La rentabilité des investissements dans les énergies renouvelables reste forte en 2022

Comparativement à 2020, le coût de l’électricité générée par le solaire photovoltaïque a dévissé de 13 % l’année dernière. Celui relatif à l’éolien offshore a connu le même pourcentage de baisse. Celui de l’éolien terrestre a quant à lui chuté de 15 %. Ces réductions surviennent alors que les prix des combustibles fossiles continuent de s’établir à des niveaux élevés.

L’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) a dévoilé son rapport Renewable Power Generation Costs in 2021. Les informations contenues dans celui-ci enseignent que les investissements dans les énergies renouvelables demeurent très rentables jusqu’à présent.

Les données relevées dans les États non membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) appuient cette conclusion. Elles révèlent que 109 GW d’énergies renouvelables additionnels ont été générés l’an passé dans ces pays. Cette puissance supplémentaire abaissera, selon l’IRENA, les coûts de ces sources d’énergie de 5,7 milliards de dollars/an d’ici à 2045-2050. Pour remarque, ces prix s’élèvent déjà endessous de celui de la nouvelle solution à combustible fossile la plus abordable.

La compétitivité des combustibles fossiles se dégradera

La cherté du gaz fossile et du charbon en 2022 et l’année précédente contribuera aussi :

  • À la réduction substantielle de l’attractivité des combustibles fossiles ;
  • Au renforcement de la compétitivité de l’éolien et du solaire.

Les producteurs de gaz fossile en Europe peineront de plus en plus à rentabiliser leur activité. En cause, la montée inédite des prix de ce combustible sur le continent, entre autres. Le risque de dévaluation d’actifs s’accentuera de ce fait.

Les conséquences de cette difficulté croissante pourraient ainsi retomber négativement sur le marché du travail. Parmi les victimes potentielles, l’on citera par exemple les professionnels indépendants affiliés à des entreprise de portage salarial comme CEGELEM.

L’IRENA a comparé les prix à payer en 2022 pour :

  • Le cycle de vie des nouvelles infrastructures éoliennes terrestres et solaires photovoltaïques opérationnelles depuis 2021 ;
  • Le carbone et le combustible pour les centrales à gaz en activité.

L’agence a alors découvert que ces derniers coûteraient jusqu’à 4-6 fois plus cher que les premiers en moyenne. Le Vieux Continent pourrait avoir évité entre janvier-mai derniers d’énormes importations de combustibles fossiles, essentiellement de gaz fossile. Celles-ci ayant été estimées à environ 50 milliards de dollars. Le facteur qui a favorisé cette situation : la production d’énergie éolienne et solaire.

Les énergies renouvelables représentent le futur

Le document de l’IRENA témoigne en parallèle du rôle capital que tiennent les énergies renouvelables à des coûts abordables. Ceci afin de résoudre les problématiques environnementales et énergétiques d’aujourd’hui en accélérant le basculement vers la conformité :

  • Aux objectifs prévus par l’Accord de Paris ;
  • Au plafonnement du réchauffement climatique à 1,5 °C.

L’énergie éolienne ou solaire représente un élément décisif dans les efforts des États pour :

  • Atténuer les dégâts macroéconomiques des combustibles fossiles dans la poursuite de l’objectif « Net zéro » ;
  • Les affaiblir le plus vite possible ;
  • Les faire disparaître graduellement, à terme.

Selon le directeur général de l’IRENA, les énergies renouvelables constituent sûrement à l’heure actuelle la forme d’énergie la plus abordable. La présente année montre très bien dans quelle mesure leur production est devenue viable sur le plan économique, souligne-t-il. Le responsable explique :

« Les énergies renouvelables affranchissent les économies de la volatilité des prix et des importations de combustibles fossiles, réduisent les coûts énergétiques et renforcent la résilience du marché, et ce d’autant plus si la crise énergétique actuelle se poursuit. Si une réponse temporaire à la crise peut s’avérer nécessaire dans la situation actuelle, les excuses pour modérer les objectifs climatiques ne tiendront pas à moyen et long terme. […] »

Le contexte du moment rappelle, d’après lui, brusquement que l’avenir repose sur les économies d’énergie et les énergies renouvelables.

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