La start-up Ledger s’appuie sur différentes stratégies pour assurer sa croissance

Le numéro un français du portefeuille digital Ledger continue de se développer. Il a maintenant pour objectif une capitalisation de 100 milliards d’euros. Pour soutenir son ambition, la société s’installe notamment dans l’univers virtuel métavers. Elle a également basculé du hardware au software. Par ailleurs, l’entreprise a fait des embauches clés chez Apple.

Ledger est aujourd’hui le leader mondial dans la sécurisation des jetons non fongibles (NFT), des cryptomonnaies, ou autres actifs numériques. Près d’un cinquième des devises cryptographiques en circulation dans le monde est aujourd’hui protégé dans ses portefeuilles physiques de cryptomonnaies. Depuis six ans, la start-up a vendu 5 millions d’exemplaires de ces outils s’apparentant à des clés USB. La moitié de ce volume a été réalisé en 2022.

Selon Pascal Gauthier, son patron, la réussite de la jeune pousse ne fait que commencer. Il s’est fixé comme objectif d’en faire la première entreprise du secteur technologique en Europe. Ce CEO ambitionne ainsi de franchir les 100 milliards d’euros de capitalisation.

L’entreprise a engagé quelques anciens cadres d’Apple

Pour assurer son développement, Ledger a effectué des recrutements stratégiques chez Apple. Le responsable de la production et des achats de l’entreprise, Mondher Ben-Hamida, a travaillé un temps chez ce géant américain. Le chef des « produits spéciaux », Cyril Labidi, y est aussi déjà passé. Enfin, Ian Rogers, le directeur des opérations B2C, avait géré le streaming musical au sein de la firme. Ceci avant de se faire embaucher par LVMH en qualité de directeur du numérique.

Ledger mène ses activités dans un secteur évolutif et très compétitif, où ses rivaux se développent rapidement. L’israélien Bridgeblocks, principalement orienté vers les clients institutionnels, a décidé par exemple de sécuriser les clés privées dans un Cloud. Elles y sont divisées en plusieurs fragments. L’expert en cryptomonnaies et en chaîne de blocs au sein de Bpifrance, Ivan de Lastours, commente :

La conservation des actifs numériques est un enjeu énorme. Qui le maîtrisera ? Impossible à dire, mais Ledger est bien positionné.

À titre de remarque, un consultant IT peut chercher des missions auprès de cette start-up française. Pour ce faire, une des solutions qui s’offrent à lui consiste à consulter son site carrière.

La jeune pousse a abandonné le développement hardware

Le champion français s’introduit également dans le métavers pour soutenir l’accroissement de sa marque. Ce terme cache un monde virtuel où sont commercialisés des œuvres digitaux rares ou un volume grandissant de NFT. Ledger y a créé trois mois plus tôt Ledger Market. Il s’agit d’

Le vice-président et le « Monsieur métavers » de la société, Sébastien Badault, informe :

Ce nouvel outil permet à un artiste ou une marque de créer une collection de NFT sécurisée dès l’origine.

La pépite parisienne a aussi délaissé les matériels pour se concentrer sur le software. Elle a lancé en juillet 2021 une nouvelle mouture de son application Ledger Live. Une interface entre un smartphone et le wallet physique. Ce programme, ressemblant à la boutique applicative d’Apple, héberge n’importe quel service désirant s’y connecter. Ainsi, l’on peut s’acquitter de ses impôts, se constituer une épargne, faire des achats, etc., directement par son intermédiaire. Pascal Gauthier explique qu’ils veulent que :

[…] Ledger Live soit le plus connecté possible au monde du Web 3.

Fin 2021, cette plateforme est entrée dans une phase décisive de son développement. Son éditeur s’étant associé au titan des échanges de cryptomonnaies FTX en décembre dernier.

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