Le salaire de base au Royaume-Uni s’écroule

Au Royaume-Uni, le nombre de chômeurs de longue durée a atteint son plus bas niveau en février dernier. Lors du trimestre achevé à la fin de ce mois-là, le taux de chômage, lui, s’est également affaissé. Selon les experts, cette contraction s’explique surtout par le fait que la main-d’œuvre disponible a diminué.

 

Outre-Manche, le salaire de base hors inflation s’effondre aujourd’hui considérablement. Cependant, des bonus conséquents continuent d’apaiser dans certaines filières les répercussions de l’augmentation des prix. C’est ce qu’a révélé Darren Morgan, directeur des statistiques économiques à l’Office britannique des statistiques (ONS) le 12 avril 2022. Date à laquelle cet organisme a publié son rapport mensuel sur le travail.

Au Royaume-Uni, cette hausse s’élève à des niveaux records depuis 1992 pour atteindre 6,2 % au mois février 2022. Toutefois, ce taux est encore bien parti pour poursuivre sa montée. La Banque d’Angleterre estime ainsi qu’il est probable qu’il franchisse les 8 %. Budgétairement, cette situation s’avère extrêmement dure à supporter pour les foyers.

L’inflation garde une courbe ascendante

Depuis la fin de l’été, les tarifs du carburant et de l’énergie ont déjà flambé au Royaume-Uni. En cause, la relance après la crise due au Covid-19. Toutefois, la guerre russo-ukrainienne a en grande partie entraîné un alourdissement de ces prix.

Le directeur économique de la BCC ou Chambre de commerce britannique, Suren Thiru, s’est déjà exprimé à ce sujet. D’après lui, au cas où les rémunérations évoluent, ces dernières sont très en retard par rapport à l’inflation. Du fait de cet écart, il est possible que les revenus réels continuent de chuter, provoquant ainsi le freinage des dépenses des ménages :

[…] Un facteur déterminant de la croissance britannique.

Le responsable pense ainsi que l’État doit consentir davantage d’efforts pour accompagner les salariés, ayant un âge avancé, à :

Se reformer pour les emplois en forte demande.

Pour profiter plus facilement des opportunités existantes, ils peuvent se mettre en portage salarial.

Concernant le taux de chômage outre-Manche, le rapport de l’ONS indique qu’à fin février 2022, il a baissé à 3,8 %. Ce phénomène résulte particulièrement d’une attrition du marché de l’emploi, avec un manque de main-d’œuvre qui demeure intense.

Le taux de chômage s’affaiblit

Un mois plus tôt, le pourcentage d’inactivité dans le pays s’élevait à 0,1 point de plus. Soit au même niveau d’à peine avant la survenance du Covid-19 (3,9 %).

Suren Thiru explique que ce repli découle essentiellement d’un amoindrissement de la main-d’œuvre. Un phénomène qui se traduit par la crise des embauches à laquelle les sociétés sont confrontées. Le directeur économique de la BCC prévient :

De graves pénuries d’employés pourraient persister et plomber l’activité économique.

Ces propos sont appuyés par Darren Morgan, qui a déclaré que davantage de gens quittent le marché du travail. Ce qui a d’ailleurs entraîné le recul du taux de chômage, a sous-entendu le directeur des statistiques économiques à l’ONS. Ces personnes ne sont en effet plus considérées comme chômeurs, car elles ne cherchent pas de travail, a-t-il souligné.

Dans ce cadre, le nombre de chômeurs de longue durée parvient à des performances plus basses, selon l’Office britannique des statistiques. Pour rappel, cette catégorie regroupe les demandeurs d’emploi depuis plus d’un an.

S’agissant du nombre d’individus employés, il s’est presque stabilisé entre décembre et février derniers. En revanche, les opportunités d’embauche demeurent à des records, bien qu’elles progressent moins rapidement.

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