Un besoin en main-d’œuvre se fait ressentir dans toute la France

Chaque année, Pôle emploi mène une enquête nationale sur la nécessité de recruter plus de main-d’œuvre. Pour 2022, l’établissement a découvert qu’en région, les intentions de recrutement s’accroissent. En Auvergne-Rhône-Alpes, elles ont par exemple grimpé de 7 points sur un an. En outre, l’étude montre également qu’au niveau national, certains territoires apparaissent plus demandeurs que d’autres.

Pôle emploi a publié son étude annuelle sur le besoin en main-d’œuvre en France. Dans le rapport, on lit que celui-ci concerne tout le territoire national. Toutefois, certaines villes telles qu’Aurillac, Le Puy en Velay, Valence et bien d’autres manquent de dynamisme.

À l’opposé, la demande s’avère remarquablement forte dans les communes limitrophes des grandes agglomérations comme Annecy, Clermont-Ferrand, Grenoble, Saint-Étienne, Lyon… De son côté, le Rhône affiche une belle dynamique en enregistrant 10 % d’intention de recrutement. D’autres secteurs se démarquent, à l’instar des bassins agricoles ou touristiques se caractérisant par une activité principalement de saison. L’enquête mentionne entre autres la Vallée de l’Arve, la Drôme Ardèche, Villefranche, etc.

Les aides-soignants sont toujours en pénurie

Pôle emploi apprend également que la pénurie de main-d’œuvre touche surtout les filières de :

· La restauration et la fourniture de logement ;

· L’action sociale et la santé humaine ;

· Le BTP.

Ces secteurs regroupent 60 % des projets d’embauche. Dans ce contexte, le directeur du restaurant vénissian 3 Brasseurs, Naïm Caulet, déclare avoir changé ses critères de recrutement. Aujourd’hui, confie-t-il, ses conditions portent davantage sur la motivation et le savoir-être qu’auparavant.

Depuis l’apparition du Covid-19, la filière de la restauration est confrontée à une pénurie due à plusieurs reconversions. En dépit d’une hausse des rémunérations, comprise entre 7 et 16 %, ce manque demeure considérable. En parlant de cette revalorisation, on conseille aux indépendants de réaliser une simulation portage salarial. Cette opération leur permettra de voir combien ils gagneraient s’ils optaient pour cette forme d’emploi.

Concernant le Top 3 des professions en pénurie, l’enquête place les aides-soignants en tête de liste, comme les années précédentes. Ce métier comptabilise 8 660 emplois à pourvoir. Soit 180 de plus que chez les aides ménagères et aides à domicile. À la troisième marche du classement se trouve les ATSEM et agents d’entretien avec 8 050 postes libres.

Les projets d’embauche saisonnière s’amoindrissent

Les 25 professions les plus convoitées captent ainsi plus de quatre sur dix des intentions d’embauche (45 %). Pôle emploi indique que durant les dernières années, quelques professions figurent, toujours plus fréquemment, parmi celles en tension. L’exemple des professions de la construction ou des chauffeurs routiers a été évoqué.

D’après l’établissement public, la proportion d’organisation songeant à embaucher en France s’établit à 33 %. Sur le plan régional, la même part a été enregistrée en Auvergne-Rhône-Alpes. Sur ce territoire, ce chiffre s’élevait à 26 % en 2021.

Les intentions d’embauche à destination des travailleurs saisonniers diminuent respectivement à :

· 30 % à l’échelle nationale ;

· 29 % en Auvergne-Rhône-Alpes, où 30 % des projets de recrutements présentent un caractère saisonnier.

À l’inverse, les intentions de recrutement augmentent de 12 % et totalisent en région 362 700 postes potentiellement à pourvoir. Les filières où on constate cette montée des intentions d’embauche portent sur :

· Le BTP (+37 % comparé à 2019) ;

· L’industrie (+34 % par rapport à l’année dernière).

Selon l’étude de Pôle Emploi, 63 % des sociétés basées en Auvergne-Rhône-Alpes questionnées trouvent leur projet d’embauche compliqué. Cette proportion a été obtenue à partir de l’interrogation de 52 000 entreprises au niveau national.

 

 

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