Chômage partiel et déconfinement, quoi de neuf après le 11 mai ?

La crise sanitaire provoquée par le Covid-19 a mis de nombreux salariés à l’arrêt. Début mai, on comptait notamment 12 millions de travailleurs au chômage partiel. Un chiffre qui devrait dégonfler puisque le gouvernement vient de statuer sur les mesures à suivre pour une reprise d’activité progressive.

 

Mais les salariés d’entreprise ou les salariés portés, qui ne peuvent pas encore retourner travailler, vont-ils pouvoir profiter du chômage partiel après le déconfinement ? C’est possible, mais sous certaines conditions.

Chômage partiel et déconfinement, le besoin de reprendre le chemin du travail

Tourisme, commerce de détail (hors alimentaire), culture, spectacle, transport urbain, restauration… Nombreux sont les secteurs qui ont été touchés de plein fouet par la crise. La distanciation sociale, la fermeture des frontières, les règles d’hygiène… Toutes ces mesures utiles à la limitation de la propagation du Covid-19 ont eu pour effet de protéger la santé de la majorité des Français, mais à l’inverse, notre économie en a payé le prix. On comptabilise pas moins de 120 millions d’euros perdus, soit 5 % de notre produit intérieur brut, pendant les 2 mois de confinement. Avec la diminution du nombre de cas de Coronavirus identifiés en France et sous réserve de respecter des mesures strictes de protection, une reprise de l’activité semble possible. Le gouvernement a donc arrêté la date du 11 mai 2020 pour procéder au déconfinement.

Important : le gouvernement met à disposition un guide détaillé des mesures d’hygiène et de sécurité à suivre par branche d’activité.
poffggd,,,,

Chômage partiel et déconfinement, l’allocation se poursuit après le 11 mai

Dès le début de la crise sanitaire du Covid-19, des aides financières ont été créées pour soutenir les indépendants en difficulté. Subvention de 1 500 €, report du paiement des cotisations URSSAF, aide exceptionnelle CPSTI RCI COVID-19… Ces actions en faveur des indépendants et microentreprises ont permis aux plus fragiles d’envisager plus sereinement la baisse inattendue de leurs chiffres d’affaires. Pour les salariés portés, comme pour les salariés classiques d’entreprise, la possibilité de recourir au chômage partiel a été également instaurée. Bonne nouvelle pour ceux qui ne peuvent pas reprendre leur activité après le déconfinement, l’accès au chômage partiel après le 11 mai continue !

Comment bénéficier du chômage partiel après le déconfinement ?

Le Premier ministre Édouard Philipe l’a annoncé, le recours au chômage partiel reste possible jusqu’à la fin du mois de mai sans modification, le temps de permettre aux entreprises de s’organiser pour rouvrir leurs portes dans les meilleures conditions. En revanche, à partir du 1er juin, le dispositif d’aide de chômage partiel après le déconfinement évolue :

L’individualisation du chômage partiel 

Le chômage partiel se décide normalement de manière collective, ce qui signifie que tous les salariés d’un service doivent être mis au chômage technique en même temps. L’individualisation va permettre de gérer cette décision au cas par cas afin d’assurer une reprise d’activité progressive. En effet, après 2 mois d’arrêt, difficile d’imaginer une entreprise ou une usine tournant au maximum de ses capacités dès le lendemain du déconfinement. Les conditions de chômage partiel s’assouplissent donc pour permettre aux entreprises de gagner en flexibilité. Pour accéder à l’individualisation du chômage partiel après le déconfinement, il faut :

  • Obtenir un accord d’entreprise, une convention de branche ou l’avis positif du CSE (comité social et économique) ou du conseil d’entreprise
  • Justifier du caractère impératif de l’individualisation pour reprendre l’activité

 

Qui peut continuer à bénéficier du chômage partiel après le 1er juin ?

Les parents qui profitent du chômage partiel pour garde d’enfants ou les travailleurs qui vivent avec des personnes vulnérables devront justifier de leur impossibilité de reprendre normalement le travail avec :

  • Une attestation de fermeture de l’établissement scolaire
  • Un certificat d’isolement produit par un médecin généraliste ou la médecine du travail

Grâce à ces documents, le maintien de leur allocation d’activité partielle sera garanti même après le déconfinement.

Évolution vers une baisse de l’indemnisation chômage partiel après le déconfinement ?

C’est ce que laisse entendre la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Mais cette baisse ne concerne que la partie financée par l’État. En effet, un salarié au chômage partiel touche aujourd’hui 70% de son salaire brut (ou 100% s’il est au SMIC). L’Etat et L’Unedic qui, jusqu’à fin mai, finance intégralement les allocations chômage partiel, va diminuer progressivement sa participation. Pour le moment, les discussions sont toujours en cours, mais une baisse de 10 points est à envisager dans un premier temps.

Pour le salarié, aucun changement, son entreprise comblera cette différence afin de lui garantir, même après le 1er juin, 70% de son salaire brut habituel (soit environ 84% du salaire net). Toutefois, ces nouvelles mesures ne s’appliqueront pas à tous les secteurs d’activité, elles seront personnalisées. Par exemple, le chômage partiel pour les salariés d’une entreprise qui n’a pas encore reçu l’autorisation de relancer son activité, sera toujours financé à 100% par l’État.

Indépendants, comment préparer le déconfinement ?

À l’image de la carte de France tricolore présentant les possibilités de circulation par département, les indépendants ne seront pas tous logés à la même enseigne en matière de déconfinement. Chaque activité entrepreneuriale ayant ses propres spécificités, il va falloir se montrer flexible et s’adapter. Nous dressons ici la liste des idées pratiques pour aider les indépendants à se préparer au déconfinement.

Indépendant et déconfinement : comment bien reprendre le travail ?

Commencez par faire le point sur votre comptabilité afin de vérifier le manque à gagner que vous allez devoir rattraper sur les prochains mois. Il faudra peut-être mettre les bouchées doubles pour vous remettre à flot. Pour y parvenir, repassez en mode « commercial » :

  • Remettez à jour votre site internet, votre profil LinkedIn et vos présentations commerciales
  • Affirmer votre présence sur les réseaux sociaux en postant des actualités liées à votre branche
  • Reprenez contact avec vos clients, même les anciens, afin de leur rappeler votre présence et votre disponibilité. Le sujet déconfinement peut être une entrée en matière toute simple pour réactiver d’anciennes relations commerciales
  • Partez à la recherche de nouveaux prospects. Certaines entreprises vont mettre du temps à se relancer, profitez de cette période plus calme pour leur présenter vos prestations.
Tourisme, voyage, loisirs, culture, art et spectacle, commerces de détail hors alimentaire… Nombreuses sont les activités qui ont été durement touchées par le Covid-19.
Vous devez démarcher ces secteurs ? Faites-le avec précaution. Si ces activités ne sont pas fondamentales, visez d’autres prospects afin de ne pas gaspiller d’énergie sur des activités sinistrées.

Où aller travailler après le déconfinement ?

Tout dépend du métier que vous exercez en tant qu’indépendant. Si vous avez la possibilité de continuer votre activité en télétravail, c’est la solution à privilégier et ce, pour 3 raisons principales :

  • Faire attention à votre santé et vous protéger du risque de contamination dans des espaces fréquentés par plusieurs personnes en même temps
  • Eviter de surcharger les locaux des entreprises en cédant votre place aux salariés qui ne peuvent pas exercer leurs métiers en dehors des bureaux
  • Décharger les transports en commun qui seront sans doute bondés après le déconfinement et où le risque de voir le virus se propager d’un usager à l’autre est plus important

Déconfinement, retourner dans les locaux d’une entreprise ?

Après avoir connu pendant des semaines l’anxiété de se faire contaminer, même déconfiné, il ne faut pas se sentir pour autant libéré et baisser sa garde, continuez d’appliquer les gestes barrières :

  • Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou une solution hydroalcoolique‎
  • Respecter la distanciation sociale d’un mètre ou deux ‎
  • Tousser dans son coude et utiliser des mouchoirs à usage unique que l’on jette immédiatement après utilisation
  • Rester chez vous si vous ressentez les premiers symptômes du coronavirus et contacter un médecin

Quelles règles d’hygiène suivre en entreprise après le déconfinement ?

Vous êtes un indépendant en portage salarial et vous retournez travailler dans les locaux de votre entreprise cliente ? Ou bien, vous êtes chef d’entreprise et vous employez des salariés ? Quelle que soit votre situation, vous devez connaître les nouvelles règles d’hygiène établies par le gouvernement. Elles existent pour vous permettre une reprise du travail en toute sécurité. Voici quelques exemples :

  • Maintenir un espace de 4m2 entre chaque salarié. Si ce n’est pas possible, le masque est obligatoire
  • Aérer les locaux 3 fois par jour
  • Désinfecter régulièrement les toilettes, les poignées de portes ou toute surface régulièrement touchée par les salariés
  • Condamner les portillons de sécurité ou disposer du gel hydroalcoolique à côté
Important : le Ministère du Travail vient de publier un guide métier par métier qui liste les mesures préventives à appliquer dans le cadre de la pandémie de coronavirus. Il est bien-sûr indispensable de partager toutes ces règles avec les salariés, internes ou intervenants externes, voire de les former.

Déconfinement : comment continuer le télétravail ?

Même avec la mise en pratique de ces règles d’hygiène en entreprise, le télétravail est toujours à privilégier. Si vous êtes indépendant, faites preuve de flexibilité et digitalisez au maximum vos prestations. Par exemple, si vous dispensez des formations en présentiel, passez au format numérique et créez des vidéos en ligne. Si vous devez animer des réunions en tant que coach, utilisez les outils de visioconférence. Cette pandémie arrive avec son lot de contraintes pour les autoentrepreneurs. Mais elle peut devenir une opportunité à saisir pour passer à la vitesse supérieure et pérenniser votre activité même dans un contexte de pandémie.

Choisir le portage salarial après le déconfinement, pourquoi ?

Pour aider les indépendants à faire face à la crise, plusieurs aides gouvernementales ont été mises en place. Cependant, même avec ces subventions exceptionnelles, le Covid-19 a fragilisé profondément de nombreux indépendants. Pensez à la solution du portage salarial qui permet aux micro-entrepreneurs de conserver leur liberté dans le choix de mission tout en profitant des avantages du salariat comme le chômage partiel.

COVID-19 : l’impact de la pandémie sur le portage salarial

Confinement, entreprises et commerces paralysés, économie à l’arrêt… La pandémie de Covid-19 touche de plein fouet la France. L’impact du confinement est estimé à 120 milliards d’euros soit 5% de notre PIB. Une récession économique d’ampleur est à prévoir dans les mois à venir. Malgré ces sombres nouvelles, le portage salarial semble tirer son épingle du jeu car il permet aux entreprises d’éviter des dépenses inutiles et de gagner en flexibilité. Explications.

Covid-19 : le portage salarial, c’est quoi ?

Afin de comprendre pourquoi le portage salarial se porte bien, commençons par expliquer son fonctionnement. Le portage salarial est une forme d’emploi dans laquelle une entreprise cliente, une société de portage et un travailleur indépendant sont liés. L’entreprise de portage embauche le freelance et lui assure des avantages d’ordinaire réservés aux salariés (cotisations pour la retraite, le chômage, la sécurité sociale…). En contrepartie du paiement d’un forfait par l’indépendant, elle prend aussi en charge toute la gestion de son administratif (déclaration URSSAF, paiement des taxes…). Enfin, la société de portage signe un contrat commercial avec l’entreprise cliente qui précise les missions et le montant de la rémunération du freelance. De son côté, le travailleur indépendant continue de profiter de toute sa liberté de choix dans ses missions.

Pourquoi choisir le portage salarial pendant le Covid-19 ?

Le contexte de pandémie impose aux entreprises de gérer leur quotidien avec très peu de visibilité. Certaines ont dû ralentir leurs activités, d’autres ont dû totalement les cesser en attendant de nouvelles mesures pour le déconfinement. Difficile d’envisager d’embaucher des salariés et de s’acquitter des charges salariales lorsque l’on doit faire face à des difficultés économiques !

Le portage salarial se révèle être alors une solution idéale pour maintenir une activité sans avoir à contracter de nouveaux CDI ou CDD. En effet, il est bien plus facile pour une entreprise de payer une prestation commerciale à une entreprise de portage. Les missions du salarié peuvent être d’ailleurs de courte durée et sans engagement, ce qui permet aux entreprises de gagner en flexibilité au gré des évolutions du Covid-19 et des directives gouvernementales.

Indépendants et télétravail pendant la pandémie de Covid-19 

Tous les métiers ne requièrent pas une présence physique dans l’entreprise. Bien souvent, les indépendants comme les salariés portés sont amenés à pratiquer le home office. Alors que de nombreux salariés ont dû se mettre avec difficulté au télétravail, les salariés portés, déjà habitués à cette forme d’emploi, ont conservé une longueur d’avance. Outils digitaux collaboratifs, matériel et logiciels informatiques à disposition, méthodes organisationnelles éprouvées… Le home office n’a guère de secrets pour les salariés portés et les freelances. Le Covid-19 n’a donc pas changé leur quotidien. Une force pour se démarquer en ces temps troublés.

Portage salarial, un atout pour résister à la crise sanitaire Covid-19 

Pour aider les indépendants à faire face à la crise du coronavirus, des aides financières ont été exceptionnellement débloquées et des facilités de paiement pour les cotisations ont été aussi accordées. Le portage salarial, lui, permet d’aller au-delà en apportant encore plus de stabilité aux indépendants impactés par la crise sanitaire :

  • La possibilité de toucher des allocations chômage si l’activité du travailleur indépendant est totalement arrêtée et qu’une rupture de contrat est imparable
  • L’accès au chômage partiel en portage qui était jusqu’ici uniquement réservé aux salariés classiques d’entreprise et qui s’est ouvert en mars dernier aux salariés portés

Quel est l’impact du Covid-19 sur le portage salarial ?

Aux Etats-Unis, déjà plus de 30 % des actifs sont des travailleurs indépendants. En Europe, le nombre de freelance a augmenté de 45% en seulement 10 ans. En France, c’est désormais 10% de la population active qui exerce un métier d’indépendants. Cette forme d’emploi ne cesse de séduire de nombreux professionnels en quête de liberté et de salaires non plafonnés. Dans cette mouvance, le portage salarial connait un intérêt croissant de la part des Français. Depuis de nombreuses années, le portage salarial affiche une progression à deux chiffres avec notamment une croissance de 22% du chiffre d’affaires du secteur en 2016 et un total de 70 000 salariés portés.

Durant la crise du Covid-19, cette tendance se confirme. De nombreuses entreprises ont fait le choix de recourir au portage pour gagner en flexibilité et avoir à disposition un vivier de compétences. La démocratisation du télétravail en cette période d’incertitude porte aussi ses fruits. Les patrons d’entreprise, souvent très attachés au présentiel, commence à regarder le home office d’un nouvel œil. Ils réalisent que même à distance, ils peuvent profiter d’expertises métiers qui leur sont indispensables et en plus, obtenir des prestations de qualité de la part d’indépendants déjà habitués au télétravail.

En conclusion, que ce soit du point de vue des entreprises où des indépendants, le portage offre bel et bien des avantages. Liberté, flexibilité et sécurité seront sans doute les maîtres mots qui vont guider les évolutions du marché de l’emploi pendant les mois où nous devrons encore vivre avec le Covid-19.

Coronavirus : une aide supplémentaire pour les indépendants

D’une première mesure de confinement prise pour 15 jours seulement, c’est en fait deux mois qui viennent de s’écouler pendant lesquels, les entreprises françaises se sont retrouvées paralysées. Pour beaucoup, micro-entrepreneurs et freelances, difficile de maintenir un chiffre d’affaires pendant cette crise sanitaire. L’Etat a donc décidé en avril le versement d’une nouvelle aide pour les indépendants. De quel montant ? Sous quelles conditions ? Nous faisons le point.

Quelle est cette nouvelle aide pour les indépendants ?

L’aide d’urgence pour les indépendants « CPSTI RCI COVID-19 » a été décidée à l’unanimité en avril dernier. Cette décision a impliqué :

  • Les Conseillers du Conseil de la Protection Sociale des Travailleurs Indépendants (CPSTI)
  • Le ministère de l’Action et des Comptes publics
  • Le ministère de l’Economie et des Finances
  • Le ministère des Solidarités et de la Santé

Le confinement s’étant prolongé, l’activité de nombreux indépendants se retrouve mise en péril. Cette crise économique fragilise beaucoup d’entrepreneurs et pour certains, les premières aides ne sont pas suffisantes. Il a donc été décidé de puiser dans les réserves financières du régime complémentaire des indépendants pour débloquer 1 milliard d’euros. Cette aide vient en complément des premiers dispositifs de soutien financier, que nous détaillons plus bas, initiés dès le début de la pandémie par le gouvernement d’Emmanuel Macron. Cette subvention exceptionnelle est d’ailleurs versée de manière automatique par le réseau des Urssaf, sans aucune démarche à faire.

Quelles conditions pour bénéficier de l’aide CPSTI RCI COVID-19 ?

Cette subvention est réservée à tous les travailleurs indépendants, artisans ou commerçants, qu’ils soient directement touchés par la crise du Coronavirus ou non. Toutefois, certaines conditions sont à remplir, il faut :

  • Relever du régime complémentaire des Indépendants (RCI),
  • Avoir payé une cotisation RCI pour 2018
  • Être toujours en activité au 15 mars 2020
À noter : cette aide exceptionnelle pour les indépendants n’est soumise à aucune contribution sociale ni à aucun prélèvement fiscal.

Quel est le montant de cette aide ?

L’enveloppe maximale pour l’aide « CPSTI RCI COVID-19 » s’élève à 1 250 euros net d’impôts. Son montant est fixé en fonction des cotisations RCI réglées au titre de 2018 par l’indépendant. Bercy a d’ailleurs précisé officiellement le 10 avril que les entrepreneurs n’auront aucune démarche à faire pour en bénéficier. Un email d’information contenant le montant personnalisé de la subvention est directement envoyé aux indépendants concernés.

Quelles sont les aides cumulables pour les indépendants ?

La pandémie de Covid-19 a contraint de nombreux employeurs, micro-entrepreneurs et freelances à réduire, voire cesser, leur activité. Pour soutenir les indépendants et les aider à faire face à cette baisse de chiffre d’affaires imprévue, plusieurs solutions ont été mises en place et sont cumulables avec la subvention CPSTI RCI COVID-19.

L’accès au chômage partiel

Réservé aux salariés d’entreprise, le droit au chômage partiel s’est étendu aux indépendants en portage salarial. Pendant la crise du Coronavirus, cette allocation chômage mensuelle s’élève à 70 % de la rémunération brute perçue le mois précédent et dans une limite de 4 500 euros. Pour en bénéficier, il faut pouvoir justifier d’une activité en portage amorcée avant le 16 mars 2020 et constituer un dossier complet. Celui-ci précise notamment les raisons de la baisse d’activité en lien avec la pandémie.

Le report du paiement des charges

Dès le début de la crise, des facilités de paiement, voire des reports du règlement des charges et cotisations, ont été accordées aux indépendants, artisans, commerçants et professions libérales. Ainsi :

  • Les échéances du 20 mars et du 5 avril sont automatiquement lissées sur les échéances ultérieures, d’avril à décembre
  • Il est possible de demander un report de paiement sans majoration ni pénalité ou bien d’ajuster l’échéancier en fonction de la baisse de revenu
  • Une prise en charge totale ou partielle du paiement des cotisations peut être envisageable. Pour ce faire, il faut solliciter l’aide de l’action sociale du conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI)
  • Des délais de paiement sans majoration ou pénalité sont accordés pour le règlement des cotisations mensuelles des indépendants

Une subvention de 1 500 euros

Un fonds de solidarité exceptionnel a également été débloqué pour toutes les petites entreprises touchées par la crise. Pour en bénéficier, il faut justifier d’une baisse de revenu de 50 % comparé au même mois de l’année passée. À cette condition s’ajoute ces critères :

  • Être une TPE de 10 salariés ou moins avec un chiffre d’affaires annuel inférieur à 1 million d’euros et un bénéfice annuel imposable inférieur à 60 000 euros sur le dernier exercice
  • Être commerçant, artisan, profession libérale, association… tout statut juridique confondu

 

Création d’entreprise et choix du statut juridique

Au delà de la réalisation personnelle, la création d’entreprise présente des enjeux financiers pour l’entrepreneur qui projette de vivre des revenus générés par son entreprise.

 

Aussi, choisir une forme de société nécessite de connaître les différentes options existantes et les critères à prendre en compte en fonction du projet de création.

Afin d’opérer le choix le plus judicieux pour créer une société nous reviendrons dans cet article sur les formes les plus sollicitées par les entrepreneurs à savoir : l’entreprise individuelle (EI), l’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL), la société à responsabilité limitée (SARL/EURL), la société anonyme (SA) et la société par actions simplifiées (SAS).

Entreprise individuelle (EI) et entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL)

L’EI et l’EIRL sont une forme de société permettant d’exercer une activité professionnelle individuelle en nom propre. Ce statut juridique concerne les activités commerciales, artisanales, agricoles ou libérales ainsi que les micro-entrepreneurs.

  • articles L526-5-1 et suivants du Code de commerce.
  • Quel capital social ? Aucun capital social n’est nécessaire pour la création de cette forme de société.
  • Nombre d’associés : il n’y a pas d’associés, car l’entrepreneur est seul aux commandes de sa société et dispose des pleins pouvoirs.
  • Responsabilité de l’entrepreneur : Il existe deux variantes de cette structure juridique :
  • l’EI : le dirigeant est responsable sur ses biens propres en cas de faillite (article L526-6 du Code de commerce)
  • l’EIRL : permet en cas de faillite, de protéger les biens personnels du créateur qui sont séparés de son patrimoine professionnel.
  • La nature des responsabilité du dirigeant : en cas de faute, le dirigeant peut voir ses responsabilités civile et pénale engagées.
  • Déterminer le régime social : l’entrepreneur individuel est rattaché à la Sécurité Sociale des Indépendants car il est soumis au régime social des travailleurs non salariés (TNS)
  • Déterminer le régime fiscal : l’EI et l’EIRL sont soumises à l’Impôt sur le revenu (IR) (bénéfices industriels et commerciaux, bénéfices non commerciaux ou bénéfices agricoles). Dans le cas d’une EIRL, il est possible d’opter pour l’impôt sur les sociétés (IS).
  • Les options de protection de l’entrepreneur individuel (article L526-7 du Code de commerce) :

Dans le cadre d’une EI, l’entrepreneur peut protéger ses biens immobiliers non affectés à son activité professionnelle en effectuant une déclaration d’insaisissabilité devant le notaire.

De même, l’entrepreneur en optant pour la forme EIRL, limite sa responsabilité en créant un patrimoine professionnel distinct de son patrimoine personnel.

La Société à responsabilité limitée (SARL)

  • article L223-1 et suivants du Code de commerce
  • Nombre d’associés : cette forme de société est constituée de 2 associés au minimum et de 100 associés au maximum (article L223-3 du Code de commerce).
  • Quel capital social ? Le capital nécessaire est de 1 euro minimum. Lorsque le capital social est supérieur, l’associé peut verser une partie de ce capital (20%) et solder le restant dû dans les 5 ans (article L223-7 du Code de commerce).
  • Responsabilité des associés : la responsabilité des associés est limitée à leur apport.
  • La nature des responsabilités des dirigeants : en cas de faute, les dirigeants peuvent engager leur responsabilité civile et pénale.
  • Déterminer le régime social : le gérant majoritaire est un travailleur non salarié (TNS), en revanche un gérant égalitaire ou minoritaire est assimilé salarié. Par conséquent, le gérant majoritaire est affilié à la SSI (Sécurité sociale des indépendants) et le gérant minoritaire au régime général de la Sécurité sociale.
  • Déterminer le régime fiscal : l’entreprise est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) et bénéficie d’une option pour l’impôt sur le revenu (IR).

L’Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL)

L’EURL est une SARL constituée d’un associé unique. Cette structure juridique est par conséquent très similaire à la SARL .

  • article L223-1 et suivants du Code de commerce
  • Nombre d’associés : cette forme de société est constituée d’une seule personne physique ou personne morale.
  • Quel capital social ? Le capital nécessaire est de 1 euro minimum.
  • Responsabilité de l’associé unique : la responsabilité de l’associé unique est limitée à son apport.
  • La nature des responsabilité du dirigeant : en cas de faute, le dirigeant peut voir ses responsabilités civile et pénale engagées.
  • Déterminer le régime social : le régime social du gérant d’EURL est conditionné par son statut d’associé unique :
  • Gérant et associé unique : affiliation à la SSI en tant que travailleur non salarié (TNS).
  • Gérant non associé : affiliation au régime général de la Sécurité sociale en tant que salarié assimilé.
  • Déterminer le régime fiscal : l’entreprise est soumise à l’impôt sur le revenu (IR) et bénéficie d’une option pour l’impôt sur les sociétés (IS). Si l’associé est une personne morale, il sera soumis à l’IS.

La Société anonyme (SA)

L’intérêt principal d’une SA réside dans sa faculté à réunir plusieurs actionnaires dans l’objectif d’augmenter les capitaux.

  • Article L225-1 et suivants du Code de commerce
  • Nombre d’associés : il faut au minimum 2 associés et au minimum 7 associés pour les sociétés dont les actions sont admises aux négociations sur un marché réglementé.
  • Quel capital social ? Le capital nécessaire est de 37 000 euros minimum (article L224-2 du Code de commerce).
  • Responsabilité des associés : la responsabilité des associés est limitée à leur apport.
  • La nature des responsabilité des dirigeants : en cas de faute, les dirigeants peuvent voir leur responsabilité civile et pénale engagées.
  • Déterminer le régime social : le président du conseil d’administration est assimilé salarié il est donc affilié au régime général de la Sécurité sociale.
  • Déterminer le régime fiscal : la SA est soumise à l’IS avec la possibilité de choisir l’IR.
  • Le fonctionnement spécifique d’une SA : cette forme de société comporte différents acteurs qui lui sont propres :
  • Le directeur général (DG) : il est le représentant de la SA et dispose de pouvoirs très étendus afin d’agir pour le compte de la SA.
  • L’organe de surveillance : il supervise les orientations de la SA et vérifie les actions du DG. Cet organe de surveillance peut être un conseil d’administration ou un directoire en fonction de la SA.

La Société par actions simplifiée (SAS)

Ce type de société jouit d’une certaine popularité en raison de sa flexibilité d’organisation.

  • article L227-1 et suivants du Code de commerce
  • Nombre d’associés : il faut au minimum 1 personne physique ou morale. Quand elle ne comporte qu’un associé, il s’agit d’une société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) .
  • Quel capital social ? La loi n’exige plus aucun montant minimum pour ce statut juridique.
  • Responsabilité des associés : la responsabilité des associés est limitée à leur apport.
  • La nature des responsabilité des dirigeants : en cas de faute, les dirigeants peuvent voir leur responsabilité civile et pénale engagées.
  • Déterminer le régime social : le président d’une SAS est assimilé salarié il est donc affilié au régime général de la Sécurité sociale.
  • Déterminer le régime fiscal : l’entreprise est soumise à l’IS et bénéficie d’une option pour l’IR.
  • Le fonctionnement spécifique d’une SAS :
  • La désignation d’un organe de direction est une obligation pour les SAS : cet organe est représenté par le Président de SAS mentionné dans les statuts. Le Président de SAS a pour mission de prendre les décisions stratégiques relatives au bon fonctionnement de la SAS.
  • Le Pacte d’actionnaires de SAS : il s’agit là de la possibilité de rédiger un contrat entre associés pour organiser les relations.

En résumé, le choix de la structure juridique la plus adéquate au projet de l’entrepreneur repose sur les interrogations suivantes :

  • L’entrepreneur souhaite-t il être seul ou s’associer ?
  • Y a t – il des besoins financiers spécifiques à l’entreprise ?
  • Y a t – il un patrimoine privé à préserver ?
  • Y a t – il une préférence fiscale : assujettissement à l’IS ou à l’IR ?
  • L’entrepreneur souhaite t – il être affilié au régime général de la Sécurité sociale ou au régime de la Sécurité sociale des indépendants ?

En attendant de se lancer définitivement dans la création de société, il est possible d’opter pour un autre statut privilégié permettant d’expérimenter l’entrepreneuriat tout en préservant un filtre de sécurité. Il s’agit du dispositif du portage salarial conférant à un travailleur indépendant le statut de salarié porté lui permettant d’exercer une activité indépendante tout en continuant à bénéficier des avantages et des protections sociales du régime salarial.

Sources :

  • article L526-5-1 du Code de commerce
  • article L526-6 du Code de commerce
  • article L526-7 du Code de commerce
  • article L223-1 du Code de commerce
  • article L225-1 du Code de commerce
  • article L224-2 du Code de commerce
  • article L227-1 du Code de commerce

Freelances, comment éviter les retards de paiement ?

À l’inverse des salariés classiques qui travaillent en entreprise, un indépendant ne reçoit pas un salaire fixe tous les mois. Sa rémunération, souvent irrégulière, suit les mouvements de son chiffre d’affaires, à la hausse ou à la baisse. Un retard de paiement, ou plusieurs, peuvent également survenir et générer des problèmes de trésorerie. Comment éviter ces trous dans votre comptabilité ? Comment réagir face à un mauvais payeur ? Nous faisons le tour des méthodes et recours à votre disposition.

Retard de paiement : bien gérer sa comptabilité

En devenant travailleur indépendant, il faut être prêt à endosser plusieurs rôles. Un freelance ne peut pas se contenter de mener à bien ses missions, même si bien sûr, cette partie est centrale. Un indépendant doit aussi s’occuper :

  • Du marketing de sa prestation de services
  • De sa visibilité sur les réseaux sociaux
  • De la fidélisation de ses clients
  • De la prospection de nouveaux clients
  • De la préparation de devis

… Et de la comptabilité ! Pour s’assurer de percevoir un chiffre d’affaires régulier et ne pas mettre en péril son activité, un freelance doit soigner son administratif, de l’édition des factures aux paiements des cotisations.

Retard de paiement : prévoir du temps pour l’administratif

Afin d’éviter les problèmes de trésorerie et les retards de paiement, gérez votre comptabilité avec rigueur. Prévoyez une journée dans le mois qui sera dédiée entièrement à votre administratif : édition de factures, tableau prévisionnel de chiffre d’affaires, relances de paiement… Pour vous aider, n’hésitez pas à utiliser l’un des nombreux outils de facturation pour freelance. Même gratuits, ils sont très complets.

Eviter les retards de paiement dès le début de mission

Avant de passer à la facturation, mettez au clair toutes les informations liées au paiement avec votre client. Vous pouvez par exemple statuer ensemble sur :

  • Le mode de règlement, par chèque ou virement
  • Une date de paiement fixe pour les contrats réguliers
  • Le versement d’un ou plusieurs acomptes, bien utiles pour éviter d’être payé uniquement à la fin d’une mission longue alors que vous avez fourni du travail pendant des mois
  • Les délais de paiement que vous pratiquez généralement

Retard de paiement : une facture claire

Sur votre facture, faites apparaître les mentions qui définissent vos conditions de paiement :

  • La date d’échéance de la facture, généralement un mois après l’édition. Pensez à rajouter la mention « paiement sous 30 jours »
  • Les conditions de règlement accompagnées de vos coordonnées bancaires pour les virements. Incitez d’ailleurs vos clients à vous régler par virement pour ne pas perdre de temps avec l’encaissement de chèques
  • Les pénalités en cas de retard de paiement

Vous devez bien sûr penser à bien envoyer votre facture dans les délais ou vous mettre d’accord avec votre client sur une date de paiement régulière pour les missions longues. Cette dernière démarche vous permet d’éviter de courir après vos paiements chaque mois.

À noter : les pénalités de retard, qui démarrent le lendemain de la date de l’échéance, sont constituées d’un forfait de 40€ journalier + un pourcentage d’intérêt calculé sur le prix de votre prestation TTC. Ce pourcentage est fixé chaque semestre par la Banque Centrale Européenne (BCE) auquel il faut ensuite ajouter 10 points (exemple 0,05% + 10%). Libre aux entreprises de choisir elles-mêmes ce taux tout en veillant à ce qu’il ne soit pas trois fois inférieur au taux d’intérêt légal fixé par le Code de commerce.

Faire des relances en cas de retard de paiement

Cette partie de votre travail n’est pas la plus agréable. Mais « toute peine mérite salaire », vous devez vous faire payer. Prévoyez de faire des relances par email ou par téléphone. Parfois, il peut juste s’agir d’un oubli ou d’un retard administratif qui peut se résoudre très facilement.

Retard de paiement : que faire face aux mauvais payeurs ?

Avant même d’accepter la mission, faites un tour sur le site societe.com ou cherchez sur internet des informations sur votre futur client pour vérifier sa solvabilité. Les données se trouvent facilement sur les réseaux sociaux, avis Google ou encore les plateformes freelances. En cas de retard de paiement, faites une première relance sympathique mais ferme par téléphone. Rien ne se passe, passez aux relances par email afin d’avoir une trace écrite. Vous pouvez joindre un RIB pour faciliter le règlement.

Toujours rien au bout de 4 relances ? Procédez à une mise en demeure par courrier avec AR. Faites-vous aider d’un avocat si le budget vous le permet. Si cette démarche ne porte pas ses fruits, la dernière étape consiste à emmener votre client devant le tribunal. Pour cela, vous devez constituer un dossier complet (devis, factures, emails…) et remplir le formulaire « injonction de payer » du Tribunal de commerce. Par voie d’huissier, votre débiteur sera dans l’obligation de vous régler, à défaut, il sera saisi.

Portage salarial : les profils les plus recherchés par les recruteurs

Le portage salarial nouveau mode de travail est particulièrement apprécié pour ses multiples avantages, tant pour les recruteurs que pour ceux qui en bénéficient. Le principe du portage salarial est simple : offrir au consultant la possibilité de conjuguer les atouts de la vie d’indépendant et ceux du salarié avec, par exemple, l’assurance d’une couverture sociale complète. À travers cet article, Cegelem vous présente les profils et les postes qui tapent dans l’œil des entreprises.

 

Quels profils sont concernés par le portage salarial ?

Plusieurs types de personnes peuvent prétendre au portage salarial, quel que soit leur âge ou leur parcours professionnel. De nombreux freelances ont tendance à s’orienter vers ce mode de travail afin de simplifier toute la partie administrative de leur vie d’entrepreneur. C’est également le cas pour les créateurs d’entreprise qui veulent éviter toute prise de risque inutile en se libérant astucieusement des contraintes administratives, fiscales ou encore comptables intimement liées à leur projet. Le portage salarial leur permet ainsi de se concentrer pleinement sur leur activité, pour leur plus grand bonheur !

Les jeunes diplômés tout comme les étudiants n’ont également pas peur d’opter pour ce statut présentant de nombreux avantages. Ces derniers recherchent des premières expériences qu’ils pourront trouver plus facilement – et de façon plus sécurisée – grâce au portage salarial. Celui-ci attire également un très grand nombre de cadres seniors souhaitant se lancer dans la belle aventure de consultant indépendant tout en maintenant un cadre pour les accompagner. Il en est de même pour les consultants français basés à l’étranger qui désirent conserver leur statut de résident français tout en profitant de leurs droits en matière de chômage, sécurité sociale ou retraite. Enfin, le portage salarial reste un mode de travail idéal pour les demandeurs d’emploi et les personnes en reconversion professionnelle qui peuvent réaliser des missions courtes et rémunérées en étant pleinement couverts.

Quels domaines séduisent les recruteurs ?

La plupart des entreprises et organisations sont sensibles à la numérisation et aux transformations digitales qui les dynamisent considérablement. C’est essentiellement pour cette raison que les métiers de l’information et de la communication, du web et de l’informatique attirent de plus en plus les recruteurs qui veulent à tout prix dénicher la perle rare. Il se trouve que ces métiers se prêtent particulièrement aux travailleurs indépendants et, pour plus de flexibilité, les entreprises vont donc de plus en plus les chercher, notamment en se tournant vers les structures de portage salarial.
Ce n’est évidemment pas le seul secteur concerné par cette évolution et tous ceux qui rendaient jusqu’alors possibles les missions de freelances sont transposables au format proposé par le portage salarial. Le portage salarial en tant que freelance vous demande avant tout de vous adapter aux offres disponibles sur le marché, mais elles sont très nombreuses ! C’est pourquoi, en tant que candidat, vous devez rester à l’affût des tendances pour convaincre les entreprises en un clin d’œil.

Les profils et postes en portage salarial les plus en vogue

Si vous êtes intéressé par le portage salarial, sachez que vous devez posséder quelques qualités indispensables pour réussir vos missions, quel que soit leur domaine. La polyvalence est un critère impérieux qui vous permettra de marquer des points auprès de l’entreprise recruteuse. L’autonomie sera aussi une compétence recommandée pour des raisons évidentes. Voici les postes faisant partie des plus recherchés en portage salarial, en 2019 :

  • Développeur web, front-end, back-end ou mobile
  • Rédacteur web
  • Community manager / Social media manager
  • Webdesigner, designer
  • Graphiste
  • Commercial

Vous êtes indépendant et en recherche de missions correspondant à votre profil ? Cegelem, votre société de portage salarial, vous accompagne vers une certaine forme de liberté en offrant la possibilité de choisir vos missions en bénéficiant du statut pérenne et sécurisé de salarié. Contactez-nous dès maintenant !

Comment s’organiser pour travailler de chez soi ?

Le « déconfinement » ne marque pas l’arrêt du télétravail. Au contraire, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, l’encourage, estimant qu’environ 60 % des métiers peuvent s’exercer à la maison. Pourquoi cet engouement ? Le home office, qui revêt bien des avantages pour les travailleurs, les entreprises et même l’environnement, se généralise à hauteur d’une journée par semaine. Alors, comment faire pour bien travailler de chez soi ?
Que vous soyez indépendant ou salarié, nous vous donnons les pistes d’une journée de travail efficace à la maison.

Travailler de chez soi : pourquoi dire « oui » au home office ?

Porté par la tendance « coworking » initiée par les startupers, le télétravail a déjà séduit beaucoup de travailleurs et d’entreprises. Le home office permettrait au salarié ou indépendant d’être 22 % plus productif et en parallèle, d’améliorer son bien-être. En effet, en home office, il devient plus facile d’équilibrer vie personnelle et vie professionnelle.

Pour les dirigeants, le travail à distance est aussi synonyme d’économies sur les budgets de financement pour la restauration et les frais de transport. D’un point de vue écologique, le télétravail permet également de désengorger les routes, limiter les bouchons et, de facto, les émissions polluantes. Le home office a donc tout pour séduire !

Bien faire la différence entre télétravail et home office
La nuance est infime et l’on utilise communément le mot « télétravail » pour désigner à la fois le « travail à domicile » et le « home office ». En réalité, le télétravail ou le travail a domicile sont deux formes d’emploi à part, régies par le code du travail. Le home office est, quant à lui, une solution flexible apportée par l’entreprise au salarié qui souhaite travailler de temps en temps de chez lui.

Comment bien travailler de chez soi ?

Le home office semble facile à première vue. Néanmoins, si l’on ne sait pas comment faire pour bien travailler de chez soi, on peut rapidement perdre en efficacité et même se sentir perdu. Alors, voici nos conseils pour bien vivre le télétravail.

Comment télétravailler de chez soi : prévoir son organisation

À domicile, sans un peu de rigueur, il est facile de glisser devant la télé plutôt que devant son ordinateur. Pour éviter tout débordement, il faut se fixer une organisation ou un planning concret, comme si vous étiez au bureau en somme. De plus, vous devez planifier et préparer en amont cette journée en télétravail pour ne pas vous retrouver pris au dépourvu le jour J. Vous devez par exemple :

  • Éviter de prévoir des réunions physiques au bureau
  • Emmener avec vous tous les dossiers utiles qui ne sont pas numérisés
  • Vous former aux outils qui permettent de collaborer à distance
  • Planifier de travailler sur des sujets de fond ou des présentations
À noter : ces conseils valent pour les salariés comme les indépendants. Ces derniers peuvent en effet avoir le choix de travailler à distance depuis leur domicile ou dans un espace de coworking. Ils peuvent aussi travailler directement dans les locaux de l’entreprise le temps d’achever un projet ou bien à la maison. Dans le cadre de missions effectuées à distance, l’organisation est l’une des clés de la réussite des indépendants.

Comment télétravailler de chez soi : penser à son confort

Cette notion de bien-être et de confort passe par plusieurs astuces :

  • Pensez à prendre des pauses régulièrement

À la maison, aucun coéquipier ne viendra vous déranger pour une conversation rapide ou vous proposer de prendre un café. Néanmoins, les pauses sont essentielles pour vous redynamiser. Une position assise trop prolongée nuit à votre créativité et concentration. Organisez des petits « breaks » toutes les deux heures au moins.

  • Aménager un vrai coin bureau

Cette partie est essentielle pour apprendre à bien travailler de chez soi. Hors de question de vous pencher sur un dossier important sur un bout de canapé ou un coin de table dans la cuisine pendant que les enfants gigotent autour. Trouvez un endroit calme avec une vue relaxante, placez-y un vrai bureau confortable avec tous les équipements dont vous avez besoin à portée de main : stylo, cahier, imprimante, scanner, téléphone, disque dur externe…

  • Habillez-vous !

Cela peut paraître tout bête mais même en home office, vous devez adopter une tenue qui vous met immédiatement dans l’état d’esprit « boulot ». Bien sûr, pas de costume-cravate, choisissez une tenue plus « décontract’ ».

Comment télétravailler de chez soi : restez en contact !

L’un des principaux inconvénients en home office pour certains, c’est l’isolement, la solitude. Pour y remédier, organisez des points d’équipe réguliers avec vos collaborateurs. De nombreux outils digitaux comme Hangouts ou Teams permettent d’organiser des visioconférences en toute simplicité. Ne vous privez pas non plus de maintenir un lien informel avec vos collègues préférés en organisant des « pauses à distance » comme si vous étiez au bureau.

5 bonnes raisons de travailler en home office

Une étude de l’IFOP nous indique que 25 % des travailleurs français pratiquent déjà le télétravail. Avec l’arrivée des Millennials sur le marché de l’emploi, l’avènement du digital et du nomadisme, ce chiffre devrait encore croître sur les prochaines années. Et le travail en home office présente de nombreux aspects positifs, aussi bien pour les travailleurs que pour les entreprises. Voici 5 bonnes raisons d’adopter le télétravail.

Pourquoi choisir le travail en home office ?

Ce sont les startuppers et les « early adopters » des espaces de coworking qui ont ouvert la voie. Ces jeunes talents bouillonnant d’idées ont bien démontré que pour avoir du succès, il n’est pas toujours nécessaire d’aller travailler dans un bureau. De plus, de nombreux emplois comme ceux du digital, de l’informatique ou encore de la communication peuvent se pratiquer facilement à domicile. La ministre du Travail estime même que 60 % des salariés en France peuvent adopter le travail en home office sans difficulté. Mais quels sont les arguments qui justifieraient ce choix ? Pourquoi préférer le télétravail ?

1- Le travail en home office pour être plus productif

C’est prouvé, le travail en home office permet d’être 22 % plus productif (étude Ipsos). Dans un open-space ou même dans un bureau fermé, il est fréquent de se faire déranger. Un collègue qui parle trop fort, une réunion impromptue organisée sur le coin d’un bureau qui dure une heure… Et vos précieuses minutes de travail s’envolent. À la maison, il est souvent plus facile de se mettre au calme et de gérer son temps pour être plus efficace. En home office, on travaillerait donc plus et mieux.

2- Le travail en home office pour limiter les déplacements

De nombreux Français prennent la route ou les transports en commun chaque jour pour se rendre sur leur lieu de travail. En moyenne, les trajets domicile / bureau durent 50 minutes. Les aléas sont multiples :

  • Bouchons
  • Retard dans les transports
  • Grèves
  • Accidents

Sachez qu’avec seulement une journée de télétravail par semaine, vous contribuez déjà à désengorger le trafic sur les routes. Autres avantages, vous ne risquez plus d’arriver en retard et n’êtes plus soumis au stress qu’engendre une heure de trajet dans un métro bondé. Enfin, moins de voitures signifie moins de pollution, le travail en home office est aussi un bon geste pour l’environnement.

3- Le travail en home office pour votre bien-être

Le télétravail permet de pouvoir gérer votre emploi du temps comme bon vous semble. Un rendez-vous chez le docteur, aller chercher les enfants à l’école, suivre un cours à distance… Le travail en home office vous permet d’organiser votre journée afin d’achever toutes les tâches de votre agenda sans stress. Le télétravail vous aide donc à mieux équilibrer vie professionnelle et personnelle, ce qui se ressent automatiquement sur votre bien-être quotidien.

Travail en home office ou dans un espace de coworking ?
Télétravailler ne veut pas forcément dire que vous allez être obligé de rester coincé chez vous. Vous pouvez travailler de n’importe où du moment qu’une connexion internet est disponible. Voici quelques idées pour vous aider à choisir entre télétravail ou espace de coworking.

4- Des avantages pour les entreprises

Au-delà d’avoir des salariés plus productifs et moins stressés, l’entreprise peut aussi y gagner en matière de budget dépensé pour son personnel. Par exemple, sa part de contribution pour les repas ou les transports diminue automatiquement avec le travail en home office. Elle peut aussi louer des locaux moins grands et faires des économies sur l’électricité. Autre point positif, le pouvoir d’attractivité d’une société. Les nouvelles recrues sont en demande de flexibilité et le télétravail représente un bon argument pour les séduire. D’un autre côté, le turn-over est moins important car le télétravail est un acquis auquel il est difficile de renoncer.

5- Le travail en home office : une bonne solution en cas de crise

Nous en avons la preuve malheureusement aujourd’hui. S’être déjà organisé pour travailler en home office permet de garantir une continuité dans vos revenus même par temps de crise. Que ce soit pendant les grèves des transports ou bien durant la pandémie de Covid-19, le travail en home office permet de ne pas cesser votre activité. Cloud computing, infogérance, messagerie instantanée, visioconférence… De nombreux outils digitaux et innovations en tout genre permettent de garder le lien avec ses clients et ses co-équipiers, même à distance.

Pour réussir en télétravail, la rigueur est tout de même de mise. On pourrait vite être tenté de s’assoir devant sa télé plutôt que devant un ordinateur. L’astuce ? Avoir un agenda précis et bien rempli pour ne pas s’égarer.

Le fonds de solidarité : quels sont les critères d’éligibilité ?

Depuis le 25 mars 2020, différents décrets et Ordonnances se sont succédé afin de déterminer notamment les conditions d’éligibilité au fonds de solidarité.

L’Ordonnance du 25 mars 2020 portant création d’un fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l’épidémie de covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation a été rapidement suivie par plusieurs décrets modificatifs :

  • Décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 relatif au fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l’épidémie de covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation ;
  • Décret n° 2020-394 du 2 avril 2020 modifiant le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020
  • Décret n° 2020-433 du 16 avril 2020 modifiant le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020.

Il est parfois difficile de s’y retrouver parmi toutes ces réformes, c’est pourquoi nous faisons le point dans cet article sur le fonds de solidarité au bénéfice des entreprises en difficultés ainsi que les conditions d’éligibilité au dispositif.

Comment fonctionne le fonds de solidarité ?

Le fonds de solidarité a pour objectif d’aider les entrepreneurs à compenser la perte de leur chiffre d’affaires (CA).

L’aide du fonds de solidarité est composé de deux volets :

  1. Le premier volet concerne l’aide nationale d’un montant de 1 500 euros. Si la perte du CA est inférieure à 1500 euros, l’aide financière est attribuée en fonction de la perte.
  2. Le second volet concerne une aide régionale d’un montant variable entre 2 000 euros et 5 000 euros. Il s’agit là d’une aide complémentaire dont l’attribution est conditionnée par de nouveaux critères que nous exposerons dans cet article .

Le fonds de solidarité est essentiellement financé par l’Etat, les Régions ainsi que les collectivités d’Outre-mer.

  • Les bénéficiaires de l’aide

L’aide est attribuée aux commerçants, artisans, professions libérales et autres agents économiques, quel que soit leur statut (société, entrepreneur individuel, association…) et leur régime fiscal et social (y compris micro-entrepreneurs).

Comment bénéficier du fonds de solidarité ?

Le décret du 30 mars 2020 modifié par le récent décret du 16 avril énonce plusieurs critères d’éligibilité au dispositif de l’aide financière.

Désormais, les entreprises souhaitant faire une demande pour bénéficier du fonds de solidarité doivent réunir les critères suivants :

  • avoir commencé une activité au 1 février 2020 ;
  • ne pas avoir déclaré de cessation de paiement avant le 1er mars 2020 ;
  • être une entreprise dont l’effectif est inférieur ou égal à dix salariés ;
  • avoir un CA annuel inférieur à 1 million d’euros ;
  • pour les entreprises n’ayant pas encore clos d’exercice, leur CA mensuel moyen sur la période comprise entre la date de leur création et le 29 février 2020 doit être inférieur à 83 333 € ;
  • être une entreprise ayant fait l’objet d’une interdiction d’accueil du public Ou ;
  • avoir subi une perte de chiffre d’affaires d’au moins 50 % durant la période comprise entre le 1er mars 2020 et le 31 mars 2020, par rapport à la même période de l’année précédente.

Comment calculer la perte du chiffre d’affaires pour bénéficier de l’aide ?

L’évaluation de la perte du CA doit se faire en tenant compte de la date de création de l’entreprise ainsi que du mois durant lequel cette perte est estimée.

Ainsi, pour le mois de mars 2020 plusieurs situations se présentent :

  • Si l’entreprise existe au 1er mars 2019 : la perte du CA de mars 2020 est évaluée par rapport à mars 2019 ;
  • Si l’entreprise existe après le 1er mars 2019 : la perte du CA de mars 2020 est évaluée par rapport à la moyenne des CA mensuels depuis le début d’activité jusque février 2020 ;
  • Si l’entreprise existe après le 1er mars 2019 et son titulaire a été en arrêt maladie, accident du travail ou congé maternité : la perte du CA de mars 2020 est évaluée par rapport à la une moyenne des CA mensuels à compter d’avril 2019 jusque février 2020.

Enfin, au titre du mois d’avril 2020 :

  • Si l’entreprise existe au 1er mars 2019 : l’entreprise à le choix entre le CA du mois d’avril 2019 Ou, le CA mensuel moyen de l’année 2019 ;
  • Si l’entreprise existe après le 1er mars 2019 : il faut prendre en compte le CA mensuel moyen entre la date de création et le 29 février 2020.

Rappelons par ailleurs que la notion de chiffre d’affaires est défini différemment selon l’entreprise concernée :

  • Entreprises relevant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) telles que les commerçants, artisans, sociétés à l’IS : il faut prendre en compte le CA hors taxe facturé.
  • Entreprises relevant des bénéfices non commerciaux (BNC) telles que les professions libérales : il faut prendre en compte le CA hors taxe encaissé.
  • Les micro-entrepreneurs : il s’agit du CA encaissé et déclaré à l’Urssaf.

L’ouverture d’une aide complémentaire de 2000 euros à 5000 euros : à qui s’adresse t – elle ?

Certains entrepreneurs peuvent bénéficier d’une aide complémentaire cumulable avec l’aide de 1500 euros sous réserve de remplir certaines conditions.

Le décret prévoit en effet un second volet de l’aide financière permettant aux entreprises de bénéficier d’une aide complémentaire d’un montant compris cette fois entre 2 000 euros et 5 000 euros.

Le bénéfice de cette aide est conditionnée par les critères suivants :

  • les entreprises doivent avoir un actif disponible ne leur permettant pas de régler leurs dettes exigibles à trente jours et le montant de leur charges fixes, y compris les loyers commerciaux ou professionnels, dues au titre des mois de mars et avril 2020 ;
  • les entreprises se sont vues refuser un prêt de trésorerie par leur banque ;
  • l’entreprise a au moins un salarié

Les entreprises souhaitant bénéficier de cette aide complémentaire doivent saisir une demande en ligne auprès des services de la région où est exercée l’activité.

 

Existe t – il des cas d’exclusion au bénéfice du fonds de solidarité ?

Certaines entreprises sont exclues du bénéfice du fonds de solidarité dans plusieurs situations particulières.

En effet, les entreprises dont l’exploitant ou le dirigeant majoritaire d’une société est titulaire d’un contrat de travail à temps complet ou d’une pension vieillesse au 1er mars 2020 ne sont pas éligibles à l’aide financière.

De même,  les entreprises dont l’exploitant ou le dirigeant majoritaire d’une société a bénéficié au cours du mois de mars 2020 d’indemnités journalières de sécurité sociale pour un montant supérieur à 800 € sont exclues du bénéfice du fonds de solidarité.

Enfin, les entreprises qui sont contrôlées par une ou plusieurs sociétés commerciales sont également exclues de l’aide.

Le dernier décret du 16 avril 2020 prolonge le dispositif de l’aide financière comme cela avait été évoqué par le Gouvernement en mars. Les entreprises éligibles en mars pourront donc faire une nouvelle demande à compter d’avril.

Sources :

  • Ordonnance du 15 avril 2020 portant diverses dispositions en matière de délais pour faire face à l’épidémie de covid-19
  • Décret n° 2020-394 du 2 avril 2020 modifiant le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 relatif au fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l’épidémie de covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation
  • Décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 relatif au fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l’épidémie de covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation
  • Ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 portant création d’un fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l’épidémie de covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation
  • https://www.economie.gouv.fr/files/files/2020/coronavirus_faq_entreprises.pdf

Les 5 questions les plus fréquentes sur le portage salarial

Le portage salarial est un nouveau mode de travail en vogue apprécié pour ses nombreux atouts. Il convient tout particulièrement aux personnes souhaitant bénéficier des avantages de l’indépendant MAIS conserver une couverture sociale complète, comme un salarié classique. À travers cet article et les cinq questions ci-dessous, nous vous dévoilons tout ce qu’il y a à savoir sur le portage salarial.

 

En quoi consiste le portage salarial ?

Le portage salarial est une forme d’emploi récente se situant entre le travail en tant qu’indépendant et celui en tant que salarié. On distingue trois parties prenantes :

  • La société de portage salarial qui est apte à facturer un client, reverser un salaire à son consultant et établir un contrat de travail
  • Le consultant qui endosse la casquette d’un salarié indépendant et trouve toutes ses missions grâce au réseau d’entreprises fourni par la société de portage
  • L’entreprise cliente qui compte sur le savoir-faire du consultant et reste intimement liée à la société de portage salarial via un contrat de prestations.

Le portage salarial : pour qui ?

Tout travailleur disposant d’une qualification et d’une certaine autonomie pour rechercher ses clients est apte à exercer ses missions sous le statut de portage salarial. Cependant, il est important de rappeler que cette forme de travail n’est valable que pour les métiers inhérents au conseil et proposant des prestations intellectuelles. Toutes les activités commerciales ainsi que les professions dites réglementées (notaire, avocat ou encore médecin) ne sont pas compatibles avec le portage salarial. Beaucoup de personnes ont recours à cette solution pour favoriser une reconversion professionnelle ou se mettre à leur propre compte en douceur.

Quelle est la différence entre les freelances et les salariés en portage salarial ?

Une multitude de statuts indépendants classiques existent parmi lesquels se trouvent les suivants : microentreprise, SASU, EURL, EIRL, etc. Contrairement à eux, le portage salarial couvre intégralement les professionnels grâce à une protection sociale identique à celle des salariés (mutuelle complémentaire d’entreprise obligatoire, allocations chômage…). L’autre avantage appréciable est assurément l’absence de gestion administrative. Seule la société de portage assure le bon versement des cotisations sociales, la facturation ou les relances liées aux impayés. De plus, elle garantit à son consultant un accompagnement personnalisé tout en lui faisant bénéficier d’une assurance responsabilité civile.

Salariés en portage salarial :
quel changement pour les entreprises ?

Le portage salarial ne possède pas que des points forts pour les indépendants… il en présente également pour les entreprises ! En effet, ce mode de travail permet aux sociétés de mieux gérer leurs ressources humaines et financières en fonction de leurs besoins réels. Par ailleurs, le consultant est un expert dans son domaine qui est opérationnel dès lors où il est appelé par la société de portage salarial. Avoir recours à un travailleur qualifié est un véritable plus pour toute entreprise qui a besoin d’un œil neuf sur son fonctionnement ou son organisation. Enfin, le portage garantit une relation 100% sécurisée entre la structure d’accueil et le salarié porté, qui sont tous les deux couverts par un contrat commercial de prestation de portage salarial.

Pourquoi préférer le portage salarial ?

Vous l’aurez compris, le portage salarial présente des intérêts plus intéressants qu’un statut d’indépendant classique. Ici, le salarié n’a pas besoin de créer une structure juridique pour exercer et n’engage aucun risque financier. Il est protégé par une couverture sociale complète tout en fixant librement ses tarifs et organisant son emploi du temps de manière ultra flexible.

Pour conclure, être indépendant en portage salarial est une excellente idée pour tout travailleur souhaitant évoluer de façon autonome tout en bénéficier de la protection et de la sécurité assurées par le salariat. Si vous avez la moindre question, contactez dès maintenant Cegelem, votre société de portage salarial !

Réforme des retraites : qu’en est-il pour les indépendants ?

La réforme des retraites du gouvernement Macron a suscité bien des débats et des conflits fin 2019 et début 2020. Mise en pause forcée pendant la crise sanitaire provoquée par la propagation du Covid-19 en France, à la date de publication de cet article, le projet n’est pas encore validé. Néanmoins, afin de vous éclairer sur ce sujet et de répondre à certaines de vos interrogations, nous faisons le point sur la réforme des retraites pour les indépendants et les salariés portés.

La réforme des retraites dans les grandes lignes

L’objectif principal de cette nouvelle réforme des retraites vise à simplifier le système actuel en fusionnant les 42 régimes existants. La finalité ? Mettre en place un régime de retraite universel à compter de janvier 2025. Les 3 grands axes de cette réforme sont :

L’instauration d’une retraite à points

On ne comptera plus le nombre de trimestres cotisés. Tout au long de votre carrière, vous cumulerez des points. Un point = 10 € cotisés. Au moment de partir en retraite, un point acquis vaudra 0,55 € ou peut-être plus selon l’évolution de la valeur du point dans le temps.

Des cotisations uniformisées

Salariés du public et du privé cotiseront sur la même assiette avec un taux global de 28,12 %. En ce qui concerne la réforme des retraites pour les indépendants, celle-ci prévoit également que les travailleurs non salariés (artisans, commerçants et professions libérales) cotisent au même taux que les salariés.

L’allongement de la durée de cotisation

Aucune décision n’a encore été prise sur un éventuel changement de l’âge pivot. Le projet vise toutefois un départ à la retraite à l’âge de 64 ans pour pouvoir bénéficier d’un taux plein. Liquider vos droits avant reviendrait à obtenir une pension mensuelle moins importante. Quant à l’inverse, partir après permettrait de toucher une retraite bonifiée. La question reste ouverte pour le moment.

La réforme des retraites pour les indépendants en détail

Rien n’est encore définitif, mais voici ce que prévoit la réforme des retraites pour les indépendants :

Une retraite minimum

Ce premier point est la grande avancée de la réforme des retraites pour les indépendants les plus précaires et notamment les agriculteurs. En effet, le gouvernement prévoit d’assurer un minimum de pension égal à 85 % du SMIC net. Dès 2022, la retraite minimale sera de 1 000 € nets pour les carrières complètes. Un droit facultatif permettra aussi aux artisans et commerçants d’élever leur assiette minimale. Ainsi, ils pourront cotiser sur 4 trimestres au lieu de 3 s’ils le souhaitent.

L’uniformisation des cotisations

Le taux de cotisation est fixé à 28,12 % pour les indépendants jusqu’à 40 000 € de revenus, puis de 12,94 % entre 40 000 € et 120 000 €. Au-dessus, les indépendants devront s’acquitter comme les autres de la cotisation déplafonnée de 2,81 % pour financer de façon solidaire le régime universel.

Une assiette brute

Afin de renforcer le montant des retraites et de favoriser l’acquisition de points, la réforme des retraites pour les indépendants envisage de simplifier le calcul de l’assiette de cotisations et contributions. Ne sera donc retenue que l’assiette « brute » plutôt que « nette » comme c’était le cas jusqu’à présent.
Le projet de réforme de retraites pour les indépendants et les salariés n’étant pas encore totalement terminé, il faudra surveiller son évolution dès les prochains mois.

La réforme des retraites pour les indépendants portés

La réforme vise à uniformiser le système de retraite pour tous les Français, les salariés portés sont donc aussi concernés. Rappelons d’ailleurs qu’en portage salarial, vous cotisez à la fois pour la sécurité sociale, le chômage et la retraite comme tout salarié classique. Si vous êtes salarié porté, cette réforme vous concerne tout autant que le reste des travailleurs français.

Réforme des retraites pour les indépendants seniors en portage

Afin de pouvoir s’assurer un niveau de revenus confortable même après 62 ans (ou 64 ans selon l’âge pivot définitif), il est possible de cumuler votre pension de retraite avec un salaire acquis en portage salarial. Toutefois, certaines conditions sont à remplir pour pouvoir en profiter :

  • Vous devez avoir cotisé suffisamment pour prétendre à une retraite à taux plein
  • Vous devez avoir réellement cessé toute activité professionnelle
  • Votre mission en portage salarial ne doit pas excéder une durée de 3 ans

En ce qui concerne le règlement des cotisations en portage salarial, la réforme des retraites pour les indépendants portés ne prévoit pas de changement. Votre entreprise de portage salarial se charge de régler pour vous les cotisations aux organismes concernés : complémentaire du régime général et caisse de retraite de base.

Reconversion professionnelle : quelles aides sont possibles ?

Vous sentez qu’entre vous et le travail, une sorte d’inconfort s’est installé ? Vous vous surprenez à rêver d’un autre métier plusieurs fois dans la même journée ? Le moment est sans doute venu de faire le grand saut et d’envisager une reconversion professionnelle… Quelles aides sont à votre disposition pour effectuer ce virage à 180° en douceur. Voici nos conseils !

Reconversion professionnelle, quelles sont les aides ?

Lorsqu’on envisage de se reconvertir et d’emprunter la voie d’une nouvelle carrière, peut-être radicalement différente, deux niveaux d’aides sont à disposition. Le premier est là pour vous permettre d’y voir plus clair et de structurer votre projet. Le deuxième, pour vous donner, si besoin, un coup de pouce financier.

Reconversion professionnelle : les aides pour trouver son futur métier

Pour définir une nouvelle orientation professionnelle, vous former ou encore obtenir un diplôme, voici les possibilités qui s’offrent à vous :

  • Faire un bilan de compétences :

Le bilan vous concerne si vous avez envie de changement mais que vous n’avez pas encore trouvé le nouveau métier que vous souhaiteriez exercer. Vous travaillez avec un conseiller qui vous aide à faire le tri dans vos expériences, compétences et aspirations. Le bilan de compétences est payé par votre employeur s’il est à l’origine de ce projet, par Pôle emploi si vous êtes chômeur. Salarié ? Vous financez vous-même votre bilan ou utilisez votre CPF (Compte Personnel de Formation).

  • Faire une validation des acquis (VAE) :

Cette démarche est à privilégier si vous avez envie de passer à la vitesse supérieure dans votre carrière. En effet, une VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) vous permet d’obtenir une certification, un diplôme, équivalent à votre niveau de compétence. Vous pourrez alors briguer un poste plus haut placé. Ce projet dure un an et son financement suit la même logique que celle du bilan de compétences.

  • Se faire accompagner gratuitement avec le CEP :

Le Conseil en Evolution Professionnelle est un dispositif d’accompagnement totalement gratuit pour vous aider à trouver votre nouvelle voie. Il se déroule en dehors des horaires de travail. Salarié ou sans emploi, tout le monde peut accéder à cette aide pour la reconversion professionnelle. Au fil des entretiens, votre conseiller vous aide à identifier votre futur métier en correspondance avec les évolutions du marché de l’emploi et vos compétences.

  • Choisir une formation longue :

Si vous êtes salarié en CDI, vous pouvez envisager d’entamer une démarche de formation qui s’étalera sur plusieurs mois. Deux choix s’offrent à vous :

  • La reconversion ou promotion par l’alternance (Pro-A), si vous souhaitez évoluer dans votre entreprise.
  • Le projet de transition professionnelle que vous financez avec votre CPF si votre dossier est accepté par le Fongecif.
Le portage salarial, la bonne idée pour sécuriser le lancement d’une nouvelle activité !
Faire une croix sur le statut confortable de salarié pour se lancer dans un nouveau métier n’est pas toujours évident. Un projet de reconversion professionnelle en portage salarial est un bon compromis. En effet, vous gardez toute l’indépendance recherchée dans votre nouvelle branche tout en profitant des mêmes avantages que les salariés.

Reconversion professionnelle : les aides financières

Votre nouveau projet de carrière est validé et bien clair dans votre tête ? Vous pouvez passer à la partie financement.

  • Le Droit Individuel à la Formation (DIF) :

En étant salarié, vous cumulez 20 heures de droit à la formation par an (dans une limite de 120 heures). De quoi financer une nouvelle formation ! Vous pouvez profiter aussi du CIF (Congé Individuel de Formation) dans le cadre d’un projet de transition professionnelle.

  • Les administrations :

Sachez qu’il est tout à fait possible de solliciter des demandes de financement exceptionnelles auprès des administrations locales ou régionales. Renseignez-vous auprès de votre mairie et de votre Conseil Régional ou Départemental.

  • Les aides pour la reconversion professionnelle des non-salariés :

Bonne nouvelle, les indépendants peuvent aussi financer leur projet. Plusieurs branches d’activité ont constitué des fonds pour les formations individuelles. Selon votre cas, vous pouvez contacter par exemple :

  • L’Association de Gestion et du Financement de la Formation des Chefs d’Entreprise (AGEFICE)
  • Les Fonds d’Assurance Formation de la Profession Médicale
  • Fonds pour la Formation des Entrepreneurs du Vivant
  • Fonds Interprofessionnels de Formation des Professions Libérales
  • Les aides de Pôle emploi pour les chômeurs :

Si vous êtes actuellement en période d’inactivité et bénéficiez de l’ARE, tournez-vous vers Pôle emploi. Beaucoup de programmes de formation sont disponibles et financés intégralement dans des secteurs d’activité divers et variés. Le financement est cependant plafonné, c’est pour cette raison que vous devrez passer par des organismes référencés. Cette démarche n’impactera pas vos allocations chômage, vous continuerez à en bénéficier.

Important : Depuis 2019, si vous avez cotisé pendant 5 ans en tant que salarié, vous pouvez demander une rupture de contrat pour reconversion professionnelle. Votre aide financière principale dans ce cas ? L’allocation chômage. En effet, si votre projet est validé par la Commission Paritaire Interprofessionnelle Régionale (CPIR) et le Fongecif, vous bénéficierez de l’indemnité chômage.

Portage salarial : quel taux de prélèvement à la source choisir ?

Mis en place depuis janvier 2019, le prélèvement à la source a été conçu pour supprimer le décalage entre les revenus réellement perçus et le paiement de l’impôt. Ce dispositif s’applique également pour les salariés portés. Mais quels sont les taux de prélèvement à la source applicables en portage salarial ? Retour sur vos possibilités.

Lire la suite

Impôt sur le revenu : les dates clés à ne pas manquer en 2020

Le nouveau dispositif du prélèvement à la source a été mis en place en janvier 2019. Son objectif est de supprimer le décalage entre le paiement de l’impôt et la perception réelle des revenus. Depuis cette date, vous avez donc réglé chaque mois votre impôt sur le revenu. 2020 est la première année pour laquelle votre déclaration se basera sur des revenus qui ont déjà été imposés. Alors, comment va se dérouler concrètement la déclaration en 2020 ? Quelles sont les dates à connaître ? Nous faisons le point complet.

Impôt sur le revenu 2020, faut-il faire une déclaration cette année ?

Oui. Bien que vous ayez déjà commencé à régler votre impôt sur le revenu 2020, soit directement sur vos bulletins de salaire soit par prélèvement, il faut tout de même refaire une déclaration. Cette dernière permet à l’administration fiscale de procéder à des ajustements en fonction des revenus réellement perçus en 2019.

Toutefois, on estime qu’environ 12 millions de foyers français n’auront pas de déclaration à faire. Sont concernés les contribuables qui

  • N’ont aucune différence de revenus entre les montants déclarés et réellement perçus en 2019.
  • Ne bénéficient pas de crédit d’impôt.

Pour ces cas spécifiques, il n’y a pas de déclaration d’impôt sur le revenu 2020 à remplir ou même à retourner. Il suffit juste de vérifier les montants déjà préremplis sur votre déclaration automatique de revenus, c’est tout.

Quelles sont les dates à connaître pour déclarer ses revenus ?

Depuis l’année dernière, vous devez obligatoirement déclarer vos revenus en ligne sur le site des impôts du gouvernement. Si vous n’avez pas les moyens de le faire, il est encore possible de réaliser votre déclaration de revenus format papier à condition d’en avoir fait une en 2019 également. Les contribuables concernés recevront leur déclaration papier directement dans leur boite aux lettres et devront la renvoyer avant le 12 juin 2020.

Impôt sur le revenu 2020 : la date des télédéclarations repoussée à cause du Coronavirus

Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, vient tout juste de l’annoncer : l’ouverture de la déclaration de revenus en ligne est cette année repoussée. À cause de la pandémie de Covid-19 et de la crise sanitaire que nous traversons actuellement, le calendrier des déclarations a dû être réajusté. Ainsi, l’ouverture des télédéclarations, initialement prévue le 4 avril, sera repoussée au 20 avril 2020.

Impôt sur le revenu 2020 : la date limite de déclaration des revenus 2019 en ligne

En ce qui concerne les dépôts de déclaration de revenus, nous suivons toujours le même processus par département, mais le calendrier a été réajusté.

Ainsi, vous avez jusqu’au :

  • Jeudi 4 juin 2020 à 23h59, si vous résidez dans les départements 01 à 19 et/ou si vous êtes non-résidents.
  • Lundi 8 juin 2020 à 23h59 pour les départements 20 à 54.
  • Jeudi 11 juin 2020 à 23h59 pour les départements 55 à 976.

Impôt sur le revenu 2020 et indépendants : comment réajuster son taux de prélèvement ?

Lorsque l’on est indépendant, il n’est pas toujours facile d’envisager un chiffre d’affaires régulier tout au long de l’année. Malgré cette particularité liée à votre activité, vous devez vous acquitter du paiement de votre impôt mensuellement sur la base du taux de prélèvement à la source fixé par l’administration fiscale. Cependant, si vous rencontrez une baisse de chiffre d’affaires, due au Covid-19 ou non, vous pouvez modifier votre taux de prélèvement directement dans votre espace personnel sur le site du gouvernement. Allez dans la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source » et cliquez sur « Actualiser suite à une hausse ou à une baisse de revenus ». Cette flexibilité vous permet d’anticiper d’éventuels problèmes de trésorerie.

Comment anticiper le paiement de l’impôt ?

Tout d’abord, il convient de bien estimer son salaire en portage salarial afin de pouvoir évaluer votre niveau de revenus mensuel et définir si votre taux de prélèvement est adapté à votre situation. Si besoin, vous pouvez ensuite modifier votre taux comme expliqué précédemment. Notez également qu’il existe 3 taux de prélèvement (neutre, personnalisé ou individualisé), vous pouvez choisir d’y adhérer également à tout moment.

Impôt sur le revenu 2020 : les autres échéances à connaître

  • Voici les autres dates clés de votre calendrier fiscal :
  • Fin juillet 2020 : versement du solde des crédits et réductions d’impôt de 2019. En effet, désormais, le remboursement se fait l’année qui suit les dépenses.
  • 1er Septembre 2020 : votre nouveau taux de prélèvement sera appliqué si nécessaire et ce, jusqu’au 31 aout 2021.
  • 25 Septembre 2020 : paiement du solde de votre impôt 2019 si nécessaire.

Chômage partiel et Coronavirus : ouverture des droits en portage

Les premières mesures prises par le Gouvernement pour indemniser les travailleurs impactés par le confinement dû à la propagation du Covid-19 ne concernaient, au départ, que les salariés et professionnels indépendants. Or fin mars, un nouveau décret a été voté. Le Ministère du Travail confirme que les indépendants en portage salarial profiteront, eux aussi, du chômage partiel pendant la pandémie de Coronavirus, sous certaines conditions.

 

Chômage partiel et Coronavirus : comment profiter des allocations ?

À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Les indépendants en portage salarial laissés dans le flou depuis le début du confinement vont aussi avoir droit à des indemnités de chômage partiel pendant la pandémie de Coronavirus. Mais, sous quelles conditions pouvez-vous en bénéficier et quels justificatifs devez-vous fournir ? Nous faisons le tour des questions essentielles pour vérifier si vous pouvez bénéficier de cette aide.

Qui peut prétendre au chômage partiel pendant la pandémie de Coronavirus ?

Au niveau des conditions nécessaires à remplir, vous devez :

  • Avoir un contrat de travail avec une entreprise en cours dont la signature est antérieure au 16 mars 2020 ;
  • Effectuer actuellement une ou plusieurs missions en portage salarial dont la date de début a été fixée avant le 16 mars 2020 également ;
  • Justifier que votre client a décidé l’arrêt de votre ou de vos missions en raison des dispositions sanitaires obligatoires pendant la pandémie de Covid-19. Ces projets peuvent avoir été annulés, reportés ou suspendus.
Cas particuliers
Les travailleurs qui ont déjà ouvert des droits à l’allocation chômage et les seniors ne peuvent pas bénéficier du dispositif exceptionnel de chômage partiel lié au Coronavirus, en effet le chômage partiel comme toutes les autres formes de chômage, n’est pas ouvert aux personnes retraitées.

Vous ne pouvez pas demander du chômage partiel alors que vos droits au chômage sont déjà ouverts, vous devez actualiser votre situation, comme tous les mois, en fonction des heures réellement travaillées.

Quels justificatifs fournir ?

Une simple demande ne suffira pas à vous permettre de profiter de l’allocation chômage partielle pendant l’épidémie de Coronavirus et le confinement imposé. Voici les pièces à transmettre à votre entreprise de portage salarial :

  • Votre contrat de travail en cours accompagné des contrats ou bons de commande signés par vos clients ;
  • Une description des raisons justifiant votre demande de chômage partiel, par exemple : la fermeture de votre entreprise cliente, une mission qui ne peut s’effectuer en télétravail… ;
  • Une attestation officielle (à récupérer par exemple auprès du service RH de votre client) comportant la date d’arrêt de la mission, la cause et l’impossibilité de poursuivre en télétravail.

Votre dossier sera transmis aux DIRECCTE (Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) qui sont seules habilitées à décider l’octroi du chômage partiel en portage salarial.

Important : sur votre déclaration d’activité mensuelle, vous devez impérativement spécifier vos jours de chômage partiel à compter du 16 mars 2020.

Quel est le montant de l’indemnité chômage partiel pendant l’épidémie de Coronavirus ?

L’allocation chômage partielle est versée par l’entreprise de portage salarial qui sera ensuite remboursée par l’ASP (Agence Service de Paiement). Votre indemnité est calculée en fonction de votre salaire du mois précédent (février 2020) et correspondra à 70 % de votre rémunération brute. Le montant maximum de l’allocation versée ne peut pas excéder les 4 500 euros environ. Pendant votre période de chômage partiel dû à la pandémie de Coronavirus, vous devez tout de même continuer de remplir vos déclarations d’activité mensuelles.

Si certaines de vos missions sont maintenues, vous pouvez cumuler les allocations du chômage partiel avec le chiffre d’affaires que vous réussissez à générer quand même. Vous ne serez indemnisé que sur les missions qui ont été interrompues.

Pouvez-vous refuser le chômage partiel ?
Oui. Si vous êtes en portage salarial, vous avez la possibilité de choisir le chômage partiel ou bien demander l’accès aux allocations chômage (ARE) ou encore poursuivre vos missions normalement.

Chez CEGELEM, nous mettons tout en œuvre pour continuer à être présents à vos côtés, même à distance, pendant cette période de confinement. Vous souhaitez demander une allocation chômage partielle ? Montez votre dossier et transmettez-le à votre gestionnaire RH au plus vite afin de pouvoir en bénéficier sur votre bulletin de salaire du mois d’avril (pour faire la demande, les consultants doivent envoyer un mail à [email protected]

 

CDD de portage salarial avec mission arrêtée, suspendue ou annulée à cause du Covid-19

Les salariés portés en contrat à durée déterminée (CDD) sont éligibles au dispositif d’activité partielle. Ils pourront bénéficier de l’indemnité sur la base de la rémunération qui était initialement prévue dans leur contrat de prestation, ou sur la base des rémunérations précédentes, jusqu’au terme de leur contrat de travail si ce dernier coïncide avec le terme de leur mission. L’indemnité sera égale à 70% du salaire brut utilisé comme référence (correspondant à 84% de la rémunération nette), dans la limite de 4,5 SMIC.

Ils présenteront à leur entreprise de portage salarial une justification (comme par exemple un écrit de leur client) afin de justifier que l’arrêt, la suspension ou l’annulation de leur mission est bien due à l’épidémie de Covid-19.

CDI de portage salarial avec mission

Les salariés portés en contrat à durée indéterminée (CDI) sont éligibles au dispositif d’activité partielle. Ils peuvent bénéficier de l’indemnité de chômage partiel sur la base de la rémunération qui était initialement prévue dans leur contrat de prestation ou sur la base des rémunérations précédentes (au plus favorable), jusqu’au terme de leur contrat de mission. Ces points seront explicités par l’administration dans les tout prochains jours. L’indemnité sera égale à 70% du salaire brut utilisé comme référence (correspondant à 84% de la rémunération nette), dans la limite de 4,5 SMIC.

A l’instar des salariés portés en CDD, ils présenteront à leur entreprise de portage salarial un justificatif d’arrêt, de suspension ou d’annulation de leur prestation pour des raisons liées à l’épidémie en cours.

Cas des revenus variables

Etant donné le caractère variable des rémunérations de certains salariés portés, le calcul de la rémunération de référence se fera selon les termes de la loi applicable au chômage partiel, sur la base de 70% de la rémunération antérieure brute servant d’assiette de calcul des congés payés (période antérieure).

CDI de portage salarial sans mission

Le Gouvernement étudie actuellement la mise en place d’une indemnité forfaitaire proche du SMIC pour certains salariés portés en contrat à durée indéterminée (CDI) en intermission et non en mesure d’exercer leur activité à cause de la crise actuelle, sur le modèle de ce qui est actuellement envisagé pour les CDI intérimaires.

Ces dispositions sont actuellement en cours d’étude et d’arbitrage par les services de l’Etat. Elles seront probablement officialisées dans le cadre de l’ordonnance « balai » à venir, destinée à consolider les mesures exceptionnelles prises dans le cadre des ordonnances précédentes.

Renoncement aux frais de gestion sur les indemnités de chômage partiel

Les entreprises adhérentes de la FEPS saluent l’effort important réalisé par l’Etat pour permettre à leurs salariés portés d’être protégés le temps de la crise. En adoptant une pleine attitude de partage de l’effort collectif et de responsabilité, elles ne prélèveront bien sûr aucun frais de gestion sur les indemnités de chômage partiel et ne chercheront pas à obtenir de quelconques compensations. C’est une opportunité extraordinaire pour notre secteur de démontrer son rôle social, sa capacité d’engagement et d’accompagnement des salariés portés. Nos entreprises en sortiront grandies auprès des pouvoirs publics, des futurs portés et de l’opinion.

Portage salarial : peut-on cumuler ARE et salaire ?

Profiter d’une période de chômage pour amorcer le lancement d’une nouvelle activité d’indépendant peut être une excellente idée. La preuve, plus d’un tiers des créateurs d’entreprise sont inscrits comme demandeurs d’emploi. Mais si vous choisissez le portage salarial pour vous lancer, pouvez-vous bénéficier du cumul de l’ARE et d’un salaire ? Montant, plafond, conditions… Nous vous expliquons tout.

 

Cumul ARE et salaire : qu’est-ce que le portage salarial ?

Le portage salarial est une solution à mi-chemin entre le statut de salarié et celui d’indépendant. Cette nouvelle forme de salariat est née dans les années 80 pour permettre aux seniors à la retraite de poursuivre une activité génératrice de revenus complémentaires. Le portage salarial, reconnu comme branche d’activité à part entière en 2017, est une relation tripartite qui relie : le salarié porté, son ou ses entreprise(s) client(es) et la société de portage salarial. Dans les faits, le travailleur indépendant est embauché par la société de portage et cette dernière lui verse un salaire et gère tout son administratif. Le salarié porté, de son côté, continue de choisir librement ses missions et cotise en plus pour l’assurance chômage et maladie.

Le statut de salarié porté ressemble fort à celui de salarié classique. Alors comment est-il possible de profiter d’un cumul ARE et d’un salaire dans cette configuration ?

Qu’est-ce qu’un salaire exactement ?
En contrepartie d’une prestation de service, un travailleur a le droit de percevoir une rémunération. Quand, comment, quel type, quelles obligations… Nous faisons le tour du terme « salaire », une notion vieille comme le monde.

Comment obtenir un cumul ARE et salaire en portage salarial ?

Lorsque l’on entreprend une nouvelle activité professionnelle indépendante, il n’est pas toujours évident de pouvoir se verser un salaire immédiatement. Ce point peut rapidement devenir un frein pour certains entrepreneurs désireux de se lancer mais qui craignent les difficultés financières. C’est pour cette raison que le cumul ARE et salaire est devenu possible. Le but ? Encourager la création d’entreprise en la sécurisant.

Dans le cas du portage salarial, bénéficier des allocations chômage et d’un revenu issu des missions effectuées comme salarié porté est également envisageable. Néanmoins, il faut respecter des conditions :

  • Vous devez être inscrit comme demandeur d’emploi ;
  • Vous ne devez pas travailler pendant plus de 110 heures par mois ;
  • Vous ne pouvez pas générer un revenu supérieur à 70% de votre salaire de référence ;
  • Vous ne devez pas gagner plus en portage salarial que ce que vous gagniez avant d’être au chômage ;
  • Vous devez justifier votre relation de subordination avec l’entreprise de portage salarial (contrat).

Pendant combien de temps profiter du cumul ARE et salaire ?

Tant que vous n’avez pas épuisé vos droits à l’indemnité chômage, le cumul ARE et salaire est possible. De plus, sachez que vous allongez d’autant la durée de votre indemnisation puisque chaque jour travaillé est un jour reporté. Condition sine qua non, il faut bien sûr que votre entreprise de portage salarial respecte le droit du travail, de la rédaction du contrat jusqu’au suivi des missions. Notez néanmoins qu’il existe des durées maximum d’indemnisation en fonction de l’âge :

  • 24 mois si vous avez moins de 53 ans au moment de la fin de votre contrat salarié ;
  • 30 mois pour les chômeurs âgés de 53 à 54 ans ;
  • 36 mois au-dessus des 55 ans.

Et si le contrat est rompu ?

Si votre contrat de travail avec votre société de portage salarial prend fin, vous avez également le droit à des allocations chômage. En effet, pendant que vous effectuiez vos missions de salarié porté, vos droits ont été rechargés. Pour en bénéficier, il faudra obtenir dans ce cas une attestation spécifique de la part de votre entreprise de portage. Vous devez également avoir travaillé à minima 4 mois dans la société de portage et justifier de 610 heures travaillées au total sur les 26 derniers mois.

Quel est le bon moment pour démarrer une activité de travailleur indépendant ?

À la sortie des études, après 35 ans, avec un apport financier conséquent…  Quand et comment se mettre à son compte ? Découvrez nos conseils pour vous lancer sereinement.

Cumul ARE et salaire : comment faire le calcul ?

On pourrait aisément croire qu’il suffit de retrancher 70 % du salaire brut que vous avez gagné grâce à vos missions en portage salarial du montant de votre allocation mensuelle… Mais le calcul est plus subtil et plusieurs paramètres rentrent en ligne de compte :

  • Votre ARE mensuelle ;
  • Votre salaire journalier de référence ;
  • Le salaire dégagé avec votre nouvelle activité ;
  • Le plafond de revenu brut à ne pas dépasser ;
  • Le nombre de jours indemnisables.

Notre conseil ? Contactez votre conseiller Pôle emploi pour faire un point précis et personnalisé sur votre situation.

Santé : comment fonctionne la mutuelle des indépendants ?

Les remboursements de la sécurité sociale ne permettent pas de couvrir à 100 % les frais médicaux que vous pouvez engager lors de soins, de consultations ou d’hospitalisation. Une complémentaire santé est souvent nécessaire pour une meilleure couverture. La mutuelle des indépendants est-elle la même que celle des salariés ? Qu’en est-il pour les freelances qui ont choisi le portage salarial ? Nous faisons le tour de la question.

 

Mutuelle santé pour les indépendants : définition

Les travailleurs non salariés doivent s’acquitter du paiement de cotisations à l’URSSAF pour accéder au premier niveau de remboursement des frais médicaux, celui de la sécurité sociale. Pour rappel, le régime social des indépendants (RSI) a disparu et fusionné en janvier 2020 avec le régime général. Pour obtenir une meilleure couverture, les indépendants doivent souscrire une complémentaire santé, cela concerne :

  • Les gérants majoritaires
  • Les professions libérales
  • Les artisans et commerçants

Contrairement à la sécurité sociale, adhérer à une mutuelle pour indépendant complémentaire n’est pas obligatoire.

Mutuelle et indépendants, à qui s’adresser ?

Certains travailleurs indépendants exercent des métiers à risques pour lesquels il est fortement recommandé de souscrire un contrat auprès d’une mutuelle santé indépendant. Beaucoup d’organismes proposent différents niveaux de remboursement et de garanties en fonction de l’activité. Pour souscrire un contrat de mutuelle santé pour indépendant complémentaire, vous pouvez vous adresser à :

  • Un institut de prévoyance
  • Une mutuelle
  • Un acteur du secteur assurance : banquiers, agents généraux ou courtiers d’assurance

Sachez qu’il est tout à fait possible de prévoir au contrat une couverture pour votre conjoint ou vos enfants. Faites objectivement le point sur vos besoins (garanties, indemnités journalières, soins dentaires…) avant demander des devis afin de bien choisir votre assurance santé complémentaire.

Le point sur la loi Madelin
La loi Madelin pour les travailleurs indépendants, promulguée en 1994, a pour but de lutter contre la précarité sociale. Ce dispositif permet aux travailleurs non salariés de déduire de leurs revenus les cotisations engagées pour leur santé (dans la limite du plafond fiscal fixé en fonction des revenus). Pour en bénéficier, veillez à bien choisir un contrat mutuelle santé Madelin pour indépendant. Au-delà des frais médicaux, 3 autres niveaux de couverture sont disponibles dans ce dispositif :

  • Une complémentaire retraite
  • La prévoyance en cas d’arrêt de travail prolongé
  • L’assurance chômage si vous perdez votre emploi

Mutuelle des indépendants : qu’en est-il pour les salariés portés ?

Avec leur statut avantageux à mi-chemin entre salarié classique et indépendant, les salariés portés sont un cas à part. En effet, les indépendants qui travaillent dans le cadre de missions en portage salarial règlent leurs cotisations eux-mêmes (bien que ce soit le service administratif de la société de portage qui se charge d’assurer les paiements à l’URSSAF pour le compte du salarié porté). Pourtant, ils sont bien embauchés par l’entreprise de portage. La législation s’est intéressée au sujet et a imposé en 2016 que tous les salariés bénéficient d’une mutuelle collective.
Les partenaires sociaux se sont donc penchés sur la question afin de trouver une solution adaptée aux spécificités du portage salarial. En effet, il est difficilement envisageable de faire adhérer des travailleurs indépendants portés qui paient seuls leurs cotisations à des niveaux de garanties élevés et onéreux. Il a donc été décidé de choisir une mutuelle santé et prévoyance collective minimale que l’on appelle « base obligatoire ». Bien sûr, la société de portage reste libre de contracter avec une mutuelle complémentaire qui propose l’ajout de garanties supplémentaires. Mais dans tous les cas, elle participe à son financement à hauteur de 50 %.

Quelles sont les garanties couvertes par la mutuelle santé des indépendants portés ?

  • Remboursement à 125 % du taux de la sécurité sociale pour les soins dentaires
  • Au-dessus de 100 € par degré de correction, remboursement des frais d’optique
  • Paiement en totalité du forfait des indemnités journalières en cas d’hospitalisation
  • Prise en charge de l’intégralité du ticket modérateur (hors certains actes médicaux)

Complémentaire santé en portage salarial : peut-on refuser ?

Oui, il est tout à fait possible de refuser l’adhésion à la mutuelle collective de votre entreprise de portage. Vous restez libre de choisir la mutuelle complémentaire pour indépendant qui vous convient le mieux. Mais il faut cependant justifier votre refus car il est encadré par la loi. Les motifs acceptés sont les suivants :

  • Vous êtes déjà couvert par la mutuelle de votre conjoint
  • L’entreprise de portage vous a embauché en CDD et vous avez déjà une mutuelle complémentaire
  • Vous avez signé un contrat pour moins de 12 mois
  • Vous bénéficiez de la CMUC ou de l’ACS

Si vous rentrez dans ces cas de figure, écrivez un courrier officiel pour motiver votre demande accompagné des justificatifs nécessaires.

Indépendants : comment faire face à la crise du Coronavirus ?

Vous êtes travailleur indépendant et votre activité est directement impactée par la crise sanitaire du Coronavirus en France ? Quelles sont les mesures financières prises dans l’urgence par le Gouvernement ? Comment le portage salarial peut-il aider un consultant indépendant à faire face au confinement quand le télétravail est impossible ? Nous vous expliquons tout.

Coronavirus en France : les aides du Gouvernement pour les indépendants

Commerces et sociétés fermés, confinement et télétravail imposés… Le Coronavirus en France vient de changer radicalement le quotidien des particuliers et des entreprises sur tout le territoire. De leur côté, certains indépendants vont devoir faire face à une chute de leur chiffre d’affaires provoquée par la suspension d’activité de leurs entreprises clientes. Comment le Gouvernement peut les aider ? Des mesures prises dans l’urgence ont été actées très rapidement pour aider les indépendants à faire face à la propagation du Coronavirus en France. Voici les principales :

  • Annoncée par la Fédération des auto-entrepreneurs et confirmée par le Gouvernement, les indépendants vont bénéficier d’une aide de 1 500 € financée par un fond de solidarité. Pour y accéder, vous devez :
    • Avoir fermé complètement votre magasin si vous êtes commerçant
    • Justifier d’une baisse de 70 % de votre chiffre d’affaires comparé à mars 2019
    • Ne pas générer plus d’1 million d’euros de revenu
    • Justifier que votre activité d’indépendant est votre source de revenu principale

 

  • Le paiement des cotisations à l’URSSAF exigées en mars 2020 peut être reporté. Aucune action particulière ou justificatif n’est nécessaire, il suffit de déclarer un chiffre d’affaires de 0 € pour février 2020. Attention cependant, vérifiez le délai de report qui peut évoluer avec le temps.

 

  • Le règlement de l’impôt sur le revenu mensuel peut lui aussi être repoussé. Si vous êtes indépendant, vous devez en faire la demande :
    • Sur le site de l’URSSAF, si vous avez opté pour le versement libératoire
    • Sur le site des impôts dans le cas contraire

 

  • La suspension du paiement du loyer et des factures d’énergie concerne uniquement les indépendants qui travaillent dans des locaux hors de leur domicile et qui subissent une réelle perte financière.

En complément de ces premières informations, continuez à suivre l’évolution du Coronavirus en France et des mesures gouvernementales qui vont certainement changer au fur et à mesure.

Comment le portage salarial peut aider les indépendants ?

Pour les consultants freelances qui ont la possibilité de poursuivre leurs missions en télétravail, pas d’inquiétude, ils peuvent à la fois maintenir leur chiffre d’affaires et respecter le confinement imposé. En revanche, pour les indépendants dont le travail en home office n’est pas possible, ils vont devoir faire face à la crise. Leur sécurité financière risque d’être fortement mise en péril.

Les sociétés de portage salarial comme Cegelem proposent quant à elles aux indépendants de profiter des mêmes avantages que les salariés classiques en entreprise (maladie, chômage…). Avec l’évolution du Coronavirus en France et les cessations d’activités professionnelles qui en ont découlé, ces privilèges sont les bienvenus.

Coronavirus en France : les solutions du portage salarial en détail

Les travailleurs indépendants sont liés par un contrat de travail à la société de portage, ils sont donc salariés. Dans le cadre de la crise sanitaire du Coronavirus en France, des mesures exceptionnelles peuvent être prises pour les salariés portés qui ne peuvent pas télétravailler.

  • Le chômage partiel ou technique n’étant pas possible pour les salariés portés, les entreprises de portage salarial pourront utiliser la réserve financière légale prévue dans leur convention collective. Celle-ci correspond à un pourcentage prélevé sur les revenus du salarié porté pour palier à la précarité (contrat CDD) ou à la baisse, voire absence, de chiffre d’affaires momentanée.
  • Si le consultant indépendant porté ne peut pas travailler pendant plus d’un mois, il peut être envisageable de signer une rupture conventionnelle du contrat de travail. Cette action ouvrira automatiquement le droit à l’allocation chômage.
  • Le salarié porté peut se mettre en arrêt maladie (sous certaines conditions). En effet, comme les salariés classiques, il a cotisé chaque mois pour profiter de la protection de la sécurité sociale en cas d’accident ou de maladie. Contrat de travail et bulletins de salaires sont les pièces nécessaires à fournir pour justifier d’avoir travaillé au moins 150 heures sur les trois derniers mois. Pendant la crise du Coronavirus en France, certains indépendants portés pourront donc profiter des indemnités journalières et limiter l’impact de cette crise sur leur chiffre d’affaires.

Consultant freelance, quelles résolutions pour 2020 ?

Le début d’année reste définitivement le moment propice pour marquer une pause et dresser un bilan objectif de vos 12 derniers mois. Qu’avez-vous réussi ? Quelles ont été vos faiblesses ? Comment se porte le marché des consultants freelances ? Toutes ces questions sont nécessaires pour anticiper les prochaines mutations et vous positionner en conséquence. Par quel bout prendre tous ces sujets ? Voici nos conseils.

 

Consultant freelance, prenez du recul !

Si vous êtes déjà familier des méthodes liées au bilan de compétences, vous comprendrez rapidement l’objectif de ce premier point. L’année dernière, alors que vous avanciez tête baissée pour achever vos missions de consultant freelance, aucun moment ne pouvait être consacré à l’analyse objective de vos travaux. Profitez du 1er trimestre 2020 pour prendre du recul et dresser le bilan de chacune de vos missions. Posez-vous, par exemple, ces questions :

  • Quels ont été les retours clients ?
  • Avez-vous bien réussi à vous intégrer dans l’équipe projet ?
  • Votre organisation a-t-elle toujours été optimum ?
  • Le prix facturé correspond-il réellement au temps passé ?
  • Quelles nouvelles compétences avez-vous gagné ?
  • À l’inverse, quelles connaissances ont manqué ?

Que faire avec les 1ères conclusions de votre bilan de consultant freelance ?

A la fin de ce bilan annuel, vous pouvez déjà mettre en place 3 actions :

  • Communiquer

D’un point de vue pratique, commencez par mettre à jour vos missions et compétences à la fois sur votre CV, les réseaux sociaux professionnels et votre site web. Si vous êtes à l’aise avec la rédaction, communiquez autour de la réussite d’une ou plusieurs missions via des articles postés sur LinkedIn, par exemple. Cette action vous permettra de gagner en visibilité auprès de votre réseau et peut-être de décrocher de nouveaux projets en 2020.

  • Se former

Si vous avez repéré un manque de connaissances dans un domaine, pourquoi ne pas profiter de ce début d’année pour entamer une formation professionnelle. Même en tant que consultant freelance, vous cotisez pour la formation continue. Renseignez-vous auprès de votre URSSAF afin de connaître votre enveloppe budgétaire pour financer vos frais de formation.

  • Fixer vos nouveaux objectifs de chiffre d’affaires

À l’issue du bilan, vous devez être en mesure de savoir si vous avez facturé suffisamment pour vous assurer un revenu confortable. Si ce n’est pas le cas, des détails sont sans doute à revoir, par exemple :

  • Vérifiez quels sont les tarifs jour/homme pratiqués par les consultants freelances concurrents. Êtes-vous au juste prix ?
  • Si vous avez acquis de nouvelles compétences, avez-vous pensé à revaloriser votre prix J/H à la hausse ?
  • Avez-vous épargné un pourcentage de votre chiffre d’affaires pour couvrir vos périodes d’inactivité (congés, maladie…) ?
Consultant freelance, que faire pour anticiper vos périodes sans chiffre d’affaires ?
Inhérentes au statut de travailleur indépendant, les baisses d’activité sur une année ne sont pas rares. Heureusement, il existe des méthodes et des outils pour réussir à gérer au mieux vos revenus en période creuse.

Les évolutions du marché des consultants freelances

L’arrivée du digital et d’internet dans notre quotidien a certes, bouleversé les habitudes de consommation des particuliers mais également révolutionné les méthodes de travail en entreprise. Le succès de votre activité de consultant freelance repose également sur votre capacité à anticiper les prochaines mutations du marché. Vous devez toujours vous renouveler et vous conformer aux attentes du monde qui vous entoure.

Les études et spécialistes parlent de changements qui vont notamment vous impacter sur :

  • Votre expertise 

Copié sur la valeur fondamentale de l’Open Source, le partage des connaissances est maintenant monnaie courante sur Internet. Articles, livres blancs, web conférences… L’accès libre et gratuit à de nombreux contenus vient bousculer le positionnement des consultants freelances. En effet, dans un contexte aussi ouvert, votre expertise va-t-elle se banaliser ? Vous devez l’anticiper et adopter une posture de veille pour identifier dans quel domaine pointu vous pouvez vous spécialiser et vous démarquer.

  • Votre approche du métier

Pour contrecarrer cette déferlante technologique, qui devrait remplacer 45 % des métiers actuels, de nouvelles valeurs apparaissent. Les entreprises attendent des qualités plus humaines lorsqu’elles cherchent à recruter des profils de consultant freelance. Nous pouvons citer par exemple :

  • La capacité d’analyse face à des problèmes complexes
  • L’habilité à trouver des solutions agiles pour les résoudre
  • La mise en avant d’une bonne créativité et d’un esprit critique vif
  • La capacité à pouvoir se connecter avec l’humain et l’intelligence émotionnelle

La force du consultant freelance pour 2020

S’intégrer régulièrement au sein de nouvelles équipes, gérer plusieurs projets simultanés, approfondir sans cesse de nouvelles connaissances, prendre des décisions dans l’urgence… En qualité de consultant freelance, vous avez déjà pour habitude de gérer des missions compliquées avec flexibilité et intelligence. Vous êtes donc parfaitement armé pour affronter les mutations du monde de l’entreprise en 2020. À vous d’anticiper la manière dont vous pourrez tirer votre épingle du jeu sur les prochaines années.

Travailler à son compte : comment choisir un secteur pour réussir

Étudiant, salarié, sans emploi… Il n’y a pas de profil type pour lancer une activité de travailleur indépendant. En revanche, travailler à son compte requiert du temps, de la motivation, de la ténacité et puis… de la réflexion en amont ! En effet, comment faire pour identifier les marchés et métiers porteurs ? Si vous voulez sécuriser le lancement de votre projet, nous vous donnons les clés de la méthodologie à suivre pour avoir du succès.

Travailler à son compte : la première phase d’introspection

Tout d’abord, demandez-vous ce que VOUS aimez. En effet, si vous décidez de travailler à votre compte, autant le faire dans un secteur qui vous plaît. Si vous n’avez pas encore d’idées précises en tête, hormis celle de quitter le salariat classique, prenez le temps de faire un bilan de compétences. C’est l’occasion de croiser les expertises acquises pendant votre parcours professionnel avec vos passions et talents personnels. Idéal pour faire le point avant de travailler à son compte.

Le financement de votre bilan de compétences peut se faire de trois manières possibles :

  • En utilisant votre CPF (Compte Personnel de Formation). Vous pouvez être salarié ou au chômage pour l’utiliser, vous devez simplement avoir acquis les droits suffisants.
  • En demandant l’AIF (Aide Individuelle de Formation) à Pôle emploi si vous êtes chômeur.
  • En le finançant vous-même, un bilan de compétences coûte 2 000 euros en moyenne.

Identifier un statut pour travailler à son compte 

Vous avez fait le point sur vos atouts professionnels et personnels. Vous devez maintenant avoir en tête une piste à explorer pour votre future carrière. C’est le moment de vous pencher sur la forme de travail indépendant qui conviendrait à vos aspirations. Prenons quelques exemples :

  • Si votre avenir se trouve dans le secteur de la restauration, le statut d’autoentrepreneur ne pourra pas vous convenir. Les plafonds de chiffre d’affaires vont vous limiter dans le nombre d’embauches et vos biens personnels seront engagés en cas de déficit. Mieux vaut dans ce cas, choisir l’EIRL.
  • Le besoin d’investissements joue aussi un rôle dans le choix du statut. Un consultant informatique aura besoin de très peu d’investissement comparé à une personne qui souhaite rénover une belle demeure pour en faire un Bed & Breakfast. Le consultant pourra alors choisir sans aucun problème le régime simplifié du micro-entrepreneur (attention toutefois à ne pas dépasser le plafond annuel de 70 000 euros pour les prestations de service).
  • N’oublions pas non plus le statut des professions libérales. Il est à choisir notamment lorsque l’on souhaite travailler à son compte dans les secteurs du médical, paramédical, de l’architecture, du droit, du graphisme ou de l’artistique.
Travailler à son compte, c’est ce que les Français préfèrent !
Un salarié sur trois en France se dit prêt à exercer en tant que travailleur indépendant. Autonomie, revenus non plafonnés, mobilité… Le travail en freelance a beaucoup d’avantages ! Et vous, vous préférez l’entreprenariat ou le travail salarié ?

Identifier les marchés porteurs pour travailler à son compte 

À cette étape, c’est un peu comme retourner sur les bancs de l’école. Replongez le nez dans vos cours de marketing car vous allez devoir réaliser une étude de marché. Objectif ? Vous permettre d’identifier dans quel secteur exercer pour vous lancer rapidement et générer du chiffre d’affaires. Vous devez notamment :

  • Éliminer les secteurs déjà fortement concurrentiels car vous aurez très peu de chances de vous démarquer ou bien pire, vous pourrez souffrir d’une guerre des prix.
  • Identifier les marchés sinistrés pour lesquels une innovation est encore possible. Votre mission est d’aider le secteur à sortir la tête hors de l’eau, mais il faut vraiment avoir LA bonne idée…
  • Trouver un secteur porteur – le cadre idéal – là où l’offre est encore faible alors que la demande est croissante. Pour cela, mettez-vous en veille et étudiez les tendances de consommation.
  • Utiliser une idée qui fonctionne déjà à l’étranger. Vous pouvez aller dénicher des idées de concept sur des sites de financement participatif. Vous devrez ensuite réaliser une étude de marché pour valider si cette idée est réellement transposable en France.
  • Vérifiez également si travailler avec des indépendants fait partie des habitudes des entreprises du secteur que vous avez repéré. Vous augmentez ainsi vos chances de trouver régulièrement des missions et de diversifier votre portefeuille de clients.

Ces suggestions peuvent s’appliquer aussi bien aux activités commerciales qu’à la vente de prestation de service. Elles sont indispensables pour monter un business plan et commencer à travailler à son compte sereinement.

Le statut de salarié porté
Certains domaines d’activité (consulting RH, formation, nouvelles technologies, informatique, métiers du web…) peuvent profiter du statut salarié qu’offrent les entreprises de portage salarial comme CEGELEM. Elles permettent de travailler à son compte tout en bénéficiant d’une protection sociale, d’une assurance chômage et d’un service de gestion administrative.

Top 5 des outils de facturation pour un freelance

Vous démarrez votre activité de freelance, une belle aventure commence. Liberté dans le choix de vos clients, horaires flexibles, aucune hiérarchie… Les avantages sont nombreux. Mais il y a une partie plus fastidieuse, la comptabilité. Bien que le micro-entrepreneur profite d’un régime fiscal allégé, il doit tenir une comptabilité à jour et dans le respect de la loi. Voici une sélection de 5 outils de facturation pour les freelances qui vont vous simplifier la vie.

 

Outil de facturation pour les freelances : pourquoi éditer des factures ?

En qualité de professionnel, vous êtes tenu par la loi de faire parvenir à vos clients des factures qui correspondent à vos prestations de service. Cette obligation est à respecter quel que soit votre statut (micro-entrepreneur, professions libérales, artistes…). Vous devez éditer des factures en double exemplaire, un pour vous, l’autre pour votre client. Format papier ou numérique, à vous de choisir avec votre client. Les factures font office de preuves juridiques, elles sont à conserver pendant 10 ans.

Choisir le statut de salarié porté
Pour éviter d’avoir à gérer les aspects administratifs de la micro-entreprise, rapprochez-vous d’une société de portage salarial. Celle-ci se chargera d’éditer et d’envoyer vos factures via son propre outil de facturation. Cette relation tripartie qui lie le salarié porté, l’entreprise cliente et la société de portage, se formalise par la signature d’une convention de portage salarial. Vous pouvez la signer avant ou après avoir trouvé une mission.

Outil de facturation pour les freelances, que doit contenir une facture ?

Voici les mentions qui doivent absolument apparaître sur vos factures :

  • Le numéro de facture
    • Il doit être unique, deux factures ne peuvent pas avoir le même numéro.
    • Les numéros doivent se suivre, sans trou dans la numérotation (1, 2, 3, 4…).
    • En cas d’erreur, vous ne pouvez pas modifier la facture mais plutôt éditer un avoir.

 

  • Les mentions vous concernant
    • Vos coordonnées complètes incluant n° de téléphone et email.
    • Votre SIRET.
    • Vous devez préciser si vous êtes enregistré au RCS ou bien si vous en êtes dispensé.

 

  • Les coordonnées de votre client

 

  • La désignation de votre prestation et sa date de livraison

 

  • La date d’émission de la facture et l’échéance de paiement

 

  • Le prix, la TVA (ou la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » si vous êtes dans ce cas), les éventuelles remises

 

  • Les pénalités de retard et frais de recouvrement

 

  • Votre assurance professionnelle si votre profession vous oblige à en avoir une

5 Outils de facturation pour les freelances simples et pratiques

Vous préférez passer plus de temps à travailler sur vos missions plutôt qu’à gérer votre comptabilité, c’est tout à fait logique. Tenir une comptabilité à jour est une activité chronophage. Certains travailleurs indépendants délèguent même cette partie et optent pour le portage salarial. D’autres vont utiliser des outils de facturation pour les freelances, en voici quelques-uns :

Freelancer

« Facturation pensée pour freelance pressé ». Freelancer est un outil de facturation pour freelance dans lequel vous allez retrouver toutes les options de base pour créer des devis et des factures. Des fonctionnalités allègent également les parties administratives comme vos déclarations fiscales (adaptées selon votre statut) et vos relances en cas de retard paiement. Une version « light » gratuite est disponible.

Tiime AE

Cet outil de facturation pour les freelances est l’un des plus complets. Il est totalement gratuit. Tiime AE vous permet d’éditer et d’envoyer vos factures en 30 secondes (c’est leur promesse) et de suivre l’évolution de votre chiffre d’affaires. Vous pourrez aussi vérifier que vous ne dépassez pas les plafonds du régime simplifié. D’autres fonctionnalités comme le prévisionnel de vos cotisations à payer, la création de registres ou le stockage de document s’avèrent très pratiques.

MonAE

Solution française, MonAE est spécialement réservée aux freelances (une version pour les TPE existe aussi). Facturation, cotisation, pilotage d’activité… tout y est ! Sa grande force réside dans la personnalisation de son service selon votre statut : ACRE, service à la personne, DOM-TOM, MDA, AGESSA… Un bémol cependant, la version gratuite se limite à 10 clients et 2 000 € de facturation.

Facture.net

Encore un outil de facturation pour les freelances totalement gratuit. Facture.net a été conçu par Codeur.com, une plateforme mettant en relation indépendants et entreprises clientes. Création de devis, factures, gestion des clients, prévisionnel d’affaires… De nombreuses fonctionnalités sont disponibles pour suivre et piloter votre activité en toute simplicité.

Online Invoices

Vous parlez anglais et vous avez des clients à l’international, cet outil de facturation pour les freelances est fait pour vous. Oneline Invoices vous permet d’établir vos factures dans des devises étrangères. Vous pouvez également automatiser vos envois d’email et suivre votre historique client. Une option « time tracking » vous sera d’une grande aide si vous facturez vos missions au temps passé.

Quand et comment se mettre à son compte ?

Un travailleur sur trois en France envisage de quitter son emploi pour se mettre à son compte. Mais quel est le bon moment ? Faut-il être jeune ou avoir plusieurs années d’expérience ? Avant de lancer son activité d’indépendant à temps plein, peut-on cumuler chômage et travail en freelance ? Découvrez comment se mettre à son compte sereinement.

 

Comment se mettre à son compte : quel est l’âge préconisé ?

Une étude de Malt, une plateforme qui met en relation entreprises et indépendants, révèle que l’âge moyen des freelances se situe aux alentours des 35 ans. 12 % auraient moins de 26 ans et 33 % plus de 41 ans. Mais laissons de côté ces chiffres car, sur le terrain, chaque cas est particulier.

  • Comment se mettre à son compte à la sortie des études ?

L’une des clés de la réussite lorsque l’on s’installe comme travailleur indépendant, c’est l’énergie. Et il en faut beaucoup pour lancer une activité à partir de rien. Connaissez-vous « l’escalier du risque » ? C’est une théorie qui tend à démontrer qu’avec le temps, les diplômes, les années de carrière et les obligations familiales, le goût de l’aventure diminue chez l’être humain. Donc, autant se lancer quand on est jeune et plein de dynamisme.

Mais le freelance de moins de 30 ans est-il plus crédible face aux entreprises qu’un travailleur indépendant de 40 ans ? Ici, tout dépend du secteur d’activité et du niveau d’expertise requis. On citera en exemple le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, qui a créé son projet pendant ses études. Il n’y a pas de règles en la matière, surtout dans le milieu des startups.

Comment se mettre à son compte sans avoir de fonds ?
À la fin des études, il est rare d’avoir un compte bancaire bien rempli. Ceci peut être un frein au lancement d’une activité en freelance puisqu’il est nécessaire d’avoir un début de trésorerie. Pourquoi ? Pour faire face aux périodes creuses, aux besoins d’investissement ou aux retards de paiement.
Notez qu’il est possible d’emprunter auprès des banques pour lancer son projet. Il faudra avoir un business plan précis et une très bonne idée pour les séduire.
Enfin, toutes les activités ne demandent pas les mêmes ressources. Par exemple, un consultant en formation n’a pas besoin d’acheter beaucoup de matériel pour exercer.

 

  • Comment se mettre à son compte après des années de carrière ?

Parmi les craintes du salarié qui souhaite devenir travailleur indépendant après une dizaine d’années en entreprise, on cite souvent en premier l’insécurité. En effet, difficile de quitter la stabilité apportée par un salaire mensuel pour expérimenter les revenus irréguliers du statut de freelance. Et ceci sans compter, l’emprunt de la maison familiale, l’école des enfants à payer, les assurances…

 

Pourtant, le salarié expérimenté peut mettre en avant des atouts qui lui feront obtenir du chiffre d’affaires rapidement. Son expérience, certes, mais aussi, sa connaissance du métier et son réseau professionnel qu’il pourra exploiter pour trouver facilement des clients. La maturité amène aussi la capacité à envisager son secteur dans sa globalité pour détecter les opportunités et savoir bien s’organiser.

Comment se mettre à son compte sereinement après 35 ans ?

Il est possible de commencer une activité d’indépendant en étant toujours salarié, soit sur son temps libre soit en demandant un temps partiel. Cette solution permet d’appréhender sereinement le marché avant de se lancer (attention toutefois à la cause de non-concurrence du contrat salarié). Il est aussi envisageable d’intégrer une société de portage salarial. Elle gère l’administratif des freelances et maintient les avantages du statut salarié (cotisations pour la retraite, assurance chômage…).

Comment se mettre en son compte quand on est au chômage ?

Créer son activité de travailleur indépendant lorsque l’on est sans emploi est un moment propice puisqu’il est possible de dédier un maximum de temps au lancement de sa nouvelle activité. Cependant, il ne faut pas créer sa micro-entreprise à défaut d’autre chose. Pour s’installer à son compte, il faut beaucoup de motivation. Le travailleur indépendant doit absolument croire en la réussite de son projet.

Autre avantage, la sécurisation du projet grâce aux allocations chômage. En effet, il est possible de :

  • Cumuler les allocations chômage et le chiffre d’affaires de sa nouvelle activité (dans la limite du montant maximum des allocations mensuelles ou trimestrielles)
  • Transformer une partie des allocations chômage en capital (à hauteur de 45 %)
Comment se mettre à son compte : existe-t-il un mois plus propice ?
Ici, il faut tenir compte de la saisonnalité du marché. Si l’activité connaît des pics dans l’année, il faudra penser à créer son statut d’indépendant au moins quatre mois à l’avance. Côté fiscalité, en devenant micro-entrepreneur, il faut s’acquitter d’une taxe supplémentaire annuelle, la cotisation foncière des entreprises (CFE). Pour un lancement en décembre, mieux vaut attendre janvier pour créer son activité et éviter de payer deux fois cette taxe.

Tout savoir sur le calcul du salaire d’un micro-entrepreneur

Au lancement de leur entreprise, les micro-entrepreneurs se posent forcément la question du salaire. Quel revenu vont-ils pouvoir tirer de leur nouvelle forme d’activité indépendante ? Une question qui pèse dans la balance surtout quand le travailleur indépendant a été habitué à recevoir un salaire mensuel. Rassurez-vous, vous pouvez calculer votre salaire de micro-entrepreneur en tenant compte de plusieurs éléments : prix de vente, frais, taxes obligatoires… Explications.

 

La base pour calculer un salaire de micro-entrepreneur : bien fixer vos prix

Pour commencer à envisager votre salaire de micro-entrepreneur, vous devez travailler votre grille tarifaire. A quels prix allez-vous vendre vos prestations ? Il faut étudier plusieurs points avec attention pour construire votre positionnement et votre politique de prix :

  • Définissez :
    • Les produits et services que vous allez vendre (y compris les prestations additionnelles qui enrichissent votre offre de base)
    • Les points qui vous démarquent de la concurrence
    • Votre niveau d’expertise
    • La qualité des références clients ou partenariats que vous pouvez déjà mettre en avant
  • Regardez les tarifs pratiqués par la concurrence afin de pouvoir préciser votre politique de prix en fonction de la qualité de votre offre et de votre expertise :
    • Vous pouvez casser les prix si vous vous estimez « débutant » ou si le marché est très concurrentiel. Attention, cette action est à double tranchant car vous pourriez abîmer votre crédibilité avec des prix très bas.
    • Vous pouvez vous aligner sur les prix de la concurrence si votre offre n’a pas de critères différenciants.
    • Vous pouvez gonfler vos prix si vous estimez que vous avez une réelle valeur ajoutée à offrir à vos futurs clients.

Vous pouvez maintenant fixer vos prix. Puis, calculez votre volume d’affaires annuel pour estimer un premier revenu brut. Passons ensuite au calcul du salaire net d’un micro-entrepreneur.

Avec le portage salarial, vous bénéficiez du statut de salarié tout en gardant l’autonomie que vous recherchez en vous installant à votre compte. Découvrez comment choisir entre micro-entreprenariat ou portage salarial ?

Calculer votre salaire net de micro-entrepreneur

À cette étape, vous allez déduire toutes vos charges, personnelles ou professionnelles, de votre chiffre d’affaires. Objectif ? Déterminer le salaire net dont vous avez besoin pour vivre correctement au quotidien et faire tourner votre petite entreprise. Voici les éléments à prendre en compte :

  • Déterminez vos frais fixes :
    • Les factures et achats réguliers : loyers, assurances, remboursements d’emprunt, électricité, budget nourriture et habillement…
  • Estimez les frais liés à votre activité
    • Les dépenses liées à votre communication (développement et hébergement de votre site web, timbres, impression de flyers…)
    • Vos fournitures de bureau
    • Vos frais de déplacement éventuels
    • Les assurances nécessaires à votre activité : RC Pro (Responsabilité Civile Professionnelle), multirisques, protection juridique…
    • Les frais bancaires : depuis 2015, un micro-entrepreneur doit ouvrir un compte bancaire professionnel séparé de son compte personnel (uniquement si son CA est supérieur à 10 000 €)
  • Tenez compte des taxes à payer selon votre activité
    • L’impôt sur le revenu
    • La cotisation foncière des entreprises (cet impôt local est à régler une fois par an)
    • Les cotisations sociales liées à votre chiffre d’affaires : 12,80 % de votre CA pour la vente de marchandises, 22 % pour les prestations de service commerciales ou artisanales et les professions libérales
    • Les taxes pour frais de chambres consulaires (moins de 0,5 %) hors professions libérales
    • La contribution à la Formation Professionnelle (de 0,10 à 0,30 % selon votre métier)

Au début de votre activité, vous pouvez bénéficier de l’ACRE. Cette aide vous octroie un taux réduit pour vos cotisations sociales. Certaines catégories d’auto-entrepreneur peuvent aussi bénéficier d’une exonération de CFE.

Anticiper les périodes de creux pour calculer un salaire de micro-entrepreneur

L’activité de travailleur indépendant est soumise à des variations. Vous pourrez être amené à rencontrer des périodes sans chiffre d’affaires. Également, en qualité d’auto-entrepreneur, vous ne bénéficiez pas de congés payés ni de congés maladie. Pour anticiper ces périodes sans revenu, il est conseillé d’augmenter vos prix de 10 % et de mettre de côté ce complément chaque mois.

En portage salarial, le salaire d’un micro-entrepreneur intègre directement des congés payés. Découvrez le détail des différences entre les congés payés du salariat classique et ceux du portage salarial.

Micro-entrepreneur : les plafonds de revenu à avoir en tête

Les travailleurs indépendants bénéficient d’un régime de cotisations sociales simplifié. En contrepartie, ils ne doivent pas dépasser certains seuils de chiffre d’affaires. Au-delà, le micro-entrepreneur doit créer une entreprise avec des charges beaucoup plus importantes. À titre d’information, les plafonds sont de 170 000 euros pour une activité de commerce et d’hébergement, 70 000 euros pour les prestataires de service et les professions libérales.

Quelle différence entre auto-entrepreneur et micro-entreprise ?

S’il était encore possible de se poser la question des différences entre auto-entrepreneur et micro-entreprise il y a quelques années, ce n’est aujourd’hui plus le cas. Depuis le 1er janvier 2016, le régime spécial de l’auto-entrepreneur s’est fondu avec celui du micro-entrepreneur. Bien qu’on utilise encore le terme d’auto-entrepreneur, le statut officiel et légal est bien celui de la micro-entreprise.

 

Quelle différence entre auto-entrepreneur et micro-entreprise avant 2016 ?

Avant la modification du statut d’entrepreneur individuel de la loi Pinel, il existait de vraies différences entre auto-entrepreneur et micro-entreprise. À l’époque, l’auto-entreprise bénéficiait d’un régime encore plus simplifié que celui de la micro-entreprise :

  • Le régime fiscal de la micro-entreprise avant 2016

Ce statut répondait au régime social des travailleurs indépendants. Après abattement forfaitaire pour frais professionnels, l’impôt sur le revenu était calculé sur le montant brut des revenus annuels.

  • Le régime fiscal de l’auto-entreprise avant 2016

La différence entre auto-entrepreneur et micro-entreprise était principalement expliquée par un régime micro-social et micro-fiscal simplifié, donc plus avantageux :

Micro-fiscal: grâce à l’option « prélèvement libératoire à la source », accessible sous conditions de revenus, l’auto-entrepreneur pouvait régler un pourcentage prélevé directement sur son chiffre d’affaires brut en guise d’impôt sur le revenu. Il n’y avait pas de réajustement lors de sa déclaration annuelle.

Micro-social: le montant des cotisations et charges sociales était calculé sur la base d’un pourcentage avantageux du chiffre d’affaires. Le règlement devait être réalisé chaque mois ou chaque trimestre.

Beaucoup de travailleurs indépendants qui exerçaient dans des domaines d’activité parfois précaires comme les artistes photographes choisissaient alors le régime simplifié de l’auto-entrepreneur.

Photographe indépendant, vous avez le choix maintenant !

Si vous vous lancez en tant que travailleur indépendant à temps plein, vous n’avez peut-être pas envie de perdre votre statut salarié. Protection sociale, cotisations pour le chômage, retraite… Il est tout à fait possible de bénéficier encore de ces avantages en choisissant le portage salarial pour les photographes en freelance. Un statut qui vous permet de travailler de manière complètement autonome tout en conservant les mêmes droits qu’un salarié classique.

Quelle différence entre auto-entrepreneur et micro-entreprise après 2016 ?

Vous l’aurez compris, les deux statuts ont fusionné le 1er janvier 2016. Il n’y a donc plus de différence entre auto-entrepreneur et micro-entreprise, les deux suivent le même régime, celui de la « micro-entreprise ». Alors, qu’est-ce qui change dans ce nouveau statut unifié ?

  • Régime micro-fiscal :

Il n’y a plus de différence entre auto-entrepreneur et micro-entreprise. Les deux sont imposés sur le chiffre d’affaires réalisé. Un abattement forfaitaire s’applique :

    • 34 % pour les prestations de service
    • 50 % pour les professions libérales
    • 71 % pour la vente de marchandises
  • gime micro-social :

Les cotisations sociales sont calculées sur le chiffre d’affaires brut grâce à un taux réduit de prélèvement forfaitaire. Ce paiement donne accès à la Sécurité Sociale des micro-entrepreneurs.

Attention à ne pas dépasser les plafonds !

En créant une micro-entreprise, votre chiffre d’affaires annuel est plafonné :
– 170 000 € pour le commerce et l’hébergement
– 70 000 € pour les prestations de services et les professions libérales

Pour éviter d’être limité et gagnez autant d’argent que vous voulez, choisissez le portage salarial ! Découvrez tout ce qu’il y a savoir sur ce statut très intéressant pour les micro-entrepreneurs !

Quelles conséquences si vous étiez auto-entrepreneur avant 2016 ?

Si vous étiez travailleur indépendant avant la mise en place de la loi Pinel, vous avez peut-être déjà connaissance des différences entre auto-entrepreneur et micro-entreprise.
Qu’est-ce qui a changé pour vous en 2016 ? Deux cas de figures :

  • Vous étiez auto-entrepreneur :

Aucune différence pour vous, vous bénéficiez toujours des mêmes avantages en tant qu’entrepreneur individuel. Seul votre nom a changé, vous êtes désormais « micro-entrepreneur ».

  • Vous étiez déjà micro-entrepreneur :

Dans ce cas, vous pouvez opter pour le régime social simplifié si vous respectez bien les plafonds de revenus annuels cités plus haut. Ceci vous permettra de choisir le versement libératoire (sous réserve des plafonds de revenus annuels maximum par foyer fiscal). Vous paierez donc chaque mois ou chaque trimestre vos cotisations sociales et votre impôt sur le revenu en même temps. Vous restez libre de ne pas choisir cette option.

Quels sont les autres avantages de la micro-entreprise ?

Avec ce statut, vous pouvez bénéficier d’une franchise de TVA si vous ne dépassez pas certains seuils :

– 34 400 € (tolérance jusqu’à 36 500 € pendant 2 années consécutives) pour les artisans, les prestations de services et les professions libérales

– 85 800 € (tolérance jusqu’à 94 300 € pendant 2 années consécutives) pour les commerçants

Vous pouvez également créer votre entreprise sans régler de frais pour les formalités administratives. Et, bien évidemment, vous bénéficiez toujours d’une comptabilité est allégée.

Le bien-être financier des travailleurs indépendants

Le portage salarial est tout nouveau pour vous, et vous ne savez pas par où commencer pour décrocher vos premières missions ? Suivez le guide !

 

Communiquez !

Communiquer constitue une pierre angulaire pour se faire connaître dans son activité en portage salarial. Que vous soyez débutant ou avec une certaine expérience en tant qu’indépendant en portage salarial, la communication restera le nerf de la guerre pour voir et être vu.

Soyez actif sur les réseaux sociaux

Quand on évoque le domaine de la communication, impossible d’échapper aux réseaux sociaux. Pour avoir une certaine visibilité, les réseaux sociaux sont une étape indispensable. Il faut dire qu’ils présentent de très nombreux avantages ! Outre le fait d’avoir une présence dans un lieu à fort potentiel de visibilité, ils vous donneront la possibilité de développer votre réseau, d’augmenter le trafic de votre site web ou encore d’effectuer votre veille. Utiliser les réseaux sociaux, c’est également s’affirmer en tant qu’expert de votre domaine. En proposant des contenus de qualité, vous gagnerez en crédibilité auprès des entreprises externes. Il faut bien maîtriser votre communication car le phénomène viral est très important sur ces plateformes. Un contenu indélicat, et c’est le bad buzz assuré ! Une vraie stratégie doit donc être anticipée.

Inscrivez-vous sur des annuaires professionnels

Vous pouvez aussi vous faire connaître via des annuaires professionnels et bénéficier de leur force de référencement. Il est préférable de vous diriger vers des annuaires qui ciblent votre domaine d’activité, ou qui privilégient les professionnels de votre localité. En réalisant ceci, vous augmenterez vos chances d’entrer en contact avec des clients et de décrocher des missions.

Créez votre site internet

Créer un site web vous permettra de réaliser une vitrine de votre expérience et de vos compétences : vous pourrez ainsi présenter votre offre. Selon votre activité, créer un portfolio peut se révéler une idée judicieuse pour mettre en avant vos réalisations. Ne négligez pas votre site web : c’est la première impression qu’un prospect aura de vous !

Tenez un blog et créez du contenu à haute valeur ajoutée

Proposer un blog entretenu régulièrement avec des contenus de qualité permettra de montrer quel type de personne vous êtes. Il vous offrira notamment de mettre en avant votre expertise dans votre domaine d’activité, tout en améliorant le référencement de votre site web, pour mieux apparaître dans les résultats Google. Entretenir un blog peut prendre du temps, tenez donc un planning de publication régulier.

 

Consulter les offres de mission

Pour trouver vos premières offres de mission, pensez à Internet ! Établissez une stratégie afin de déterminer votre cible et quelle sorte de missions vous recherchez.

Scrutez les offres de missions

Le web est un formidable moyen de trouver du travail. Sur la toile, vous aurez évidemment accès à de nombreuses offres. Pensez à bien prospecter sur les sites d’offres d’emploi et sites de freelances, les propositions de contrat ainsi que les contacts y sont multiples.

Répondez à des appels d’offres

Mettez le plus de chances de votre côté ! En tant qu’indépendant en portage salarial, répondre à un appel d’offres vous permettra d’être en concurrence avec d’autres experts sur un projet. C’est à vous de proposer l’offre la plus intéressante pour être la personne que le porteur de projet retiendra.

 

Appuyez-vous sur votre réseau professionnel

Le réseau professionnel peut évidemment être le vôtre, mais aussi celui de l’entreprise de portage salarial à laquelle vous avez adhéré.

Faites appel à votre réseau existant

Ce n’est pas de la communication “visible”, mais travailler via son réseau existant reste un axe de développement pour votre activité. En promulguant votre activité et en incitant votre entourage à en faire la promotion lorsque l’occasion se présente, vous tomberez peut-être rapidement sur un prospect. Ne sous-estimons le pouvoir du bouche-à-oreille !

Participez à des salons professionnels pour développer votre réseau

Déplacez-vous sur des salons dont l’univers parle de votre spécialité en tant qu’indépendant en portage salarial et échangez avec un maximum de participants. Discutez avec les personnes présentes, qui sont peut-être en recherche de la compétence que vous proposez. Le réseautage est un précieux axe de développement pour votre activité, vous auriez tort de vous en passer !

Créez des partenariats

Poussez encore plus loin les choses, en réfléchissant à l’idée de créer des partenariats avec d’autres indépendants qui ciblent des prospects similaires aux vôtres. Même si vous pensez être en concurrence, vous avez peut-être une compétence que votre partenaire ne possède pas, et ce dernier pourrait en échange vous faire bénéficier de son réseau.

 

Profitez de la puissance d’une société de portage salarial

Une société de portage salarial possède un large réseau et vous en fait profiter. C’est l’un des grands avantages du portage ! Une entreprise de portage salarial comme Cegelem peut également vous faire profiter de ses différentes formations. Pourquoi ne pas envisager d’apprendre les techniques de prospection et de démarchage commercial ?

 

Pour vous faire connaître et décrocher vos premières missions en portage salarial, il faut donc être actif et visible ! N’hésitez pas à tout mettre en œuvre pour vous faire connaître, aussi bien sur Internet qu’en faisant parler de vous. Et surtout, postulez dès que vous voyez une mission qui correspond à vos attentes !

Devenir un meilleur vendeur

À première vue, il semble qu’il serait facile de vendre quelque chose que vous connaissez et passionnez. Cependant, ce n’est pas parce que vous êtes un expert dans votre secteur que vous avez nécessairement développé les compétences et les techniques pour exceller dans l’aspect commercial de votre entreprise.

Nous connaissons tous quelqu’un qui est un vendeur d’origine naturelle, mais même si vous n’avez pas ces compétences, vous pouvez faire beaucoup de choses pour vous aider à devenir un meilleur vendeur et conclure plus d’offres . Que vous ayez besoin de travailler sur les bases ou de maîtriser des subtilités plus avancées, voici trois domaines clés du processus de vente que vous pouvez définir comme objectifs d’amélioration continue.

1. Connaissance des services et des avantages

En tant que professionnel indépendant, il peut sembler évident que vous connaissez déjà les services que vous offrez. Après tout, vous avez créé votre entreprise, choisi vos services et probablement les exécutez régulièrement. Mais être capable de créer une liste de services et de les mettre en œuvre avec succès n’est pas la même chose que d’avoir la capacité de communiquer confortablement ce que vous faites à un client.

Connaître vos services à l’intérieur et à l’extérieur – et comment ils peuvent être appliqués à diverses situations – peut aider à renforcer la confiance lors d’un discours ou d’une présentation initiale du client. Vous serez mieux préparé à communiquer la valeur de ce que vous proposez, à surmonter toute objection et à discuter de vos capacités et de votre domaine d’expertise en toute confiance.

2. Patience

Que vous soyez simplement prêt pour plus de travail, enthousiasmé par un projet potentiel passionnant ou désireux de développer votre entreprise avec vos premiers clients, il peut être tentant d’accélérer le processus d’acquisition de clients afin que vous puissiez vous mettre au travail. Cependant, céder à l’impatience peut se retourner contre vous et faire de vous un vendeur moins efficace.

Apprendre à être patient tout au long du processus de vente est une caractéristique d’un vendeur efficace. Bien sûr, cela ne veut pas dire que vous ne devriez pas continuer (ou apprendre à être) persistant. L’essentiel est de reconnaître et de comprendre que les ventes sont un processus, allant de l’introduction à la clôture, qui ne peut pas être précipité plus rapidement que le client potentiel ne le souhaite. De plus, le rythme idéal peut varier d’un client à l’autre; si vous perdez patience ou poussez trop agressivement, vous pourriez facilement perdre l’accord. Restez en contact avec le client et effectuez un suivi le cas échéant, mais soyez patient et donnez au client le temps de gagner confiance en vous.

3. Compétences d’écoute

Une erreur fréquente commise dans les ventes, en particulier pour ceux qui ont une expérience limitée ou les indépendants plus introvertis , est de transformer le processus en une présentation unilatérale plutôt qu’en une conversation à double sens. Une idée fausse commune est de considérer les réunions de vente et les présentations comme des publicités: le vendeur parle tandis que le client reçoit silencieusement le message. En réalité, aborder le processus de vente avec ces rôles concrets et définis va probablement ennuyer et désactiver un client potentiel.

Le processus de vente est en fait plus similaire à une série d’entretiens. Bien que vous souhaitiez mettre en évidence vos avantages, votre valeur et votre expertise, un client potentiel aura également besoin de nombreuses opportunités pour poser des questions qui lui permettront de savoir si vous êtes le mieux placé pour répondre à ses besoins. De plus, poser vos propres questions et écouter ce que dit le client peut vous aider à comprendre ses besoins et ses objectifs afin que vous puissiez formuler une stratégie pour y répondre.

Pour de nombreux indépendants, le processus d’amélioration des capacités d’écoute est en cours. Même les indépendants expérimentés peuvent avoir besoin de poursuivre leur travail dans ce domaine, d’apprendre à poser plus de questions d’approfondissement, à anticiper les réponses et à utiliser les commentaires et les retours plus efficacement.

Demandez à nos conseillers de vous contacter

Deux champs à remplir pour nous rejoindre et passer le cap !

    christine
    Christine, Cegelem
    Rédactrice professionnelle certifiée, experte en carrière

    Être Français et profiter d’un portage salarial en Suisse

    Comme de nombreux Français, vous êtes séduit par l’idée de travailler à l’étranger ? Vous êtes un micro-entrepreneur qui souhaite ouvrir son horizon professionnel en acceptant une mission en Suisse ? Le portage peut être votre solution. Nous vous expliquons les avantages du portage salarial en Suisse et sous quelles conditions cette aventure est possible.

     

    Portage salarial et Suisse, quelques fondamentaux à connaître

    Pour bien appréhender le sujet du portage salarial d’un indépendant en Suisse, il faut d’abord comprendre quelques notions :

    Définition du portage salarial

    Commençons par répondre à cette question : le portage salarial, c’est quoi ? Un travailleur indépendant peut faire le choix de s’associer à une société de portage pour réaliser ses missions. Le micro-entrepreneur définit ses prestations et choisit en toute liberté l’entreprise cliente avec qui il souhaite travailler. Ce client va ensuite contracter avec la société de portage et s’acquitter du règlement de la prestation auprès de celle-ci. La société de portage reverse un salaire mensuel au travailleur indépendant qui revêt alors le statut de salarié porté. Ainsi, le micro-entrepreneur conserve la liberté de l’auto-entreprenariat tout en bénéficiant des avantages des salariés classiques qui travaillent en entreprise (sécurité sociale, assurance chômage, cotisations retraite…). Dans ce cadre, le micro-entrepreneur peut à sa guise choisir de réaliser des missions en France ou à l’étranger.

     

    Précision importante sur la Suisse

    Dès lors que vous êtes Français, vous avez la possibilité de partir travailler où bon vous semble en Europe. Or, si vous briguez la Suisse, sachez que ce pays ne fait pas partie des membres de l’Union européenne. Il faudra donc suivre la règlementation en vigueur pour les salariés en portage salarial qui souhaitent travailler en Suisse. En clair, sur le territoire suisse, vous serez considéré comme un salarié porté qui travaille à l’international. Même si, géographiquement, vous ne serez pas bien loin de la France.

     La mobilité à l’international a le vent en poupe !

    Plus de 2,8 millions de Français ont déjà fait le choix de partir travailler à l’étranger. La mobilité internationale enregistre d’ailleurs une croissance annuelle de 3,4 %. Poussée par la globalisation et l’envie des travailleurs de partir à l’étranger pour booster leur carrière, la culture du travail nomade se développe à grande échelle. Beaucoup d’entreprises réfléchissent de plus en plus à monter des partenariats à l’international pour pouvoir dénicher leurs futurs talents à travers le monde.

    Deux statuts à connaître pour faire du portage salarial en Suisse 

    En effet, selon la durée de votre mission de portage salarial en Suisse, votre situation au regard de la France peut changer :

    • Pour les missions courtes, vous serez considéré comme « détaché » et vous pourrez continuer de profiter du régime de protection de la sécurité sociale française.
    • Pour les missions plus longues mais non définitives, vous serez aussi considéré comme « détaché » et pourrez demander à conserver le régime de protection sociale français pendant 3 ans (demande possible sous certaines conditions et renouvelable une fois).
    • Pour les missions à durée indéterminée, vous obtenez le statut « expatrié». Dans ce cas, vous cotisez au régime de protection sociale de votre pays d’accueil. Les salariés qui bénéficient du portage salarial en Suisse (ou à l’international) peuvent toutefois demander d’adhérer à la Caisse des Français à L’Etranger. Vérifiez avec votre société de portage quelle solution est la plus avantageuse pour vous.

     La question du permis de travail

    En Suisse, des permis sont requis pour pouvoir travailler. Parlez-en avec votre société de portage pour savoir si, dans le cadre de votre mission et selon votre situation géographique (département frontalier ou non), un permis travail est demandé et, si oui, lequel.

    Quels sont les avantages du portage salarial à l’international ?

    Si vous avez choisi de réaliser une mission en portage salarial sur le sol suisse, vous pourrez continuer de bénéficier des avantages du portage salarial, à savoir notamment la protection sociale (sous réserve de respecter les conditions réglementaires citées ci-dessus). La société de portage salarial se chargera également de votre comptabilité et vous garantira les paiements de vos prestations. Vous serez ainsi libéré des complications administratives requises lors de la signature d’un contrat avec une entreprise étrangère. Le portage salarial en Suisse vous permettra aussi peut-être de profiter d’un salaire brut plus important qu’en France. Pour ce critère mais aussi pour la qualité de vie, la Suisse attire 160 000 expatriés français par an. D’ailleurs, l’entreprise de portage peut même gérer les frais réels engagés suite à l’expatriation.

    Vous êtes salarié étranger ?

    Européen ou étranger, vous pouvez désormais faire appel à une société de portage pour venir travailler sur le territoire français. Découvrez le détail dans cet article dédié au sujet du portage salarial pour une personne de nationalité étrangère.

    Le métier de freelance est-il fait pour vous ?

    Vous êtes qualifié dans un domaine et vous voulez valoriser pleinement cette expertise pour vous installer à votre compte ? Commercial, graphiste, informaticien, consultant… Ils sont aujourd’hui plus de 930 000 à avoir choisi le métier de freelance. Mais est-ce que tous les profils et caractères sont faits pour devenir travailleur indépendant ? Tour d’horizon des avantages et inconvénients du métier de freelance.

     

    Quelles compétences pour le métier de freelance ?

    Commençons par répondre à cette première question : est-ce que tous les corps de métiers peuvent s’exercer en freelance ? Côté pratique, si les tâches principales de votre activité professionnelle peuvent majoritairement se faire depuis un ordinateur, avec une connexion internet et un téléphone, votre métier peut être exercé en freelance. Les expertises les plus répandues dans l’auto-entreprenariat sont celles liées à la technologie, le graphisme, le commercial et le marketing. D’un point de vue culture d’entreprise, certaines structures, notamment les sociétés traditionnelles, ne voient pas encore d’un bon œil le travail à distance. Bien sûr, nombreuses sont celles à se remettre en question en vues des mutations du marché de l’emploi actuel. Les jeunes start-ups sont, quant à elles, avant-gardistes dans ce domaine et emploient déjà de nombreux freelances.

    Quels profils peuvent exercer le métier de freelance ?

    Nous dressons, ici, la liste des critères décisifs à valider avant de choisir le métier en freelance. En effet, toutes les personnalités ne peuvent pas forcément s’épanouir en devenant travailleur indépendant.

    Savoir être polyvalent :

    Puisque vous allez devenir votre propre patron, cela veut dire que vous devrez endosser les responsabilités et les tâches d’un chef d’entreprise. En choisissant le métier de freelance, vous devez notamment avoir la fibre entrepreneuriale et un sens aigu des affaires pour pouvoir :

    • Créer et marketer votre expertise (trouver un nom commercial, développer un site web…)
    • Fixer le tarif de vos prestations
    • Être un bon communicant qui sait se vendre et aller dénicher de nouveaux clients
    • Gérer les parties administratives (la comptabilité, les factures, les relances de paiement, les taxes…)

    Le portage salarial, une solution pour sécuriser votre métier de freelance

    Les entreprises de portage salarial se chargent pour le compte des travailleurs indépendants de toutes les tâches administratives chronophages. Elles permettent également de bénéficier des avantages du statut de salarié (assurance chômage, cotisations retraite, remboursement des frais…). Si vous vous reconnaissez dans le profil type du travailleur indépendant, sauf pour les parties administratives et sécurité, le portage salarial est la solution idéale.

    Ne pas avoir peur des incertitudes, la base du métier de freelance

    Si vous avez déjà été employé par une société, vous connaissez le confort de recevoir un salaire tous les mois. En exerçant le métier de freelance, certains mois pourront vous rapporter très peu de chiffre d’affaires et d’autres beaucoup. Cette irrégularité peut générer du stress et requiert de l’organisation pour gérer au mieux les périodes de creux. Pensez à consacrer au moins 10 % de votre temps à la prospection de nouveaux clients. Cette action vous permettra d’avoir un flux régulier de missions. Même si l’un des premiers avantages du métier de freelance est la flexibilité dans l’organisation quotidienne, il faut tout de même avoir un emploi du temps rempli pour éviter de se faire prendre dans le piège de la procrastination…

    Estimez votre salaire !

    Vous avez envie de choisir le portage salarial mais vous avez du mal à estimer votre salaire net ? Utilisez notre outil de simulation pour le connaître.

    Avoir en tête les contraintes du métier de freelance

    • Moins d’interaction :

    En tant que micro-entrepreneur, vous serez libre de travailler quand et où bon vous semble, de chez vous, depuis un espace de coworking, la semaine, le weekend, le soir… Pour beaucoup, tout ceci semble être un rêve éveillé. Le revers de la médaille du métier de freelance est la solitude. En effet, vous êtes seul à gérer vos clients et si vous travaillez en home office, vous n’aurez plus la possibilité de vous changer les idées autour d’un café avec un collègue…

    • Plus de congés :

    Un autre point qui pourrait peut-être vous freiner : adieu les congés payés et congés maladie. En effet, quand le micro-entrepreneur ne travaille pas, il ne gagne pas d’argent. Un inconvénient majeur, certes, mais si vous êtes bien organisé, vous saurez gérer votre budget pour y pallier.

    • Moins de solidité financière :

    Malheureusement encore aujourd’hui, le métier de freelance est synonyme d’instabilité pour les banquiers et les propriétaires. Ce manque de crédibilité, comparé à un salarié en CDI, peut vous gêner lors de la demande d’un prêt ou de la recherche d’un bien en location. Si vous avez des projets immobiliers mieux vaut peut-être attendre avant de vous lancer en freelance ou alors choisissez le statut plus rassurant de salarié porté.