Retrouver la motivation grâce au contrat de travail court

Les actifs sont-ils toujours à la recherche d’un contrat en CDI pour se sentir en sécurité, s’offrir de meilleures chances d’évolution professionnelle et rester motivés ? Une récente étude de Qapa, plateforme d’intérim digitale, nous démontre le contraire. Retour sur les aspirations de ces travailleurs qui préfèrent obtenir un contrat de travail court pour se sentir motivés et épanouis professionnellement.

Le contrat de travail court : une solution qui bouscule le marché de l’emploi

De nombreuses études nous ont démontré, et nous démontrent encore parfois, que ce ne sont pas les formes de contrat de travail court qui motivent les actifs en France. En tête des facteurs de motivation au sein de l’entreprise, on retrouve généralement :

  • Le salaire
  • Le contenu du poste
  • L’autonomie
  • Le cadre et l’ambiance au travail
  • Les perspectives d’évolution et de formation

La flexibilité des horaires et le télétravail étant des pratiques récentes, elles n’apparaissent pas encore dans le top des ingrédients phares pour motiver les salariés. Ce point sera sans doute amené à changer dans les années à venir, les jeunes générations ayant une appétence bien marquée pour le home-office et le travail nomade.

L’étude Qapa vient bousculer ces idées qui ne correspondent plus à la réalité du marché et met en avant un réel désir de la part des actifs de se voir embaucher pour des contrats de travail courts. Cette nouvelle posture des Français est totalement à l’opposé du Graal du marché de l’emploi traditionnel, c’est-à-dire trouver un CDI.

 

Quels sont les différents types de contrats de travail court ?

Avant de nous pencher plus en détail sur les nouvelles motivations des actifs, déterminons quelle forme peut revêtir un contrat de travail court. Tout d’abord, il faut exclure de cette catégorie d’emploi les stages, les contrats d’apprentissage et les contrats aidés. Ensuite, pour être qualifié de contrat court, le poste doit être occupé soit pour une durée inférieure à 1 mois selon la DARES ou à 3 mois selon L’INSEE. Ce dernier comptait d’ailleurs environ 1,2 million de contrats temporaires en 2017.

Trois types de contrats de travail courts sont désignés : le CDD (contrat à durée déterminée), l’emploi saisonnier ou bien l’intérim. Trois raisons motivent les entreprises pour recourir aux contrats courts :

  • Remplacer un salarié absent (60%)
  • Faire face à un accroissement temporaire de l’activité (24%)
  • Réaliser une mission temporaire ou saisonnière (10%)

À titre d’information, sachez qu’en France, les CDI (contrat à durée indéterminée) représentent 87% des contrats signés.

 

Le contrat de travail court, un nouveau levier de motivation

L’étude de Qapa, basée sur la consultation de 4,5 millions de participants, met en lumière les bénéfices de l’obtention d’un contrat de travail court sur la motivation des actifs. En effet, 61% d’entre eux voient dans cette forme d’emploi un remède à l’ennui. Changer d’emploi régulièrement est un bon moyen de rester dynamique, de ne pas se reposer sur ses acquis et d’éviter la routine lancinante d’une mission longue qui n’a pas vocation à changer.

Les hommes sont les plus enclins à plébisciter les contrats de travail courts à 71%  contre 52% pour les femmes. Encore plus étonnant, alors que les contrats à durée indéterminés séduisent seulement 6% des sondés, 44% préfèrent les CDD et 41% les contrats d’intérim.

Ces mutations du marché de l’emploi suivent logiquement la tendance croissante du nombre de micro-entrepreneurs et de slasheurs en France. Elle prouve encore une fois que les salariés ont besoin de diversité pour rester motivés.

 

Contrat de travail court : quel statut adopter ?

Lorsque l’on parle de contrat de travail court, on se borne souvent à penser à l’intérim ou aux CDD. D’autres formes d’emploi pourraient éventuellement rentrer dans cette catégorie. Par exemple, le statut de micro-entrepreneur pourrait aussi être qualifié par extension de «mission de travail court ». En effet, l’autoentrepreneur effectue souvent plusieurs projets de courte durée tout au long de l’année. Seul bémol, il n’est pas embauché. Il agit comme prestataire externe et intervient pour achever un projet défini avec son client et dont les conditions tarifaires ont été négociées à l’avance.

À l’inverse, le portage salarial pourrait plus facilement rentrer dans ce cadre du « contrat de travail court » puisque le salarié porté est embauché par l’entreprise de portage. Il peut bien sûr signer un CDI mais il peut aussi choisir d’effectuer un CDD, le temps de remplir une mission bien précise. D’ailleurs, tout comme l’autoentrepreneur, le salarié porté choisit librement ses missions et ses clients.

Cerise sur le gâteau, en devenant salarié de l’entreprise de portage, l’indépendant profitent de tous les avantages des salariés classiques : cotisation pour la retraite, le chômage, couverture sociale, mutuelle, congés… En résumé, le salarié porté sécurise sa situation professionnelle et en plus, il ne subit pas l’ennui et la morosité. Le porté s’organise à sa guise pour diversifier ses missions et rester motivé.

 

 

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