Travailler à son compte : comment choisir un secteur pour réussir

Étudiant, salarié, sans emploi… Il n’y a pas de profil type pour lancer une activité de travailleur indépendant. En revanche, travailler à son compte requiert du temps, de la motivation, de la ténacité et puis… de la réflexion en amont ! En effet, comment faire pour identifier les marchés et métiers porteurs ? Si vous voulez sécuriser le lancement de votre projet, nous vous donnons les clés de la méthodologie à suivre pour avoir du succès.

Travailler à son compte : la première phase d’introspection

Tout d’abord, demandez-vous ce que VOUS aimez. En effet, si vous décidez de travailler à votre compte, autant le faire dans un secteur qui vous plaît. Si vous n’avez pas encore d’idées précises en tête, hormis celle de quitter le salariat classique, prenez le temps de faire un bilan de compétences. C’est l’occasion de croiser les expertises acquises pendant votre parcours professionnel avec vos passions et talents personnels. Idéal pour faire le point avant de travailler à son compte.

Le financement de votre bilan de compétences peut se faire de trois manières possibles :

  • En utilisant votre CPF (Compte Personnel de Formation). Vous pouvez être salarié ou au chômage pour l’utiliser, vous devez simplement avoir acquis les droits suffisants.
  • En demandant l’AIF (Aide Individuelle de Formation) à Pôle emploi si vous êtes chômeur.
  • En le finançant vous-même, un bilan de compétences coûte 2 000 euros en moyenne.

Identifier un statut pour travailler à son compte 

Vous avez fait le point sur vos atouts professionnels et personnels. Vous devez maintenant avoir en tête une piste à explorer pour votre future carrière. C’est le moment de vous pencher sur la forme de travail indépendant qui conviendrait à vos aspirations. Prenons quelques exemples :

  • Si votre avenir se trouve dans le secteur de la restauration, le statut d’autoentrepreneur ne pourra pas vous convenir. Les plafonds de chiffre d’affaires vont vous limiter dans le nombre d’embauches et vos biens personnels seront engagés en cas de déficit. Mieux vaut dans ce cas, choisir l’EIRL.
  • Le besoin d’investissements joue aussi un rôle dans le choix du statut. Un consultant informatique aura besoin de très peu d’investissement comparé à une personne qui souhaite rénover une belle demeure pour en faire un Bed & Breakfast. Le consultant pourra alors choisir sans aucun problème le régime simplifié du micro-entrepreneur (attention toutefois à ne pas dépasser le plafond annuel de 70 000 euros pour les prestations de service).
  • N’oublions pas non plus le statut des professions libérales. Il est à choisir notamment lorsque l’on souhaite travailler à son compte dans les secteurs du médical, paramédical, de l’architecture, du droit, du graphisme ou de l’artistique.
Travailler à son compte, c’est ce que les Français préfèrent !
Un salarié sur trois en France se dit prêt à exercer en tant que travailleur indépendant. Autonomie, revenus non plafonnés, mobilité… Le travail en freelance a beaucoup d’avantages ! Et vous, vous préférez l’entreprenariat ou le travail salarié ?

Identifier les marchés porteurs pour travailler à son compte 

À cette étape, c’est un peu comme retourner sur les bancs de l’école. Replongez le nez dans vos cours de marketing car vous allez devoir réaliser une étude de marché. Objectif ? Vous permettre d’identifier dans quel secteur exercer pour vous lancer rapidement et générer du chiffre d’affaires. Vous devez notamment :

  • Éliminer les secteurs déjà fortement concurrentiels car vous aurez très peu de chances de vous démarquer ou bien pire, vous pourrez souffrir d’une guerre des prix.
  • Identifier les marchés sinistrés pour lesquels une innovation est encore possible. Votre mission est d’aider le secteur à sortir la tête hors de l’eau, mais il faut vraiment avoir LA bonne idée…
  • Trouver un secteur porteur – le cadre idéal – là où l’offre est encore faible alors que la demande est croissante. Pour cela, mettez-vous en veille et étudiez les tendances de consommation.
  • Utiliser une idée qui fonctionne déjà à l’étranger. Vous pouvez aller dénicher des idées de concept sur des sites de financement participatif. Vous devrez ensuite réaliser une étude de marché pour valider si cette idée est réellement transposable en France.
  • Vérifiez également si travailler avec des indépendants fait partie des habitudes des entreprises du secteur que vous avez repéré. Vous augmentez ainsi vos chances de trouver régulièrement des missions et de diversifier votre portefeuille de clients.

Ces suggestions peuvent s’appliquer aussi bien aux activités commerciales qu’à la vente de prestation de service. Elles sont indispensables pour monter un business plan et commencer à travailler à son compte sereinement.

Le statut de salarié porté
Certains domaines d’activité (consulting RH, formation, nouvelles technologies, informatique, métiers du web…) peuvent profiter du statut salarié qu’offre les entreprises de portage comme CEGELEM. Elles permettent de travailler à son compte tout en bénéficiant d’une protection sociale, d’une assurance chômage et d’un service de gestion administrative.

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