L’affaiblissement de la devise européenne par rapport au dollar se poursuit

L’euro se reflue en permanence face au dollar depuis le début de 2022. En conséquence, l’ouverture des bourses du Vieux Continent était marquée par de nets écroulements au 5 septembre dernier. À cette date, la monnaie européenne était passée à un niveau jamais enregistré depuis vingt ans en décembre 2022. Une conséquence des incertitudes qui pèsent sur l’économie en Europe.

Face au dollar, l’euro se déprécie constamment depuis le début de l’année. Maintenant, elle souffre de la fermeture totale du Nord Stream 1 et de nouvelles augmentations des tarifs du gaz. Sur le marché de cette énergie, la tendance s’est retournée brusquement après que Gazprom a décidé d’interrompre complètement son gazoduc. Le coût de référence du gaz sur le Vieux Continent a connu un alourdissement de 30 %. Le 5 septembre 2022, le prix du mégawattheure s’est envolé à 272 euros à l’ouverture du marché. Il a ainsi récupéré une bonne portion du terrain perdu durant la semaine du 29 août au 4 septembre derniers.

Les cotes sur les places financières européennes se replient

Les analystes de la Deutsche Bank reconnaissent que l’Europe a réalisé un excellent travail durant les deux derniers mois. Elle a en effet réussi à diversifier les importations et à conserver des paliers élevés de stockage de gaz. Si la Russie ne livre plus de gaz, préviennent-ils toutefois :

[…] Il est probable que nous ne pourrons pas passer l’hiver sans restrictions ou rationnements notable.

Les investisseurs ont en outre attendu le 5 septembre dernier le compte-rendu d’une réunion entre :

  • Les treize pays constituant l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole), conduits par l’Arabie Saoudite ;
  • Leurs dix coopérateurs menés par la Russie.

Ils devraient se satisfaire d’un petit accroissement de leurs buts de production. Des spécialistes parlent même d’une baisse visant à appuyer les cours qui se sont effondrés ces dernières semaines.

Les places financières en Europe souffrent aussi de la suspension totale du Nord Stream 1. La Bourse de Berlin chutait le 5 septembre dernier de 2,67 % à l’ouverture. À titre informatif, l’Allemagne représente le pays dont l’économie dépend le plus du gaz venant de la Russie. De leur côté, Paris et Milan dégringolaient de -2,08 % et -2,32 %. Londres, qui se montrait plus résistant, ne régressait que de 0,87 %.

Des informations que les traders indépendants devraient consigner. Pour remarque, ces professionnels peuvent devenir salariés portés pour bénéficier des avantages de ce statut. L’on retiendra notamment la stabilité de la rémunération, par rapport à celle que les freelances gagnent. Pour estimer celle-ci, la réalisation d’une simulation portage salarial est conseillée.

L’euro vaut dorénavant moins de 0,99 dollar

Les résultats susmentionnés sur les bourses européennes s’alignent sur ceux de la semaine du 29 août au 4 septembre derniers. Sur l’ensemble de cette période, Paris avait vu sa cote baissée de 1,70 %.

Parmi les points positifs observés dans ce laps de temps pour les investisseurs, le tarif du gaz avait substantiellement reculé. Sur le TTF des Pays-Bas, le marché de référence, il avait reflué de plus d’un tiers pour tomber à 210 euros/MWh. Le 26 août dernier, il s’était presque établi à 345 euros/MWh. En début d’année, ce prix s’élevait aux environs de 70 euros/MWh.

Au matin du 5 septembre dernier, l’euro valait 0,9884 dollar. Certes, la devise frôle toujours la parité avec la monnaie des États-Unis. Cependant, l’on peut également remarquer qu’elle n’a jamais atteint un niveau aussi bas depuis pratiquement décembre 2002.

Le cours de la devise américaine s’améliore en parallèle continuellement depuis le 26 août 2022. Date à laquelle, Jerome Powell, le patron de la Fed, la banque centrale américaine, a tenu un discours ferme pour contrer l’inflation. La réserve fédérale des États-Unis menant désormais une politique monétaire vigoureuse.

Cette dévaluation de l’euro occasionne de très claires retombées sur le coût des importations dans l’Hexagone. Plusieurs entreprises dépendantes des relations commerciales avec l’extérieur doivent supporter une forte crue de leurs coûts. Elles compensent une partie de ces évolutions sur les tarifs à la consommation.

 

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