La crise sanitaire a augmenté l’envie des Français de changer de métier

C’est une étude réalisée par les plateformes HelloWork et MaFormation qui ont effectué ce constat. La majorité des personnes interrogées indiquent vouloir entamer une reconversion professionnelle, poussées par la crise sanitaire. Les métiers de l’informatique ou des ressources humaines sont plébiscités dans ce cadre. La plupart de ceux qui se sont lancés se sont appuyés sur une formation en rapport avec leur future activité.

Les raisons d’une reconversion professionnelle sont multiples. Certains Français ont changé de métier car ils avaient des difficultés à trouver un poste adapté à leur formation. Pour d’autres, ce choix a été fait parce qu’ils ne s’épanouissaient pas dans leur travail. Cette envie de changer de vie, et notamment de métier, a d’ailleurs été alimenté par la crise sanitaire. La quasi-totalité des personnes interrogées par HelloWork et MaFormation a ainsi fait part de leur souhait de se lancer. Ceci n’est cependant pas nouveau pour certains, sachant qu’une partie des répondants avoue avoir déjà exercé plusieurs métiers. La plupart ont suivi une formation pour pouvoir maîtriser leur nouvelle activité.

Un large choix de programmes de formation

L’artisanat, l’informatique et les ressources humaines sont les trois secteurs qui attirent le plus dans le cadre d’une reconversion. 15 % des personnes souhaitant changer de métier se sont orientés vers l’artisanat. La proportion est identique, à 14 %, pour l’informatique et les ressources humaines. Vient ensuite le métier du commerce, qui séduit 13 % des actifs en reconversion. Puis celui du secrétariat et les métiers de l’administration qui ont attiré 11 % d’entre eux.

L’étude souligne que presque 50 % des professionnels envisageant de se reconvertir connaissent exactement le métier qui les intéresse. 75 % ont suivi une formation. Pour 27 % d’entre eux, elle a été financée avec des moyens personnels. 30 % ont recours au dispositif mis en place par Pôle Emploi, 15 % utilisent leur Compte personnel de formation (CPF). 8 % choisissent l’alternance tandis que 20 % déploient des dispositifs autres que ceux cités.

Le portage salarial représente une autre solution. Il permet en effet de devenir indépendant tout en bénéficiant de couvertures sociales identiques à celles d’un salarié. Il est aussi possible de préserver les allocations chômage parallèlement à un contrat signé en tant que salarié porté.

Les modalités de formations sont nombreuses pour les actifs qui envisagent une reconversion professionnelle. Ils ont le choix entre :

● Une formation continue ;

● Une formation à distance ;

● Une formation en alternance ;

● Une formation sans diplôme.

70 % ont opté pour une formation en présentiel. L’étude dénote également le développement du blended learning. Ce dernier associe formation à distance et en présentiel. 3 personnes sur 10 apprécient cette forme d’apprentissage.

Un projet qu’il faut bien étudier au préalable

Pour 48 % des sondés, la décision a été motivée par une envie de faire de nouvelles expériences. 47 % sont à la recherche d’un métier qui a du sens. 45 % sont en quête d’une activité qui permet de trouver une stabilité entre vie personnelle et professionnelle.

L’absence d’une circonstance d’évolution dans leur profession a été l’élément déclencheur pour 24 % d’entre eux. 19 % souhaitent une meilleure rémunération. Il arrive par ailleurs qu’un individu peine à avoir un travail qui est en adéquation avec sa formation initiale. Il choisit ainsi de s’orienter vers d’autres secteurs. C’est le cas pour 17 % des participants à l’enquête.

Sur l’ensemble des personnes sondées, 61 % ont changé de métier une seule fois. 39 % avouent cependant l’avoir déjà fait à plusieurs reprises. Pour 45 %, il s’agit d’un projet mené sur le court terme. 42 % d’entre elles indiquent que le processus est loin d’être facile. D’ailleurs, pour environ un tiers, la reconversion a pris entre six mois et un an. Cela inclut le temps utilisé pour y réfléchir et se former. Ils sont toutefois satisfaits des décisions prises à 70 %. Dans 32 % des cas, la personne a dû déménager, en dehors de sa région pour 19 % d’entre elles.

Ils sont 96 % à avoir souligné leur envie de changement suite à la crise sanitaire. Le projet n’est pourtant pas sans conséquence et nécessite mûre réflexion. 35 % des répondants soutiennent que leur décision fait suite à une envie qu’ils ressentaient depuis un certain temps

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