Devenir graphiste freelance en 5 étapes

Vous vous sentez prêt à quitter votre emploi de salarié pour voler de vos propres ailes ? Vous terminez votre formation de graphiste ou infographiste et vous rêvez de vous installer à votre compte ? Votre projet de devenir graphiste freelance peut se transformer en réalité. Découvrez les 5 étapes à suivre pour sécuriser le lancement de votre activité !

1 – Devenir graphiste en freelance, la partie administrative

Nous ouvrons le sujet avec l’une des étapes les moins réjouissantes de votre nouvelle vie de freelance (sauf si vous aimez faire des papiers, bien-sûr !). En effet, avant même de contacter vos premiers clients, il faut penser à votre statut juridique et s’occuper de l’administratif. Rassurez-vous, dans une logique de micro-entreprise avec régime simplifié, les démarches administratives sont allégées.

Première chose à faire donc, avant de démarrer son activité, choisir son statut : artiste-auteur, libéral, société ou micro-entrepreneur… Ensuite, vous aurez besoin de votre numéro d’immatriculation, votre SIRET, en vous enregistrant auprès du CFE (Centre de Formalités des Entreprises) de votre département. Pour la partie protection sociale des indépendants, vous devrez également vous inscrire auprès de l’URSAFF, de l’AGESSA ou de la Maison Des Artistes (MDA).

Le portage salarial pour vous libérer de l’administratif

Vous n’avez pas envie de gérer vous-même votre comptabilité, vos cotisations ni vos factures ? Choisissez, dans ce cas, le portage salarial. Les sociétés, comme CEGELEM, se chargent pour le compte des travailleurs indépendants de toutes les tâches administratives (cotisations, facturations…). De quoi libérer votre esprit et vous recentrer sur vos projets et la recherche de missions.

2 – Créer sa fiche d’identité, le b.a.-ba du graphiste freelance

Commencez tout d’abord par travailler votre identité, votre marque. Avez-vous envie de vous présenter sous votre propre nom ou bien souhaitez-vous utiliser un nom commercial ? Vous posez ici la première brique de votre stratégie de communication pour démarcher de nouveaux clients. La visibilité sur Internet est indispensable de nos jours. Un client potentiel qui entendra parler de vous aura comme premier réflexe de vous chercher sur le web, de vous « googliser ». Anticipez et créez des comptes sur les réseaux professionnels comme LinkedIn, achetez un nom de domaine et créez votre site web.

Ensuite, communiquez sur votre parcours et vos réalisations. Ici, deux cas de figure. Le premier, vous avez déjà travaillé dans une entreprise en tant que graphiste sur de nombreux projets. Utilisez ces derniers pour alimenter votre portfolio de graphiste. Le second cas, vous démarrez : utilisez alors vos réalisations personnelles ou les projets sur lesquels vous avez travaillé pendant votre formation.

3 – Activer son réseau et devenir graphiste freelance pour de bon !

Les graphistes qui rencontrent le succès sont ceux qui se spécialisent dans un domaine : la mode, la santé, l’alimentaire… Mais au début de votre activité, vous ne pourrez probablement pas vous permettre d’être pointilleux sur le choix de vos clients, cela arrivera dans un second temps, lorsque votre activité sera bien installée. Pour devenir graphiste en freelance, il faut accepter les premières missions qui s’offrent à vous et les réussir à la perfection. Objectif ? Commencer à bâtir un réseau solide. En effet, dans ce milieu, le bouche-à-oreille fonctionne très bien. Un client satisfait vous en ramènera d’autres.

Mais alors, où trouver ces fameux premiers clients pour devenir graphiste freelance pour de bon ? Tout d’abord, utilisez votre réseau personnel. Vos anciens camarades sont peut-être désormais en poste dans des entreprises qui ont besoin de graphistes indépendants. Publiez des articles en rapport avec votre domaine d’activité sur LinkedIn, par exemple, pour gagner en visibilité. Parlez de votre métier autour de vous dès que vous le pouvez, des opportunités business peuvent se créer autour d’un café entre amis, vous serez surpris !

4 – Pensez à vous faire payer !

Cela peut sembler évident mais, vous vous en apercevrez vite, il n’est pas rare de rencontrer des retards de paiement quand on est indépendant. Si vous avez choisi de devenir graphiste freelance à temps plein, les délais de paiement peuvent vite devenir infernaux et gêner votre activité quotidienne. Organisez votre comptabilité, faites des relances, ne laissez pas traîner. Pensez également à séparer vos achats personnels de ceux qui sont liés à votre activité (logiciels, matériel, notes de frais…). Ayez une visibilité totale sur vos dépenses professionnelles et vos charges. Vous devez savoir mesurer le chiffre d’affaires à réaliser pour atteindre l’équilibre et gagner de l’argent. Le portage salarial peut vous y aider en s’occupant de tout grâce au statut de « porté salarié ».

5 – Devenir graphiste freelance, les risques spécifiques au métier

Dernier conseil, pensez à vous protéger en cas de coquille sur l’une de vos réalisations, notamment pour les créations qui seront imprimées sur papier. En cas d’erreur, même si le client a signé un « bon à tirer », il pourrait se retourner contre vous. Prenez une assurance professionnelle spécifique pour vous couvrir en cas d’erreur.

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