AMDEC : définition et mise en place de la méthode

Créée par l’armée américaine et utilisée par les industries de l’aéronautique et de l’automobile, la méthode AMDEC est aujourd’hui exploitée par les entreprises afin d’obtenir une norme ou une certification.

AMDEC est l’acronyme de : Analyse des Modes de Défaillances, de leurs Effets et de leur Criticité. Cette méthode est utilisée comme un outil consistant à analyser les défaillances, leurs causes et leurs effets par le biais de contrôles ciblés sur différents points de la chaîne de production ou d’un produit ou du service fini.

Voyons plus précisément les contours de cette méthode et comment la mettre en place.

Qu’est-ce que l’AMDEC ?

Cette méthode permet de répertorier et d’organiser les modes de défaillances lors de la conception d’un produit ou de la mise en œuvre d’un processus. Elle est généralement utilisée pour les travaux d’études afin de réaliser une analyse qualitative et quantitative qui permettra d’apporter des actions correctives ou préventives.

AMDEC signifie Analyse des Modes de Défaillances, de leurs Effets et de leurs Criticités.

Voyons plus précisément ce que signifie cet acronyme :

Sur les modes de défaillances : il s’agit des cas dans lesquels le système peut fonctionner anormalement ou s’arrêter de fonctionner totalement tels qu’une fuite ou un court-circuit par exemple.

Sur les causes des défaillances : il s’agit de l’anomalie entraînant la défaillance.

Sur les effets des défaillances : il s’agit des conséquences pour l’utilisateur.

Sur la criticité : il s’agit de déterminer le degré de gravité des défaillances relevées.

Comment appliquer la méthode AMDEC ?

L’application de la méthode AMDEC doit suivre plusieurs étapes :

Etape 1 : Elaborer un groupe de travail pluridisciplinaire

Cette première démarche consiste à créer un groupe de travail dont les différents participants doivent être issus de milieux et de spécialités variées. La mise en commun des différentes

compétences apporte une analyse profonde et pertinente des études menées dans le cadre de la méthode AMDEC. Ce groupe de travail pluridisciplinaire est dirigé par un chef d’équipe dont le rôle est fondamental pour diriger l’étude.

Etape 2 : Déterminer l’objet et le périmètre de l’étude

Il s’agit ici de définir les objectifs et les limites de l’étude. Pour cela l’équipe doit s’intéresser au produit fini ou en cours de réalisation ainsi qu’à la chaîne de production afin de répertorier et mettre en relation toutes les fonctions du produit ou les phases du processus. Cette étape permet d’identifier les causes de dysfonctionnement potentiel.

Etape 3 : Identifier les modes de défaillances

Cette phase permet d’identifier les premières défaillances c’est-à-dire les dysfonctionnements constatés dans les systèmes.

Etape 4 : Identifier les effets et les causes

Lors de cette phase, le groupe de travail se focalise sur les effets et les causes entraînés par les modes de défaillances identifiés.

Étape 5 : Évaluer les défaillances

Il s’agit de l’aspect quantitatif de l’analyse. Cette étape vise à valoriser les défaillances potentielles et à étudier la criticité c’est-à-dire le degré de gravité potentiel des défaillances.

Généralement, le degré de criticité est évalué sur une échelle allant de 1 à 4, 1 étant une sévérité de l’effet du défaut faible ; 10 étant une sévérité de l’effet du défaut forte.

La criticité est obtenue par d’une triple cotation : Gravité – Occurrence – Détection

Ainsi, il est possible d’établir l’échelle de gravité comme suit :

● gravité potentielle sur une échelle de 1 à 4 (conséquence plus ou moins grave pour l’utilisateur) ;

● fréquence d’apparition de la défaillance estimée sur une échelle de 1 à 4 (l’occurrence) ;

● capacité de détection sur une échelle de 1 à 4 (degré de risque de ne pas détecter la défaillance).

L’indice de criticité est le résultat du produit des trois notes :

Criticité = Gravité x Occurrence x Détection

Etape 6 : Hiérarchiser les défaillances

Cette étape consiste à classer les défaillances selon leur ordre de priorité et en fonction de seuils d’alerte. Ce classement vise à traiter en priorité les défaillances dont la criticité est la plus importante, les autres défaillances étant traitées secondairement.

Etape 7 : Mettre en place des actions correctives ou préventives

Le classement des différents modes de défaillance permet d’apporter les actions correctives nécessaires aux défaillances lorsque cela est possible. Les actions correctives peuvent ainsi mener à la suppression totale de la défaillance ou bien à sa réduction. Le classement permet également de mettre en place des actions préventives afin d’obtenir une criticité plus faible.

Etape 8 : Le suivi des actions mises en place

L’efficacité du plan d’action mis en place doit être régulièrement vérifiée et mise à jour afin d’améliorer les résultats.

Les différents types d’AMDEC

La méthode AMDEC se décline en plusieurs formes selon l’objectif de l’étude. Parmi les plus importantes, le tableau suivant répertorie les 3 méthodes principales.

 

Types d’AMDEC Fonction Support de travail
AMDEC Produit analyse des défaillances d’un produit, liées à sa conception, sa fabrication ou son exploitation, dans un but d’amélioration de sa qualité et de sa fiabilité. Mise en place d’un plan de fiabilisation.
AMDEC Processus analyse des défaillances sur les méthodes de production d’un produit ainsi que les procédures mises en œuvre pour réaliser une tâche. Mise en place d’un plan de surveillance et un contrôle qualité.
AMDEC Moyen de Production analyse des défaillances des machines et équipements intervenants dans la réalisation d’un produit (chaîne de production). Guide listant les actions préventives à effectuer sur un équipement.

Toute entreprise peut être concernée par la méthode AMDEC, un outil précieux pour assurer la qualité des services proposés aux clients. Cet outil vise aussi à améliorer la stabilité du système étudié en classant les risques identifiés et en les traitant par ordre de priorité.

La méthode AMDEC présente cependant des limites puisqu’elle est exclusive ce qui signifie que chaque étape de l’analyse se concentre sur une seule défaillance à la fois.

Offre de service : les méthodes de construction efficaces

Quel que soit leur statut, tous les travailleurs indépendants sont amenés à trouver la meilleure formule pour présenter leur offre de service. Une offre de service désigne le support décrivant les services ou les produits offerts par une entreprise et qui s’adresse à un ou à plusieurs clients potentiels.

 

Bâtir une offre de service lorsqu’on est freelance ou consultant porté dans le cadre du portage salarial, est une étape importante car elle permet à l’entrepreneur de se démarquer de la concurrence en démontrant la valeur ajoutée de ses services.

Qu’est-ce qu’une offre de service et comment la réaliser ? Voici les étapes clefs d’une offre de service réussie.

Les méthodes pour construire une offre de service solide

Plusieurs étapes précèdent l’élaboration d’une offre de service. En effet, le prestataire doit tout d’abord cibler les prospects qu’il souhaite démarcher. Suite à la première prise de contact, le prestataire peut construire son offre de service car il dispose des informations lui permettant de déterminer les problématiques et les besoins du potentiel client.

Il existe différentes méthodes permettant au prestataire d’établir une offre de service efficace :

– L’analyse SWOT (Strengths, Weakness, Opportunities, Threats : Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces) est une méthode permettant de synthétiser les forces et faiblesses d’une entreprise au regard des opportunités et menaces existantes dans le cadre d’un projet.

C’est un outil précieux pour élaborer une offre de service en tenant compte de tous les paramètres d’un projet.

– La courbe d’accélération est une autre méthode qui repose sur le degré de proximité établie avec le prospect. Autrement dit, plus le niveau d’intimité entre le consultant et le prospect est élevé, plus la pertinence des offres proposées correspond aux besoins et aux attentes du prospect.

Concrètement, la mise en place de la courbe d’accélération se décompose en 4 grandes phases :

1. le prestataire se rapproche des potentiels clients en établissant un lien de confiance commercial ;

2. le prestataire s’informe sur les besoins et les problématiques du prospect ;

3. le prestataire élabore une offre qui correspond au profil du prospect ;

4. le prestataire soumet un contrat de prestation.

Offre de service : les étapes de la rédaction

L’offre de service est synonyme “ d’offre commerciale ”. C’est un document qui décrit tous les services proposés par un entrepreneur.

Une offre de service cohérente peut rapidement emporter l’adhésion du ou des prospects visés à condition qu’elle aborde 5 thèmes incontournables :

1. le contexte

2. le plan d’action

3. les moyens

4. la proposition de valeur

5. le prix

1. Le contexte : quelles sont les problématiques du prospect et comment y répondre ?

Cette étape renvoie aux premiers échanges entre le prestataire et le prospect. Elle est déterminante car elle montre au prospect si le prestataire a bien cerné les besoins de l’entreprise.

Il s’agit pour le prestataire de décrire avec précision la situation du prospect. Cette partie se focalise sur les problématiques existantes dans le cadre du projet et développe les solutions pour les résoudre.

Il faut éviter l’écueil de s’épancher trop longuement sur les caractéristiques propres à l’entreprise telles que l’évolution de son chiffre d’affaires ou l’état actuel de la concurrence, car ce n’est pas l’objectif de cette partie.

A ce stade, seules les solutions pour répondre aux besoins du prospect sont importantes. En fonction de l’analyse des besoins du client et de la cohérence des premières solutions apportées par le prestataire, l’offre de service peut rapidement convaincre le futur client.

2. Le plan d’action : quels sont les objectifs et comment les atteindre ?

Cette section permet de structurer le plan d’action du prestataire en exposant les objectifs clairement fixés et les moyens de les atteindre.

La structuration des informations est fondamentale. Il est important de présenter les différents objectifs le plus clairement possible sous forme de liste de points par exemple afin que la lecture soit fluide pour le prospect.

Le plan d’action doit aussi exposer comment atteindre ces objectifs en utilisant des indicateurs de référence permettant de mesurer l’efficacité du plan.

Enfin, l’étape du plan d’action doit conclure sur les effets vertueux générés grâce à l’atteinte de ces objectifs.

3. La mise en place du projet : quels sont les outils et méthodes utilisés par le prestataire ?

Le prestataire présente dans cette partie les moyens qu’il compte mettre en œuvre pour réaliser son plan d’action et la planification de ce dernier. Les méthodes et les outils utilisés sont présentés ainsi que les différents intervenants du projet.

4. La proposition de valeur

Cette section permet au prestataire de valoriser son profil et son parcours. Il s’agit de mettre en avant la valeur ajoutée des prestations proposées à la lumière de son expertise, de son expérience, des certifications et diverses formations, ainsi que de ses partenariats passés ou à venir.

5. Le prix : déterminer la tarification de l’offre

Cette partie est déterminante pour les parties car elle expose les termes et les conditions de l’engagement parmi lesquels figure la tarification de l’offre.

La tarification peut être un sujet sensible pour le prestataire car il doit établir un prix juste en tenant compte de son expertise et de son temps de travail sans sous-évaluer le tarif de ses services. La difficulté réside dans le fait qu’il faut estimer le prix d’un projet dont le temps nécessaire et la complexité peuvent se révéler au cours de sa réalisation.

La tarification doit par ailleurs indiquer les délais de paiement, les méthodes de paiement ainsi que les autres coûts éventuels à prendre en compte. Le prestataire peut également mettre en avant les offres gratuites et les gestes commerciaux dont il souhaite faire profiter le prospect pour débuter leur collaboration.

Les freelances en portage salarial possèdent un atout supplémentaire pour bâtir une offre de service convaincante. En effet, l’entreprise de portage salarial accompagne les freelances en leur communiquant les informations principales concernant les entreprises clientes potentielles ce qui leur permet de créer une offre de service pertinente.

Enfin, ils disposent d’un simulateur de portage salarial leur permettant d’établir leur tarification avec justesse.

ASSEDICS : Fonctionnement et évolution de l’organisme

Acronyme parfois encore évoqué, l’ASSEDIC est l’ancienne dénomination du Pôle emploi. L’ASSEDIC désigne les Associations pour l’Emploi dans l’Industrie et le Commerce. Créé en 1958, cet organisme a 2 rôles : collecter les cotisations sociales et verser les allocations chômage aux bénéficiaires.

 

Dans un objectif de simplification, la réforme de 2008 a créé le Pôle emploi, résultat de la fusion entre l’ASSEDIC et l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE).

Que sont les ASSEDICS et comment fonctionnent-ils ? Tout ce qu’il faut savoir sur l’évolution de cet organisme destiné aux demandeurs d’emploi.

Des ASSEDICS à Pôle emploi : qu’est-ce qui change

Les ASSEDICS avaient pour principales missions le versement de différentes indemnités telles que l’ARE (allocation de retour à l’emploi), l’ASS (l’Allocation de solidarité spécifique) et l’AI (l’Allocation d’insertion).

Les ASSEDICS existantes en France étaient coordonnées par un autre organisme nommé l’UNEDIC (Union nationale interprofessionnelle pour l’emploi dans l’industrie et le commerce).

Parmi les habilitations principales des ASSEDICS :

● L’inscription des personnes à la recherche d’emploi ;

● L’accompagnement des demandeurs d’emploi dans le processus de recrutement ;

● Le financement des formations des demandeurs d’emploi qui perçoivent une allocation d’Aide au retour à l’emploi (ARE) ;

● Assurer la liaison avec la DIRECCTE (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) pour la vérification des dossiers de demande d’emploi.

Le Pôle emploi qui remplace les ASSEDICS, détient un rôle plus étendu que son prédécesseur. Il se consacre à la réinsertion professionnelle en accompagnant les demandeurs d’emploi ainsi que les entreprises en phase de recrutement.

Côté entreprises, le Pôle emploi a pour rôle de communiquer les annonces de recrutement et ainsi faciliter l’accès des personnes en recherche d’emplois aux différentes offres sur le marché. Concrètement, il participe aux processus de recrutement des entreprises en filtrant les profils qui correspondent aux recherches des entreprises.

Côté demandeurs d’emploi, Pôle emploi collecte les appels d’offres d’emploi afin de leur soumettre des propositions en poste.

En résumé les missions de Pôle emploi sont les suivantes :

● La gestion des indemnisations des demandeurs d’emploi ;

● La collecte des informations pertinentes sur le marché du travail ;

● Le recouvrement des cotisations en matière d’allocation chômage.

Les conditions du bénéfice des droits ASSEDICS / Pôle emploi pour les salariés classiques

Les demandeurs d’emploi peuvent bénéficier d’indemnités chômage à condition de remplir certaines conditions présentées dans ce tableau récapitulatif :

 

Conditions liées à la durée du dernier contrat de travail ● avoir été salarié au moins 6 mois (soit 130 jours travaillés ou 910 heures travaillées) au cours des 24 derniers mois OU

● avoir été salarié au moins 6 mois au cours des 36 derniers pour les travailleurs âgés d’au moins 53 ans à la date de fin du dernier contrat de travail

Conditions liées au motif de la perte d’emploi ● avoir involontairement perdu un emploi (licenciement, fin de CDD ou de mission d’intérim, ou rupture anticipée à l’initiative de l’employeur) OU

● avoir perdu un emploi dans le cadre d’une rupture conventionnelle ou d’une rupture d’un commun accord.

Conditions liées à l’âge ● l’âge et le nombre de trimestres requis pour une retraite à taux plein n’a pas été atteint
Conditions administratives ● être inscrit aux ASSEDICS / Pôle emploi dans les 12 mois suivant la perte de travail.

● être à la recherche active d’un emploi ou bénéficier d’une formation professionnelle.

● ne pas percevoir de retraite anticipée

Conditions propres au demandeurs d’emploi ● être physiquement apte à travailler

● habiter en France (métropole et DOM sauf Mayotte où les règles d’assurance chômage sont spécifiques).

Salariés portés et droits ASSEDICS / Pôle emploi : les conditions d’éligibilité au terme du contrat de travail de portage salarial

Le terme du contrat de travail du salarié porté peut survenir à la demande du consultant ou bien à l’initiative de l’entreprise de portage salarial. La rupture du contrat à l’initiative du consultant est une démission et doit justifier d’un motif légitime pour prétendre au bénéfice des ARE.

Le salarié porté doit recevoir les documents suivants au terme de son contrat :

1. une attestation employeur (attestation pôle emploi) ;

2. un certificat de travail ;

3. un solde de tout compte.

Le salarié porté doit réunir les conditions mentionnées dans le tableau suivant pour bénéficier de ses droits au chômage :

Conditions administratives ● présenter le contrat signé avec l’entreprise de portage salarial

● avoir été régulièrement déclaré auprès des URSSAF par, l’employeur (la société de portage salarial)

● être à jour des cotisations sociales versées à l’URSSAF

● être inscrit auprès de Pôle emploi muni de son attestation pôle emploi.

Conditions liées à la durée des missions ● La durée d’un CDD de portage salarial ne peut excéder 18 mois

● Le salarié doit avoir travaillé 4 mois effectués au sein de la société de portage soit 88 jours de travail effectués

● Ou 610 heures effectuées au cours des 26 derniers mois.

Les droits ASSEDICS / Pôle emploi du salarié porté cumulés à son activité

Un salarié porté peut tout à fait cumuler une indemnité chômage et une activité indépendante à condition de réunir les 3 conditions suivantes :

● Le salarié porté est inscrit à Pôle emploi en tant que demandeur d’emploi

● Le salarié porté travaille moins de 110 heures

● Le montant du revenu est inférieur ou égal à 70 % du salaire précédent

La durée de l’indemnisation minimale est fixée à 4 mois (soit 122 jours). L’indemnisation maximale est de 24 mois (soit 730 jours) ou 36 mois pour les personnes ayant au moins 53 ans.

Les salariés portés qui cumulent des allocations chômage à leur revenus professionnels perçoivent des allocations tenant compte de leur salaire journalier (SJR) et dont le montant est calculé de deux façons. Pôle emploi retient le résultat le plus élevé entre :

57 % du SJR ;

● 40,4 % du SJR + 11,84 euros.

Enfin, le cumul est possible à condition de ne pas dépasser le plafond de cumul fixé comme suit :

Plafond de cumul = allocation mensuelle x 30,42 (365 jours / 12 mois = 30,42 moyenne des journées dans une année de 365 jours).

Un besoin en main-d’œuvre se fait ressentir dans toute la France

Chaque année, Pôle emploi mène une enquête nationale sur la nécessité de recruter plus de main-d’œuvre. Pour 2022, l’établissement a découvert qu’en région, les intentions de recrutement s’accroissent. En Auvergne-Rhône-Alpes, elles ont par exemple grimpé de 7 points sur un an. En outre, l’étude montre également qu’au niveau national, certains territoires apparaissent plus demandeurs que d’autres.

Pôle emploi a publié son étude annuelle sur le besoin en main-d’œuvre en France. Dans le rapport, on lit que celui-ci concerne tout le territoire national. Toutefois, certaines villes telles qu’Aurillac, Le Puy en Velay, Valence et bien d’autres manquent de dynamisme.

À l’opposé, la demande s’avère remarquablement forte dans les communes limitrophes des grandes agglomérations comme Annecy, Clermont-Ferrand, Grenoble, Saint-Étienne, Lyon… De son côté, le Rhône affiche une belle dynamique en enregistrant 10 % d’intention de recrutement. D’autres secteurs se démarquent, à l’instar des bassins agricoles ou touristiques se caractérisant par une activité principalement de saison. L’enquête mentionne entre autres la Vallée de l’Arve, la Drôme Ardèche, Villefranche, etc.

Les aides-soignants sont toujours en pénurie

Pôle emploi apprend également que la pénurie de main-d’œuvre touche surtout les filières de :

· La restauration et la fourniture de logement ;

· L’action sociale et la santé humaine ;

· Le BTP.

Ces secteurs regroupent 60 % des projets d’embauche. Dans ce contexte, le directeur du restaurant vénissian 3 Brasseurs, Naïm Caulet, déclare avoir changé ses critères de recrutement. Aujourd’hui, confie-t-il, ses conditions portent davantage sur la motivation et le savoir-être qu’auparavant.

Depuis l’apparition du Covid-19, la filière de la restauration est confrontée à une pénurie due à plusieurs reconversions. En dépit d’une hausse des rémunérations, comprise entre 7 et 16 %, ce manque demeure considérable. En parlant de cette revalorisation, on conseille aux indépendants de réaliser une simulation portage salarial. Cette opération leur permettra de voir combien ils gagneraient s’ils optaient pour cette forme d’emploi.

Concernant le Top 3 des professions en pénurie, l’enquête place les aides-soignants en tête de liste, comme les années précédentes. Ce métier comptabilise 8 660 emplois à pourvoir. Soit 180 de plus que chez les aides ménagères et aides à domicile. À la troisième marche du classement se trouve les ATSEM et agents d’entretien avec 8 050 postes libres.

Les projets d’embauche saisonnière s’amoindrissent

Les 25 professions les plus convoitées captent ainsi plus de quatre sur dix des intentions d’embauche (45 %). Pôle emploi indique que durant les dernières années, quelques professions figurent, toujours plus fréquemment, parmi celles en tension. L’exemple des professions de la construction ou des chauffeurs routiers a été évoqué.

D’après l’établissement public, la proportion d’organisation songeant à embaucher en France s’établit à 33 %. Sur le plan régional, la même part a été enregistrée en Auvergne-Rhône-Alpes. Sur ce territoire, ce chiffre s’élevait à 26 % en 2021.

Les intentions d’embauche à destination des travailleurs saisonniers diminuent respectivement à :

· 30 % à l’échelle nationale ;

· 29 % en Auvergne-Rhône-Alpes, où 30 % des projets de recrutements présentent un caractère saisonnier.

À l’inverse, les intentions de recrutement augmentent de 12 % et totalisent en région 362 700 postes potentiellement à pourvoir. Les filières où on constate cette montée des intentions d’embauche portent sur :

· Le BTP (+37 % comparé à 2019) ;

· L’industrie (+34 % par rapport à l’année dernière).

Selon l’étude de Pôle Emploi, 63 % des sociétés basées en Auvergne-Rhône-Alpes questionnées trouvent leur projet d’embauche compliqué. Cette proportion a été obtenue à partir de l’interrogation de 52 000 entreprises au niveau national.

 

 

De plus en plus d’employés séniors se réorientent professionnellement

Tout abandonner et se reconvertir professionnellement. Tel est la décision que beaucoup de travailleurs de 40 ans ou plus dans la région francilienne prennent. À l’échelle nationale, de nombreuses personnes, tous âges confondus, se lancent également dans cette voie. D’après un sondage réalisé par MaFormation et HelloWork, leur choix a découlé d’un besoin de plus d’équilibre entre vie professionnelle et privée.

 

Actuellement, beaucoup de Français de plus de 40 ans abandonnent leur travail pour monter leur entreprise. Pour les épauler dans leur démarche, la municipalité parisienne lance un salon « pour l’emploi des nouveaux défis ». Prévu dans la Ville Lumière le 21 avril 2022, cet événement gratuit se tiendra au Carreau du temple entre 10-17h. En même temps, il sera diffusé en direct sur la plateforme Oui-Emploi. Il est ouvert à tous les professionnels, quelle que soit leur expérience, qualification, degré de compétence ou encore leurs profils. Il vise à assister ces salariés séniors dans la concrétisation de leur projet. Dans ce cadre, des établissements spécialisés en formation professionnelle y seront présents.

La crise sanitaire a joué un rôle dans le phénomène

Dans plusieurs cas également, des employés d’au moins 45 ans changent de métier après avoir été obligés de démissionner. Un conseiller en évolution professionnelle à Groupement évolution Paris XIII, Laurent Loiseau, révèle :

Certaines entreprises ne sont plus capables de mettre à niveau les compétences techniques de leurs collaborateurs les plus âgés, ils ne peuvent pas les former.

Autre raison favorisant la reconversion professionnelle des salariés séniors : la détresse au travail s’amplifie parfois du fait du Covid-19. Laurent Loiseau explique que beaucoup ont vu leurs conditions de travail se détériorer de telle manière que :

[…] Des personnes, malgré leur expérience, craquent et sont à la limite du burn-out. […] Cela arrive de plus en plus souvent, d’autant plus que le télétravail a été extrêmement délétère pour certains.

L’année dernière, les 40 ans ou plus rassemblaient environ 33 % des individus accompagnés par l’agence francilienne de Groupement évolution. Un service public gratuit soutenant les projets de réorientation, d’évolution et de formation professionnelle. Depuis son ouverture il y a deux ans, cette antenne a connu un agrandissement de son activité. En 2021, cette dernière a même augmenté de deux fois par rapport à 2020.

Beaucoup sont prêts à se former pour leur reconversion

Sur le même sujet, MaFormation et HelloWork ont sondé 2 000 individus reconvertis ou songeant à changer de métier. Ceci pour cerner leurs motivations et leurs parcours. D’après l’enquête, la pandémie de Covid-19 a influé sur les désirs de reconversion de près de 50 % des Français. La crise sanitaire a même intensifié l’enthousiasme pour plus de neuf sur dix du panel (96 %).

Pour quatre sur dix des personnes interrogées, la recherche d’un bon équilibre entre travail et vie privée explique la reconversion professionnelle. Pour réussir leur changement de métier, 75 % des actifs déclarent s’être formés. L’option privilégiée par 70 % des répondants porte sur la formation en présentiel. Pour financer cet apprentissage, environ 33 % des sondés ont reçu une aide du CPF ou de Pôle Emploi. En parallèle, 84 % des répondants se disent prêts à participer à un apprentissage avant d’adopter une nouvelle carrière professionnelle. Le présentiel demeure également le mode de formation le plus évoqué.

Le salaire de base au Royaume-Uni s’écroule

Au Royaume-Uni, le nombre de chômeurs de longue durée a atteint son plus bas niveau en février dernier. Lors du trimestre achevé à la fin de ce mois-là, le taux de chômage, lui, s’est également affaissé. Selon les experts, cette contraction s’explique surtout par le fait que la main-d’œuvre disponible a diminué.

 

Outre-Manche, le salaire de base hors inflation s’effondre aujourd’hui considérablement. Cependant, des bonus conséquents continuent d’apaiser dans certaines filières les répercussions de l’augmentation des prix. C’est ce qu’a révélé Darren Morgan, directeur des statistiques économiques à l’Office britannique des statistiques (ONS) le 12 avril 2022. Date à laquelle cet organisme a publié son rapport mensuel sur le travail.

Au Royaume-Uni, cette hausse s’élève à des niveaux records depuis 1992 pour atteindre 6,2 % au mois février 2022. Toutefois, ce taux est encore bien parti pour poursuivre sa montée. La Banque d’Angleterre estime ainsi qu’il est probable qu’il franchisse les 8 %. Budgétairement, cette situation s’avère extrêmement dure à supporter pour les foyers.

L’inflation garde une courbe ascendante

Depuis la fin de l’été, les tarifs du carburant et de l’énergie ont déjà flambé au Royaume-Uni. En cause, la relance après la crise due au Covid-19. Toutefois, la guerre russo-ukrainienne a en grande partie entraîné un alourdissement de ces prix.

Le directeur économique de la BCC ou Chambre de commerce britannique, Suren Thiru, s’est déjà exprimé à ce sujet. D’après lui, au cas où les rémunérations évoluent, ces dernières sont très en retard par rapport à l’inflation. Du fait de cet écart, il est possible que les revenus réels continuent de chuter, provoquant ainsi le freinage des dépenses des ménages :

[…] Un facteur déterminant de la croissance britannique.

Le responsable pense ainsi que l’État doit consentir davantage d’efforts pour accompagner les salariés, ayant un âge avancé, à :

Se reformer pour les emplois en forte demande.

Pour profiter plus facilement des opportunités existantes, ils peuvent se mettre en portage salarial.

Concernant le taux de chômage outre-Manche, le rapport de l’ONS indique qu’à fin février 2022, il a baissé à 3,8 %. Ce phénomène résulte particulièrement d’une attrition du marché de l’emploi, avec un manque de main-d’œuvre qui demeure intense.

Le taux de chômage s’affaiblit

Un mois plus tôt, le pourcentage d’inactivité dans le pays s’élevait à 0,1 point de plus. Soit au même niveau d’à peine avant la survenance du Covid-19 (3,9 %).

Suren Thiru explique que ce repli découle essentiellement d’un amoindrissement de la main-d’œuvre. Un phénomène qui se traduit par la crise des embauches à laquelle les sociétés sont confrontées. Le directeur économique de la BCC prévient :

De graves pénuries d’employés pourraient persister et plomber l’activité économique.

Ces propos sont appuyés par Darren Morgan, qui a déclaré que davantage de gens quittent le marché du travail. Ce qui a d’ailleurs entraîné le recul du taux de chômage, a sous-entendu le directeur des statistiques économiques à l’ONS. Ces personnes ne sont en effet plus considérées comme chômeurs, car elles ne cherchent pas de travail, a-t-il souligné.

Dans ce cadre, le nombre de chômeurs de longue durée parvient à des performances plus basses, selon l’Office britannique des statistiques. Pour rappel, cette catégorie regroupe les demandeurs d’emploi depuis plus d’un an.

S’agissant du nombre d’individus employés, il s’est presque stabilisé entre décembre et février derniers. En revanche, les opportunités d’embauche demeurent à des records, bien qu’elles progressent moins rapidement.

Awadac est cédé à Weblib

Weblib améliore son offre de transformation numérique des points de vente à travers le Vieux Continent. En rachetant la start-up Awadac, l’entreprise profitera en effet de son logiciel de transaction et de commande destinée aux restaurants. À l’échelle du marché, cette nouvelle acquisition favorise la concentration qui a démarré depuis un certain temps.

Poussée par sa stratégie de développement externe adoptée depuis cinq ans, Weblib compte quintupler son chiffre d’affaires d’ici 2026. L’année dernière, le spécialiste de la transformation digitale en totalisait 10 millions d’euros. Dans la poursuite de cette ambition, il garde en option la réalisation de nouveaux rachats. Son but étant de s’établir dans différents pays ou de renforcer sa position sur le marché.

À ce sujet, l’entreprise vient d’officialiser la reprise d’Awadac. Une start-up qui a conçu une suite d’applications de paiement et de commande afin d’améliorer l’UX dans les restaurants. Il s’agit de la troisième acquisition de la société.

Le marché de la digitalisation des restaurants commence à se concentrer

En 2019, elle s’était emparée du champion du Wi-Fi Haute Densité pour les endroits à trafic élevé en Europe. Deux années plus tôt, c’est l’opérateur Wifi Urban Koncept qui était entré dans son giron. Avec ces deux précédentes opérations, Weblib s’était offert en même temps :

● De robustes technologies Wi-Fi ;

● Une grande base de clientèle dans le commerce de détail.

Commentant le rachat d’Awadac, Arthur Philbé déclare que le marché de la digitalisation est divisé en petits segments. De petites start-up y sont positionnées, révèle-t-il avant d’affirmer cependant que la concentration a été enclenchée. Weblib y contribue dans une certaine mesure avec leurs reprises, poursuit son CEO.

Le responsable explique qu’à terme, leur objectif consiste à accroître suffisamment leur activité pour :

● Acquérir une légitimité sur des appels d’offres de grands comptes ;

● Devenir le guichet unique de la digitalisation de chaque endroit recevant du public.

Pour l’atteindre, Weblib pourrait être amené à recruter prochainement dans divers métiers de la technologie. L’on citera notamment l’exemple du développeur, consultant IT, etc.

Le rachat permettra à Awadac de rebondir

Le CEO éclaire sur la raison de l’acquisition de la jeune pousse montpelliéraine :

Nous avons développé en interne une solution de commande et transaction pour le secteur de la restauration, mais notre produit n’était pas assez performant. […]

D’après lui, le logiciel d’Awadac se révèle plus avancé. Arthur Philbé poursuit qu’actuellement, son entreprise travaille dès lors sur les kiosques interactifs, les tablettes et le Wi-Fi pour :

Miser sur ce genre d’application à forte valeur ajoutée. […]

La cause : les smartphones se présentent comme la borne de commande du futur.

Concernant Awadac, cette cession constitue un gage d’une perspective intéressante de relance. Ce qui se révèle important vis-à-vis de l’apparition de titans à l’image de Sunday. Lancée par les créateurs de Big Mamma, cette nouvelle jeune pousse entend bien dominer le marché. Arthur Philbé commente :

Sur l’intérêt de ce type d’outils, on prêche dans le désert depuis 10 ans. […]

Pour cette raison, il apprécie le fait que des enseignes comme Sunday démocratisent le marché avec plusieurs ressources.

Près de quatre travailleurs luxembourgeois sur dix sont contents de leur rémunération

D’après une étude réalisée par la plateforme Jobs en début d’année, la grande majorité des travailleurs au Luxembourg affirment être insatisfaits de leur rémunération. La frustration touche au plus haut point six sur dix d’entre eux. Pour nombre de ces employés, le problème provient surtout du défaut de politique salariale dans leur entreprise. Toutefois, d’autres causes ont également été invoquées.

Jobs.lu a mené en février 2022 une enquête d’opinion sur le salaire des travailleurs luxembourgeois. Les résultats de ce sondage viennent d’être publiés et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils risquent de surprendre. En effet, seuls 5,56 % des personnes interrogées se disent extrêmement satisfaits de leur rémunération. Alors que 33 % s’estiment plutôt réjouies, et 42 % affirment être insatisfaites.

En parallèle, 17,16 % pensent recevoir une meilleure paye comparativement à la moyenne. Questionnés sur cette rémunération élevée, ces collaborateurs avancent qu’elle dérive de la fidélité à la société (15 %). Pour 21 % des répondants, leur salaire élevé découle des responsabilités additionnelles dont ils sont investis.

60 % des employés éprouvent une énorme insatisfaction

De leur côté, 35 % mettent en avant les compétences supplémentaires. Enfin, la plateforme en ligne consacrée au marché luxembourgeois de l’emploi rapporte que 40 % évoquent leur expérience. Pour précision, l’enquête a été effectuée sur un échantillon de 1 241 travailleurs.

À l’opposé, Jobs.lu a noté une très grande frustration au niveau du salaire. Ainsi, dévoile-t-il, plus de six sur dix des professionnels sondés se plaignent de leur rémunération actuelle. Près d’un cinquième d’entre eux affirment même éprouver une extrême insatisfaction. Aux indépendants subissant un problème similaire, il est judicieux d’effectuer une simulation portage salarial. Cette opération leur permettra de voir si en recourant à ce dispositif, ils pourraient bénéficier d’un meilleur revenu.

Pour expliquer cette condition salariale déplorable, 18 % de ces employés avouent ne pas oser réclamer de revalorisation. Pour leur part, 28 % déclarent avoir mal négocié leur rémunération. Mais la grande majorité (60 %) estime que leur entreprise est dépourvue de véritable politique salariale.

La satisfaction au travail passe par une rémunération adéquate

Selon le directeur général de Jobs.lu, Arthur Meulman, les employeurs devraient pourtant offrir équitablement une bonne rémunération à leurs collaborateurs. Il s’agit d’une réelle nécessité à un moment où le marché de l’emploi connaît une grande tension, souligne le responsable. Il indique que dans un tel contexte, la satisfaction du personnel doit absolument être assurée. D’après Arthur Meulman, l’atteinte de cet objectif exige entre autres un salaire convenable. Ainsi, les dirigeants d’entreprise doivent être capables de mener une politique salariale en adéquation avec la situation du marché, soutient-il.

À titre indicatif, le salaire brut minimum au Grand-Duché s’élève à 2 313,37 euros mensuels pour les mains d’œuvre non-qualifiés. Ce montant est basé sur un travail accompli à plein temps, 40 heures hebdomadaires. Pour les professionnels qualifiés et à compter de 18 ans accomplis, la rémunération brute mensuelle grimpe à 2 776,06 euros. S’agissant des employés de 17-18 ans, ils peuvent empocher au moins 1 805,70 euros brut par mois. Ceux ayant entre 15 et 17 ans bénéficient quant à eux d’un salaire plancher de 1 735,04 euros brut. Ces seuils sont appliqués depuis le début avril 2022

Le Covid-19 a amplifié le besoin d’externalisation des processus de recrutement au Canada

L’outsourcing des processus d’embauchage affiche aujourd’hui une popularité en croissance continue, notamment depuis la survenance de la pandémie de Covid-19. Une étude concernant ce sujet a été réalisée par Business Market Insights. Le rapport anticipe ainsi que d’ici 2027, le marché canadien y afférent parviendra à 2 948, 4 millions de dollars. En 2019, le secteur était évalué 336,1 millions de dollars américains seulement.

 

Du fait de la crise sanitaire, le monde de l’emploi a dû basculer vers le télétravail. Grâce à ce contexte, le Canada a connu une hausse des recours à l’impartition des processus de recrutement (RPO). Sur le marché local des solutions y afférentes, les sociétés ont vu leurs dépenses augmenter. Les raisons sont la demande grandissante en salles de visioconférence, l’importance d’inclure les salariés dans l’établissement des objectifs stratégiques…. À ces facteurs s’ajoute la diminution des prix et du temps de déplacement.

Sur ce sujet, Business Market Insights a dévoilé récemment un rapport d’études en juin 2020. Ce document fournit des renseignements intéressants sur le marché du RPO au Canada.

Le marché du RPO dans le pays devrait croître énormément d’ici 2027

Intitulé « Canada Recruitment Process Outsourcing Market », le rapport rapporte concrètement :

● Des profils de société complets des plus grands acteurs du secteur ;

● Une discussion sur les besoins en nouveaux programmes informatiques et produits ainsi que sur la R&D ;

● Une identification des offres promotionnelles ciblées et des nouvelles opportunités d’affaires pour le marché canadien du RPO ;

● Une vue d’ensemble sur ce dernier et sur les technologies qui s’y rapportent ;

● Des observations des tendances du secteur de la sous-traitance des processus de recrutement au Canada.

Sur ce dernier point, les analyses ont été faites avec des statistiques de 2018. Pour les deux années suivantes, des appréciations ont été réalisées. Enfin, des prévisions des TCAC (taux de croissance annuels composés) pour les cinq prochaines années ont été avancées.

Ainsi, Business Market Insights pense que le marché du RPO au Canada s’agrandira avec 31,4 % de TCAC entre 2020-2027. À l’horizon 2027, celui-ci devrait peser 2 948,4 millions de dollars américains, avance-t-on. Ces projections engendreront naturellement des impacts dans le domaine du portage salarial.

Le RPO confère de nombreux avantages aux employeurs

Le rapport aborde les perspectives précises en matière de concurrence. Ceci y compris la part de marché des principales entreprises actives sur l’industrie du RPO à l’échelle du globe. En outre, le document présente aussi une division du marché canadien de la sous-traitance du processus de recrutement :

● Par branche d’activité : télécommunication, gaz de pétrole, assurance, services financiers, banque, Commerce au détail, BTP, etc. ;

● Par type : assistance administrative ou bureautique, mercatique et ventes, personnel technique…

Pour information, les plus importants points positifs de l’outsourcing du processus d’embauchage portent par exemple sur :

● La garantie d’un gain de temps et d’une réduction des coûts ;

● La facilitation de l’étude des outils personnalisés, qui reposent sur un besoin de recrutement particulier, et des demandes.

La réputation grandissante des instruments de RPO résulte essentiellement du besoin croissant des sociétés en outils personnalisables d’enrôlement de talents. Actuellement, les employeurs cherchent, en plus des solutions d’engagement simples, des moyens sur-mesure s’appuyant sur des besoins de recrutement particuliers. Et ce, afin d’apporter les postulants les plus qualifiés.

Le secteur du logement connaît plusieurs améliorations depuis le 1er avril 2022

Dans le domaine du logement, d’importants changements, dont la fin de la trêve hivernale, sont survenus au début avril dernier. Cette date entraîne aussi quelques obligations pour les professionnels immobiliers dans les communes touchées par l’encadrement des loyers. Désormais, ceux-ci doivent afficher les tarifs maximums de frais d’agence dans leur annonce de location.

 

Sur le marché immobilier, de nombreux changements au profit des locataires sont entrés en vigueur le 1er avril dernier. Depuis cette date, le mécanisme d’incitation des propriétaires à louer leur bien s’appelle Loc’Avantages. Jusqu’alors, il a été connu sous le nom de « Louer abordable ». Avec ce dispositif, un propriétaire peut prétendre à une baisse d’impôts s’il donne son logement en location. Et ce à 15-45 % de moins que celui du marché. Sophie Lanson, journaliste de France 3, a détaillé sur le plateau du 19/20 l’objectif de cet avantage fiscal. Ce système permet à des ménages modestes peinant à se loger de profiter des habitations aux loyers peu coûteux, précise-t-elle.

Les locataires sont mieux protégés contre les loyers abusifs

Du côté des professionnels, de nouvelles règles sont à prendre en considération. Depuis début avril 2022, ils sont tenus de communiquer le coût maximum des frais d’agence dans leur annonce. Ceci lorsque le logement qu’ils mettent en location se trouve dans les communes où le plafonnement des loyers s’applique. Parmi celles-ci figurent entre autres Lille, Paris, ou encore Lyon.

Par ailleurs, les professionnels dans ces villes doivent inclure trois renseignements dans leur annonce :

● Le plafond de loyer prévu ;

● Le loyer de base ;

● Le complément toléré.

Cette règle concerne tous les consultants en portage salarial immobilier, indépendants ou aux salariés dans cette filière. Grâce à cette mesure, les locataires peuvent savoir, depuis début avril 2022, si un loyer excessif leur est soumis. Toutefois, l’Union des syndicats de l’immobilier (Unis) précise que cette obligation s’adresse à toutes les annonces. D’après l’organisation, ces dernières doivent s’y conformer, qu’elles soient :

● Directement de particulier à particulier ;

● Passées par un négociateur.

Les expulsions de locataires pour loyers impayés peuvent reprendre

En outre, le 1er avril 2022 marque également l’achèvement de la trêve hivernale. En conséquence, il signe la reprise de plusieurs procédures d’éviction de locataires qui ont été interrompues depuis novembre dernier. Cette année, ce dispositif n’a pas été reconduit, comme c’était le cas en 2021 et 2020 à cause du Covid-19. À rappeler que l’objectif de celui-ci consiste à éviter les mises à la rue durant la saison du froid.

Cependant, cette trêve suspend également le droit des fournisseurs d’énergie de cesser l’approvisionnement des résidences principales pour cause d’impayés. Désormais, ces prestataires pourront donc reprendre les coupures en cas de non-paiement des factures. Toutefois, EDF a promis de ne pas engager d’interruption. À la place, le groupe a seulement décidé un affaiblissement de puissance donnant l’occasion de profiter d’un service minimum :

● Recharge de téléphone ;

● Réfrigérateur ;

● Lumière.

Les concurrents du fournisseur historique d’électricité ne l’ont pas suivi dans cette mesure.

Note d’intention : définition et structure de rédaction

Découvrez comment rédiger une note d’intention et tous nos conseils pour structurer ce document de la meilleure façon.

La note d’intention

Véritable outil commercial, la note d’intention est un document rédigé le plus souvent par un cabinet de conseil ou un consultant freelance, afin de présenter succinctement les étapes de réalisation du projet d’un client.

La note d’intention est un moyen de cerner les besoins du client et d’exposer la façon dont les compétences et le professionnalisme du cabinet ou du consultant sont mis au service du porteur de projet.

De l’analyse du contexte aux enjeux du projet, en passant par les méthodes et les ressources choisies pour le réaliser ; la note d’intention est un support complet.

Ce document permet par ailleurs de poser les bases solides d’une collaboration qui peut parfois s’inscrire dans le temps.

Qu’est-ce que la note d’intention et comment la rédiger ? Explications.

Qu’est-ce qu’une note d’intention ?

Il s’agit d’un document réalisé par un consultant ou un cabinet de conseil à destination d’un prospect porteur d’un projet. La note d’intention peut faire suite à la première rencontre entre le consultant et le prospect afin de mettre sur papier les contours du projet et les objectifs visés par le porteur du projet.

Bien que succinct, ce document doit présenter avec rigueur les idées essentielles du projet et expliciter les étapes pour le mener à son terme. Il vise aussi à répondre aux besoins et aux problématiques ciblées du prospect.

Le contenu d’une note d’intention peut varier selon que le projet porte sur la commercialisation d’un produit ou bien sur la réalisation d’une prestation intellectuelle.

En toute hypothèse, la note de synthèse doit mettre en avant les étapes principales du déroulement du projet et les ressources exploitées pour le mener à son terme.

Quels sont les éléments d’une note d’intention ?

Le contenu d’une note d’intention doit mettre en avant des réponses ciblées à des problématiques précises. Elle nécessite donc un travail préparatoire et une rédaction rigoureuse.

● La présentation de l’environnement du projet

Dans un premier temps, la note d’intention présente le contexte du projet. Cette partie se concentre sur l’état du marché sur lequel l’entreprise cliente se positionne.

Le consultant doit ainsi mettre en avant les atouts et les lacunes du client face à la concurrence. Il réunit ainsi toutes les informations permettant de savoir comment le client peut se démarquer de la concurrence dans le cadre de le projet.

● La présentation du profil du consultant

Dans un second temps, la note d’intention met en avant l’identité du consultant ainsi que la valeur ajoutée de son expertise pour la réalisation du projet. Cette partie développe les moyens que le consultant souhaite mettre en œuvre, grâce à ses compétences, pour réaliser ce projet.

● La présentation des solutions apportées pour réaliser le projet

Il s’agit de la partie centrale de la note d’intention car elle répond aux différentes problématiques soulevées par le projet.

Le consultant met en avant les solutions qu’il souhaite apporter dans le cadre de la réalisation du projet en s’appuyant sur des éléments tangibles tels que des études chiffrées, des statistiques, des articles ou tout autre support informationnel lui permettant de soutenir son plan d’action.

Bien que cette partie soit succincte, elle doit expliciter les risques et les contraintes inhérents au projet afin de donner plus de visibilité au client tout en lui apportant les moyens de faire aboutir son projet.

Comment structurer une note d’intention ?

La présentation et la structure d’une note d’intention sont aussi importantes que les éléments de fond développés.

En effet, une note d’intention de qualité peut être fortement dévalorisée par une mauvaise présentation. Le prospect doit avoir une lecture fluide de la note d’intention ce qui passe aussi par une structure cohérente.

Afin d’emporter l’adhésion du lecteur, la note d’intention doit être : concise, accessible et claire.

Généralement, la note d’intention ne dépasse pas les 10 pages. Au-delà, la note d’intention n’est pas suffisamment synthétique ce qui peut dévaluer le document malgré sa pertinence.

Une note d’intention réussie ne nécessite pas de développements trop détaillés. Au contraire, plus le document sera concis tout en incluant des arguments percutants, plus la démonstration sera convaincante pour le destinataire. Aussi, une note d’intention de 5 pages environ est suffisante pour présenter un projet ; le cahier des charges permettra d’apporter plus de précisions sur les grandes lignes du projet.

De même, pour rendre une note d’intention accessible à son destinataire, le consultant doit être vigilant quant au vocabulaire utilisé. Selon le domaine du projet, le lexique utilisé peut

être particulier ou très technique, il faudra donc adapter le vocabulaire au lecteur visé si ce dernier n’est pas familier avec le domaine du projet. Ce point est fondamental pour permettre au destinataire de la note d’intention de comprendre facilement les orientations proposées pour la réalisation du projet. Lorsque l’utilisation d’un jargon spécifique est incontournable, le rédacteur peut inclure un lexique annexé au document afin de définir les termes les plus techniques.

La personnalisation de la note d’intention est aussi un élément important de sa structure. La note d’intention doit en effet représenter les caractéristiques propres au consultant et refléter sa personnalité et ses valeurs. Elle doit par ailleurs comporter ses coordonnées ainsi que les liens renvoyant à sa présence sur internet et/ou réseaux sociaux.

Enfin, une note d’intention réussie ne doit pas comporter d’erreurs qui décrédibiliseraient le professionnalisme du consultant. Qu’il s’agisse de fautes d’orthographes ou bien d’incohérences dans le déroulement des étapes du projet, le consultant doit rester vigilant lors de la rédaction du document. Il est donc important de relire le document avant de le soumettre au prospect. Une deuxième lecture par des personnes extérieures peut permettre de corriger les erreurs passées inaperçues pour le consultant qui manque parfois de recul après plusieurs heures de rédaction.

Bien que la note d’intention nécessite un investissement de temps important, ce travail préparatoire s’avère souvent payant pour le consultant. En effet, il est une démonstration fiable de la motivation et de l’expertise d’un consultant pour la réalisation d’un projet, ce qui participe grandement à la confiance accordée par le client.

Des pirates informatiques se sont attaqués à Nordex

Le 31 mars dernier, Nordex a dû mettre à l’arrêt les systèmes IT dans plusieurs entités et divers sites. La cause de cette décision est une cyber-intrusion dont il a fait l’objet. D’après le groupe, cet incident a été détecté à une phase précoce. Plus tôt dans l’année, d’autres organismes allemands ont également été ciblés par des piratages informatiques.

 

Le 24 février dernier, Enercon, un constructeur d’éoliennes basé outre-Rhin, a été frappé par une cyberattaque. En apparence, cette offensive de type DoS (déni de service) a été lancée depuis la Russie. À cause de cet incident, le contrôle et la télésurveillance de 5 800 turbines aérogénérateurs de l’entreprise ont été troublés. Ils ont été touchés par une panne de satellite. Pour donner une idée sur l’étendue des dégâts, les composants concernés cumulent une puissance de 11 gigawatts.

Un mois plus tard, un autre poids-lourd allemand de la production d’éoliennes a également subi une cyberattaque. Nordex Group a affirmé qu’à la fin mars 2022, il a connu une cyber-intrusion.

La société a réagi à temps

Dans un communiqué, la société a déclaré que sa sécurité IT a remarqué l’attaque dans une phase précoce ainsi que :

[…] Des mesures d’intervention ont été immédiatement lancées conformément aux protocoles de gestion de crise.

Nordex n’a pas dévoilé l’ampleur précise de cet incident. En revanche, la firme a annoncé que la paralysie de ses infrastructures peut affecter ses salariés et ses clients. Un groupe de réaction aux cyberattaques a été formé dans le but de :

Contenir le problème, empêcher sa propagation et évaluer l’étendue de l’exposition potentielle.

Cette équipe est composée d’experts salariés de la société. Un consultant IT externe collabore également avec l’entreprise. Pour prévention, l’entreprise a éteint les infrastructures informatiques de nombre de ses entités situées sur des sites différents.

Dans ce contexte, les attaques cybernétiques n’épargnent aujourd’hui aucune filière. En janvier 2022, deux filiales du géant pétrolier hambourgeois Marquard & Bahls en ont fait les frais. Les terminaux pétroliers d’Oiltanking ont détecté une attaque informatique au niveau de ses systèmes de ravitaillement en essence. De ce fait, les stations-service Shell en Allemagne ont marché avec un volume restreint.

D’autres cyber-incidents ont été observés dans différents secteurs

Shell avait essayé de réduire les dérèglements en s’orientant vers de nouveaux fournisseurs. Cependant, les problèmes d’approvisionnement se révèlent bien réels.

Selon un porte-parole d’Oiltanking, les systèmes IT de la société ont été victimes de hack le 29 janvier 2022. Dans un communiqué, il indique que l’entreprise a aussitôt adopté des solutions afin d’améliorer la protection de :

● Ses processus ;

● Ses systèmes.

Elle a également ouvert une enquête, a révélé le responsable. Des spécialistes externes et les autorités compétentes les aident afin de régler cet incident, avait-il souligné.

De nombreuses communes de Mecklembourg-Poméranie occidentale ont connu récemment un dysfonctionnement du système dû à des incidents cybernétiques. Par conséquent, le dépôt de plusieurs demandes de passeports, cartes d’identité ou encore de permis de conduire n’a pas été possible.

Snap Inc. intègre NextMind parmi ses filiales

Dominer ses concurrents sur la filière de la réalité augmentée. Tel est l’ambition qu’entretient la société mère de Snapchat. Afin de garantir sa concrétisation, le groupe Snap s’est offert la pépite française NextMind. Cette opération intervient alors que de nombreux leaders technologiques investissent de plus en plus dans le secteur. C’est le cas par exemple d’Apple ou de Meta.

 

Dans le domaine des interfaces entre les machines et le cerveau, Snap Inc. vient d’effectuer une acquisition importante. Le 23 mars dernier, le groupe de Santa Monica a indiqué avoir repris la start-up française NextMind. Pour le moment, les deux enseignes n’ont pas divulgué le montant de cette opération.

Avec ce rachat, la société fondatrice de Snapchat devrait accroître sa notoriété sur le marché de la réalité augmentée (AR). Un secteur auquel l’entreprise accorde une grande importance. D’ailleurs, elle y investit en permanence et continue de supplanter un certain nombre de ses rivaux. Les exemples les plus remarquables portant entre autres sur Apple et Meta.

Le groupe américain entend améliorer ses prochaines lunettes AR

Les 20 collaborateurs de NextMind seront maintenus à leurs fonctions et demeureront dans l’Hexagone. En revanche, ils travailleront désormais pour le Snap Lab, en charge de la conception :

● D’un drone à venir ;

● Des lunettes AR Spectacles, dédiés pour l’instant à un public d’éditeurs et de créateurs de contenus.

Dans la prochaine gamme de ses lunettes AR, Snap Inc. compte d’ailleurs incorporer la technologie d’ordinateur cérébrale de l’entreprise tricolore. Dans le développement de son activité, le groupe pourrait être amené à mener une campagne de recrutement dans le futur. Pour profiter des opportunités qui s’ouvriraient, les experts en IT pourront notamment recourir à un portage salarial informatique.

En 2020, NextMind avait déjà dévoilé un premier dispositif qui permet, grâce à la pensée, de :

● Déverrouiller un iPad ;

● Contrôler son casque de réalité virtuelle ;

● Manipuler son ordinateur.

Le prix de vente du kit complet s’élève à 400 dollars. Toutefois, avec l’assimilation de la pépite parisienne au sein de la firme californienne, le produit cessera d’être développé.

Le rachat s’avère déterminant dans la stratégie de Snap Inc.

La reprise de NextMind s’inscrit dans la démarche de Snap Inc. pour prendre de l’avance sur ses concurrents. Ces derniers continuent de progresser perpétuellement en nombre. En effet, de plus en plus de leaders de la Tech se ruent vers la réalité augmentée.

Par exemple, Apple s’apprête à produire un casque AR d’ici 2023 ou 2024. Avant de devenir Meta, Facebook, lui, s’est lancé dans ce domaine en acquérant CTRL-Labs. Une jeune pousse qui fabrique un brassard analysant l’activité électrique musculaire pour la convertir en signal. Ceci afin de contrôler.

des ordinateurs. Pour optimiser l’interactivité de son métavers, cette technologie pourrait se révéler décisive pour le géant des réseaux sociaux.

Pour sa part, Snap Inc. investit de manière croissante sur l’AR depuis près de deux ans maintenant. Le groupe s’est à ce titre emparé de Compound Photonics, une entreprise spécialisée dans les solutions d’affichage, en janvier 2022. L’année dernière, il a repris la société constructrice de projecteurs lumineux et d’objectifs d’AR. Jusqu’à maintenant, ce rachat, à 500 millions de dollars, représente la plus conséquente opération de la firme.

Le télétravail prend sensiblement de l’ampleur chez les codeurs PHP en France

Pour la filière de la programmation, garantir l’égalité des genres en matière de salaire nécessite encore des efforts. C’est une des conclusions que l’on pourrait tirer d’une étude récente, qui dévoile notamment l’évolution du télétravail dans ce secteur. Celle-ci montre aussi que dans le cadre de leur emploi, les développeurs accordent une grande importance à l’ambiance dans l’entreprise.

La neuvième édition du baromètre des rémunérations du PHP de l’Association Française des Utilisateurs de PHP (AFUP) est sortie. D’après cette étude, le travail à distance s’est largement répandu depuis deux ans en France. Entre 2020-2021, il affiche des proportions très ressemblantes. Actuellement près de 3/4 des programmateurs PHP adhèrent ce mode d’organisation (74 %). Soit une hausse de 56 points comparé à 2019. Pour les employés, la cadence parfaite est évaluée à trois jours de travail à distance hebdomadaire.

Dans son enquête, l’AFUP a aussi interrogé les développeurs PHP sur les caractéristiques primordiaux dans leur travail actuel. Parmi les répondants, seulement 27 % privilégient la branche métier des projets.

Le PHP 8.0 se démocratise chez les développeurs

Quasiment au même niveau que l’ambiance dans la société, trois interrogés sur quatre évoquent l’intérêt technique des missions offertes. Après ces deux aspects se trouve la qualité de vie autour de l’emploi, cité par légèrement plus de 60 % du panel. La rémunération se situe en quatrième position avec plus de la moitié des individus questionnés. Relativement à ce critère, effectuer une simulation portage salarial permettrait aux développeurs PHP de connaître leurs honoraires avec ce dispositif.

Autre enseignement du rapport : la communauté de ces experts demeure continuellement en veille pour mettre à jour leurs compétences. Le tout en s’informant des actualisations du code PHP. L’année dernière, une bonne partie des programmateurs (56,22 %) emploient surtout la version 7.4 de ce langage. Comparativement à 2020, une progression de 11,79 points se dégage. De son côté, la version 8.0 gagne de plus en plus d’envergure. En 2021, 22,62 % des professionnels y recouraient.

L’AFUP révèle aussi que dans l’Hexagone, les conditions salariales des lead développeurs et programmateurs (indépendants non pris en considération) s’améliorent. Pour les codeurs PHP, cette hausse a été notée depuis quelques années.

L’inégalité de rémunération femmes-hommes s’accentue

La rémunération médiane grimpe à 41 000 euros en 2021, contre 39 500 euros l’année précédente. Depuis 2019, estime le baromètre, l’augmentation affiche un taux de 11 %. Pour sa part, le salaire moyen s’engage dans une petite régression, descendant de 45 20 euros à 44 300 euros.

Pour les programmateurs PHP, l’expérience compte beaucoup. À ce titre, les professionnels justifiant de 5 années d’expérience ont vu leur salaire médian croître de 2 500 euros. S’agissant des moins expérimentés, la valorisation s’élève à 1 600 euros. En d’autres termes, le degré d’expérience influe sur la montée du salaire. En moyenne, informe ainsi l’AFUP, la rémunération brute annuelle atteint 50 800 euros pour une expérience supérieure à 10 ans.

À titre de remarque, la différence de rémunération entre les femmes et les hommes s’agrandit dans la filière. Selon le rapport, les codeurs empochent en moyenne annuelle 48 480 euros en 2021. Les développeuses, elles sont payées 8 276 euros de moins. Un écart qui pourrait se révéler problématique à un moment où le secteur cherche à s’ouvrir davantage aux femmes.

Cette étude a été réalisée du 17 septembre au 17 décembre derniers auprès de 774 programmateurs, tous genres confondus. L’échantillon observé ressemble à celui des sondages antérieurs. Il se compose essentiellement de personnes habitant l’Auvergne-Rhône-Alpes et l’Île-de-France (49,8 %) et d’hommes (93,4 %).

L’actualisation périodique chez Pôle Emploi est ouverte

Conformément à la législation en vigueur en France, les chercheurs de travail doivent actualiser mensuellement leur situation chez Pôle Emploi. De cette démarche dépend leur éligibilité aux allocations chômage. Pour le mois prochain, celle-ci peut être exécutée depuis le 28 mars 2022. Trois options sont possibles : par téléphone, depuis l’application mobile ou le site iternet de Pôle Emploi.

Sur la plateforme en ligne de Pôle Emploi, les chômeurs inscrits à l’organisme peuvent désormais mettre à jour leur situation. Ouverte le 28 mars dernier, cette procédure sera fermée le 15 avril 2022. Concernant le paiement des prestations chômage, il démarrera dès début avril 2022 pour les attributaires ayant déjà effectué la démarche.

Cet acte, qui doit être réalisé tous les mois, constitue une des conditions pour obtenir les allocations chômage. En cas d’omission, le titulaire du compte concerné est rayé de la liste des chercheurs de travail. De ce fait, son droit au revenu de remplacement lui est enlevé jusqu’à la régularisation de sa situation.

Les micro-entrepreneurs sont concernés par la formalité

Dans ce contexte, l’on notera que les micro-entrepreneurs peuvent profiter des allocations chômage sous quelques conditions :

● Il compte parmi les demandeurs de travail auprès de Pôle Emploi ;

● Il a déjà exercé une activité professionnelle.

S’il remplit ces deux critères, les prestations chômage lui seront versées. Leur montant sera soumis à un plafond dont le niveau varie d’un bénéficiaire à l’autre. Ces aides seront accordées sous deux formes.

Dans le cadre du dispositif ARCE (Aide à la reprise ou création d’entreprise), Pôle Emploi octroie un capital. Ce dernier, dont le montant équivaut à 45 % des droits restants, peut être utilisé pour le lancement de l’entreprise. L’ARCE est payée en deux tranches :

● La première au moment de l’enregistrement à Pôle Emploi ;

● La seconde 180 jours plus tard.

Pour obtenir les 55 % des droits restants, le micro-entrepreneur doit procéder mensuellement à l’actualisation. Relativement à cette formalité, il est à signaler que les indépendants en portage salarial et chômage y sont aussi assujettis.

Une procédure en plus s’applique aux micro-entrepreneurs

L’actualisation mensuelle s’applique également à un micro-entrepreneur cumulant une activité sous ce statut avec des allocations chômage. Dans ce système, il bénéficie de ses droits déduits des revenus de l’activité professionnelle. Pour indication, les montants doivent observer un seuil maximal fixé au niveau de l’ancienne rémunération de l’attributaire. Durant l’actualisation, il doit renseigner :

● Le volume horaire travaillé ;

● Son chiffre d’affaires (CA) non soustrait des taxes.

Au terme de la démarche, l’intéressé doit préciser qu’il recherche toujours du travail. À titre instructif, une formalité supplémentaire s’impose au micro-entrepreneur pour prétendre aux prestations chômage. Il est tenu de fournir un double de sa déclaration mensuelle de CA à l’Urssaf à son agence Pôle Emploi. La transmission peut s’opérer par le biais d’une photo nette de cette pièce.

Pour accomplir l’actualisation périodique, l’on peut :

● Contacter le 3949 ;

● Passer par l’application mobile Pôle Emploi, qui garantit un envoi facile des documents de preuve ;

● Se rendre sur actualisation.pole-emploi.fr.

Pour parvenir au formulaire d’actualisation sur ce site internet, il faut se connecter sur son espace personnel. Une fois cette étape franchie, il ne reste plus qu’à remplir un formulaire. L’actualisation peut aussi être réalisée directement dans un point relais Pôle Emploi, en utilisant une borne Unidialog. Dans ces centres, des agents pourront produire un accompagnement dans la démarche.

Malt s’approprie la plateforme de consultants freelances Comatch

La société parisienne Malt compte asseoir sa notoriété sur le secteur européen du freelancing. Ambitionnant de se dresser comme la référence sur ce marché, elle s’est ainsi emparée de Comatch. En acquérant cet acteur allemand du conseil indépendant, la société élargit son réseau à l’international. Une expansion qui s’effectue sur le Vieux Continent, mais aussi dans d’autres parties du monde.

Le 28 mars dernier, Malt a déclaré dans un communiqué s’être payé le spécialiste outre-Rhin du consulting freelance Comatch. Le montant du rachat est resté confidentiel. Avec cette opération, la place de marché numérique de consultants indépendants renforce sa présence à travers le monde. En effet, celle-ci lui permet de couvrir 11 régions géographiques. La marketplace dispose désormais d’un point d’ancrage en Suisse, outre-Manche, en Scandinavie… Sans oublier l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Jusqu’à maintenant, elle opérait seulement dans cinq pays : les Pays-Bas, l’Espagne, la Belgique et la France.

Dans un marché européen évalué à 355 milliards d’euros, Malt veut accroître les transactions sur sa plateforme d’ici 2024.

Bâtir la marketplace numéro un sur le Vieux Continent

Durant les deux prochaines années, l’entreprise ambitionne de porter son volume d’affaires à un milliard d’euros. Dans son communiqué, elle annonce que la croissance de cette marketplace consolidée sera appuyée par des recrutements. Dans les mois qui viennent, la société prévoit d’engager 150 nouveaux profils. Son objectif étant de totaliser 600 collaborateurs au 31 décembre 2022. Pour trouver plus facilement les offres d’emploi qui seraient publiées, les travailleurs indépendants peuvent basculer en portage salarial. De cette manière, ils bénéficieront des accompagnements prodigués par l’entreprise spécialisée dans ce service.

Lancé en 2015 par deux ex-employés du cabinet de consulting Mckinsey, Comatch revendique aujourd’hui 15 000 membres sur son site. Son répertoire se compose de consultants appartenant à des filières comme :

● La logistique ;

● La finance ;

● L’industrie automobile ;

● Etc.

Mentionné dans le communiqué de Malt, le DG et co-créateur de la société, Cristoph Hardt a indiqué :

Nous croyons en un avenir où la technologie et le conseil aux entreprises continuent de se rapprocher, c’est pourquoi nous sommes très enthousiastes à l’idée de construire ensemble la première place de marché du freelancing en Europe.

L’entreprise guettait les opportunités de rachat depuis 2021

Pour sa part, la marketplace siégeant à Paris totalise 340 000 inscrits sur sa plateforme de partage de missions. Ces adhérents se composent en grande partie de programmateurs et de spécialistes en

informatiques. Environ 30 000 clients, dont 36 enseignes du CAC 40, achètent l’accès à ce réseau à la société.

En acquérant Comatch, Malt respecte les objectifs qu’elle s’est promis de poursuivre au cours de son dernier tour de table. Organisée en juin 2021, cette campagne de financement lui avait permis de récolter 80 millions d’euros. À la présentation de cette levée de fonds, l’entreprise annonçait déjà traquer des sociétés à reprendre. Ses cibles portant sur les pays où la maturité du marché se révèle le plus élevé. Désormais, elle a touché à son but. Par la même occasion, la plateforme conforte son statut de partenaire privilégié des employeurs en quête de consultants externes.

Commentant cette acquisition, Christoph Hardt, le DG et co-créateur de Comatch, s’enthousiasme que les organismes et sociétés pourront dorénavant trouver sur Malt les meilleurs freelances. Une déclaration qui s’applique à toute catégorie de projet, précise-t-il.

Les salariés bénéficient-t-ils d’un droit au chômage après un CDD ?

Au terme de son CDD, le travailleur peut s’inscrire à Pôle emploi pour faire valoir ses droits au chômage. La rupture anticipée du contrat est aussi éligible à moins qu’elle relève d’une démission. Si la décision fait l’objet d’un accord signé volontairement, l’employé maintient son droit au chômage après un CDD.

 

Le salarié peut prétendre à une allocation chômage après un CDD. Cela se traduit par le versement d’une allocation de retour à l’emploi par le Pôle emploi. Le montant de l’indemnité est calculé en fonction du salaire de référence et de la période de travail. Entre aussi en compte la rémunération perçue durant les 2 dernières années. Pour rappel, l’allocation au chômage est attribuée aux travailleurs privés d’emploi de manière indélibérée. Si le salarié décide de mettre fin à son contrat sans motif légal, il doit obtenir l’accord de son employeur. En effet, l’interruption du CDD à l’amiable est traitée de la même manière qu’une rupture conventionnelle d’un CDI.

Fin du CDD : quels sont mes droits au chômage ?

Au terme d’un CDD, le travailleur bénéficie d’un droit au chômage après un CDD au même titre qu’un salarié en CDI licencié. Cette situation s’apparente à une perte d’emploi involontaire, même si l’employé refuse le renouvellement du CDD. Néanmoins, l’Allocation Retour à l’Emploi (ARE) est attribuée sous réserve de condition :

● Avoir la capacité physique et morale d’exercer une activité professionnelle ;

● Âgé de moins de 53 ans durant 3 dernières années de travail ;

● S’inscrire à Pôle emploi en tant que chercheur d’emploi ;

● Témoigner un temps de travail cumulé, équivalent à 6 mois ou plus ces 2 dernières années ;

● Habiter en France.

En effet, les droits aux allocations ne concernent pas les salariés sous contrat CDD de courte durée et CDD saisonnier. Toutefois, tous les contrats cumulés dans les 24 derniers mois de travail entrent en compte dans le calcul de l’indemnité. Il est donc possible de compléter les 130 jours ou 910 heures requises par d’autres contrats. Par ailleurs, l’allocation au chômage n’est pas accessible aux personnes à l’âge légal de départ à la retraite. Il en est de même pour ceux qui sont éligibles à une retraite à taux plein.

Quels sont les droits en cas de rupture anticipée ?

Dans certaines mesures, la rupture du contrat avant son terme débouche sur une indemnisation par Pôle emploi. Cela concerne uniquement les cas légaux suivants :

● Rupture du contrat par l’employé ayant conclu un contrat CDI ;

● Rupture du contrat dû à une faute grave de l’employé ou de l’employeur ;

● Rupture du contrat d’un commun accord suite à la modification de son contenu ;

● Déclaration d’inaptitude par le médecin du travail ;

● Cas de force majeure imprévisible et incontournable, extérieur à l’entreprise.

En dehors de ces situations, la rupture du CDD est soumise à un versement de dommages et intérêts. Si elle est à l’initiative de l’employeur, le montant correspond au cumul des salaires bruts de l’employé jusqu’à l’échéance du contrat. L’UNEDIC compte cette situation parmi les cas de chômage involontaire.

Par contre, si la décision vient de l’employé, celle-ci n’entre pas dans le cadre de la perte d’emploi involontaire. Au même titre que la démission, il n’ouvre pas droit à l’allocation au chômage. Pour prétendre au versement de l’ARE après la rupture anticipée du CDD, le bénéficiaire doit remplir les prérequis. Les conditions restent les mêmes que celles de la rupture à terme.

Qu’est-ce qu’une rupture amiable pour un contrat en CDD ?

Il s’agit d’une conclusion de contrat avant l’échéance prévue par le contrat initial. Celle-ci est définie par l’article L1243-1 du Code du travail. La rupture à l’amiable d’un CDD n’obéit à aucune formalité précise. Néanmoins, il faut le prouver par un accord écrit et ratifié. Ceci atteste l’assentiment volontaire des deux parties afin de prévenir tout litige. Un simple accord verbal ou l’émission d’un reçu pour solde de tout compte ne peut pas signifier son consentement à l’amiable.

La prise de décision fait l’objet d’un entretien préalable visant à acquiescer la clôture du contrat et les modalités de celui-ci. On parle notamment de la date d’entrée en vigueur de la fin du CDD et l’indemnisation applicable :

● La prime de précarité : il s’agit d’une indemnisation versée par l’entreprise si le salarié se retrouve au chômage après la cessation d’activité ;

● Le congé payé : même après la rupture du CDD, le salarié bénéficie du droit au congé qui sera payé en solde de tout compte.

Ainsi, la rupture de CDD ne peut être définie comme conventionnelle à défaut du consentement de l’une des parties prenantes. Pour être valable, elle doit être consécutive à l’accord commun de l’entreprise et du salarié.

Le travail illégal reste très élevé même si la crise sanitaire l’a freiné

En raison de la crise provoquée par le Covid-19, le phénomène du travail illégal s’est apaisé en France. Cependant, la filière du BTP demeure malgré tout très exposée à ce fléau. Ces informations ont été recueillies dans un rapport récemment dévoilé par un comité interministériel de lutte contre ce phénomène. Un document qui présente des chiffres intéressants sur l’emploi illégal.

 

Le bilan du plan national anti-fraude en matière d’emploi entre 2019-2021 a été publié le 11 mars dernier. D’après ce rapport, les deux dernières années se sont distinguées par un effondrement du nombre de travailleurs détachés. Un phénomène provoqué par la crise sanitaire. Ainsi, le ministère du Travail en a compté 57 900 à l’échelle nationale en 2020. Ce qui traduit un repli d’environ 20 % (-14 700) par rapport à l’année précédente.

Par ailleurs, les chiffres liés au travail détaché n’ont toujours pas retrouvé leur niveau d’avant-Covid-19, montrent les plus récentes données. En détail, moins de 60 000 employés se trouvaient en détachement entre juillet et septembre 2021.

Le BTP dénombre le plus de salariés détachés en France

Le ministère du Travail note que cette valeur représente :

[…] Pratiquement le même niveau qu’observé en 2020.

À l’échelle de toute la France, le recours à l’emploi détaché se révèle presque inexistant. Pour 2019, il est évalué à 0,4 % par la Direction des statistiques (DARES) au département susmentionné. En revanche, une tout autre réalité semble se dessiner :

● D’une région à l’autre ;

● D’une filière à l’autre.

En valeur absolue, le bâtiment et les travaux publics demeurent la branche d’emploi qui recense le plus de salariés détachés. Dans ce domaine, 21 % de ces derniers, parmi lesquels se trouvent des consultant BTP, sont originaires du Portugal.

De manière plus large, le palmarès des États détachant des employés dans l’Hexagone est pratiquement resté le même entre 2020-2021. Tant les entreprises utilisant ce dispositif sont majoritairement installées dans l’Union européenne.

Le Portugal (8 621 salariés) suivi de l’Espagne (8 516) arrivent en tête du classement. Les deux pays affichent chacun une part de 15 %, en augmentation comparativement à 2019. Derrière eux se placent l’Italie et la Pologne, avec respectivement 5 254 et 4 935 employés.

De nouvelles formes d’emploi illégal émergent

Dans le BTP, la crise due au Covid-19 a également entraîné une chute du nombre de salariés détachés. Celui-ci est passé de 23 300, soit 34 % du total en France, en 2018, à :

● 24 923 l’année suivante (34,3 %) ;

● 24 346 en 2020 (42 %).

L’on constate donc une baisse de 2,3 % entre 2019-2020 après une augmentation de 7 % entre 2018 et 2019.

En outre, le même bilan cité plus haut révèle que l’utilisation de faux statuts perdure également. Cette pratique concerne les stagiaires ou les travailleurs indépendants, entre autres. Le ministère du Travail dévoile aussi :

De nouvelles formes de travail illégal sont apparues, notamment avec la numérisation et le développement des plateformes de mise en relation.

Nonobstant, les organes d’inspection ont continué à exercer leur métier. Les contrôleurs du travail ont ainsi mené plus de 120 000 vérifications sur ce fléau. Celles-ci ont été conduites complémentairement à 20 000 inspections effectuées de concert avec les autres organismes anti-fraude. Le ministère du Travail informe que ces opérations ont permis de :

[…] Dresser 8.941 procès-verbaux, 504 fermetures d’établissements et arrêts d’activité.

Et de poursuivre qu’en 2018, plus de 2 milliards d’euros de régularisations de charges sociales ont été signalés.

Le gouvernement veut encourager la coopération entre les grandes entreprises et les start-ups

Pour les pouvoirs publics, la collaboration entre les grands groupes et les jeunes pousses de la Tech semble aujourd’hui indispensable. L’avenir économique de la France en dépend, a même laissé entendre le secrétaire d’État au Numérique. Pour parvenir à ce partenariat, différentes mesures ont ainsi été décidées dans le cadre de la French Tech Corporate Community.

 

Le secrétaire d’État au Numérique a clairement énoncé ses intentions pour un futur économique radieux à la France. D’après lui, l’alliance entre les start-ups et les grandes entreprises technologiques s’avère incontestablement nécessaire pour atteindre cet objectif. De ce fait, c’est le but qui a été donné à la French Tech Corporate Community. La vocation de cette initiative consistant à unir la mission numérique des grands groupes et la French Tech. Une instance déployée par l’Exécutif deux ans plus tôt.

Dans cette optique, un crédit de mise à l’échelle sera instauré. L’idée sera d’offrir une nouvelle alternative aux jeunes pousses dans leur recherche de financement.

Une convention universelle sera proposée aux deux mondes

Concrètement, les start-ups pourront désormais contracter un prêt à la banque au lieu d’organiser une collecte de fonds. Toutefois, l’octroi de cet emprunt sera conditionné par l’approbation d’au moins un grand groupe.

Ce dispositif dégage des ressemblances avec l’initiative de l’Exécutif baptisé French Tech Rise. Un projet ambitionnant d’accélérer le financement des pépites dans les régions en favorisant leur entrée en contact avec des investisseurs.

Autre mesure prévue : un accord universel sera présenté aux grandes entreprises et aux start-ups de la Tech. L’objectif étant de les aider à conclure plus vite des traités commerciaux. Dans ce cadre, les organisateurs de la French Tech Corporate Community fixent un but concret. Ils entendent réduire le délai d’obtention de ces contrats à 30 jours, contre 180 jours jusqu’à présent.

En outre, une plateforme sera prochainement lancée pour que les grands groupes prennent davantage de commandes auprès des start-ups. La banque publique d’investissement Bpifrance s’occupera de ce volet, qui devrait amplifier le développement des deux parties. Ce qui pourrait s’accompagner de recrutements d’employés qu’ils soient en interne, indépendants ou en portage salarial.

La portée de l’innovation dépasse le cadre des start-ups

D’après un média Web, la French Tech Corporate Community rassemble aujourd’hui 90 entreprises. Celles-ci œuvrant dans de nombreux chantiers relatifs :

● Au recours au digital dans le contexte de la transition écologique ;

● À la transformation et au soutien de la formation et des compétences ;

● À la souveraineté des informations à l’échelle de l’Europe.

Le coordinateur de l’initiative, Nicolas Guérin, dont les propos ont été rapportés par Le Figaro, a d’ailleurs souligné que :

L’innovation et la transformation ne concernent pas que les start-ups.

En conséquence, ce projet prévoit des dispositifs concrets afin d’instaurer des partenariats entre les grands groupes et les start-ups.

Aujourd’hui, la France compte déjà plusieurs initiatives entretenant le même objectif. L’on citera notamment l’exemple de Coalition Next. Une structure qui vise à favoriser les coopérations entre les industriels et les jeunes pousses dans l’e-santé. Réunissant des enseignes comme Pfizer, Novartis, etc., celle-ci cherche des solutions novatrices à disposer dans les établissements de ces acteurs.

Les NFT bientôt accessibles sur Instagram

Le projet a été annoncé par le PDG du groupe Meta, Mark Zuckerberg. Il souhaite intégrer les NFT à ses plateformes sociales, à commencer par Instagram. L’entreprise travaille également sur le lancement d’un métavers où ses jetons devraient pouvoir servir. Ce nouveau programme vient se substituer à celui consacré à la cryptomonnaie qui venait d’être abandonné.

Le PDG de Meta avait envisagé de lancer sa propre cryptomonnaie rattachée à son réseau social Facebook. Le projet a finalement été annulé, mais l’entreprise poursuit celui concernant les NFT (non-fungible token). Elle envisage en effet d’ajouter cette technologie sur Instagram, et peut-être même sur Facebook. La création d’un métavers où ces jetons seront disponibles est aussi dans le programme. Il s’agit d’un simple projet pour l’heure et aucune information précise n’a été fournie. Le patron de Facebook parle néanmoins d’un lancement à court terme. Cette nouvelle activité pourrait l’aider à enrichir ses plateformes alors que son idée d’avoir une nouvelle cryptomonnaie n’a pas abouti.

Un nouveau projet à la place de Diem

Le projet baptisé Diem avait pour objectif de créer une cryptomonnaie dédiée au réseau social Facebook. Il a été mis de côté pour des raisons liées à la réglementation. Selon Jack Dorsey, PDG de Bloc et ancien directeur de Twitter, Mark Zuckerberg n’a pas forcément pris la bonne décision. Il aurait tenté de développer un univers propre à Facebook, cherchant en partie à attirer davantage d’utilisateurs. Il aurait pourtant été préférable de recourir à un protocole ouvert. Exploiter une norme comme celle de Bitcoin aurait par ailleurs été plus intéressant que de créer une autre cryptomonnaie.

Meta a officiellement arrêté le projet Diem en février 2022. Les employés qui travaillaient sur le programme se sont cependant réunis pour constituer une nouvelle entreprise. Ils envisagent de lancer une nouvelle blockchain en s’appuyant sur une partie des technologies open source développées pour Diem.

À noter qu’un développeur blockchain ou tout autre spécialiste de l’informatique peut travailler en freelance. Il est dans ce cas possible de s’inscrire en portage salarial afin d’accéder aux mêmes avantages sociaux qu’un salarié. Une simulation portage salarial permet de déterminer le montant des charges et de la rémunération.

Une place de marché destinée aux NFT

L’abandon du projet Diem ne traduit cependant pas la fin des nouveaux projets pour Meta et Mark Zuckerberg. Ce dernier aurait profité de sa présence au festival SXSW pour annoncer l’arrivée des NFT sur Instagram. Il souhaite dans ce cadre donner aux utilisateurs la possibilité d’ajouter ou de créer ces jetons sur sa plateforme. Cette nouvelle fonctionnalité devrait être disponible dans les prochains mois.

Les rumeurs parlent également de la possibilité de disposer d’une place de marché dédiée aux NFT. Meta réfléchit en outre à une synchronisation avec le portefeuille numérique Novi. Un métavers devrait par ailleurs voir le jour. Les utilisateurs devraient être en mesure de convertir les vêtements de leurs personnages en NFT et de s’en servir sur d’autres plateformes.

Les aspects techniques du projet sont en cours d’examen actuellement. S’il se concrétise, les NFT devront aussi être accessibles sur Facebook. Ils sont déjà présents sur Twitter où l’utilisateur peut s’en servir pour sa photo de profil. L’image est facile à reconnaître grâce à un cadre spécial et une

certification qui l’accompagnent. Cette plateforme autorise en outre les dons sous forme de cryptomonnaies.

La première vente aux enchères dédiée aux NFT organisée en France par la Maison Fauve Paris

L’opération concerne des œuvres virtuelles et est autorisée par la loi française. La Maison Fauve Paris serait toutefois la première à la réaliser dans une salle de vente. Plusieurs réalisations ont été mises en évidence comprenant des photos et des vidéos. Certaines proviennent d’artistes célèbres sur le web comme Beeple et se vendent à des dizaines de milliers d’euros.

 

NFT est l’acronyme utilisé pour non-fungible token qui se traduit en français par jeton non fongible. Il permet d’authentifier une œuvre numérique et donne à l’auteur la possibilité de la mettre en vente. Ce jeton peut servir pour différents types de créations à l’instar des photos ou des animations 3D. Avec un NFT, certaines sont proposées à des millions de dollars. La commercialisation se fait généralement en ligne, ce qui a toujours été le cas en France. Un nouveau cadre législatif a toutefois vu le jour et autorise les maisons de ventes à organiser une enchère. La Maison Fauve Paris a été la première à en profiter.

Des œuvres authentifiées mises en vente

Le lancement des NFT ont été une aubaine pour les artistes. Certes, ils ont la possibilité de devenir graphistes et de collaborer avec une entreprise de portage salarial. Ce partenariat permet de bénéficier d’un statut identique à celui d’un salarié tout en restant indépendant. Le montant de la rémunération peut être déterminé en amont en effectuant une simulation portage salarial en ligne.

Les NFT représentent une autre alternative. En effet, ces jetons donnent une valeur à une œuvre virtuelle et rendent possible sa commercialisation. Une opération qui aurait été difficile auparavant alors qu’une composition numérique pouvait être reproduite à l’infini. Avec un jeton non fongible, elle se dote d’une rareté qu’elle n’aurait pas possédée avant.

Concrètement, un NFT est un certificat de propriété qui est rattaché à une blockchain. Ce dernier désigne, pour sa part, un système de stockage de données reposant sur l’utilisation de blocs liés entre eux. Ils ont été conçus pour ne permettre aucune modification.

Les jetons NFT sont attribués à des photos ou des vidéos, des contenus qui circulent via un support numérique. Les enchères organisées par la Maison Fauve Paris le 10 mars 2022 étaient ainsi destinées à ces œuvres d’art numériques.

Des prix allant jusqu’à 260 000 euros

Au total, la maison de vente a mis en avant 47 œuvres virtuelles. L’enchère a été précédée d’un travail de pédagogie qui s’est déroulé sur quelques jours. Pour ce faire, une exposition a eu lieu réunissant les productions disponibles. Elles ont été mises en évidence sur des tablettes et des écrans.

La collection comprenait des photos, des vidéos ainsi que des animations 3D. Les participants ont même pu accéder au travail de l’artiste Beeple, très connu dans le monde du crypto-art. Il a déjà réussi à vendre l’une de ses créations à 69,3 millions de dollars à l’étranger en 2021. La Maison Fauve Paris a toutefois présenté une édition. Elle est obtenue à partir d’une impression réalisée en nombre limité, chacune étant numérotée. La valeur de ces reproductions est estimée entre 22 000 et 28 000 euros.

Le duo italien Hackatao a aussi été représenté à travers ses tableaux numériques. L’une de ses réalisations intitulée « My Personal Monolith » devrait valoir entre 220 000 et 260 000 euros.

Cette enchère est une première dans l’Hexagone après l’adoption de la loi qui l’autorise dans les salles de ventes. Ce nouveau cadre législatif donne ainsi la possibilité de proposer des créations numériques parallèlement aux œuvres physiques.

Le métier de développeur web s’ouvre à ceux qui souhaitent se reconvertir professionnellement

Une étude réalisée par CodinGame en 2021 indique que le métier de développeur est accessible même sans une formation initiale en informatique. Il se prête ainsi à la reconversion et différents programmes sont proposés pour accompagner les professionnels. De plus, l’activité connaît un développement considérable actuellement face à une transformation numérique croissante. Le secteur ferait ainsi partie ceux qui recrutent.

 

Les personnes passionnées par l’informatique et qui souhaitent mener une reconversion peuvent envisager une carrière de développeur web. Il se trouve parmi les métiers qui offrent des opportunités d’emploi à l’heure actuelle. De plus, il est accessible même aux professionnels qui ne disposent pas d’un diplôme de l’enseignement supérieur. Ils ont la possibilité de se former pour améliorer leurs connaissances et leurs compétences.

L’étude de la plateforme CodinGame révèle d’ailleurs que les entreprises s’intéressent à ces profils. Une palette de programmes leur est présentée en France dont certains qui sont disponibles en ligne. De plus, le temps de formation varie selon l’école.

Une rémunération de 42 000 euros par an

Deux témoins qui ont décidé de mener une reconversion professionnelle pour devenir développeur web, ont partagé leurs expériences sur Studyrama. Le premier, 29 ans, exerçait un métier de commercial dans la Capitale. Il décide de suivre une formation sur la profession de développeur au printemps 2019. Pour ce faire, il a choisi l’école The Hacking Project qui promeut la méthode du peer-learning. Elle repose sur un apprentissage avec des pairs qui ne nécessite aucune présence en classe et aucun enseignant. Les apprenants auraient accès à des modules en ligne transmis chaque semaine et qu’ils doivent travailler en groupe.

Au terme de sa formation, l’ancien commercial se lance dans le monde professionnel. Il avoue cependant avoir eu des difficultés à mener à bien un travail en équipe. La faute, selon lui, à des compétences techniques insuffisantes et des lacunes en matière de compréhension. Il décide alors de suivre à nouveau un programme avec la même école en 2020, puis revient sur le marché du travail. Il a commencé comme freelance avant son recrutement par une entreprise parisienne où il obtient le poste d’ingénieur de développement.

L’ancien commercial percevrait jusqu’à 42 000 euros de salaire brut chaque année. Il indique aussi apprécié la liberté qui découle de son nouveau mode de vie. Un avantage auquel il n’aurait pas eu accès avec son ancien métier.

Le deuxième parcours concerne une ancienne du département des ressources humaines qui y a travaillé pendant 20 ans. Mère de deux enfants, elle intègre le secteur de l’informatique en 2020. Elle affirme cependant avoir toujours eu une passion pour ce domaine.

Des programmes de formation accélérée

Pour se familiariser avec le métier de développeur web, la mère de famille a suivi les formations sur Openclassrooms et CodeAcademy. Ces sites proposent des cours en ligne et des programmes qui sont parfois conçus de façon ludique. Elle aurait dans un premier temps maîtrisé les bases en HTML et CSS avant de développer ses compétences en Javascript. Ses premières activités ont consisté à concevoir

des sites web professionnels pour des amis. Elle a aussi enrichi son réseau et a choisi de quitter son poste en 2020 pour travailler en freelance.

Selon l’étude menée par CodinGame en 2021, 35 % des professionnels en développement web indiquent être des autodidactes. Environ 80 % des responsables de ressources humaines recruteraient en outre des travailleurs qui n’ont aucune formation initiale en informatique. 64 % des entreprises ont par ailleurs envisagé d’engager jusqu’à 50 développeurs web en 2021.

Le métier de développeur web est apparu dans les années 2000 et serait promu par le développement du digital. On distingue :

● Le développeur mobile, qui conçoit des solutions pour smartphones et tablettes ;

● Le développeur web, qui prennent en main les maquettes réalisées par le web designer ;

● Le DevOps, qui est un spécialiste de l’administration système ou du Cloud. Il se charge de l’intégration des infrastructures et outils utilisés pour les projets de l’entreprise.

Différents programmes de formation auraient vu le jour ces dernières années pour soutenir les professionnels du secteur. Outre les cours en ligne, ces derniers peuvent s’inscrire dans une école ou opter pour une formation accélérée.

Le groupe sud-africain TFG rachète Tapestry Home Brands pour 152 millions de dollars

Cette acquisition s’inscrit dans une démarche visant à développer le marché du détaillant sud-africain. Elle devrait d’ailleurs accroître sa compétitivité en augmentant sa capacité de production locale. Elle repose sur le rachat des actions de l’entreprise Tapestry Home Brands. L’opération permettrait à TFG de multiplier ses marques et ses usines.

Tapestry Home Brands devrait bientôt être la propriété du groupe sud-africain TFG, connu également sous la marque Foschini Group. Ce dernier prépare en effet son rachat confirmé lors d’un communiqué réalisé lundi 7 mars 2022. Cette acquisition ferait partie de sa stratégie de développement. En effet, elle devrait l’aider à étendre son marché dans le domaine du mobilier et des articles de maison. Avec à l’appui, des usines qui lui donneraient la possibilité de promouvoir la production locale. La démarche présenterait de nombreux avantages dans un contexte encore marqué par la crise sanitaire. Elle devait conférer au groupe un atout indéniable face à ses concurrents.

Des magasins répartis dans trois pays

Tapestry Home Brands est une entreprise spécialisée dans la conception et la fabrication de mobiliers de maison. Une activité qui peut être exercée avec le statut d’indépendant et l’aide d’une société de portage salarial comme CEGELEM.

Tapestry s’occupe aussi de la distribution suivant une démarche omnicanale et un réseau organisé verticalement. Elle est propriétaire des marques Coricraft, Dial-a-bed et Volpes et gère 175 magasins dispersés dans 3 pays. Ils sont présents au Botswana, en Afrique du Sud et à Namibie. La structure vise notamment une clientèle moyenne et supérieure.

Ses actifs nets au 28 février 2022 sont estimés à 115 millions de rands selon les informations transmises par TFG. Le bénéfice avant prélèvement des intérêts, des taxes fiscales, des amortissements et de la dépréciation s’élèverait à 264 millions de rands. Le montant serait de 34 millions de rands après prise en compte des impôts attribuables aux actifs nets.

TFG projette de racheter ses actions à Westbrooke Investments Proprietary Limited. Il s’agit d’une société de capital-investissement dont les fonds sont gérés par Actis. L’entreprise prévoit également d’acquérir les actions appartenant à la direction actuelle et celle qui a précédé. Les échanges devraient s’effectuer avec des liquidités. La valeur de l’opération serait de 2,35 milliards de rands, l’équivalent de 152,78 millions de dollars.

Neuf marques acquises après le rachat

Grâce à ce rachat, TFG serait en mesure de se fournir localement pour les produits qui représentent la base de son marché. Ceci est d’une importance capitale dans un contexte où la chaîne d’approvisionnement est perturbée par la pandémie du Covid-19. Le détaillant limiterait en conséquence sa dépendance aux fournisseurs asiatiques et à l’importation. Il pourrait en même temps maîtriser les coûts face à des frais d’expédition qui augmentent continuellement.

Il s’agit en outre d’une alternative pour optimiser le délai de livraison et améliorer sa compétitivité. Et ce, au niveau local et international. Pour rappel, TFG est spécialisé dans la distribution d’articles ménagers, de vêtements et de bijoux. L’acquisition a pour objectif de consolider sa stratégie de développement vertical.

Le groupe sud-africain se dote de 9 usines en intégration verticale et de 9 marques de consommation à l’issue de l’opération.

Tapestry Home Brands possède des usines de fabrication au Cap, à Johannesburg ainsi qu’à Gqeberha. Globalement, sa production locale lui permettrait d’assurer près de 47 % de ses ventes nettes.

Des démarches simplifiées pour devenir auto entrepreneur en France

Le statut d’auto-entrepreneur offre un avantage grâce à sa simplicité. Cet atout fait qu’il séduit de nombreux Français qui décident de devenir freelances. Pour effectuer leurs premiers pas dans l’entrepreneuriat, ces travailleurs indépendants peuvent s’appuyer sur des plateformes spécialisées. Elles les accompagnent, proposent des formations et des informations utiles au développement de leur structure.

 

Nombreuses sont les raisons qui motivent un professionnel à devenir indépendant. Les avantages obtenus avec un tel statut sont multiples tels que la possibilité de travailler chez soi. Ce qui évite par conséquent les embouteillages et le stress qui en découle.

Pour exercer légalement, un freelance peut créer son entreprise avec le statut d’auto-entrepreneur en France. Cette forme juridique est appréciée pour ses démarches administratives allégées, les risques sont aussi limités. La création de l’entreprise est d’autant plus facile lorsque l’indépendant a recours à une plateforme spécialisée comme Parcours Entrepreneur. Celle-ci le guide lors de la constitution de sa structure et pour sa gestion.

Des plateformes qui accompagnent les professionnels et les étudiants entrepreneurs

Le fonctionnement des plateformes dédiées aux auto-entrepreneurs est quasi identique à celui d’une entreprise de portage salarial. Il consiste en un accompagnement tout au long de la vie de la société. Ce qui permet de gagner du temps étant donné que le travailleur est informé directement des procédures à réaliser. La collaboration augmente également sa chance de réussite grâce aux conseils et formation prodigués.

Parcours Entrepreneur est l’une d’entre elles. Elle accueille les professionnels ainsi que les étudiants qui souhaitent créer leur entreprise. Pour ces derniers, la plateforme facilite l’accès au statut d’entrepreneur tout en préservant les études. Elle leur offre les moyens de saisir les opportunités qui se présentent et qui sont souvent mises de côté. Ce peut être par manque d’information ou par peur d’impacter le parcours universitaire. Or, il est possible d’allier les deux statuts, celui d’étudiant et d’entrepreneur, en maintenant les avantages de chacun.

Un tuteur qui connaît le domaine d’activité de l’étudiant l’accompagne en vue de le promouvoir. Son programme est par ailleurs adapté suivant son emploi du temps. Les acquis de l’expérience peuvent être validés avec le diplôme d’étudiant-entrepreneur (D2E). Pour l’obtenir, il faut demander le Statut national d’étudiant-entrepreneur (SNEE) sur le site Internet du ministère de l’Enseignement Supérieur.

Seuls les diplômés ont l’obligation de s’inscrire à ce dispositif. Il est néanmoins recommandé aux personnes qui ont leurs études en cours d’en faire la demande pour les privilèges acquis.

Une procédure facilitée en ligne

En effet, le SNEE permet d’obtenir des supports d’information et de bénéficier d’un accompagnement pour mener à bien son activité. L’accès au Pôle étudiant pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat (PEPITE) fait partie des droits octroyés.

Il s’agit d’une structure créée par le ministère de l’Enseignement supérieur et développée à l’échelle nationale. Sa mission consiste à soutenir les initiatives lancées par des étudiants entrepreneurs. Elle les met en relation avec des entreprises et des établissements en mesure de les accompagner et de financer leurs projets.

Pour lancer leur activité, les étudiants et les professionnels peuvent initier les démarches via la plateforme Parcours Entrepreneur. Il faut s’inscrire sur le site puis remplir le formulaire de demande en ligne pour obtenir un statut légal. La procédure ne prend que quelques minutes. Il suffit de renseigner ses coordonnées, la nature et la date de lancement de l’activité.

La plateforme prend en charge l’ensemble de la procédure jusqu’à l’obtention du numéro SIRET. Elle peut en outre informer le jeune entrepreneur de tous ses droits, s’il a par exemple accès à l’ACRE (Aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise). Ce dispositif donne droit à une réduction de 50 % des charges fiscales pendant un an. Il arrive cependant que l’administration n’en fasse part qu’après l’immatriculation.

Cette structure dispose d’un mandat officiel octroyé par l’administration française. Elle regroupe plus de 30 000 utilisateurs et propose trois offres d’abonnement. Le contrat est sans engagement avec une possibilité de réaliser un essai gratuit de 7 jours.

Une collaboration possible avec des acteurs du public et du privé

En collaborant avec Parcours Entrepreneur, un auto-entrepreneur peut aussi bénéficier d’outils qu’elle propose gratuitement. Cela inclut un générateur de facture et une application pour calculer ses charges. Il est en effet important de les connaître afin d’évaluer ses frais et déterminer le montant de la rémunération. Un espace de travail est aussi disponible.

Selon le dernier rapport de l’Urssaf, la France compte 3,8 millions de travailleurs indépendants. Plus de 50 % sont des auto-entrepreneurs, et ce statut réunit plus de 80 % des demandes d’inscription reçues. Les mutations qui s’opèrent dans le monde du travail ont donné naissance à de nouvelles formes de métier. Ces changements auraient contribué au développement du freelance dans l’Hexagone. Une progression qui aurait été accélérée par la crise sanitaire. En conséquence, le nombre de travailleurs freelances aurait augmenté de 8 % au cours des deux dernières années.

Ces indépendants ont le choix quant à leur statut, entre :

● La société par actions simplifiée unipersonnelle ;

● La micro-entreprise ;

● L’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée ;

● L’entreprise individuelle.

 

La micro-entreprise resterait à ce jour le statut le plus simple et le moins coûteux pour les freelances. De plus, elle bénéficie du soutien des pouvoirs publics et des acteurs privés.

Une réforme législative profite aux entrepreneurs individuels

Depuis le 15 février 2022, les entrepreneurs individuels bénéficient d’un nouveau statut. Avec ce dernier, ils profitent désormais d’une dissociation entre leur patrimoine professionnel et leurs biens personnels. Ce qui permet d’éviter la saisie de ces derniers par un créancier dans le cadre de leur métier. Par ailleurs, l’allocation travailleur indépendant connaît également un ajustement majeur.

Une loi du 15 février 2022 vient apporter quelques réformes concernant l’allocation travailleur indépendant (ATI). Existant depuis trois ans, cette aide était jusqu’à présent accordée aux entrepreneurs individuels en faillite seulement. Avec la nouvelle législation, cette condition ne sera plus exigée. Aussitôt qu’un entrepreneur interrompra son activité, car cette dernière est non viable économiquement, il pourra prétendre à l’ATI. À titre indicatif, le montant de cette subvention chômage est fixé à 800 euros pendant six mois.

Autre disposition contenue dans cette loi, un nouveau statut dédié aux entrepreneurs individuels est créé. Pour ces derniers, celui-ci préserve leurs avoirs personnels contre les saisies éventuelles des créanciers professionnels.

Un nouveau statut plus protecteur apparaît

Par rapport à cette protection, une solution permet de bénéficier d’un mécanisme équivalent. Celle consistant à se faire accompagner par une société de portage salarial comme CEGELEM. À ce titre, l’on soulignera que la loi autorise le cumul entre entreprise individuelle et portage salarial. Cependant, un tel choix ne doit pas être fait dans un objectif de contournement de la loi.

Contacté par Franceinfo, le vice-président des Notaires conseils d’entreprises (NCE), Jérôme Cesbron, a apporté quelques détails sur ce statut. D’après lui, passer de ce dernier à la société sera plus simple. En effet, la loi simplifie les apports de l’activité. Ainsi, l’on peut désormais réaliser des apports à titre :

● Onéreux : céder son activité à une société de façon extrêmement simplifiée ;

● Gratuit : simplement l’apporter à l’entreprise.

En parallèle, le nouveau statut comporte un risque. Il peut entraîner un rétrécissement de l’accès à l’emprunt bancaire. Pour l’entrepreneur, il est possible de se défaire de la protection du statut pour une dette particulière. De ce fait, il devrait s’en détacher vis-à-vis de la banque lorsqu’un besoin de financement conséquent est nécessaire. Cependant, il pourrait malgré tout se voir accorder le prêt et garderait ladite protection pour chaque autre créancier potentiel.

La loi s’adresse à une population extrêmement vaste

Pour les entrepreneurs, ce régime représente une bonne nouvelle en raison de son caractère automatique. Instauré en 2010, l’EIRL offrait déjà une protection. Toutefois, il requérait une formalité relativement lourde et n’a pas produit la réussite espérée. La bonne nouvelle, explique Jérôme Cesbron, c’est que sans agir, chaque entrepreneur bénéficiera systématiquement de ce statut protecteur.

S’agissant de l’application du statut, il a déjà été entamé. Il existe de nombreux procédés :

● Soit aussitôt qu’un entrepreneur se conduira comme en cette qualité ;

● Soit les entreprises, qui seront fondées par une immatriculation, si nécessaire, 90 jours après la promulgation de la loi. Un acte qui s’est produit le 15 février dernier.

Sur les dettes déjà contractées, la loi est non rétroactive. En revanche, le statut entre instantanément en vigueur pour toutes les nouvelles créances.

Concernant la portée de la nouvelle loi, elle s’étend d’après Jérôme Cesbron à :

[…] Toute personne qui exerce une activité commerciale, artisanale, libérale ou même auto-entrepreneur […]

Il a mentionné l’exemple de l’artisan boucher travaillant en dehors d’une société.

Le Réseau Entreprendre et la French Tech Grand Paris ont établi une collaboration avec Amazon

Les trois entités veulent consolider leur programme d’accompagnement à la digitalisation des entreprises. Un accord prévu à cet effet a alors été signé entre elles. Celui-ci porte sur l’Accélérateur du Numérique, développé par Amazon. Un outil qui propose des formations basées sur douze thématiques aux entrepreneurs. Concrètement, celui-ci sera intégré au Réseau Entreprendre et à la French Tech Grand Paris.

La crise sanitaire a souligné le caractère urgent de la transformation digitale des entreprises, qui se révèle parfois difficile. En 2020, Amazon a ainsi déployé son Accélérateur du Numérique. Un instrument que le Réseau Entreprendre et la French Tech Grand Paris ont choisi d’incorporer aux leurs. Ceci après avoir conclu une coopération avec le géant du commerce en ligne.

L’outil en cause offre des apprentissages aux entrepreneurs. Gratuites, ces formations s’effectuent suivant des modules divers comme la gestion de la logistique ou l’utilisation d’une place de marché. Sans oublier l’élaboration d’une plateforme de commerce électronique, la création d’entreprise ou encore l’agrandissement d’une enseigne sur les réseaux sociaux.

L’Accélérateur du Numérique améliorera le programme Tremplin

Traitant douze thématiques préparées en amont, les apprentissages de l’Accélérateur du Numérique s’adressent aux :

● Artisans ;

● Petites et moyennes entreprises (PME) ;

● Très petites entreprises (TPE).

Selon le directeur de la marketplace d’Amazon, Patrick Labarre, cet instrument a déjà aidé environ 12 000 nouveaux entrepreneurs :

[…] En quête de connaissances et d’apprentissage de concrétiser leurs ambitions digitales.

Parmi ces professionnels, certains pourraient exercer en tant que freelances. À ces travailleurs indépendants, devenir salarié porté permet de profiter d’un certain nombre d’avantages. Dans ce cadre, on les incite notamment à effectuer une simulation portage salarial pour calculer leur rémunération avec ce dispositif.

Les unités de formation que la firme américaine propose appuieront les modules du programme Tremplin de la French Tech. Dans leur cursus, les entrepreneurs peuvent aussi bénéficier d’un accompagnement dispensé par des conseillers. La directrice générale de la communauté des start-ups de l’Île-de-France, Charlotte Jestin, affirme que dans le plan Tremplin :

[…] Certains projets sont encore très en amont de la création d’entreprise. […]

Amazon accompagne les PME françaises dans leur digitalisation

Il s’agit d’une solution pour soutenir les créateurs dans l’édification de leur projet et dans leur accélération, explique-t-elle. La responsable indique qu’en intégrant l’outil d’Amazon, la French Tech Grand Paris renforce :

● Les synergies envisageables entre les PME/TPE assistés par la plateforme et leurs lauréats, chiffrés à plus de 100 ;

● L’outillage de leurs entrepreneurs ;

● Leur communauté de spécialistes.

Le président de Réseau Entreprendre poursuit que l’action d’Amazon répond à celle que son organisme conduit auprès :

● Des développeurs d’entreprises créatrices d’un nombre conséquent d’emplois ;

● Des repreneurs et créateurs d’entreprises.

La firme américaine déploie des projets visant à épauler les PME tricolores dans l’expansion et la transformation numérique de leur activité.

Pour information, Réseau Entreprendre constitue une communauté de dirigeants d’entreprises animés par des méthodes et valeurs communes. Leur implication dans leur territoire contribue à la création d’emplois, mais aussi au développement et à l’apparition d’ETI et PME. Le tout en vue d’un écosystème entrepreneurial robuste et local.

Le statut de freelance attire davantage les professionnels expérimentés en France

Selon une étude récente de Malt, de plus en plus de Français s’intéressent au freelancing. Une forme d’emploi qui se révèle extrêmement populaire dans l’univers de la mode, mais qui touche aussi bien d’autres domaines. C’est notamment le cas du commerce, de l’informatique, etc. Parmi les plus grands arguments présentés par le statut d’indépendant, l’on trouve la flexibilité et l’autonomie.

 

En France, le nombre de professionnels dotés d’une grande expérience séduits par le freelancing s’agrandit. C’est ce qu’a découvert la plateforme de mission spécialisée dans le domaine, Malt, au terme d’une étude. D’après celle-ci, ce phénomène a été remarqué dans le domaine du numérique, entre autres.

Cette hausse a été observée dans les filières du marketing et de la Tech ou du Graphisme et Conception. Pour indication, ce dernier regroupe les métiers de graphiste, UX designer, directeur artistique, etc. Dans ces secteurs, les profils hautement qualifiés affichent en 2021 une croissance de 27 % d’inscriptions sur le site sus-évoqué. Un taux obtenu d’une comparaison avec les données enregistrées en 2020.

Les travailleurs indépendants à Paris s’amoindrissent

Pour les branches d’activité ordinairement plus sédentaires, cette progression apparaît plus significative encore. Pour les gestionnaires de projet, ou les développeurs d’affaires et commerciaux, une augmentation de 63 % a été relevée.

En outre, le nombre de freelances français en général progresse. Cependant, à Paris, ces travailleurs indépendants apparaissaient moins nombreux. En 2021, ils représentaient 5 % contre 47 % l’année précédente. D’après la plateforme auteure de l’étude, cette réduction s’explique par les répercussions des confinements. En effet, ces mesures ont poussé les professionnels à travailler dans des moyennes ou petites villes.

Par ailleurs, la pandémie de Covid-19 a confronté les freelances à plusieurs problèmes financiers. En conséquence, les collectivités régionales et le gouvernement ont élaboré des mécanismes d’appui, dont un fonds de solidarité pour :

· Les professions libérales et indépendantes ;

· Les auto-entrepreneurs ;

· Les petites entreprises.

Une des solutions existantes pour apaiser ces difficultés consiste à recourir au portage salarial. Cette forme d’emploi permet d’obtenir une rémunération nettement plus stable, mais aussi d’une assurance chômage, par exemple.

D’ailleurs, les freelances indiquent que parmi les principales difficultés de ce statut, l’on trouve principalement :

· L’instabilité financière ;

· Le paiement en retard ;

· La négociation avec les clients.

Pour quelles raisons choisit-on le statut d’indépendant ?

Aujourd’hui, les freelances français sont en moyenne âgés de 37 ans. Hebdomadairement, il travaille pendant 37 heures et dédie 27 % de son temps aux fonctions accessoires (réseau, apprentissage…). Concernant les raisons qui les ont incités à opter pour le statut d’indépendant, les professionnels mettent en avant :

· Un choix de carrière (91 % du panel) ;

· La flexibilité offerte par cette voie (83 %) ;

· Un besoin d’autonomie (95 %).

En moyenne, la rémunération journalière des freelances s’élève à :

· 419 euros pour les professions de la communication et du marketing ;

· 410 euros pour celles de la conception et du graphisme ;

· 546 euros pour la technologie et l’information.

De manière globale, les travailleurs indépendants se disent satisfaits de leur choix. En témoigne le fait que sept sur dix d’entre eux désirent garder leur statut à l’avenir. En parallèle, 65 % des professionnels se déclarent confiants dans leur futur. Dans la filière de la Data et de la Tech, cette part s’établit à 82 %.

La France clôture le mois de janvier 2022 avec un taux de chômage en net retrait

Avec l’allègement des restrictions sanitaires et la relance économique, le taux chômage continue son affaiblissement, qui a commencé l’année dernière. Ce phénomène s’avère particulièrement appréciable chez les jeunes, d’après les données de la direction des statistiques du ministère du Travail. Celles-ci détaillent qu’en janvier dernier, la diminution en catégorie A était à 15,4 % par rapport à janvier 2021.

 

Le ministère du Travail a divulgué le 25 février dernier des statistiques concernant l’emploi en France. D’après celles-ci, le mois de janvier 2022 s’est terminé avec un nombre de chômeurs de classe A qui diminue significativement. Durant cette période, celui-ci s’est affaissé à 3,206 millions. Ce qui représente une contraction de 3,1 % (102 000 individus) comparé au mois précédent.

La Direction des statistiques, la Dares, n’a pas interprété ces chiffres établis sur un seul mois. Pour cause, elle préfère les évolutions sur un intervalle de trois mois. À ce sujet, le dernier rapport trimestriel avait été dévoilé fin janvier dernier.

Le plus fort recul depuis une décennie

Ce document avait montré qu’en octobre-décembre 2021, une décrue manifeste de 5,9 % s’est produite comparé à juillet-septembre 2021. Ainsi, les demandeurs d’emploi en catégorie A se sont amoindris de 208 500 personnes, à 3,336 millions. Au 31 décembre 2021, les chômeurs en France ont enregistré leur plus faible nombre depuis la période juillet-septembre 2012.

Dans ce contexte, il est à rappeler que pour les travailleurs indépendants, il est possible de cumuler portage salarial et chômage. Le professionnel dans cette situation peut prétendre à l’allocation de retour à l’emploi. Une aide dont le montant sera calculé sur la base de son salaire journalier de référence.

En janvier 2022, la proportion des sans-emploi inscrits depuis plus d’un an à Pôle Emploi s’élevait à 48,6 %. En prenant en compte l’activité de catégorie C et B, le nombre de demandeurs français d’emploi s’est tassé. D’après la Dares, une réduction de 0,9 % (-50 500), à 5,546 millions se dégage comparativement à décembre 2021. À signaler que Mayotte n’est pas concernée par ces chiffres.

Le gouvernement vise le plein-emploi

Sur un an, le repli est estimé à 15,4 % (583 000 individus en moins) en classe A. Pour les catégories C, B et A, il est évalué à 7,7 % (-461 900). En catégorie A, la régression a été observée dans toutes les régions et semble spécialement accrue chez les jeunes. Pour ce profil, la baisse est estimée à 8,5 %, soit 36 800 personnes de moins. Les catégories C et B s’intensifient respectivement de 0,9 % et 5,1 %.

En novembre 2021, le président de la République a déclaré ambitionner d’atteindre le plein-emploi. En d’autres termes, un taux de chômage qui avoisine les 5 à 6 %. La ministre du Travail, Élisabeth Borne, a réitéré ce but. Elle a déclaré que le contexte actuel permet d’espérer un retour à ce niveau.

Dans ce cadre, le taux de chômage en France tournait en janvier 2022 autour de 7,4 %. Reposant sur les critères définis par le Bureau International du Travail, ce niveau exclut la situation à Mayotte. Élisabeth Borne commente que les mesures adoptées et les réformes engagées durant la crise sanitaire ont produit les résultats escomptés.

Comment le secteur des freelances en France se présente-t-il ?

Un rapport sur les travailleurs indépendants en France vient d’être publié. Il en ressort que dans les métiers de prestations intellectuelles aux sociétés, le freelancing concerne toutes les branches d’activité. Le document indique également que plus d’hommes que de femmes sont pris dans le phénomène. Par ailleurs, ce type de contrat attire tant les jeunes que leurs aînés.

Un site de missions en freelance a réalisé une étude relative au secteur dans l’Hexagone. Basée sur les professions de prestations intellectuelles aux sociétés, celle-ci a été dévoilée le 24 février 2022.

Selon le document qui s’appuie sur les données de l’Insee et de l’Urssaf, le freelancing s’étend à tous les domaines d’activités. À l’opposé des idées répandues, il ne se limite pas qu’aux emplois de la Tech, du marketing et de l’invention. Des consultants indépendants peuvent aujourd’hui tenir n’importe quel poste clé au sein des sociétés. À ce sujet, la première filière de ces professionnels repose sur l’Achat et la Gestion, ainsi que la Finance.

Des seniors sont également actifs sur le marché

Le rapport montre aussi qu’en France, le freelancing touche principalement les hommes. Deux tiers des professionnels concernés par ce phénomène appartiennent à ce genre.

Les freelances sont surqualifiés si l’on se réfère à la moyenne nationale. Dans toutes les professions observées dans l’analyse, près de 73 % des freelances détiennent au moins un diplôme de Bac+5.

Par ailleurs, toutes les générations sont représentées dans le freelancing. Tout comme les jeunes, les cadres de 45 ans s’y intéressent du fait de son caractère plus souple. En moyenne, les freelances sont âgés de 45 ans. Soit 5 ans de plus que l’âge moyen des travailleurs en interne.

Chez les cadres seniors, l’exercice d’une activité en freelance constitue en général un choix de deuxième parcours professionnel. Cette reconversion peut, entre autres, être concrétisée grâce à :

● L’acquisition de fonds et d’expertises suffisants afin de garantir sa réussite ;

● La création d’un réseau professionnel.

Néanmoins, il est également possible de mener cette transition en passant par une entreprise de portage salarial comme CEGELEM. La plateforme propose un accompagnement afin de concilier le statut d’indépendant avec celui de salarié.

Le freelancing est amené à s’amplifier pour les prochaines années

L’étude souligne aussi un point important lié à la crise sanitaire. Selon elle, le freelancing continue de progresser en dépit de la pandémie de SARS-CoV-2. D’ailleurs, le concept séduit un nombre croissant de cadres. Il donne une bonne impression à près de trois quarts de ces derniers (72 %). De surcroît, dans le futur, trois sur dix de ces salariés songent à devenir travailleur indépendant.

Par ailleurs, des activités se trouvent de plus en plus entraînées dans le freelancing. À ce titre, les travailleurs indépendants regroupent 32 % des experts en création digitale, interface utilisateur et communication.

L’enquête révèle également que la France dénombrait en 2019 environ 1 million de consultants ou spécialistes indépendants. Dix ans plus tôt, leur effectif s’établissait seulement à 588 000, c’est-à-dire à 71 % de moins. D’ici la fin de la décennie, celui-ci devrait monter à 1,54 million.

Enfin, le rapport contredit clairement les découvertes de plusieurs études conduites auparavant. Mal informées sur le plan macro-économique, celles-ci ont propagé des idées fausses sur la répartition des freelances. Ceci du point de vue de la région, du sexe, de l’âge et du secteur d’activité.

Le freelancing se développe en Europe

Selon une enquête récente de Malt, un nombre constamment grandissant de travailleurs qualifiés voient dans le freelancing un choix de carrière intéressant. Une considération qui s’explique par plusieurs raisons se rapportant à l’indépendance que cette voie procure. De leur côté, ceux qui s’y trouvent déjà n’envisagent majoritairement pas de transiter vers le salariat.

Une étude sur le freelancing en Europe vient d’être publiée par la plateforme Malt, spécialisée dans le domaine. En globalité, elle apprend que les freelances sont surtout employés par les petites et moyennes entreprises (PME). En France, seulement 14 % des travailleurs indépendants questionnés collaborent régulièrement avec de grandes sociétés. En comparaison, cette proportion affiche 9 points de plus comparé à celle en Espagne. En revanche, elle s’établit à 6 points de moins que celle enregistrée outre-Rhin.

Dans le même temps, les besoins en talents numériques s’intensifient au sein des entreprises. D’après la BBC, le Royaume-Uni s’attend cette année à une catastrophe d’un grand manque d’offres en compétences digitales.

Les profils spécialisés en digital sont de plus en plus recherchés

Dans les sociétés, une course vers les talents numériques expérimentés se produit. Au point qu’au sein des start-ups technologiques, les salaires des experts en digital ont progressé en 2021 de 60 %. En conséquence, les travailleurs indépendants hautement confirmés en UX, SEO, ou en data-driven marketing conjuguent un réel sens des :

● Penchants en termes de technologie ;

● Enjeux d’affaires.

Autre enseignement de l’étude : le freelancing est véritablement devenu un choix de métier. Néanmoins, il traduit aussi une transformation de l’emploi. Cette année, les freelances pensent à continuer à opérer la plupart du temps depuis leur domicile. Cependant, ils affirment également qu’ils travailleront pour une plus longue durée chez leurs clients. De fait, ils s’engagent alors dans l’univers de l’organisation mixte.

Tout passerait pour le mieux si quelques contraintes n’existaient pas. Tous les experts ou consultants autonomes s’accordent pour dire que la négociation avec les clients leur pose certaines difficultés. Cité en première position, ce problème concerne 28 % des Allemands, 29 % des Espagnols, et 24 % des Français. Pour pallier celui-ci, ces professionnels peuvent faire appel à une société de portage salarial pour bénéficier d’un accompagnement.

Le salariat intéresse seulement peu de freelances

La plateforme de freelance a aussi interrogé des affiliés sur les motifs qui les ont incités à choisir cette voie. Les répondants ont notamment évoqué :

● La possibilité d’opter librement pour les missions qu’ils veulent mener ;

● La flexibilité dans le choix de l’endroit où ils travaillent ;

● La souplesse dans l’organisation de leur agenda par eux-mêmes.

Mais surtout, ils sont animés par un besoin d’autonomie. Cette raison concerne :

● 91 % des Allemands ;

● 92 % des Espagnols ;

● 95 % des Français.

En matière d’âge, la moyenne pour les freelances s’élève à 43 ans en Allemagne et 37 ans en France. Relativement à cette donnée, le nombre d’années d’expérience comme travailleurs indépendants s’établit à 1 à 4 ans pour 53 % des Français. Seuls 20 % des professionnels tricolores questionnés disposent de plus de 8 ans d’ancienneté dans ce secteur. Pour comparaison, ce pourcentage se situe à 43 % de l’autre côté du Rhin.

Enfin, la marketplace, Malt, note dans son étude que 68 % des freelances français n’ont aucune intention de devenir salarié. En Allemagne, trois quarts des indépendants partagent la même opinion. Dans les deux pays, seuls 7 % et 3 % des individus interrogés veulent se convertir au salariat.