le salarié porté est embauché par l’entreprise de portage. Il peut bien sûr signer un CDI mais il peut aussi choisir d’effectuer un CDD, le temps de remplir une mission bien précise. D’ailleurs, tout comme l’autoentrepreneur, le salarié porté choisit librement ses missions et ses clients.

tCerise sur le gâteau, en devenant salarié de l’entreprise de portage, l’indépendant profitent de tous les avantages des salariés classiques : cotisation pour la retraite, le chômage, couverture sociale, mutuelle, congés… En résumé, le salarié porté sécurise sa situation professionnelle et en plus, il ne subit pas l’ennui et la morosité. Le porté s’organise à sa guise pour diversifier ses missions et rester motivé.

 

 

Qu’est-ce qu’un slasheur ?

Le slasheur ou la slasheuse est un travailleur, généralement indépendant, qui gère plusieurs métiers en même temps. Le terme « slash » fait référence à ce signe « / » que le slasheur utilise dans sa description professionnelle sur les plateformes d’emploi. Il permet de présenter toutes les compétences de l’indépendant. Alors, pourquoi devient-on slasheur ? Quels sont les avantages ? Est-ce possible en portage salarial ? Nous répondons à toutes vos questions.

Le slasheur : un profil multi-compétences parfois déconcertant

Sur le marché de l’emploi classique, le slasheur n’a pas encore réellement trouvé sa place. Imaginez un employeur qui découvre le CV d’un candidat comportant plusieurs intitulés : informaticien / musicien / illustrateur / formateur. Lorsque l’on postule pour un poste bien précis, il y a de quoi déconcerter le recruteur.

Mais ce détail n’arrête pas les nouveaux slasheurs car ils ne cherchent pas réellement à se faire embaucher. Ils sont le plus souvent indépendants ce qui leur permet de trouver librement des missions dans des secteurs diversifiés (comme leur profil en somme !).

 

Quel est le profil du slasheur ?

On estime qu’ils sont à peu près 16% de la population active à pouvoir être qualifiés de « slasheurs ». Majoritairement les slasheurs sont des femmes, donc des slasheuses, à hauteur de 85%. Ces professionnels pluriactifs ont plusieurs visages. Ils peuvent être employés d’une entreprise en CDI ou CDD et exercer à côté une autre activité totalement différente sous le statut d’autoentrepreneur. Cela peut-être par exemple un comptable qui endosse le métier de photographe de temps en temps.

Ils peuvent aussi être « slasheurs » à 100% en créant une micro-entreprise qui propose à des entreprises plusieurs compétences et services. Par exemple, un spécialiste d’Internet pourra assurer des missions de développement web mais aussi organiser des formations et proposer une prestation de soutien scolaire. Finalement tout est possible !

 

Quand devient-on slasheur ?

Le métier de slasheur répond au besoin de diversité des nouvelles générations qui ne souhaitent pas être limitées à un seul rôle ou parcours professionnel. Plus de 60% des slasheurs ont moins de 39 ans. Ces jeunes professionnels souhaitent créer leur propre forme d’emploi, celle qui ressemble le plus à leur propre personnalité. Elles ont un besoin de liberté et de vivre en harmonie avec leurs passions.

D’autres, environ 30%  selon les statistiques récoltées, sont motivés par des contraintes économiques. Ils choisissent de diversifier leurs activités pour arrondir leur fin de mois ou bien pour être capables de générer des revenus plus facilement même en période de crise. Le fait d’être multi-casquettes crée en effet automatiquement plus d’opportunités professionnelles.

 

Le slasheur, un statut limité ?

Certains slasheurs sont donc motivés par le fait de générer plus de revenus en multipliant leurs activités professionnelles. Mais est-ce toujours possible ? En choisissant le statut d’autoentrepreneur, il y a un plafond de chiffre d’affaires à ne pas dépasser. D’ailleurs, même lorsqu’on cumule plusieurs casquettes, les revenus générés ne sont pas comptabilisés séparément, ils s’additionnent. Le portage salarial peut toutefois apporter une solution car dans cette configuration les revenus sont totalement déplafonnés.

D’autres contraintes sont également à prendre en compte et viennent limiter la liberté du slasheur :

  • S’il est déjà salarié d’une entreprise, son contrat de travail l’oblige à adopter un comportement loyal vis-à-vis de son employeur. Parfois, son contrat contient même une clause de non-concurrence qui peut l’empêcher d’exercer une activité secondaire à côté.
  • Certaines professions comme le fonctionnariat ou celles règlementées (médecins, avocats…) ne sont pas autorisées à cumuler plusieurs activités.
  • Une limite d’heures travaillées pour les salariés peut aussi s’appliquer pour les slasheurs qui cumulent plusieurs emplois en entreprise. La loi fixe une limite à 10 heures par jour ou 48h par semaine.

À noter : cette dernière contrainte ne s’applique pas aux autoentrepreneurs. Elle concerne les emplois salariés y compris ceux en portage salarial.

 

Pourquoi choisir de devenir slasheur ?

Avant toute chose, ne devient pas pluriactif qui veut. Être slasheur requiert un certain dynamisme, un esprit entrepreneurial et beaucoup de rigueur. De plus, bien qu’il gère plusieurs missions en même temps, le slasheur est un travailleur isolé, non rattaché à une structure. Il faut donc ne pas avoir peur de la solitude et savoir se fixer des objectifs seul.

Passé ces premières remarques, la plupart des actifs qui se décident à sauter le pas pour devenir slasheur le font par pure envie de s’épanouir pleinement dans leurs activités professionnelles. Le slashing, selon eux, est un remède à l’ennui et permet d’exploiter toutes les facettes de sa personnalité. Devenir slasheur est également un excellent moyen de lancer une nouvelle activité professionnelle en toute sécurité. Le professionnel peut en effet maintenir un poste sécurisant en CDI tout développant une ou plusieurs activités complémentaires.

Pour conclure, soulignons que le développement du slashing est fortement lié à celui des nouvelles technologies et du statut de micro-entrepreneur sans lesquels rien de tout cela n’aurait été possible.

Tout savoir sur le métier de courtier immobilier

Le courtier immobilier est un spécialiste du financement et du crédit. Il apporte son conseil auprès des personnes qui souhaitent emprunter et les accompagne tout au long de leurs démarches. Bien qu’il soit un maillon supplémentaire dans le processus d’achat d’un bien entre la banque et le futur acquéreur, les services d’un courtier immobilier s’avèrent souvent plus qu’utiles. Fiche métier, avantages, rémunération… Nous vous expliquons tout.

Qu’est-ce qu’un courtier immobilier ?

Le courtier immobilier intervient comme intermédiaire entre les banques et ses clients. Il agit pour le compte de son client et tente d’obtenir pour lui un crédit aux meilleures conditions possibles. Ce métier ne s’apparente donc pas à celui d’agent immobilier, bien que les deux puissent s’exercer en portage salarial. Quand l’agent immobilier s’occupe de trouver et vendre des biens, le courtier financier est en contact avec plusieurs établissements bancaires pour négocier des taux d’emprunt attractifs pour ses clients.

 

Quelles sont les missions du courtier immobilier ?

Tout d’abord, avant même de rentrer en relation avec des banques, le courtier immobilier étudie de près la situation financière de son client : son capital, ses revenus, sa capacité d’endettement, sa situation familiale… Partant de cette première analyse, il se met en recherche d’éventuelles aides financières auxquelles le client peut avoir droit.

Les dossiers de prêt immobilier sont lourds et fastidieux à monter. Le courtier se charge également d’aider son client à monter son dossier de financement. Cette étape est primordiale car elle sert de base pour convaincre les banques d’accorder un prêt sous de bonnes conditions.

Une fois le dossier monté, le courtier immobilier pour partir à la recherche de la meilleure solution de prêt pour son client. Il soumet donc son projet à plusieurs établissements financiers en s’appuyant généralement sur un réseau professionnel solide et de confiance. À ce stade, le courtier immobilier doit garder en tête toutes les requêtes de son client comme un montant et/ou un pourcentage de taux d’emprunt à ne pas dépasser.

 

Pourquoi le métier de courtier immobilier a-t-il du succès ?

Le courtier immobilier est un véritable atout pour ceux qui sont à la recherche d’une solution d’emprunt concurrentiel. Recourir aux services de ce spécialiste permet de gagner du temps car consulter plusieurs banques est une opération chronophage. De plus, un particulier seul n’aura jamais le même pouvoir de négociation qu’un courtier immobilier.

Pour les banques, son rôle se rapproche finalement de celui d’un apporteur d’affaires. L’établissement financier profite des opportunités commerciales que le courtier immobilier est prêt à lui confier. C’est grâce au volume de clients que le courtier est capable d’apporter qu’il obtiendra de meilleures conditions de prêt auprès des banques. Pour le particulier, recourir au service d’un courtier immobilier permet d’économiser sur le long terme en accédant à un meilleur taux d’emprunt.

 

Quelles compétences faut-il pour devenir courtier immobilier ?

Avant de parler de formation ou de diplôme, il faut préciser que le courtier immobilier se doit d’avoir un bon réseau professionnel. C’est grâce à ses contacts dans le milieu bancaire qu’il pourra dénicher de belles opportunités. Pour exercer ce métier, il convient donc d’avoir la fibre commerciale, un excellent relationnel, d’être objectif, intègre et d’apprécier jongler avec les chiffres et les documents administratifs.

Côté compétences, le courtier immobilier se doit d’être à la fois spécialisé dans l’immobilier et le crédit pour conseiller au mieux ses clients. Bien qu’il n’existe pas encore de diplôme spécifique pour cette branche, il faudra tout de même se former et posséder une expérience professionnelle dans les domaines de l’assurance, de la banque et du droit.

Notez que le courtier immobilier doit obtenir l’habilitation IOBSP (Intermédiaire en Opération de Banque et Service de Paiement) afin de pouvoir exercer.

 

Courtier immobilier : quelle rémunération ?

Pour cette profession, à moins d’être employé sous certaines conditions, pas de salaire fixe. La rémunération est basée sur un pourcentage prélevé sur chaque dossier remporté. D’ailleurs, le courtier immobilier va toucher 2 commissions :

  • Le pourcentage reversé par la banque au courtier en qualité d’apporteur d’affaires. Cette commission se situe généralement entre 0,7 et 1% du montant du prêt.
  • La commission payée par le client du courtier, soit un pourcentage d’environ 1% du montant emprunté.

Cependant, la condition sine qua non pour que le courtier soit rémunéré, c’est bien l’obtention du prêt. Si son dossier d’emprunt échoue, il ne sera pas payé, ni par la banque ni par son client. Détail supplémentaire pour l’emprunteur, ce dernier n’a pas à payer de frais de dossier à la banque qui accepte son dossier. Finalement, pour lui, il n’y a pas de surcoût. Les frais de dossier de la banque sont du même montant que la commission du négociateur.

Pour finir, sachez que ce métier peut s’exercer en tant que salarié classique en agence, en indépendant ou bien en étant salarié d’une entreprise de portage salarial. Les deux derniers statuts étant ceux qui offrent bien sûr le plus de liberté.

Portage salarial : solution pour les travailleurs handicapés

De moins en moins de travailleurs handicapés sont inscrits au Pôle Emploi. Pourtant, une situation de handicap reste encore et toujours la première cause de discrimination à l’embauche. Pour améliorer le taux d’emploi des travailleurs handicapés, les mesures gouvernementales, prises dès 1987, ont d’ailleurs évolué récemment. Tour d’horizon complet du sujet, y compris comment portage et handicap peuvent fonctionner ensemble.

Emploi des travailleurs handicapés : où en est-on ?

De manière générale, selon la législation (article L5212-1 et article L5212-2 du Code du travail), toute entreprise d’au moins 20 salariés se doit d’employer des travailleurs handicapés. Le taux est fixé à 6% de l’effectif total. Malgré cette obligation, certaines sociétés n’appliquent pas ce cota et sont soumises au paiement d’une contribution supplémentaire versée à l’AGEFIPH (Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées).

Malgré cette pénalité, les travailleurs handicapés subissent encore un taux de chômage de 19% contre 9% pour le reste de la population active. Ils ont même 3 fois moins de chance de trouver un emploi. On comptabilise un taux d’emploi des personnes handicapées de seulement 3,5%, contre l’objectif des 6%.

 

Portage et handicap : un cas particulier

Le portage salarial est un secteur encore jeune qui revêt une particularité : les entreprises de portage emploient bien des salariés permanents mais elles embauchent également des salariés portés. Pour ces derniers, elle n’a pas réellement la main mise sur leur employabilité. Les travailleurs portés se doivent de trouver seuls des missions.

La FEPS (Fédération des entreprises de portage salarial) a profité des discussions autour de la loi du 5 septembre 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » pour introduire son cas. Comment ne pas pénaliser les entreprises de portage qui ne peuvent pas trouver des missions pour leurs salariés portés, qu’ils soient handicapés ou non ? Le gouvernement a donc autorisé une disposition particulière : l’obligation d’employer des personnes handicapées ne porte que sur les salariés permanents de l’entreprise de portage et non sur les salariés portés.

 

Portage et handicap : les nouvelles dispositions règlementaires pour favoriser l’emploi

Pour atteindre l’objectif des 6%, de nouvelles mesures gouvernementales ont été prises. Par exemple, sont maintenant comptabilisées toutes les formes d’emploi qui existent actuellement : CDI, CDD, alternance, intérim, stage… Certaines actions peuvent également générer une déduction sur la contribution due à l’AGEFIPH (achat de prestation auprès d’un établissement et service d’aide par le travail, réalisation de travaux pour améliorer l’accessibilité des locaux au personnel handicapé…).

En ce qui concerne le portage salarial, de nouvelles dispositions ont été actées pour encourager les entreprises à solliciter les compétences de travailleurs handicapés. Depuis le 1er janvier 2020, les sociétés clientes de travailleurs handicapés et portés peuvent aussi profiter d’une déduction de leur contribution AGEFIPH. Si l’entreprise présente un taux d’emploi inférieur à 3%, elle pourra déduire au maximum 30% du coût de la prestation du travailleur handicapé porté, dans une limite de 50% du montant de la contribution. Si le taux est supérieur à 3%, la limite est élevée à 75%.

 

Le portage, un levier de réinsertion pour les travailleurs handicapés

Grâce à ces nouvelles dispositions règlementaires, le Gouvernement offre aux travailleurs handicapés une chance de plus de se réinsérer. Il faut également savoir que le portage salarial présente de nombreux avantages pour cette frange de travailleurs actifs :

  • Ils n’ont pas besoin de postuler car ils profitent d’un statut similaire à celui des indépendants. Ils créent eux-mêmes leur propre business et choisissent sans contrainte leur client. La société de portage n’intervient pas dans la gestion de leurs affaires.
  • Ils profitent d’un accompagnement personnalisé et d’opportunités de formation pour accroître leur employabilité.
  • Les travailleurs handicapés portés sont des salariés de l’entreprise de portage, comprenez en ce sens qu’ils accèdent à tous les avantages des salariés d’entreprise classique : couverture sociale, mutuelle, cotisation pour la retraite, le chômage…
  • Contrairement au marché de l’emploi traditionnel, il est bien plus aisé de trouver des missions en portage salarial. Cette formule permet également aux nouveaux indépendants de créer leur activité tout sécurisant ce lancement grâce aux avantages du salariat.
  • Niveau administratif, c’est la société de portage qui prend en charge toute la paperasserie pour son salarié porté. Un point non négligeable qui permet au porté de se concentrer sur le développement de son chiffre d’affaires.

 

Portage et handicap : une formule gagnante

Pour conclure, nous pouvons saluer ces nouvelles dispositions qui encouragent clairement les entreprises à engager des travailleurs handicapés. Elles n’ont pas besoin de passer par des processus longs de recrutement et profitent de compétences immédiatement opérationnelles. Pour les personnes en situation de handicap, le portage salarial est une nouvelle opportunité de trouver du travail tout en conservant une totale liberté.

Bien qu’il soit courant de dire que le statut d’indépendant est assez précaire, le portage salarial permet d’annihiler cette crainte en offrant un cadre sécurisant aux travailleurs handicapés.

Qu’est-ce que les charges indirectes ?

Quelle que soit la taille de votre entreprise, que vous soyez micro-entrepreneur ou patron d’une TPE, les charges indirectes sont bien à prendre en compte dans votre gestion comptable. Ces charges indirectes sont ces dépenses qui vous permettent de faire tourner votre entreprise au quotidien et de la développer. Cependant, contrairement à une charge directe directement imputable à un produit, les dépenses indirectes ne le sont pas. Nous revenons sur la définition des charges indirectes et les méthodes pour les calculer.

Charges indirectes, définition

Pour fabriquer ou vendre des produits et des services, une entreprise doit forcément engager des sommes d’argent. Les charges indirectes vont donc regrouper tous les achats effectués pour servir la gestion quotidienne de l’entreprise. Ces dépenses ne peuvent pas être affectées à la fabrication d’un produit donné. Elles sont en effet imputables à plusieurs produits simultanément. Il est nécessaire d’effectuer des calculs intermédiaires afin de répartir justement les dépenses engagées.

 

Quelques exemples de charges indirectes

Il existe plusieurs niveaux de charges indirectes :

  • Les charges ponctuelles comme les actions de communication : édition de cartes de visite, impression de plaquettes commerciales, réservation d’un stand sur un salon professionnel…
  • Les charges locatives : paiement du loyer des locaux de l’entreprise
  • Les charges fixes : factures d’énergie, abonnement à Internet, affranchissement des courriers…
  • Les dépenses d’assurance
  • Les coûts des services généraux (service marketing, commercial, informatique…)

 

Quelles différences avec les autres charges

Il est important de faire le distinguo entre les différentes charges qui pèsent sur l’entreprise afin de pouvoir notamment calculer la rentabilité d’un produit ou d’un service. Ainsi, les charges indirectes ne sont pas à confondre avec :

 

  • Les charges directes

Ces dernières, par opposition, sont directement imputables à la fabrication ou la commercialisation d’un produit ou d’un service. Il peut s’agir alors des matières premières utilisées pour alimenter un processus de fabrication, des marchandises destinées à la revente ou bien encore de la main d’œuvre. Au niveau comptable, il n’y a pas besoin de passer par une étape de calcul, ces coûts sont directement affectés à un produit.

 

  • Les charges patronales

Bien que les patrons en soient redevables chaque mois (ou chaque trimestre), les charges patronales ne sont pas comptabilisées comme charges indirectes ou directes. Elles sont calculées à part et désignent les taxes à payer pour l’assurance vieillesse, l’assurance maladie, les accidents du travail ou encore les allocations familiales.

 

Quand les charges indirectes peuvent devenir directes

Ce cas de figure est tout à fait envisageable dans certaines situations. Par exemple, si un salarié travaille sur la fabrication de plusieurs produits, son salaire reste une charge indirecte imputable à plusieurs biens. Mais si cet employé ne travaille que sur un seul produit, dans ce cas, sa rémunération devient une charge directe.

Autre exemple avec l’électricité consommée pour une usine. Si on prend le bâtiment dans son intégralité, cette dépense est une charge indirecte affectée à la fabrication de plusieurs produits. En revanche, si plusieurs compteurs électriques séparés sont installés sur des machines ou ateliers, l’électricité consommée peut être attribuée à la fabrication d’un produit et devenir de ce fait une charge directe.

 

Comment calculer les charges indirectes ?

Alors que les charges directes sont plutôt faciles à affecter pour calculer le coût de revient d’un produit ou d’un service, avec les charges indirectes, la méthode est plus complexe. Il va en effet falloir réussir à attribuer une quote-part des charges indirectes à un ou plusieurs produits de votre entreprise. Pour ce faire, il est nécessaire d’établir une unité d’œuvre pour effectuer un arbitrage et affecter les coûts indirects là où ils doivent être.

Pour expliquer ce point plus précisément, voici deux exemples d’unité d’œuvre :

  • Comment répartir le loyer ? L’unité d’œuvre sera ici le m2. On calcule le nombre de m2 nécessaire à la production de chaque produit ce qui permet d’obtenir la quote-part des charges locatives indirectes détenues par chacun.
  • Comment affecter les coûts de maintenance ? On choisira ici le nombre d’heures d’utilisation d’une machine-outil par exemple pour en déterminer sa quote-part dans la fabrication d’un produit.

 

Charges indirectes : la méthode des coûts complets

Pour cette méthode de calcul des charges indirectes, il suffit de découper l’entreprise en différents centres d’analyse (atelier, usine, entrepôt, bureau…). On définit une clé de répartition en amont et on redistribue les charges indirectes à chaque activité. Pour l’expliciter plus clairement, la somme de toutes les charges indirectes de l’entreprise sont réparties entre les divers centres d’analyse ou pôles d’activité. Cette méthode est considérée comme plus objective mais elle est néanmoins plus complexe à mettre en place.

Quelles soient directes ou indirectes, les charges sont très importantes dans le calcul du coût de revient d’un produit ou d’un service et donc, indispensable pour réussir à fixer les bons prix et être rentable.

Qu’est-ce que le management de transition ?

Le concept de management de transition, aussi appelé Interim Management, est né aux Pays-Bas dans les années 70. Aujourd’hui, cette profession est en pleine croissance, environ 10 à 15% tous les ans. Alors, qu’est-ce que le management de transition exactement ? Est-ce de l’intérim ? A qui cette profession est-elle réservée ? Nous faisons le tour complet du sujet.

Le management de transition, c’est quoi ?

Le management de transition désigne les missions ponctuelles qui sont confiées par des entreprises à des managers externes à leur organisation pour résoudre une situation donnée. Ils sont sollicités dans le cadre de changements importants qui nécessitent un point de vue extérieur objectif, sans lien d’affection avec l’entreprise, et des compétences décisionnaires affutées. Autrefois réservées aux postes de direction générale ou de la finance, les missions de management de transition sont maintenant ouvertes à plusieurs typologies d’activité comme le commercial, le marketing, les achats, les RH ou encore les systèmes d’information.

 

Quel est le domaine d’intervention du management de transition ?

L’intervention du manager de la transition doit remplir ces 4 conditions :

  • Accompagner un projet d’envergure aux enjeux conséquents. Il doit forcément passer par une phase de changement ou de mutation profonde (fusion-acquisition, internalisation, gestion de crise, restructuration, croissance, transformation du fonctionnement organisationnel…).
  • Gérer les phases de changement que ce soit sur les plans techniques, humains ou même encore au niveau de la culture d’entreprise ou de l’organisation interne.
  • Apporter une expertise pointue dans un domaine donné.
  • Ne remplir qu’une mission précise et dans un temps limité.

 

Management de transition ou intérim, quelle différence ?

En effet, les deux missions peuvent, de prime abord, sembler similaires. Or, là où l’intérim a souvent pour finalité de déboucher sur un contrat en CDI, il n’en est rien avec le management de transition. Le cadre est appelé à exercer ses fonctions jusqu’à la fin de sa mission. Il n’est pas attaché à l’entreprise et n’a pas vocation à y rester. De plus, l’intérim est utilisée pour répondre à un surcroit d’activité ou bien pour un remplacement. Le cadre en charge d’une mission de management de transition ne remplace personne, il accompagne une entreprise sur un projet.

Ces missions que l’on peut qualifier de « consulting » sont parfois exercées en portage salarial, en freelance ou bien encore en étant rattaché à un grand cabinet de conseil en conduite du changement.

 

Qui sont les experts en management de transition ?

De par le haut niveau de qualification requis, on retrouve la plupart du temps des profils seniors. Il faut posséder un certain bagage professionnel pour justifier une prise de poste aux enjeux importants. Cependant, le management de transition ne se résume plus qu’aux fonctions de direction, il n’est donc pas rare de trouver des profils plus juniors, mais certainement toujours hautement qualifiés. Historiquement mené par des hommes, ce type de prestation tend également à se féminiser.

Quelles sont leurs qualités ?

  • Une excellente gestion du stress : le manager de transition est souvent appelé pour régler des situations de crise dans un environnement instable.
  • L’implication et la réactivité : il est indispensable de pouvoir s’immerger dans la mission le plus rapidement possible afin d’être opérationnel dès les premiers jours de la mission.
  • L’adaptabilité et un bon relationnel : la conduite du changement implique de savoir fédérer et motiver les équipes autour d’un projet commun.
  • Une maîtrise de son domaine et une bonne pédagogie : il faut pouvoir montrer sa légitimité à prendre des décisions ainsi que savoir former et convaincre pour faciliter le changement.
  • Autonome et intègre : le manager de la transition ne doit montrer aucun parti pris, il doit être capable de prendre des décisions seul et d’achever sa mission de la manière la plus objective possible.

A quel salaire prétendre ?

Tout dépend du niveau de qualification de l’expert en management de transition, mais sachez que ces profils peuvent prétendre à un revenu entre 900 € et 2 000 € par jour en moyenne.

 

Management de transition, quels avantages et quelles limites ?

Les avantages du management de transition sont indéniables pour une entreprise. Elle profite de compétences rapidement opérationnelles et de profils hautement qualifiés. Ces derniers sont habitués à gérer de main de maître des sujets épineux. Toutefois, l’intervention d’un manager externe comporte son lot de complications : faire adhérer les équipes au projet en luttant contre les réticences, prouver sa légitimité dans un temps court ou encore prendre des décisions managériales compliquées.

Il est important de noter que le management de transition est en plein boom en France. Bien qu’arrivé tardivement dans les années 2000, la croissance de ce secteur a été estimée à 22% et son chiffre d’affaires évalué à 200 millions d’euros en 2019. Nul doute que l’Interim Management est un secteur porteur, les cabinets français spécialisés se multiplient d’ailleurs, plus de 120 sont aujourd’hui répertoriés.

Qu’est-ce que le PERCO ?

Le PERCO (Plan d’épargne pour la retraite collectif) est un dispositif permettant aux salariés d’épargner sur le long terme jusqu’à la fin de leur activité professionnelle. Le PERCO n’est plus commercialisé depuis le 1er octobre 2019 mais il reste disponible pour ceux qui y ont souscrit avec cette date. Comment fonctionne le PERCO ? Est-il encore possible d’y verser de l’argent ? Quelle fiscalité ? Nous vous répondons en 8 questions.

Le PERCO, c’est quoi exactement ?

Le plan d’épargne pour la retraite collectif est un dispositif mise en place sur décision de l’employeur ou par accord collectif. Il ne se substitue pas aux régimes de retraite obligatoire mais fonctionne plutôt comme un complément de retraite pour l’épargnant.

 

Qui peut bénéficier d’un PERCO ?

Ce dispositif d’épargne est ouvert à tous les salariés sous réserve d’avoir au moins une ancienneté de 3 mois. Toutes les entreprises (avant octobre 2019) pouvaient proposer un PERCO, même celles qui n’avaient pas encore de PEE.

 

Comment faire des versements sur un PERCO ?

Vous n’êtes pas obligé de verser de l’argent sur votre PERCO, c’est une option disponible mais pas obligatoire. Si vous décidez de faire des versements, ces fonds doivent provenir :

  • De l’argent issu de votre participation ou intéressement
  • Des sommes versées de manière volontaire
  • Des fonds en provenance d’autres comptes d’épargne salariale
  • Des droits inscrits sur votre compte épargne-temps ou bien d’un excédent de jours de congés non pris (dans une limite de 10 par an)

Il est à noter que votre entreprise peut aussi verser des fonds sur votre PERCO, c’est ce que l’on appelle : l’abondement.

 

Peut-on continuer à verser des fonds même après la fin du PERCO ?

Tout à fait, la fin de la commercialisation du PERCO de 2019 empêche l’ouverture de nouveau compte d’épargne mais n’empêche pas ceux qui en détiennent déjà d’y verser des fonds. Si vous êtes récemment embauché, votre entreprise peut vous proposer un autre plan d’épargne en remplacement.

 

Quels sont les seuils de versement ?

Il existe 2 types de plafonds :

Plafonds de versement sur le PERCO pour l’employeur

Les abondements de votre entreprise ne peuvent pas dépasser le plafond de 6 581,76 € ou bien 3 fois la somme de vos propres versements sur votre PERCO. De plus, si les dispositions du contrat ont également prévu un versement initial et d’autres périodiques, ceux-ci ne peuvent pas dépasser la somme de 822,72 € par an.

Plafond de versement sur le PERCO pour le salarié

Vous ne pouvez pas verser plus de 25% de votre salaire brut annuel sur votre PERCO. Sachez également que votre contrat peut prévoir un minimum de versement de 160 € par an.

 

Comment sont placés les fonds de votre PERCO ?

Tout d’abord, au moment de contracter, votre entreprise doit vous donner des informations sur le PERCO mis en place et son contenu exact. Elle doit aussi vous remettre un relevé de situation au 31 décembre de l’année précédente. Il comporte le détail des mouvements sur votre PERCO : versements, retraits, choix de l’affectation de l’épargne et estimation de la valeur.

Au moment de son ouverture, vous devez être informé des 3 types de placements disponibles de votre PERCO. Si vous ne maîtrisez pas ces sujets, une aide doit vous être apportée pour vous permettre de faire un choix éclairé. Dans tous les cas, le dispositif du PERCO prévoit de faire baisser la part de risques de vos placements progressivement.

 

Comment débloqués les sommes disponibles sur votre PERCO ?

Le plan d’épargne pour la retraite collectif est bloqué logiquement jusqu’à votre départ en retraite. Des cas de force majeure peuvent cependant survenir et vous donner la possibilité de débloquer vos fonds de manière anticipée :

  • Invalidité
  • Décès
  • Surendettement
  • Achat d’une résidence principale ou remise en état de cette dernière suite à une catastrophe naturelle
  • Expiration des droits à la retraite du salarié

Aucun délai de versement n’est applicable sauf dans les 2 cas qui concernent votre résidence principale, le délai est alors de 6 mois.

Une fois le déblocage accordé, vous pouvez demander un versement sous forme de capital en une seule fois ou bien sous forme de rentre viagère à titre onéreux. Même après votre départ en retraite, votre PERCO peut être conservé. Dans ce cas, vous devrez peut être payer des frais de fonctionnement supplémentaires ou votre entreprise continuera de les payer à votre place.

 

Quelle fiscalité pour votre PERCO ?

Au moment du déblocage, les gains dégagés de votre PERCO sont soumis à l’impôt sur le revenu et aux contributions sociales. Sous forme de capital, les prélèvements sociaux sont appliqués sur les gains et vos versements. Pendant la période de validité de votre PERCO, les abondements de votre entreprise sont exonérés d’impôts (plafond à 6 581,76 €). Votre intéressement est également exonéré dans une limite de 30 852 €.

Travailler en Freelance ou en agence : avantages et inconvénients

Comment mettre à profit ses compétences digitales ? Comment développer au mieux ses compétences digitales, et ce le plus efficacement ? Voilà les deux questions que se posent la plupart des entrepreneurs en devenir qui réfléchissent soit à se lancer à leur compte, ou bien à offrir leurs services à une agence.

 

Freelance ou en agence : quelles différences ?

Dans le monde du numérique où nous vivons, les codes usuels du marché du travail s’estompent pour laisser place à de nouvelles pratiques. De plus en plus, les compétences spécifiques sont privilégiées face aux compétences génériques. Obtenir des expériences enrichissantes, pertinentes et travailler auprès de clients et projets ambitieux devient la clé du développement ainsi que du succès des travailleurs du digital. Dans ce monde, deux écoles se font face : les agences (et cabinet de consulting) et les freelances.

 

Quels sont les avantages et inconvénients de travailler en agence ?

Travailler en agence, c’est l’avantage de disposer d’un contraste de travail. Cela ouvre droit au chômage, à l’assurance maladie améliorée, aux congés payés et aux nombreux autres avantages offerts par ce type de contrat. De plus, c’est l’assurance d’un salaire fixe rassurant.

 

Un avantage métier

D’un point de vue métier, travailler en agence permet de bénéficier d’un portefeuille de projets et de clients apportés par l’agence. Les sujets à traiter peuvent ainsi être variés et sont portés par les commerciaux sans effort de prospection de votre part. De plus, une agence réunit de nombreuses spécialités et niveaux d’expérience et offre ainsi l’opportunité d’apprendre auprès de collègues.

 

Travailler en agence, les points d’attention

Pour travailler en agence, il est donc très important de choisir une agence qui soit en phase avec vos ambitions, qui offre un portefeuille client attirant pour vous et qui propose des programmes de montée en compétence.

Le désavantage, c’est que vous n’êtes pas en direct avec les clients et rarement objectivé. Concrètement, cela signifie que vous n’obtenez pas forcément toujours les projets qui vous plaisent et que vous fonctionnez au rythme de l’agence et non au vôtre.

 

À quoi ressemble le travail en tant que Freelance ?

En Freelance au contraire, vous travaillez en totale liberté. Et comme toujours, la liberté a un prix. Si vous êtes en mesure de choisir vos clients, vos projets et de créer votre plan de développement, vous en avez l’entière responsabilité et votre salaire n’est pas assuré.

 

La liberté du Freelance

Le Freelance fait rêver de nombreux travailleurs et offre de nombreux avantages pour beaucoup de clients. En Freelance, vous travaillez à la mission et fixez vous-même les conditions de travail. Pour vous, c’est l’assurance d’optimiser votre temps de travail. Pour le client, c’est l’assurance d’une personne disponible et de délais respectés. En Freelance, vous guidez votre apprentissage personnel et professionnel en choisissant vos clients. Vous êtes libres de networker avec d’autres Freelance à la recherche de mentor et choisissez vos propres formations.

 

Une liberté qui a un coût

Le revers de la médaille, c’est qu’aucune aide ne vous sera donnée. Le client attendra un résultat et vos contacts de réseautage n’auront aucun engagement envers vous. Cela signifie tout d’abord que votre salaire dépendra de votre capacité à prospecter. Cela signifie également, que vous ne toucherez pas de chômage ou quoi que ce soit si les commandes commencent à tarir. Et cela signifie enfin que vous ne disposez d’aucune garantie en ce qui concerne les congés payés, plan de formation, congés maladie, etc.

 

Le portage salarial : le meilleur des deux mondes ?

Choisir entre agence et freelance revient à choisir entre indépendance et garantie. Ce choix dépendra majoritairement de votre niveau et de votre envie d’autonomie. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas forcément nécessaire de choisir. Le portage salarial est une troisième option qui vous permet de travailler avec l’indépendance du Freelance, mais sous contrat de travail (établi pour chaque mission) avec un tiers (agence de portage salarial). Le client conclut un contrat commercial avec ce tiers et vous un contrat de travail.

Vous restez ainsi maître de votre portefeuille client et de votre plan de développement, et bénéficiez de tous les avantages qu’un contrat de travail peut offrir, comme en agence, d’un certain point de vue. Le bonus, c’est que nous proposons des offres de mission ainsi que des opportunités de suivi et de réseautage à tous nos indépendants en contrat de portage salarial.

Quelle différence entre portage commercial et portage salarial ?

Portage salarial et portage commercial sont des termes si proches que ces deux notions sont bien souvent confondues. Pourtant dans la réalité, il existe bien une différence entre portage commercial et portage salarial. Nous vous donnons toutes les clés pour comprendre et appréhender ces deux formes de travail distinctes.

Quelle différence majeure entre portage commercial et portage salarial ?

Si vous êtes indépendant, vous avez forcément déjà entendu parler de ces deux termes, et d’autant plus si vous êtes freelance dans le milieu du numérique. Il est facile de les confondre mais les deux notions ne décrivent pas la même chose. Le portage salarial est une forme d’emploi assez récente qui permet à un indépendant de travailler librement pour un ou plusieurs clients tout en étant salarié d’une entreprise (de portage, justement !). Le portage commercial, quant à lui, désigne plutôt une relation contractuelle qui lie une entreprise cliente, un indépendant  (ou une ESN, Entreprise des services du numérique) et une autre société intermédiaire.

Dit comme cela, vous n’arrivez peut-être pas encore à bien saisir la différence entre portage commercial et portage salarial, alors, rentrons dans le détail.

 

Le portage commercial, qu’est-ce que c’est exactement ?

Le mieux pour vous expliquer concrètement le portage commercial, c’est de prendre un exemple. Imaginons que vous veniez de remporter une mission chez un grand groupe. Mais pour travailler avec cette structure, vous êtes obligé d’être référencé par la direction des achats. Dans les très grandes entreprises, il n’est pas rare de devoir suivre un process de référencement en amont des missions. Cette démarche est longue et fastidieuse et la direction des achats n’est pas toujours très encline à référencer de nouvelles entreprises au cours de l’année alors qu’elle a déjà un pool de prestataires sous la main.

C’est dans cette dernière configuration que le portage commercial intervient. C’est le moyen le plus rapide de pouvoir commencer à travailler avec une grosse entreprise. Dans les faits, une société intermédiaire intervient pour « porter » l’indépendant. Les deux parties, l’entreprise cliente et le freelance (ou l’ESN) signent un contrat de portage commercial avec l’intermédiaire. Un bon de commande est émis et la mission peut être lancée sans passer par l’étape référencement. La relation qui lie les trois parties est donc purement commerciale et contractuelle.

 

Une définition rapide du portage salarial

Le portage salarial est une forme d’emploi hybride qui relie également trois parties : une entreprise cliente, un salarié porté et une entreprise de portage salarial. Jusqu’ici, on pourrait aisément croire que portage commercial et portage salarial désignent la même chose. Pourtant, la différence entre les deux est de taille

Concrètement, l’indépendant qui choisit de devenir « porté » devient « salarié » de l’entreprise de portage salarial. Il signe un contrat de travail avec cette dernière (un CDD ou CDI) et reçoit un bulletin de salaire tous les mois. Le porté est libre de travailler avec n’importe quelle entreprise cliente, la société de portage n’interfère pas. En revanche, elle se charge de toutes les tâches administratives du freelance contre le versement d’un forfait. Elle s’occupe aussi de rédiger le contrat commercial triparti et de facturer le client final. Bien sûr, il revient à l’indépendant de formaliser et négocier sa mission avec son ou ses clients : durée, objectif, planning, prix…

 

Différence entre portage commercial et salarial, ce qui change pour le « porté »

En signant un contrat de travail avec une entreprise de portage salarial, l’indépendant s’ouvre l’accès au même droit que tout salarié d’entreprise classique. Il profite de congés payés, cotise pour la retraite et le chômage. Il améliore aussi sa couverture santé (la sécurité sociale des indépendants est bien moins avantageuse que celle des salariés) et adhère à la mutuelle de sa société de portage. Bien sûr, pour profiter de tous ces avantages, le salarié porté doit générer du chiffre d’affaires en travaillant à temps plein.

Ce qui ne change pas en revanche pour le porté, c’est qu’il conserve sa liberté. L’entreprise de portage n’intervient pas dans ces missions. Il choisit de travailler et de s’organiser comme il le souhaite, il n’a de compte à rendre qu’à ses clients.

N’y a-t-il que des différences entre portage commercial et salarial ?

Non. En effet, dans le cas du portage salarial, le freelance, comme nous venons de le voir, garde toute son indépendance et travaille en son nom propre. En portage commercial, le fonctionnement est identique car l’intermédiaire n’intervient qu’au niveau contractuel pour faciliter la mise en place de la mission. De plus que ce soit en portage salarial ou commercial, il est nécessaire de rétribuer le partenaire avec qui l’on travaille (intermédiaire en portage commercial ou entreprise de portage salarial) pour le service rendu.

Après cette rapide explication, vous devez maintenant comprendre facilement la différence entre portage commercial et portage salarial. Impossible de les confondre à nouveau !

Portage commercial : quels avantages pour le consultant ?

Que ce soit en début de carrière ou après plusieurs années d’expérience en entreprise, devenir commercial indépendant est un bon moyen de travailler en toute liberté, sans contrainte, en étant son propre patron. Mais le revers de la médaille, c’est la précarité du statut d’indépendant. Une protection sociale peu performante, pas d’allocations chômage… Pour y remédier, le portage commercial est LA solution. Tour d’horizon de ses avantages.

Quels types de métier exercer en portage commercial ?

Par définition, un commercial peut vendre de tout : des produits pharmaceutiques, du linge de lit pour les chaînes d’hôtel, des produits frais, des imprimantes de bureau… Mais un spécialiste de la vente peut aussi proposer d’autres prestations de services, que l’on qualifiera de prestations intellectuelles comme du conseil marketing, de la stratégie commerciale, du développement web, de la communication…

En portage salarial, le champ d’application en matière de prestation de services est vaste et les opportunités business nombreuses. Ainsi un agent commercial porté pourra proposer ses services de formation, business développement, conseil stratégique ou encore œuvrer comme apporteur d’affaires… En revanche, l’achat et la vente de produits en portage ne sont pas autorisés.

Enfin, sachez qu’il est possible de travailler comme agent commercial porté pour plusieurs clients sans aucune limite en nombre ni contrainte liée à une clause de concurrence (comme cela peut être le cas lorsqu’on est embauché en qualité de vendeur dans une entreprise classique).

 

Retour sur la définition du portage salarial

Le portage salarial est une relation tripartite qui relie une entreprise cliente, un salarié porté et une société de portage. Les deux derniers sont liés par un contrat salarial (CDD ou CDI) tandis que l’entreprise cliente signe elle un contrat commercial avec l’entreprise de portage.

Créé dans les années 90 pour permettre aux séniors de générer un complément de revenus, le portage s’est depuis largement démocratisé. En 2008, cette nouvelle forme d’emploi fait même son apparition dans le Code du travail. Depuis une dizaine d’années, la croissance de ce secteur est à deux chiffres pour atteindre aujourd’hui près de 70 000 salariés portés et 900 entreprises spécialisées dans le portage.

Hormis les professions règlementées comme les avocats, les médecins, les pharmaciens ou les aides à la personne, de nombreux métiers peuvent s’exercer en portage salarial : consultant informatique, formateur, développeur web, designer et bien sûr agent commercial !

 

Quels sont les avantages du portage commercial ?

Le portage commercial revêt des avantages à la fois pour l’entreprise cliente et pour le salarié porté. Voici les points forts à retenir pour les 2 parties :

Les bénéfices du portage commercial pour le porté

En signant un contrat d’embauche avec son entreprise de portage, l’agent commercial récupère automatiquement tous les avantages liés au statut de salarié. Il cotise pour le régime de la sécurité sociale des salariés, plus avantageux que celui des indépendants, et profite de la mutuelle de son entreprise. En fonction du nombre de jours travaillés ou bien du chiffre d’affaires généré, l’agent commercial freelance cotise aussi pour sa retraite et le chômage. Sur son bulletin de salaire mensuel, il verra aussi apparaître des congés payés, chose inaccessible aux indépendants.

Au niveau des cotisations, l’indépendant n’a plus à payer de taxes à l’URSSAF. Par ailleurs, il se libère aussi de ses tâches administratives car c’est son entreprise de portage qui s’en charge à sa place (rédaction des contrats commerciaux, facturation, déclaration des cotisations…). Avec le statut de micro-entrepreneur, il faut savoir que votre responsabilité est totalement engagée en cas de soucis financiers. Vos biens personnels et professionnels peuvent être saisis. En portage commercial, votre patrimoine est totalement protégé.

Enfin, le statut d’agent commercial porté revêt plus de liberté. Bien que salarié de l’entreprise de portage, le freelance ne perd pas son indépendance. Il choisit lui-même ses clients et ses plages horaires de travail. Dans le cadre d’une reconversion ou durant une période de chômage, le portage commercial permet de sécuriser le lancement d’une nouvelle activité en limitant les risques.

Les avantages du portage commercial pour l’entreprise cliente

Certes un peu moins nombreux, les avantages pour l’entreprise qui sollicite l’expertise d’un indépendant par l’intermédiaire d’une société de portage sont de taille. Elle s’évite par exemple de rentrer dans un process long et onéreux pour embaucher un CDD ou un CDI. Elle devient plus flexible dans la gestion de ses projets en ayant sous la main un pool de compétences qui peuvent être sollicitées quasiment à la demande. Il n’y a pas de besoin de formation, elle monte un partenariat avec un professionnel immédiatement opérationnel.

En signant un contrat commercial, l’entreprise cliente ne paiera pas de charges sociales ni de taxes sur salaires supplémentaires. En cas de rupture de contrat, il n’y aura pas non plus d’indemnités à verser. En résumé, moins coûteux en temps et en argent, le portage est la solution qui encourage les entreprises à choisir des agents commerciaux portés pour gagner en réactivité à moindre coût.

Le portage salarial commercial, comment ça fonctionne ?

Liberté, flexibilité… Le portage salarial et la profession de commercial indépendant ont quelques points communs. Et justement, peut-on profiter en même temps des avantages du portage et de ceux du métier de commercial ? Le portage salarial commercial est-il un statut autorisé par la loi ? La réponse est oui. Nous vous expliquons tout.

Le portage salarial commercial, impossible dans certains cas

Tout d’abord, commençons par voir quels métiers de la fonction commerciale sont exclus du portage salarial. Car en effet, ce secteur, comme de nombreux autres domaines, est encadré par la loi. C’est pour cette raison que certaines professions ne sont pas accessibles en portage salarial, par exemple : les services d’aide à la personne ou bien les professions règlementées comme les avocats, médecins ou pharmaciens.

En ce qui concerne le métier de commercial, la vente et l’achat de marchandises sont aussi exclus du portage. Néanmoins, le métier de commercial touche un plus vaste domaine que la vente de produits. Il existe donc une possibilité d’accéder au portage salarial commercial tout en respectant la loi.

 

Le portage salarial commercial en toute légalité

De manière générale, le portage salarial s’adresse aux indépendants qui exercent des métiers dans la branche conseil ou opérationnelle d’un domaine et qui ont suffisant d’expertise pour dénicher seuls des clients. Beaucoup de profils rentrent dans cette description : développeur web, formateur RH, analyste marketing… Vous l’aurez compris, la plupart des métiers indépendants exercés en portage salarial relève de prestations intellectuelles.

Cette base étant posée, si votre profession commerciale a trait au business développement, au conseil, à la formation ou à l’apport d’affaires, vous pouvez tout à fait devenir salarié porté. Tant que vous ne vendez pas de produits physiques mais bien une prestation de services, le portage salarial commercial et ses avantages vous tendent les bras.

 

Pourquoi choisir le portage salarial commercial ?

Le portage salarial est un statut hybride entre le salariat classique et la micro-entreprise. En effet, en devenant salarié porté, vous profitez de tous les avantages des salariés (mutuelle, congés, assurance chômage, cotisations pour la retraite…) sans pour autant perdre votre indépendance. Une société de portage salarial n’interfère en rien dans les missions de son salarié porté. Il reste libre d’organiser son emploi du temps comme il le souhaite ainsi que de choisir ses propres clients. De plus, afin de soulager l’indépendant de ses tâches administratives, l’entreprise de portage s’en charge. Le commercial porté peut donc se recentrer sur son activité et éviter les soucis de paperasserie longs, fastidieux et surtout sans aucune valeur ajoutée.

Enfin, sachez que si vous optez pour un statut d’autoentrepreneur, votre chiffre d’affaires sera plafonné en fonction des seuils décidés par la loi ( 72 500 € notamment pour les prestations de services). En portage salarial commercial, il n’existe aucune limite de revenus et en plus, vous pouvez déduire vos frais professionnels.

 

Combien gagne un indépendant en portage salarial commercial ?

Chaque commercial porté reste libre de fixer ses propres tarifs en fonction de son champ d’intervention et de son expertise. Pour des prestations de formation, le spécialiste des techniques commerciales pourra mettre en place un forfait couvrant l’intégralité de ses interventions ou bien une tarification jour/homme, par exemple de 500 à 800 € par journée de formation.

L’agent commercial ou le business développer se rémunère en général grâce à une commission calculée sur le montant des affaires remportées pour le compte de ses clients. Il peut aussi inclure une partie fixe pour couvrir ses frais de prospection. Tout ceci est à négocier avec l’entreprise cliente au moment de la conclusion du contrat.

En France, la moyenne des revenus des indépendants en portage salarial commercial se situe aux alentours des 4 000 € par mois. Mais bien sûr, comme toute fonction commerciale, tout dépend du montant d’affaires générées.

À noter :  En portage salarial commercial, l’indépendant peut avoir plusieurs clients, il n’est pas lié à une seule entité et n’est pas non plus bloqué par une clause de non-concurrence (sauf cas particulier). D’ailleurs, il est fortement recommandé d’avoir un portefeuille de missions étoffé afin de se prémunir d’une baisse de chiffre d’affaires trop importante en cas de perte d’un client majeur.

 

Pourquoi les clients adhèrent-ils au portage salarial commercial ?

Pour une entreprise, solliciter les services d’un indépendant en portage salarial commercial offre de nombreux avantages. Il n’est pas nécessaire par exemple de passer par un long process de recrutement pour trouver le profil idéal ni de contracter un CDD ou CDI. Il suffit simplement de signer un contrat avec l’entreprise de portage salarial, puis, cette dernière se charge de gérer toutes les parties administratives.

Pour des missions courtes, ce système de fonctionnement est idéal. L’entreprise cliente peut trouver rapidement des compétences externes de qualité et surtout gérer ses projets avec plus de flexibilité et réactivité. Aussi bien pour le client que l’indépendant, c’est un schéma gagnant-gagnant.

 

Devenir agent commercial en portage salarial : ce qu’il faut savoir ?

Le métier d’agent commercial est une profession très recherchée par les entreprises. Occupées par leur cœur de métier, elles ont souvent besoin de déléguer la partie recherche de nouveaux clients. Mais quelles sont les missions de l’agent commercial en portage ? Quels sont les avantages de ce statut ? Tour d’horizon de cette profession qui a le vent en poupe.

Agent commercial en portage salarial : définition

Le métier de commercial peut bien évidemment s’exercer au sein d’une seule et même entreprise, en qualité de salarié. Dans ce cas, l’agent commercial se dédie aux produits et services de l’entreprise qui l’emploie. Il n’a pas de marge de manœuvre au-delà de son périmètre de vente attitré tant sur les prestations à vendre que sur la typologie de clients à chasser.

En revanche, le commercial indépendant n’est lié par aucun contrat ni clause de concurrence, il peut donc se rapprocher de toutes les entreprises et secteurs d’activité pour lesquels il ressent une affinité. En portage, c’est exactement la même chose. Bien que lié par un contrat de travail, l’agent commercial en portage salarial conserve toute sa liberté pour choisir les missions qui le motivent ou qui sont les plus rémunératrices.

Un agent commercial en portage salarial peut-il tout vendre ?

Secteur d’activité réglementé, le portage salarial est soumis à quelques règles dictées par la loi. C’est le cas notamment du type de profession pouvant s’exercer en qualité de salarié porté. Au niveau commercial, sachez qu’il n’est pas possible de vendre des produits physiques purs. L’agent commercial en portage salarial doit uniquement vendre des prestations intellectuelles. Celle-ci peuvent revêtir plusieurs formes, car la palette de missions du commercial est large : conseil stratégique, formation vente, business development ou bien encore apport d’affaires.

 

Quelle formation suivre pour devenir agent commercial en portage salarial ?

Il est bien connu que lorsqu’on souhaite exercer une profession commerciale, avoir un diplôme n’est pas forcément obligatoire. Il faut cependant démontrer de nombreuses qualités car ce métier demande de l’endurance et de la ténacité. Mais ce n’est pas tout. Il faut également savoir vendre sans forcer, écouter, rester impassible devant les contre-arguments et bien sûr négocier. On demandera donc au commercial de faire montre d’une bonne aisance relationnelle et d’une capacité d’adaptation sans faille.

Bien qu’il ne soit pas nécessaire, de nombreux diplômes sont accessibles en France, souvent d’un niveau BAC+2 comme les BTS Action Commerciale, Négociation Client ou encore un DUT Techniques de commercialisation. Ces études ont l’avantage de donner au futur agent commercial en portage salarial (ou non), de bonnes bases et un élément de preuve pour rassurer encore plus ses clients.

 

Comment devenir agent commercial en portage salarial ?

Le portage salarial est un secteur d’activité assez jeune datant du début des années 2000, plus précisément, c’est en 2008 que sa première définition a été intégrée dans le Code du travail. Pour résumer, le salarié porté bénéficie d’un statut hybride entre indépendance et salariat. Dans les faits, il est embauché par la société de portage salarial qui se charge, contre versement d’un forfait, de tout son administratif. Elle s’occupe notamment de la rédaction du contrat commercial qui va lier une entreprise cliente et le salarié porté. C’est une relation tripartite.

De son côté, l’agent commercial en portage salarial bénéficie de tous les avantages du salariat classique : allocations chômage, congés, cotisations pour la retraite, mutuelle… Ces différents points sont des atouts indéniables face à la précarité des métiers indépendants. Cependant, afin d’en profiter, le salarié porté doit bien sûr être régulièrement en mission et générer du chiffre d’affaires. Celui-ci lui est ensuite reversé sous forme de salaire par la société de portage. Pour devenir salarié porté, il suffit donc de choisir son entreprise de portage, de trouver des clients, de signer un contrat de travail et le tour est joué !

 

Combien gagne un agent commercial en portage salarial ?

Le niveau de revenu d’un commercial est intimement lié à ses résultats. En entreprise, son salaire comporte un fixe et un pourcentage de commission sur les ventes qu’il réalise. En portage salarial, le principe de rémunération de l’agent commercial suit le même principe. Cependant, il reste libre de fixer lui-même ses tarifs (qui peuvent parfois inclure une partie fixe) et/ou un pourcentage de commission. On estime à 4000 € le revenu moyen d’un commercial. Mais bien évidemment, vous l’avez compris, tout dépend de ses performances et de son taux de réussite.

Sachez également qu’à l’inverse des micro-entrepreneurs, les revenus de l’agent commercial en portage salarial ne sont pas plafonnés. Le statut de micro-entrepreneur comporte 2 seuils de chiffres d’affaires pour les prestations de services : 34 400 € / an pour la franchise TVA, puis 74 500 € / an. Au-dessus de ce dernier plafond, il faudra quitter le statut de micro-entrepreneur pour créer une société (SARL, EURL…) et donc, payer plus de taxes à l’URSSAF.

Comment utiliser la publicité en ligne pour développer sa visibilité et trouver des clients ?

Le mot « publicité » reste souvent synonyme d’inaccessible. Et pour cause, la publicité a souvent requis de gros moyens financiers. Pourtant, l’avènement du digital a rendu la publicité accessible à tous. Plus besoin de financer un spot télé ou une annonce dans un journal. Avec le digital, vous ciblez précisément vos prospects, à bas prix, et ne payez qu’en cas de résultat. Alors, pourquoi s’en priver ?

Les avantages et prérequis de la publicité digitale pour un Freelance

Les différents acteurs de la publicité digitale ont tous deux points en commun. Ils connaissent bien les utilisateurs que vous allez cibler et peuvent vous facturer en fonction de ce que vous leur demandez. Google Ads, par exemple, vous permettra de cibler des internautes ayant une appétence particulière et proposera une facturation à l’impression (vue par une cible) ou au clic. Ainsi, vous ne payez qu’une fois votre pub imprimée ou cliquée et avez l’assurance que vous ciblez de façon pertinente. Et le constat est le même pour les publicités sociales sur Facebook, Linkedin ou Twitter ! C’est un peu comme si une affiche, dans la rue, était capable de comptabiliser le nombre de regards posés sur elle avant de facturer l’annonceur…

Un seul prérequis est nécessaire pour faire de la publicité en ligne : disposer d’un site internet et de pages sur les réseaux sociaux. Les profils personnels ne peuvent bénéficier de la publicité et une landing page est nécessaire.

 

Le B.A.-BA des publicités en ligne

Pour bien comprendre et prévoir vos campagnes de publicité, il est important de comprendre tout le vocabulaire précédemment évoqué.

 

Les différents éléments d’une publicité en ligne

Une publicité en ligne c’est d’abord :

  • Une plateforme de diffusion : le réseau Google, Facebook, LinkedIn, etc. La plateforme choisie aura un fort impact sur le type de personnes que vous allez cibler et l’état d’esprit dans lequel ils vont être exposés à vos publicités
  • Une cible : chaque plateforme dispose de critères de ciblage permettant de choisir les personnes qui seront exposées à votre publicité par des critères d’affinité avec une thématique ou encore sociodémographiques
  • Un objectif : que souhaitez-vous que votre cible effectue comme action ?
  • Un message et un format : c’est ce qui constitue le concret de votre publicité (texte, image, lien, etc.)
  • Une landing page : la page web sur laquelle arrive le prospect qui clique sur votre publicité.

 

Le tracking et la facturation des publicités en ligne

Toute publicité a un objectif : convertir. Ce qu’est cette conversion, et le mode de mesure adapté va dépendre de l’objectif : simplement faire voir votre message, obtenir des “like” et des commentaires, faire visiter une page, inscrire à une newsletter, télécharger un livre blanc, prendre un rendez-vous ou encore réaliser un achat. Chaque type de conversion donnera lieu à une métrique : vues, visites, clics, achats, leads récoltés, etc.

Enfin, une publicité sera aussi définie par son mode de paiement. On distingue principalement le CPC (Coût Par Clic) facturé à chaque clic, le CPM (Coût Par Mille) facturé au nombre d’impressions (de vues) et le CPA (Coût Par Acquisition) facturé à chaque fois que l’objectif est atteint. Il est important de noter qu’en matière de publicité digitale, un budget maximum est à fixer et il ne sera jamais dépassé si on le surveille bien régulièrement.

 

Les différentes plateformes et leurs avantages

Comme évoqué précédemment, chaque plateforme va vous permettre de cibler un certain parcours client et une certaine typologie de client.

  • Le réseau Google Ads vous permet de cibler les personnes qui effectuent des recherches sur Google via des mots-clés (Search Ads), qui visitent les sites du réseau Google Display (Display ADS) avec des bannières, des publicités sur mobile ou encore YouTube. C’est sans doute la plateforme qui est en mesure de cibler au mieux dans le parcours client, car vous ciblez des intentions de recherche.
  • Le réseau Facebook Ads qui vous permet de cibler sur Facebook ou Instagram, et qui vous permet d’affiner les critères sociodémographiques de vos prospects pour mieux toucher vos persona.
  • Le réseau LinkedIn Ads qui offre sensiblement les mêmes avantages de ciblage que Facebook, avec une exception : les utilisateurs de ce réseau cherchent activement des informations professionnelles, ce qui est un avantage très important pour vous
  • Le réseau Twitter Ads, où se retrouvent de nombreux experts et amateurs de certaines niches (le digital, la programmation, etc.).

Le gros avantage de tous ces sites est de vous permettre d’accéder à de la publicité pour de très faibles investissements et d’augmenter votre budget au fil des résultats. Bien pensées et ciblées, vos publicités peuvent vous permettre d’atteindre de très nombreux clients potentiels.

Les points de passage pour une bonne publicité en ligne doivent bien être respectés : la création d’un message à forte valeur ajoutée, une cohérence claire entre vos différents médias et une landing page performante. Cette dernière doit au maximum déclencher une prise de contact par son visiteur.

Maîtriser Twitter pour se faire connaitre et développer son activité freelance

En tant que Freelance, tous les moyens sont bons pour trouver de nouveaux clients. Face aux grandes agences et aux entreprises, l’avantage du Freelance réside souvent dans les réseaux sociaux dont la maîtrise représente une opportunité qu’il serait dommage de négliger.

Twitter : incontournable pour les professionnels en 2021

Loin d’être simples à manipuler, les médias sociaux peuvent être un levier d’affaire considérable pour tout indépendant qui s’y forge un bon réseau et une belle présence. Sur les réseaux sociaux, en termes de visibilité, un Freelance peut tout à fait concurrencer une entreprise établie.

Aujourd’hui, nous opérons un zoom sur Twitter et son rôle dans votre activité Freelance. Si chaque Tweet de Donald Trump défraie la chronique, ce n’est pas pour rien. Ce réseau reste très surveillé et notamment par les pros du digital. Rassurez-vous, nul besoin d’entrer en politique ou de tweeter des propos-chocs pour vous y faire une place.

 

Pourquoi Twitter est intéressant pour votre activité ?

Twitter est un réseau massivement utilisé en France. On estime le nombre d’utilisateurs actifs chaque mois à 12,8 millions. L’âge des utilisateurs est relativement réparti entre 18 et 55 ans, bien que la tranche de population la plus représentée soit les 25-34 ans. 40% de ces personnes utilisent le réseau tous les jours. Il s’agit probablement du réseau où l’information circule le plus vite et c’est ce qui attire les amateurs de Tweets. La plupart des leaders d’opinion s’y trouvent et partagent leurs avis, informations et actualités. Les profils actifs, bien polis et avec de nombreux followers font souvent figure d’autorité et viennent renforcer un personnal branding.

Twitter est également le réseau à l’origine des Hashtags. À travers cette fonctionnalité, il permet aux tweets utilisant des hashtags populaires d’obtenir de la visibilité. Bien utilisés, les hashtags peuvent devenir une source de visibilité gratuite et efficace.

 

Quelles sont les bonnes pratiques sur Twitter ?

Twitter est donc le réseau de l’instantané, de la rapidité et de la fréquence. Avant tout, soyez conscient qu’une présence sur ce réseau s’entretient. En moyenne, la visibilité d’un Tweet est de 4 heures et il va donc falloir… Tweeter. Les marques en France tweetent en moyenne une fois par jour et c’est le minimum que nous recommandons pour quelqu’un ne disposant pas encore de notoriété.

Il est donc important d’effectuer une veille continue sur votre secteur d’activité pour partager et réagir en temps réel aux nouveautés qui peuvent intéresser votre réseau. Commencez par suivre des comptes qui sont influents dans votre domaine d’activité et créez des listes. Vous pourrez ainsi disposer en temps réel des informations chaudes à partager ou sur lesquelles réagir.

Optimisez vos Tweets en variant les formats (images, vidéos, liens, texte court, etc.) et en utilisant des hashtags qui vous offrent de la visibilité.

Et enfin, apprenez à gérer votre temps, car Tweeter peut vite devenir prenant. Organisez-vous pour fixer quelques créneaux précis dans la journée plutôt que d’ouvrir votre application trop souvent. Avec le temps et de la pratique, vous parviendrez à planifier vos sessions de tweets, pour une meilleure efficacité.

 

Comment utiliser Twitter pour trouver de nouveaux clients ?

Les bonnes pratiques expliquées ci-dessus vont vous aider à obtenir de nouveaux followers et à apparaître comme une personne d’autorité dans le secteur où vous opérez. Si cela peut suffire à certains pour être démarchés, des approches plus directes peuvent vous aider à trouver des clients. Trouver des clients de façon plus efficace passe par un démarchage intelligent sur Twitter. Nous vous proposons principalement deux axes de travail :

  1. Mettez en place une veille sur les hashtags et mots-clés potentiellement utilisés par vos clients, voire cherchez ces clients directement. Restez à leur écoute et trouvez les bons moments pour réagir et créer un premier contact. Veillez à paraître désintéressé et offrez des conseils bien amenés pour attirer leur attention. N’hésitez pas à passer en message privé pour une discussion plus directe (proposer vos services par exemple).
  2. Tweetez votre propre contenu : portfolio, réalisations, dernières interventions, derniers articles de blog, etc. pour mettre en avant votre expertise propre et construire un personal branding sur vos compétences de Freelance.

N’oubliez pas que les efforts fournis sur les réseaux sociaux peuvent prendre du temps, armez-vous de patience et de vos plus beaux contenus. Lorsqu’un personal branding porte ses fruits, les avantages et retombées peuvent vous apporter de la visibilité très intéressante sur le long terme.

4 bonnes raisons d’opter pour le portage salarial en France

Le nombre d’indépendants exerçant leur métier en portage salarial ne cesse de croître. Seulement 15 000 en 2006, ils sont aujourd’hui environ 90 000 salariés portés en activité. Comment ce statut hybride, à mi-chemin entre salariat et freelance, a conquis autant d’indépendants ? On vous explique pourquoi vous aussi vous avez tout intérêt à choisir le portage salarial en France !

Le portage salarial est une nouvelle forme de travail hybride qui a vu le jour aux alentours des années 1990. D’abord conçu pour permettre aux seniors de conserver une activité professionnelle, le portage salarial s’est maintenant largement démocratisé et le secteur affiche chaque année une croissance à 2 chiffres.                                                    

1. Le portage salarial en France est synonyme de sécurité

La première raison qui explique l’attractivité du portage, c’est la sécurisation professionnelle. En effet, lorsqu’un indépendant décide de devenir salarié porté, il signe un CDD ou un CDI avec son entreprise de portage salarial. Dès lors et à contrario des indépendants qui évoluent dans un monde souvent précaire, il peut accéder à tous les avantages du salariat classique et obtenir une rémunération mensuelle régulière.

Une meilleure couverture santé

Il est de notoriété publique que la couverture santé des indépendants n’est pas vraiment performante notamment en cas d’arrêt de travail. En devenant salarié de l’entreprise de portage, l’indépendant est directement rattaché au régime de la sécurité sociale, tout comme les autres salariés classiques. Il accède à la mutuelle santé de son entreprise de portage et obtient alors une meilleure protection sociale (comparé aux autres freelances).

Assurance chômage, un avantage non négligeable du portage salarial en France

En cas de baisse importante de chiffre d’affaires, le salarié porté peut tout à fait mettre fin à son contrat en accord avec son entreprise de portage. Il pourra ensuite profiter des allocations chômage le temps de relancer son activité. En effet,  pendant toute sa durée de travail, le salarié porté cotise pour son assurance chômage. Ce point est un avantage considérable car les indépendants n’accèdent pas aux allocations chômage même quand leur activité chute drastiquement.

 

Des points en plus pour la retraite

Les cotisations pour la retraite des indépendants sont également moins avantageuses que celles des salariés d’entreprise. En devenant salarié porté, le freelance valide ses trimestres comme tout autre salarié. C’est son entreprise de portage salarial qui se charge de calculer ce qui doit être reversé aux différentes caisses de retraite. Pour les travailleurs en fin de carrière, le portage salarial en France permet aussi de cumuler des trimestres supplémentaires pour accéder à une retraite à taux plein. D’ailleurs, les retraités peuvent aussi se générer un complément de revenu en continuant d’exercer leur métier à temps partiel en portage salarial.

Découvrez comment bien choisir votre future entreprise de portage salarial !

2. Le portage salarial en France, moins de paperasse et plus de liberté

Après la signature de son contrat de travail avec l’entreprise de portage salarial, l’indépendant délègue automatiquement tout son administratif (facturation, paiement des cotisations…). Il se dégage alors du temps supplémentaire pour se concentrer sur son activité ou sa prospection commerciale. En ce qui concerne les nouveaux micro-entrepreneurs, le portage salarial leur évite aussi toutes les formalités administratives liées à la création d’entreprise.

Pour autant, même salarié, l’indépendant reste totalement libre de choisir ses missions et ses clients. Il fixe lui-même ses tarifs et choisit son lieu de travail, que ce soit dans un espace de coworking, en home office ou en présentiel dans les locaux de son client. Au niveau de ses horaires, il s’organise comme bon lui semble avec toute la flexibilité dont il a besoin. Finalement, le salarié porté n’a de compte à rendre à personne, hormis bien sûr à ses clients.

 

3. Des congés d’ordinaire inaccessibles aux indépendants

Le portage salarial en France donne aussi la possibilité de cumuler des congés payés. En effet, en fonction de son temps de travail effectif mensuel, le salarié porté gagne des jours de congés qu’il peut prendre quand il le souhaite, en toute liberté. Le calcul du nombre de congés payés se fait en fonction du temps de travail effectué qui a été déclaré sur son compte rendu d’activité. Ces congés sont ensuite reportés comme tous les autres salariés sur son bulletin de salaire.

 

4. Se former pour toujours se démarquer de la concurrence

Bonne nouvelle, le salarié porté accède également aux congés formation. Passé 4 mois d’ancienneté, l’entreprise de portage salarial alimente le CPF (Compte Personnel de Formation) de l’indépendant. Bien sûr, ceci n’est possible que lorsque le freelance porté est actif et en mission. Le portage salarial en France vous donne droit à 500 €  par an de crédit formation. De quoi vous permettre de vous former de manière continue pour ne pas vous laisser dépasser par vos concurrents et être à jour sur les nouvelles technologies qui séduisent de plus en plus vos clients.

Stories LinkedIn : pourquoi et comment les utiliser quand on est Freelance

Au début de l’été, le réseau social professionnel LinkedIn a fait la une avec l’ajout d’une nouvelle fonctionnalité auparavant réservée aux réseaux sociaux personnels tels que Snapchat et Instagram. Il s’agit de la fonctionnalité des stories.

Les « stories » appliquées au monde professionnel

Avec cette mise à jour, les stories entrent dans l’univers professionnel et ouvrent à LinkedIn de nouvelles perspectives pour rendre le contenu sur la plateforme plus interactif.

C’est en effet l’idée maîtresse qui se cache derrière cette mise à jour : permettre le partage d’un contenu plus instantané et vivant, afin d’humaniser davantage la plateforme. Les stories LinkedIn ont l’attention de nombreux professionnels en ce moment et peuvent vous permettre de faire passer un message qui vous démarque de vos concurrents. Nous faisons le point sur les bonnes pratiques à avoir, en tant que Freelance, sur les stories LinkedIn. Pour un indépendant, c’est une occasion en or pour créer un relationnel avec ses clients, même à distance !

Comment fonctionnent les stories LinkedIn ?

Commençons par le b.a.-ba. Les stories LinkedIn ne sont disponibles que sur l’application mobile, et pas encore sur ordinateur. Celles-ci apparaissent en haut de l’écran d’accueil, sous la forme habituelle de pastille ronde aux couleurs de votre photo de profil. Leur fonctionnement est identique aux usages habituels, pour inciter leur usage. Il est donc possible de poster des photos et vidéos – d’une durée maximale de 20 secondes dans le cas des vidéos. À cela peuvent venir s’ajouter du texte et des GIFs pour agrémenter le cliché ou la vidéo. Vous pouvez également :

  • Mentionner des comptes et des pages pour accroître vos interactions
  • Poser des questions.

Chaque story est ensuite visible 24 heures et « tuilent » les unes avec les autres le temps de leur diffusion, comme sur les autres réseaux sociaux proposant le même type de service.

Une indication en bas à gauche de l’écran indique l’audience qui pourra voir vos stories. Par défaut, il s’agira de l’ensemble de votre réseau. Vous pouvez modifier ce paramètre de confidentialité dans les paramètres et choisir les réglages de visibilité de vos stories les plus adaptés à votre audience potentielle.

 

Des stories, oui, mais nous sommes sur un réseau professionnel

Si cette nouvelle fonctionnalité vise à rendre le réseau plus humain, trendy et attractif pour les jeunes, elle ne doit pas vous départir du fait que ce réseau reste un réseau professionnel. La première règle est donc de conserver des propos liés au domaine professionnel. Exit les opinions politiques, les blagues et autres images rigolotes. Ne publiez qu’à propos de votre vie professionnelle.

Attention, vous pouvez évidemment être drôle et c’est même encouragé pour attirer l’attention. Il faut simplement faire attention à ne pas aller trop loin. Une petite règle simple peut être de se demander si vous feriez la même chose en ayant vos collègues devant vous ou non. En général, si cela vous semble limite, c’est que ça l’est…

 

Les bonnes pratiques pour utiliser les stories LinkedIn

Tout d’abord, ne vous laissez pas happer par la fonctionnalité. L’important restera toujours votre positionnement social et l’image que vous souhaitez rayonner à travers votre personal branding. Réfléchissez tout d’abord à votre cible et au type de contenu qui les intéresserait.

Cela dit, les stories LinkedIn sont encore peu utilisées et c’est donc une occasion en or pour se démarquer :

  • Utilisez des successions de stories originales pour capter l’attention
  • Publiez à différentes heures et observez les moments qui fonctionnent le mieux
  • Mettez à profit toutes les options de la fonctionnalité (questions, GIFs, texte)
  • Mentionnez les personnes avec qui vous vous trouvez, ou celles dont vous attirez l’attention
  • Cherchez et appliquez les règles de base de la prise de vue pour que vos clichés et vidéos soient de qualité.

 

Idées de stories pour gagner de la visibilité

Les stories LinkedIn sont une opportunité de créer une discussion qui met en avant vos compétences et qui montre à quoi cela ressemble de collaborer avec vous. De très nombreux sujets sont pertinents pour ce réseau, voici quelques inspirations :

  • Annonce de nouveaux articles sur votre blog, de nouvelles collaborations, de nouvelles réalisations, etc.
  • Présentation de votre process, du backstage de votre activité pour humaniser vos relations
  • Couverture en direct d’événements où vous intervenez ou participez
  • Partage d’actualités, d’avis, de conseils, de citations
  • Animation de masterclass ou de sessions questions-réponses pour faire vivre votre communauté
  • Etc.

Laissez votre créativité s’exprimer. Les stories LinkedIn sont un bon moyen pour se démarquer, alors assurez-vous de vous poser la question suivante à chaque publication : qu’est-ce que cette story raconte sur mes qualités, mes achèvements et mes compétences ?

Déconfinement, quels métiers peut-on de nouveau exercer en tant qu’indépendant ?

Au gré des évolutions de la pandémie de Covid-19 en France, le gouvernement Macron adapte ses restrictions. Déconfinement total, partiel, fermeture des bars et restaurants, réouverture des commerces… Dans ce contexte, toutes les professions ne sont pas logées à la même enseigne. Alors, quels métiers en indépendant ont réussi à s’en sortir ? Nous faisons le point sur les survivants de cette crise depuis le dernier déconfinement.

Quels métiers en indépendant sont directement touchés par la crise ?

Être indépendant, cela ne veut pas seulement dire exercer son métier en freelance. Le statut de travailleurs non salariés couvre une large palette de métiers. Un TNS peut être un entrepreneur individuel, un patron d’entreprise (s’il ne se verse pas de salaire), une profession libérale, un artisan, un commerçant ou bien un artiste.

Pendant cette pandémie de Covid-19, les indépendants les plus durement touchés sont les commerçants (pour les commerces jugés non essentiels), les artistes et tous ceux qui ne peuvent pas exercer leur métier à distance ou dans le strict respect des mesures sanitaires (à l’exclusion des professionnels de santé). Chaque corps de métier se doit de suivre les évolutions des décisions gouvernementales au fil des semaines afin de vérifier si une reprise d’activité est envisageable à court terme ou non.

En janvier 2021 par exemple, la réouverture des établissements culturels, stades, cirques, zoos, salles de jeux et casinos, initialement programmée pour le 7 janvier, a finalement été repoussée. Les bars et restaurants pourront rouvrir vers la fin janvier, mais bien sûr, tout dépendra du nombre de contaminations. Le gouvernement prévoit aussi des mesures au niveau local. Un bar situé dans l’Ouest pourra être amené à rouvrir quand de l’autre côté de la France dans l’Est, une réouverture ne sera peut-être pas envisageable. Un seul conseil dans ce contexte, suivre chaque semaine les décisions du gouvernement.

 

Quels métiers en indépendant ont évité le pire pendant la crise ?

Fort heureusement, la crise sanitaire n’a pas touché tous les métiers, certaines professions ont pu être épargnées. Que ce soit pendant ou après les confinements et déconfinements, les travailleurs indépendants déjà habitués à télétravailler avec leurs clients ont pu notamment maintenir leur chiffre d’affaires. Un bémol cependant pour certains secteurs comme les arts et le tourisme par exemple qui ont connu un « effet boule de neige ». En effet, si un indépendant travaille principalement avec les activités stoppées à cause de la crise, difficile de générer du chiffre d’affaires quand les clients ont baissé le rideau pour une durée indéterminée.

Parmi ces métiers qui ont su tirer leur épingle du jeu, nous pouvons citer :

  • Les métiers de l’informatique qui peuvent s’exercer à distance
  • Les professions libérales du secteur de la santé qui font partie des activités dites « essentielles »
  • Le conseil et la formation (finance, marketing, communication, stratégie…) qui, grâce à Internet, peuvent continuer d’exercer sans devoir se rendre directement chez leurs clients
  • Les métiers du digital comme la rédaction web, le graphisme, le développement, le testing de sites web…
  • Tous les indépendants qui travaillent de manière sécurisée comme les taxis, les chauffeurs VTC et les livreurs indépendants…
  • Le journalisme, pour ceux qui peuvent mener leurs enquêtes et interviews à distance
  • Les assistants administratifs ou les téléconseillers qui ont simplement besoin d’un ordinateur, d’un téléphone et d’une connexion internet pour travailler
  • Les acteurs du e-commerce qui peuvent réaliser des ventes dans le pur respect des restrictions sanitaires…

 

Le cas du portage salarial

Quels métiers en indépendant peuvent s’exercer facilement en portage salarial ? Nous vous avons préparé quelques exemples. Jetez-y un coup d’œil car, une des particularités du métier d’indépendant, c’est qu’en cas de baisse d’activité, l’accès au chômage n’est pas envisageable. Or, grâce à une nouvelle mesure prise cette année, les salariés portés peuvent bénéficier du chômage partiel. De plus, si le porté rencontre de grandes difficultés, il peut tout à fait mettre un terme à son contrat de travail avec son entreprise de portage et profiter ensuite des allocations chômage (à condition d’avoir suffisamment cotisé) pour se relancer. C’est une sécurité supplémentaire pour les indépendants.

 

Quels métiers en indépendant survivront toujours aux crises sanitaires ?

Malgré les mesures strictes pour éviter la propagation du virus, certaines professions ne pourront jamais être touchées. C’est le cas en effet, des secteurs d’activité comme la vente de produits de première nécessité (alimentation, santé, hygiène…). Les magasins d’alimentation, les professionnels de santé ou encore les pharmacies seront ainsi toujours épargnés. Les professions qui sont en lien avec ces secteurs comme les agriculteurs ou les acteurs de l’agroalimentaire par exemple ne manqueront jamais d’activité.

Enfin, comme nous l’avons déjà vu, les métiers du digital ou de l’informatique et tous ceux qui s’exercent à distance et qui n’ont pas besoin d’interactions humaines quotidiennes pour fonctionner peuvent également survivre à une crise sanitaire comme celle que nous traversons aujourd’hui.

Quelle assurance pour les travailleurs indépendants ?

Vous n’êtes pas sans le savoir, bien que les travailleurs indépendants profitent aussi d’une protection sociale, cette dernière est bien moins performante que celle des salariés. Dans ce contexte, une assurance pour indépendant complémentaire se révèle nécessaire. Alors, quelles solutions d’assurance sont à votre disposition afin d’obtenir une couverture efficace ?

Assurance pour les indépendants : quid de la sécurité sociale ?

Les travailleurs non salariés sont maintenant rattachés au régime de la sécurité sociale, tout comme les salariés d’entreprise classique. Pour autant, leur niveau de couverture reste inchangé. Ils profitent d’une couverture sociale à part liée à leur statut de travailleurs indépendants, soit toujours identique à celle du RSI (Régime Social des Indépendants). Ce rattachement n’a en aucun cas changé leur traitement en matière de protection. D’ailleurs que ce soit pour des questions de santé ou de retraite, la couverture sociale des indépendants est bien moins avantageuse. Nous y revenons en détail.

 

Quelles différences entre une assurance pour indépendants et celle des salariés ?

Pourquoi souscrire une assurance complémentaire lorsqu’on est indépendant se révèle plus qu’utile ? La réponse tient dans les différences notoires entre la couverture sociale d’un indépendant et celle d’un salarié. Voici quelques exemples dont vous devez avoir connaissance si vous souhaitez lancer votre micro-entreprise ou vous installer comme profession libérale.

  • Les indépendants ne cotisent pas de manière identique pour la retraite, ce qui explique pourquoi il bénéficie d’une complémentaire retraite moins avantageuse que les salariés. Au-dessus d’un revenu de 40 000 €/an, le travailleur non salarié cotise moins.
  • Les accidents du travail ne sont pas couverts pour les commerçants, artisans et professions libérales non-réglementées.
  • En cas d’arrêt de travail, il y en a peu d’indemnités journalières, voire pas du tout pour certaines professions libérales.

Quelques prestations de la sécurité sociale sont tout de même identiques que l’on soit indépendant ou salarié dont notamment, les remboursements des soins médicaux ou bien les allocations familiales. En cas de grossesse, les 2 parents profitent aussi d’un congé maternité et paternité.

Bien que l’État se soit montré solidaire pendant la crise du Covid-19 en mettant en place des dispositifs d’aide exceptionnelle pour les indépendants, l’optimisation de la couverture sociale des travailleurs non salariés n’est pas encore prévue dans la liste des discussions gouvernementales… Alors que faire ?

 

Quelle assurance pour indépendant choisir ?

Si vous souhaitez optimiser votre couverture sociale, différence solutions d’assurance complémentaire pour indépendant sont disponibles. Ayez en tête que ces offres ne sont pas forcément standardisées mais plutôt personnalisées en fonction de vos propres besoins en matière de couverture. Par exemple, pour certains, il sera indispensable d’améliorer leur pension de retraite quand pour d’autres, l’accent sera mis sur la couverture santé.

Un bilan avec une assurance spécialisée pour les indépendants est donc bien souvent nécessaire pour souscrire la solution la plus adaptée. Une assurance santé complémentaire vous permettra d’ajuster les niveaux de garanties en fonction de vos besoins médicaux ponctuels ou réguliers. Pour la retraite, des formules de plan d’épargne individuel existent aussi et vous permettront d’envisager le moment où vous cesserez toute activité plus sereinement.

 

La loi Madelin vient en aide aux indépendants

Afin d’aider les travailleurs non salariés, les différents dispositifs de la loi Madelin ont été mis en place dès 1994. Plusieurs niveaux d’aide sont disponibles :

  • Un contrat de prévoyance pour maintenir un niveau de revenu convenable en cas d’arrêt de travail
  • Un contrat de retraite pour augmenter les pensions des indépendants
  • Un contrat d’assurance pour indépendant qui permettent d’obtenir de meilleurs remboursements des frais engagés pour la santé
  • Un contrat pour perte d’emploi

La loi Madelin d’abord réservée aux travailleurs salariés agricoles s’est depuis ouverte à quasiment tout type de travail indépendant. Par exemple :

  • Les personnes soumises à l’imposition BIC et BNC
  • Les professions libérales
  • Les gérants non salariés de SARL, EURL et SELARL
  • Les conjoints de collaborateurs
  • Les associés d’EURL et les associés de sociétés de personnes
  • Les travailleurs non salariés dépendants de la Maison des Artistes
  • Les auteurs affiliés à l’AGESSA (s’ils sont soumis à l’imposition BNC)

 

Avantages fiscaux de l’assurance Madelin pour les indépendants

Que ce soit pour la retraite, la prévoyance ou la santé, les cotisations Madelin peuvent être déduites du revenu imposable professionnel des indépendants. Bien sûr, certaines conditions sont à remplir. Ces déductions se font notamment dans la limite de leur plafond fiscal (en fonction de PASS et de leur revenu, BIC, BNC, ou rémunération de gérance Art. 62).

N’oubliez pas l’assurance RC pro pour les indépendants !

Une autre assurance pour les indépendants s’avère indispensable, l’assurance RC pro (Responsabilité Civile Professionnelle). Cette dernière couvre les dommages que vous pouvez occasionner dans le cadre de votre activité professionnelle. Elle n’est pas toujours obligatoire, sauf pour des professions comme les acteurs du domaine de la santé, les notaires, les agents d’assurance ou de voyage, les experts comptables… De nombreux grands organismes d’assurance proposent cette solution. Renseignez-vous !

Indépendants : vers une ubérisation du travail ?

Uber, Deliveroo, Airbnb, Mesdepanneurs… L’ubérisation du travail, en plein boom depuis quelques années, bouscule le marché de l’emploi traditionnel et crée régulièrement la polémique. La faute à son modèle économique hybride. En effet, chez ces nouveaux acteurs du numérique, entre statut d’indépendant et de salarié, la frontière n’est pas toujours très nette. Retour sur la définition de cette nouvelle forme d’emploi, ses actualités et ses limites pour les travailleurs non salariés.

L’ubérisation du travail, c’est quoi exactement ?

L’ubérisation est un néologisme créé à partir du modèle économique de la société américaine Uber qui met en relation, via une application mobile, des chauffeurs « occasionnels » et des clients. Par ubérisation, on désigne maintenant toutes les entreprises qui gèrent des plateformes digitales de mise en relation. Le terme a été inventé et popularisé en 2014 suite à une interview dans le Financial Times de Maurice Levy, ancien président du directoire du groupe Publicis.

L’ubérisation du travail n’est pas réservée qu’aux services VTC (Véhicule de Tourisme avec Chauffeur) et s’applique à de nombreux domaines : restauration, immobilier, édition, hébergement, services à domicile… Sa fulgurante croissante s’explique principalement par le développement des services dématérialisés grâce aux avancées technologiques du numérique et la progression continue du nombre de travailleurs non salariés.

 

Quels sont les avantages de l’ubérisation du travail ?

Les plateformes de mise en relation permettent aux travailleurs indépendants de trouver des clients plus facilement et par conséquence, de passer moins de temps sur la prospection. Fonctionnant en temps réel, l’indépendant peut aussi faire preuve de beaucoup de réactivité, une qualité maintenant presque incontournable dans le domaine des prestations de services. Les formalités administratives sont également allégées puisque la plateforme digitale se charge de la facturation et de l’historisation de toutes les commandes passées.

Côté entreprise, l’uberisation du travail génère de réels gains économiques grâce à la mutualisation de ressources, l’utilisation d’outils numériques moins coûteux et des coûts faibles pour les infrastructures du type location de bureaux, achat de mobilier, services supports… Notons également que, dans le cas d’Uber, son implémentation s’est avérée beaucoup moins onéreuse que le lancement d’un service de transport de personnes traditionnel. La qualification de sa prestation de services lui permet de contourner les contraintes juridiques de certains pays et donc, de pouvoir lancer son activité sans avoir de licence taxi à payer.

 

L’ubérisation du travail soulève des polémiques

L’ubérisation est régulièrement taxée de forme d’emploi salarié déguisé. Si l’indépendant s’associe à une plateforme de mise en relation de manière occasionnelle en complément de son activité principale ou bien s’il travaille avec plusieurs fournisseurs, cette polémique ne le concerne pas. En revanche, si le travailleur non salarié est amené à travailler pour le compte d’une seule plateforme de manière régulière, la question d’une forme de salariat dissimulé peut être soulevée. A quel moment commence la subordination juridique qui caractérise principalement un contrat de travail ?

En France, certains politiques comme Jean-Luc Mélenchon ou Benoit Hamon penchent ouvertement vers du salariat déguisé et tente de proposer une requalification de ses indépendants en salariés ou bien de leur trouver un nouveau statut approprié. Un chauffeur LeCab a notamment été requalifié de salarié par décision de justice. A l’étranger, les procédures se succèdent. Pour exemple, 30 000 VTC britanniques ont eu la possibilité en 2017 de se requalifier comme salariés. A l’inverse, le CPH de Paris a statué en 2018 sur une non-requalification d’un chauffeur Uber en salarié. Il a été démontré que cet indépendant a eu la possibilité de garder toute sa liberté de choix dans ses horaires et ses clients. La subordination juridique ne s’est donc pas appliquée puisque l’indépendant est resté un travailleur autonome, une valeur intrinsèque au statut des micro-entrepreneurs.

 

L’ubérisation du travail pénalise-t-elle les indépendants ?

Autre sujet soumis à controverse, la destruction des emplois liée à l’ubérisation du travail. Pour le moment, cet argument n’a pu être prouvé. Il est aujourd’hui très simple de lancer sa microentreprise et de s’installer en tant qu’indépendant. Les services numériques et ces nouvelles plateformes digitales de mise en relation ajoutent aussi leur pierre à l’édifice en permettant aux indépendants de se lancer plus facilement. Trouver des clients sur la toile est bien plus aisé aujourd’hui que par le passé. Cependant, il ne faut pas omettre la précarisation des indépendants qui peuvent se retrouver totalement dépendants de ces plateformes.

D’un autre côté, l’ubérisation du travail ne vient pas non plus mettre en péril le monde du salariat classique qui connaît lui-même des soucis de précarisation (CDD, intérim…). Aujourd’hui, même si le nombre d’indépendants s’est accru de 25% sur les 15 dernières années, le monde du salariat reste stable. 9 travailleurs sur 10 sont salariés.

L’ubérisation du travail et le numérique viennent bouleverser la structuration traditionnelle du marché de l’emploi actuel. Des mutations auxquelles les lois, les acteurs et les gouvernements doivent s’adapter plutôt que de les envisager comme des menaces car bien sûr, difficile d’arrêter le progrès.

L’umbrella company, le modèle anglais du portage salarial

Concept né en Angleterre, l’umbrella company est souvent associé au portage salarial. En effet, les deux modes de fonctionnement sont très similaires. Ils offrent une sécurité supplémentaire aux indépendants sans pour autant rogner sur leur liberté. Explications.

Une umbrella company, qu’est-ce que c’est ?

Lorsqu’un travailleur souhaite se mettre à son compte, il a 2 possibilités : il peut créer une microentreprise ou bien, choisir de travailler en qualité de salarié porté. En Angleterre, ce sont les umbrellas companies qui emploient les travailleurs indépendants qui souhaitent être rattachés à une grande structure.

Une umbrella company est une forme de « Managed Service Company » (MSC), c’est-à-dire que son activité principale se résume à servir d’intermédiaire entre un co-contractant et un client. Chaque mois, elle récupère auprès du co-cotractant les honoraires dus pour la mission et les reverse à son client (l’indépendant) sous forme de salaire ou de dividendes. Dans cette configuration, l’indépendant devient salarié de l’umbrella company.

 

Le portage salarial, c’est quoi ?

En France, le concept d’umbrella company s’est développé sous la forme du portage salarial. Né dans les années 90, ce tout jeune secteur d’activité rencontre de plus en plus de succès avec une croissance à 2 chiffres depuis début 2000. On compte d’ailleurs déjà plus de 250 entreprises spécialisées dans ce secteur et plus de 70 000 salariés portés (chiffres de 2018).

Comment fonctionne le portage salarial ? C’est en fait une relation tripartite qui relie un salarié porté, une société de portage et une entreprise cliente. Les deux dernières sont liées par un contrat commercial, tandis que le salarié porté est lié par un contrat de travail avec la société de portage. Pour autant, le salarié porté ne perd pas en indépendance, il choisit librement ses missions et ses clients.

 

Portage salarial et umbrella company, quels avantages ?

En devenant les salariés d’une umbrella company ou d’une entreprise de portage salarial, l’indépendant s’ouvre un accès aux avantages du salariat classique. Par exemple, il récupère une meilleure couverture sociale, il peut de nouveau profiter d’allocations chômage en cas de rupture de contrat et il cotise également pour sa retraite.

De plus, contre le versement d’un forfait, le salarié porté (ou le PAYE employee pour « Pay As You Earn » en anglais), n’a plus à s’occuper des sujets administratifs. C’est en effet la société de portage salarial ou la umbrella company qui se charge de cette partie comme pour la facturation des prestations à l’entreprise cliente. Pour l’indépendant, c’est autant de temps dégagé pour se concentrer sur ses missions, se former ou chercher de nouveaux projets.

Pour les entreprises clientes, le portage salarial permet plus de flexibilité dans la recherche de talents. Elles n’ont pas besoin de mettre en place de lourdes procédures RH pour recruter et en plus, elles n’alourdissent pas leurs charges salariales en contractant un nouveau CDI ou CDD.

 

Les spécificités des umbrella companies

Au niveau fiscal, sachez que les umbrella companies sont très surveillées. D’ailleurs, c’est au PAYE ou salarié porté qu’incombe la responsabilité de déclarer, avec exactitude, ses revenus. En cas de contrôle, c’est lui qui doit pouvoir justifier des frais déclarés et non pas l’umbrella company. C’est un système clairement avantageux pour cette dernière.

En ce qui concerne les frais, en France, la société de portage salarial prélève généralement un pourcentage sur le salaire du salarié porté. En Angleterre, les umbrella companies préfèrent demander le règlement d’un montant fixe. Il peut être hebdomadaire ou mensuel. Pour les sociétés reconnues, le budget tourne aux alentours des 25/30 £ par semaine. Si un pourcentage est choisi, l’umbrella company négociera en amont son montant avec le porté.

Enfin, au niveau des intervenants, alors qu’en France, seules 3 parties interagissent (salarié porté, entreprise cliente et société de portage), en Angleterre, il y a 4 intermédiaires. La relation devient quadripartite en intégrant un maillon supplémentaire, une agence de recrutement. Il peut arriver que l’indépendant fournisse ses timesheets (feuilles d’heures) à l’agence de recrutement mais bien souvent cette dernière préfère se reposer sur le service comptabilité de l’umbrella company.

 

Choisir une umbrella company pour travailler à l’étranger

Si vous souhaitez donner un coup de boost à votre carrière en partant exercer votre métier en Grande-Bretagne, il n’est pas forcément nécessaire de vous rapprocher d’une umbrella company. Les entreprises françaises proposent aussi des solutions de portage salarial à l’international.

En plus d’offrir stabilité et sécurité aux indépendants qui souhaitent partir à l’étranger, l’entreprise de portage accompagne le salarié porté sur des questions juridiques ou sur les démarches liées à l’immigration. L’indépendant est aussi libéré des tâches administratives contre le versement d’un forfait (généralement 10%). Deux types de statut existent selon la durée de la mission : salarié porté détaché (projet de moins de 24 mois) ou salarié porté expatrié (projet supérieur à 24 mois).

Freelance : comment le contenu peut vous aider à attirer de nouveaux prospects ?

Pour un indépendant, il existe deux façons de trouver de nouveaux clients. La première est le démarchage, sous toutes ses formes, qui consiste à chercher un client potentiel et à lui proposer ses services : le « Outbound Marketing ». La deuxième est ce que les Anglo-saxons nomment le « Inbound Marketing » : le marketing “entrant”. On vous explique.

Inbound Marketing : comment le contenu peut vous aider à attirer de nouveaux prospects ?

Derrière cette traduction littérale se cache une stratégie de contenu (généralement digitale) qui a pour objectif d’attirer un maximum de trafic, d’intérêt et de visibilité pour attirer les clients potentiels sur son site internet ou ses réseaux sociaux. On vous parlait récemment de l’importance de bien gérer son e-réputation, nous allons ici un cran plus haut. Créer du contenu sur votre secteur d’activité peut en effet vous aider à augmenter votre visibilité et à obtenir de nouveaux clients sans avoir à les démarcher.

 

L’intérêt du contenu dans une stratégie de prospection

Une stratégie de contenu est un outil qui demande un effort important et régulier, et dont les effets sont souvent très bons, mais ne s’obtiennent qu’à moyen ou long terme. C’est pourquoi en début d’activité, l’outbound marketing est souvent plébiscité par les freelances, car ces résultats sont plus immédiats. Pourtant, le démarchage régulier finit par être chronophage et les efforts initiaux de création de contenu peuvent très vite porter leurs fruits. En effet, la création de contenu autour de votre domaine de compétence vous offre trois grands avantages :

  • Le contenu aide à augmenter le trafic sur votre site et vos réseaux. Plus votre contenu est riche, varié et optimisé pour les moteurs de recherche, plus vos pages internet ont de chances d’être trouvées par des clients potentiels.
  • Le contenu offre l’opportunité de démontrer vos compétences. Chaque nouvelle visite obtenue par le biais de vos contenus correspond à une première impression. Un contenu de qualité qui répond efficacement aux attentes du lecteur va augmenter la considération de ce lecteur pour votre savoir et vos services.
  • Le contenu reste longtemps actif et source de conversion. Une fois le contenu mis en ligne, il peut attirer de nouveaux prospects et leur donner envie de vous contacter pendant de nombreux mois sans plus d’effort de votre part.

Une stratégie de contenu est donc un outil très performant pour vous aider à vous créer un nom durable dans votre cœur de métier. Si la création de contenu devient très vite payante, c’est, car elle permet un dispositif de prospection passive en ligne qui peut attirer de nouveaux clients continuellement, sans plus d’effort de votre part.

 

Quelle stratégie de contenu pour attirer des clients ?

En matière de contenu, les possibilités sont de plus en plus étendues. Il peut ainsi être tentant de se lancer sur la dernière tendance du moment et de chercher à conquérir YouTube ou TikTok, mais ce n’est pas forcément le choix le plus pertinent. La clé, c’est de commencer par réfléchir à vos personnas. Un personna, c’est un personnage imaginaire qui est défini pour ressembler le plus possible à votre client potentiel. En tant que professionnel, vous avez ainsi généralement plusieurs personnas potentiels : en fonction de leur secteur d’activité, de leur âge, de leurs besoins, de leurs préférences, etc.

Commencez par vous mettre « dans les baskets » de vos différents profils de clients. Quelles questions se posent-ils lorsqu’ils sont dans la situation d’avoir besoin de vos services ? Quels problèmes peuvent-ils rencontrer ? Quels sujets peuvent les intéresser autour de la thématique qui vous intéresse ? Sur quels canaux ont-ils le plus de probabilité de chercher les réponses à toutes leurs questions ?

En vous posant ces questions, vous pouvez définir votre stratégie : de quoi voulez-vous parler pour capter l’attention de vos clients, que souhaitez-vous dire et où voulez-vous le mettre en avant.

Quels contenus sont intéressants pour attirer des clients ?

Les contenus peuvent ensuite prendre de nombreuses formes. Sur votre site internet, cela peut être des articles de blog, des dossiers ou encore des livres blancs. Sur vos réseaux sociaux, les infographies, images et partages d’articles d’actualité peuvent vous permettre d’obtenir une plus grande visibilité. Pour être davantage vivant et interactif, il est important de mettre en avant des vidéos ou encore des podcasts. Pourquoi ne pas en profiter pour mettre en avant votre portfolio au fil de vos projets, ou mieux encore : les témoignages de vos clients ?

Au cours de vos projets, les questions que vous recevez de la part de vos clients, les idées que vous avez et les idées reçues que vous rencontrez peuvent toutes être source d’inspiration pour créer du nouveau contenu pertinent. Restez attentif aux problèmes de vos prospects potentiels et suivez vos concurrents pour enrichir au fur et à mesure votre stratégie de contenu.

Le E-sport en portage salarial, comment ça marche ?

Depuis le début des années 2000 et dans le monde entier, le E-sport ou esport ou encore eSport (pour electronic sports) est un secteur d’activité en plein essor. Des tournois s’organisent régulièrement en France ou au niveau international et on recense déjà presque un millier de gamers professionnels. Quid de l’E-sport en portage salarial ? Est-ce que ça vaut le coup ?

Le E-sport, un secteur d’avenir en France

Le E-sport en France a réellement commencé à se développer vers les années 2010 et en 2016, le secteur générait déjà plus de 22 millions de dollars américains de chiffre d’affaires. Pas d’étonnement, les gamers professionnels attirent de nombreux spectateurs passionnés. En 2016, ils étaient 1,4 million à assister aux matchs des pro gamers en live.

D’ailleurs, le gouvernement français a bien compris le potentiel de cette sous-branche du secteur du divertissement. Il entend notamment mettre les moyens nécessaires à sa structuration. De par son attractivité auprès du jeune public, le E-sport peut en effet clairement participer à la croissance de l’économie française. Fin 2019, Cédric O, secrétaire d’État chargé du numérique, a présenté sa nouvelle stratégie nationale de développement sur 5 ans. Son rapport propose 4 axes :

  • Valoriser une pratique de l’eSport responsable
  • Activer les leviers nécessaires pour structurer une filière de formation
  • Soutenir les acteurs français du secteur
  • Mettre en avant tout l’écosystème français qui gravite autour de l’E-sport

 

Quel statut choisir avec le E-sport ?

Si vous comptez faire du sport électronique votre métier, plusieurs options s’offrent à vous.

Le E-sport et la microentreprise

En qualité de gamer pro, vous pouvez tout à fait créer une microentreprise. Si vous n’êtes pas familier du sujet, voici quelques informations. Le statut de micro-entrepreneur est un régime simplifié qui vous permet de créer votre autoentreprise en toute simplicité. Les formalités administratives ne sont pas trop lourdes et les charges sont également allégées. Côté vie quotidienne, vous êtes libre de travailler comme vous le souhaitez, pas d’horaires fixes, pas de patron et vous choisissez vos clients et partenaires sans contrainte.

Mais, voici le revers de la médaille. Vous devez payer des taxes sur votre chiffre d’affaires à l’URSSAF. Vos frais professionnels ne sont ni déductibles ni remboursables. Si vous arrêtez de travailler pendant une période longue, vous devrez fermer définitivement votre micro-entreprise pour pouvoir espérer toucher environ 800 € d’allocations. Sans cela, vous n’avez pas d’assurance chômage. Enfin, en qualité d’autoentrepreneur, vous cotisez moins, donc vous bénéficiez d’une couverture sociale moins efficace. Il en va de même pour la retraite, vous cotisez bien sûr, mais peu.

 

Les avantages de l’E-sport en portage salarial

  • En finir avec les charges administratives

Le E-sport au niveau professionnel est un métier chronophage qui laisse peut de temps libre pour gérer l’administratif : facturation client, suivi de la comptabilité, relance des clients, déclaration des revenus… En portage salarial, vous êtes accompagné par un service comptabilité qui prend en charge toute cette paperasse. Vous êtes libéré de cette contrainte et pouvez vous concentrer sur votre entrainement et la négociation de vos futurs partenariats. Bien sûr, pour bénéficier de ce service, l’entreprise de portage salarial vous demandera en contrepartie le paiement mensuel d’un forfait, généralement un pourcentage sur votre chiffre d’affaires.

  • Devenir salarié en CDD ou CDI et bénéficier des avantages de ce statut

En portage salarial, vous devenez salarié. En clair, cela veut dire que vous profitez de tous les avantages d’un contrat de travail comme tous les autres employés d’entreprise classique. Vous récupérez une bonne couverture sociale, vous bénéficiez d’une mutuelle d’entreprise, vous cotisez normalement pour la retraite et vous ouvrez à nouveau des droits à l’assurance chômage. Notez toutefois que l’entreprise de portage salarial ne vous garantit pas un salaire tous les mois, ce qu’elle vous reverse dépend des revenus que vous avez vous-même générés.

  • Déduire ses frais professionnels

Dans le monde de l’E-sport, on le sait, les déplacements sont fréquents. La bonne nouvelle c’est qu’en portage salarial, vous pouvez déduire vos frais du chiffre d’affaires que vous avez dégagé grâce aux publicités sur votre site, les gains des concours, les sponsors, les vidéos YouTube et les live streams Twitch…. Cette technique vous permet de ne pas être imposé sur cette partie de frais que vous déclarez.

  • Garder sa liberté

En portage salarial, vous gardez la possibilité de travailler sans horaires fixes, depuis n’importe où et avec les clients que vous souhaitez. Vous restez totalement libre, y compris de rompre votre contrat le jour où vous souhaitez donner un autre élan à votre carrière.

Dernier conseil, le E-sport est un métier très prenant et exigeant qui demande un entrainement régulier souvent pratiqué indoor. Faites du « vrai » sport pour réduire le stress de vos missions, pensez à prendre soin de vous et à vous détendre de temps à autre en extérieur.

Reconfinement : quelles aides pour les indépendants ?

Pleinement conscient des difficultés financières auxquelles les petites structures doivent faire face pendant la pandémie, le gouvernement renouvelle ses dispositifs de soutien. Plusieurs aides pour les indépendants sont toujours d’actualité en cette fin d’année 2020. Nous faisons le point.

Prolongement des dispositifs d’aides financières pour les indépendants

En réponse à la nouvelle hausse des cas de Covid-19 en France, Emmanuel Macron a décidé la mise en place d’un nouveau confinement le 28 octobre 2020. Effectif dès le 30, les nouvelles directives gouvernementales ont imposé la fermeture des établissements recevant du public comme les bars, les restaurants et les commerces dits non-essentiels.

Nouveau coup dur pour les professionnels des secteurs touchés ainsi que pour les travailleurs indépendants qui viennent déjà de connaître une année périlleuse pour leur business. Afin de les soutenir, le président Macron a reconfirmé lors de sa dernière allocution du 24 novembre 2020, la prolongation de certaines aides pour les indépendants. Quelles sont-elles ? A qui s’appliquent-elles ? Toutes les réponses sont ici !

 

Aides pour les indépendants : le fonds de solidarité prolongé

A contrario de l’aide supplémentaire ponctuelle « CPSTI RCI COVID-19 », le fonds de solidarité est prolongé sur les mois de septembre, octobre et novembre 2020 pour les micro-entrepreneurs, professions libérales et petites entreprises durement touchés par le reconfinement.

Les modalités de cette aide pour les indépendants mise en place par l’État et les Régions varie selon votre activité, votre localisation ainsi que la période concernée (septembre, octobre ou novembre). Par exemple, l’aide équivaut au montant du CA normalement généré pour les établissements fermés administrativement en septembre et octobre (dans une limite de 333 €/ jour et hors CA obtenu grâce à la vente à distance ou à emporter). Un accès au dispositif du fonds de solidarité est également possible pour toutes les entreprises ayant perdu plus de 50% de leur chiffre d’affaires en novembre mais l’aide est plafonnée à 10 000 €. Enfin, d’autres dispositions particulières ont été décidées pour les sociétés des secteurs 1 et 1bis.

Les demandes de subvention sont à réaliser sur le site impots.gouv.fr. Munissez-vous de votre SIREN, SIRET, RIB et montant de votre chiffre d’affaires pour remplir le formulaire.

 

Aide exceptionnelle pour les indépendants : le fonds d’action sociale Covid-19

Ce nouveau fonds a été mis en place pour les travailleurs indépendants dont l’activité a totalement cessé depuis le 2 novembre. Il octroie 1000 € pour les artisans, commerçants ou professions libérales et 500 € pour les autoentrepreneurs. Quelques conditions sont à remplir comme notamment :

  • Être à jour dans ses cotisations
  • Ne pas avoir reçu l’aide de l’URSSAF versée en septembre
  • Avoir perçu et déclaré au moins 1000 € de chiffre d’affaires en 2019
  • Avoir créé son entreprise avant le 1er janvier 2019

Attention, pour profiter de cette aide spéciale pour les indépendants, le formulaire a dû être envoyé à l’URSSAF avant le 30/11. Une aide à surveiller sur les prochains mois afin de vérifier si le gouvernement décide de la réactiver.

 

Report de cotisations pour les indépendants

A l’identique des premières mesures prises par l’État, le report des cotisations sociales se prolonge sur novembre. Décembre reste à confirmer. Si vous pouvez régler vos cotisations, faites-le, sinon elles seront repoussées automatiquement sans aucune action requise de votre part. En complément, vous pouvez également moduler le prélèvement à la source de votre impôt sur le revenu, directement depuis votre espace personnel.

Dans le cadre de ce dispositif d’aides pour les indépendants, aucune pénalité ni majoration pour défaut de paiement ne sera appliqué. Nous vous invitons également à suivre l’évolution de cette aide courant 2021.

 

Aides pour les indépendants : des réductions sur les impôts et cotisations possibles

Si vous vous trouvez dans une situation financière critique, il est possible de solliciter un comptable public pour étaler ou reporter le paiement de votre dette fiscale. Si cette mesure n’est pas suffisante, une remise des impôts directs peut s’envisager au cas  par cas.

Côté cotisations, les chefs d’entreprise et leurs conjoints des secteurs S1, S1 bis ou S2 peuvent demander une réduction de leurs cotisations et contributions sociales pour 2021. Toutefois, si vous êtes travailleur non salarié et que vous avez cessé votre activité avant le 15 mars 2020, cette aide pour les indépendants n’est pas accessible.

 

Ajustement de vos crédits bancaires

Pour les indépendants en grande difficulté, il est possible de solliciter un service de médiation auprès de la Banque de France. Celui-ci se chargera de trouver des solutions avec vos partenaires financiers (banques, crédit bailleurs, sociétés d’affacturage, assureurs-crédit…) pour rééchelonner vos crédits. Il dispose de 48h pour répondre après votre saisine.

Ces aides financières pour les indépendants étant déterminées au mois le mois et en fonction des évolutions de la pandémie en France, nous vous recommandons de surveiller de près les sites gouvernementaux pour vous tenir informés.

 

Congés de paternité et de naissance augmentés pour les indépendants

De nouvelles dispositions viennent d’être mises en place pour permettre aux nouveaux papas qui sont aussi des travailleurs non salariés de profiter pleinement de l’arrivée de leur enfant. Combien de jours ? Quelles indemnités ? Quelles pièces fournir pour en profiter ? Nous vous expliquons tout sur le nouveau congé paternité des indépendants.

L’ancien congé paternité pour les indépendants

Depuis mai 2019, les travailleurs indépendants avaient la possibilité de bénéficier d’un congé paternité allongé de 8 à 10 jours. Celui-ci s’appliquait après la naissance d’un enfant ou de plusieurs mais aussi dans le cas d’un enfant né sans vie. Jusqu’à l’année dernière, un papa disposait de 4 mois pour prendre son congé paternité. Le nombre de jours sans activité pour naissance était de 10 jours pour la naissance d’un enfant ou de 18 jours en cas de naissances multiples.

 

Quoi de neuf du nouveau congé paternité pour les indépendants ?

Une nouvelle loi vient d’être validée afin d’augmenter le nombre de jours d’arrêt de travail accordé suite à la naissance d’un bébé. Ainsi, le délai passe maintenant de 10 à 15 jours dès le 1er janvier 2021. Il est aussi possible de fractionner ce congé paternité en demi-journées. Dans ce cas, l’indépendant pourra bénéficier de 30 demi-journées.

La loi prévoit aussi d’évoluer dans le temps pour atteindre 20 jours ou bien 40 demi-journées d’ici 2024. Le délai de 4 mois pour prendre ce congé n’a quant à lui pas changé.

 

Pourquoi faire évoluer le congé paternité des indépendants ?

Cette décision vient répondre aux besoins de ces nouveaux pères qui souhaitent être plus présents dans les premiers instants de vie de leur enfant. Pour ces papas qui luttent depuis longtemps pour se faire entendre sur la question, c’est une véritable victoire. Le gouvernement précise aussi que cette loi a été créée pour répondre aux attentes des couples modernes et encourager l’équité dans la répartition des tâches entre les deux parents. Au-delà de passer plus de temps avec leur nourrisson, les papas pourront aussi soutenir les mamans dans l’accomplissement de ces nouvelles tâches quotidiennes qui accompagnent l’arrivée d’un enfant.

Enfin, il semblait également important à l’État de permettre aux indépendants de profiter d’un congé paternité équivalent à celui des salariés d’entreprise classique. Car en effet, à moins d’être un indépendant en portage salarial et de pouvoir profiter de congés payés, les travailleur non salariés sont clairement moins bien lotis en termes de couverture sociale.

 

Congé paternité pour les indépendants, qu’en est-il des indemnités ?

Sur la partie indemnisation, le congé paternité pour les indépendants a également été revu à la hausse,+2,64%. D’ailleurs, cette augmentation qui sera effective dès le 1er janvier 2021 devrait continuer d’être réévaluée pendant encore 3 ans. L’objectif étant de faire évoluer les indemnités des travailleurs indépendants au même rythme que celui des salariés. N’hésitez pas à vous rapprocher de votre caisse afin d’obtenir le calcul exact de vos indemnités.

 

Suppression d’une pénalité injuste

Dernière bonne nouvelle, la réforme prévoit aussi la suppression du coefficient de 69% applicable sur les revenus des travailleurs indépendants. Celui-ci donnait une base de calcul pour les indemnités désavantageuse, avec une pénalité de 31% appliquée d’entrée de jeu. Début 2021, ce coefficient sera donc supprimé pour toutes les années de carrière achevées après le 31 décembre 2020. De ce fait, les indemnités prévues pour les congés paternité des indépendants seront automatiquement augmentées. L’arrivée d’un enfant génère des frais, ce complément de revenu sera donc clairement le bienvenu.

 

Comment bénéficier d’un congé paternité ?

Les travailleurs non salariés ayant été rattachés au régime général de la Sécurité Sociale, c’est à cet organisme que vous devez faire parvenir les documents officiels servant à monter votre dossier. Voici les pièces justificatives à fournir pour obtenir un congé paternité quand on est indépendant :

  • Attestation sur l’honneur
  • Copie intégrale de l’acte de naissance de l’enfant ou copie du livret de famille mis à jour
  • Copie de l’acte de reconnaissance de l’enfant par le père
  • Copie de l’acte d’enfant né sans vie et un certificat médical d’accouchement d’un enfant né sans vie

Dans le cas où la personne déclarant n’est pas le père de l’enfant, il faut joindre un document officiel prouvant la relation qui le lie à la mère : extrait d’acte de mariage, copie du PACS, certificat de vie commune ou une attestation sur l’honneur de vie maritale signée également par la mère.

Pourquoi et comment performer sur Instagram quand on est indépendants ?

Instagram est un réseau plus qu’incontournable en France et dans le monde. C’est indéniablement le réseau social qui est le plus actif et le plus interactif et qui traverse de nombreuses catégories socioprofessionnelles.

 

Freelance : pourquoi et comment performer sur Instagram ?

En tant que freelance en portage salarial, Instagram est une plateforme qui peut s’avérer très intéressante pour son personal branding. Ce réseau social qui a longtemps été l’apanage des photographes et designers est en effet entré dans les mœurs quotidiennes et s’est adapté à tout type de profession. Entre personal branding et inbound marketing, découvrez pourquoi Instagram peut vous être utile, et surtout : comment !

Pourquoi utiliser Instagram ?

Tout d’abord, parce qu’effectivement ce réseau n’est plus dédié uniquement aux professions créatives. En effet, la dimension visuelle d’Instagram s’est petit à petit découverte un usage quotidien dans de nombreuses professions, façon reportage. On retrouve ainsi des coachs, consultants, psychologues, professeurs, rédacteurs ou encore programmeurs qui communiquent sur la plateforme.

Les avantages à une présence sur Instagram sont nombreux :

  • Le contenu Instagram est visuel. Et nous le savons tous, une image peut valoir plus que 1000 mots. Un contenu visuel bien réfléchi et réalisé peut en effet attirer l’attention bien plus efficacement qu’un autre format, et vous permettre d’atteindre votre audience.
  • Le contenu Instagram est référencé sur les moteurs de recherche. Par Google, premièrement, car les légendes de vos posts et votre compte peuvent être trouvés par les recherches de vos clients potentiels sur le moteur de recherche préféré. Par Hashtag, ensuite, car ce réseau est l’un où l’utilisation des hashtags est la plus forte. C’est une opportunité de visibilité spécifique à Instagram.
  • Instagram est utilisé par plus d’un milliard d’internautes chaque mois, dont 21 millions en France. Outre les volumes, c’est également – et de loin – la plateforme qui accueille le plus d’influenceurs. Nombreuses sont les marques et entreprises qui ont compris l’impact de ce réseau social.
  • Instagram est gratuit, et les nombreuses fonctionnalités de ce réseau (interactions, tags, hashtags, stories, etc.) permettent d’espérer une visibilité conséquente sans avoir à investir de budget publicité !

Que publier sur Instagram pour performer ?

Vous souhaitez tenter l’aventure ? La première question qui arrive alors est souvent la même : que poster sur Instagram pour être visible ? Le fameux syndrome de la page blanche. Tout d’abord, il est important de soigner votre nom, votre alias et votre bio. Ceux-ci sont référencés et seront la première chose qui sera visible de vous. Travaillez bien votre présentation et assurez-vous d’y placer les mots-clés liés à votre activité de façon à être trouvé et compris.

Ensuite, réfléchissez à ce dont vous allez vouloir (et pouvoir) parler. Rien de sorcier ici, pensez :

  • À mettre en avant vos produits finis et votre portfolio.
  • À publier des conseils orientés vers votre cible afin de démontrer votre savoir-faire.
  • Postez des citations qui caractérisent votre vision de métier pour intéresser vos clients potentiels.
  • Partagez votre quotidien et votre process, pour donner une vision de votre métier et montrer autre chose qu’une image finalisée et polie de vos travaux. Utilisez notamment les stories !
  • Mettez en avant les témoignages de vos clients satisfaits.
  • Répondez par vos posts aux problèmes courants de vos clients et partageant la solution de façon à capter l’intérêt de clients potentiels.
  • Partagez des chiffres, des infographies ou des vidéos explicatives pour apporter de la valeur et de l’information afin d’accroître votre nombre d’abonnés.
  • Et bien d’autres encore ! Soyez original tout en gardant des contenus cohérents avec votre activité. Faites le buzz !

Une fois que vous avez une idée en tête, sachez que celle-ci n’est pas fixée. Essayez, postez et observez ce qui marche et ce qui ne marche pas.

La dernière étape avant de vous lancer sera de chercher les outils qui vont pouvoir vous aider à créer votre contenu. Si votre contenu est visuel, renseignez-vous sur les applications de filtres qui peuvent vous aider à assurer un mur Instagram aux couleurs élégantes et homogènes. Si vous souhaitez mettre en avant des citations ou des infographies, cherchez des outils qui permettent de créer ce type de visuel.

Et enfin, si vous souhaitez ne pas être trop souvent connectés à Instagram, il existe des outils pour prévoir en avance la publication de vos posts

Les différences entre portage salarial et freelance

Être indépendant n’a jamais été aussi simple. Une aubaine pour les entreprises qui souhaitent un support sur une mission précise, autant que pour les travailleurs, qui cherchent autonomie et impact dans leur travail. Mais que se cache-t-il derrière tous ces termes ? Freelance, entrepreneur, portage salarial, quelles sont les différences.

Freelance : un statut d’entreprise indépendante

Le terme Freelance est souvent utilisé de façon générique pour parler d’indépendance. Dans la réalité, ce terme s’applique aux travailleurs indépendants opérants sous l’égide juridique d’une société. En France, nous parlons donc des régimes de la microentreprise, de l’Entreprise Individuelle, de l’Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée, de la Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle, ou encore de l’Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée.

Sans rentrer dans le détail de chacune de ces formes juridiques, elles impliquent :

  • Des formalités de la création de l’entreprise
  • Des formalités de déclaration des charges et revenus
  • Une imposition au titre des sociétés
  • D’un régime fiscal et social dépendant du type de société et du statut choisi.

Si un Freelance souhaite une couverture plus large, ou par exemple une mutuelle, il devra par lui-même souscrire à des cotisations supplémentaires.

Un Freelance travaille ensuite tel qu’il le souhaite, en fonction des négociations effectuées avec ses clients. Il conclut entre lui et le client un contrat commercial et se charge de l’administrer.

Le portage salarial : le salarié indépendant

Le portage salarial est un terme né légalement en 1988. D’un point de vue indépendance, le constat est le même qu’en Freelance. Le travailleur opérant en portage salarial travaille en effet également sous l’égide d’un contrat commercial. Il peut donc le négocier de façon autonome, tel qu’un Freelance. De ce fait, il peut également négocier les modalités de travail pour opérer tout ou partie de sa mission en télétravail, en espace de coworking, ou dans les locaux du client. La différence, c’est que le travailleur pourra travailler en portage salarial sans créer de société, sera rémunéré par voie d’un salaire et disposera de tous les avantages d’un salarié.

Cette différence radicale tient à l’entrée d’un nouvel acteur dans l’équation : une société de portage salarial. Cette société sera celle avec qui le client final signera le contrat. De son côté, le travailleur en portage salarial signera un contrat de travail lié à la mission avec la société de portage salarial. De ce fait, le travailleur indépendant en portage bénéficie des mêmes avantages que le salarié : mutuelle, sécurité sociale, cotisations retraite, éligibilité au chômage, congés payés, etc.

La dernière chose à noter, est que si cela ressemble légèrement à de l’intérim, ce n’en est pas. Le salarié est autonome dans la négociation des contrats, qui n’est pas bridée par des grilles tarifaires.

Freelance ou portage salarial, que choisir ?

Juridiquement, de nombreux statuts existent et sont simplifiés pour permettre l’accès à l’entrepreneuriat personnel : EIRL, EURL, SASU, Portage salarial ou encore microentreprise. Côté entreprise, ces formules apportées par le digital séduisent plus que jamais. Dans un contexte où les modes de travail à distance sont de plus en plus acceptés, et où l’appel ponctuel à un prestataire fait de plus en plus partie de la culture business, c’est une aubaine.

Le portage salarial offre donc l’indépendance, sans contrainte. En créant une société, un travailleur peut devenir dépendant de démarches administratives, d’obligations de proactivité pour son régime social, d’obligations comptables, de risque en cas d’arrêt d’activité, etc.

Le portage salarial offre au contraire de nombreux avantages, qui donnent à l’indépendance de nombreuses garanties :

  • Simplicité et rapidité de lancement : il n’est pas nécessaire de lancer de société, d’attendre l’obtention d’un SIRET ou de se renseigner sur les tenants et les aboutissants de chaque forme juridique.
  • Peu de formalités administratives : cette simplicité se poursuit une fois l’activité lancée, car, contrairement au Freelance, le travailleur en portage salarial n’a pas à déclarer ses bénéfices, dépenses et autres démarches nécessaires.
  • L’accès au régime des salariés qui offre beaucoup d’avantages : couverture sociale, mutuelle, congés payés (pas toujours faciles à négocier en Freelance), cotisation à l’assurance retraite et au chômage. Ces avantages offrent une grande sécurité, car en cas d’arrêt d’activité, le chômage prend le relai.
  • L’accès au droit à la formation : un des droits du salarié ressort particulièrement dans ce comparatif, car la formation est clé pour tout indépendant. En portage salarial, un travailleur cotise pour le CPF.
  • L’accès à une communauté : être indépendant peut vite signifier solitude. En portage salarial, un indépendant bénéficie d’une écoute active, d’une aide à trouver les missions et d’un réel support au quotidien.