L’OMS s’inquiète de la recrudescence des cas de variole du singe dans le monde

Depuis mai dernier, une flambée exceptionnelle des infections au monkeypox s’est produite en dehors des pays d’Afrique occidentale et centrale. Les zones dans lesquels cette zoonose est endémique. Plusieurs Français ont notamment été touchés par cette variole du singe. Face à l’évolution de cette épidémie, la Haute autorité a rendu une nouvelle recommandation sur la vaccination contre la maladie.

Les cas de personnes atteints de la variole du singe (monkeypox) se multiplient à travers le monde. Le 6 juillet 2022, le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a alors réaffirmé sa préoccupation. Il a déclaré qu’il réunira prochainement le Comité d’urgence pour l’aider à évaluer la gravité de la situation. À noter que cette maladie a été observée dans 58 pays. Au 8 juillet 2022, 6 000 cas y ont été dénombrés au total.

En France, plus de 700 cas ont été relevés à la date du 5 juillet 2022. Plus de la moitié d’entre eux (387) ont été diagnostiqués dans la région de l’Île-de-France.

La HAS recommande d’élargir la vaccination en France

La Haute autorité de santé (HAS) a adopté le 8 juillet dernier un avis sur la vaccination contre le monkeypox. Pour l’heure, elle s’abstient de recommander la vaccination préventive des travailleurs dans le domaine de la santé s’occupant des patients. L’organisation estime que le port d’instrument de protection et les mesures d’hygiène usuelles réduisent nettement le risque d’infection. Il nuance toutefois que cette vaccination, qui peut être remboursée par une mutuelle en portage salarial, est envisageable :

Au cas par cas, selon l’exposition, l’existence de facteurs de risque individuels ou à leur demande.

La HAS conseillait jusqu’alors de vacciner les adultes. Sa recommandation valait même à l’égard des professionnels médicaux ayant été en contact à risque avec un patient. Le ministère de la Santé l’a saisie au début juillet dernier pour définir à quelles personnes étendre la vaccination. L’objectif étant d’affaiblir le risque d’infection pour les individus à risque d’exposition au monkeypox.

Elle conseillait alors le 8 juillet 2022 d’étendre cette opération aux groupes les plus exposés à la maladie, principalement :

  • Les travailleurs dans tous types d’établissements de consommation sexuelle ;
  • Les individus se livrant à la prostitution ;
  • Les personnes trans qui comptent plusieurs partenaires sexuels ;
  • Les homosexuels.

La HAS juge bon, d’après un communiqué, d’étendre la vaccination afin d’être capable de l’administrer préventivement aux plus exposés :

Du fait de leurs pratiques sexuelles ou de leur profession.

L’EMA a commencé un examen du vaccin Imvanex

Cette recommandation a été émise alors que la variole du singe se propage et :

  • Le traçage des contacts des malades se révèle compliqué ;
  • L’épidémie progresse rapidement.

L’Exécutif s’apprête à la suivre, a indiqué le DG de la Santé, Jérôme Salomon, durant une conférence de presse. Cependant, il n’est pas encire déterminé quel vaccin sera inoculé.

L’Agence européenne des médicaments (EMA) a déjà lancé l’analyse d’un vaccin contre la variole humaine. Ceci pour élargir son emploi contre le monkeypox. Elle a précisé le 28 juin 2022 avoir débuté une étude des données du vaccin de Bavarian Nordic, Imvanex. Un produit autorisé au sein de l’Union européenne depuis neuf ans contre la variole. Cet examen a été entamé pour inclure l’immunisation des personnes contre le monkeypox.

Le régulateur n’avait pas détaillé la date à laquelle elle pourrait adopter une décision. Il a d’ailleurs souligné attendre toujours une requête d’autorisation officielle de l’entreprise copenhagoise. L’EMA a annoncé le mois dernier que dans l’Union européenne, les stocks d’Imvanex étaient extrêmement restreints. Le vice-président de Bavarian Nordic, Rolf Sass Sørensen, assurait pour sa part :

Avec la demande actuelle, nous pouvons facilement approvisionner le marché mondial. Nous avons quelques millions de doses en vrac, nous pouvons les mettre en flacon.

La société danoise est en mesure de garantir le traitement de l’épidémie actuelle de variole du singe, confiait-il à l’AFP.

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