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La naissance du portage salarial

Apparu en France dans les années 1980, le portage salarial est né à l’initiative d’une association de cadres au chômage qui permettait à ses adhérents d’intervenir ponctuellement dans des entreprises pour des missions de conseil.

L’association passait un contrat avec l’entreprise et rémunérait en salaire le cadre concerné, après lui avoir signé un contrat en contrat à durée déterminée (COD) de la durée de la mission. Confidentiel et marginal, prenant des libertés avec le droit du travail, ce dispositif avait pourtant reçu les encouragements de directions départementales du travail, de l’APEC, de l’ANPE et même des Assédic.

  • Histoire de l’évolution du portage salarial

Depuis les années 90, les associations d’origine se sont transformées en sociétés commerciales et d’autres structures se sont créées sur ce même concept. Peu à peu, elles se sont mises en conformité avec la législation et offrent désormais à leurs portés des contrats de travail conformes à la convention collective et au droit du travail.

La plupart de ces structures sont jeunes. Un tiers d’entre elles a moins de deux ans. Seules les deux plus anciennes, nées en 1986, ont aujourd’hui plus de vingt ans. En 1996 et 1997, des sociétés se sont créées, abordant ce nouveau métier avec un réel savoir-faire et une véritable approche des ressources humaines, cœur de métier du portage salarial.

On est alors passé de l’artisanat a une démarche moins empirique, plus structurée et plus professionnelle.

D’abord implanté en région parisienne, le portage, qui emploie aujourd’hui des dizaines de milliers de consultants, a peu à peu essaimé dans les régions par l’implantation d’antennes et de nouvelles sociétés, visant un développement régional, sont nées ces dernières années.

  • Les réseaux en portage salarial

Des réseaux ont été peu à peu mis en place par des hommes et des femmes confrontés à la difficulté d’être recrutés, souvent des cadres, voyant ainsi l’opportunité de démultiplier leurs contacts, de proposer aux entreprises des services variés et d’organiser ensemble la gestion administrative de leurs missions.

Leur objectif n’est pas de tirer des revenus du portage lui-même mais, comme précédemment, d’en faire un outil de gestion. Initiateurs du réseau, ils en sont également les bénéficiaires et ne cherchent pas à recruter de nouveaux consultants, ceux-ci ne rentrant alors que par cooptation.

  • La vocation commerciale du portage

Elle s’est développée d’elle-même, face au besoin des entreprises en recherche permanente de compétences et à la difficulté des cadres seniors à retrouver du travail après avoir été licenciés. Les initiateurs des sociétés de portage ont compris qu’il y avait la matière à développer un nouveau marché, et le secteur du portage s’est peu à peu adapté à l’offre et à la demande.

Il a créé ses propres régies déontologiques, fixé ses tarifs et s’est structuré en organisations professionnelles. Le portage est alors devenu un produit répondant à de nouveaux besoins socio-économiques.

  • Les légalistes et les militants en portage salarial

En s’installant ainsi dans le paysage économique et social, le portage s’est trouvé rapidement confronté à des problèmes d’ordre juridique face à un droit du travail laissant peu de marge de manœuvre à de nouveaux modèles. Deux tendances se dégagent pourtant parmi les tenants de ce mode d’organisation du travail.

  • Les légalistes

Ils s’efforcent de mettre leurs pratiques en adéquation totale avec le droit du travail tel qu’il existe actuellement. Même s’ils souhaitent quelques assouplissements de la législation, ils ne la remettent pas en cause. S’inspirant du statut des ingénieurs conseil, ils réservent le portage aux activités intellectuelles. Les sociétés qui travaillent dans ce sens se rapprochent des cabinets de conseil qui mettent ponctuellement à la disposition des entreprises des consultants experts spécialisés.

  • Les militants

Pour leur pan, ceux-ci demandent la création d’un statut particulier de « portés » pour les professionnels de tous métiers, y compris les professions artistiques, artisanales et manuelles. Débordant ouvertement d’un cadre légal qui leur apparaît trop étroit, ils refusent de transiger sur les fondamentaux de leur démarche et affirment haut et fort leur conviction : le portage salarial est une nouvelle forme de travail qui doit obtenir une reconnaissance pleine et entière. L’accroissement considérable de personnes choisissant ce statut ne fait que renforcer leur position.

  • Le portage salarial aujourd’hui

Le portage salarial ou le statut de salarié porté attire de plus en plus des personnes souhaitant profiter de la combinaison des avantages de l’indépendance et du salariat. Le portage salarial est reconnu par le gouvernement. Cette nouvelle forme de travail est parfaitement encadrée.

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