Le Contrat d’engagement jeunes entrera en vigueur sous peu

À compter du 1er mars prochain, la Garantie jeunes laissera officiellement la place au Contrat d’engagement jeunes. Ce dispositif permet aux 16-25 ans écartés de l’univers professionnel de toucher une allocation mensuelle de 500 euros. Toutefois, l’on précisera que la durée permettant d’en profiter est limitée. En outre, la limite d’âge d’éligibilité s’étend jusqu’à 29 ans pour les jeunes handicapés.

 

Le 19 février dernier, le décret sur le Contrat d’engagement jeunes (CEJ) a été publié dans le Journal officiel. Au début mars prochain, il prendra effet. Ceci sauf pour les règles liées à la réévaluation de la subvention payée dans le cadre du CEJ. Le texte a fixé l’entrée en vigueur de ces dispositions au début de l’année prochaine.

Celui-ci énonce également que dans certaines hypothèses, le paiement de l’aide peut être partiellement ou totalement annulé. C’est ainsi le cas quand le jeune ne se présente pas à une action prévue par son CEJ sans raison valable. Pareil lorsqu’il ne peut prouver l’achèvement d’opérations positives déterminées dans ce même contrat.

Un dispositif facilitant l’entrée de milliers de jeunes dans l’emploi

À ce propos, entre octobre et novembre derniers, environ 1,5 million de jeunes de 15-29 ne se trouvaient :

Ni en emploi, ni en études, ni en formation.

En clair, l’Insee estime à 12,2 % le pourcentage d’individus de cette tranche d’âge concernés par cette situation.

Pour indication, le CEJ est proposé aux 16-25 ans n’étant ni en apprentissage, ni en études, ni en emploi. Concernant les personnes en situation de handicap, il est même ouvert aux 16-29 ans (compris). Sous réserve de respect des exigences prévues, ce dispositif leur permet de bénéficier d’un subside de 500 euros par mois. Le tout dans le respect d’un plafond de 18 mois. Son but consiste à accélérer chaque année l’accès de 400 000 jeunes à l’emploi grâce à un accompagnement :

· Appuyé ;

· Sur-mesure.

Dans cet objectif, ces personnes peuvent également envisager de travailler en freelance. Il s’agit d’une solution permettant d’entrer dans le monde professionnel rapidement.

Un remplaçant de la Garantie jeunes

À titre d’information, le Contrat d’engagement jeunes se substitue à la Garantie jeunes. Un dispositif qui vise également à aider les 16-25 ans subissant une forte précarité à accéder à l’apprentissage ou l’emploi. Jusqu’à l’entrée en vigueur du CEJ, celui-ci reste valable.

Pour rappel, il s’adresse aux individus dont les revenus s’établissent à moins de 497,50 euros par mois et qui :

· N’exercent aucune activité professionnelle (hormis pour les handicapés) ;

· Ne suivent aucun apprentissage.

Les ressources prises en considération pour l’évaluation de la limite de revenus portent sur :

· Les bourses d’études ;

· La pension alimentaire ;

· L’indemnisation de l’aidant familial ;

· Les revenus de stages d’apprentissage professionnel ;

· Les allocations chômage ;

· Le RSA (Revenu de solidarité active) ;

· Etc.

Pour profiter de la Garantie jeunes, les jeunes doivent s’orienter vers la mission locale pour l’insertion professionnelle de son domicile. Un référent de l’organisme examinera la situation de chacun, ainsi que ses besoins, projets et requêtes. Ensuite, il dressera un rapport reconnaissant et estimant les compétences du demandeur.

Au plus tard 30 jours après l’analyse, ce dernier pourra conclure un contrat d’engagements. Selon l’évolution ou les évaluations de la situation du signataire, ce document peut faire l’objet d’ajustements.

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