LIP souhaite favoriser la croissance de sa filiale de portage salarial

Dans la filière du portage salarial, la France abrite aujourd’hui 300 PME actives. Parmi elles, BeBoss, qui est désormais indépendante de LIP. Reprise par le groupe en 2019, elle affiche depuis 2020 une croissance entre 30 et 40 %. Même avec une dynamique déjà extrêmement forte, son marché fait état d’un développement plus faible.

Le portage salarial permet aux travailleurs autonomes de se concentrer sur leur activité en déléguant les tâches administratives. Parmi celles-ci, les déclarations de cotisation, la rémunération, les contrats… En même temps, ce système permet aussi de bénéficier d’avantages sociaux, tels que la pension de retraite. Un expert résume que les freelances définissent un coût pour une prestation quotidienne. De son côté, l’entreprise spécialisée dans ce dispositif convertit leur chiffre d’affaires en rétribution. Le cas échéant, l’avance des montants peut déterminer celui des frais de gestion.

Parmi les acteurs dans ce domaine, BeBoss. Une société qui se déploie en premier lieu en Auvergne-Rhône-Alpes, son quartier général actuel, et en Bretagne.

Le dispositif séduit de plus en plus les PME

C’est dans cette dernière région qu’est née la boîte 17 ans auparavant. Le troisième pôle de croissance de celle-ci se situe à Paris. Dans les prochains mois, l’entreprise de portage salarial entend ouvrir une agence dans la capitale, où CEGELEM est déjà installé. En attendant, ses trois collaborateurs enchaînent les déplacements dans la Ville Lumière. Tant ces salariés portés aiment établir un premier contact réel.

Longtemps adopté par les seules grandes firmes pour leurs éventuels freelances, le portage salarial attire un nombre progressif de PME. D’après l’expert sus-évoqué, le marché de l’emploi est aujourd’hui confronté à une forte pression. Par conséquent, ces entreprises font graduellement appel à ce type d’alternatives pour compenser le manque de compétences. Pour des tâches relatives au consulting, même les organismes étatiques et les collectivités territoriales y recourent.

Les premiers portages salariaux remontent à plus de trente ans. Cependant, le phénomène s’est intensifié depuis cinq ans avec la conclusion d’une convention collective. Une situation similaire s’est également produite depuis le début de la crise sanitaire.

BeBoss abandonne le groupe

Actuellement, la France compte plus de 300 entreprises de portage. Plus de neuf sur dix d’entre elles emploient 250 individus tout au plus. Concernant BeBoss, elle ambitionne d’atteindre les 150 CDI en 2024.

À titre de remarque, cette filiale de LIP évolue bien, avec une croissance estimée à :

· 41 % en 2021 ;

· 30 % deux ans auparavant.

En raison de cette situation, sa société-mère a choisi de l’affranchir de sa tutelle pour qu’elle mène ses activités indépendamment. D’après le directeur Innovation et Marketing du groupe :

C’est un marché porteur, différent du travail temporaire, qui mérite que l’on s’y consacre à fond, avec toute la liberté d’entreprendre.

La nouvelle entreprise recense au moins 100 salariés portés, avec plus de 40 en contrat à durée indéterminée. Outre-Manche, l’on en dénombre 300 000, soit trois fois plus qu’en France. Ce qui, selon le cadre au sein de LIP, laisse entrevoir une marge d’évolution prometteuse. Appuyé par les aspirations à l’indépendance chez les jeunes diplômés dans l’ingénierie et l’informatique, le marché croît considérablement. Aujourd’hui à 1,3 milliard d’euros, il s’étend annuellement de 20 % en moyenne.

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